Colony – S03E12

Épisode 12 – Bonzo – 18/20
On sent bien que cet épisode est la première partie d’un double épisode de fin de saison : les réponses continuent de pleuvoir alors que l’intrigue en cours arrive naturellement à son terme. Oh, les cliffhangers sont parfaits pour nous laisser nous torturer l’esprit une dernière semaine, et tout l’épisode avance à un excellent rythme.

Saison 3


Spoilers

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I’ll handle the shooting, you’ll handle the repair.

Oh bordel, cette introduction qui révèle tellement de choses ! Ainsi donc, Kynes est responsable de l’intro de la semaine dernière : il filmait la zone dans laquelle les Outliers se sont fait exploser la face par un extra-terrestre ! C’est excellent : il s’agissait d’un test pour voir ce que les Outliers valaient vraiment face à l’envahisseur, et ils ne valent vraiment pas grand-chose.

Après ce test, Kynes est convaincu qu’il lui faut parler à un extra-terrestre qui sera dans le camp des vainqueurs, parce que malgré l’avis de l’IGA, c’est probablement le meilleur moyen de voir l’humanité survivre. Et c’est ainsi que pour la première fois, nous observons un personnage être confronté à un alien. Cela ne se passe pas à merveille pour lui : il se retrouve à sortir de la pièce en vomissant et avec un étrange tatouage sur le bras. Tant de réponses, tant de questions !

Dans le présent, Kynes se rend compte qu’il est en train de se faire piquer son poste et que tout ça était prévu et calculé de longue date. Autant dire qu’il n’en est pas ravi, et que l’IGA n’est pas ravi de le voir fuir : très vite, ça vire à la fusillade, mais il s’enfuit avec son bras droit grâce à un duo de la milice complétement paumé face à ce qu’il se passe. Forcément, on passe d’une ville sans crime à une ville en crise, c’est la galère.

Pourtant, Kynes et son bras droit parviennent à rejoindre un QG secret d’où ils observent toute la ville en cherchant un moyen de s’enfuir de Seattle en passant par Bellevue. Et pour ça, ils vont faire appel aux Outliers.

Pendant ce temps, Snyder surveille Bellevue et cherche à retrouver Keynes par tout moyen. Il sait qu’il a une armée secrète d’Outliers prête à agir, et il sait aussi que c’est lui qui a configuré tous les protocoles et designs de la ville. Bref, il est improbable de pouvoir le retrouver et Snyder le sait bien, contrairement à Garland.

Chez les Bowman, Will s’aperçoit que son téléphone fonctionne de nouveau et que la Résistance lui demande d’aller au gymnase. Sans surprise, Katie prend la décision de l’accompagner et c’est plutôt une bonne chose qui lui permet d’avoir une bonne couverture face à la milice qui contrôle tout le monde. C’est donc une bonne chose, mais ils vont chercher ensemble Broussard pour que Will lui dise de rester en arrière.

C’est mal connaître Katie qui veut l’accompagner jusqu’au bout et qui envoie Amy s’occuper de ses gosses. Oui, mais non : Bram n’est plus chez lui, parce que toute la milice est convoquée pour que l’IGA prenne bien le contrôle de Seattle. Oui, Seattle se convertit en Los Angeles, et c’est gênant pour tout le monde, surtout pour les sergents de la milice qui sont interviewés un à un par Snyder.

Et autant dire que Snyder mène bien ses interrogatoires, avec des menaces et du chantage, comme toujours. Cela lui permet de remonter la piste de Kynes petit à petit et de trouver les officiers de la milice qui l’ont repéré. Rapidement, ceux-ci balancent que Kynes s’est rendu dans un endroit appelé Bonzo, un nom de code pour une planque qui ne résiste pas aux investigations de Garland.

En arrivant au gymnase, les Bowman et Broussard découvrent un message vidéo de Kynes, en même temps que les autres Outliers : il leur demande donc de l’aide pour s’enfuir et pour lutter contre l’IGA. Je ne sais toujours pas quoi penser exactement de Kynes, cela dit, et Broussard non plus. C’est tellement compliqué comme série – Kynes est loin d’être un sain et il manipule tout le monde exactement comme Snyder.

Magré tout, notre trio de héros décide que c’est une opération à suivre. Ils ont alors quelques heures pour récupérer Amy (un médecin, c’est toujours utile) et se préparer au combat – ce qui signifie pour les Bowman l’envie de parler avec Bram (et de caresser le visage de Gracie pendant son sommeil, irk). Une fois de plus, une fois chez eux, Will refuse que Katie le suive. Eh oui, elle est un poids pour lui, et pour eux : elle n’est pas une guerrière entraînée quoiqu’elle en pense, elle n’est pas une Outlier. Et puis, les enfants ont besoin d’elle. Bim, prends toi ça dans la gueule Katie.

En plus, Broussard pense pareil… même s’il demande l’aide d’Amy côté médical, et qu’elle n’aime pas bien ça. La tension grimpe progressivement vers ce final de saison 3 qui a intérêt à ne pas être le dernier, sérieusement. Katie se retrouve donc seule chez elle en sachant tous les autres partis pour résister.

Elle ne reste pas seule bien longtemps puisque Bram rentre chez lui – malheureusement, elle dort déjà. Elle n’entend donc pas son fils venant réveiller sa sœur pour l’emmener ailleurs, loin de chez elle. Oh, Bram, tu fais vraiment de la merde quand tu t’y mets. Gracie est alors confrontée à un super choix : son grand-frère ou sa mère. Et elle abandonne sans souci sa mère. Pauvre Katie, ce n’est vraiment pas son épisode.

Ce n’est pas spécialement l’épisode d’Amy non plus, parce qu’elle n’a pas l’air ravie de devoir porter un flingue – et de savoir qu’elle risque de tirer ; même si elle ne sait pas que Snyder les ont repérés. Pas encore, en tout cas. C’est une fois l’opération commencée qu’ils apprennent qu’ils ont les flics aux trousses et n’ont pas tant d’avance que ça. Will se sépare d’Amy et Broussard pour aller retarder les membres de l’IGA alors qu’Amy vit de plus en plus mal la situation de stress que représentent ces fusillades. Tu m’étonnes.

La pression est là pour nous aussi, et le style fluide des amples mouvements de caméra fonctionne toujours aussi bien dans cet épisode – avec parfois un effet jeu vidéo extrêmement réussi. Le bras droit de Kynes se fait tirer dessus, Amy veut le soigner mais Broussard refuse, préférant le laisser mourir pour s’enfuir. En chemin, ils rencontrent un Will à la face ensanglanté qui est motivé pour une mission suicide. Et Broussard le laisse faire, lui offrant des munitions supplémentaires.

Ce stress. La mission suicide rend extrêmement bien, avec un Will qui paraît vraiment chanceux quand il réussit à maîtriser les ennemis coups après coups. De leur côté, Amy et Broussard parviennent à s’enfuir en ambulance, mais pas sans que Kynes ne se fasse tirer dessus, pour le suspense.

Quand Snyder débarque, il est donc bien énervé de voir que Kynes s’est enfuit, même s’il apprend qu’il est blessé et que ça reste une bonne nouvelle que l’armurerie de Kynes soit désormais au contrôle de l’IGA.

Chez elle, Katie se réveille et découvre que ses enfants sont partis sans lui laisser le moindre mot. Pire : les affaires de leur chambre ne sont plus là. Paniquée, elle quitte sa maison, ce qui n’est pas la meilleure des idées à mon goût. Au même moment, le sergent responsable de Bram rentre chez lui pour le découvrir en présence de sa sœur. C’est du beau.

Les sirènes du couvre-feu retentissent dans Seattle, alors qu’il est révélé que Will est parvenu à s’en sortir mais n’a pas encore rejoint la Résistance au point de rendez-vous. Ben tiens. Tout cela promet vraiment pour l’épisode de la semaine prochaine !

Saison 3

Suits (S08)

Synopsis : La fin de saison 7 marquait le départ définitif de Mike et Rachel suite à leur mariage et à leur nouveau job, mais aussi celui de Jessica. Bref, autant dire que cette saison 8 a pour job de signer le renouveau de la série, rien que ça, avec un Louis amoureux et Donna/Harvey qui continuent de jouer au chat et à la souris.

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Pour commencer, il y a eu tellement de remous ces derniers mois dans les coulisses de la série, la fin de saison 7 me paraît tellement récente et le mariage de Meghan Markle datant d’il y a peu aussi… que j’ai l’impression de ne pas vraiment avoir eu de pause d’entre saison. Par conséquent, c’est difficile parce que je n’ai pas encore digéré tous les départs qui se sont faits dans un épisode qui ne m’a pas convaincu.

Il n’empêche que je suis hyper curieux de découvrir cette nouvelle saison, un peu angoissé par ce qui devrait être un nouveau générique, intrigué par ce que vont proposer les scénaristes comme histoire pour remédier à tant de problèmes à la fois. Franchement, ça passe ou ça casse : la série était dans sa routine depuis quelques saisons, peut-être que ça lui fera du bien de changer d’air – mais j’en doute. Après tout, il ne me reste plus que Donna comme personnage que j’apprécie vraiment, ça limite beaucoup nos affaires.

Il n’empêche que je vais finalement voir cet épisode qui me fait de l’œil depuis deux jours. C’est parti pour une nouvelle aventure, en espérant que ce soit bien ! Comme d’habitude, pas de spoilers ici ; mais si vous cliquez sur un titre d’épisode, vous aurez tout ce qu’il faut niveau résumé de l’épisode. À vos risques et périls.

S08E01 – Right-Handed Man – 18/20
Excellent retour pour la série qui ne prend pas vraiment le temps de faire un épisode de transition et lance directement une intrigue pour la saison. Nouveau générique, nouveaux personnages, nouvelles dynamiques, ce lifting en règle fait beaucoup de bien pour l’instant : pas de surplace, juste de bonnes surprises. Reste à savoir si ça tiendra la durée ; j’ai l’habitude des saisons qui commencent bien pour ensuite être trop longues, mais je vais espérer que ça continue sur cette lancée.
S08E02 – Pecking Order – 17/20
Une fois n’est pas coutume, je suis parfaitement accroché à cette série qui se renouvelle bien cette année : on prend les mêmes intrigues et on recommence une huitième fois, certes, mais on le fait avec de nouveaux personnages ou de nouvelles dynamiques qui permettent à cette saison de retrouver un souffle que la série ne trouvait plus depuis deux saisons. J’espère que les audiences suivront, car j’aime beaucoup cette nouvelle formule.
S08E03 – Promises, Promises – 17/20
En surfant sur l’absence de ceux qui ont été ses personnages principaux avec de très bonnes intrigues, Suits parvient à faire oublier qu’ils ne sont plus là… ou plutôt, ils font comme s’ils étaient encore là, en quelque sorte, et ça fonctionne. Je retrouve le peps qu’il manquait à la série ; et cette saison est en train de me rappeler ce que j’aimais tant dans les premières saisons.
S08E04 – Revenue Per Square Foot – 16/20
Cette saison montre un premier signe de faiblesse en essayant de singer son passé sans parvenir à le refaire aussi bien, mais ça se fait heureusement en parallèle d’une seconde intrigue plus audacieuse et réussie. Grosso modo, on sent que cette saison repart sur de nouvelles bases, et ils arrivent plutôt bien à les mettre en place, même si ça leur prend du temps.
S08E05 – Good Mudding – 18/20
Même si je prends tout mon temps pour m’y remettre, cette saison me plaît énormément. Certes, beaucoup d’intrigues sortent de nulle part, y compris dans cet épisode qui nous introduit carrément un nouveau perso dont on aurait dû entendre parler avant et nous en ramène d’autres dont je me serais bien passé, mais l’ensemble est très solide et les scénarios retrouvent le peps d’antan.
S08E06 – Cats, Ballets, Harvey Specter – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série, mais ça fonctionne assez bien en mettant de côté les affaires juridiques pour se concentrer sur trois duos différents qui avaient bien besoin que l’on passe un peu de temps avec eux. C’est donc une bonne alternative à la formule habituelle, puisque tout en étant construit avec les mêmes étapes que d’habitude, l’épisode prend le temps de changer les ingrédients de sa recette.

Et c’est près de deux ans plus tard que je termine finalement la demi-saison…

S08E07 – Sour Grapes – 16/20
Honnêtement, la série me manquait et ça faisait un moment que je voulais m’y remettre, mais le problème, c’est qu’après huit saisons, j’en connais trop les ficelles. Je surnote sûrement un peu par joie de retrouver tous ces personnages quasiment deux ans après mon dernier épisode, mais tout de même, je suis content de cet épisode qui est tout fluide et passe bien.
S08E08 – Coral Gables – 16/20
Franchement, c’est une saison aux épisodes vraiment solides, et je ne sais toujours pas pourquoi je me suis arrêté en cours de route. Bien sûr, une partie de l’épisode m’intéresse moins que les deux autres ici, mais c’est toujours le cas avec cette série : deux cas qui m’intéressent, un qui me blase. À chaque fois. Bref, je retrouve mes petites habitudes, y compris dans les critiques, alors c’est cool !
S08E09 – Motion to Delay – 17/20
On reste sur le schéma de trois intrigues dont une qui ne me plaît que moyennement, mais l’avantage, c’est qu’il y en a deux qui sont particulièrement liées entre elles pour mener à la mi-saison qui s’approche déjà, ce qui fait que l’épisode paraît meilleur quand on en arrive à la fin. Zut, j’arrive à la fin des épisodes dispos sur Netflix, du coup. Vivement que le reste sorte ! En attendant, l’épisode ramène des personnages que je n’avais pas encore revu ce soir et j’en suis très heureux, évidemment !
S08E10 – Managing Partner – 19/20
Voilà un excellent épisode de la série qui prouve que malgré ses huit saisons, elle en a encore dans les tripes pour proposer de bons rebondissements inattendus. La demi-saison se termine ainsi sur un combat attendu depuis un moment et sur de nouvelles solutions pour changer l’équilibre interne de la firme… comme à chaque fois, donc, ce qui en fait justement une bonne mi-saison. En fait, la série me manquait, voilà, c’est dit !
S08E11 – Rocky 8 – 16/20
C’est fou cette série : cela fait un an que je n’ai plus vu d’épisode mais je ne suis absolument pas perdu devant cette reprise. C’est même pire que ça, je suis tellement comme un poisson dans l’eau face à cet épisode que j’ai passé quelques minutes à être persuadé d’avoir déjà vu l’épisode. Et pourtant non. C’est prévisible comme tout, on sait à quoi s’attendre avec Suits… mais c’est peut-être ça qui en fait sa force et son succès après tout.

Saison 6ASaison 6B Saison 7A | Saison 7B | Saison 8

Suits – S08E01

Épisode 1 – Right-Handed Man – 18/20
Excellent retour pour la série qui ne prend pas vraiment le temps de faire un épisode de transition et lance directement une intrigue pour la saison. Nouveau générique, nouveaux personnages, nouvelles dynamiques, ce lifting en règle fait beaucoup de bien pour l’instant : pas de surplace, juste de bonnes surprises. Reste à savoir si ça tiendra la durée ; j’ai l’habitude des saisons qui commencent bien pour ensuite être trop longues.

Saison 8


Spoilers

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You two have a… urh, you know I don’t mean it.

Le résumé de l’épisode nous replonge dans la fin de saison précédente, et franchement avoir Mike et Rachel dans ce résumé file des frissons, parce qu’on sait ce que ça veut dire. En revanche, je suis plutôt content de la première scène de l’épisode qui reprend au mariage. On ne l’a pas assez vu ce mariage. Cela dit, ça aurait pu être encore mieux s’il restait plus de monde, parce qu’il est à peine deux heures du matin et la fête est déjà terminée, laissant juste Harvey et Robert discuter de leur nouvelle association.

La scène suivante devrait voir Mike faire son jogging, mais non, c’est Alex que l’on voit courir et outch, c’est dur de se rendre compte de son départ par un manque. Cela commence mal si je puis dire. Il a le droit à une petite visite d’Harvey toujours sur ce même sujet, parce qu’il a une promesse à ne pas tenir : ce n’est pas le nom d’Alex qui ira sur le mur ensuite. À ce sujet : ouf, le générique est réussi ! Il est hyper étrange d’en voir enfin un nouveau, mais je l’ai trouvé sympathique et les changements de noms sont géniaux.

Pendant ce temps, Louis file toujours le parfait amour et retrouve Katrina qui bosse pour lui. C’est juste parfait – j’espérais tellement son retour en force cette saison, et c’est le cas… même si elle cite Ned Stark. Il demande donc à Katrina de trouver une liste de dix personnes à virer et elle s’appuie sur un algorithme pour le faire, demandant seulement de pouvoir virer les dix derniers. Cela sent mauvais.

Et évidemment, le problème surgit vite : elle doit virer Brian, le pote de Louis. Elle en parle à Donna et Louis les surprend, forçant Katrina à trouver un moyen de le garder quand il ne mérite pas spécialement sa place. Le pire, c’est que c’est une intrigue sympathique. Et mieux encore : elle n’écoute pas Louis, déjeune avec Brian et… le vire.

Bon, elle ne voulait pas exactement le virer mais plutôt lui dire de bosser mieux et de faire plus de chiffres, mais dans les faits, Brian sent le vent tourner et le prend assez mal pour devenir agressif envers elle, la traitant de robot sans cœur. C’est beau. Et elle le vire. Et il vient engueuler Louis qui n’a pas eu le cran de lui annoncer lui-même.

Forcément, on enchaîne sur Katrina se faisant engueuler par Louis, et c’est excellent. J’adore Katrina, j’adore la manière dont elle a joué cette scène et je trouve qu’elle a bien sûr raison de vouloir virer Brian – ses arguments sont justes – mais qu’il faut aussi jouer sur le facteur humain si on veut être vraiment efficace. Et d’ailleurs, c’est exactement la leçon que lui donne Donna – soulignant au passage qu’elle sait que Katrina n’était pas pour lui filer son nouveau job. J’adore cette manière de voir les choses, d’avoir un Brian qui booste les statistiques des autres.

Cela nous laisse une Katrina perdue et demandant à Brian de l’aider à évaluer les associés, mais bien sûr, il ne veut pas vraiment virer quelqu’un à sa place. Par chance, Donna est toujours là pour s’occuper de cette affaire et le diriger afin qu’il aide Katrina. Cette dernière prend donc la bonne décision difficile de virer quelqu’un qui aurait pourtant besoin de rester. Arf.

Zane regrette le départ de sa fille et en parle avec Donna. C’est excellent de les voir regretter ce départ, et je me sens moins seul ; même si le cadre photo était en trop et que Robert récupérant le bureau de Mike, ça fait mal au cœur. En même temps, il a son nom sur le mur maintenant, c’est bien normal. D’ailleurs, la première réunion du trio se passe à merveille avec un Louis compensant comme il peut entre Zane et Harvey. Il a du boulot avec deux égos pareils et pour une fois, c’est limite si je n’ai pas adoré Louis – qui, ensuite, soutient également Alex.

Donna espionne évidemment cette réunion, et une fois de plus, elle donne de bons conseils à Harvey. La série retrouve ses vieux démons, même si Harvey semble mûrir et écouter Donna plutôt que de faire son délire habituel… c’est assez fou. En tout cas, ça donne un rôle à Alex : Harvey a besoin de lui pour pourrir la vie de Zane.

De son côté, Zane vient embaucher Katherine Heighl, et celle-ci se retrouve dans le rôle d’une boxeuse. Drôle d’introduction : elle débarque dans la série toute en sueur. Admettons. Elle s’appelle Samantha et est une associée de longue date de Zane. Il faudra voir ce que ça donne. Une fois en costume et hyper maquillée, elle s’en tire plutôt pas mal ; même si son personnage est hyper répétitif de ses autres rôles (il faut en comprendre qu’elle a grandi en étant pauvre dans une ferme et blablabla).

J’aime toujours autant cette actrice cela dit et, en plus, elle débarque dans le bureau d’Harvey pour le narguer lui et Alex de leurs échecs. Harvey le prend très mal, parce qu’il se sent menacé dans son autorité il faut bien le dire, et il va se plaindre de cette nouvelle auprès de Robert.

On enchaîne sur Donna avertissant Harvey une fois de plus d’une connerie qu’il est en train de faire avec Harvey ne l’écoutant pas. Nous y revoilà. Il se met donc Alex à dos en prenant son rôle, puis s’engueule avec Samantha. Celle-ci est concrètement écrite comme un personnage de Suits, avec un petit « goddamn » qui passe bien et une scène où elle semblait nous sortir des répliques de Jessica… mais ça fonctionne bien !

Harvey s’en plaint à Donna parce qu’elle ne l’a pas arrêté – lol, c’est exactement ce qu’elle a fait – et a préféré l’écouter, mais bon, finalement, elle lui donne un bon conseil de plus (décidément !) et Harvey accepte de s’incliner face à Robert, à la condition de récupérer le bureau de Mike. Donna obtient donc les remerciements de Katrina, puis de Zane parce qu’elle

De son côté, Harvey reçoit la visite de Samantha qui se dit contente qu’ils soient partis du bon pied. C’est excellent comme scène, avec un subtil échange de doigts d’honneur lorsque Samantha dit avoir grandit à New-York et qu’Harvey souligne qu’elle ment ou a menti sur son enfance. J’aime déjà ce personnage, et bien sûr, elle vient Robert pour lui demander à son tour une augmentation et une promotion : elle veut aussi être name partner. Et ben, les choses sont claires : Alex et elle veulent la même chose, les trois dont le nom est déjà sur le mur vont vite se déchirer et le générique insiste bien sur le mystère des noms qui figurent sur le mur… La série prend le partie de la dérision par rapport à une intrigue revenue en boucle tout au long de ses sept saisons et je suis totalement convaincu par cet épisode.

Saison 8

Younger – S05E06

Épisode 6 – Sex, Liza and Rock & Roll – 18/20
Malgré quelques moments presque gênants dû au concept de base de la série qui tient de moins en moins avec une actrice qui vieillit, cet épisode brode ensemble plusieurs intrigues qui avancent toutes à un bon rythme. Et tout ça ne se fait pas sans humour ou moments forts. Bref, la série a récupéré tout son peps habituel, et c’est excellent.

Saison 5


Spoilers

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« Let’s » means you.

Quelle semaine ! Entre le Comic Con et les innombrables taches administratives, je me retrouve embarqué dans un tourbillon où je ne regarde pas du tout assez de séries. Reprendre avec Younger, la seule comédie que j’ai dans le tas, est une bonne solution pour ne pas perdre totalement la main des critiques – et aussi parce que purée, les séries me manquent.

Ainsi donc, cette semaine, Maggie apprend qu’elle est retenue pour le Whitney Biennal, et apparemment, c’est une excellente chose et c’est tellement réputé que même Diana la repère. Il y a un bonne soirée de cocktails pour l’événement, et elle s’y rend avec Enzo.

Il s’agit en fait d’une exposition où le travail de Maggie est enfin visible pour le public. Là-bas, Diana apprend à Liza qu’elle est invitée à rester dormir chez Enzo, et elle se pointe avec une énorme valise plus grosse que son collier, ce qui n’est pas peu dire… même Maggie n’a d’yeux que pour le collier. Il est toutefois cool de voir Maggie progresser un peu.

Du côté de Diana/Enzo, la soirée se passe bien, parce que l’appartement de son plombier est largement au goût de Diana. Le problème est que la maison n’appartient pas à Enzo, mais à sa mère, qui est brillamment drôle. Elle ne s’en rend compte que le lendemain matin quand elle la croise dans la cuisine, et qu’elle parle italien avec son fils pour critiquer Diana, sans même se douter qu’elle parle elle aussi italien. Un bon humour et une progression de l’intrigue ici aussi, c’est tout bon.

En parallèle, Charles se plaint du retard de Chrissie Hart, une chanteuse rock hyper populaire qui ne fait plus confiance en Internet. Elle force donc Charles à venir chercher le script qu’elle a bien écrit directement chez elle. Toujours pas de Marriage Vacation dans tout ça !

Charles se pointe comme prévu chez Chrissie Hart, mais il y trouve une maison apparemment vide à la porte ouverte. Il s’invite tout seul dans ce qui ressemble fort à l’école de Charles Xavier dans les X-Men et y trouve Chrissie en pleine séance de… allons savoir exactement, ça ressemble à une thérapie électrique. Elle est hyper bizarre, à la limite permanente du flirt, même si son manque de filtre est perturbant. Charles veut juste son bouquin quand Chrissie n’a pas du tout envie d’en parler.

L’éditeur se retrouve donc coincé pour la nuit et Diana lui envoie Liza à la rescousse. Les moments de gênes s’enchaînent, entre une Liza qui ne fait pas si jeune quand elle joue la jeune, un Charles pas heureux de la retrouver et une Chrissie qui veut juste coucher avec Charles. Et Liza se bourre la gueule, allons savoir pourquoi.

La bonne nouvelle, c’est que ça permet à Liza et Charles de se rapprocher autour de beaucoup de verres d’alcool ; et ce rapprochement se fait autant par le biais de l’humour que par celui du drama. Elle demande à Charles de lui faire à nouveau confiance, mais il n’est pas prêt pour ça. Et puis, elle lui dit aussi que la punition qu’il lui inflige fonctionne, alors…

Alors on nous sort le fameux coup classique de la porte : chacun d’un côté à espérer voir l’autre sans oser l’ouvrir ou la frapper pour signaler se présence. Ah, soupir. Le lendemain matin, Liza parvient toutefois à convaincre Chrissie de lui filer le bouquin. Et ça offre une fin de malade où Liza semble tout droit sortie de Suits quand elle livre le script à Charles, surpris de voir qu’elle l’a eu. Elle est alors au top de la passive-agressivité, à moins que ce ne soit que de l’agressivité pure, quand elle lui dit qu’il suffisait de ne pas fuir pour l’avoir. BIM.

De son côté, Zane n’aime pas bien le travail de Jake qui manque de passion. Il force donc Kelsey à l’appeler, avec déjà un bon quiproquo qui devrait mettre la puce à l’oreille de Zane, mais bon. Il ne semble pas se méfier assez et Jake se vexe vite de son attitude méchant flic avec lui. En même temps, il a aussi le bon flic qui couche avec lui, et le bon flic étant Kelsey, ça va, je vais pas le plaindre, pas vrai ?

Il n’a pas spécialement envie de travailler avec elle, préférant d’autres activités plus sportives. Tu m’étonnes. Ils ont beau essayer d’aller bosser, ça finit vite au lit tout ça. Malgré tout, le travail qu’ils font ensemble est excellent – et permet de mieux voir comment un éditeur change le travail d’origine d’un livre.

Zane est en tout cas ravi du travail de Kelsey qui enchaîne cette première session de travail à l’hôtel avec Jack par… une session de travail au champagne avec Zane. Inutile de dire que ça dérape bien vite. Le lendemain matin, Kelsey rentre auprès de Lauren et culpabilise à fond de sa double-vie. La scène est excellente, même si elle balance à Josh que Liza est avec Charles chez Chrissie Hart – hop, il est jaloux – et même si Kelsey est un chouilla égocentrique.

Saison 5