Station 19 – S05E06


Épisode 6 – Little Girl Blue – 15/20
Je ne suis pas vraiment satisfait de la manière dont certaines choses sont gérées, mais c’est peut-être aussi parce que j’enchaîne les épisodes aujourd’hui et que je n’ai pas le recul nécessaire pour digérer ce qu’il s’est passé juste avant. C’est un bon épisode de la série, j’accroche toujours autant aux personnages, mais certaines décisions des scénaristes semblent aller à l’encontre du bon sens pour nous amener où ils le souhaitent. Bizarre.

Spoilers

Thanksgiving est un peu un désastre juste après la mort de Dean.


Where’s daddy ?

Oh, ce début d’épisode ! C’est atroce de voir Victoria dans sa chambre d’hôpital comme ça. Elle est clairement en pleine déprime à cause de son deuil, et malgré la présence de toute sa famille de collègues auprès d’elle. On ne voit pas ses parents, il me semble, c’est abusé. Maya et Carina semblent mettre du temps à passer, c’est bizarre aussi. Et le plus abusé ?

PAS UN PUTAIN DE MOT SUR LA MORT DE DEAN ????

OK, on voit les pompiers en uniforme, on comprend que son enterrement a eu lieu… mais… mais… Et les gens qui ne regardent pas Grey’s ? Ils apprennent sa mort au détour d’une conversation entre Andy et Ben, qui débarque avec Pru à la caserne. C’est l’occasion d’une scène bien triste où la petite voit une photo de son père et où Andy doit lui expliquer que bon, il est mort, sans utiliser ce mot-là. C’était efficace. On apprend aussi dans la scène que les parents de Dean souhaitent récupérer la petite. Et attendez, on n’est pas à l’abri d’un retour de JJ à un moment, aussi.

Autrement, dans cette caserne, Jack est déprimé lui aussi. J’avais oublié son existence dans Grey’s, encore. C’est Vic qui s’occupe de lui dire qu’il faut qu’il arrête de se morfondre et qu’il se bouge, et je trouve ça dingue que ce soit encore à elle de s’occuper de Jack. On aurait pu perdre Jack, ça aurait été moins douloureux, sérieusement.

Bon, Vic est en galère quand même. Elle sort enfin de chez elle pour se rendre à la fête de Thanksgiving de la caserne 19, où tout le monde s’inquiète pour elle et pour son cœur. Ce n’est pas évident pour elle, parce qu’elle a une montre qui indique son rythme cardiaque, et elle a plein de collègues pour l’énerver. Elle a aussi Pru pour lui rappeler que Dean est mort, quoi, parce que la gamine passe son épisode à réclamer son père, forcément.

La bonne nouvelle pour compenser cet arc catastrophique qui nous force à dire adieu à Dean ? C’est un épisode de Thanksgiving, une semaine en avance, donc il y a une dinde et j’ai enfin un point de Bingo Séries. Je vais finir par avoir tous les points improbables et difficiles. J’ai même vu plusieurs dindes dans l’épisode, eh !

Ben oui, Andy prépare la sienne pour sa caserne. Son capitaine a survécu à l’épisode précédent, mais il est en arrêt, alors c’est elle qui le remplace temporairement, et tant pis si ça ne plaît pas à Duval. J’aime bien le fait qu’on nous développe toute une autre caserne l’air de rien. C’est souvent artificiel de les voir gérer les mêmes cas que la 19, mais ça fait de nouveaux personnages et dynamiques. Et puis, j’adore la relation entre Theo et Andy.

Theo l’aime peut-être un peu moins dans cet épisode, par contre. Andy est en effet insupportable quand elle l’entend dire que Vic s’inquiète de voir JJ débarquer. Je ne suis donc pas le seul ! Andy se projette aussitôt en Pru et ça l’énerve, et elle passe ses nerfs sur Theo… jusqu’à ce qu’elle rende compte qu’elle est à nouveau dans un cas typique de « hystérique/historique ». C’est un concept qui résume vraiment bien Andy, espérons que ça puisse la faire grandir. Et en attendant, ça fait grandir aussi Theo qui peut enfin évacuer son malaise de savoir que Dean était amoureux de Vic.

Comme c’est Thanksgiving, on a aussi droit à une avancée sur l’intrigue concernant la famille de Travis. Je n’en peux plus d’en bouffer à chaque épisode, alors j’étais plutôt content que ça explose enfin : Paul, le père de Travis, finit par s’énerver contre son fils et révéler qu’il est gay et amoureux d’un homme. Au beau milieu de la caserne. Devant sa femme, et devant Vic qui, comme toujours, a les meilleures réactions. Voilà donc Vic qui explose de rire.

Pas de bol pour Travis, il doit à présent gérer sa mère, et elle lui en veut d’avoir poussé son père à tout balancer. Oui, elle savait bien qu’il y avait des soucis dans leur couple, mais elle ne voulait pas savoir quoi exactement. Certes. Shoot the messenger. C’est un classique. C’est finalement une occasion pour Vic d’évacuer un peu ses propres tensions : en feignant de comprendre la mère de Travis, elle peut ainsi faire entendre à Jack qu’elle n’est pas ravie du fait que tout le monde savait pour Jack et elle.

Même Diane, d’ailleurs. C’est plutôt intéressant de la voir passer dans l’épisode juste pour partager une scène avec Vic. Bien sûr, ça fonctionne à fond de les voir échanger sur Dean, et j’aime particulièrement que les scénaristes se souviennent aussi de Ripley. Bien sûr que Vic a le droit de gérer ses deuils très différemment, bien sûr que la mort de Ripley est plus importante que celle de Dean dans sa vie. La douleur est là quand même. Diane est vraiment un chouette personnage.

C’est dommage qu’elle reparte si vite, parce qu’elle aurait pu faire du bon boulot avec Travis aussi. Lui est dépité de savoir que son père a été un connard à son mariage en ne venant pas alors qu’il est gay, dépité de voir qu’Emmett comprend son père et dépité d’avoir à faire face aux excuses de son père. Les excuses ont lieu devant Miranda, présente pour Thanksgiving, et c’était sympa de les voir ensemble.

Miranda et Ben étant là tous les deux, on a aussi une scène vraiment sympa de babysitting pour Maya. Inutile de préciser que Maya est une catastrophe quand il s’agit de s’occuper de Pru, mais eh, Carina est génialissime en babysitting. Y a-t-il un truc dans lequel elle n’est pas géniale ? La scène était top, même si c’est un peu frustrant de n’avoir qu’une vraie scène entre elles. Quand on les retrouve, Carina essaie de consoler Jack qui n’est vraiment pas doué en cuisine.

Il passe son épisode à tenter de se changer les idées de la mort de Dean, et ça donne des scènes où il foire ses plats… Au point de laisser la dinde cramer dans le four. Cela nous lance une alerte incendie au beau milieu de la caserne, et c’est marrant de voir des pompiers être si dépassés par la situation et se prendre l’eau de l’alarme anti-incendie dans la gueule, pour rien.

Cela mène à une vraie bonne scène où tout le monde peut passer à l’étape suivante dans son deuil, et particulièrement Jack. Il passe ainsi d’un fou rire de voir Beckett glisser et pourrir encore un peu plus le repas déjà gâché en le foutant au sol à une crise de larmes, parce que bon, Dean est mort. Quand même. Pour Thanksgiving, le repas n’est pas gâché, avec Andy et Theo qui débarquent finalement juste à temps avec plein de bouffe.

De son côté, Ben a eu le temps de faire son deuil de Dean apparemment. Pourtant, les deux personnages étaient sacrément proches. Dans cet épisode, il a tout à fait autre chose à gérer avec Ingrid, la folle qui est amoureuse de lui, qui fait appel aux pompiers une fois de plus car elle pense sentir de la fumée. Comprenant bien qu’elle a besoin d’aide et de ne pas rester seule, Ben fait tout ce qu’il peut pour lui venir en aide, et il l’invite au repas de Thanksgiving.

Si ça semble faire marrer Bailey plus qu’autre chose, ça n’empêche pas qu’Ingrid a vraiment besoin d’aide. Quand elle comprend que Ben est marié, elle se sent mal, au point d’envisager de se suicider. Ben nous prouve que le protocole Crisis One a de beaux jours devant lui, puisqu’il parvient à la récupérer et l’empêcher de sauter du toit de la caserne, quand même. Elle est ensuite emmenée à l’hôpital et hop, on peut passer à autre chose.

Il ne reste plus que le repas de Thanksgiving, avec le père de Travis qui reste, d’ailleurs. Si la journée a été un désastre complet, Maya se rend compte que finalement, elle veut un enfant, parce que quand elle avait un enfant dans les bras, tout allait bien. C’est mignon. Moins mignon est le désastre suivant : le père de Dean passe à la caserne pour récupérer Pru, et il refuse de l’appeler ainsi, n’en déplaise à Andy. Les scènes sont particulièrement dures, avec Bailey qui voit ce qu’elle craignait se concrétiser bien vite et Vic qui parvient enfin à prendre Pru dans ses bras juste pour finalement la voir partir.

Cette enfant qui fait un signe de la main en guise d’au revoir à tout le monde en partant ? J’avoue, déchirant. Ils sont forts.

 

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