Comment refaire sa vie à 500 km ? (2/10)

Salut les sériephiles,

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Comme promis la semaine dernière, je continue aujourd’hui ma super saga de l’été sur mon déménagement (mais si, c’est super) en me forçant à écrire un article que j’ai en tête depuis au moins septembre dernier. Ben oui, ça fait dix mois qu’on me demande de temps à autre ce que ça fait d’être parti super loin de ma région d’enfance, qu’on me regarde bizarrement quand je dis que je me passerais bien d’y retourner ou qu’on ne comprend pas comment j’ai pu demander à être muté si loin (parce que, oui, ce n’était pas ma demande #1, mais c’était dans mes demandes tout de même).

Voir aussi : Eh, en fait, je déménage ! (1/10)

Le problème, c’est que je n’ai jamais trouvé l’angle d’attaque parfait que je voulais pour répondre à tout ça… mais voilà, je me suis dit que cette série d’articles sur le déménagement était l’occasion ou jamais d’en parler, alors c’est parti sur la base à avoir, selon moi, pour refaire sa vie à 500 km.

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Quand on me dit « jamais j’ai la capacité de faire ça, moi »

C’est évidemment un point de vue totalement personnel, mais pour moi, l’être humain a une capacité de résilience et d’adaptation qui fait qu’on peut tous s’en sortir… après, oui, il y a des obstacles, des difficultés et certains n’ont pas (immédiatement) l’énergie pour. Il paraît alors que les témoignages d’autres peuvent aider, donc  je vais faire le point sur l’année écoulée tout en évoquant aussi des choses plus récentes.

Le premier point, évidemment, c’est le logement, et c’est marrant, parce que c’est exactement là que j’en suis aujourd’hui aussi. Louer un appartement est une galère assez incroyable, surtout quand vous n’avez qu’un mois/un mois et demi pour le trouver, et que vous êtes à 500 km de distance. Les agents immobiliers ne vous répondent absolument jamais, vous ghostant plus que n’importe quel crush qui ne vous aime pas. Je n’ai pas spécialement de conseils là-dessus, à part peut-être ne pas hésiter à mentir : ils sont beaucoup plus réactifs quand vous dites vouloir acheter. Le problème, c’est qu’après, vous leur inspirez de la méfiance pour avoir menti, alors pas sûr que ce soit un bon calcul.

Dans tout ça, j’attends donc désespérément des retours des différents agents contactés depuis une semaine et j’ai en tout et pour tout UNE visite de prévue les jours où je serai en région parisienne, pour un appartement qui ne me tente même pas. Bref, il y a une galère certaine, mais un truc essentiel pour un logement, c’est de varier au maximum les moyens de recherches (les sites, les agences par téléphone, mais aussi le bouche à oreille dans les magasins par exemple) pour tenter d’avoir autant de visites que possible ; de manière à savoir quel appartement est votre coup de cœur.

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Vous cherchez CET appartement, celui-qui vous fait faire cette tête et vous donne envie sacrifier votre âme au diable pour s’assurer que vous l’obteniez.

La notion de coup de cœur est un peu essentielle de mon côté, choisir un appartement, c’est quand même choisir un endroit où l’on sent qu’on sera bien. Et quand il est question de se déplacer sur 500 km, il faut aussi être capable de s’imaginer ce que sera notre vie dans le nouvel appartement, comme le nouvel environnement. N’ayant pas de voiture, je regarde la distance à la gare, évidemment, mais aussi les commerces de proximité et tout. Par exemple, j’étais à trois minutes à pied de la médiathèque, j’ai testé le drive à pied à dix minutes et j’avais la chance d’être à sept minutes de mon lieu de travail.

Evidemment, le travail est un deuxième point essentiel quand vous refaites votre vie. De mon côté, je n’ai pas spécialement la possibilité de faire des choix, je vais grosso modo où on me dit d’aller en adaptant comme possible ma vie à ça, sachant que c’est loin d’être une tâche simplifiée par les choix faits pour moi. Mais bon ! Difficile de vous donner des conseils de ce côté-là, c’est un facteur qui m’échappe.

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Les mutations quand vous êtes prof, en un gif.

Le troisième et dernier point essentiel, à mon sens, est la vie sociale. Oui, partir à 500 km de sa famille et ses amis, c’est bien, mais et après ? En arrivant à Bordeaux, j’avais la chance de déjà connaître quelques amis blogueurs/vidéastes, donc je n’étais pas tout à fait perdu. Trois jours après le début de l’emménagement, j’étais déjà invité à l’anniversaire du Sérigraphe, alors oui, c’est sûr, ça aide pour la vie sociale.

Cela dit, ce n’est pas tout, loin de là. Un réflexe très français (ou francophone ??) que j’ai suivi a été de recontacter des personnes perdues de vue qui habitaient plus ou moins à proximité. À défaut d’en connaître beaucoup, j’ai eu la chance de savoir que j’étais à proximité de la copine de la cousine d’une amie, par exemple. On s’était vu une fois à Paris un après-midi, on s’était bien entendu et on n’avait jamais eu l’occasion de se revoir. Badaboum, un déménagement plus tard et on a pris l’habitude de se voir une fois par semaine de septembre à décembre ; puis avec un peu plus d’irrégularités, à cause d’emploi du temps moins compatibles.

En tout cas, le conseil reste valable : soyez sociables, regardez dans votre entourage si vous ne connaissez pas déjà quelqu’un dans la région, ou quelqu’un qui connaît quelqu’un. Pour avoir eu l’occasion d’en parler avec des amis d’autres pays, je sais que c’est un réflexe qui paraît bizarre dans certaines cultures, mais je crois que ça et demander « t’as fait quoi comme études ? » quand tu ne sais pas quoi dire à quelqu’un que tu viens de rencontrer, c’est un truc français qui fonctionne toujours bien !

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On déteste tous le silence gêné des premières rencontres, non ?

Après, évidemment, ça ne refait pas forcément tout un réseau. De mon côté, j’ai passé une super année : j’avais des collègues sympas au lycée, notamment deux autres ayant mon âge et un vivant à cinq minutes à pied de chez moi. L’avantage, c’est que si on était collègue, on ne travaillait pas directement ensemble (pas les mêmes classes, pas la même matière), donc certes, on parlait boulot, mais pas que. Oui, parce que je reste partisan de la distance travail/vie perso, quand même. Il faut trouver l’équilibre.

Et puis, comme j’étais encore en formation, je voyais aussi les mêmes gens chaque vendredi et ça permet aussi de lier des liens d’amitié assez forts, l’air de rien ; et d’avoir pas mal de soirées et de squattage chez eux parce que j’habitais loin de la formation, contrairement à d’autres. Ne vous inquiétez pas, je rends la pareille (pas plus tard que ce soir d’ailleurs).

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Encore deux choses si vous êtes dans l’angoisse de vous reconstruire un cercle social avant/après un déménagement à 500 km… On est à l’ère des réseaux sociaux et des messageries instantanées ! Vos amis d’avant le déménagement sont toujours là aussi, à portée de coups de téléphone ou messages, et ça, c’est quand même un vrai point positif de notre époque. Dans ma vie sociale de cette année, il faut quand même souligner le fait que la majorité de mes amis les plus proches a pris le temps de venir me voir aussi ; occupant comme ça quelques week-ends l’air de rien. Si vous déménagez loin, invitez vos amis en vacances, y a rien de mieux ! Pas besoin donc de refaire à zéro votre cercle social, au contraire !

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Profitez-en aussi pour faire le tri si vous vous rendez compte qu’il y en a qui ne mérite pas autant de votre attention que vous le pensiez, hein.

Toujours sur l’ère des réseaux sociaux, eh bien, profitez des opportunités que ça peut offrir… Je n’ai pas trop eu l’occasion de le faire, mais bon, il y a des groupes Facebook qui peuvent aider. Sur Twitter, certains tweets sur des événements à proximité de chez vous peuvent aider à rencontrer des personnes aussi. Notons que chaque fois que je pars en vacances dans une nouvelle ville, je prends toujours le temps de faire une recherche « nom de la ville + geek » pour voir ce qui ressort. Le guide du routard n’a qu’à bien se tenir.

Pour terminer, tant qu’on est sur la vie sociale et les rencontres, j’ai fini par tester Tinder quand même après des années à critiquer sans avoir essayé. Ben, je n’ai rien perdu pendant ces années sans, parce que l’algorithme est tout pété franchement, et ce n’est pas vraiment une bonne idée de tenter des rencontres par là. Outre le fait que c’est majoritairement basé sur le physique (ça, on le sait tous), c’est quand même assez toxique…Résultat de recherche d'images pour "younger tinder"

Entre ceux qui sont là pour les plans cul, ceux qui sont là pour améliorer leur score dans l’algorithme avec des matchs sans jamais te parler (apparemment, ça existe un peu moins si vous êtes une fille, mais eh, vous vous retrouvez avec plus de la première catégorie) et ceux qui soi-disant cherchent des amis… mais sont souvent des personnes toxiques ; j’ai vite fui ce système, hein. Je ne dis pas, la perle rare doit bien exister, y compris sur ces applications… Mais c’est bien trop chronophage ET n’oubliez jamais que l’intérêt des sites de rencontres, c’est que vous restiez clients chez eux, donc célibataires le plus longtemps possible.

Résultat de recherche d'images pour "tv show resilience"Voilà, j’ai fait à peu près le tour de tout ce que j’avais à dire… en espérant que ça puisse en aider certains ou simplement vous rassurer si vous avez un jour à changer de vie totalement. C’est faisable, restez optimiste et ouvert à la rencontre, la découverte et aux possibilités qui s’offrent à vous ! N’oubliez pas que peu importe ce que la vie vous impose, ça reste votre vie, alors gérez-la comme vous le voulez !

4 commentaires sur « Comment refaire sa vie à 500 km ? (2/10) »

  1. L’avantage de revenir dans la région c’est que tu n’as pas a tout recommencer niveau vie sociale. Sinon, bon courage pour la recherche d’appartement, tu vas bien finir par trouver. 🙂

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  2. Le plus stressant reste quand même de trouver un appartement je trouve, surtout quand il s’agit d’un déménagement longue distance. Impossible de visiter, de caler des rendez-vous, de savoir si c’est situé dans un bon ou un mauvais quartier, c’est très compliqué. Quand je suis monté sur Paris pour emménager, je n’avais aucune idée de ce à quoi ressemblait mon appart, c’était la surprise totale. J’ai eu de la chance, non seulement il n’est pas cher (enfin, pour l’emplacement du moins) mais en plus il est assez spacieux. Il ne ressemble en rien aux photos de l’annonce (mais ça je le savais, dans une résidence ils mettent toujours des photos de l’appart le plus avantageux) mais il me plaît quand même.
    Bon courage en tout cas, pour tout ce bordel à refaire en sens inverse !

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    1. Tu as tout compris et tu emploies le bon mot avec « bordel ». Je me heurte à un tas d’autres problèmes administratifs cette année, notamment du côté du budget et de la garantie loyer impayé ; même si mon salaire augmente, un tiers de celui-ci seulement pour le loyer, c’est introuvable dans la région. J’ai espoir de voir la lumière au bout du tunnel demain aprèm, mais tant que ce n’est pas certain, je reste dans un bain de stress peu agréable, c’est sûr !

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