Euphoria – S01E03

Épisode 3 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…

Saison 1


Spoilers

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And not only did they love her, they wanted to fuck her.

Alors il faut dire ce qui est, je trouve cet épisode dérangeant rien qu’à son titre, qui laisse entendre des choses peu agréables et surtout forcées dans sa conjugaison. Avec ce genre de série, ça ne dit rien qui vaille. On commence pourtant de manière sympathique avec Jules et Rue qui dorment ensemble. C’est évidemment l’occasion d’un nouveau flashback pour se centrer sur un nouveau personnage. Cette semaine, c’est Kat qui s’y colle.

Comme d’habitude, c’est un excellent début et c’est passionnant à suivre. S’il y a bien une chose à laquelle Euphoria excelle, c’est les débuts d’épisode. Certes, c’est long, mais c’est extrêmement fouillé et approfondi : cette fois, on y suit la vie de la petite fille qu’est Kat, avec son premier copain Daniel. Celui-ci est super mignon avec elle, jusqu’à ce qu’elle s’empiffre de Piña Colada et gagne 20 kilos en un été. En même temps, je la comprends, c’est bon les Piña Colada.

Grâce à la négligence de sa mère, sa vie devient alors un petit enfer avec Daniel qui n’hésite pas à la larguer – ça, c’est de l’amour – et toute sa classe qui commence les moqueries, qui la poursuive jusqu’au lycée. Pourtant, Kat est super populaire… en ligne. Elle y écrit des fanfictions qui ont beaucoup de succès où elle parle d’amours impossibles et de ses fantasmes ; d’abord avec les séries qu’elle regarde (fan de True Blood et Scandal spotted), puis avec les One Direction. Euphoria va loin dans son analyse, allant jusqu’à nous donner l’exemple de cette fanfiction qu’elle écrit, et en dessin-animé s’il vous plaît. Cette scène est génialissime tant l’écriture de cette fanfic est similaire à ce qui se fait vraiment… et forcément, le personnage est aussitôt extrêmement familier. Gros coup de cœur sur cette introduction ; mais j’aurais dû m’en douter dès la semaine dernière : Kat est typiquement le genre de fille que j’aime(rais) avoir en amie.

La série poursuit alors ses métaphores : le lycée devient un véritable champ de bataille pour représenter ce qu’elle fantasme parfois… L’arrivée de ses followers au lycée, pour tuer tout le monde, quitte à ce qu’ils retournent contre elle quand ils découvriront la vérité sur son identité. Enfin, jusqu’au jour où elle découvre que les gens sur internet aiment son corps et veulent coucher avec elle. C’est là qu’elle se décide, comme on l’a vu, à commencer à poster des vidéos d’elle dénudée. Outch.

Le problème, c’est que ce qu’elle lance ne fonctionne pas véritablement. Elle se retrouve alors à accepter des demandes sur les photos de ses pieds, tout en regardant du porno Clothed Females Naked Man, ce qui semble lui donner des idées. Mon dieu. Quand elle comprend en tout cas qu’elle peut se faire de l’argent avec des vidéos en ligne, en direct, elle n’hésite pas une seule seconde et se renseigne sur le bitcoin auprès du dealer de Rue.

Et hop, ça suffit à ce qu’elle se décide à enfin faire un Skype avec un inconnu qui fantasme sur elle. Et c’est hilarant, mais genre, vraiment, parce qu’il révèle son micro-pénis et son fantasme totalement étrange d’avoir sa « reine » qui se moque de lui. Cette série n’a tellement pas de sens, mais mon dieu, c’est vraiment drôle. Et en plus, l’anonyme est finalement plutôt une excellente chose pour elle, parce qu’il kiffe recevoir des ordres, ce qui la rassure totalement. Pire encore : elle récupère de l’argent grâce à chacun de ses écarts en plus.

Certes, elle en laisse un pourcentage chez le dealer qui lui échange son bitcoin en dollars, mais elle gagne énormément confiance en elle au passage. Elle se permet donc de changer de look, fantasmant sur un vendeur qui la trouve sexy, mais sans oser aller au bout. Au bout du fantasme, pas du changement de look, parce que ça elle ose y aller à fond.

Au lycée, elle a toujours Ethan qui tente de flirter avec elle, mais elle n’est pas très réceptive, forcément. Lui, en tout cas, il est réceptif à ce qu’elle fait, et encore plus quand elle change de look.

Et autrement, de manière totalement secondaire, on a aussi Cassie qui continue sa relation sous la surveillance de sa sœur, ses amies et sa mère. Elle se rend alors à une soirée d’université de son mec en fraternité. C’est du grand n’importe quoi, avec une soirée pleine de jeux tordus qui finit par les faire avaler un poisson ; normal. Ils couchent ensemble après tout ça, et tout va bien. En quelque sorte.

Après la longue introduction sur Kat, on reprend la vie de Rue, toujours aussi compliquée. Après sa quasi-overdose de l’épisode précédent, elle décide de rester clean pour de vrai. Elle le fait pour elle-même, bien sûr, mais aussi parce qu’elle culpabilise quand Jules lui fait la morale. Oh, sa mère aussi lui fait la morale quand elle revient après une fugue de 16h, mais bon, l’essentiel, c’est que même si elle ment en réunion d’anciens drogués, elle essaie vraiment d’arrêter de se droguer. C’est un début.

Pendant ce temps, Jules continue de parler avec ShyGuy118/Tyler, qui n’est pas du tout ce qu’il prétend être évidemment. Ils sont tout mignons, avec des échanges constants, plein d’amour et vraiment, vraiment, la base d’une amourette de lycée, quoi. Le problème, c’est que Jules tombe totalement amoureuse de ce type qui flirte avec elle sur une appli de rencontres gay, loin de se douter de la vérité.

Elle est tellement amoureuse, en fait, qu’elle finit par montrer une photo de sa bite à Rue. Et même si je sais que c’est un truc qui se fait, je me retrouve d’un coup dans la catégorie des vieux cons, parce que juste non, quoi. Après, c’était plutôt hilarant d’avoir un droit sur les photos de bites acceptables (1%) ou non. Certes, ça faisait beaucoup de bites d’un coup, mais c’était drôle, bien écrit et bien interprété.

Il n’empêche que Rue développe clairement une jalousie de cette relation entre sa meilleure amie et ShyGuy118, de la même manière que Maddy développe des soupçons sur Nate. Cela dit, c’est surtout intéressant du côté de Rue, parce qu’il est évident qu’elle tombe peu à peu amoureuse et qu’elle se retrouve à devoir l’aider à prendre des « selfies » nues tout en célébrant ses quinze jours de sobriété. Ou pas. Malgré la récompense de multiples baisers de Jules, Rue ne résiste pas à l’envie de se droguer à nouveau quand elle voit des pilules dans la cuisine de Jules.

C’est si triste, mais ça permet d’obtenir le plan perché de cet univers, avec Rue de nouveau droguée. Elle continue de mentir en réunion en tout cas, mais après l’une d’elle, elle tombe sur un type qui lui pose des questions et la fait culpabiliser aussitôt. Ses questions ? Elle concerne sa petite sœur qui l’a retrouvée complétement défoncée, puis ses mensonges sur sa non-abstinence. Il lui laisse sa carte, pour le jour où elle voudra enfin dire la vérité.

Ce n’est pas aujourd’hui, mais en tout cas, ça lui fait prendre conscience qu’elle n’a pas été super sympa avec Gia, alors elle décide subitement de passer du temps avec sa sœur. Oui, mais n’ayant pas de nouvelles de Jules le lendemain soir, elle se remet à se droguer, alors que Jules est heureuse d’envoyer des messages à ShyGuy118. Quand elle apprend ensuite que Jules a rendez-vous avec son amant internet au beau milieu d’un lac et en pleine lune, c’est un peu trop pour Rue.

Elle lui explique donc son point de vue, et Jules ne prend pas bien du tout les inquiétudes de Rue pour elle. Elle se barre donc et laisse Rue en pleine dépression pendant toute une journée de cours… ce qui mène bien sûr au pire : Rue finit par se pointer chez Jules pour se faire pardonner et lui expliquer qu’elle ne supporte pas qu’elles se fassent la gueule. Elles se réconcilient donc… et ça mène à Rue qui embrasse Jules sans vraiment lui demander son avis.

Cette dernière est trop perturbée par le baiser et a un mouvement de recul. Dépitée et déprimée, Rue se barre donc chez Fez avec l’intention de se droguer, mais celui-ci refuse de lui donner la moindre pilule. Cela mène à une scène vraiment dure où Zendaya déchire tout : Rue est en manque et l’actrice nous joue ça à la perfection.

En parallèle, Maddy a tellement de doutes sur Nate qu’elle finit par récupérer son portable quand il se douche pour avoir le fin mot de l’histoire. À défaut de trouver sa conversation avec Jules, elle découvre sur son portable une collection de photos de… bites. Et non, ce n’est pas la sienne. Heureusement qu’il avait du mal à les regarder dans les vestiaires, hein. C’est d’autant plus gênant que tout ça se fait au milieu du reste de ses photos, genre normal, zéro suppression ou protection. Il est un peu con, surtout que sa copine a son mot de passe, allô ? En tout cas, c’était marrant, parce que la série a fini par nous montrer la photo qui faisait tant fantasmer Jules et qu’elle avait évité de nous montrer jusque-là.

Et comme Maddy se retrouve d’un coup plein de doutes, elle se sent forcée d’en parler à Kat. Oups. C’est la pire des idées, ça, quand quelqu’un est au courant, ça finit toujours mal… mais ce sera pour une autre fois.

Saison 1

The Rook (S01)

Synopsis : Une femme se réveille amnésique, mais découvre vite qu’elle est au cœur d’un complot quand elle retrouve une lettre d’elle-même la mettant au courant du danger qu’elle court si elle décide de conserver son identité… qu’elle a oubliée.

Saison 1

100

Pour commencer, il s’agit d’une série de plus dans la longue liste des adaptations de romans. Je n’ai pas eu l’occasion de le lire, celui-ci, et j’en ai lu que la série avait retiré une partie de l’humour… mais ça ne me fait même pas peur, j’ai bon espoir de passer un bon moment avec cette série ! Rien que pour son casting, elle me paraît incontournable, mais c’est le fan d’Olivia Munn en moi qui se réveille, ça. En plus, avec la fin de Life in Pieces, je viens juste de perdre un acteur de The Newsroom dans mon planning, donc c’est avec plaisir que j’en retrouve une autre.

Enfin bon, tout ça, c’est des détails techniques peu importants… ce qui compte, c’est que j’ai une nouvelle série qui m’attend ; mais elle me fait tellement envie qu’elle ne pouvait pas attendre trop longtemps !

S01E01 – Chapter 1 – 20/20
Est-ce qu’on part sur un coup de cœur ? Parfaitement. La première scène est hyper prenante, la tension bien menée, les vues de Londres donnent plus que jamais envie d’y retourner et le mystère qui plane est épais. Avec seulement huit épisodes, cette série risque fort d’être une de mes nouveautés estivales préférées. En tout cas, pour l’instant, c’est génial.
S01E02 – Chapter 2 – 15/20
Ah ben mince, j’ai mis beaucoup plus de temps à re-rentrer dans la série que la semaine dernière. Ce n’est pas tant sa lenteur et la multiplication des personnages qui m’a posé problème que l’absence de voix off. Les messages du premier épisode était finalement un bon moyen d’entrer dans le mystère et d’attiser la curiosité ; là, il était parfois difficile de voir exactement où chaque scène voulait en venir. Cela dit, ça reste une excellente série, tout va bien.

The Rook – S01E01

Épisode 1 – Chapter 1 – 20/20
Est-ce qu’on part sur un coup de cœur ? Parfaitement. La première scène est hyper prenante, la tension bien menée, les vues de Londres donnent plus que jamais envie d’y retourner et le mystère qui plane est épais. Avec seulement huit épisodes, cette série risque fort d’être une de mes nouveautés estivales préférées. En tout cas, pour l’instant, c’est génial.

Saison 1


101

Dear you, if you’re reading those words but don’t remember writing them then I’m afraid I failed.

Ah ben super, ça commence bien : je pensais que ça allait être une petite série mignonne mais QUE NENNI, dès le départ, on a un avertissement nudité, langage, sexualité, violence, OK c’est bon je remballe, j’ai compris. C’est suivi par un générique sublime, cela dit, alors évidemment que je lui laisse sa chance pour me convaincre. Je ne sais pas pourquoi, mais elle me fait penser à un nouveau Orphan Black, une série dont je n’attendais pas grand-chose et qui m’a emballé immédiatement. Et elle aussi, elle y allait dans le langage et la sexualité !

Enfin, qu’importe, on est là pour que je vous parle du premier épisode de la série, et il début bien. L’héroïne se réveille comme prévu dans le synopsis et on voit bien, rien qu’à son jeu, qu’elle ne sait pas ce qu’elle fait là. L’esthétique de la série, qui débute sur le Millenial Bridge, apparaît immédiatement très léchée et c’est tant mieux !

Notre héroïne est donc entourée de cadavres, de nuit, sous la pluie et elle prend immédiatement la décision de s’enfuir pour mieux découvrir, dans une poche de son manteau, une lettre qui l’informe que si elle ne se souvient pas avoir écrit ces mots, c’est qu’elle s’est plantée. Le tout avec un accent tranchant magnifique. La lettre lui donne surtout le conseil de s’enfuir au plus vite, en évitant les caméras, parce qu’elle est épiée par un mystérieux groupe, désigné par un public générique.

Traquée, l’héroïne débrouille comme elle peut pour fuir, fuir des motards, fuir les pubs, fuir la police… et se retrouver dans un hôtel, qu’elle a de quoi payer dans ses poches, ça tombe bien. On sent bien que cette histoire ne fait que commencer, en tout cas : elle comprend seulement à ce moment-là qu’elle ne connaît pas son nom. Quand elle se regarde dans un miroir de sa chambre d’hôtel, on comprend aussi qu’elle ne connaît pas son propre reflet.

Tout ceci est extrêmement intriguant et l’actrice porte bien sur ses épaules la série. L’héroïne continue ensuite sa lecture de la lettre et c’est totalement cryptique. On apprend pêle-mêle qu’elle s’appelle Mifawny Thomas (ça c’est du nom !) et qu’elle avait conscience qu’elle allait être attaquée et survivre sans mémoire des différents événements. Soit. Mifawny s’est surtout laissé un choix : se servir d’une clé bleue, qui ouvre une boîte pour changer d’identité et reconstruire sa vie, ou se servir d’une clé rouge, qui ouvre une boîte de Pandore, clairement, avec toute la vie à découvrir. Sympa comme choix.

En parallèle, on découvre que la scène du crime initial est rapidement investie par la police, inévitablement. Alors que les scientifiques font leur travail sur la scène, une équipe, menée par une certaine Linda, débarque et explique à un certain Ian que les cadavres semblent avoir reçus des blessures internes… à distance. Et que maintenant, l’information a fuité.

Le lendemain, d’ailleurs, Linda appelle un collègue, Conrad, qui était très occupé mais bien peu vêtu pour qu’il se rendre à St Pancras où l’attend une américaine (depuis quand les américains débarquent en Europe en train ?), Monica Reed. C’est bien mystérieux tout ça, mais c’est très prenant, surtout quand on voit que Conrad couchait avec une femme qui semble marié, mais dont le mari était endormi à la table du petit déj. Intrigant.

Monica semble plutôt heureuse de retrouver Conrad, mais celui-ci l’est beaucoup moins et fait de la rétention d’informations, n’appréciant clairement pas trop son ingérence, tout comme Linda. Cela dit, il négocie avec elle et accepte de l’emmener sur les lieux du crime.

De son côté, Mifawny continue d’avoir peur de la police et se change en achetant de nouveaux vêtements. Je ne sais pas si ses lunettes de soleil la rendent beaucoup plus discrète ou bien plus voyante, mais elle décide ensuite de retourner sur le Millenial Bridge pour voir que les autres corps ont été découverts. Purée ! J’ai envie d’aller à Londres, ça y est.

Elle se rend rapidement dans une banque où se trouve les coffres dont elle a les clés… Alors qu’elle choisit la clé bleue, elle est finalement attaquée par la réceptionniste, qui semblait l’attendre. Assommée bien vite, Mifawny finit par s’en tirer au moment où un homme veut lui injecter une mystérieuse seringue car ses pouvoirs se déclenchent. Ses pouvoirs ? Elle est capable de tuer à distance apparemment : quand elle serre les poings, paf, les gens tombent comme des mouches.

Intriguée, elle utilise donc d’abord la clé rouge pour avoir des informations. Cela ne l’empêche pas de convoiter également le contenu du coffre de la clé bleue, mais c’est trop tard : la réceptionniste n’est pas morte et s’apprête à faire sonner l’alarme (et clairement, notre héroïne ne veut pas être une meurtrière). Mifawny s’enfuit donc sans demander son reste, avec une nouvelle enveloppe au passage. Sa fuite ? Dans un bus à double étage, bien sûr. Londres me manque, les amis !

L’enveloppe contient la clé d’un appartement, avec une adresse, et une tablette sur laquelle il est indiqué qu’elle devrait regarder le contenu. Ah, et accessoirement, Mifawny a aussi récupéré un flingue dans son coffre de banque. NORMAL. Tout aussi normale semble être la vue de dingue qu’elle possède sur Londres – je veux bien la même ! La découverte de l’appartement se fait sur une très chouette chanson et n’est pas sans me rappeler, à nouveau, le pilot d’Orphan Black. C’est un gage de qualité.

De nouveaux vêtements sur elle, Mifawny découvre des médicaments dans son armoire à pharmacie, puis se décide à regarder la vidéo qu’elle s’est laissée sur la tablette. Celle-ci se déverrouille avec son visage et contient une vidéo de Mifawny elle-même, lui indiquant un passage secret dans l’appartement. Rien que ça. À l’intérieur, l’héroïne découvre un mur avec les photos de l’équipe de Linda, mais aussi une autre vidéo d’elle qui lui indique qu’elle travaille pour une agence gouvernementale appelée Checquy. C’est noté.

C’est une agence secrète qui recrute des personnes avec des dons particuliers… exactement comme Mifawny donc. Rapidement, la version vidéo d’elle entre dans le vif du sujet (je me marre bien aussi du « d’habitude je suis organisée, mais là, c’est précipitée » ben meuf, j’aimerais faire aussi bien que ça dans la précipitation, moi !) et lui présente l’équipe avec laquelle travaille. Linda est la boss, Conrad le numéro 2 avec le pouvoir de gérer l’atmosphère ; Ingrid est une assistante de génie, et puis il y aussi Claudia et d’autres personnages, mais pas le temps.

Mifawny remarque quand même qu’il y a d’autres vidéos de Mifawny dans la corbeille, mais il s’agit apparemment de brouillons. Pendant ce temps, l’équipe découvre les cadavres de la banque et poursuit son enquête. Linda, elle, débarque chez Mifawny, qui fait le choix de lui faire confiance et de reconnaître qu’elle… ne la reconnaît pas. Elle lui explique qu’elle est amnésique de son identité, mais pas de tout un tas d’informations intelligentes. Et comme la lettre du début a dit que c’était une amnésie définitive, ça doit être flippant.

Linda dit être là pour la protéger et lui demander de se rendre au travail pour ne pas attirer les soupçons sur elle : elle sait très bien qu’elle est responsable des différents meurtres sur lesquels Monica enquête. C’est très bon comme intrigue, tout ça, les différents aspects sont bien liés entre eux. Il est difficile de savoir si on peut faire confiance à Linda, mais Mifawny choisit finalement que non : elle refuse de se rendre avec elle, de même qu’elle refuse de prendre le médicament qu’elle veut lui faire avaler… Linda assure n’avoir que pour intention son bien. Il faut la protéger car elle est désormais au cœur d’un incident diplomatique.

Ouep, à la morge, Monica identifie un de ses collègues parmi les hommes tués sur le pont… C’est un brin compliqué tout ça, parce qu’en parallèle, Mifawny regarde des vidéos d’elle-même, en larmes, qui lui dit qu’elle DOIT absolument trouver qui lui a fait subir cette amnésie. Ce n’est pas gagné, mais elle se décide donc à accepter de continuer son job comme si de rien n’était et d’infiltrer le Checquy.

Ce n’est pas si simple : les bureaux sont pris d’assaut par une manifestation étrange, dont on n’a pas le temps de bien voir le sujet – il y a en tout cas des photos de gens disparus apparemment. Mifawny parvient à entrer dans le bâtiment en tout cas. S’il est clair qu’elle est paumée dans un bâtiment super-sécurisé, elle parvient toutefois à accéder à son étage où elle tombe sur ses collègues, qui lui parlent. C’est fini pour le « ne parle à personne » conseillé par Linda.

Elle n’a pas conscience à quel point c’est compliqué apparemment : Mifawny est prise d’assaut par deux autres bleus comme elle, notamment un qui lui explique que ce qu’il s’est passé entre eux n’arrivera plus jamais (oh, ça c’est de la relation entre collègues). Elle rencontre aussi Monica, et la… sœur (?) de son collègue, qui parle tout le temps en même temps que lui pour dire la même chose. C’est une belle synchronicité entre les acteurs.

Après tout ça, Mifawny tombe sur Ingrid qui lui fournit un nouveau téléphone, parce qu’elle a encore perdu le sien, et découvre enfin son bureau… où elle ne sait pas quoi faire. On lui demande de se comporter normalement donc elle prend le temps de remercier Ingrid pour son boulot – ce qui n’est pas normal – et fouille son bureau. Elle y trouve une nouvelle lettre qui lui indique de ne surtout, surtout, faire confiance au boulot car c’est l’un de ses collègues qui lui a fait subir ce qu’elle a subi. Reste à déterminer lequel, alors qu’au milieu de tout ça, on découvre que l’équipe fait un compte-rendu à une Secrétaire qui s’avère être la maîtresse de Conrad. Chacun ses petits secrets, chacun est suspect, voilà qui est parfait.

Saison 1

Fear the Walking Dead – S05E05

Épisode 5 – The End of Everything – 18/20
Je dois avouer que je suis surpris de cet épisode : j’ai accroché à son intrigue quand elle aurait dû me blaser. En découvrant une nouvelle facette d’un personnage que je n’apprécie toujours que moyennement, la série fait en sorte que l’on s’attache davantage au sort des survivants de cette apocalypse. Bref, elle fait bien son boulot, tout en tournant toujours autant autour du pot de son intrigue de base. Il y a quelques miettes à grignoter quand même de ce point de vue-là…

> Saison 5


Spoilers

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You fall, I fall, that’s all the trust I need.

Oui, j’ai déjà vu l’épisode, parce qu’il promettait d’apporter quelques réponses sur l’hélicoptère et parce qu’une fois n’est pas coutume, je profiterai ensuite de la météo pour ne pas rester chez moi. La météo, d’ailleurs, est assez problématique parce que tant de soleil, ce n’est pas pratique pour ce début d’épisode qui commençait sous la pluie, de nuit.

En effet, on reprend là où la série avait abandonné Al il y a déjà un mois : bien qu’assommée, elle se réveille à temps pour échapper à la vigilance du soldat, occupé à tuer quelqu’un. Et personne n’a vraiment envie d’être à la place d’Al, dans le noir et sous la flotte, les mains liées, poursuivie par un soldat… et ensuite coincée par des zombies. Ne vous inquiétez pas : elle prend tout de même le temps de sauver sa caméra, hein.

Et au moment où elle était prête à la sacrifier, elle est sauvée de justesse par le soldat, qui s’avère être une femme qui en a après sa caméra ou, plus précisément, après le film qu’elle vient de faire. Pas de bol, Al a eu le temps de cacher la cassette avant d’être rattrapée.

Elle est alors fait prisonnière et coincée dans une voiture, les mains à nouveau liées. Pour s’en tirer, elle se débrouille, plutôt très bien, avec ses pieds. Ouep : elle ouvre la porte de la voiture, attire un zombie pris dans du barbelé et se libère avec celui-ci. Et puis, elle tue le zombie.

PLutôt que de s’enfuir comme quelqu’un de raisonnable, Al décide alors de poursuivre son enquête pour savoir ce que cache la femme qui l’a prise prisonnière. C’est ainsi qu’elle découvre l’hélicoptère, mais celui-ci n’a plus le moindre carburant. Nous voilà donc pas beaucoup plus avancé, même si on sait qu’elle finira par en trouver, puisqu’on l’a vu s’envoler.

Al prend ensuite le temps de parler à la radio, signalant ainsi sa présence non pas à ses amis, mais au poste de contrôle qui s’inquiète aussitôt de ce qu’il se passe. Et apparemment, elle signale aussi sa position à la femme qui n’a aucun mal à la faire prisonnière de nouveau. Comme elle prend aussi le temps de parler au contrôle, on voit que les codes de ce groupe sont toujours aussi impénétrables. Il y a beaucoup de choses à découvrir, mais cet épisode ne fera qu’en effleurer la surface, évidemment.

On a en tout cas quelques informations dans la scène : il y a moyen de trouver du carburant à proximité, le partenaire est mort et le contrôle décide d’envoyer du monde sur place.

Cela n’arrange pas la femme, qui se trouve en position de faiblesse devant Al. C’est ainsi qu’elles commencent à sympathiser : la femme veut absolument la cassette qu’Al refuse de lui donner sans obtenir des réponses à ses questions. Ce n’est pas gagné, mais une amitié improbable est ainsi créée entre elles. Enfin, amitié, j’y vais un peu fort ; mais une relation quoi. Elles n’ont pas l’air tout à fait ennemi et gagnent rapidement confiance l’une envers l’autre.

Il faut dire que la femme veut garder Al en vie, coûte que coûte, alors ça aide. Elle lui offre ainsi sa veste pour la protéger des morsures de zombies quand Al refuse de rester dans la voiture, ce qui est une bonne idée : la voiture finit sous un éboulement d’une falaise. C’est con.

Bien sûr, Al fait tout ce qu’elle peut pour récupérer sa caméra et elle y arrive, mais risquant au passage la mort. On notera que la veste de sa nouvelle compagne de voyage est quand même bien pratique et que tant qu’à faire, tout le monde pourrait effectivement prendre des précautions du genre et porter plein de vêtements, surtout depuis le temps qu’ils sont dans cette apocalypse. La femme décide en tout cas de comprendre pourquoi la caméra est si importante pour Al et découvre une cassette de plus.

C’est plutôt très intéressant, parce que cela permet de découvrir un peu le passé d’Al et de revenir à l’origine de l’apocalypse. Oh, nous n’aurons pas grand-chose à se mettre sous la dent, mais tout de même : on apprend qu’Al avait un frère, Jesse, et qu’elle l’a laissée mourir seul, privilégiant l’histoire à filmer que sa famille. Top. On note surtout que l’armée et la garde nationale ont pris une partie de la population en sandwich à l’époque.

Voilà donc que les deux femmes se mettent à vraiment échanger et qu’Al lui balance qu’elle sait qu’elle a tué son partenaire, qui s’appelait Beckett. La femme, elle, ne donne pas son nom, mais Al décide de l’appeler Happy. Bien. Maintenant qu’elles n’ont plus de voiture, elles doivent aller chercher à pied le carburant en haut d’une falaise. Pas simple tout ça.

Par chance, elles trouvent de quoi escalader dans le coffre d’une voiture, avec aussi une carte du Texas qui m’a fait espérer qu’on en verrait plus, mais non. Elles escaladent rapidement la falaise, mais ça permet une scène vraiment intéressante à mon goût. Ce n’était pas si rapide, il n’y avait pas vraiment d’enjeux car on savait qu’elles allaient survivre, malgré un zombie, mais les plans étaient juste beaux à voir.

Au sommet de la falaise, Al parvient à prendre le dessus sur Isabelle, comprenant qu’elle a l’intention de la tuer une fois qu’elle aura récupéré la cassette, de toute manière. L’échange entre elles est de nouveau plutôt intéressant : Happy raconte qu’elle a dû tuer Beckett parce qu’il voulait fuir son job, effrayé par les radiations qui risqueraient de le faire devenir un monstre comme les zombies qu’ils croisent. Apparemment, le but d’Happy et Beckett était simplement de purifier l’eau.

Toujours pas amies, les deux femmes ont donc confiance l’une envers l’autre. La scène de la falaise aide bien : elles ont dû se faire confiance pour se sauver la vie l’une de l’autre. Elles récupèrent en tout cas du carburant et cette fois, Al prend la décision d’abandonner Happy et de retrouver ses amis. Toutefois, ce n’est pas si rapide que ça : Happy lui fait promettre de ne pas rester auprès de l’hélicoptère quand l’autre équipe arrivera, parce que ce serait catastrophique pour elle et ses amis, même si elle a besoin de voler pour s’en sortir.

Et d’un coup d’un seul, Happy se sent prête à parler et faire encore plus confiance à Al, sous-entendant de manière très claire que de toute manière, elle lui plaît. Elles prennent donc le temps d’un feu de camp pour qu’Happy raconte une partie de son histoire et drague Al, lui disant qu’elle aurait adoré la rencontrer avant l’Apocalypse ; ou bien après, quand son job lui aura permis de recréer un monde plus sûr. Ouep, les gens derrière ces groupes à l’hélicoptère sont donc prêts à rendre le monde meilleur par tous les moyens et tentent de rétablir ce qu’il était avant. Et c’est ça le job d’Happy : faire en sorte qu’ils réussissent.

De la même manière qu’Al choisit toujours les histoires par-dessus le reste, Happy choisit son job par-dessus le reste. Et malgré tout, Al décide de passer la nuit à dormir auprès d’Happy, plutôt que de se cacher. Le lendemain, elle prend même le temps de ramener Happy auprès de la cassette, qu’elle avait eu la bonne idée de cacher dans un zombie encore en vie, pour s’assurer que quelqu’un la découvre. Une fois en sa possession, Happy décide logiquement de venir à bout d’Al, comme prévu. Oh, Al espérait tout de même survivre, mais elle sait au moins qu’elle est morte en choisissant quelque chose d’autre que l’histoire, pour une fois.

Quelque chose d’autre ? Les sentiments qui viennent de se développer entre elles sont évidents, et c’est bien pour ça qu’Happy choisit finalement de ne pas tuer Al, qui lui a avant ça confié la cassette de l’histoire de la mort de son frère, pour s’assurer que l’histoire survive. C’est mignon. Happy révèle alors son nom, Isabelle, sa provenance, l’Indiana, et ce qu’elle a vu : la plus belle chose du monde. Ch’est meugnon, bis. Elle répond donc aux questions de base d’Al, sans la caméra, et en l’embrassant ; en lui faisant promettre aussi de ne jamais rien révéler et de ne pas chasser cette histoire, pour sa sécurité et pour la sécurité de sa mission à elle. Si quelqu’un venait à découvrir plus précisément les opérations du groupe – ce que l’on veut tous savoir depuis un moment maintenant ! – alors tout ce vers quoi ils bossent pourrait s’effondrer. MOUAIS.

Après tout ça, Isabelle repart donc en hélicoptère et Al récupère une radio pour recontacter Alicia et Morgan. Ces deux derniers sont très heureux de la retrouver et lui présentent les enfants/adolescents qu’ils ont récupéré la semaine dernière. Plus de nouveaux gens, comme dirait Al. Avant de reprendre le chemin, Al choisit de révéler son double nom de famille polonais, parce qu’elle veut à présent dépasser son simple rôle de journaliste. Elle a lié une vraie relation d’amitié avec eux, et le personnage a grandit grâce à sa relation éphémère avec Isabelle…

Si je n’ai pas eu mes réponses attendues, je m’attendais à une telle fin. C’était tout de même un épisode plutôt intéressant dans sa construction et je n’aurais pas cru, l’an dernier, qu’un épisode centré sur Al réussirait à me captiver. On avait là un bon chapitre de l’histoire et même si ça ne mène qu’à peu de choses de plus, j’ai vraiment accroché à cet épisode !

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