She-Hulk: Attorney at Law – S01E05

Épisode 5 – Mean, Green, and Straight Poured into These Jeans – 13/20
Je suis hyper déçu par cet épisode ? D’accord l’humour est toujours présent et quelques scènes étaient sympathiques, d’accord on a ENFIN le développement de personnages secondaires avec un peu plus de temps d’écran, mais j’ai eu l’impression d’attendre que l’épisode commence pendant tout l’épisode… au point que j’ai eu du mal à croire qu’il soit déjà terminé tellement je n’avais pas eu l’impression qu’il s’était passé quoique ce soit encore par rapport au précédent.

Spoilers

Titania a déposé le nom She-Hulk avant Jennifer.

I am so happy we’re friends now!

Qu’est-ce que c’est que ça pour un titre d’épisode, franchement ? Allez, qu’importe, c’est She-Hulk et il est plus que temps pour moi de regarder cet épisode ! Je n’ai pas eu le temps avant, mais c’est le problème de se coordonner pour regarder les épisodes.

La première scène nous montre pourquoi Titania a déposé le nom « She-Hulk » : elle a décidé d’en faire une ligne de cosmétique, et ça ne plaît pas du tout à Jenifer. Forcément. Tatiana Maslany m’a fait mourir de rire, la pub pour les produits de Titania était sympathique. Au début, en tout cas. Pour Jennifer, c’est loin de l’être : c’est juste énervant d’avoir son nom exposé un peu partout et associé à des produits de beauté. Même quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux avoir son cousin Ched qui débarque et souhaite l’utiliser pour signer des produits de Titania.

Il lui reproche de ne pas avoir eu l’idée de déposer le nom avant, par elle-même. Cela m’a bien fait rire également. Cela veut dire deux choses : je suis bon public, c’est sûr, et le ton pour l’épisode est lancé. M’enfin, ça manquait un peu d’enjeu : tout ce que Jennifer cherche à faire durant cette demi-heure, c’est récupérer son nom. On se doute bien qu’elle y arrivera.

Elle commence par une approche douce : elle se rend à un show de Titania qui vend tout plein de produits. On apprend au passage que Nikki a la meilleure façon de rentrer dans les clubs privés : il suffit d’entrer avec confiance. Si ça pouvait être si simple à tous les coups. Se transformer en She-Hulk devrait suffire, honnêtement.

M’enfin, justement : dedans, ce n’est pas She-Hulk qui fait des dédicaces, c’est Titania. Et elle n’en a rien à faire de Jennifer Walters. Titania me fait mourir de rire, mais la scène ne mène à rien finalement, si ce n’est à énerver encore plus notre héroïne qui se fait dégager par Titania – mais pas avant d’avoir pris une photo pour une de ses fans. Le comble, quoi. Le lendemain, Jen continue ainsi de se plaindre, énervée, auprès de Nikki. Si elle déteste le nom « She-Hulk », ça ne l’empêche pas d’être embêtée par le comportement de Titania, au point d’en éclater son agrafeuse, parce que c’est devenu une part de son identité.

Nikki fait ce qu’elle peut pour lui venir en aide, avant de sortir de son bureau. Je sais bien qu’elle bosse pour son amie qui a la peau verte, mais je trouve que Nikki a un drôle de maquillage, tout de même. La mode américaine est bizarre parfois, et ce n’est pas Pug, son collègue, qui me fera changer d’avis. En effet, Pug lui demande de faire la queue pour acheter des baskets avec lui et là, je dois dire que sérieusement, on s’éloignait trop de toute intrigue intéressante pour que ça me plaise toujours autant. Je trouve ça un peu abusé, mais bon, ça permet à Nikki d’avoir une intrigue et plus de temps d’écran, et c’est exactement ce que je voulais.

Elle me fait rire à négocier avec Pug pour faire un deal de drogue digne des plus grands mafieux quand tout ce qu’elle veut en échange de son temps pour lui acheter une paire d’Iron Man 3, c’est trouver de nouveaux vêtements qui iront à Jennifer. C’est clair que son tailleur commence vraiment à nous sortir tous par les yeux ; il est laid comme tout… mais c’est bien naturel de ne pas savoir comment s’habiller quand on devient oversize du jour au lendemain, j’imagine.

Par chance pour lui, Pug connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un capable de faire de bons costumes pour super-héros. Bon, il faut avant tout passer par un magasin de Bubble tea où Nikki utilise le chinois pour convaincre qu’ils ne sont pas flics, et c’est apparemment une bonne idée de le préciser. En effet, le vendeur les accueille dans une arrière-boutique où il leur vend des produits dérivés.

Nikki et Pug se retrouvent alors affublés de fringues Avengers – enfin pardon, Avongers – et c’est aussi ridicule que fun. Après un peu de négociations, ils arrivent toutefois auprès d’un tailleur de super-héros. Nikki dit venir de la part de Titania, mais comme elle rigole, ça ne marche pas… et elle est forcée de prétendre que Jennifer est une Avenger pour avoir un entretien avec le tailleur et un rendez-vous pour ramener Jennifer afin de la relooker.

En parallèle de tout ça, Jennifer est toujours au travail, où son patron n’apprécie pas du tout de voir la marque She-Hulk : les produits cosmétiques de Titania ne sont pas géniaux pour l’image de la boîte. Il lui impose donc de régler l’affaire au plus vite, mais il ne lui fait pas pour autant confiance, craignant qu’elle n’y arrive pas par elle-même. Jennifer est obligée de contacter une avocate – et celle-ci s’amuse bien de voir She-Hulk être ridiculisée par Titania de manière si grotesque. En plus, le problème des fringues revient sur le devant de la scène, alors Jennifer vit assez mal la situation.

On arrive assez vite au tribunal où la confrontation Titania/Jennifer va pouvoir avoir lieu de nouveau, mais cette fois-ci, avec des arguments légaux. L’avocate de Jennifer avance de bons arguments, mais Titania prend la parole aussi vite que possible, avant même son avocat, parce qu’on a traité ses produits de camelote. C’était plutôt marrant parce que l’actrice s’éclate dans ce rôle, mais je trouve que ça manque là aussi de quelque chose. Peut-être que c’est moi qui suis fatigué ?

Concrètement, le débat a lieu malgré tout sur l’utilisation du nom She-Hulk, parce qu’il existe une vidéo de She-Hulk détestant le nom ; et une où elle se dit She-Hulk parce que le surnom est resté. Il faut encore prouver que ce n’est pas arrivé qu’une fois au journal télévisé, et il y aura donc une autre audience prévue.

Après tout ça, Jennifer est emmenée par Nikki auprès de son tailleur pour super-héros. C’est plutôt amusant à voir et ça fait une bonne intrigue finalement, mais ça le ferait surtout s’il y avait 22 épisodes prévus. Le tailleur est amusant comme tout, il n’a clairement pas de temps à consacrer à She-Hulk, mais le défi finit par lui plaire quand il aperçoit le changement de taille de Jennifer.

Au retour de ce rendez-vous où elle a obtenu la certitude qu’elle pourrait bientôt s’habiller différemment, Jennifer recroise un des types avec qui elle a eu un rencard, et c’est vraiment pas une bonne idée puisqu’il s’agit du fétichiste. Pourtant, c’est une excellente nouvelle pour Jennifer : elle se rend compte qu’elle a bel et bien utilisé le nom She-Hulk avant l’arrivée de Titania sur le marché. C’est facile : elle l’a utilisé pour rencontrer des hommes et avoir des rencards.

Oui, pour gagner son affaire, elle décide de refaire appel à eux. Tous les rencards de She-Hulk se pointent vraiment au tribunal pour souligner qu’elle a utilisé son surnom comme une part flagrante de son identité, bien avant les produits cosmétiques de Titania. Jennifer a clairement honte de ces rencards – et même le chirurgien qui était magnifique finit par avouer qu’il l’aime en She-Hulk, mais qu’il ne serait pas sorti avec elle si elle s’était présentée en tant que Jennifer. C’est le témoignage qui fait pencher en sa faveur la balance – alors que moi je trouve ça juste terriblement triste pour le personnage (et puis… qui ne voudrait pas de Tatiana Maslany ??).

Bref, She-Hulk remporte son affaire, Titania promet de ne pas en rester là et… c’est tout. Bon, d’accord, Jennifer propose encore à son avocate de lui offrir un verre pour la remercier. L’ambiance entre elles est détendue et relax, mais Jennifer ferait mieux de rester She-Hulk, parce que l’alcool ne lui réussit pas vraiment. Elle déclare ainsi qu’elle est amie avec son avocate avant même que celle-ci ne soit vraiment son amie, ce qui provoque une scène gênante entre elles où l’avocate critique sa tenue.

L’épisode se termine ainsi sur un double cliffhanger : Jennifer retourne chez le tailleur, Luke, pour avoir enfin un costume qu’elle adore – mais qu’on ne verra pas dans cet épisode – et Luke planque avant qu’elle ne voie un autre costume dans une boîte. On aperçoit ainsi le costume de Daredevil, et c’est censé je pense être un grand moment de la série… sauf que ça fait des semaines et des semaines qu’ils ont annoncé qu’il serait dans la série, donc ben… pas de révélation, pas de suspense, le cliffhanger tombe à l’eau en ce qui me concerne. Un peu comme le reste de l’épisode, en fait.

Le générique de fin est presque plus intéressant que l’épisode en lui-même, avec un bon jeu de mots dans le choix de la chanson (« Say my name ») et avec des dessins qui nous révèlent tout ce que l’épisode n’a pas su nous montrer avant… ben rien, parce qu’il n’y a pas de scènes post-générique. J’imagine qu’il ne fallait pas les prendre pour acquises ?

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