Euphoria – S03E01 – Andale – 18/20

Je ne peux pas nier que c’est un plaisir de retrouver l’esthétique de la série et son casting. L’histoire ? Plusieurs années après, elle est hyper différente de ce que proposaient les deux premières saisons, mais tout est en même temps très raccord avec ce qu’on savait des personnages. C’est toujours aussi peu linéaire, c’est un ensemble assez fou de moments complètement improbables, mais c’est ce qui fait que ça fonctionne si bien, je suppose. La série a beaucoup changé, elle n’a absolument pas changé. Elle est un peu plus mature, peut-être, parce que ses personnages ont grandi… Mais ont-ils vraiment grandi ?

Spoilers 

Quelques années après le lycée, Rue est devenue… une mule.

And that is how I became a drug mule.

Le bonheur de retrouver le logo HBO et d’être plongé dans les souvenirs d’adolescence rien qu’avec ça ! Pour le reste, la saison 3 reprend de manière on ne peut plus classique : la voix off de Rue nous informe qu’elle n’a rien fait de bien depuis la fin du lycée. Ben tiens. Je ne crois pas, effectivement, que la série aurait pu proposer une suite joyeuse. C’est peut-être le principal problème de revenir pour une saison 3 d’ailleurs !

C’est avec un épisode d’une heure que la série revient pourtant, en commençant par une chouette scène où Rue se tape un road trip en plein désert. Elle y tombe en panne en s’embourbant, mais trouve quand même le moyen de trouver de l’aide pour repartir. Petite musique fun, nouveau leitmotiv « Andale » et étonnante décision de la part de Rue de passer illégalement une frontière. J’ai beaucoup ri de la scène qui la voit être coincée au-dessus d’un mur.

Je ne sais même pas comment les scénaristes ont pu avoir une idée pareille ! Le symbolisme est assez évident : Rue est une fois de plus complètement coincée dans sa vie, dans un entre-deux improbable. Cela est toutefois bien amusant et permet une scène jamais vue ailleurs : Rue se démerde comme elle peut pour récupérer ses affaires dans la voiture, puis passer de l’autre côté du mur. La voiture qui fait balancier, Rue qui fait de l’équilibre et finit seule dans le désert du Texas ? Efficace.

Zendaya semble déjà s’éclater plus que dans n’importe quel film et c’est sûrement ce qui me fait le plus plaisir. Une fois de plus, la production est léchée et les images donnent vraiment envie d’en voir plus. Par contre, on ne sait pas grand-chose de ce qu’on regarde pour l’instant : au bout de cinq minutes, on n’est pas plus avancé sur ce que la saison va nous montrer ou sur l’intrigue à venir. Par contre, en cinq minutes, je retrouve l’ambiance improbable de la série et l’humour bien particulier qui va avec.

Après tout ça et après une longue marche dans le désert, Rue dort dans une grange et est accueillie par une famille très religieuse. Sans surprise, elle leur ment et leur affirme qu’elle fait un exposé sur le mal qui passe la frontière illégalement. Tant pis si elle est exactement ce mal, en fait. En bon caméléon, Rue passe un excellent petit déj, ment sur son identité et se fait finalement déposer en voiture par une des filles de la famille, Daisy. Cette dernière n’a jamais mis les pieds sur internet apparemment et se montre curieuse, mais Rue refuse de lui donner les infos qu’elle espérait avoir.

Rue aurait grandi ? C’est bien l’une des premières fois qu’elle ne corrompt pas tout ce dont elle s’approche, non ?

Bon, ce qui est sûr, en tout cas, c’est que la série nous montre le retour de Rue au pays. Elle enchaîne la voiture avec un bus la ramenant en Californie. Tout ce qu’il faut en retenir, c’est que cette longue traversée du désert se fait avec des images toujours aussi sublimes. J’adore la série rien que pour ça, c’est apaisant autant de belles images. Et certes, il ne se passe pas grand-chose, mais c’est un rythme et une esthétique qui fonctionnent bien.

La série tire finalement partie des quatre ans de pause : cela permet d’avoir une Rue adulte qui nous raconte en flashback ce qui lui est arrivé, dans une narration toujours aussi éclatée qu’avant. Est-ce qu’elle a repris la drogue ? Pas exactement. Rue est devenue une mule pour le compte de Laurie. Il faut se remettre le personnage de Laurie en tête, bien sûr, mais ça va à peu près : c’est une dealeuse à qui Rue a eu la mauvaise idée d’emprunter de l’argent.

Laurie retrouve donc Rue et lui annonce qu’avec les intérêts de son prêt, Rue lui doit désormais bien trop d’argent. Rue ne peut pas rembourser et devient donc une mule pour rembourser sa dette. Contre toute attente, la série nous propose une horrible scène où nous voyons Zendaya avaler des paquets de drogue. On apprend également qu’elle a eu la mauvaise idée d’embarquer avec elle Faye. Mais enfin !

On ne sait pas exactement comment Faye est tombée assez bas pour être une mule ou comment elles ont repris contact. En plus, il y a plein de dangers à être une mule. Le principal, c’est celui que les ballons avalés explosent et tuent sur place la mule.

Pour autant, Rue prend le risque. Nous la voyons ainsi passer la frontière avec Faye, avec plein de stress… mais bien sûr, Rue étant Rue, elle réussit à faire ce qu’il faut comme il le faut. Pire encore, la voix off nous apprend qu’après deux ans à faire la mule, elle se retrouve être la préférée de la famille de Laurie quand il s’agit d’introduire du Fentanyl aux USA. C’est peu glamour, en tout cas, et la série s’éclate bien dans ses transitions. L’enchaînement de Zendaya sur son seau prête à chier la drogue et l’eau des spaghettis qu’on égoutte ? Du grand art, l’air de rien.

Bref, Euphoria est égale à elle-même. Elle a vraiment cette capacité à nous proposer une vision décousue de la vie avec une esthétique incroyable. Une fois toute cette histoire de drogue oubliée, la série se dirige vers autre chose : Rue revient dans sa petite ville habituelle où elle est chauffeur Uber. On la voit ainsi reprendre contact avec Lexi. C’est assez triste de voir que Rue n’est plus droguée, mais l’est toujours autant quand il s’agit de mentir. Elle est accro au mensonge.

Dans la conversation, on apprend que Gia et Lexi sont premières de classe. Rue passe son temps à mentir à Lexi sur ce qu’elle fait, mais elle s’arrange encore pour lui parler de Fez. Bon. Ils ont rompu il y a plusieurs années, en théorie, mais voilà donc que Lexi a encore des remords et des regrets. Fez est en prison pour trente ans, rien que ça, et Lexi bosse désormais pour Hollywood. Elle n’y est pas la scénariste qu’on espère : elle distribue les cafés, conduit les voitures… Ah lala.

Elle est toujours célibataire, bosse aussi parfois avec Maddy, manager de quelques acteurs, dont un certain Dylan Reid. Ah, un nouveau personnage, un nouveau BG pour faire vaciller le cœur de Lexi, super. Évidemment, Dylan ne sait pas exactement qui elle est, mais il la remarque quand elle a une bonne remarque à faire sur la scène.

Jules est mentionnée au passage, entre deux, et serait donc désormais à la limite de la prostitution. Une sugar baby. Super, comme tout le reste de la série. Maddy ? Elle passe sa vie derrière un bureau, ou en avant-première, mais récupère 10% de tout ce que Dylan gagne. En théorie. En pratique, ça va à son boss et c’est triste.

Je suis surpris qu’après tout ce temps, Rue retrouve également son parrain. Elle se met à lui parler de religion et Ali se retrouve à justifier l’homophobie de la Bible comme il peut auprès de Rue. C’est inattendu tout en étant tellement raccord avec la série – je n’ai pas oublié leur épisode spécial post Covid là. Rue va donc partir dans un délire religieux pour cette saison ? C’est plutôt raccord avec le personnage complètement paumé qu’on connaît, je suppose, surtout aux USA. La voilà qui se met à écouter la Bible au volant de son Uber.

Cela ne l’empêche pas de continuer à partir en vrille à côté : elle continue d’être une mule pour Laurie après tout. On lui confie justement un nouveau passage à risque – tandis que Faye semble sur le point de trouver un amour complètement dysfonctionnel avec un tueur de poules. Allez, qu’importe. L’essentiel est que Rue sait se mettre dans la merde partout où elle passe. Ainsi, elle délivre un sachet de drogues (sans avoir à les avaler) dans une villa luxueuse. Son envie de faire pipi la mène alors à en voir un peu trop et devenir pote avec une des nanas à moitié nue présente à la fête.

Rue étant Rue, elle est vite invitée à la fête. Sa présence dérange bien sûr l’homme de main du boss qui essaie de l’exfiltrer de la soirée, mais bien sûr, c’est trop tard : elle est remarquée par Alamo Brown, le boss en question. Il n’apprécie pas trop de voir une nouvelle qui ne se présente pas et passe donc du temps à lui parler. Il se présente à elle comme étant dans le marché de la chatte. Allons bon, est-ce que Rue va devenir prostituée en plus de tout le reste ?

Alamo explique à Rue qu’il possède des clubs de striptease avec du nu intégral. Il n’en faut pas plus pour que Rue essaie de se faire embaucher non pas comme strip-teaseuse ou prostituée, mais comme manager d’un club. Elle déteste bosser pour Laurie et elle adore ce qu’elle voit dans sa villa, où il y a plein de femmes à poil. Forcément.  

Rue se retrouve en tout cas plus dans la merde que prévu quand la drogue qu’elle a ramené à Alamo se révèle provoquer une overdose chez une de ses filles. Il n’en faut pas plus pour énerver le boss. Il confronte Rue et semble prêt à la tuer en contrepartie, mais Rue tente de s’en tirer en expliquant sa vie chaotique depuis l’horrible chantage de Laurie. C’est plutôt cohérent. Au passage, elle dit croire en Dieu, ce qui est probablement une grossière erreur.

Alamo joue le jeu en tout cas et lui dit que si elle croit en Dieu, il est temps de voir s’il croit en elle. Il lui met une pomme sur la tête et décide de lui tirer dessus. C’est un sacré wake-up call pour elle, je suppose. Rue finit morte de rire quand la pomme éclate au-dessus de sa tête sans la blesser. Drôle de fin d’épisode qui laisse une nouvelle fois l’impression que la série ne raconte pas grand-chsoe, tout en racontant plein de choses. Etonnant, quoi.

Bien sûr, on retrouve aussi Cassie et c’est bien la seule chose que j’ai pu voir de la saison 3 avant de la commencer : elle a une vie pleine de richesse et cherche à devenir une célébrité sur Tik Tok. Nous retrouvons donc Sydney Sweeney en train de faire la chienne pour créer du contenu. Ben super. La critique des réseaux sociaux est assez facile et évidente. Il est facile aussi de capitaliser sur le sex-appeal de l’actrice pour ça.

De manière plus surprenante, nous découvrons que la villa de luxe dans laquelle elle vit est à Nate. Il n’est pas ravi de rentrer du taf pour voir Cassie en train de faire le chien devant leur femme de ménage occupée à la filmer plutôt qu’à… faire le ménage. La scène est plutôt marrante, mais pour le coup, on sent vraiment que Jacob Elordi a pris quatre ans depuis la saison 2. Je ne sais pas s’il s’éclate autant que Zendaya avec la série.

Peut-être que c’est la barbe qui le vieillit aussi. En tout cas, si on a pu croire un temps qu’il s’était assagi, il n’en est un peu rien : assez vite, il retombe dans les travers du personnage et demande à Cassie de se comporter comme sa chienne. Il la siffle et tout. La série semble avoir pris en maturité aussi, puisqu’elle a la bonne idée de nous épargner de faire durer la scène sur du sexe qui serait gênant.

Tout leur argent ? Nate a repris le business de son père, tout simplement. Enfin, ce n’est pas si simple : alors que son mariage avec Cassie approche, il voit bien qu’il a besoin de ramener plein d’argent, mais qu’il n’est pas si évident de construire des maisons en Californie. Pour autant, le cadre fait rêver tout de même et il rêve, espérant créer une maison de soin incontournable. C’est mieux que les rêves de sa future femme qui se met à considérer la création d’un OnlyFan. Rien de pornographique, se rassure-t-elle, c’est juste pour faire en sorte que les gens se sentent spéciaux.

Le problème, dans tout ça, c’est que Cassie elle-même ne se sent pas si spéciale. On la voit scroller sur les réseaux et elle est si triste dans sa vie parfaite.

Elle essaie donc de parler avec Nate lors du dîner aux chandelles (bien trop de bougies !) qui suit. Elle veut à tout prix le convaincre de dépenser 50 000$ pour les fleurs du mariage, mais ce n’est pas du tout dans les plans de Nate. Il est sacrément bâtard et autoritaire avec elle. Je vais à nouveau le détester cette saison. L’enfermer dans un rôle de fiancé toxique et maltraitant ? C’est si logique.

Le truc, c’est que Cassie tient vraiment à ses fleurs. Elle propose donc à Nate son idée d’un OnlyFan. Cela ne va pas du tout à Nate, alors elle lui propose tout simplement d’annuler le mariage s’il n’a pas de quoi payer le mariage de ses rêves. C’est presque triste de voir Nate acculé comme ça alors même que j’étais en train de me dire que le personnage était absolument détestable, une fois de plus. Les scénaristes sont forts pour ça – et forts aussi pour me faire m’intéresser à peu près à une intrigue dont je ne devrais rien, mais alors vraiment rien, avoir à foutre. Il y a un sacré jeu de pouvoir entre eux, et finalement, c’est Cassie qui tient la meilleure carte : celle du sexe.

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21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Quoi de neuf ? #14

Salut les sériephiles,  

Allez, je vais tenter une introduction où je ne parle pas trop de météo, parce qu’il n’y a rien à en dire, on a un temps de saison pour le moment. À la place, je vais évoquer avec vous mon plaisir de voir le nombre de vues du blog remonter, même si c’est parfaitement artificiel : mon article sur El foundou, une série ramadanesque, a attiré plein de vues pour le début du ramadan.

L’essor semble déjà être retombé, mais ce n’est pas grave : j’ai commencé la saison 2 tout de même. Comme ça, au moins, mon nombre d’épisodes vus va augmenter. Et ça, c’est plus que nécessaire en ce moment ! 

Après, j’écris ça, mais pour rien au monde je ne regrette mon week-end : j’ai eu l’occasion de retrouver tout un groupe d’amis des quatre coins de la France pour 24h dans Paris, et c’était dingue. Les séries peuvent bien attendre, non ?


Et sinon, quoi de neuf sur le blog ?

Un nouvel anniversaire du Bingo se profile, alors je suis en train de préparer une refonte totale de la liste de thèmes qui peuvent tomber. C’est assez ambitieux comme projet, comme vous l’imaginez, mais ça me fait plaisir car certains thèmes commençaient à me poser vraiment problème – ou alors, je n’avais plus envie, tout simplement.

Enfin, concernant les séries, vous avez bien remarqué que le retard continuait de s’accumuler. L’avantage, c’est que quand toutes les séries vont partir en pause pour l’été, j’aurais de quoi regarder encore un moment. L’inconvénient, c’est que ça me démotive aussi de me dire que je vais avoir plein de critiques à écrire. Et puis, je passe à côté des nouveautés des plateformes de streaming quand c’est comme ça, car je rattrape mes séries de networks à la place.

Bref, je suis partagé et je n’ai pas encore rattrapé la nouvelle série Marvel. Incroyable. Bon, en même temps, je n’ai pas été voir Morbius au cinéma non plus : les retours font peur, tout simplement.


 

Quelques infos-clés :

  • 9 articles publiés la semaine dernière (-4 articles, ça ressemble à un service minimum)
  • 10 épisodes vus, un critiqué sur le blog.
  • 9 commentaires échangés ensemble (-5, mais je viens de répondre à quelques autres commentaires laissés la semaine dernière là)
  • La performance de la semaine est… Yassine Ben Gamra
  • Vous vous rendez compte ? Je suis même en retard dans Riverdale maintenant.
Bigflo et Oli sont de retour, ça valait bien une mention dès aujourd’hui sur le blog, parce que je n’avais pas du tout suivi qu’ils revenaient déjà/enfin cette année. Ce n’est pas la meilleure des chansons, ils ont fait mieux, mais comme d’habitude, ça a réussi à m’avoir à un moment.

 

saison 2 el foundou

Je ne sais pas trop ce que je vais pouvoir écrire sur cette saison – pour l’instant, elle me plaît moins avec le twist d’hier, mais elle attire sur le blog avant même que je ne publie un article..

 

Les articles les plus lus :


Oula, le classement des articles les plus lus du blog a totalement fait peau neuve cette semaine, je ne m’y attendais absolument pas, et pourtant, force est de constater qu’on accueille de nouveaux articles ici… Ou plutôt d’anciens articles.

Outre l’article sur le ramadan, qui trouve son actualité avec le début de celui de 2022, il y a ainsi surtout des épisodes diffusés il y a au moins deux ans. Comment expliquer un tel succès ? Principalement par le fait que la diffusion française de ces séries a repris, je pense. Il ne faut pas vraiment chercher beaucoup plus loin, et je ne vais pas le faire de toute manière – quel intérêt ? Je n’ai rien vu de la semaine, ça ne risquait pas d’être des séries actuelles en tendance sur le blog, hein !



Trois autres saisons qui cartonnent :

Station 19 – Je n’ai toujours pas vu l’épisode de la semaine, mais bizarrement, la saison 5 a continué de vachement bien fonctionner sur le blog ? Je ne comprends rien à ce qui fait ou non des vues sur le blog, tout comme la semaine dernière… mais tant mieux, écoutez, ça me fait plaisir de vous accueillir sur le blog pour des critiques d’épisodes de toute manière.

Euphoria – Sans trop de surprise, la série d’HBO continue d’amasser les vues, même si elle le fait bien plus discrètement que ces quatre derniers mois maintenant que la saison est terminée ! Cela me rappelle le syndrome Westworld franchement, mais bon, ce n’est pas bien grave.

Station 19 – Plutôt deux fois qu’une : la série d’ABC cartonne en ce moment sur le blog. Si toutes les saisons attirent des vues, je ne m’explique pas pourquoi celle-ci est particulièrement populaire parce que ce n’est pas la meilleure en ce qui me concerne. Bon, les goûts et les couleurs après.


Et avant de partir, ne manquez pas…

Il m’en est arrivé une bonne dans un cinéma cette semaine, alors il faut que je revois ma copie de cet article : il arrive aussi des choses aux gens normaux qui y vont, pas qu’aux personnages de séries…

Sept clichés TV sur… le cinéma

Salut les sériephiles, Je passe de plus en plus de temps à me triturer le cerveau pour trouver mes prochains thèmes de « sept clichés sur », mais chaque fois que je pense avoir fait le tour, je finis par trouver de nouvelles idées. Après quelques séances de cinéma, me voilà donc assez logiquement à revenir sur…

Bonne semaine à tous !

 

Quoi de neuf ? #13

Salut les sériephiles,  

C’est reparti pour un article dont l’introduction va vous parler de la météo, mais là quand même, c’est hautement justifié ! Après un premier week-end printanier digne de l’été, vraiment, voilà qu’on nous annonce un week-end glacial cette semaine. Et pas juste pour le principe, hein : non, j’utilise le mot parce qu’on nous annonce de la neige vendredi ?  

Perdre cinq degrés par jour depuis hier s’annonçait déjà assez désagréable, mais bon, voilà, on va avoir de la neige, et pas de la bonne neige. C’est surtout ça le problème : j’adore la neige, moi, mais quand ça se mélange avec de la pluie et que ça n’en est pas, merci, non merci. Bref, semaine froide et désagréable, on adore.

Ajoutons-y un petit fond de covid et de pandémie, avec absolument tout le monde malade et plein de gens pour ne pas se tester, et on est vraiment sur un cocktail que j’adore. Encore une intro qui respire la bonne humeur, n’est-ce pas ?


Et sinon, quoi de neuf sur le blog ?

Après la soixantième grille de Bingo, la cinquantième des derniers coups. Le vrai coup de vieux réside peut-être dans ces chiffres qui montrent que le blog n’est tout de même plus tout récent. C’est probablement aussi la raison pour laquelle je ralentis le rythme ces derniers temps. Pour tout le reste, le blog tourne sans problème ces derniers temps.

Enfin, pour tout le reste, mais pas pour les séries bien sûr. Je sais que le moment où je vais me poser pour en regarder va être sacrément plaisant car il y en a un tas qui m’attendent, mais en attendant, justement, c’est plutôt calme du côté des articles que je publie, et donc du côté des vues. On est sur un rythme de croisière vraiment calme.

Bon, une croisière du 3e âge, donc. C’est bien aussi, non ?


 

Quelques infos-clés :

  • 13 articles publiés la semaine dernière (-6 articles)
  • 7 épisodes vus, 2 critiqués sur le blog.
  • 14 commentaires échangés ensemble (-44, mais ça correspond davantage au rythme classique sur une semaine)
  • La performance de la semaine est… Dominic Fike
  • C’est bon, vous êtes tranquilles pour un moment : j’en ai fini avec la saison 2 d’Euphoria. Mieux vaut tard que jamais.
Joyce Jonathan a sorti son nouvel album, et plus le temps passe, plus j’aime ce qu’elle fait. Je m’adoucis avec le temps.

 

dans quelle série marcos de the gifted a t il joué après

Hyper spécifique comme recherche menant sur le blog, et hyper frustrant : il a joué dans Little Voice (dont le titre VF est Her Voice ????), mais je n’ai pas vu cette série, donc…

 

Les articles les plus lus :


D’accord, j’étais peut-être un peu trop optimiste : la série d’HBO est sur le blog pour rester un bon moment, je crois : elle est loin de perdre de son audimat sur le blog pour le moment. Cela dit, la saison 2 n’est toujours pas dans le top des articles les plus lus, étrangement. Le dernier article publié sur la fin de saison a bien marché, mais il est loin derrière l’épisode de Charmed. J’aurais peut-être dû regarder le troisième si la série continue d’obtenir de si bons résultats.

Le reste de ce classement de la semaine est autrement plutôt classique, on est sur un bon vieux recyclage des articles qui fonctionnent depuis un moment. J’avais dit que j’envisageais un rewatch de LOST pour le mois de février. Une franche réussite. En même temps, il me reste à finir celui de The Magicians


Pour le principe :


Trois autres saisons qui cartonnent :

Station 19 – Je n’ai pas vu l’épisode de la semaine, mais bizarrement, la saison 5 a vachement bien fonctionné sur le blog ? Je ne comprends rien à ce qui fait ou non des vues sur le blog. Peut-être que la stupidité de TF1 de ne pas diffuser la série en parallèle de la série-mère explique tout ?

Riverdale – Bref, j’aime la saison 6 et elle me le rend bien ? Ce qui s’annonce comme la meilleure saison de la série (il serait temps, mais ça reste plutôt médiocre, je vous rassure) pour moi revient avec force sur le blog : beaucoup de lecteurs pour suivre les nouvelles aventures d’Archie, Veronica, Betty, Jug et compagnie !

The Walking Dead – Comme pour la première de ce classement, c’est étonnant : c’est quand je ne vois pas d’épisode que la série fonctionne le mieux sur le blog ! Je vois pourtant les épisodes s’accumuler – il va falloir que j’y remédie, mais ce ne sera pas cette semaine, ni ce week-end, je le sais : trop de choses prévues.


Et avant de partir, ne manquez pas…

Petite improvisation pour le sujet de cet article, mais je l’aime bien, alors j’ai envie de le mettre en avant  :

Où en sont les reboots des séries de mon enfance ?

Salut les sériephiles, Au cours de la semaine, j’ai proposé un article sur Upa Next, le revival d’Un dos tres, et ça m’a fait prendre conscience que certains reboots et revivals avaient complètement disparu des radars malgré des conversations vives sur le sujet à un moment ou un autre. Je me suis dit que ce…

Bonne semaine à tous !