Preview – S01E03

Épisode 3 – #DoItYourself – 18/20
Très bonne construction d’épisode qui accentue encore les bonnes dynamiques entre personnages et met en avant tout l’humour possible dans les situations mises en place depuis deux épisodes. C’est donc une excellente websérie qui fait rire et intrigue, tout en parvenant sans le moindre souci à nous donner envie d’en savoir plus.

Saison 1


C’est encore plus rare qu’une vidéo d’Antoine Daniel… Ca va, j’ai pas dit une vidéo de toi non plus.

L’épisode commence de manière merveilleuse avec un cauchemar d’Arthur qui se sent clairement coincé par son job de créateur Youtube. C’est plutôt marrant, parce qu’il s’imagine avoir déjà perdu le challenge suite à la superbe vidéo d’Alice. Forcément, dès le réveil, Arthur contacte Preview pour obtenir de l’aide… mais celui-ci ne veut pas l’aider, car il n’a pas encore assez d’éléments pour concocter la recette de vidéo parfaite. Quant au cliffhanger sur le futur, l’intelligence artificielle affirme tout simplement qu’il ne s’agit que de calculs.

Pas le temps de vérifier si ça le fait comme explication : Alice débarque de nouveau chez Arthur pour squatter la salle de bain. Le but est désormais pour elle de faire croire qu’elle est pote avec Arthur au point d’avoir dormi chez lui. Et oui, elle fait un vlog, avec « entorse » sur la réalité. Le concept de « Morning routine » chez quelqu’un d’autre n’arrive pas à convaincre Arthur, surtout qu’il est perturbé par le changement de format.

Celle-ci se vexe assez rapidement face aux commentaires beaucoup trop cinglants d’Arthur ; ce qui fait que la dynamique entre ces deux-là est excellente. Difficile de ne pas s’y attacher et de ne pas avoir envie de les voir finir ensemble maintenant. Surtout qu’Arthur comprend donc grâce à elle qu’il faut changer de format, et ça tombe bien parce que Preview en est arrivé à la même conclusion… avant lui. La nouvelle preview de vidéo devient donc « le film ultime ».

Mouais, ce n’est pas passionnant a priori et il va encore mettre du temps à comprendre ce que veut Preview. Pour cela, il va chercher un cinéma et parler à une ancienne flic du commissariat de Julie Lescaut (pardon, mais voilà), tout en ayant une journée totalement tournée vers Youtube. La vie de Youtube est truffée de référence à l’ensemble des youtubeurs, de Squeezie à Antoine Daniel. Les blagues sont simples, mais efficaces.

Quand il est de retour chez lui avec son meilleur pote pour créer une salle de cinéma en « studio » dans son appartement, Arthur voit Alice débarquer et découvrir le changement de format. Encore vexée de ce qu’il s’est passé le matin, elle ne manque pas de le souligner en le piquant. Et vraiment, c’est une super dynamique entre les deux, avec un Arthur qui s’en veut de l’avoir vexée et fait ce qu’il se peut pour se rattraper, proposant même un dîner le soir-même. Ah les séries, tout s’y passe toujours vite, c’est top : Arthur est assez clair, il veut apprendre à la connaître.

Assez vite, on comprend que tout le but de cet épisode est de tourner autour du « Do It Yourself ». C’est Youtube, c’est la débrouille, pas de surprise de ce côté-là. En tout cas, la série propose une belle réflexion méta, ce qui ne peut que me plaire. Ouep, du méta : la vidéo Youtube d’Arthur aujourd’hui, c’est « la recette du film ultime », c’est-à-dire la manière de construire un film, à la minute près, pour qu’il soit génial (et qu’il soit un succès). C’est pas si facile, pourtant, parce qu’un film respectant cette recette a tendance aujourd’hui à moins nous plaire tellement on connaît le formatage.

Pourtant, ça fonctionne toujours aussi bien, que ce soit dans la vidéo d’Arthur elle-même, construite selon cette recette, ou dans la construction de l’épisode, dont la tension monte peu à peu vers la révélation finale. Oui, le rencard entre Alice et Arthur est tout sympa, même si j’aurais aimé que ça dure plus longtemps. Arthur arrive en retard, décide de passer du temps avec Alice plutôt qu’avec son smartphone (alléluia, on ne le voit pas assez dans les séries ça. Ni dans la vie d’ailleurs !). Après, il reste le problème qu’il lui ment en disant avoir eu l’idée de sa vidéo tout seul, alors qu’il se sert de Preview. Et quand Alice va aux toilettes et laisse son portable sur la table, j’ai tout de suite su vers quoi aller se diriger le cliffhanger. Comme je m’y attendais la semaine dernière, elle reçoit alors une notification de Preview qu’Arthur aperçoit. Il était sûr qu’elle se servait de l’intelligence artificielle pour faire une vidéo aussi cool ; et maintenant j’ai hâte de voir vers quoi on se dirige pour la suite !

Saison 1

Preview – S01E02

Épisode 2 – #Copycat – 19/20
Un deuxième épisode bien plus réussi, avec du rythme, une excellente dynamique entre les personnages et de l’humour. Le côté parodie de Youtube est toujours là, mais plutôt que de s’en moquer, on est bien dans une sorte d’hommage à tout ce qui peut cartonner. Avec un fond méta, l’intrigue de science-fiction qui commence ici ne peut que me plaire et j’ai hâte d’en savoir plus.

Saison 1


On dirait du Ruthar refait le web sauf que elle, elle refait vraiment le web.

C’est reparti pour Preview, avec toujours 24 bonnes heures de retard, parce qu’on ne se refait pas, pardon. Tout reprend bien : Arthur a donc sympathisé avec Alice et ils font une vidéo ensemble pour lancer « L’Incroyable Défi ». Qu’est-ce que c’est ? Une compétition aux likes : chacun doit désormais faire une vidéo par jour et celui des deux qui gagnera le plus de likes prendra la place d’Arthur à une grosse convention.

C’est simple et efficace, surtout qu’on comprend assez vite que Preview a fait une grosse partie du travail en envoyant un mail à Alice à la place d’Arthur. La dynamique dans le duo est excellente, parce qu’ils s’envoient des vannes à la tronche à chaque réplique. Franchement, ça ne peut que me plaire, et c’est tant mieux. Quant à l’intrigue, ça aide bien d’avoir désormais un enjeu clair avec ce défi et ces vidéos à réaliser chaque jour. Et une bonne dynamique entre Alice et Arthur. Et un Arthur réticent à utiliser Preview qui le fait quand même, par flemme de travailler correctement la miniature de la vidéo commune avec Alice.

À court d’inspiration, Arthur se rend chez son meilleur ami qui est tout aussi cliché que lui, mais donc tout aussi efficace. La websérie continue sur la voie du détournement et des clins d’œil : Le rire jaune devient Le show jaune ; Alice veut absolument faire une vignette pour sa vidéo, l’ami tente une websérie avec ses jouets d’enfants… Autant de choses qui respirent bon le Youtube d’aujourd’hui.

Cela n’aide tout de même pas Arthur à inventer une nouvelle vidéo. Par chance pour lui, Preview veille au grain et débarque au milieu de la conversation pour lui donner de l’aide. Il va de soi qu’Arthur n’a pas envie que tout le monde sache que ses idées viennent d’un autre, surtout qu’il s’agit d’une intelligence artificielle ! Il se planque aux toilettes pour dialoguer rapidement avec l’IA, avant de revenir auprès de son ami en ayant refusé l’aide apportée.

Chassez le naturel, il revient au galop : rapidement, Arthur accepte l’aide de Preview qui lui explique qu’il y a 8% de vues supplémentaires lorsque la vidéo traite d’actualité. Sans aller consulter ce que propose exactement Preview, Arthur demande à son ami ce qui fait le buzz ce jour-là sur internet.

Il décide donc de détourner une vidéo qui buzze et « qui est même passé sur BFM » (si ça, c’est pas un signe). C’est une bonne idée : il se sert de la vidéo d’une nana bourrée pour donner une aventure à Ruthar, sa mascotte (serait-ce un animal qui parle ? Voilà qui arrange mes affaires pour le Bingo Séries !). On sent tout de suite qu’il y a des moyens derrière la websérie, parce que les aventures de Ruthar ont l’air au top : l’extrait de vidéo que l’on voit fonctionne parfaitement.

Si la vidéo est rapidement mise en ligne et toujours aussi méta (agent Carteeeeer), les commentaires sont mitigés : Arthur a beaucoup à faire pour se rattraper et les gens le trouvent bien flemmard sur ce coup-là. Il faut dire que moi aussi, parce que l’idée la plus logique aurait été de refaire la danse. Très franchement, c’est ce à quoi je m’attendais, donc je n’ai pas été surpris le moins du monde de voir débarquer Alice et son mot de passe (2803) avec cette super idée.

C’est fun et vitaminé : sa vidéo reprend la danse de la nana bourrée dans les rues de Paris, avec les passants (eh, je connais certains visages !), puis en chorégraphie avec la vraie nana bourrée. On voit bien que ça ne peut que marcher comme vidéo, parce que même sans cette vidéo ayant buzzé, c’est déjà marrant à voir ! Et puis, il y a de l’énergie. Et puis, toujours du méta, avec une musique pas tout à fait inconnue du casting (joli clin d’oeil).

Bon, en revanche, il me paraît assez clair qu’Alice, qu’on nous a présenté comme une débutante, utilise elle aussi Preview. J’ai donc hâte de voir les prochains épisodes qui promettent une compétition au sommet : l’écriture de la série fonctionne à merveille pour ce deuxième épisode, qui montre une véritable connaissance de Youtube. Plutôt que de s’en moquer, l’idée est vraiment de l’utiliser comme terreau de nombreuses intrigues.

Et puis, on retrouve la SF chère à Emilien Paron avec un très bon cliffhanger : Arthur se rend compte que la miniature qu’il a utilisé pour la vidéo de L’Incroyable Défi, celle suggérée par Preview, est bizarrement sortie… du futur ? Ouep : le fond de la miniature montre le trophée Youtube d’Arthur sur une étagère où il n’a jamais été avant qu’Alice le mette après l’avoir ramassé par terre ; sauf qu’elle ne l’a ramassé que bien après la suggestion de la miniature par Arthur. Ce dernier interroge donc Preview pour savoir s’il est capable de prédire le futur, et je crois qu’on est bien parti pour une série qui va me plaire.

Saison 1

Preview (S01)

Synopis : Arthur est un Youtubeur célèbre sous pression qui n’arrive plus à sortir de vidéo. Preview, une étrange fonctionnalité de la plateforme de vidéo, se propose de le relancer.

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Pour commencer, cela fait longtemps que j’attends la diffusion de cette websérie, dont j’avais déjà parlé sur le blog il y a quelques mois avec de mini-interviews. Pourquoi ai-je donc mis plus de 24h à créer cet article ? Eh bien, la vie, les amis : j’avais un gros week-end qui a consisté en une bonne douzaine de rewatchs, et ce n’est qu’après tout ça que je me suis enfin décidé à ouvrir Youtube. Les conditions étaient optimales pour le premier épisode comme ça.

La première saison de cette websérie est composée de huit épisodes d’environ 13 minutes, et je suis super impatient de les découvrir. Il faut dire ce qui est, une grosse partie de mon impatience vient du fait que je suis en manque d’Ulysse, dont j’attends toujours le roman, et du fait que c’est Emilien Paron qui est aux commandes de cette nouvelle production. Il était l’une des têtes pensantes sur Ulysse, une partie du casting est similaire, l’autre est composée d’acteurs que j’aime bien, tout est réuni pour que j’accroche.

Est-ce qu’il n’y a pas risque que ça me déplaise parce que j’ai trop d’attente ? Allez, peut-être… mais bon, non, je me connais et je leur fais confiance avant de lancer le premier épisode ! Comme d’habitude, cette page va proposer, semaine après semaine, un avis sans spoiler. Pour les liens des épisodes et la critique complète, il faut cliquer sur les titres. Bonne lecture.

Note moyenne : 18/20

S01E01 – #React – 16/20
Honnêtement, j’ai eu peur de ne pas accrocher au début, parce qu’il y a un rythme et une intrigue qui se mettent en place… Il m’a fallu quelques minutes pour entrer dedans, mais une fois que j’y étais, il était dur d’en sortir. Cet épisode vise juste : l’humour est bon (la parodie aussi), la réflexion y est, le suspense s’installe. J’ai hâte de voir la suite.
S01E02 – #Copycat – 19/20
Un deuxième épisode bien plus réussi, avec du rythme, une excellente dynamique entre les personnages et de l’humour. Le côté parodie de Youtube est toujours là, mais plutôt que de s’en moquer, on est bien dans une sorte d’hommage à tout ce qui peut cartonner. Avec un fond méta, l’intrigue de science-fiction qui commence ici ne peut que me plaire et j’ai hâte d’en savoir plus.
S01E03 – #DoItYourself – 18/20
Très bonne construction d’épisode qui accentue encore les bonnes dynamiques entre personnages et met en avant tout l’humour possible dans les situations mises en place depuis deux épisodes. C’est donc une excellente websérie qui fait rire et intrigue, tout en parvenant sans le moindre souci à nous donner envie d’en savoir plus.
S01E04 – #LetsPlay – 16/20
Je me suis moins laissé prendre au jeu de cet épisode que j’ai pourtant attendu toute la journée. Je ne sais pas, l’histoire était toujours bien, mais ça m’a moins porté. La note reste très bonne et le cliffhanger final est plus intéressant encore, parce qu’il lance la série sur une autre piste. C’est déjà la mi-saison et elle est efficace !
S01E05 – #Challenge – 18/20
On sent que la mi-saison est passée et que le rythme change dans cet épisode : les enjeux ne sont plus les mêmes et gagnent en sérieux. Et vous aurez compris à la note que ça fonctionne toujours aussi bien comme websérie. C’est donc top : profitez des vacances pour voir les premiers épisodes si ce n’est pas encore fait !
S01E06 – #Prank – 19/20
OULA. Sans qu’on ne s’en rende vraiment compte, cette fois, le rythme de la série s’accélère. On voit bien que la fin de saison approche bien trop, et je suis complétement perplexe sur ce qu’elle va bien pouvoir nous proposer après un tel épisode qui a déjà réussi à me berner comme un bleu. Ben mince, je suis limite vexé, d’habitude, je vois ce genre de choses avant que ça ne se produise. Mon cerveau est un mauvais preview !
S01E07 – #MeetUp – 17/20
Après la révélation de l’épisode précédent, il n’est pas étonnant de voir que cet épisode apporte beaucoup des réponses que l’on attendait depuis le début. Cette websérie m’aura bien baladé et j’ai hâte de voir le dernier épisode de la saison, car celui-ci donne envie et s’arrête trop brutalement. Vite, vite, soyons samedi prochain !
S01E08 – #Crashtest – 20/20
La fin de saison (série ?) avait encore quelques rebondissements en réserve, et c’est tant mieux. Preview s’achève sur une très belle réflexion de ce qu’est Youtube aujourd’hui et semble même avoir anticipé la fin d’année 2018 lors de son tournage, preuve de la qualité et cohérence globale de la websérie. Une belle découverte, que je recommande vivement, aux sériephiles comme aux simples utilisateurs de Youtube.

Preview – S01E01

Épisode 1 – #React – 16/20
Honnêtement, j’ai eu peur de ne pas accrocher au début, parce qu’il y a un rythme et une intrigue qui se mettent en place. Il m’a fallu quelques minutes pour entrer dedans, mais une fois que j’y étais, il était dur d’en sortir. Cet épisode vise juste : l’humour est bon (la parodie aussi), la réflexion y est, le suspense s’installe. J’ai hâte de voir la suite.

Saison 1


Alors, comment ça se passe sur Youtube ?

Cet épisode commence par la présentation du personnage principal que l’on découvre aux toilettes, complétement stressé et malade à l’idée de devoir monter sur scène pour une convention de fans de Youtubeurs. Le héros de cette série s’appelle Arthur, il a une chaîne qui cartonnait il y a neuf mois et sur laquelle il avait une mascotte, Ruthar. Cela fait neuf mois qu’il n’a pas sorti une vidéo et les gens attendent impatiemment son retour.

Comme dans toutes les conventions de ce type, il se retrouve à devoir monter sur scène avec deux autres Youtubeurs qui n’ont rien à voir avec son univers, mais le stress vient surtout de la confrontation avec son public, alors que sa situation financière est tendue. Et pour présenter cette convention, on retrouve Ted, le Ted d’Ulysse donc, ce qui m’a rendu tout heureux. Il n’y a quasiment que des têtes connues dans ce projet, des gens sympas et qui ont l’habitude de faire du bon boulot. C’est plutôt engageant.

Je ne vais pas mentir pour autant, il m’a fallu quelques minutes pour entrer dans l’univers, je l’ai dit. Je ne sais pas trop identifier ce qui m’a posé problème, parce que l’écriture est au point : les blagues vaseuses du public, les questions hyper convenues, la présentation chaotique tout en étant organisée de Ted… franchement, ça ressemblait à une vraie convention – c’était une vraie convention. Peut-être que mon problème est alors venu du décalage volontairement créé par ces youtubeurs qui jouaient à fond la parodie.

Seegund, le geek accro aux jeux vidéos, d’abord, la youtubeuse beauté, ensuite. Cette dernière est un cliché ambulant, et franchement, on sent que Justine Le Pottier prend plaisir à incarner ce personnage. Difficile de ne pas y voir une sorte de parodie d’Enjoy Phoenix. Et comme le dit Seegund, on sent que tout le monde sur cette scène est en plein… kiff.

Une fois accepté ce décalage et avec l’arrivée d’Arthur sur scène, j’ai commencé à entrer progressivement dans l’univers. Ce n’est pas bien compliqué en même temps : toute cette convention est certes sur le ton de la comédie, mais elle est tout à fait juste dans son contenu. Les insultes que lit Arthur alors qu’il doit répondre à des questions optimistes du public ? Eh, un classique, on sait tous qu’il ne faut pas lire les commentaires quand on commence à trop buzzer. C’est plein de trolls, surtout après neuf mois d’absence.

Tout ça est bien maîtrisé et en terme de rythme, ça devient vite très bon avec la question d’Alice (Charlotte Hervieux, dont je vous ai parlé le mois dernier à propos de La Famille Addams), elle-même blogueuse lifestyle. Bien malgré elle, sa question toute innocente et son rêve d’intégrer le Youtube Game (mais si, c’est comme ça qu’on dit) vont provoquer une réaction en chaîne chez Arthur qui va péter un câble. Et c’est là que j’ai retrouvé tout le brio d’écriture auquel j’étais habitué chez Ulysse, avec un discours hyper calibré et acide : Arthur critique ce qu’est devenu Youtube depuis quelque temps et ça résonne de manière drôlement juste. Eh, moi aussi, j’ai arrêté de regarder toutes les vidéos que je regardais avant parce que c’est parti en vrille.

La critique est acerbe, surtout pour une websérie qui est diffusée elle-même sur Youtube, mais elle est on ne peut plus véridique. Bon, évidemment, fallait l’oser, surtout le « Je veux pas froisser les gens, j’ose plus dire ce que je pense ». On se croirait sur Youtube, effectivement. Ou en 2018.

Le problème pour Arthur, c’est que le bad buzz prend… et a l’effet le plus négatif possible. Ainsi, les abonnés désertent sa chaîne quand toute la convention le filme à péter un câble et être odieux avec cette pauvre Alice qui ne demandait jamais qu’un conseil pour sa chaîne. Sans trop de surprise, on retrouve Arthur le lendemain, lâché par sa boîte de production, lâché par ses amis qui lui envoient des messages pour lui souhaiter bon courage et c’est tout, lâché par l’inspiration aussi.

Ben oui, il tente une vidéo pour récupérer tout le monde et n’y arrive pas bien, ne trouvant pas le ton juste et ayant plus souvent envie d’insulter ses abonnés qu’autre chose. J’espère bien ne jamais avoir à en arriver là avec mon blog, mais le manque d’inspi quand tu dois écrire ton article du jour et que t’as pas d’idées, je connais (enfin, là j’ai un planning sur au moins une semaine, on est bon) et la frustration peut ressembler à ça parfois. Et il n’y a rien de pire que commencer et s’arrêter au bout de trente secondes, trois, quatre, cinq fois de suite.

En plus, là, Arthur a une certaine pression : 15% de ses abonnés ont déserté en 14h et lui, c’est son travail, son gagne-pain. C’est comme quand je n’ai pas d’idée pour un cours… sauf que ça, ça ne m’est pas encore arrivé, ouf.

Bref, Arthur ne sait pas quoi dire et c’est parti pour la série : une intelligence artificielle, Preview, surgit alors qu’il insulte ses abonnés. Le but ? Lui expliquer quoi faire pour créer une bonne vidéo, selon un algorithme hyper précis, avec des statistiques sur ses propres vidéos et sur celles des autres. Le dialogue avec l’intelligence artificielle est un peu énorme, mais une fois qu’on se fait au concept, on sent tout le potentiel qu’il a et pourquoi pas !

Quant à la fin de l’épisode, ben… je l’ai sentie arriver de loin, mais c’était carrément kiffant : la montée de la musique, l’annonce qu’Arthur doit ouvrir sa porte, le suspense qui s’intensifie. Derrière la porte, il y a évidemment Alice, mais moi, cette fin, elle m’a rappelé les fins d’Ulysse et elle m’a carrément donné envie de voir la suite. Donc oui, j’ai mis une petite moitié de l’épisode à me mettre dans l’ambiance, mais une fois dedans, j’étais complétement immergé ! Au top ce début, vivement la suite, samedi matin 🙂

Saison 1