Mes derniers coups de… #52

Salut les sériephiles,

Si je vous dis : coup de cœur, coup de mou, coup de poing, coup de blues, coup de vieux, coup de barre, coup de bol, coup de gueule, coup de tête, coup tordu, coup de pub et coup de grâce… vous vous en rappelez, vous ?

Cela fait un an ou deux que j’ai publié le dernier article «  mes derniers coups de…  » et en ce début de mois d’août, comme chaque année, je fais le point sur le blog, le temps que je ne trouve plus (et que je ne prends plus) pour écrire comme pour regarder mes séries. Forcément, ça me travaille et comme c’est un article qui plaisait à tout le monde à l’époque, ben… le revoilà.

Allez,  trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de cœur : Je n’ai pas de série ou d’acteur en tête pour ce point (enfin si, mais ce ne serait pas bien original de parler de Tom Holland et du dernier Spiderman quoi), donc je vais déjà aller taper loin des sujets habituels du blog et parler… bouffe. J’ai découvert, au hasard d’un détour dans une roseraie (ouais, en plein mois d’août, pas ma meilleure idée, je sais), qu’il existait de la glace à la rose. C’est un goût que j’aime depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’en goûter, mais que je trouve souvent écoeurant ou trop fort. Ce n’est pas du tout le cas quand c’est en glace. Bref, une tuerie, je vous recommande si vous avez l’occasion un jour, même si ça ne se trouve pas facilement.

Coup de mou : Comme lors des derniers articles « coups », je pense vraiment que nous sommes dans un ventre mou interminable du côté des networks et de la production des séries. C’est paradoxal d’avoir autant de nouveautés et si peu de réussites, mais vraiment, l’âge d’or des séries manque. Ce n’est pas pour rien que la nostalgie fonctionne avec tant d’effets dans les rewatchs et les reboots !

Si, si, il y a quand même des bonnes surprises dans les séries récentes, je suis désagréable et un vrai vieux con en devenir… à moins que je ne le sois déjà ?

Coup de poing  : Je vais peut-être entrer un peu plus dans  le vif du sujet et évoquer un de mes rares visionnages d u  moment, à savoir X-Men 97. La saison 2 se termine mercredi et je devrais donc publier mon article dessus dans la foulée, mais en attendant, je savoure les combats qu’on y trouve dans chaque épisode. C’est bien LA qualité la plus évidente de cet animé : les dessins sont tops comme à l’époque et les combats une certitude chaque semaine.

Coup de blues : Est-ce que c’est trop simple de parler ici de Joshua Bassett ? Comme il a sorti une chanson qui s’appelle « Blue », probablement. Il a annoncé son prochain EP qui sortira vendredi prochain. Le coup de blues, c’est que ça ne m’a pas spécialement motivé. Autant je continue de saigner quotidiennement l’album d’Olivia Rodrigo, autant les sorties récentes de Joshua Bassett ne me plaisent plus autant que ses premiers titres. Sa voix reste dingue, mais pas fan de sa direction artistique – et de ses choix d’ordre plus privés, mais ça, il fait bien ce qu’il veut, vous me direz. En vrai, je dis tout ça, mais j’ai déjà beaucoup écouté la dernière sortie et j’attends quand même cet EP :

Coup de barre  : Rien n’a changé depuis l’article 51, je n’arrive toujours pas à me décider à lancer des épi sodes.  J’ai presque l’impression que c’est c e qui me motiv e à écrire ces articles, pour aller piocher dans plein d’autres suj ets !  Ce mois-ci, je peux accuser la canicule pour expliquer ma flemme. Vraiment, ça me fatigue : l’éco-anxiété est là, la météo est en train de nous rendre tous accro avec des prévisions qui changent toutes les trois ou quatre heures et la perspective d’une cinquième vague de chaleur en deux mois (sérieusement, y a vraiment eu des pauses entre ?) me terrasse d’avant. J’angoisse et je fatigue.

Coup de vieux : En préparant cet article, je me suis mis à relire les articles « coups de » et j’ai découvert qu’en fait le dernier datait de 2022. Quatre ans déjà ? Pire que tout : dedans, je parlais du renouvellement de Riverdale pour deux saisons supplémentaires. D’où ? Comment ? J’ai l’impression que la fin de Riverdale était il y a une éternité. Le temps passe et faut que j’arrête de m’étonner de me découvrir des cheveux blancs si je me mets à croire que quatre ans n’en font que deux ou si je me dis, comme Ryan Murphy, qu’un retour de Glee ne ferait peut-être pas de mal !

Coup de bol : Je me plains de la chaleur, mais ce matin, j’ai eu l’occasion de faire un tour en forêt SOUS LA PLUIE. J’ai presque eu froid. J’ai savouré ce bonheur autant que ma glace à la rose, donc voilà, ça méritait de vous en parler, même si ça fait quand même deux coups juste pour vous parler de la météo. Arf. Les cheveux blancs, la météo, bientôt, je vais vous faire un article sur la morning routine en maison de retraite si je continue !

Coup de gueule : C’est totalement inutile comme coup de gueule car je sais que c’est nécessaire et que c’est pour le bien à long terme, mais sachez que j’en ai déjà marre des travaux du mois d’août. Voilà. Le plus impactant, c’est probablement ceux qui sont en cours sur le RER A depuis hier : ils m’empêchent d’aller à Disneyland parce que flemme de me rajouter, au mieux, 50 minutes de bus sur un trajet déjà long (encore à l’aller, pourquoi pas, mais au retour, eh !). Vous n’avez peut-être pas suivi, mais je passe ma vie là-bas désormais, c’est ma petite pause détente de la semaine, quoi. Bref, pas de détente au mois d’août, voilà, je vais me contenter de bosser (et c’est peut-être pas plus mal). Oui, je sais, je peux aussi rattraper mes séries, ça ne ferait pas de mal !

Coup de tête  : Je suis en  train d’écrire un article « mes derniers coups » quatre ans après le dernier et même pas trois heures après m’être rappelé l’existence de cette série d’articles. Non, vraiment, le b  log, nos interactions, mes  articles quotidiens, tout ça me manque. J’espère qu’à vous aussi, au moins un peu. Au pire, j’écris tout ça dans le vent et tant pis.

Coup tordu : Et si on parlait séries un peu ? Cette semaine, il y a eu une annonce de casting pour la saison 2 de Heated Rivalry. Je me plains tout le temps des annonces de casting qui spoilent trop de choses et j’essaie généralement de passer à côté autant que possible, mais sur cette série, difficile de ne pas voir mes réseaux sociaux envahis… Surtout quand on annonce la présence de Charlie Gillespie, que j’avais déjà découvert dans l’excellente et partie trop tôt Julie and the phantoms. Bref. C’est tordu d’avoir l’impression d’être de retour en 2020 quand j’ouvre Insta et que j’ai Charlie partout dans mon feed. C’est tordu aussi que ça arrive une semaine après que sans crier gare une photo de lui à poil sous sa guitare se soit faufilée sur mon Twitter (vraiment, faut pas l’appeler « X » ce réseau social, vous imaginez comme cette phrase sonnerait encore plus mal ?). Et c’est tordu car ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais son personnage quand j’ai lu le bouquin. C’est pire encore pour Justice Smith, car vraiment, ce n’est pas du tout le Harris que j’imaginais. Comme j’aime les deux acteurs, je suis content quand même.

Pour les déçu(e)s, les curieux/ses, les amateurs/trices de musique et l’algorithme, la photo de la guitare que vous cherchez est tirée de Splitville, sortie le 5 septembre.

Coup de pub : Il y a quelques semaines, je vous parlais sur le blog de Bingeboxd. Aujourd’hui, je vais vous parler de Bingers. Le principe est toujours le même : trouver une application qui permette de remplacer TVtime ! Bingers est peut-être la promesse la plus convaincante pour l’instant : c’est le nouveau bébé du créateur de TVtime (qui était parti du projet il y a fort longtemps et n’a rien à voir avec sa fermeture) et on y retrouve la grande majorité de ce qui faisait le succès de l’application. Ils ont l’air dans l’équipe derrière l’application assez à l’écoute des retours d’utilisateurs pour l’instant, comme aux débuts de TVshowtime, alors profitez-en, même si…

Coup de grâce : … ma sauvegarde TVtime n’a pas fonctionné comme il fallait alors je m’étais rabattu sur une sauvegarde moins conséquente. Si elle a fonctionné sur Bingeboxd, ça n’a pas été le cas sur Bingers. Au départ, je voulais bidouiller les fichiers et tout pour tout récupérer comme personne ne me répondait du côté de Bingers. Finalement, j’ai ajouté Laura puis (surtout) Frankie et elles avaient déjà tellement de séries comme leurs sauvegardes fonctionnaient que… J’ai tout pillé. Merci les filles ! J’ai donc passé deux heures hier à ajouter des centaines d’épisodes (des milliers, même, gloups) sur l’application. Et je ne suis toujours pas au bout de mes peines, il m’en manque encore. On pourrait croire que c’est déjà un coup de grâce suffisant, mais sachez qu’il y a pire : ça m’a donné envie de faire plein de rewatchs de séries dont j’avais oublié l’existence… ou pourquoi pas de terminer toutes les saisons dans lesquels il me reste genre 4 à 10 épisodes à regarder ou, pire !, même de commencer d’autres énormes morceaux jamais vus. Bon, pas sûr de sauter le pas pour autant, mais rien que l’envie, ça me terrasse autant que la chaleur !

Un autre coup de grâce terrible – ouais, je joue les prolongations avec cet article, parce que ça me manque d’écrire – cette semaine a été la sortie de l’album d’Ariana Grande. Musicalement, j’aime beaucoup et il y a de bonnes choses, mais le clip m’a tellement choqué, comme beaucoup. Cela me rend triste de ne pas la savoir mieux entourée et suivie, l’anorexie (et de manière général, tous les troubles alimentaires), c’est terrible. Je comprends qu’elle ne veuille pas de commentaire sur son poids et tout, mais ne rien dire, c’est quand mêm e être complice. Elle se détruit à petit feu et ça me rend triste.

Voilà, c’est tout. Difficile de conclure après ce paragraphe sans que ça ne sonne étrange, je sais, mais je vais le faire quand même, parce qu’il faut bien. Bon dimanche à tous, je vous souhaite de la fraîcheur dans vos vies et… à très vite.

The Guild is (so) back !

Salut les sériephiles !

Il y a neuf ans, presque jour pour jour, j’écrivais sur ce blog un article pour célébrer les dix ans de The Guild. J’y racontais déjà à quel point cette websérie avait compté pour moi : elle faisait partie des toutes premières que j’avais regardées, m’avait aidé à progresser en anglais et m’avait surtout fait découvrir une bande de personnages complètement dysfonctionnels dont je n’avais ensuite plus vraiment eu envie de me séparer.

À une époque où Youtube n’était pas encore devenu le monstre qu’il est aujourd’hui, cette websérie (créée, écrite, produite et interprétée par Felicia Day) a réussi à tenir six saisons entre 2007 et 2013, en gagnant peu à peu en moyens, mais sans jamais perdre son identité. La saison 6 avait été diffusée sur la chaîne Geek & Sundry à raison d’un épisode par semaine, exactement comme une série télévisée classique. Puis le dernier épisode était arrivé et… c’était terminé, sans crier gare. Aucun avertissement, aucune grande campagne autour de la fin, rien. Nous avions simplement découvert pendant l’épisode que nous faisions nos adieux à Codex, Zaboo, Vork, Clara, Tink et Bladezz. Autant dire que j’étais dévasté, ce que j’avais d’ailleurs déjà pris le temps de raconter dans mon article de 2017.

Ils sont vraiment tous de retour

Le retour de The Guild cette année est ainsi tout aussi inattendu que sa disparition. À l’approche des vingt ans de la série, qui seront célébrés en 2027, Felicia Day a décidé de réunir toute l’équipe pour un film intitulé The Guild: Ren Faire’d. Et non, je n’en ai pas Ren à Faire. Jeu de mot nul, je sais, mais j’en suis fier !

Après plusieurs mois de teasing, le Kickstarter a finalement été lancé le 20 juillet 2026. Pour le moment, nous ne savons pas encore grand-chose de l’intrigue. Le film se déroulera dans l’univers d’une fête médiévale populaire, où toute la Guilde devrait évidemment se retrouver costumée. C’est peu, mais honnêtement, il ne m’en faut pas beaucoup plus pour avoir envie de voir ce que ça va donner – est-ce que les enfants de Clara sont devenus des gamers en 20 ans ? Il y a des tas de théories excellentes sur le Discord de Felicia Day. Je ne voudrais pas être à sa place, elle doit avoir une pression de malade, en vrai !

Il y a au moins un truc sur lequel elle peut dormir sur ses deux oreilles (et nous avec) : le casting principal est bien de retour au complet. Felicia Day, Sandeep Parikh, Jeff Lewis, Robin Thorsen, Vincent Caso et Amy Okuda reprendront tous leurs rôles. Wil Wheaton et plusieurs autres visages connus de la série sont également annoncés, et plus il y aura d’argent, plus il y aura de caméos. Amy Okuda n’était pas présente dans la vidéo tournée spécialement pour le lancement du Kickstarter, ce qui aurait pu être inquiétant, mais sa participation au film est bien confirmée. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Enfin, tout va bien sauf pour mon compte bancaire, parce qu’évidemment que j’ai donné dès le lancement de la plateforme participative. C’était fou d’ailleurs de suivre la montée de la cagnotte, avec limite 1000 balles toutes les dix secondes. Il en reste une petite trace sur mon compte Twitter, mais wow, quelle soirée ce fut ! Dès que Felicia Day a commencé à évoquer sérieusement le projet, j’ai su que j’allais participer. Il n’existait absolument aucune version de cette histoire dans laquelle je laissais passer le retour de l’une de mes séries préférées sans contribuer à son financement – j’ai déjà donné à l’époque de Veronica Mars le regret d’arriver après la bataille. Et en plus, je peux recevoir quelques cadeaux en échange de mon don, je ne vais pas faire semblant de regretter.

Vu le contenu de mon panier, j’ai même plutôt l’impression d’avoir payé un prix raisonnable vis-à-vis des goodies prévus. Et si jamais le colis disparaît mystérieusement quelque part entre les États-Unis et la France, qu’une taxe de douane surgit sans prévenir ou que Chronopost décide de vivre sa propre quête secondaire comme il sait si bien le faire, je pourrai au moins récupérer le film en numérique. Coucou Chronopost, je t’adore (non, c’est faux, putain, t’as encore perdu un de mes colis cette semaine, c’est quand tu veux).

Un financement bouclé en quelques heures

Felicia Day demandait 1,5 million de dollars pour pouvoir lancer la production. C’est tout simplement énorme et la question était donc simple : vingt ans après le lancement de la série, restait-il suffisamment de fans prêts à payer pour retrouver la Guilde ? La réponse ne me surprend pas du tout : oui, évidemment.

L’objectif de 1,5 million de dollars a été dépassé le jour même du lancement. En moins d’une journée, la cagnotte avait franchi les 2,5 millions et, au moment où j’écris ces lignes, elle dépasse déjà les 2,6 millions de dollars avec encore environ un mois de campagne devant elle. Voilà, c’est facile. Record battu haut la main.

Il leur reste un peu de marge pour battre le film Veronica Mars. Le film tiré de la série de Rob Thomas avait récolté 5,7 millions de dollars auprès de près de 92 000 contributeurs en 2013. The Guild n’a pas encore dépassé cette somme finale. En revanche, son lancement a été encore plus rapide et a établi une nouvelle référence pour le démarrage d’un projet cinématographique sur la plateforme. Treize ans après Veronica Mars, une autre série culte vient prouver que les fans sont parfois plus efficaces que les studios pour ressusciter ce qu’ils aiment…

Bien sûr, le succès de cette première journée sur Kickstarter ne signifie pas que la cagnotte va maintenant s’arrêter. Felicia Day a déjà commencé à parler (cette nuit, pour nous) de nouveaux objectifs, de surprises supplémentaires et de cadeaux débloqués pour les contributeurs. Pendant le direct accompagnant le lancement, elle évoquait même ce qui pourrait arriver autour des trois millions, puis des quatre millions et demi.

Suck it, Hollywood

Ce retour est d’autant plus satisfaisant qu’il aurait très facilement pu prendre une direction beaucoup moins intéressante.

Felicia Day a révélé pendant le live accompagnant le lancement du projet qu’un producteur hollywoodien l’avait contactée au début de l’année 2025 pour lui proposer de relancer The Guild. Sur le papier, la nouvelle avait tout pour lui faire plaisir. Jusqu’au moment où elle a compris que le projet imaginé n’était pas une suite, ni même une réunion du casting original, mais un reboot avec des acteurs plus jeunes et une histoire adaptée aux gamers d’aujourd’hui.

Bah non, Hollywood, tu fais chier. Ce n’est pas ce que nous voulons voir. The Guild avait également rassemblé plus de 21 000 personnes abonnées à la page avant même le lancement de la campagne, ce qui en faisait l’un des projets cinématographiques les plus suivis de l’histoire de Kickstarter avant son ouverture. Là encore, ce n’est pas exactement le signe d’une série que tout le monde aurait oubliée. En revanche, personne n’attend une nouvelle Codex de vingt ans en train de découvrir Twitch et Discord. Ces outils sont désormais tellement installés dans la vie quotidienne qu’ils ne pourraient plus provoquer la même révolution narrative qu’en 2007, quand voir les personnages discuter derrière leurs webcams suffisait à donner à la série une forme presque expérimentale.

The Guild appartient à une époque très précise d’Internet, mais cela ne signifie pas que ses personnages doivent y rester enfermés. Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est justement de découvrir ce qu’ils sont devenus. Vork joue-t-il toujours autant ? Bladezz est-il toujours persuadé d’être le type le plus cool de la planète ? Sont-ils encore en contact au bout de vingt ans ? Moi, c’est terrifiant, mais je crois que je reste en contact avec ma guilde de l’époque, j’ai même fait des journées à Disneyland y a pas si longtemps avec des amies rencontrées sur internet. Et d’autres sont déjà prévu.

Bref, tout ça pour dire que Felicia Day a heureusement conservé les droits de la série. Elle pouvait donc refuser le reboot, reprendre son scénario et se tourner directement vers les fans sans avoir besoin d’obtenir la permission d’un studio. Dans la vidéo de présentation, elle résume d’ailleurs la situation avec beaucoup de délicatesse : « Suck it, suits. » Hollywood, j’espère que tu retiendras la leçon. Quand le public réclame le retour d’une série, ce n’est généralement pas pour retrouver le même titre collé sur des acteurs ayant la moitié de l’âge du casting original.

Vingt ans plus tard

Il faut évidemment reconnaître que les acteurs ont changé. Vingt ans ont passé, c’est terrible, ils ont vieilli. Nous aussi, malheureusement. Au-delà du coup de vieux collectif (Vincent Caso, tu prends cher), je suis surtout curieux de voir comment chacun retrouvera son personnage. Certains membres du casting ont continué à tourner régulièrement, d’autres se sont faits plus discrets, mais je n’ai pas beaucoup de doutes sur leur capacité à reformer immédiatement cette bande. La vidéo du Kickstarter suffit déjà à retrouver leurs dynamiques, leurs regards et cette impression qu’ils pourraient recommencer comme si le dernier épisode avait été diffusé la semaine dernière.

Je ne sais pas encore ce que donnera l’intrigue, ni si le passage à un long-métrage conviendra vraiment à une série qui reposait un temps sur de très courts épisodes. Je ne m’attends pas non plus forcément à ce que le film serve de tremplin à une nouvelle saison, à la Veronica Mars. Felicia Day présente avant tout le projet comme une célébration des vingt ans de The Guild, et un film nostalgique avec tout le casting me suffit déjà largement pour ça. J’ai tellement hâte’d, je leur souhaite de récolter plein de thunes encore, histoire d’avoir un film de la meilleure qualité possible et avec un maximum de retours et caméo. J’ai trop hâte.

Prochaine étape : Community ? Je ne perds pas espoir… mais un peu, quand même.

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E10 – Queens – 18/20

La saison est maîtrisée de bout en bout et son épisode final conserve quelques twists surprenants. Je suis surtout impressionné par la maîtrise d’écriture qui permet d’apporter une conclusion satisfaisante aux pistes ouvertes jusqu’à présent, tout en faisant la promesse de nouvelles histoires en saison 2. OK, tout n’est pas forcément cohérent pour la suite, mais si suite il y a, je ne doute pas que les scénaristes trouveront des réponses satisfaisantes. Ils ont réussi jusqu’ici après tout.

Spoilers 

Il est temps pour Paula de mettre derrière elle toute cette histoire.

You fucked with the wrong mom.

C’est déjà le dernier épisode et je me demande en le lançant si on aura droit à une conclusion digne de ce nom ou juste à une fin ouverte pour une possible saison 2 encore non annoncée. Cela me rappelle que les séries sont moins confortables que les films : les cliffhangers, j’adore ça, mais j’adore aussi la certitude d’avoir une fin de série. Bref.

Paula y va tellement fort dès le début de cet épisode ? Nous la retrouvons sur un terrain de golf, car c’était en fait là qu’elle se rendait. La détonation ne semble pas interrompre la partie de golf en cours pour Cecilia Vanderwale. C’est elle que Paula venait voir, pour lui parler de Dennis O’Neil.

Sans surprise, post-générique, on passe à totalement autre chose pour ralentir le rythme. La surprise, en revanche, c’est que la série trouve que c’est une bonne idée de nous montrer un chat sur Tiktok. On en revient en fait au cliffhanger de l’épisode précédent : c’est le chat du flic que l’on vient de voir en vidéo, et lui, il vient de se prendre une balle en plein torse. Ce n’est pas exactement une surprise, c’est ce à quoi je m’attendais.

En tout cas, je trouve ça assez fou que Paula ou Cecilia n’entende pas le coup de feu. Qu’importe, je suppose ? Paula confronte Cecilia à propos de Dennis qui est son bras droit armé, l’air de rien. La scène est intéressante : Cecilia fait appeler la sécurité et s’arrange pour gagner du temps en niant savoir quoi que ce soit. Comme Paula continue son speech en disant qu’elle est accusée de deux meurtres, elle paraît complètement folle.

Seulement voilà, le métier de Paula est d’être fact-checker. Elle en profite pour expliquer son enquête à Cecilia, voit bien que les gens que Dennis faisait chanter étaient tous des clients de Souter, l’entreprise de Cecilia et réussit à faire admettre à celle-ci qu’il s’agit bien de clients de la firme.

Comme ce n’est toujours pas suffisant, Paula finit par menacer la PDG en parlant de son fils : comment menacer efficacement une maman autrement que comme ça, après tout ? Le chantage, ça connaît à Paula maintenant : elle sait que Cecilia a fait entrer son fils à Yale de manière illégale et ça elle peut le prouver.

Elle menace Cecilia comme cela et part tout simplement du golf. La scène est excellente et vient proposer une conclusion vraiment inattendue.

Contre toute attente, il est finalement révélé que Dennis n’est pas mort. C’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. Il s’est pris une balle à laquelle il paraissait impossible de survivre, mais eh, il y a bien eu deux candidats de Secret Story avec une balle dans la tête après tout. Non seulement Dennis est encore en vie, mais en plus, on s’occupe bien de lui pour le remettre sur pied au plus vite.

Il est apparemment dans une résidence hautement sécurisée où une femme s’occupe de lui avec un infirmier. J’espère qu’on aura vite des réponses, mais en attendant, on a des questions : la femme et l’infirmier s’arrangent en fait pour le faire tomber du haut d’un immeuble. C’est terrible parce que je ne l’ai pas vu venir avant, tout comme lui.

La scène est horrible. Il tombe du haut d’un immeuble et se prend un lampadaire qui résonne… et bordel, j’ai eu envie de rire au milieu de ce meurtre terrifiant. Les scénaristes sont forts : on a peur pour lui alors qu’on le déteste, on rit alors qu’on est horrifié ? Quelle série !

Ce qui est bien, c’est que Paula est aussitôt innocentée. Je suppose qu’ils ont sauvé Dennis car ils avaient besoin de lui mais que le chantage de Paula a été efficace. Notre héroïne laisse tout en plan pour se précipiter auprès de sa fille. Bien sûr, elle veut aussi la garde partagée de sa fille : le lendemain, il y a l’audience pour décider de son sort après tout.

La libération de Paula fait chier Mallory dans son plan, mais ça ne suffit pas à ce que Karl et elle renoncent à la garde exclusive loin de Paula. L’audience ? Paula et Karl sont interrogés pour savoir ce qu’il s’est passé dans leur mariage et quel futur ils imaginent pour Hazel. C’est difficile d’être pleinement du côté de Karl dès le départ, mais ça l’est encore plus quand on voit son avocat interroger Paula plus en détails.

Il parle ainsi du double meurtre dont elle a été accusée et montre bien tous les problèmes de Paula. L’alcool au volant, le meurtre accidentel à Portland, le travailleur du sexe à qui elle parlait quand Hazel dormait dans la pièce d’à côté, la fois où Hazel a décroché le téléphone et parlé à Trev… Ce n’est pas évident du tout.

Karl ne comprend pas pourquoi Paula ne veut pas juste déménager avec eux plutôt que de s’imposer un tel calvaire, mais le calvaire, c’est lui qui le permet en fournissant à l’avocat toutes les armes dont il a besoin pour abattre Paula. Cette dernière fait pourtant un bon discours de maman pour prouver qu’elle aime sa fille. Reste à savoir si c’est assez.

Le juge voit bien qu’Hazel pourrait avoir une belle vie avec son père et Mallory, mais comme Paula est restée un parent stable pour Hazel au milieu de toutes ses galères, il finit par concéder que la garde ne devrait absolument pas changer. Paula obtient donc la garde partagée à New-York qu’elle souhaitait, et cheh pour Mallory et Karl.

Autrement, maintenant que Paula est innocentée, Rudy est déçu de ne pas être vu comme le héros qu’il devrait être. Il ne reste que Geri pour savoir ce qu’ils ont fait, mais elle n’est pas assez pour lui apparemment. Au boulot, il se rend compte aussi qu’il y a article top secret en cours de rédaction car Drew lui cache des choses – au sens littéral, avec des rideaux aux fenêtres. Geri recommence à chercher des idées d’articles, Rudy se concentre à nouveau sur le droit.

De son côté, Gonzales s’arrange pour récupérer la vidéo de la visite en prison de la fausse avocate de Paula. C’est intéressant de la voir continuer de mener l’enquête au chevet de son collègue qui s’est fait tirer dessus – mais je me dis que ça pose question quand même, parce qu’elle écoute la confession de Paula qui pensait parler à son avocate. Heureusement qu’elle a toujours dit la vérité à la police, quoi. L’enquête patine beaucoup, cela dit.

Que fait Paula une fois qu’elle a la garde d’Hazel ? Elle organise encore une énorme soirée chez elle. Je ne comprends pas comment elle trouve l’énergie de faire tout ça, mais admettons ! Elle boit un peu trop, en plus. Je comprends son besoin de décharger ses soucis et de faire la fête, seulement, on sait que c’est trop tôt. Rudy et Geri cherchent à comprendre l’histoire du suicide de Dennis, l’avocat la complimente, Steve propose un nouveau rencard et Paula l’embrasse… Mais dans tout ça, elle oublie sa fausse avocate !

Cette dernière est toujours dans l’équation, évidemment. Elle brûle son ancienne voiture, se fait une teinture, récupère une nouvelle voiture grâce à l’homme qui accompagnait Cecilia au golf et… se fait tuer par lui. Oh, ce n’est pas la piste que j’imaginais, mais soit.

Tout n’est pas terminé pour autant. On aurait pourtant là une belle conclusion avec presque toutes les réponses, mais non, ce n’est pas ce que la série vise. Au contraire, on se retrouve alors avec Gonzales qui rend une visite à Paula. Elle a bien conscience que celle-ci sait quelque chose et que toute cette affaire se termine trop bien, trop vite : pas d’autopsie pour Dennis, plus aucune charge contre Paula. C’est louche et elle le lui dit. Paula ne veut plus rien savoir, cependant, alors elle lui claque la porte au nez, tout simplement.

Paula fait beaucoup ça dans cet épisode, je trouve. Elle essaie aussi de claquer la porte au nez de Karl, en vain : elle continue encore à lui parler. C’est vraiment une bonne mère : elle se force à le faire pour Hazel, mais elle prend aussi son indépendance vis-à-vis de son ex. Elle n’hésite pas à lui dire de se démerder et gérer ses problèmes seul quand il lui demande son aide. C’est beau comment il est un ex toxique qui s’appuie encore sur elle tout le temps malgré Mallory.

C’est une belle conclusion pour Paula, en tout cas. J’en étais à vouloir une saison 2 qui se concentre sur Geri maintenant. En effet, celle-ci essaie de se rapprocher de Rudy et de se mettre en couple avec, mais il vient juste de se remettre avec son ex, alors c’est la douche froide pour elle. Elle décide ainsi de reprendre son article, celui qu’elle avait arrêté d’écrire sur Paula et qui pourrait refoutre la merde maintenant que Paula a tout géré. Dans le même genre, Gonzales apprend la mort de la fausse avocate et ne lâche pas l’affaire. Elle veut comprendre ce qu’il s’est passé et le fera avec son collègue.

Les scénaristes ont d’autres plans cependant. La saison 2 sera bien centrée sur Paula : il est révélé en fin d’épisode qu’elle a bien tué son voisin à Portland. Ce n’était pas un accident, mais une querelle (d’amoureux ?). Le problème, c’est qu’il existe une vidéo de ce meurtre. Cela paraît dingue qu’aucun flic ne trouve cette vidéo lors de l’enquête de voisinage à l’époque, mais soit, il faudra faire avec : quelqu’un se sert de cette vidéo pour faire à nouveau du chantage à Paula. Je suis moins convaincu.

EN BREF

Ce fut une excellente première saison et je ne vois pas comment la saison 2 pourra être à la hauteur. J’espère tout de même qu’elle existera car il y a des pistes intéressantes pour la suite, notamment en ce qui concerne les personnages de Geri et Rudy que j’aimerais voir être autre chose que les sidekicks de Paula.

En plus, la série a réussi à me balader le long de ses fausses pistes à plusieurs reprises, avec des twists bien placés et des surprises jusque dans son dernier épisode (ressusciter Dennis pour le tuer à nouveau ? C’est une belle solution de facilité, mais j’ai cru un temps que Dennis allait vraiment redevenir une menace).

Finalement, ça me rappelle un peu ce que j’avais ressenti avec The Watchful Eye : enfin une série capable de me maintenir en haleine et m’accrocher d’épisode en épisode. Le casting est exceptionnel, la série est toujours bien dosée. Vraiment, je souhaite une suite !

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Un dernier Top Persos TVtime pour la route (#21)

Salut les sériephiles, 

Fut un temps plus lointain que je ne l’aurais cru où j’écrivais régulièrement un Top Persos TVtime parmi mes articles quotidiens. Aujourd’hui, nous sommes le 15 juillet 2026 et l’application que j’utilisais quotidiennement depuis plus de dix ans a décidé de fermer ses portes. Il est donc temps pour moi de proposer un dernier classement – et même deux pour le prix d’un, parce que pourquoi pas ? Voyons ça comme un dernier hommage à une application qui valait vraiment le détour !

LE TOP DES QUATRE DERNIERS MOIS

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