English Teacher – S01E02 – Powderpuff – 16/20

De l’humour qui ne s’excuse pas d’exister même quand il dépasse les bornes, parce qu’il le fait en toutes connaissances de cause et en sachant très bien refixer des limites derrière ; des personnages dont on commence à cerner les défauts, les qualités et l’humour ; des personnages qu’on ne voit pas non plus souvent à la télévision et des « ados » qui se comportent vraiment comme des ados. La série marque des points, assurément.

Spoilers



Le lycée organise un match de football américain où les cheerleaders sont les joueurs et les joueurs les cheerleaders – habillés en filles.


Jason, the grammar. It’s the thing you look forward to the most.

Le deuxième épisode étant déjà dispo, j’ai envie de me faire une idée de la suite. Un point positif est que le début de cet épisode, comme le précédent est survitaminé. Les choix musicaux sont parfaits, Evan en prof toujours en retard qui court dans tous les sens aussi. Il est interrompu rapidement par des étudiants qui demandent son aide avec le « Powderpuff », cette journée où les filles jouent au football et où les mecs s’habillent en cheerleaders. Soit.

C’est un concept un peu éclaté, mais j’imagine que ça peut apporter de l’humour, à commencer par cet étudiant qui dit que c’est le truc qu’il attend le plus de sa dernière année de lycée. Bordel, mais enfin ? Y a tellement d’autres choses en dernière année de lycée ! Evan accepte en tout cas de les aider, parce qu’il n’a pas vraiment le choix.

Evan décide donc d’aller parler à Markie pour comprendre pourquoi il veut annuler le Powderpuff des garçons, alors que les filles sont entrainées par Gwen – elle me fait beaucoup trop rire ! Markie n’a pas du tout envie d’annuler la journée, alors Evan est renvoyé auprès du proviseur. Lui aussi, il me fait bien trop rire. Moretti, c’est son nom, est dépassé par les événements : lui aussi adore Powderpuff, mais l’association LGBT+ du lycée est contre, alors voilà. Evan décide d’aller leur parler, ne comprenant pas pourquoi ce n’est pas directement passé par lui alors qu’il a eu des propos homophobes lui-même. Non, vraiment, la série ose niveau humour, c’est du grand n’importe quoi cette histoire de lesbiennes qui devraient selon Evan être attirées par des hommes. La phrase est problématique, mais présentée comme telle – et la réaction de Moretti qui ferme sa fenêtre de voiture ? C’est excellent.

Bref, Evan est forcé d’en parler lors du book club qu’il gère, au désespoir de certains étudiants voulant juste parler littérature ; mais c’est amusant. La décision qui est prise est assez simple : on se plaint que les footballers veulent s’habiller en femmes juste pour la blague. Cela ne plaît pas ? Les étudiants veulent un vrai show de drag ?

Evan a la solution : il appelle son pote Keith qui fait du drag et présente ainsi aux footballeurs Shazam. Elle est délirante et enchaîne les excellentes blagues auprès des étudiants. Ils sont en terminale donc sont pour cette idée totalement perchées, mais seulement après avoir posé plein de questions qui pourraient être gênantes. C’était fun, écrit de manière fluide et ça fonctionne franchement bien.

En revanche, ça ne plaît pas aux parents, et donc à Moretti qui s’en plaint aussitôt à Evan. Il ne veut pas d’un inconnu pour enseigner aux élèves et il ne veut pas non plus faire plus qu’écouter les plaintes des élèves. À quoi bon agir ? Eh, ça c’est du principal !

Evan, en revanche, n’approuve pas du tout qu’on veuille lui forcer la main. Avec le soutien des étudiants, il demande donc à Shazam de reste et d’aider les footballeurs à enfiler de fausses poitrines et à danser en talons. C’est si bien, avec un petit montage musical sur Gloria, et des acteurs qui très clairement s’éclatent.

Malheureusement, Evan finit par découvrir que si Shazam plaît beaucoup aux étudiants, elle vole aussi plein d’affaires dans le lycée. Il est forcé de virer Keith, mais c’est trop tard : le vol est constaté par Moretti qui explique aussi à Evan que Shazam a « emprunté » 300$ à un étudiant. Dur. C’en est fini du spectacle de drags, du coup, parce que Moretti l’interdit, trouvant que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Alors qu’Evan organise un show de drag, Gwenn galère quant à elle à enseigner le football américain à ses étudiantes. Elle a besoin de Markie pour ça, parce qu’elle ne connaît pas les règles, mais ça tourne vite à autre chose quand les filles comprennent que Markie veut leur faire jouer un football sans vrai danger.

Il n’en faut pas plus pour que Gwen fasse comprendre à Markie que les filles ont au contraire besoin d’apprendre à se battre et à se défendre dans un monde hyper violent pour elle. Vous allez me dire que c’est basique comme intrigue B pour une comédie d’aborder le sexisme et les différences hommes/femmes, mais je trouve que la série trouve son équilibre dans le duo Markie/Gwen. Markie se découvre ainsi féministe – mais pas quand il est question des salaires, hein – et décide d’organiser un cours de self defense.

Le cours de self defense est menée avec Gwen dans le rôle de l’homme et c’est à mourir de rire de voir toutes les manières qu’elle a d’expliquer aux filles qu’elles sont mortes dans tout un tas de situation – le plus drôle étant à mon sens le coup de la demande en mariage. J’aime beaucoup le personnage de Gwen. On rencontre enfin, vers la fin de l’épisode, son mari, Nick. Nick a été introduit dans l’épisode précédent comme au chômage.

Sa principale activité consiste désormais à creuser tout seul une piscine dans son jardin, pour ensuite la louer à des inconnus sur une appli. C’est totalement perché, mais c’est marrant. Tout ça nous mène finalement au match Powderpuff où les filles jouent au football. Alors que je croyais que la série avait oublié totalement le personnage d’Harry, il débarque au match et s’assoit aussitôt à côté d’Evan. Ben tiens. Evan décide de partir bien vite, bizarrement, mais il est interrompu en cours de route par l’arrivée des mecs de l’équipe de foot du lycée. Moretti a interdit le spectacle de drag ? Pas grave. Ils le font tout de même et ça fait que l’épisode se termine d’une bonne manière. C’est la fête, tout le monde danse, tout le monde est heureux, même le boss d’Evan parce que le superintendant trouve la fête fun.

Bon, c’est un peu frustrant en revanche, car on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce qui concerne Evan et Harry. J’imagine qu’il faut en garder pour plus tard. L’essentiel, c’est que la série commence à trouver ses dynamiques et à proposer des scènes vraiment marrantes.

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English Teacher – S01E01 – Pilot – 16/20

Ce n’est pas encore un coup de cœur, mais je sens que ça pourrait le devenir avec le temps. Il y a déjà un bon humour et la série a réussi à me faire sourire une ou deux fois. Une fois les personnages bien installés, il y aura sûrement de quoi faire de grandes choses. En attendant, la série est osée par moments, elle fonctionne très bien. Hâte d’en voir plus pour me faire une idée plus définitive.

Spoilers

Evan apprend qu’une enquête va être menée suite au baiser qu’il a échangé avec un collègue devant ses étudiants.


She thinks I turned her son gay.

Oh mon dieu, quelle introduction de série hyper efficace. Le réveil du prof qui commence sa journée par un réveil compliqué, un peu de danse, de sport et de copies à corriger, le tout au son de Maniac… Eh ça pourrait être ma vie qu’on dépeint là, sauf que je ne fais pas du sport de manière si efficace et que je ne suis pas prof d’anglais et que je ne mets pas de cravate et que je ne bois pas de café et que je ne conduis pas et bon bref, c’est pas moi, mais eh, l’identification fonctionne.

Assez vite, la série rentre dans le vif du sujet. Les épisodes ne durent que vingt minutes, on n’a pas trop le temps de toute manière. Le héros de la série, Evan, est prof d’anglais, il est hyper pote avec une prof méga belle (espagnol ? histoire ?) et deux autres collègues. Une autre, Jennifer, est partie faire une émission de télé-réalité et est remplacée.

Pourtant, celui qui se retrouve avec une plainte de parent au cul est bien Evan. Alors qu’il se plaignait juste avant des ados qui ne sont plus si woke que ça (ma foi, y a du vrai), voilà qu’une mère se plaint d’un moment de l’année passée où il a embrassé son mec devant ses élèves. Allons bon. Le gamin n’est même plus dans l’établissement, mais la mère fait un move politique parce qu’elle n’a pas aimé qu’il doive lire The Great Gatsby. De la littérature hyper populaire et connue et reconnue en cours de littérature ? Honteux.

Quel plaisir de retrouver, encore !, le papa de Veronica Mars dans une série. C’est la deuxième fois cette année et je suis content que ça se fasse dans deux rôles si différents – on est loin du flic d’Allegiance avec ce principal agoraphobe qui ne sait pas quoi dire à son employé et voudrait juste se débarrasser de ce cas relou avant que ça ne devienne quelque chose de plus important encore. Ce n’est pas gagné.

Evan est choqué de l’homophobie à laquelle il est confronté et s’en plaint à son supérieur, surtout quand il comprend que la mère l’accuse d’avoir rendu son fils gay alors qu’il l’était déjà avant ce petit baiser de rien du tout, puis il en parle à son mec – du oins c’est ce que je pensais. Il s’agit en fait de son ex. Evan le contacte juste parce qu’il ne serait pas contre un retour de flamme, mais aussi parce qu’il espère pouvoir avoir son soutien : il doit rédiger une lettre pour expliquer ses actes. Mais bon, ses actes, c’est surtout qu’il recouche avec Malcolm, l’ex donc.

Le soir (la nuit ?), il rédige donc son rapport pour expliquer ce qu’il s’est passé quand il a embrassé son collègue et mec de l’époque devant des étudiants. Depuis, Malcolm a changé de boulot et grand bien lui fasse. Ce n’est pas ce qu’Evan a envie de faire pour autant. Si Evan minimise à fond le baiser, un flashback nous révèle que c’était un peu plus que ça, avec même une main aux fesses de la part d’Evan. Et bien sûr, comme il bosse avec des adolescents, le lendemain, tout le monde ne parle que de lui apparemment.

Franchement, j’accroche bien à la série pour le moment, mais je trouve qu’elle manque de quelque chose. J’aime beaucoup l’amie d’Evan – elle est beaucoup trop cool avec lui cette Gwendolynn. Markie, le prof de sport, l’est aussi, mais il est un peu plus relou. Lui ne peut pas être accusé par des parents d’élèves, il est protégé parce que partiellement mexicain et allons savoir quoi d’autres. Le système, quoi. Au moins ça fait rire, parce que la série traite ça avec beaucoup d’humour.

L’homophobie à laquelle Evan fait face ? Elle est bien celle d’un parent isolé : ses élèves n’en ont rien à taper et sont plutôt cools avec lui, peut-être même trop cool. J’ai beaucoup aimé la scène avec les ados qui joue à fond sur l’humour et les conclusions hâtives qu’ils tirent faute de connaissances. Eh, ça rappelle des interactions d’intercours, en vrai, c’est pas si mal foutu.

On note aussi que la cantine est déjà un running gag avec de la bouffe dégueulasse et qu’Evan va clairement finir avec le prof remplaçant. En attendant, je dois dire que j’aime beaucoup l’humour que la série est en train d’installer. Le coup de l’explication de ce qu’est être non-binaire par Evan filmée par les étudiants juste pour faire des vues sur les réseaux ou de Gwen qui fait la belle devant la caméra ? Ils tiennent un truc. Je vais donner sa chance à cette série.

Evan finit par remettre sa lettre explicative au principal en fin d’épisode, parce qu’il a peur de l’enquête que mène l’administration lui fasse du mal. Seulement voilà, Markie a déjà arrangé la situation : la mère a laissé tomber le cas parce que Markie lui a « parlé ». Mouais : il a fait du chantage à la mère en la menaçant d’apprendre à ses potes que son fils était gay. Aha. Y a rien qui va, RIEN. Et c’est exactement ce qui fait que ça fonctionne. Evidemment, Evan n’aime pas du tout la méthode de Markie, mais c’est exactement le but de ce personnage.

Et sinon, ça alors, le principal explique à Evan qu’il ne peut plus sortir avec un prof de son établissement sous peine d’être viré. Evan dit que ça lui convient… mais eh, il oublie déjà le nouveau prof de physique, Harry. La rencontre en fin d’épisode, avec le petit compliment de la part d’Harry sur la chemise blanche hyper classique d’Evan ? Ah, ils sont bons pour accrocher eux, c’est un cliffhanger digne de Younger à l’époque. Voilà, c’est ça, c’est une série qui mélange Younger et Teachers. Avec un peu de chance, elle finira par être grandiose.

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English Teacher (S01)

Ça raconte quoi ?

La série se déroule dans un lycée américain, où le protagoniste s’efforce de réconcilier ses idéaux avec les compromis absurdes que lui impose la vie, entre drame perso, humour et réflexions sur le rôle de l’enseignant avec ses collègues dépassés.

Ce que j’en attends…

Quand j’ai vu le titre de cette série, j’ai immédiatement été intrigué, étant moi-même professeur. Je me dis que ça pourrait enfin être une série qui aborde ce qu’on vit au quotidien. C’est toujours bizarre de voir son métier en série, ça sonne souvent faux, mais parfois on a de bonnes surprises. En plus, là, les épisodes durent 20 minutes, alors ça me donne espoir d’avoir affaire à une petite comédie hebdomadaire pas prise de tête. Bon, bien sûr, c’est une série FX, donc je m’attends aussi à ce qu’elle ne se contente pas de dépeindre un quotidien banal, mais qu’elle aille gratter un peu plus loin sous la surface et ne soit peut-être pas que drôle. On verra bien, le synopsis promet de l’absurde.

Un autre point qui me laisse un peu sceptique, c’est la manière dont les séries sur des professeurs tombent souvent dans les clichés. Entre le prof ultra-dévoué qui sauve tout le monde ou celui qui s’effondre sous la pression, je crains un peu qu’on ne retrouve encore une fois les mêmes archétypes et que ça me soule par manque de réalisme. Mais ça, c’est le problème d’être du métier, je suppose.

Les Anneaux de Pouvoir – S02E04 – Eldest – 15/20

Petite déception avec cet épisode à la fois trop bavard dans certaines intrigues et trop expéditifs avec des sous-arcs qui ne servent qu’à combler du temps. C’est bizarre de combler le temps au milieu de huit épisodes. C’est décevant venant d’une saison qui parvenait bien à faire avancer l’ensemble jusqu’ici. Là, j’ai eu l’impression qu’on me perdait dans des explications et des nouveaux détours qui m’ont fatigué plus qu’autre chose. Ou alors, justement, j’étais trop fatigué… Après, la fin d’épisode réveille et donne envie de se jeter sur la suite. Vivement la semaine prochaine !

Spoilers

L’Étranger cherche à retrouver Nori et Poppy, Isildur cherche Theo. Galadriel et Elrond sont en route pour avertir Celebrimbor.


Promise me, Elrond, you will put opposing Sauron above
all other considerations.

C’est fou comme la semaine est passée à la fois lentement – le ressenti au travail – et beaucoup trop vite – le ressenti quand je me rends compte que je n’ai pas vu un seul épisode, en fait. La rentrée est arrivée, que voulez-vous ? Avec elle, voici donc venir l’épisode 4 de cette saison 2. Oui, c’est déjà la mi-saison. Non, je ne me fais pas au mini-saison tous les deux ans, c’est insupportable. Mais bon… C’est comme ça et je me suis déjà plaint un million de fois. Après, le résumé des épisodes précédents est long, alors je me suis occupé comme ça en attendant.

Les elfes

Oula. Le décor est toujours magnifique et à couper le souffle, mais ce début d’épisode ressemble trop fortement à un jeu vidéo avec son zoom arrière. On y voit Galadriel et Elrond discuter de leur mission pour obtenir des nouvelles de Celebrimbor. Est-ce qu’il faut comprendre qu’ils sont encore à Lindon au début de cet épisode ? C’est un peu abusé si c’est le cas, parce qu’ils laissent vraiment la voie libre à Sauron.

C’est amusant d’ailleurs de le formuler comme ça, parce que la voie est justement coupée en deux par Sauron : ils ont besoin de traverser un pont, mais celui-ci s’est effondrée. Galadriel soupçonne aussitôt Sauron, mais son anneau lui indique en plus qu’ils sont en danger s’ils choisissent la route du Sud que souhaite emprunter Elrond, un danger les guette vraiment. Elrond est complètement sur ce coup : il refuse d’écouter Galadriel, principalement parce qu’il comprend qu’elle écoute les conseils de l’anneau.

Je veux bien qu’il soit contre les anneaux, mais ne pas reconnaître le pouvoir qu’ils ont – même en les admettant corrompus (ce qui n’est pas le cas) – c’est idiot de sa part, je trouve. Sans trop de surprise, à la nuit tombée, ses hommes se retrouvent perdus en forêt et sont observés par des yeux aussi brillants que menaçants. Pourtant, l’elfe qui s’en rend compte se contente de dire à Galadriel qu’il a eu l’impression d’entendre chanter. Non mais à ce stade, ils sont tous cons, c’est pas possible.

Allez, les elfes retrouvent au moins les cadavres des prédécesseurs ayant tenté d’avertir Celebrimbor, mais il est déjà trop tard. Ils sont attaqués par les esprits maléfiques de la forêt. Et c’est compliqué de se battre contre des Esprits, même quand on copie les Avengers. Pardon, mais cette scène où on les voit se préparer au combat… C’est littéralement Avengers.

Ceci étant dit, c’est très sympa de les voir se battre contre du vent et contre des Esprits qui se reforment à chaque fois. Finalement, Elrond trouve une solution efficace : pour les battre, il faut utiliser les armes avec lesquelles ils étaient enterrés. Une fois que c’est fait, la situation est vraiment inquiétante : Sauron réveille le Mal sur toute la Terre du Milieu.

Malgré ce signe évident que l’anneau de Galadriel disait vrai depuis le début, Elrond continue encore de s’en mêler. Il me soûle un peu, à force. Le lendemain, il refuse de faire la promesse à Galadriel que rien ne sera plus prioritaire que s’assurer de la défaite de Sauron, pas même la vie de Galadriel… Il finit par faire la promesse tout de même, mais il me soule à détester les anneaux avec tant de conviction. Le pire, c’est que Galadriel, elle, a des visions bien négatives du futur – des flashs qui ne disent rien de bon pour elle, mais beaucoup de bon pour nous, parce que ça va faire de chouettes épisodes.

D’ailleurs, la fin de celui-ci remonte d’un coup le niveau : les elfes se rendent compte qu’une armée d’orques et de trolls, celle d’Adar, arrive en terre des elfes. C’est la catastrophe, mais les choses empirent quand leur cheval est pris en chasse des Orques qui finissent par blesser, sans même le savoir, un des elfes d’Elrond. Aussitôt, les elfes essaient de se faire discrets, mais c’est sans compter l’odorat des orques et les bruits étouffés du blessé.

Et voilà comment Galadriel se retrouve à se servir du pouvoir de l’anneau qu’elle ne contrôle toujours pas bien : elle soigne le blessé sans le moindre mal. Les Orques restent tout de même aux trousses de nos elfes et Galadriel comprend donc qu’elle n’a pas d’autres choix que de se sacrifier. Son but ? A priori, elle souhaite qu’Elrond et les autres puissent regagner Lindon au plus vite pour prévenir le Roi de l’arrivée d’Adar et de sa possible collaboration avec Sauron (à moins qu’ils ne soient en guerre ?). Seulement, elle remet aussi son anneau à Elrond pour le protéger – protéger l’anneau, pas Elrond. Ce dernier le comprend bien.

Il se casse tout de même à Lindon en laissant Galadriel aller confronter les orques toute seule. Cela dit, elle en est capable. Elle est complètement badass et la série nous offre une des meilleures scènes d’action de la saison : on la voit être capable de se battre contre une armée. À elle seule, elle parvient à libérer le cheval et est à ça de s’enfuir. Malheureusement, Galadriel finit en tête à tête avec Adar quand celui-ci parvient à l’attaquer par surprise et la faire tomber de son cheval. C’est un cliffhanger bien efficace après un épisode longuet. Cela dit, la partie sur les elfes est peut-être la meilleure cette semaine.

L’Étranger

De son côté, l’֤Étranger se retrouve seul une fois Nori et Poppy littéralement envolée dans les airs. Il part à leur recherche, en vain. En revanche, il rencontre sur son chemin un homme étrange heureux de voir que notre héros a trouvé une chèvre. C’est complètement perché comme scène, ça. Alors qu’il parle avec l’homme se trouvant sous une colline juste en-dessous des étoiles que les filles cherchaient, sa carte s’envole soudainement.

Cela force l’Étranger à courir après la carte. Celle-ci finit se prendre dans une branche d’un arbre qui a tout à fait le look d’un arbre s’apprêtant à bouger. Bref, c’est sans surprise quand l’Étranger se fait engloutir par l’arbre quelques secondes après. Je ne suis pas sûr d’avoir compris sa première scène – mirage ? rêve ? hallucination ? réalité ? – mais soit.

Apparemment, c’est bien la réalité : l’homme, Tom Bombadil, vient finalement le libérer de l’arbre. Il lui permet ensuite de se débarbouiller dans sa baignoire, d’où l’Étranger entend une femme chanter. Pourtant, il n’y a pas de femme chez Tom Bombadil, juste un système très sophistiqué de bougies apparemment. Bordel, c’est à croire que tout ce qui concerne l’Étranger sera vraiment à chaque fois ce qui me plaît le moins. Tom Bombadil est un personnage intrigant, avec une joie de vivre et des pouvoirs de dingue… mais en vrai, il parle, il parle, il parle et on comprend rien ? Enfin, c’est vraiment ce genre de scène où on blablate en faisant comme si. Il y a des infos données au compte-goutte et la révélation finale, ben, elle tombe à l’eau elle aussi en ce qui me concerne.

Il se présente comme l’Aîné, comme si ça voulait dire quelque chose. Il maîtrise la magie, promet avoir été là aux premières gouttes de pluie et… tss. Je suis blasé. C’est un magicien surpuissant qui fait un petit cours de magie l’air de rien à l’Étranger, en parlant de manière un brin codé et mystérieuse et en assurant tout connaître. Je ne sais pas, je n’accroche pas et ça n’aide pas d’avoir l’Étranger persuadé qu’ils étaient faits pour se rencontrer. Je crois que je suis fatigué. J’ai décroché. Une chose est sûre : on dit ensuite que l’Étranger a pour destinée de se battre contre le Sorcier Noir et contre Sauron. Gandalf, quoi. Je ne sais pas, je n’ai pas réussi à m’en émouvoir plus qu’autre chose, j’ai eu l’impression que la scène comblait beaucoup et qu’on en faisait des caisses en tournant sans cesse autour du pot – sans pour autant vraiment révéler quoique ce soit.

Fortaud

En parallèle, Nori et Poppy se réveillent dans le désert. Contre toute logique, elles n’ont pas été séparées par la tempête. Tant mieux, on gagne du temps, j’imagine. Cela dit, elles rencontrent rapidement Merimac, un autre Pievelu immédiatement sous le charme de Poppy. C’était amusant à voir, même si c’est Poppy et Nori ne sont vraiment pas mes préférées. J’ai du mal avec Nori. J’aime beaucoup l’humour que Poppy apporte à chaque fois, mais cette partie de la série n’est vraiment pas ma préférée.

Peut-être que Merimac va apporter un peu de fraîcheur à son tour ? Après tout, il vole de l’eau, hein. Les filles le forcent, pour cette raison, à leur révéler l’emplacement de son village, menaçant de le dénoncer autrement. Voilà donc les filles qui débarquent au village et découvrent qu’elles ne sont pas en présence de gens leur ressemblant, mais plutôt des Fortaud (c’est le nom VF que j’utilise, oui), un autre peuple de hobbits. Eux, ils vivent dans des trous – et c’est charmant.

Le lieu est charmant, avec un peu de végétation en plein désert, mais les gens ne sont pas charmants : Nori et Poppy sont ainsi faites prisonnières quand elles se disent potes avec un magicien, parce que le seul magicien qui existe, c’est le magicien sombre. Oups. Merimac est fait prisonnier aussi, mais la cheffe du village revient finalement parler au trio pour mieux découvrir que Nori et Poppy ne sont peut-être pas n’importe qui. Elles sont les descendantes d’un héros de la tribu parti en quête de terres meilleures – et d’une maison.

C’est ainsi que Poppy s’est retrouvé avec sa chanson pour trouver les Fortaud : l’ancêtre n’a jamais trouvé son paradis et n’est jamais revenu chez lui, ses descendants ne sont même pas au courant de cette mission d’origine.

Alors que nos héroïnes sont prisonnières parce qu’on les soupçonne de travailler pour le magicien sombre, on découvre que celui-ci est justement en train d’envoyer ses hommes à leur recherche, pour se concentrer lui-même sur l’Étranger. C’est con pour elles : les hommes débarquent chez les Fortaud. Même si la cheffe les protège désormais, Poppy et Nori voient donc les hommes menacer de mort la cheffe des Fortaud. Par chance, celle-ci sait désormais qu’elles sont de la même famille en vrai. C’était moins une, le timing est idéal, tout de même.

Pélargir

En parallèle de tout le reste, on retrouve heureusement Arondir et Isildur dans cet épisode. J’espère qu’ils seront présents dans chaque épisode désormais, parce qu’on a perdu beaucoup de temps à ne pas les voir pendant deux épisodes. Aujourd’hui, on les retrouve à chercher Theo dans les bois sans comprendre où il a pu passer, ni pourquoi les hommes ont tous disparu. Arondir trouve cependant les cadavres des hommes dans la forêt – démembrés tant qu’à faire.

Il en parle aussi à Pelargir, à tout Pelargir, même Estrid. Celle-ci semble vouloir mener les recherches pour retrouver Theo vers le Nord, mais même si elle drague toujours aussi lourdement un Isildur très satisfait de cette séduction, elle n’est pas assez maligne pour tromper la vigilance d’Arondir. Il est si fort ! Arondir remarque la brûlure sur la nuque d’Estrid et l’expose rapidement pour ce qu’elle est : elle bosse pour Adar. Partant de là, il compte sur elle pour les mener, Isildur et lui, vers Theo.

Si je n’ai pas trop compris pourquoi on voyait Arondir réconforter Isildur et lui assurer que Theo serait retrouvé en vie (parce qu’Isildur le connaît à peine d’une part et parce que ce n’est pas le genre de l’Elfe d’être rassurant avec un humain), j’ai bien aimé voir ce trio suivre une même piste. Bien sûr, Estrid est faite prisonnière, menottée. En chemin, Isildur tombe dans des sables mouvants et la série part beaucoup trop loin : Isildur et Arondir sont bouffés par un monstre dans les sables mouvants – enfin, dans la gadoue mouvante – mais ils s’en tirent en partie grâce à Estrid et en partie grâce à Arondir, ce badass qui transperce le monstre de l’intérieur. Et voilà, Isildur et Arondir s’en tirent sans mal.

C’est trop gros, on sent la petite péripétie ajoutée pour combler l’épisode. Sincèrement, je ne suis pas fan de ce genre de faux rebondissement – même si ça scelle une amitié entre les trois personnages. Enfin, amitié… Estrid veut juste continuer de draguer Isildur pour être libérée plus vite, et elle arrive même à rassurer suffisamment Arondir pour qu’il laisse la clé de ses menottes à portée de main. Dès qu’elle est libre, elle n’hésite pourtant pas à menacer Isildur, parce qu’Arondir s’est éloigné. C’est un peu lourd franchement. Heureusement qu’Arondir est en vrai toujours là pour protéger Isildur – même s’il est évident qu’Estrid n’a pas envie de lui faire du mal. Elle est juste trop habituée à la trahison et aux réactions des gens qu’elle déçoit. Par peur d’être rejetée, elle souhaite rejeter Isildur en premier.

Seulement, de toute manière, ils sont interrompus dans ce petit drama par… les arbres. Comme je m’en doutais dans l’épisode précédent, ce sont bien les arbres qui sont responsables de ce qui est arrivé à Theo et aux hommes. Les arbres bougent dans cette saga et les effets spéciaux sont toujours aussi au point.

Arondir comprend vite ce qu’il en est et devine que les arbres n’aiment pas trop les armes des hommes, surtout quand elles servent à abattre la vie boisée. Malin, il reconnaît avoir déjà blessé des arbres mais affirme que son épée sert surtout à tuer des Orques. C’est un bon moyen de se les mettre dans la poche, je pense. Je tiens à dire que les effets spéciaux sont vraiment beaux. Les arbres sont mieux encore que dans les films, parce que l’un est en fleurs. Et puis, surtout, on voit que le budget est là.

Bref, Arondir marque des points en critiquant les Orques, parce que les arbres n’aiment pas trop les Orques. Ils abattent des forêts et blessent et mutilent et tuent tous les arbres qu’ils croisent. Ce massacre a fait revenir les arbres les plus anciens sur place et ça explique leur colère : en fait, Arondir a limite affaire à une maman énervée qu’on tue ses petits. Dans sa rage, elle a du mal à faire la distinction entre humains, elfes et orques. Bon, tout de même, Arondir finit par apaiser grand-mère feuillage par quelques caresses, un regard profond et sa voix profonde. Il y gagne une jolie fleur et la libération de Theo. C’est presque trop rapide ça aussi, mais j’ai bien aimé la manière dont c’était écrit.

Bon, par contre, Isildur est toujours sous le charme d’Estrid et est à ça de l’embrasser quand soudain celle-ci retrouve, parmi les prisonniers des arbres qui étaient avec Theo, un homme qui est probablement son mari. Arondir est content d’avoir tenu sa promesse de prendre soin de Theo, mais bon… Ils viennent quand même de libérer des hommes d’Adar là. Cela ne semble déranger personne. Peut-être qu’ils vont changer d’allégeance grâce à Arondir, mais j’ai un doute.

L’elfe est super cool, hein, mais quand on voit l’armée d’Orques et de trolls qui avancent en Terre du Milieu sur les terres elfiques, les hommes vont forcément rester de ce côté.

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