Toni en famille (2023)

Salut les cinéphiles,

Hier soir, j’ai décidé de me faire une petite soirée cinéma et mon choix s’est porté sur Toni en famille, sorti mercredi dernier. Ce film français réalisé par Nathan Ambrosioni met en scène une famille nombreuse complexe mais terriblement attachante.

C’était le choix parfait pour une soirée détente – et c’est un film familial pour ceux qui vont au ciné en famille. Ce n’est pas mon cas ; et j’ai quand même passé un bon moment.

Un casting épatant

Camille Cottin, que l’on ne présente plus, incarne ici Toni, une mère de famille de 42 ans. Elle est tout simplement époustouflante dans ce rôle, jonglant habilement entre humour et émotion. Sa performance est d’une justesse incroyable, et elle réussit à me faire rire autant qu’à m’émouvoir. On découvre aussi qu’elle sait chanter une chanson digne des années 2000, d’ailleurs.

Oui, parce que côté musique, la bande originale est vraiment au top. Elle crée une ambiance sonore qui colle parfaitement à l’histoire et aux personnages. Petit bémol, la chanson phare du film n’est pas (encore ?) disponible en ligne, ce qui est vraiment dommage car je voudrais bien la réécouter. En fait, moi aussi je suis fan de Toni… Et pas qu’un peu ! (ouais, c’est une blague que vous comprendrez en regardant le film).

Pour autant, les jeunes acteurs du film ne sont pas en reste. Ils apportent une vraie fraîcheur et une authenticité à l’ensemble, ce qui rend le film encore plus agréable à regarder. Je trouve ça chouette que le film donne à chacun l’occasion de briller et d’avoir son intrigue, même si ça donne parfois l’impression qu’on aborde quelque chose pour finalement le mettre de côté un peu trop vite. C’est le problème des films, il n’y a pas le temps de tout développer, et avec cinq enfants inévitablement… On en veut plus.

Le scénario est assez intelligent (petit spoiler dans la suite de ce paragraphe, du coup, attention si vous ne voulez rien savoir, passez au point suivant) pour faire dire à Toni qu’elle a conscience d’avoir trop tendance à tous les considérer comme un ensemble plutôt qu’à les voir individuellement. C’est malin car ça se sent aussi dans l’écriture par moments et car ça justifie bien ce qui aurait pu être un gros défaut.

Une promo débile

Ce film nous plonge avec efficacité dans le quotidien de cette famille, avec ses hauts et ses bas. C’est une belle tranche de vie, même si on aurait peut-être préféré découvrir cette histoire sous forme de série pour avoir le temps de s’attacher encore plus aux personnages – vraiment, la fin est frustrante et arrive trop vite. J’ai l’impression d’avoir vu un pilot sous forme de double épisode !

Et d’ailleurs, gros point noir pour la bande-annonce, qui est sans doute la pire de l’année. Je déteste les bande-annonces, ce n’est pas nouveau, mais celle-ci est quand même particulièrement débile – je n’aime pas trop insulter gratuitement sur le blog, mais là, vraiment, promis, c’est mérité. Elle dévoile beaucoup trop d’éléments clés de l’intrigue, ce qui gâche la surprise, le suspense et une grosse partie des enjeux du film. Donc si vous pouvez et si ce n’est pas trop tard, évitez de la regarder avant de voir le film…

Personnellement, la scène que j’avais le plus retenu de la bande-annonce et que je considérais être celle présentant l’intrigue… était finalement à moins de dix minutes de la fin du film. Bref, c’est ce que j’appelle un spoiler qui gâche franchement une grosse partie du film. Bien sûr, ce n’est pas si grave car le film a beaucoup de choses à dire, mais tout de même, je n’ai pas eu du tout le film que je venais voir. Heureusement, la bande-annonce se concentrait sur Toni et il n’y avait pas qu’elle dans le film. Et pas que son intrigue… Mais ça aussi, on nous faisait croire le contraire dans la bande-annonce !

En bref

Toni en famille est un film qui fait du bien. Il est porté par des acteurs au top de leur forme, notamment Camille Cottin. Malgré une bande-annonce qui détruit une grosse partie du film, c’est un excellent choix pour un dimanche soir. Ou pour un autre, c’est juste que j’aime bien ce genre de film un dimanche. Bref, si vous cherchez un film pour vous détendre et passer un bon moment, foncez !

PS un peu spoiler : si comme Toni vous cherchez à rejoindre l’enseignement à un moment dans votre vie, sachez que les concours sont accessibles sans diplôme si vous avez eu trois enfants… Et ça m’a un peu sorti du film que personne ne lui dise ça ou ne lui propose d’être contractuelle (ou AESH d’ailleurs !) malgré son absence de diplôme, parce que bon, ce serait ça la vraie réalité du terrain !

Twisted Metal – S01E07 – NUTHOUZ – 17/20

L’épisode capitalise davantage sur l’action que sur l’humour, et c’est dommage, parce que c’est finalement ce que je préfère. Les scènes d’action sont toutefois plutôt bien maîtrisées et permettent à l’intrigue d’avancer dans le bon sens. En fait, c’est un épisode essentiel pour l’histoire plus qu’un épisode cherchant le fun. Bref, j’ai un peu moins accroché, mais ça reste toujours aussi sympathique.

Spoilers

Cette fois, c’est Sweet Tooth et John que nous apprenons à mieux connaître.

Who’s a good boy now, Billy ?

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

1989

Cet épisode démarre en 1989 sur un plateau télé et on est tellement loin du reste de la série que c’est surprenant. Ce n’est pas la première fois qu’ils font le coup, cependant, alors je me suis accroché en cherchant pourquoi on découvrait le tournage d’une vieille sitcom avec un ado capricieux jaloux de son collègue : il est supposé être le lead, mais la série vient de changer de titre pour y ajouter le nom du personnage de ce collègue.

Pendant le tournage, on découvre alors que Marcus, l’ado jaloux, ne fait plus rire personne avec son gimmick, sa « sweet tooth ». Franchement, je m’étais fait la réflexion que la seule possibilité pour ce flashback était d’être lié au clown. Cela ne manque pas : on découvre de qui il est jaloux… un simple chien. Oui, Billy est un chien et il fait mourir de rire tout le plateau, et même les parents de Marcus. C’est trop pour lui. Marcus pète alors un câble et décide de… tuer le pauvre chien qui n’avait rien demandé. Oh, mais on commençait à apprécier Sweet Tooth, fallait pas nous révéler ça maintenant !

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

New Chicago

De retour dans le présent, nous découvrons que New Chicago est bien renforcée de part et d’autre : la ville est entourée d’un mur d’enceinte et de douves. John et Quiet sont ainsi coincés quelques instants aux portes de la ville, avant de découvrir qu’un ascenseur s’ouvre pour les accueillir dans une petite cabine qui ne payait pourtant pas de mine.

L’ascenseur les mène finalement dans un souterrain avec une étrange voix grave pour les guider. C’est terriblement stressant pour John, mais Quiet s’amuse comme une folle dans ce qui ressemble fort à une attraction, avec la voix qui les emmène tout droit vers… un interphone. Il y a toutefois tellement de buée et vapeur dans le souterrain qu’ils ne s’en rendent pas compte immédiatement.

Malheureusement pour la voix qui voulait rester anonyme, John devine aussitôt son identité : il s’agit de Calypso. Il fallait y croire pour de vrai. Par contre, on ne verra pas son visage, puisqu’il communique par interphone et par l’intermédiaire de trappes permettant à John de récupérer le colis qu’il est venu chercher.

Au passage, Quiet se retrouve à devoir expliquer à John ce qu’est une pizza. Cela dit, Calypso leur refuse, de même qu’il refuse de donner de l’essence ou quoique ce soit d’autre. C’est clair : New Chicago restera un mystère auquel ni John, ni Quiet n’auront accès. C’est la rengaine expliquée dans le premier épisode : il y a l’extérieur et il y a l’intérieur, et ces deux mondes ne sont pas faits pour cohabiter.

Calypso était une idée sympathique, mais il est regrettable de ne pas en savoir plus sur lui ou Chicago. Franchement, ça fait huit épisodes que c’était l’objectif, et je pensais qu’on aurait au moins un aperçu. Ce n’est finalement pas le cas et nos héros se barrent donc avec le colis. Pour le retour toutefois, John décide de changer de route : il ne souhaite pas repasser par Topeka pour s’éviter un ennemi.

L’essence ? Facile, ils vont faire une pause dans un bar pour coursiers, tout simplement. Il n’en existe plus que deux et par chance, leur nouvel itinéraire peut les faire passer par là. Si Quiet a hâte d’y arriver, John lui explique qu’il y a des règles à suivre tout de même : ne pas parler de son job, ne pas ramener d’armes. Pas si simple cette affaire, surtout que Quiet lui rappelle que tout peut servir d’armes de toute manière, y compris ses armes. Et elle lui démontre en couchant avec lui. Tout en conduisant, parce qu’ils ont un planning à tenir. Ma foi, c’est logique.

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

Sweet Tooth

En attendant, on reprend dans cet épisode l’intrigue de Stone et de Sweet Tooth, forcément. Après les flashbacks sur Sweet Tooth, ce n’est pas surprenant du tout : on découvre en tout cas que le clown n’a pas chômé depuis sa dernière apparition dans la série. Il a attaqué deux QG de plus et continue de faire grandir son armée. Il a aussi un but désormais, et même Stone est capable de comprendre ça. Reste à savoir quoi.

Pour nous, c’est facile : il suffit de regarder l’épisode pour voir que le clown souhaite retourner à l’asile où il a grandi. Il souhaite se venger et raconte tout ça à Stu qui découvre la vérité assez atroce sur le clown : il a tué un chien avant la chute du monde parce qu’il en était jaloux. Bon, ça, il pourrait s’en remettre, même si ça le surprend que Billy ne soit pas une personne pour de vrai. En revanche, il est complètement choqué de découvrir que Sweet Tooth a enfermé ses parents dans l’asile : une fois le monde arrivé à son terme, les portes de l’asile se sont ouvertes et il a pu les traquer.

Il les a alors laissés mourir dans cet asile pour se venger. Maintenant, ils ne sont plus que des squelettes, mais ça n’empêche pas le clown de leur parler. Et de leur crier dessus. Et de les écraser du pied, parce que c’est fun. Une fois ses nerfs passés, Sweet Tooth annonce que c’est la fin du voyage. Et ça pour être la fin, c’est la fin : toute son armée s’est fait décimer par la police. Stu comprend juste à temps ce qu’il s’est passé pendant que Sweet Tooth blâme évidemment Harold, son sac plastique. Au moins, Stu peut sauver la vie de son nouveau boss.

En revanche, on nous révèle que côté tireurs, il y avait Stone, mais aussi Mike. Ce dernier et un de ses collègues sont envoyés vérifier que tout le monde est bien mort et récupérer le masque du clown. C’est amusant que Stone se barre sans vérifier ce qu’il en est, et surtout complètement con. Alors que Mike découvre avec soulagement qu’il n’a pas tué Stu et s’excuse de ce qu’il a fait, son collègue se fait tuer connement par un Sweet Tooth qui voulait juste une info supplémentaire sur son adversaire. J’ai ri de la manière dont il tue le garde, en vrai, la série est forte pour nous faire rire…

Le problème, c’est que Sweet Tooth décide ensuite de s’en prendre à Mike. Lui, il parle et dénonce Stone sans hésiter, mais c’est finalement Stu qui parvient à calmer le clown avant qu’il ne soit trop tard. Et c’est ainsi que Mike se retrouve à trahir Stone et être sauvé par Stu. Par contre, Sweet Tooth accepte que Stu puisse avoir son animal de compagnie à une condition : qu’il nettoie derrière lui.

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

Mary

En parallèle, John et Quiet arrivent finalement à leur lieu de pause. John confie à Quiet le soin de faire le plein pendant qu’il rentre dans le bar. C’est l’occasion pour Quiet de nous montrer que le sexisme n’est pas mort, puisqu’elle se fait doubler dans la file d’attente pour récupérer de l’essence en bidon. Si elle commence à s’énerver pour régler elle-même son compte au type qui ose lui faire ça, une blonde débarque et s’attaque à l’homme. Quiet rencontre ainsi une nouvelle amie, mais lui fait remarquer que les armes ne sont pas autorisées quand elle voit son couteau… qu’elle trouve cool. Le problème est en fait ailleurs : c’est que sa nouvelle amie, Mary, est une ex de John.

Cela fait rire Mary de découvrir que Quiet est avec lui, mais bizarrement, John est beaucoup moins amusé. Mary est très sympathique comme personnage en tout cas. Elle connaît plein d’anecdotes sur John, détruit un peu la réputation qu’il a tenté de se faire avec des mensonges et partage des souvenirs avec lui. C’est top.

Dès qu’ils ont un moment ensemble, John souhaite s’excuser auprès de Quiet, mais elle n’en a rien à faire. C’est hyper raccord avec le personnage de n’en avoir rien à faire du passé de John et de ne pas faire preuve de la moindre once de jalousie. Au moins, ça permet d’aller plus vite à la suite de l’épisode, où l’on découvre que Mary est désormais « milkman » elle aussi. Elle s’appelle même Bloody Mary.

Pendant que John récupère le temps perdu, Quiet récupère l’hygiène : elle découvre qu’il est enfin possible de prendre une douche, et ça, ça n’a pas de prix dans cette apocalypse. C’est vrai que ça doit puer. En sortant de la douche, Quiet découvre que Mary l’attend. Elle en profite pour mater ses cicatrices et essayer d’en savoir plus sur la nouvelle compagne de John.

Assez vite, Quiet comprend que Mary est en fait jalouse, surtout que la blonde découvre que John et Quiet ne se connaissent que depuis quelques jours et qu’ils font déjà un job ensemble. Elle, elle n’a jamais pu monter avec John dans Evelyn qui est, toujours selon Mary, la seule femme de la vie de John. Pfiou. Heureusement que Quiet ne se laisse pas manipuler comme ça et passe à côté de cette cinglée – parce que Mary apparaît de plus en plus cinglée.

Bon, si Quiet est assez maligne pour ça, ce n’est pas le cas de John, évidemment. Il se fait surprendre pendant qu’il pisse par une Mary qui n’hésite pas à faire de même et essayer d’en savoir plus sur lui, ce qu’il fait désormais et quel genre de livraison il effectue. John se laisse manipuler tellement simplement par Mary. Les souvenirs doivent parler entre eux, mais tout de même, c’est gros : c’est lui qui se met à parler de New San Francisco et du paquet qui lui permettra d’obtenir ce dont il a toujours rêvé. Mary comprend bien ce qu’il se passe.

Quiet aussi comprend, alors qu’ils sont en pleine fête, que Mary est en train de trahir John et elle ne se trompe pas évidemment. Mary fait rapidement passer à tous les autres coursiers ce que représente le colis de John et tous se retournent contre lui, ignorant totalement ce pauvre Slam, le barman qui peut tout dégommer avec son pénis. Que voulez-vous, c’est le genre d’humour de la série.

Il reste un problème : personne n’a pris le temps de se mettre d’accord pour savoir qui aurait le colis à la fin. Slam fait diversion en se servant de son pénis pour exploser une pastèque et la baston générale peut commencer. Logique. C’est une bonne scène d’action surtout qu’il y en a peu eu dans la série jusque-là : tous les coursiers essaient de s’entretuer, alors que Quiet et John bossent ensemble pour atteindre le même objectif. Ils ont ainsi une longueur d’avance.

Mary et Quiet se retrouvent ainsi à se battre l’une contre l’autre, et ça n’a plus grand-chose à voir avec le paquet apparemment. Pendant ce temps, John a la mauvaise idée de tuer un marchand – il y a déjà peu de coursiers dans le monde, mais il n’y en aura quasiment plus aucun s’ils continuent de s’entretuer comme ça.

Evidemment, Quiet prend le dessus sur son adversaire. Mary finit en larmes – c’est hot ce qu’il se passe entre elles, mais elle n’oublie pas que John l’a abandonnée et s’en sert pour apitoyer Quiet. Oui, elle est apparemment capable de faire preuve de pitié, un côté du personnage qu’on connaissait peu. C’est une erreur : Quiet fait le choix de lui tourner le dos en lui laissant la vie sauve. Evidemment, ça ne peut que mal terminer : Mary tente de la tuer, mais John la prévient juste à temps pour éviter le drame. Bref, Mary se retrouve avec une hache dans la poitrine. Cela lui fera une jolie cicatrice supplémentaire si elle survit.

Il finit par donner ses clés à Quiet pour repartir, parce qu’il a trop bu pour conduire. Quiet obtient donc une confiance qu’elle ne pensait possible de sa part et la preuve qu’il tient plus à elle qu’à Mary. Malheureusement, ils ne voient pas qu’ils laissent derrière eux une autre taupe qui n’hésite pas à prévenir Stone de leur destination. Les derniers épisodes promettent donc d’autres combats sympa pour nos deux coursiers… et ça me convient parfaitement !

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

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Twisted Metal – S01E06 – DRVTHRU – 20/20

J’ai fait une pause dans mon visionnage de la série et je reprends avec celui-ci… C’est peut-être ce qui explique qu’il m’a tant plu : en fait, j’ai raccroché beaucoup plus vite à l’humour de la série et j’ai adoré ce que ça proposait comme développement de personnage. Le format même est maîtrisé à la perfection : alors que l’intrigue semble faire une pause, on se rend compte que le développement des personnages permet à l’intrigue d’avancer. Et en plus, ça se fait avec de l’humour, des délires qui ne collent qu’à cet univers et une maîtrise totale des personnages par les acteurs. Un pur plaisir.

Spoilers

Quiet survit à son accident, alors apprenons à mieux la connaître.

Oh well, we’re not alone, ‘cause you know… Ocean ghosts.

C’est amusant comme je disais avoir hâte de voir les épisodes suivants dans la critique précédente… Tout ça pour n’avoir rien regardé pendant deux semaines. On va dire que je fais durer le plaisir ! Après un podcast où Aurélien aussi a dit beaucoup de bien de la série, je me suis dit qu’il était peut-être temps de m’y remettre cela dit. Et j’ai attendu le lendemain matin quand même parce que je me suis couché tard et parce que cet épisode commence par un avertissement sur les flashs lumineux.

Flashback | Piscines à boules

Flashback

L’épisode commence par un étonnant flashback où nous suivons Quiet et son frère rêver d’une vie meilleure. Ils ont en effet eu une enfance qui n’envoie pas du rêve : ils ont pour job de cueillir des fruits toute la journée. Par chance, Quiet a réussi à décrocher un contrat qui leur permet d’envisager un futur meilleur – à condition de travailler de manière acharnée pendant quatre ans. Le frère n’est pas trop motivé à la base, mais Quiet sait le convaincre, bien aidée par un insupportable type à côté d’eux qui veut les dénoncer car ils passent trop de temps à parler.

Pourtant, on voit que Quiet a une technique imparable pour récolter les fruits – et elle veut vraiment son futur meilleur dans une villa de rêve. Il est toutefois difficile d’être sûr des raisons qui font qu’on nous montre cette scène, alors je vais noter aussi qu’ils ont un voisin nommé Adrian pendant leur enfance.

Bon, le contrat de Quiet ? Il ne vend pas du rêve du tout ! Ils en ont pour quatre ans à être des esclaves traités de manière atroce à The OC. Lui se retrouve serveur de fastfood surexploité, elle, esclave d’une riche femme qui l’exploite comme bonne à tout faire. Et y a de quoi être jalouse de Cendrillon dans son cas : la haute société de The OC s’éclate en effet à couper des membres de leurs esclaves à chaque faute. Si on ne sait pour quelle raison Quiet a perdu son doigt, on découvre en tout cas qu’il sert de collier à sa propriétaire. C’est super glauque, mais c’est un signe de richesse que de montrer qu’on a des bouts de corps humains en bijoux. L’angoisse. L’angoisse continue aussi quand on comprend qu’ils n’ont pas le droit de parler.

Cela dit, un jour, sa propriétaire emmène Quiet dans le fast-food de son frère et une situation d’urgence les fait se retrouver confinés ensemble en espérant qu’un tireur ne vienne pas tuer tout le monde dans le restaurant. Le frère s’arrange donc pour passer un moment avec Quiet – et là, d’un coup, ça met en perspective les raisons pour lesquelles elle ne parle pas : après trois ans sans voir son frère, elle ne dit pas un mot pour respecter les règles.

Lui, en revanche, est ultra bavard. Il finit par faire rire Quiet en lui expliquant qu’il pète sur les repas de son manager. Malheureusement pour eux, et contrairement à ce que le frère affirmait, quelqu’un finit par les surprendre : le manager. Il n’est pas heureux de voir Quiet dans un endroit où elle n’a pas à être et essaie aussitôt de mettre la main sur elle. C’en est trop pour le frère qui proteste, vocalement, puis crache carrément sur son manager.

C’est une bonne idée de nous montrer qu’il a toujours été protecteur pour elle. C’est aussi dans cette scène qu’il lui donne sa veste d’ailleurs. Bon, par chance pour le frère, le tireur finit par débarquer sur le parking du fast-food et faire peur à la clientèle, alors le manager les abandonne un temps.

On découvre que le tireur n’est pas le fou sanguinaire qu’on pourrait imaginer, mais juste une esclave qui se rebelle. La pauvre se fait tuer, mais elle a tout de même le temps de préciser que le contrat était un mensonge : elle a passé quatre ans à servir correctement d’esclave sans pour autant avoir eu ce qu’elle voulait.

Une fois ce petit problème réglé, le manager peut s’occuper du frère de Quiet pendant la nuit. Il lui coupe ainsi l’oreille avant de vouloir s’en débarrasser auprès de sa sécurité… déjà morte. On s’en doutait : Quiet débarque, bien qu’un peu trop tard : elle a tué la sécurité et n’hésite pas à tuer le manager. Elle est toujours forte avec un couteau malgré trois ans sans pratiquer. Plutôt que de péter un câble comme l’autre esclave, Quiet et son frère décident de se barrer, à la recherche d’une vie meilleure.

Flashback | Piscines à boules

Piscine à boules

Comme ça faisait un moment que je n’avais plus vu la série, je ne comprenais pas pourquoi ce flashback, mais c’est en fait logique : la pauvre Quiet survit à un terrible accident de voiture après tout. J’ai fait la pause pile au bon moment, parce que c’est la mi-saison et que c’est conçu ici comme une reprise avec petits flashbacks et changement de la dynamique entre les deux héros.

Je veux dire, c’est l’épisode où ils s’embrassent et vont plus loin juste parce que Quiet et John ne se supportent plus l’un l’autre. Avant d’en arriver là, on a un excellent gag sur un soi-disant astronaute qui aurait réussi à transcender son corps pour atteindre une autre planète. John déplace malgré une demande de ne pas le faire le cadavre du type, parce que ça dérange Quiet qu’il soit là. Cela dit, ce qui dérange le plus Quiet, c’est qu’elle n’a pas fini le boulot avec Stone.

Elle en veut à John de l’avoir extirpée de la voiture sans lui laisser la possibilité de tuer le flic. John lui apprend alors que Stone n’est finalement pas mort. Euh ? Sa voiture a explosé putain, c’est abusé de nous vendre sa survie, mais eh, ça permet d’avoir de quoi remplir les cinq autres épisodes, je suppose. En attendant, il y a autre chose à remplir si je peux me permettre : voilà donc nos héros qui se mettent à faire l’amour dans une piscine à boules. Bordel, ils ont tellement l’air de s’éclater !

Je parle plus des acteurs que des personnages dans cette dernière phrase, hein… mais les personnages aussi, c’est sûr. Après s’être amusés dans les boules, Quiet se réveille au son des ronflements de John. Elle décide aussitôt de se barrer, mais ce n’est pas aisé de ne pas le réveiller dans une piscine à boules. J’ai tellement ri de la situation. C’est super bien joué, surtout qu’évidemment, elle finit par le réveiller en ouvrant la porte du diner dans lequel ils sont, parce qu’il y a une clochette sur celle-ci.

Forcément, John lui court après pour l’éviter de faire une connerie en se barrant, mais de toute de manière, un étrange orage se dresse alors à l’horizon. En soi, il ne devrait pas être étrange, mais John nous informe que c’est une tempête Watkyn. Grosso modo, c’est un orage, mais avec des dizaines d’éclairs qui tombent aléatoirement sur le sol – ou sur les gens. Les scénaristes en profitent pour proposer du très bon humour, avec John qui s’autotraite d’idiots quand il se retrouve à devoir sauver Evelyn.

Le cadavre de l’astronaute brûle à cause d’eux et d’un éclair, John se prend un éclair dans le dos et… Quiet assiste au spectacle. Et oui, c’est suffisant pour me faire rire, mais non, ils ne s’arrêtent pas là : John doit ensuite faire cicatriser sa brulure et il s’en débrouille tout seul, refusant l’aide de Quiet. Le voir s’allonger sur une table, c’était sympa.

Il faut toutefois qu’il se passe quelque chose dans l’épisode, non ? Eh bien, pas forcément : ils sont bloqués par la tempête, souvenez-vous. Watkyn est donc le nom d’une usine nucléaire qui a explosé, oups, et l’orage les bloque un bon moment dans le diner. C’est l’occasion pour eux de continuer d’apprendre à se connaître en vrai, et j’ai bien aimé leur jeu de se poser des questions chaque fois qu’ils marquaient un point en tirant correctement dans la bouche d’un alien.

Cela permet pas mal d’humour, de John qui oublie son prénom à sa révélation qu’il est sûr qu’il y a des fantômes dans l’océan et de la vie sur d’autres planètes. Malgré une post-apocalypse atroce, ils trouvent clairement le moyen de s’amuser un bon moment, affirment que lama et chèvre sont le même animal et… couchent une nouvelle fois ensemble dans la piscine de boules. Franchement, ils filent le smile, c’est cool.

Par contre, après une deuxième fois dans la piscine de boules, John fait la demande de trop : il propose à Quiet de venir avec lui à New San Francisco après être venu avec lui faire sa livraison. Déjà, il s’avance beaucoup je trouve, parce que personne ne lui a dit qu’il pouvait faire entrer Quiet avec lui là-bas. Ensuite, elle le prend mal : elle a déjà vu ce que c’était que la sécurité qu’il lui vend et ça ne l’intéresse pas du tout. Elle s’énerve donc et le ton monte à nouveau entre eux.

La dispute est dure à vivre après un épisode où ils s’entendaient si bien, mais elle est nécessaire pour faire avancer la série. Bien sûr, Quiet refuse de suivre John et déclare que dès la tempête passée, elle se barrera de son côté. Par chance, la tempête dure longtemps : ils doivent donc passer une nuit de plus ensemble.

Ils décident de se séparer, encore énervés l’un après l’autre. Quiet décide ainsi de dormir dans la piscine à boules et John au sol, sous de l’aluminium, parce qu’il y a de l’aluminium partout dans ce fast-food de toute manière. Ce ne sont pas les conditions idéales pour dormir et ça permet encore pas mal d’humour en vrai. Quiet finit par aller se faire à manger, à défaut de pouvoir dormir, et tombe sur une chambre froide pleine d’astronautes.

Vraiment, la série a ses propres délires, mais ça fonctionne à merveille à chaque fois. Bien sûr, Quiet a ensuite un problème de bouteille de gaz à changer, ce qui force John à lui venir en aide. Elle voulait toutefois y arriver par elle-même et elle vit mal le fait devoir lâcher prise sur la bouteille de gaz. Lâcher prise la fait donc fondre en larmes, parce qu’elle en est incapable. Et oui, c’est hyper basique comme métaphore du deuil, mais je trouve que c’est amené de manière super efficace. Je ne me lasse plus de faire des éloges à la série et aux interprétations des acteurs : c’est absolument génial, tout simplement.

Quiet fond en larmes dans les bras de John, ils partagent ensuite un bon repas et dorment finalement ensemble dans la piscine à boules. En fait, ils sont là un vrai couple, avec la réconciliation nécessaire post-dispute. Cet épisode vend du rêve, avec une relation qui est bien plus fonctionnelle que prévu. Les opposés s’attirent, tout ça, tout ça.

Au petit matin, John est toutefois dépité de constater que Quiet est partie sans lui malgré tout. Les scénaristes jouent juste avec nous – et avec lui : elle est en fait en train de charger le coffre d’Evelyn et elle est prête à aller à New Chicago avec lui.

Le cliffhanger nous montre donc les personnages arriver à Chicago, avec un étrange tag « Calypso est réelle ». Curieux de voir quelle importance ça aura par la suite ; parce que chaque détail a son importance dans cette série.

Flashback | Piscines à boules

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Vitesse de croisière pour Le Dernier Voyage du Demeter

Salut les cinéphiles,

Jeudi dernier, je suis allé au cinéma pour essayer de m’évader du médiocre Rétribution et de son faux huis clos qui n’a pas vraiment réussi à m’emporter. Et devinez quoi ?

Bien sûr, je me suis retrouvé face à un autre simili huis clos, cette fois-ci à bord d’un mystérieux navire. On ne va pas se mentir, je savais parfaitement à quoi m’attendre en y allant, cela dit : le film s’appelle Le Dernier Voyage du Demeter, évidemment qu’on va assister au voyage dans le bateau et difficilement à autre chose.

Pas de bol, c’était tout aussi long… mais plus réussi, heureusement !

Dracula, es-tu là ?

En fait, le film est essentiellement une plongée dans une partie du roman Dracula, étendue sur deux heures de pellicule. On y retrouve les codes de l’horreur de l’époque victorienne, avec son rythme languissant et sa lente accumulation de tension. Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas un film pour les amateurs d’action frénétique, on est vraiment sur un autre type d’horreur. Et une fois qu’on sait ça, le film est plutôt plaisant.

L’atmosphère du Dernier Voyage du Demeter est très sombre, au sens obscur du terme plus qu’au sens figuré. Enfin, au sens figuré, il l’est un peu aussi, je vous rassure. Pour apprécier pleinement les détails subtils et les recoins mystérieux du navire, il est préférable de le voir dans une salle de cinéma plongée dans l’obscurité totale. Cela ajoute indéniablement à l’ambiance oppressante du film – mais ça permet surtout de tout voir. En plissant les yeux.

Si ça ajoute au côté mystérieux et au personnage de Dracula – insaisissable pendant une bonne partie du film – qui fait bien plus peur ainsi, c’est tout de même un peu frustrant par moment. Le film étant long, le but n’était pas non plus d’avoir envie de fermer les yeux, je pense. Et pourtant, c’est bien le genre de films où il est possible de piquer un somme entre deux moments intenses, je pense.

Côté casting

Les acteurs, dans l’ensemble, font le job sans vraiment briller. Ils portent l’histoire, mais il manque ce petit quelque chose qui les aurait vraiment fait sortir du lot. Malgré plusieurs scènes cherchant à nous montrer une dynamique de groupe, on a toujours l’impression que ça ne prend pas, qu’il manque un élément pour qu’on soit pleinement convaincu. Ou alors, c’est juste moi qui n’arrive pas à me sentir embarqué par les films avec des navires depuis Pirate des Caraïbes. Parce que oui, évidemment, ça m’y fait penser…

Cela dit, il y a un acteur qui parvient à se démarquer dans ce flot de performances convenables. Corey Hawkins, clairement le rôle principal du film, apporte une présence charismatique à l’écran (ce n’était pas gagné parce que je l’ai reconnu de la très médiocre Survive !) et ajoute une touche de profondeur à son personnage – bien aidé par le scénario qui se concentre beaucoup sur lui. Son jeu est ainsi forcément plus nuancé et le personnage contribue à maintenir l’intérêt – survivra-t-il même si l’on sait qu’il n’y a pas de survivant ?

Dracula ? Comme je le disais plus haut, difficile de juger de la performance de l’acteur qui reste très longtemps dans l’ombre. Le maquillage est excessif, on peine à voir comment il pourrait se fondre avec les humains. C’est une vision comme une autre du personnage culte, dirons-nous. Quant au reste des effets spéciaux, ils font le job sans être particulièrement marquants. Ils sont au service de l’histoire et parviennent à créer quelques moments visuellement saisissants, mais n’attendez pas non plus des prouesses visuelles exceptionnelles.

Une écriture réussie (mais bavarde)

Le meilleur dans ce film reste la richesse du scénario et des idées mises en scène. Tout en s’appuyant correctement sur le journal de bord du roman, les scénaristes se laissent aller à quelques libertés et complètent les incertitudes avec réussite. La fin du film tente ainsi de se démarquer un peu en s’éloignant légèrement du roman. C’est prévisible dans la forme, mais ça offre une touche de fraîcheur tout en maintenant l’esprit de l’histoire originale.

En fin de compte, Le Dernier Voyage du Demeter propose une expérience sombre et intense, mais cela ne justifiait pas pour autant une durée de deux heures. Il faut s’armer de patience en attendant les nuits où le conte surgit enfin. Il me semble que de nombreuses scènes auraient pu être raccourcies, si ce n’est supprimées… Mais peut-être que ça aurait empêché à l’ambiance de s’installer correctement.

En bref, si vous êtes fan de l’univers de Dracula et que vous appréciez l’horreur à l’ancienne, vous pourriez y trouver votre compte. Pour ma part, je reste avec l’impression qu’un peu plus de concision aurait fait du bien à ce (dernier ?) voyage cinématographique. Et vous, vous l’avez vu ?