Evil – S04E12 – Fear of the Other – 18/20

Et voilà. La fin approche tellement que je commence à angoisser sérieusement de ne pas avoir de réponses à certaines questions, surtout que des intrigues sont totalement oubliées depuis deux semaines. Cela n’empêche pas les scénaristes d’à la fois préparer la conclusion et de fournir un épisode avec un cas de la semaine canon. Ils sont géniaux et brillants, tout simplement.

Spoilers

Andrea choisit pour nos assesseurs un des derniers cas
qu’ils pourront traiter pour l’Église.

Are you afraid that you’re vlogging too much?

Andrea & Paul

Voilà un début d’épisode comme je les aime, avec un couloir d’hôtel, une bonne sœur géniale et une caméra à l’envers qui fait un looping vers elle avant un petit jumpscare. Clairement, tous les codes du film d’horreur sont là, et ça fonctionne toujours bien : sœur Andrea voit ainsi un homme qui devient un cadavre, alors qu’un autre crie à côté d’elle, allez comprendre.

Au moins, elle solutionne un problème pour notre trio d’enquêteurs : ils n’ont plus que deux semaines de travail devant eux avant que l’Eglise ne les cancel (fichue Église !) et une tonne de dossiers en retard. Andrea impose ainsi à nos assesseurs leur cas de la semaine : Paul, le fils d’un amour de jeunesse qui n’a jamais oublié Andrea. On aimerait avoir plus de détails sur tout ça, mais bon, la structure du cas de la semaine se doit d’être respectée.

Et je dois dire que c’est un joli cas de la semaine : Paul s’est découvert un véritable sosie qui faisait plein de vlogs peu intéressants sur sa consommation de café avant d’en arriver à se suicider. Maintenant, Paul est sûr d’être possédé par Gregory. Allons bon. Tu m’étonnes qu’ils restent sans voix nos héros !

Kristen envisage de lui parler de l’effet clone, surtout quand elle apprend que le père de Paul Jr s’est suicidé lui aussi. Seulement voilà, Andrea insiste pour qu’un exorcisme soit fait au plus vite pour le fils de son ami, parce qu’elle est sûre qu’il se passe quelque chose de louche. Elle y a assisté à deux heures du matin – la première scène de l’épisode. Elle a effectivement vu quelque chose, mais a été interrompu par Paul en pleine crise de somnambulisme selon elle. Ce n’est pas ce à quoi ça ressemblait. Elle invite en tout cas David et Ben à venir constater tout ça par eux-mêmes, Kristen redevenant la cartésienne convaincue qu’elle a toujours été avant de partir en vrille en saison 2.

Malgré tout, Kristen vient à l’hôtel avec eux pour voir ce qu’il peut bien se passer. C’est intéressant, parce que c’est un cas où ils doivent attendre longuement et ont le temps de parler entre eux de la suite. La série prépare sa fin, avec un Ben complètement désabusé et pressé de faire un autre travail (il en a marre des planques à deux heures du matin, ça se comprend) et une Kristen qui annonce qu’elle a une belle rentrée d’argent à venir grâce à l’accident d’escalade d’Andy. Soit.

La conversation est interrompue par le bruit de l’ascenseur dont les portes s’ouvrent en boucle, parce qu’Andrea le maintient éveillée. En vrai, l’épisode parvient bien à nous mettre dans une ambiance d’horreur par des petits détails et en ne révélant pas ça tout de suite. Andrea rejoint nos héros parce qu’elle souhaite nourrir les démons avec du sucre, pour qu’ils s’éloignent de Paul.

Ce n’est pas bien efficace : le petit groupe se rend dans la chambre de Paul pour découvrir qu’il est de nouveau en pleine crise de somnambulisme. Il est toutefois capable de répondre aux questions de Kristen, indiquant qu’il est Gregory et qu’il s’est suicidé parce qu’il voulait qu’il le fasse. La question suivante est la question la plus logique possible : qui donc pouvait vouloir la mort de Gregory ?

On ne le saura pas : Gregory abandonne le corps de Paul dans le couloir de l’hôtel. Le trio d’assesseur s’occupe alors de Paul, tandis qu’Andrea suit l’esprit de Gregory. Du moins, il a l’apparence de Gregory. Le sourire qu’il tire à Andrea est terrifiant.

Les sosies

Forcément, la solution de nos assesseurs qui consiste à chercher un autre sosie (c’est magique internet) pour Paul afin qu’il se rende compte qu’il n’y a rien de surnaturel à tout ça n’est pas très convaincante pour Andrea, mais elle agit comme si de rien n’était. Cela semble toutefois être suffisant pour Paul. Nos héros, eux, s’amusent avec le site, inévitablement. Ben se trouve un sosie père de famille, Kristen cherche… un sosie pour David. Et elle est servie, parce que c’est un boxeur tout plein de sueur qu’elle trouve. On sait ce que tu regardes Kristen ! Et on n’est pas surpris que ça se termine en rêve érotique de sa part – la série fait dans du salace plus romantique que d’habitude, cependant – même si ça se termine en masturbation.

En attendant, Paul contacte sa famille pour assurer à sa femme qu’il va mieux. Pas de chance, ce n’est pas le cas : il a ainsi appelé sa femme la veille pour lui demander de tuer leurs enfants. La femme est terrifié par Paul, au point d’avoir fait appel à la justice pour le maintenir éloigné d’elle. C’est un cas qui ne ressemblait à rien au début, mais qui va finir par provoquer des vrais cauchemars. En plus, quelle horreur cet hôtel de film là !

L’exorcisme

Durant la nuit, Andrea aperçoit de nouveau Paul somnambule et tente de le ramener dans sa chambre pour mieux constater qu’elle a en fait affaire à Paul Senior. Le père. Celui qui était amoureux d’elle et qui est heureux de la retrouver, malgré un bout de crâne en moins. Andrea comprend qu’il est le démon qui cherche à tuer Paul Jr, mais elle ne comprend pas bien pourquoi. Le cas est plus complexe que prévu : elle suit Paul Sr et se retrouve face à face avec… elle-même ? Une bonne sœur en train de prier, de dos. Sœur Andrea, mais avec une pelle. Cette actrice me vend du rêve, elle est tellement parfaite pour ce rôle. Bon, n’empêche qu’Andrea se prend un coup de pelle de son sosie qui lui reproche d’être un démon…

Le lendemain, elle se rend auprès de David pour confesser ses péchés. C’est la première fois qu’on se retrouve avec une Andrea à bout : elle pleure, doute de sa foi, doute surtout de savoir que Paul Sr pourrait être au paradis après son suicide. C’est une scène étonnante.

Malgré tout, elle prépare l’exorcisme de Paul qui, entre temps, a fait une tentative de suicide. L’exorcisme tourne à l’horreur pour Andrea, cependant, quand Paul Jr se met à parler comme Paul Sr, lui reprochant de s’être suicidé à cause d’elle et de l’amour qu’elle ne lui rendait pas. Paul Jr se met ensuite à pleurer parce que son père est parti alors qu’il était trop jeune et avait encore besoin de lui, permettant à Andrea un petit moment émotion – avant qu’elle ne se fasse vomir dessus, évidemment. C’est vraiment un excellent personnage, c’est fou.

On ne saura pas si l’exorcisme est vraiment efficace, mais on peut l’espérer pour ce personnage de Paul… Je doute qu’on obtienne une autre conclusion que ce vomi symbolisant le départ du démon.

Le procès

En parallèle, le procès de Leland continue. Kristen y assiste toujours et est choquée de découvrir que Kurt, son ami et psy (y a déjà rien qui va dans ces quatre mots en vrai), a évalué le cas psychiatrique de Leland. Elle n’en est pas ravie, parce qu’il est hors de question qu’il aide Leland à s’en sortir. Elle parvient à faire hésiter Kurt, mais l’avocat de Leland, comprenant le problème se révèle sous son vrai visage à notre pauvre psychiatre.

Terrifié par le démon face à lui, Foggs finit ainsi par déclarer Leland complètement incapable de savoir ce qu’il fait – un petit diagnostic à base de schizophrénie. Contre toute attente, il a toutefois le courage de compléter son diagnostic quand il voit Kristen s’en aller vénère de la salle d’audience – elle a donc autant de pouvoir qu’un démon ?. Bref, d’après son psychiatre, Leland devrait être enfermé à vie, parce qu’il représente un trop grand danger pour la société. Mouahaha.

Leland veut aussitôt faire tuer Kurt, mais avant d’en arriver là, il doit s’arranger pour que son procès ne soit pas la fin pour lui. Ce gros bâtard essaie de tout mettre sur le dos de Sheryl, évidemment, mais il est interrompu dans son témoignage par Andrea. La bonne sœur vient assister au procès et débarque en plein milieu de celui-ci pour annoncer à l’avocat qu’elle le voit et qu’il n’a plus aucun élément de surprise. Selon elle, le grand démon maléfique qui vient attaquer New-York ? C’est lui et elle le sait.

C’est au tour de Kristen de témoigner ensuite. Son témoignage est excellent en tout cas : elle reste calme et, preuve à l’appui, utilise tout un tas d’arguments rationnels contre Leland. Elle est brillante, allant jusqu’à feindre quelques larmes quand il est question de Sheryl et de l’héritage bousillé que Leland lui laisse. C’est si drôle. Elle est géniale, mais le procès n’est pas fini en plus, avec un autre témoignage contre Leland le lendemain. Et on se retrouve avec un Leland flippé que Leslie soit la prochaine témoin, justement.

Moi, ce qui m’inquiète, c’est qu’ils sachent avant que ce sera elle la témoin. De toute manière, elle est tellement flippée par la présence de l’avocat de Leland qu’elle voit en tant que démon que même le juge se rend compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans ce témoignage. Il paraissait bien gentil, mais ce n’est finalement pas le cas. Une part de moi s’en doutait, mais j’ai quand même été sacrément surpris quand il a découpé la tête de Leslie avec un sabre, comme si de rien n’était. C’était si rapide, si violent, si horrible. Et bien sûr, le juge en profite pour laisser tomber le cas tant qu’il n’a pas le dernier témoignage. Leland finit donc libre, ce qui est abusé, avec seulement pour obligation de rester loin de Kristen. C’est si abusé.

Un futur à préparer

Pour ne rien arranger à tout ce bazar, Kristen se met à faire des cauchemars où elle se voit en train de se surveiller pendant qu’elle dort. Elle reçoit ensuite un coup de fil bien problématique où elle apprend qu’elle ne sera pas riche du tout : Andy a déjà reçu un paiement de son ancien employeur. 80 000 au lieu de 800 000… Quel abruti, c’est fou !

Kristen est obligée d’annoncer à ses filles que l’argent va représenter un problème – mère célibataire avec cinq enfants ? Quel enfer ! Elle agit comme si de rien n’était, affirmant même à ses collègues que c’est plus simple car elle n’aura pas à se battre pour de l’argent avec Andy. Par contre, il lui reste à se battre contre ses filles : l’une est sûre que sa mère ferait un carton avec ses pieds sur OnlyFans, l’autre organise une page de dons contre sa maladie. Laura est brillante. Tout ça nous lance Kristen dans un discours un brin américain sur le fait qu’on ne demande pas de l’argent, mais qu’on s’assure de nos talents pour avoir de l’argent. Et hop, voilà comment Kristen se met à envisager d’ouvrir un bureau de psychiatre dans son garage, avec l’aide de Kurt – il est réticent, mais n’ose rien refuser à Kristen. Il me fait rire.

De son côté, Ben a déjà une proposition de job bien intéressante… mais il n’ose pas pour autant dire oui, terrifié, allons savoir pourquoi. Enfin, David envisage un futur moins serein que prévu. Son Église est vendue et sera désacralisée, tout le monde sera muté ailleurs parce qu’ils n’ont juste pas de thunes et doivent vendre cinq Eglises. Effectivement, ça valait le coup de le nommer à la tête de cette paroisse. Le pauvre. Nos assesseurs sont dépités et tout se ligue contre eux.

L’épisode se termine alors d’une part par Kristen trouvant finalement son sosie elle aussi – une étrangère qui chante une petite balade à la guitare. Trop mignonne. La vie paraît simple de l’autre côté du monde. D’autre part, David assure à Andrea qu’il est perdu et complètement paumé dans sa foi. Andrea lui fait jouer un petit air de piano pour retrouver Dieu… Ce ne peut pas être si simple, si ? Et pourtant.

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Walker – S04E05 – We’ve Been Here Before – 14/20

Je vois trop d’épisodes d’un coup pour savoir quoi dire sans me répéter et toujours sans spoiler. L’équilibre est un peu meilleur pour cet épisode qui parvient à gérer de front une enquête et des évolutions de personnages ; mais il ne l’est plus en ce qui concerne les intrigues en elles-mêmes puisque l’une est totalement mise de côté. Et en même temps, ça n’empêche pas l’épisode d’être un peu plus prenant : les fils rouges m’accrochent, c’est rassurant.

Spoilers

La traque pour le Jackal continue, affectant comme prévu James.

Starting right now, nothing happens without me knowing
about it.

Sachez bien que je n’étais pas spécialement motivé à l’idée de voir cet épisode, mais que le résumé a réussi assez vite à me remotiver tout de même.

James

Sans trop de surprise, l’épisode reprend d’abord avec l’intrigue du tueur en série. Il sort de nulle part après quatre saisons, mais tous les rangers sont au taquet sur cette enquête qui date. C’est tellement rare de les voir au travail qu’on se retrouve avec de simples montages sans dialogue parce que les scénaristes ne savent pas faire. Ils arrivent tout de même à nous faire comprendre qu’ils y passent plein de temps mais que ce n’est pas pour autant que James a pardonné Cordell.

En plus, James passe à nouveau des heures et heures sur cette affaire. Cela inquiète inévitablement Kelly qui continue de passer par Cordell pour surveiller son mari. Soi-disant, James lui a pardonné à elle, alors elle se permet de le faire, mais c’est franchement le meilleur moyen de se mettre à dos son mari franchement. Celui-ci laisse une journée de repos à ses employés quand il se rend compte que les rangers ne font face qu’à des impasses. Enfin, je dis les rangers, mais eh, Luna est toujours là, au grand plaisir de Cassie, ça se voit.

Que fait Cordell de sa journée off ? Il reste évidemment auprès de James pour voir s’il va bien. Cela lui permet de le prendre en filature quand il va se renseigner auprès d’un ancien indic. Ce dernier est sûr de savoir qui est le Jackal : il est le fils de l’une des anciennes victimes et a mené sa propre enquête de son côté. Bien sûr, Cordell effectue la filature la plus naze du monde : dès qu’il voit que le ton monte (mais alors vraiment un peu) entre James et son interlocuteur, il se décide à intervenir. Il fait tout pour être mal vu par son boss, c’est fou.

Cela permet en tout cas au duo de bosser ensemble pour éviter qu’Henry ne fasse de la merde. Henry, c’est le fils des victimes sûr de connaître l’identité du tueur – il cherche donc à se venger. Cordell et James arrivent juste à temps pour lui éviter une grosse bêtise. Au passage, ils trouvent de nouveaux éléments pour la suite de l’enquête… et c’était presque écrit avec fluidité. Pour cette série, c’est un progrès notable.

Evidemment, les scénaristes de cette série ne savent pas raconter une histoire sans revenir en permanence en arrière. Comme le Jackal est un tueur en série qui frappait déjà il y a cinq ans, on a également droit à un flashback qui ne nous apprend rien de plus : Kelly désespérait de voir son mari être consumé par l’enquête, elle reprochait à Cordell tout ce qui arrivait à James. Rien de neuf, vraiment.

Dans le présent, cependant, elle se contente de s’inquiéter pour lui et de lui confirmer qu’elle n’est pas enceinte. Elle explique tout de même à son mari que c’est elle qui a demandé à Cordell de surveiller James. Elle vient aussi chercher son mari au travail pour éviter qu’il ne s’y enterre et y re passe tout son temps. Parmi les problèmes qui surgissent l’air de rien aussi : James affirme d’un côté qu’il a arrêté l’alcool et ne retombera pas dedans malgré cette enquête difficile qui l’avait sombré la première fois… et recommence à boire aussitôt.

Journée off ?

La journée off pour Cassie, Tray et Luna ? Elle se déroule évidemment au Side Step à ne parler que de boulot, mais en buvant des coups. Ma foi, c’est assez réaliste le coup du « on n’arrive pas à parler d’autre chose », mais sachant qu’ils prennent une journée off pour se changer les idées et avoir du recul sur cette enquête, je trouve ça particulièrement débile. Et en même temps, c’est Walker, évidemment que c’est débile.

Après, quand Luna va chercher des verres, Tray se comporte en wing-man idéal en confortant Cassie dans ses espoirs vis-à-vis de Luna. Cela nous confirme qu’elle est intéressée par le bellâtre texan de base, c’est déjà ça. Et ça tombe bien pour elle : le soir, il refuse que Tray le ramène, puis annonce à Cassie qu’il va prendre une chambre d’hôtel. Et hop, juste comme ça, le voilà invité chez Cassie. C’est facile de draguer, finalement. Cela dit, une fois chez elle, Cassie résiste à la tentation et l’évite quand il est dans sa chambre. Elle était à ça de le voir torse nu (parce qu’évidemment, il ne va quand même pas s’habiller pour dormir quand il peut exposer sa musculature, hein).

Malheureusement pour elle, il n’est plus là quand elle se réveille. Il a tout de même fait à manger et revient parce qu’il a oublié quelque chose : embrasser Cassie. Non mais sérieusement ! C’est trop rapide – et en même temps, on savait dès le départ où ça irait.

Les Walker

Loin du Jackal, Stella et August ont leur propre intrigue. Ils se retrouvent à chercher désespérément le collier pour la femme qui a embauché Witt. Witt ne semble pas les aider plus que ça, ils ne font que faire face à des impasses dans cette chasse au trésor. Cela force Stella à laisser tomber son oncle pour son travail au ranch et cet idiot de Liam passe son temps au téléphone alors qu’il fait du quad, ce qui signifie qu’il a un accident. Dites ce que vous voulez de mon absence de cœur, mais je trouve que c’est clairement bien fait pour lui et totalement mérité à ce stade.

Pourtant, les grands-parents semblent plutôt blâmer Stella qui est trop absente et trop couverte par son oncle… Non mais sérieusement, c’est énervant. Finalement, c’est Geri qui reste surveiller Liam (histoire de lui donner envie d’ouvrir un second Side Step) tandis qu’Abbie oblige ses petits-enfants à bosser pour le ranch. Stella en profite pour interroger ses grands-parents, l’air de rien, sur le collier qu’elle cherche.

Il n’empêche que cette intrigue mériterait d’avoir davantage de temps d’écran… Mais ce n’était pas la priorité des scénaristes. Apparemment, il est plus intéressant d’avoir une énième crise de foi de Liam, qui se met à se dire que finalement, être avocat lui manque. Non mais sérieusement. Quant au collier, le cliffhanger nous le lie à Hoyt, qui l’aurait volé…

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Time Bandits – S01E06 – Mansa Musa – 16/20

J’ai davantage accroché à l’humour de cet épisode, malgré une impression que le scénario perd parfois du temps en détails inutiles. Qu’importe : les pistes proposées sont bien plus intéressantes et donnent envie de voir la suite, et ça, c’est franchement positif à ce stade de la série, parce qu’on vient de passer le milieu de saison. Les personnages ne savent toujours pas où ils vont, mais j’ai l’impression qu’on commence à voir où nous allons en tant que téléspectateurs. C’est un début… après le milieu.

Spoilers

Nos héros arrivent en plein désert, mais il s’y passe des choses quand même..


The richest person in history meets the greatest thief in history.

Espérons que ce deuxième épisode de la semaine soit un peu plus convaincant et parvienne à me motiver davantage. Le cliffhanger précédent donne un peu d’espoir.

Coincés (encore)

Nos héros passent un portail et y restent coincés un bon moment, sans oxygène, comme sous l’eau. Kevin parvient finalement à tomber au beau milieu d’un désert, suivi par le reste des bandits demandant aussitôt des explications à Widgit. Difficile pour lui d’expliquer ce qu’il s’est passé, cependant, parce qu’il n’en sait rien. Un autre problème surgit assez vite dans la tête de Kevin, en plus : il se rend compte que Judy a disparu.

Les bandits doivent se faire à l’idée : Judy n’est plus avec eux. Elle n’est pas tout à fait laissée pour morte, même si concrètement, ça revient au même. Pénélope est sûre qu’elle les retrouvera… C’est une série un peu pour enfants, tout de même, donc il y a des chances que si, mais c’est un peu abusé.

La caravane

Vous vous souvenez quand j’écrivais il y a moins de dix lignes que nos personnages étaient au beau milieu d’un désert ? Eh ben, ça a beau être le cas, ils tombent vite sur tout un village, dirigé par Mansa Musa – l’homme le plus riche de l’Histoire d’après le livre que Kevin trimballe avec lui. D’où sort ce livre exactement ? J’ai raté quelque chose, peut-être.

Peu importe, en tout cas. Pénélope tire vite son avantage de la situation, que Kevin questionne tout de même : on doit le ramener à ses parents, mais on l’amène plutôt à proximité de la caravane de l’homme le plus riche ? Alors qu’il est avec des bandits ? C’est suspect, c’est vrai.

On s’amuse bien avec cette intrigue, après, parce que Pénélope se met aussitôt en tête d’aller voler le butin de ce type qu’elle ne connaît pas mais qui a la réputation d’être généreux. Il offre donc de l’or à Pénélope quand elle se fait choper à tenter de voler des crottes de chameau. Bien joué. Elle est frustrée car elle perd ses bandits – Widgit se perd même dans le désert, mais ça lui permet une épiphanie quand il comprend que les étoiles peuvent l’aider à comprendre la carte (alléluia) – les uns après les autres et n’arrive pas à voler. Elle s’en fiche de l’or, elle veut juste le voler. Cela correspond bien à ce qu’on sait de Pénélope (et on ne sait pas grand-chose, à part son bout de tapisserie là).

Bien sûr, Pénélope n’est pas seule à se faire prendre. Ainsi, Kevin se retrouve à parler avec Mansa Musa, mais aussi Balla, son assistant, interprète, je ne sais pas. Balla répète ce que Mansa Musa dit, mais en élaborant davantage. L’humour est bon, meilleur que dans l’épisode précédent en tout cas, et ça permet à Kevin de se faire remarquer quand il se prétend apprenti historien ou quand il explique qu’il est en présence de quelqu’un de plus riche que Bezos d’Amazon. On s’amuse bien, quoi.

Kevin devient invité d’honneur de Mansa Musa et est nommé personne la plus intéressante qu’il connaisse. Il est même invité au Caire pour rencontrer le Sultan en présence de Mansa Musa. Rien que ça. Malgré de bons effets spéciaux habituellement, on sent que leur reconstitution du Caire est en studio tout de même. Bon, ça n’empêche pas la série de présenter plein de richesses aux bandits. Pénélope est toujours en pleine crise de foi vis-à-vis de sa carrière de bandit, cependant. Alto fait tout ce qu’il peut pour la consoler – secondé par tous les autres bandits qui voient Pénélope dans cet état. Elle rejette de l’or, tout de même.

Et Bittelig dans tout ça ? Il se fait griller bien vite quand Pénélope l’envoie espionner « discrètement » Mansa Musa. Il se retrouve ainsi à servir un homme qui a pour mission de créer un bain pour la reine. Au passage, l’homme en profite pour expliquer à Bittelig qu’il est amoureux d’une femme avec qui il travaille tout le temps. Bittelig lui conseille d’avouer la vérité, avant d’apprendre qu’il s’agit de la reine.

Tout ça n’est finalement qu’un gag, avec un gag dans le gag quand Widgit tombe sur le bain préparé dans le désert par Bittelig mais pense avoir affaire à un mirage. C’est un peu de ridicule dans le ridicule à ce stade, mais c’est l’humour de la série et j’accroche un peu plus que dans l’péisode précédent.

Bref, tout ça m’éloigne de la critique de ce qu’il se passe, avec Mansa Musa et le sultan du Caire qui s’embrouillent sur des questions de tradition et de signes d’honneur à apporter l’un à l’autre. Tu m’étonnes que l’épisode dure quarante minutes cette fois quand on perd ce qui semble être cinq minutes à savoir qui s’agenouillera en premier devant l’autre. Finalement, les deux s’agenouillent en même temps, tout simplement. Cela fait plaisir à Kevin d’assister à tout ça, en tout cas, et ça lui donne la confiance de demander à Mansa Musa d’organiser de quoi redonner espoir à Penelope : une ruse qui lui fait croire qu’elle pourra voler quelque chose.

Cliffhangers

Entre temps, Widgit retrouve son chemin et Bittelig lui confesse son amour, par crainte de le perdre pour de bon. Cela fait que Pénélope est heureuse quand elle va chercher Kevin : alors qu’on perdait cinq minutes d’épisode, elle volait les rubis du sultan – tout ça pour mieux découvrir que tous ses larcins n’ont jamais été récupérés par Bittelig, en fait, à cause d’une erreur de communication. Ils sont si drôles ces bandits amateurs.

Bref, il est déjà temps de partir et Kevin se fait une raison, abandonnant ce lieu où les gens l’adoraient. En chemin vers le portail, il lit à nouveau son livre sur Mansa Musa et découvre que le nombre de personnes voyageant avec lui à changer dans son livre. Bref, Kevin se rend compte qu’ils peuvent changer ce qui a déjà eu lieu, mais il est trop pris dans sa découverte. Il reste finalement coincé car le portail se referme. Bien fait ? C’est embêtant parce que Fianna est là aussi, et elle suit la flèche que Kevin pensait laisser à Judy. J’aime bien que nos personnages se retrouvent tous séparés les uns des autres, en vrai. Kevin finit ainsi par passer le portail, mais probablement pas le même que le reste des bandits. De son côté, l’Être Supérieur continue de papoter avec son sous-fifre et lui révèle qu’il a capturé l’un de nos bandits : Judy. Cela me motive pour les épisodes de la semaine prochaine !

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Time Bandits – S01E05 – Georgian – 14/20

Ah merde ! J’ai beaucoup moins accroché à cet épisode. Il est dans la lignée des précédents, je pense, mais l’humour n’a pas réussi à prendre cette fois. Par conséquent, je me suis senti un peu blasé devant des gags répétitifs pas toujours efficaces et une intrigue qui n’avance pas vraiment. Il faut dire qu’en plus l’épisode est court, ce qui ne permet pas de proposer grand-chose. Dommage, dommage, dommage.

Spoilers

Où nos héros rencontrent l’inventeur du sandwich.


Yeah, and I invented water.

Je ne comprendrai jamais ceux d’entre vous qui squizzent les génériques. Cela nous met tellement dans l’ambiance de la série, ça remotive à la voir quand on a un peu la flemme, ça créé un vrai moment particulier… Non, vraiment, je suis content du générique de cette série – et ceux des années 90 me manquent tellement !

Coincés

L’épisode commence avec notre groupe de bandits complètement dépités et acculés : ils n’ont pas de quoi manger, sont de retour à Stonehenge et attendent l’ouverture d’un portail en rêvant à de meilleurs temps où ils pourront voler de quoi manger. Ma foi, ça se tient. Alors que Penelope se vante d’avoir battu l’Être Supérieur plus d’une fois (deux, donc), ils sont justement rattrapés par celui-ci.

Cela leur fait tous peur, mais Judy comprend assez vite qu’ils n’ont pas affaire à leur ennemi. Il s’agit finalement de Jasper, un de ses sous-fiffres qu leur demande aussitôt de ne surtout pas donner la carte à l’Être Supérieur. C’est original : ce n’est pas comme s’ils avaient l’intention de la donner de toute manière. Comme un portail s’ouvre à peu près au même moment, nos héros se barrent bien vite, vers de nouvelles aventures et, en théorie, chez Kevin.

Sandwich

On s’en doute dès le départ et ça se confirme vite : nos héros n’arrivent pas du tout chez Kevin, mais plutôt au XVIIIe siècle. Ils ont des looks qui font un peu tâche, mais nous y sommes habitués. Ils sont rejetés d’une super soirée dans un château, mais trouvent évidemment une porte arrière par laquelle entrer. Ils volent rapidement de nouveaux vêtements et hop, ils peuvent squatter la fête et y manger.

Il s’agit d’une occasion de nous présenter le créateur du sandwich, soi-disant, quand il papote avec Kevin et n’arrive pas à convaincre Pénélope. C’est triste, parce que Kevin n’est pas convaincu non plus et il n’est pas du genre à se laisser faire. Au départ, il ne dit rien, mais quand il revoit Sandwich, il n’a pas trop le choix.

En effet, entre temps, Penelope a servi de l’ananas à tous ses bandits, histoire de papoter du fait que ses meilleurs hommes s’arrangent pour tenter de sauver les parents de Kevin. C’est embêtant, parce que justement, l’ananas était le clou du spectacle de la soirée qu’ils squattent. Si pour eux (et surtout Kevin), ce n’est qu’un ananas, pour Sandwich, c’était l’économie de toute une vie. Partie dans l’estomac de voleurs.

Quand en plus Kevin explique qu’il n’a peut-être rien inventé, Sandwich le provoque en duel. Penelope vient à la défense de Kevin, comme quoi elle a un cœur, et se retrouve à être celle qui est défiée, bien malgré elle. Comme elle déteste qu’on lui dise qu’elle est couarde, il n’en faut pas plus pour que le duel se tienne obligatoirement le lendemain à minuit.

De toute manière, ils n’ont pas le choix de rester : Alto a trouvé du travail après tout. Oui, en parallèle, Alto se déguise une nouvelle fois et rencontre un grand succès dans la soirée avec ses talents d’acteur. Il n’en font pas beaucoup plus pour qu’il soit remarqué et embauché comme acteur. Seulement, dans un épisode de 30 minutes, je doute qu’il fasse grand-chose de ça. Et pourtant, il s’arrange pour être sur scène pendant le duel de Penelope.

Le duel ? Il est assez ridicule, avec Sandwich qui n’a certainement pas pour intention de tuer qui que ce soit, par peur de décimer la population bourgeoise respectable. Ils ont juste oublié de prévenir Pénélope, qui manque de peu de tuer Sandwich. Heureusement, elle vise mal. Choqué par son attitude, Sandwich propose un autre duel à Pénélope, interrompu cette fois par Alto. Pris de trac, il a quitté la scène pour venir faire un petit monologue pendant le duel.

Celui-ci doit tout de même avoir lieu, pour une troisième fois. Le comique de répétition est bon, et bien sûr, le duel est à nouveau interrompu, par l’arrivée, cette fois, d’une méchante toujours en quête de la carte. Après être passé par la sœur de Kevin, la voici donc enfin au bon endroit… Penelope s’enfuit, forçant le démon à se retrouver dans un duel avec Sandwich. Et c’est ainsi que Sandwich meure, parce qu’un sandwich dans une poche, ça n’arrête pas une balle. Amusant.

La carte

Nos héros sont bien sûr surveillés par un chat, qui travaille pour les méchants – ses yeux permettent aux méchants de voir que nos voleurs voyagent dans le temps pour voler des cuillères. Etonnante activité. Celle des méchants ? On tourne en boucle : ils veulent voler la carte. Pas bien utile comme scène.

En parallèle, les enquêteurs de petite taille arrivent au Moyen-Âge, ce qui leur confirme que les bandits ont bien accès à la carte que tout le monde convoite. Ils travaillent pour l’être supérieur, bien sûr, mais l’un d’eux semble être un agent double qui souhaite à présent convaincre sa collègue de faire autre chose… Cela ajoute un peu de suspense, ma foi.

Casanova

Comme nos héros sont aux XVIIIe siècle, ils croisent également la route de Casanova. C’est plutôt amusant, en vrai, avec Casanova qui n’est pas si beau mais fait s’évanouir toutes les femmes qu’il croise sur son chemin. Toutes ? Un petit village de gaulois nommé Judy résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit remarquée par Casanova qui passe son épisode à la draguer ensuite – allant jusqu’à affirmer qu’il arrive à faire s’évanouir des chevaux, hein. De manière surprenante, cela révèle également que Bittelig est jaloux de Casanova : il est donc intéressé par Judy. Je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire à l’histoire d’ajouter ce genre de sous-intrigues romantiques, parce que j’aime déjà les personnages, ils me font rire, mais ils ne sont pas importants au point d’avoir une sous-intrigue. Sorry, not sorry.

De toute manière, tout ça finit en queue de poisson quand Judy rejette Casanova, poursuivie par un démon. Elle s’enfuit donc avec Bittelig et Casanova, puis un chien, freinent Fianna à leur trousse. Nos héros finissent par passer un portail, mais quelque chose ne se passe comme prévu dans celui-ci. Oh, et pendant ce temps-là, on a aussi la sœur de Kevin qui se retrouve paumée à l’ère glaciaire…

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