Maximum Pleasure Guaranteed – S01E09 – Erroneous – 17/20

L’épisode est court et se dirige trop vite vers la fin de saison. Je me doute que nous n’aurons pas toutes les réponses à la fin du suivant et je commence à stresser de ne pas avoir de saison 2, car ce serait hyper frustrant. Cela dit, ça n’empêche pas la série d’être excellente et de gérer très bien ses épisodes. J’aime les personnages et le casting, tout tient bien debout, c’est top.

Spoilers 

Paula mène son enquête sur Dennis plus vite que ne le fait la police.

Sorry they blackmailed him for… pizza?

Je passe plus de temps à regarder X-Men ’97 que je ne commente pas épisode après épisode (je ferai un article en fin de saison) et Secret Story qu’à me concentrer sur des épisodes dont je peux parler ici, c’est con ! Heureusement qu’il me reste cette série, avec ses épisodes ultra courts mais un peu jouissifs en ce qui me concerne.

L’épisode commence par une petite scène d’action sympathique : on y suit une femme s’infiltrer dans un immeuble, puis dans un autre. Elle s’infiltre évidemment chez Rudy : son but ? Récupérer le portable de Dennis évidemment. J’ai eu peur pour Rudy, mais finalement, tout se fait très vite : elle lui éclate son propre bong à la gueule, retrouve le portable facilement, et hop, c’est réglé. Elle le récupère. Rudy reste en vie, et c’est tant mieux.

Cela lui permet d’aller retrouver Geri au travail et de la confronter sur ce portable. Il apprend qu’il n’y avait finalement rien sur le burner-phone, à part le numéro de la femme bossant aux admissions à Yale. Si Geri voyait ça comme une fausse piste, le fait que Rudy se fasse dégommer pour ça semble indiquer que ce n’est pas le cas.

Au passage, on nous fait croire que Rudy parvient à convaincre Geri de ne pas publier l’article, mais je n’ai absolument pas confiance en Geri. Je l’aime beaucoup comme personnage et je ne la vois pas faire marche arrière. Qu’importe, ce qui compte, c’est que les deux collègues veulent à nouveau venir en aide à Paula pour tout comprendre.

Après le générique, nous retrouvons un client de Trevor au quotidien dans son travail. C’est une bonne manière d’introduire le personnage avant d’en revenir au présent où Paula vient lui montrer la vidéo. Cette fois, elle ne veut pas faire du chantage aux victimes, évidemment, elle veut juste remonter la piste et comprendre ce qu’il en est. Les pauvres victimes ont cédé au chantage de Dennis et pensait probablement être débarrassées de ce problème, mais internet n’oublie jamais rien et une vidéo est une vidéo – par définition, ça peut circuler facilement. J’ai de la peine pour eux.

En tout cas, Paula mène son enquête pour savoir ce que Dennis voulait exactement, et ce n’est pas clair. Il n’en voulait pas à l’argent de cette autre victime, ou du moins pas directement : il lui a fait du chantage pour obtenir la recette de la levure à pizza parfaite et comme il a eu ce qu’il voulait, la victime se retrouvera prochainement au chômage suite à un vol industriel. C’est intrigant et Paula comprend vite que toutes les autres victimes se sont retrouvées impliquées dans du chantage qui n’était pas à propos d’argent – ça va donc de la levure à pizza à une influence pour des votes politiques. Étrange et impossible de savoir où Dennis voulait en venir avec si peu. Pourtant, Paula a tout un tableau d’enquêtes comme dans les films et les séries, eh !

En parallèle, Paula a toujours sa vie de famille pas si simple à gérer. Être accusée de meurtre, ce n’est pas évident pour être vue comme la mère de l’année en même temps. Ainsi, elle se fait dégager des groupes de parents d’élèves et Karl lui refuse l’accès à l’exposition des dessins des enfants où Paula souhaitait se rendre. Il ne prend même pas sa boîte de bouffe, tss.

Mallory a le culot de dire qu’elle ne pense pas à la garde d’Hazel alors que c’est tout ce qu’elle a en tête tout le temps. Ce qui est certain, c’est qu’on ne laisse pas à Paula la possibilité de tenir sa promesse. Par chance, elle a toujours Steve pour la soutenir au milieu de tout ça : il vient lui rendre une petite visite dans sa voiture pour lui dire qu’il continue de la penser innocente et lui remonter le moral.

Il y parvient, mais c’est de courte durée quand elle reçoit un coup de fil de son avocat qui l’informe que Mallory et Karl veulent maintenant la garde exclusive d’Hazel. On sait déjà que Paula veut se battre contre ça… mais comment le peut-elle quand en parallèle, elle est toujours accusée d’un double meurtre qu’elle n’a pas commis ?

Ce sera un problème pour un prochain épisode, parce que Paula tombe ensuite sur Rudy et Geri. Chacun d’entre eux vient s’excuser pour son attitude des deux derniers épisodes. Geri ne parle toujours pas de son article, par contre, hein. Ce qui compte, c’est que Paula accepte les excuses et leur montre tout ce qu’elle a trouvé dans son enquête – Internet l’a bien aidé, surtout pour identifier les victimes avec une recherche d’image inversée.

Le trio reprend l’enquête ensemble, ce qui ne fait que me confirmer que Paula ne devrait pas faire confiance à Geri car elle veut juste en savoir plus pour écrire dessus. Ils retournent ensemble voir Joyce, la nana de Yale, qui ne veut toujours pas cracher le morceau. Rudy en a alors marre de se faire marcher dessus par tout le monde et pète un câble assez légitime. J’ai beaucoup ri de le voir plongé dans la piscine pour menacer la femme qui, pour le coup, cède bien vite alors que… il n’est pas si menaçant, si ?

Ce qui compte, c’est que ça marche sur elle. Elle m’a fait trop rire à s’enfuir en nageant juste après craché l’info, parce que franchement, les trois autres iront toujours plus vite à pied s’ils veulent la réinterroger. Mais bon, qu’importe : elle a dû faire admettre Blake Vanderwale à Yale.

Internet aide une fois de plus Paula à faire ses recherches – pourquoi ne pas les faire avec ses deux collègues ? Mystère. Quoi qu’il en soi, cela la mène à Cecilia Vanderwale et, à partir de là, elle fomente un nouveau plan pour en savoir plus. Ce qu’elle ne sait pas, par contre, c’est qu’elle est suivie par celle qui a assommé Rudy. Cette dernière n’est pourtant pas bien discrète quand elle la file, mais bon. Paula la mène sur un parking et sur un chemin en forêt où elle devrait pouvoir trouver plus d’informations.

La police mène aussi une enquête de son côté. C’est bien plus lent que ce que fait Paula, mais ça permet à Gonzales de découvrir que Paula ne mentait pas en ce qui concerne les deux avocates nommées Halliday qui sont venues la voir. C’est plutôt intéressant, mais je continue de penser qu’à un moment ou un autre, on verra que le collègue de Gonzales fait partie des méchants.

Nous n’en sommes pas encore là, toutefois. En fin d’épisode, il file la voiture volée par la fausse avocate. Ainsi, il se retrouve sur le même parking que Paula et que la meurtrière – Halliday 1 donc – qui la suit avec un énorme missile. Il ne sait pas exactement de quoi il en retourne, malheureusement. Pourtant, il suit la piste en forêt et tombe nez à nez avec elle, qui avait installé son fusil pour shooter Paula, dans sa ligne de mire.

On ne sait pas bien ce que Paula va pouvoir trouver, mais ça devrait être la vérité. Le problème, c’est que l’épisode se termine à ce moment-là, sur un coup de feu. Je me doute bien que Paula n’est pas morte. Ma théorie est que le policier est mort – ce qui veut dire que je me trompais et qu’il ne faisait pas partie des méchants, zut. Enfin, ce n’est jamais qu’une théorie, on verra bien. Peut-être que personne n’est mort et que ce n’était jamais qu’un coup de feu pour rien. Vivement la fin de saison !

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

TVtime ferme ses portes… Et nous alors ?

Salut les sériephiles,

Ça va bientôt faire une semaine qu’un coup de tonnerre est tombé sur à peu près tous les sériephiles que je connaisse : TV Time a annoncé sa fermeture. J’ai pensé presqu’aussitôt à publier un article, mais la vérité, c’est qu’une fois la période de gros choc passé, je ne savais pas trop par où commencer. En plus, ce fut soudain : c’est tombé un jour où j’avais du travail à faire et où tout s’enchaînait aussi avec une soirée qui finit si tard qu’il en est tôt, puis une seconde, puis le week-end… Bref, voilà : l’application de tracking d’épisodes que j’utilise depuis plus de dix ans ferme dans moins de dix jours.

Le 15 juillet, TV time fermera ses portes et supprimera nos comptes, nos données, possiblement nos commentaires aussi. C’est une sacrée perte dans ma mémoire interne, hein. Je peux relativiser : je tiens le blog depuis dix ans, donc je ne perds pas toutes les traces de mes visionnages. C’est déjà ça. Depuis l’annonce, j’ai tout de même exporté mes données (il existe des extensions Google Chrome pour ça), testé plusieurs alternatives, rouvert des statistiques que je ne regardais plus depuis longtemps et relancé TV Time plus souvent qu’au cours des derniers mois, histoire de me rendre compte de tout ce qui allait me manquer.

Évidemment, l’application en profite pour buguer encore plus que d’habitude, parce que je ne suis pas le seul à ne pas y croire. Ce serait dommage de partir sans nous rappeler pourquoi on râlait déjà contre elle. Parce que oui, il faut quand même être honnête : TV Time n’était plus vraiment dans sa meilleure forme. L’application ramait, plantait, affichait parfois les choses quand elle voulait bien et donnait régulièrement l’impression de tenir debout uniquement parce qu’on était tous trop attachés à nos historiques pour partir ailleurs. C’est peut-être ce qui rend l’annonce encore plus frustrante : ça fait plus de dix ans qu’on supporte les bugs, respectez-nous un peu et laissez-nous plus de quinze jours ?

Quand je pense qu’à l’origine, c’était une petite application française ! Quand je pense que j’ai suivi leur compte snap pendant longtemps… Quand je pense que leur rachat et le passage sur les serveurs USA m’avait soulé ! Eh, c’est toute une page de ma vie de sériephile qui se tourne, en fait. Des années que j’aurais dû quitter cette appli qui favorisait (depuis le rachat) ios et laissait à l’abandon sa version Android, en vrai.

Voir aussi : Mon organisation pour gérer le blog en cette rentrée (aka quand j’ai parlé de TVtime en 2017)

L’explication officielle sur cette fermeture tient en peu de mots : TV Time n’était plus viable gratuitement, et il n’y avait pas assez de demande pour une version payante. J’entends, mais je trouve l’argument un peu facile. Si l’on demande vaguement à des utilisateurs d’une application gratuite s’ils sont prêts à payer, surtout quand l’application bugue déjà régulièrement, il ne faut pas s’attendre à un immense élan populaire. Bien sûr que sans précision, on a tous voté « non, je ne veux pas payer ». J’avais même oublié qu’ils avaient fait ce sondage il y a plusieurs mois. Je peux adorer TV Time et ne pas avoir envie de payer pour une application qui met trois plombes à charger. Il y a aussi « payer » et « payer », quoi : quand je vois le nombre de gens qui sont impactés (certaines autres applis ont donné le chiffre de nouveaux inscrits et c’est… effarant), je me dis qu’un euro par an aurait peut-être été suffisant, quoi.

Cela dit, comme d’autres, je cherche tout ce que je peux sur le sujet. Et plus je lis les explications qui circulent, moins j’ai l’impression qu’un abonnement aurait miraculeusement sauvé la situation. Sur Reddit, le créateur de TheTVDB, qui a aussi travaillé comme lead engineer chez TV Time, explique que le problème ne se résume pas à ajouter un bouton “payer 2,99 € par mois” dans un coin de l’application. Il faut apparemment en cas d’abonnement une équipe, du support, des serveurs, des corrections de bugs, une base technique capable de suivre et probablement beaucoup d’argent. Franchement ? Je ne trouve pas ça satisfaisant, parce que c’est déjà ce qu’ils devraient avoir vu le nombre d’utilisateurs. Je suis très heureux qu’ils n’utilisent pas de pub, mais bon, un appel aux dons comme Wikipedia et ça aurait été plié. On serait en train de faire la fête, là.

Et c’est là que ça devient pénible, parce que je peux très bien comprendre la logique économique tout en étant agacé : maintenant, l’appli n’est plus viable et ne le serait pas même avec énormément d’argent, faute d’anticipation, quoi. L’application fait partie de mes habitudes depuis tellement longtemps que je n’arrive même plus à dater précisément son arrivée dans ma vie. Ils auraient pu prévoir le coup. Et le coût. J’avoue avoir espéré que tout ça ne soit qu’un coup de com (vous vous souvenez de Sense8 et l’annulation d’un mois par Netflix là ?).

Est-ce que j’ai vraiment le droit de m’offusquer de leur manque d’anticipation ? En 2018, je découvrais avec horreur qu’il me restait 20 jours et 11 heures de séries à voir non-stop, rien qu’avec les séries commencées. Je trouvais ça énorme. Ai-je anticipé et arrêté les nouvelles séries pour autant ? J’en suis aujourd’hui à 112 jours de séries à voir… Je ne suis pas mieux qu’eux. Aujourd’hui, mes statistiques TV Time me disent que j’ai passé 22 mois et 10 heures devant des épisodes. À côté, trois mois et demi, ce n’est pas grand-chose, mais bon. L’application compte aussi 20 961 épisodes vus sur 448 séries ajoutées contre 4 583 épisodes restants de 110 séries commencées. Une date de rattrapage estimée au 28 septembre 2057. Allez, qu’est-ce que trente ans dans une vie ?

Ce genre de statistiques est totalement inutile, donc évidemment j’adore. C’est précisément ce que TV Time faisait mieux que beaucoup d’autres applications : sa partie « Statistiques » ! Et puis, après chaque épisode, l’application proposait de voter pour un personnage, et je le faisais presque toujours. Le plus frustrant, c’est que je ne retrouve pas ça ailleurs. Les autres applications savent plus ou moins suivre les épisodes, importer une liste, afficher un calendrier, proposer des notes, organiser les séries vues et à voir. Très bien. C’est la base.

Bien sûr, les tops TVtime étaient évidemment biaisés : une série avec dix saisons ou avec peu de personnages vraiment importants avait beaucoup plus de chances de se retrouver mise en avant qu’une mini-série vue en une soirée. Cela ne m’a pas empêché d’en faire des articles régulièrement entre 2018 et 2022 :

C’est bien beau d’être nostalgique, mais en attendant, TVtime ferme. J’ai donc testé d’autres applications. Rassurez-vous, je ne vais pas transformer cet article en comparatif détaillé, parce que ce serait aussi passionnant qu’un tableau Excel sur mes épisodes en retard (peut-être moins, même), mais disons que rien ne m’a paru évident.

Aucune ne peut arriver et remplacer instantanément des années d’habitudes. Forcément, je compare tout à TV Time, et si je l’avais choisie à l’origine, c’est parce qu’elle était la meilleure. L’interface, les imports, les calendriers, les listes, les statistiques, les petits détails dont je ne me souvenais même pas avant de constater qu’ils manquaient ailleurs. C’est un peu comme chercher un nouvel appartement en expliquant à chaque visite que mon actuel est mieux parce que traversant, avec une cuisine non intégrée au salon ou des toilettes séparées. Très utile, mais aussi très pénible, parce qu’impossible à satisfaire tellement tout ça semble passé de mode du côté des constructions.

Bon, là, le problème n’est pas la mode, mais la conclusion est la même : je ne trouve pas ce que je cherche. Pour l’instant, Bingeboxd est l’application qui me semble la plus proche et probablement celle que je vais garder. Elle n’est pas parfaite et pas capable de remplacer d’un coup tout ce que TV Time représentait, mais elle reste suffisamment convaincante pour que j’y tente le déménagement. J’aime bien son esthétique, son catalogue séries/film et l’existence de ses « diaries » qui me font penser à mon blog, finalement. Si j’avais eu cette appli à l’époque, aurais-je ouvert mon blog même ? On ne va pas refaire l’histoire. En attendant, et si l’anglais ne vous fait peur (ouais, pardon, c’est qu’en anglais), vous pouvez me retrouver sur cette application : je suis inscrit avec le pseudo @shipou et j’ai pu y charger mon historique TV Time. Mieux que rien, donc. Même si vous ne savez pas encore où aller, je vous conseille au minimum d’exporter vos données vous aussi.

Et ensuite, pensez à repasser sur le blog, parce que si TV Time ferme le 15 juillet, moi, je vais vous refaire un dernier tour dans mes stats dans quelques jours. Parce que 22 mois de séries et 20 961 épisodes vus, ça mérite au moins un dernier article avant de disparaître.

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E08 – Hallidays – 19/20

J’aime toujours autant cette série. Ces épisodes courts sont savoureux, on ne voit pas le temps passer et le rythme est saccadé comme il faut. J’aime quel a série mette en place plein de pistes à suivre en parallèle et j’aime qu’elle le fasse en jonglant vraiment bien entre chacune pour que ça avance à chaque épisode. Dans celui-ci, tout ne se recoupe pas encore, mais ce n’est pas dérangeant tellement on est embarqué dans l’histoire.

Spoilers 

Paula se réveille derrière les barreaux.

I’m a fucking regular person.

Je crois que j’aurais eu besoin d’un récap de l’épisode précédent au début de celui-ci, mais bon, les pièces se sont remises en place assez rapidement tout de même. Paula se réveille en prison et se brosse les dents avec les doigts. Combien de temps après l’épisode précédent sommes-nous ? Pourquoi est-elle déjà en prison et pas juste en garde à vue ? Pourquoi la vibe Orange is the new black va-t-elle si bien à Tatiana Maslany ?

Elle reçoit la visite de Rebecca Halliday, son avocate. C’est un bon début d’épisode, en tout cas, et j’aime bien comme l’avocate met directement les pieds dans le plat. Cela permet à Paula de raconter tout ce qu’il s’est passé depuis le début de la série et j’aime voir comment elle n’a plus aucun mal à parler de son camboy désormais.

Le problème, c’est qu’elle raconte tout à cette avocate jeune devant elle… avant d’avoir la visite d’une deuxième femme qui se présente comme Rebecca Halliday. C’est dingue comme idée, mais j’aime beaucoup ce que ça donne.

L’avantage, c’est qu’elle est rapidement libérée et peut donc monter dans la voiture de Karl qui a payé sa caution. Elle doit être salée pourtant, la caution : elle est accusée d’un double homicide tout de même. Karl veut bien la croire, mais ça fait tout de même beaucoup à digérer pour lui. Il a tout caché à Hazel, la seule préoccupation de Paula désormais. Malheureusement pour elle, Paula perd évidemment la moindre chance d’avoir la garde sur ce coup-là. Comment pourrait-elle garder sa fille en étant accusée de meurtre ?

Elle promet à Karl de ne pas se battre contre lui et s’excuse. C’est beau. Cela doit lui imposer un sacré self control, en plus : c’est son pire cauchemar de perdre la garde de la petite, tout de même. J’imagine qu’elle sait que tout ça est temporaire… En attendant, elle rentre chez elle, retrouve son guacamole (la pauvre) et le ménage à faire, tout en écoutant un message de sa vraie avocate (la deuxième).

On lui conseille de faire une lettre d’absence pour son taf et gérer toute l’affaire comme elle peut. C’est d’autant moins évident qu’elle se retrouve seule dans son appartement à devoir faire face à tout ce qui lui arrive. Elle reçoit un appel de sa fille qui lui fait plaisir quelques instants, avant qu’Hazel ne lui raccroche limite au nez pour profiter de Mallory – elle a besoin de dessiner sa maman, mais puisque Mallory est là, bon, à quoi bon ?

Mallory prend mal la nouvelle quand elle apprend que Karl a fait libérer Paula. Elle s’en remet assez vite tout de même : elle trouve que c’est intéressant pour eux car c’est un geste qui les mettra en valeur pour obtenir la garde d’Hazel. Elle est tellement calculatrice à chaque étape, c’est fou.

Pendant ce temps, la série continue de nous faire de la promo assez peu discrète d’Amazon. Voir un camion Prime donne une idée à Paula qui la met aussitôt en place. Plutôt que de profiter de son temps de liberté, Paula décide donc de continuer son enquête et commande un paquet qu’elle fait livrer à la fausse adresse de Dennis.

Elle peut donc prendre en filature la vieille femme qui lui a menti dans l’épisode précédent jusqu’à l’adresse où elle dépose les colis pour Dennis. C’est tout de même bien dangereux comme plan, mais elle ne semble pas s’en rendre compte plus que ça. Paula se décide même à entrer par effraction dans la maison de Dennis ensuite : elle pète un carreau et se rend compte que c’est beaucoup moins simple que ce qu’on voit habituellement dans les films. J’ai bien ri de la voir le bras coincé dans la vitre partiellement brisée.

C’est un petit détail qui fait la différence, je trouve : le gag est bon et réaliste. Il faut au moins ça pour nous raccrocher à une série qui n’a plus grand-chose d’autre de réaliste, non ? Paula entre dans la maison et commence sa fouille, mais c’est assez décevant car elle ne trouve pas grand-chose. Elle finit par mettre la main sur une photo de Dennis et Trevor. C’est déjà ça.

Par contre, dans le salon, il y a déjà un cambrioleur. La scène de combat qui suit est hilarante, parce qu’on sent que les deux femmes ne sont pas des pros du combat – enfin, en vrai, je pense que Tatiana doit l’être vu les rôles qu’elle décroche, mais là n’est pas la question. Un coup de cactus dans la tronche plus tard, Ashley décide de retirer sa cagoule et de révéler qu’elle est juste là pour récupérer la photo.

J’ai un peu de peine pour Paula qui se rend compte au passage que la tasse offerte par sa fille est brisée… mais en même temps, quelle idée de l’avoir dans son sac à main toute la journée ? J’ai beaucoup aimé la scène qui suit : elle permet à Paula de révéler qu’elle a tué Dennis, mais elle récupère enfin des informations utiles. Ashley lui révèle le plan de Trevor : l’influence de Dennis lui a donné les idées des arnaques et il s’en est pris à Paula parce qu’elle avait une fille – et parce que Portland, encore. Au passage, Paula apprend surtout qu’Ashley est témoin du meurtre de Sky : elle ne peut plus être accusée si une témoin dit toute la vérité à la police. Du moins, c’est ce qu’elle espère.

Paula décide d’appeler Gonzales aussitôt. Si Ashley n’a pas envie de témoigner, Paula la force à le faire puisqu’elle est déjà impliquée et déclare au téléphone que Dennis O’neil est responsable du meurtre de Trev. La flic est perplexe, mais elle l’écoute, c’est déjà ça. Malheureusement, au commissariat, Ashely se fait la malle, évidemment.

Bizarrement, elle semble d’abord vouloir rester mais se barre quand Paula ne lui fait pas confiance pour rester. C’est con : elle provoque ce qu’elle craint, Paula ! En tout cas, dans sa fuite, Ashley perd son sac. Dedans, il y avait un flingue, que Paula a la bonne idée de toucher à mains nues et de jeter dans une poubelle du commissariat (qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?). Il y avait aussi une clé USB avec quelques vidéos des chats de Trevor avec ses clients.

Paula rentre donc chez elle après une scène où elle dit ses quatre vérités à Gonzales (c’est mérité, je trouve) et visionne tout ça, à la recherche d’informations. Aïe aïe aïe.

Au travail, Rudy raconte la vie de Paula au téléphone tout en étant débordé par le taf. Il faut dire que Paula est en prison et que Geri ne se pointe pas. En effet, Geri est occupée de son côté à mener sa propre petite enquête qui l’emmène dans les locaux des alumni de Yale. C’est plutôt intéressant, car elle rencontre ainsi Joyce, la recruteuse qui avait subi du chantage de la part de Dennis. Je ne m’attendais pas forcément à ce que cette intrigue revienne sur le devant de la scène. C’était pourtant évident que ça pouvait arriver.

Même si Geri ne récupère pas toutes les infos qu’elle espérait, elle décide de présenter à ses patrons le fruit de son travail. C’est sans pitié et ça leur plaît beaucoup. Rudy se rend compte que Geri lui cache des choses, surtout qu’elle n’est pas bien discrète quand elle met sous clé le papier dans un tiroir de son bureau. J’ai de la peine pour Rudy puisque Geri est vraiment peu agréable avec lui.

Cela ne justifie pas forcément qu’il décide ensuite de forcer le tiroir, mais au moins, ça lui permet de découvrir ce qu’il en est. J’aime bien la confrontation entre eux, surtout que ça permet à Geri de prouver qu’elle sait exactement ce qu’elle veut dans la vie, contrairement à lui. Peut-il vraiment lui en vouloir pour ça ? La dispute est bien suivie par tout le bureau, surtout quand Rudy explose la tablette de Geri devant tout le monde.

Rudy a aussi fait l’erreur de récupérer le téléphone de Dennis dans le bureau de Geri. Ce n’est que le début de ses erreurs horribles : il a la bonne idée de rallumer le portable, ce qui permet aussitôt à la première avocate de l’épisode, la fausse avocate, de le tracer. Et elle a un flingue. Oups.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Encore un article sur la canicule ?!

Salut les sériephiles,

Vous aurez remarqué que j’ai recommencé à voir quelques épisodes cette semaine et à publier des critiques sur le blog, que ce soit pour le retour de Zodiaque ou un petit bingewatching bienvenu de Maximum Pleasure Guaranteed. Ce n’est pas une aussi bonne nouvelle que ça, parce que malheureusement, on le doit uniquement à la canicule qui a fait qu’une énorme partie de mon emploi du temps est tombé à l’eau. Enfin, ce n’est pas la meilleure expression, je devrais plutôt dire que ça s’est… Je ne sais pas ? Évaporé au soleil.

Au moment où j’écris ces lignes, il fait officiellement plus de 40 degrés sur la région parisienne. Hier dans un article, le Washington Post a même publié une carte assez lunaire intitulée Places hotter than France on Tuesday. Spoiler : il ne restait plus grand-monde. Moins de 1% de la planète devait être plus chaud que les endroits les plus chauds de France, avec principalement des bouts du Sahara, du Moyen-Orient et du désert américain. Voilà.

C’est historique, incroyable, terrifiant. Il y a vingt ans, on nous prédisait ce scénario pour 2050 et la plupart des réactions étaient alors de ne pas y croire et de trouver la blague amusante.

Cela n’a finalement rien d’amusant, parce qu’avec ces températures et les photos d’intérieur de voitures où il fait plus de 50°C qui se multiplient, ben… C’est bien la réalité quoi. Après une nuit caniculaire où j’ai peu dormi, j’ai passé ma journée dans le noir, entre deux ventilos, avec la petite pointe de culpabilité de savoir que parfois je lançais la clim et faisais partie du problème. M’enfin, à même pas 1%, pas vrai ?

Ce qui est fou, c’est surtout que ces épisodes de canicule se multiplient vraiment – et moi, j’ai déjà écrit tout ce que j’avais à en dire. L’angle séries et canicule est assez limité, en vrai, et on finit par en trouver moins dans les séries que dans la vraie vie. Je veux dire… En 2020, j’en parlais sur le blog avec encore cette vue un peu naïve de « la canicule est un phénomène rare » : c’était l’époque où j’écrivais sur les clichés à la télé (une série d’articles qu’il faudrait que je recommence à faire, j’aimais bien).

En 2022, j’ai remis ça avec un angle bien plus pratico-pratique : comment survivre ? Rien de révolutionnaire, mais c’était ma petite pierre à l’édifice, on va dire. En 2026, bon… J’ai déjà cité la majorité des séries qui proposaient des épisodes de canicule sur le blog, quoi. Certes, depuis, Grey’s Anatomy a remis le couvert dans un double épisode pas si marquant (la critique est par ici), mais dans l’ensemble tout a déjà été dit.

Est-ce qu’on bascule dans une dystopie ? J’en ai l’impression, parfois. Marcher dans la rue alors qu’il fait 40°C ou vivre dans un appartement qui flirte de plus en plus avec les 32°C (eh, de quoi je me plains ? La température est tombée à 29 ce matin avec les fenêtres ouvertes toute la nuit), ça me donne l’impression d’être dans la série 3%. Le portugais en moins et, bien sûr, sans être dans les fameux 3% de plus chanceux (mais je suis loin des plus malheureux encore). Ou alors, c’est Praimfaya dans The 100. Je ne sais pas trop.

Une chose est sûre, par contre, je ne peux plus m’encadrer les climatosceptiques qui essaient encore l’argument du « on vivait déjà ça y a cinquante ans » ou « le réchauffement climatique n’existe pas ». J’ai du mal aussi (beaucoup, beaucoup de mal) avec l’inaction politique et l’absence de décision courageuse pour faire face à ce qui devient de plus en plus fréquent. Enfin, il faut bien le dire, mais la culpabilisation de l’utilisation de la clim… Eh, personne ne nous culpabilise sur le chauffage quand il fait moins cinq degrés dehors, non ? Il me semble que dépasser les 36°C, c’est l’équivalent. Bref.

Je me rends compte que j’écris tout ça, mais que je n’ai pas vraiment de conclusion. Enfin, si, je peux bien vous en faire une pour me faire de la pub après tout. Après plusieurs jours de canicule, il y a généralement un moment où tout le monde attend la même chose : l’orage. Celui qui promet de faire baisser la température, de nettoyer l’air, de rendre les nuits un peu plus supportables et de nous donner enfin la fraîcheur que l’on attend.

Je ne dis pas que je veux ça comme météo, je dis qu’un peu de pluie serait la bienvenue.

Pour cette canicule, malheureusement, les modèles ne sont pas très optimistes dans ma région. Rien n’est vraiment annoncé dans les jours à venir. Ailleurs, on parle parfois d’orages très violents, ce qui est tout de suite moins réjouissant. Comme quoi, même quand on attend une tempête, il faut se méfier de ce qu’on demande.

Et c’est ma transition toute trouvée pour la conclusion : l’épisode 2 de Sauveurs de rêves s’appelle justement Tempête. Il ne fera pas baisser la température de votre appartement, et j’espère sincèrement qu’il ne vous donnera pas envie de vivre un vrai orage comme celui que j’y décris, parce que j’écris quand même une série où les cauchemars peuvent être mortels. Au sens propre.

Autant vous dire que là tout de suite, je suis à ça d’écrire un épisode avec une canicule cauchemardesque. Ce ne sera toutefois pas le sujet de l’épisode 3 – qui s’intitule « Le Lobby » et sera disponible dès dimanche sur Amazon, si ça vous tente. Si ça ne vous tente pas, je peux vous dire qu’il permettra d’intégrer davantage de personnages et lieux, histoire de vraiment pouvoir avancer dans ce que je veux raconter ensuite !

Allez, prenez soin de vous, hydratez-vous, regardez plein de séries (ou la saison 14 de Secret Story commencée hier soir !) et… courage.