Station 19 – S05E07


Épisode 7 – A House is not a Home – 14/20
J’ai eu du mal à reprendre la série après sa pause qui me paraît plus longue qu’elle ne l’a vraiment été… Je ne sais pas pourquoi, me remettre dans chaque intrigue m’a pris plus de temps, mais j’ai l’impression aussi que c’était volontaire de la part des scénaristes. Dans l’ensemble, l’épisode a un rythme quelque peu différent et traite beaucoup d’intrigues en parallèles. Ce n’est pas pour le meilleur, malheureusement.

Spoilers

La mort de Dean continue d’affecter les pompiers de la série, mais la vie continue quand même.


How dare you ?

Ben oui, pourquoi attendre plus longtemps ? Pour m’éviter de tomber dans une panne de série, j’ai préféré voir cet épisode hier soir – ou cette nuit, au choix – plutôt que de rédiger mes critiques d’épisodes de séries procédurales. Pardon pour les lecteurs de celles-ci… J’étais quand même impatient de retrouver ces personnages.

L’épisode propose un début très étrange, avec directement un incendie qui voit intervenir tous nos pompiers, mais pas Jack, mais pas Theo, mais pas Vic. Bon, Vic, c’est bien logique après ces déboires, mais la manière de filmer tout ça en étant avec une caméra décalée et un montage musical sympathique était perturbant.

J’imagine que le but est juste de nous rappeler la mort de Dean de manière originale ? Cela fonctionnait à vrai dire, et c’est toujours bien de voir le reste de la caserne reprendre son boulot comme ils peuvent. Ils en arrivent même à avoir des conversations sur les courbatures comme avant, malgré ce chef chelou. Après, vraiment, la vie continue, surtout quand Carina organise une sorpresa pour Maya.

Pétales de rose, chaleur, vin rouge et rideau rouge : Carina donne tout ce qu’elle a pour que Maya passe une bonne soirée avec elle. C’était parfaitement inattendu comme scène, je dois dire, surtout que le but de toute cette romance est juste… de choisir un donneur de sperme. Ah ben super.

Si ça commence en sexe à gogo et que ça reste très dénudé tout l’épisode, il y a tout de même des conversations très importantes qui ont lieu l’air de rien au cours des quelques scènes qu’elles partagent : il y est question d’éducation, mais aussi et surtout de conception, avec un bébé qui serait entièrement du donneur et de Carina, pas du tout de Maya. Drôle de choix quand elles avaient moyen de partager, mais… OK ? C’est plus simple, et c’est ce que Carina voulait, clairement.

À la caserne 23, Duval est toujours aussi chiante à se laisser martyriser par le reste de la caserne. Andy et Théo font ce qu’ils peuvent pour elle, mais elle est persuadée qu’elle tient là la meilleure façon de s’intégrer. Alors oui, mais non. Andy a du mal à se faire accepter comme capitaine en plus et, pour ne rien arranger à cette intrigue qui n’arrivait pas à me passionner, on lui colle Robert dans les pattes grâce à un de ses lieutenants. Bordel, il faut que les scénaristes lâchent l’affaire à un moment, cette relation est tellement insupportable depuis deux saisons.

Et le pire, c’est clairement Sullivan. Alors que j’ai cru que j’allais pouvoir l’aimer quand il se retrouve à parler à Théo de Vic, c’est finalement tout l’inverse : comme toujours, il trouve un moyen de ramener la conversation à sa petite personne et sa petite personne a beau faire deux mètres, elle est vraiment minuscule quand il s’agit d’avoir un égo de taille raisonnable.

Heureusement, ils sont interrompus par un incendie qu’ils gèrent avec difficulté. En effet, Andy donne de bons ordres, mais comme toujours, il y a Maddox, son collègue trop débile qui fait le contraire de ce qu’elle ordonne – et qui entraine la bleue, en plus. Enfin, Duval est rapidement lâchée par Maddox, ça va de soi. Là encore, c’est Théo qui est le meilleur personnage de cette intrigue : il fait comprendre à Andy que c’est à elle de prendre les choses en main et de se faire respecter.

Et il le fait en s’entendant avec Robert ? Oh bordel, ça, c’était relou à voir. Je n’ai pas envie que le personnage de Théo soit coincé dans des scènes avec Robert, parce que malheureusement, celui qui a une influence sur l’autre pour l’instant, c’est Robert sur Theo. Il est plutôt cool de voir Andy s’imposer en fin d’épisode et réussir à remettre davantage d’ordre dans la caserne 23… Par contre, vraiment, je n’ai pas compris le délire de terminer l’épisode sur elle parce qu’elle avait l’intrigue la moins prenante de l’épisode : elle avoue à Robert qu’elle l’a trompé (en quelque sorte) en couchant avec son nouveau chef à lui. Je n’en ai rien à carrer…

En parlant de carrés et de carreaux (c’est vraiment ma transition, ça ?), très clairement, Vic tourne en rond (en plus, je passe des carrés aux ronds pour en revenir aux carreaux après ?) dans la maison avec ses problèmes cardiaques. J’ai de la peine pour elle, mais c’est encore pire que Travis s’inquiète pour elle en faisant semblant de s’inquiéter surtout pour Jack. Les deux sont clairement en dépression, et ça ne va pas s’arranger pour Jack quand il découvre que, finalement, la maison de Dean ne va pas rester inoccupée jusqu’à la majorité de Pru comme il l’espérait en s’y installant.

Eh oui, les grands-parents sont toujours à l’affût pour faire chier nos personnages : ils conseillent à Jack de déguerpir bien vite, car ils revendent la maison. Pru ? Ils se la partageront avec les autres grands-parents : la gamine restera vivre chez eux mais passera l’été avec ses autres grands-parents sur un yacht en Italie. Autant dire que Miranda et Ben ne sont pas ravis par la configuration qui se met en place.

Sérieusement, tout ça est étonnant : Dean a mis en place toutes les protections juridiques pour s’assurer que Miranda et Ben puissent l’adopter et l’éduquer à sa mort. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça marche, et les grands-parents ont de bons arguments pour un procès. C’est tellement terrifiant pour Miranda qu’elle préfère encore abandonner tout de suite le combat pour éviter de faire plus de mal que nécessaire à Pru.

En fait, Miranda accepte vachement bien tous les coups bas des grands-parents : elle réagit de manière froide face à tout ça. Si Ben est incapable d’être rationnel, elle fait bien l’équilibre en lui rappelant les faits, à savoir que déchirer une famille pour garder une enfant qui n’est pas à eux, c’est quand même un problème. Cela ne l’empêche pas de changer d’avis quand Ben lui fait un discours passionné. J’ai bien cru qu’il allait nous détruire une assiette, mais même pas.

Ben et Miranda se rendent donc voir les parents de Dean, en train de vider la maison de leur fils, pour tenter de parler entre adultes raisonnables. Le problème, c’est que ce n’est pas évident d’être raisonnable dans ces conditions : je veux dire, Dean est mort, la petite-fille est sur le point d’être arrachée à ses grands-parents, évidemment que c’est l’enfer. Et puis, les parents, surtout la mère, n’approuvaient pas du tout les choix de Dean – que ce soit en matière de carrière ou de vie personnelle.

Malgré tout, la mère de Dean me fait sacrément de la peine, franchement, surtout qu’elle n’a pas entièrement tort quand elle a peur que sa petite-fille perde un autre père.

La scène est difficile à encaisser, surtout qu’elle remet en question les choix de vie de Ben et Miranda et, sincèrement, qui est-elle pour faire ça ? Tout le monde parle aussi calmement que possible étant donné la circonstance, mais le désaccord est trop important pour être réglé à l’amiable là. On peut heureusement compter sur Pru pour les aider à choisir en fin d’épisode : elle n’arrive pas à dormir et demande à ses grands-parents de parler à Miranda. La scène est très mignonne au moins.

Quand on en revient à Jack, c’est pour mieux le voir débarquer chez Vic et Travis finalement. Et il débarque à temps pour venir en aide à Vic qui est en train de réparer un petit problème dans la salle de bain. Malheureusement, elle comprend aussi qu’elle a besoin d’évacuer la colère de son deuil – avec une manière de le faire qui est très sérialisée et très hollywoodienne. Il faut comprendre par cette tournure de phrase qu’elle décide donc de détruire la salle de bain suite à un micro-accident et, le tout, sans faire attention à son bracelet indiquant un rythme cardiaque trop élevé.

Et Jack la regarde faire, sérieusement. Bref, ils détruisent toute la salle de bain, sérieusement, commençant par juste quelques carreaux, buvant énormément d’alcool et faisant enfin face au deuil de Dean. BORDEL. Il était temps de voir Jack péter un câble, je crois. Je veux dire, Vic, on a eu l’épisode précédent pour la voir faire face à la perte de Miller, mais Jack n’avait encore rien fait.

La décision irrationnelle de l’épisode n’est pas de laisser Vic détruire les carreaux de la salle de bain ou de boire avec elle, c’est de rattraper le maillet quand tout est terminé pour détruire le mur encore un peu plus par lui-même. Je ne préfère pas savoir combien tout ça coûtera, mais ça semble fun à faire. Bon, par contre, le deuil est vraiment difficile à vivre pour Miller qui pète un câble et a droit à un câlin de Vic.

Avec cette série, avec ces personnages qui viennent de dire que le sexe est le premier instinct pour oublier certaines douleurs, il est prévisible de voir ces personnages s’embrasser. Ils ne dérapent heureusement pas beaucoup plus que ça, mais une grosse partie du mal est fait. La petite partie qui reste, c’est quand Jack rentre chez Dean et se rend compte que toutes les affaires de Dean sont emballées. Si vite que ça, vraiment ? La scène était super triste et touchante…

De son côté, Travis n’a pas que Jack et Vic-la-destructrice-de-salle-de-bain à s’occuper : il a aussi sa mère. J’aime beaucoup l’actrice choisie, elle me fait bien rire. Pour cet épisode, elle a décidé de quitter la maison, tout simplement… et ça se fait avec des conversations importantes pour Travis qui peut reprocher à sa mère d’avoir suivi son père dans des moments où elle n’aurait pas dû, notamment lorsqu’elle a fait le choix de ne pas venir à son mariage. Le pauvre, clairement. La fin d’épisode est touchante pour cette intrigue aussi, avec la mère de Travis qui quitte sa maison (putain, elle aussi, tous les cartons en une journée à deux en prenant le temps de faire à bouffer à son fils ????) après un dernier câlin à son mari. Triste comme tout. Il faut en passer par des moments douloureux pour avancer.

 

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