Lessons in Chemistry – S01E05 – CH3COOH – 17/20

Deux mois plus tard, c’est toujours un coup de cœur. Cette série est on ne peut plus simple et chaque épisode raconte un chapitre de la vie d’Elizabeth avec beaucoup d’efficacité. Le scénario est plein de petits moments extrêmement bien pensés qui permettent d’apprécier le personnage et l’intrigue, tout semble toujours évident, simple et fluide… Le calcul est vraiment parfait.

Spoilers 

La première de Supper at six est plus proche qu’on ne pourrait le penser.

We are the opposite of alone.

Près de deux mois sépare mon visionnage de l’épisode précédent et celui-ci. C’est une petite catastrophe, soyons francs. Pourquoi tant de temps ? Je ne sais pas l’expliquer. Les séries Apple ont cet effet sur moi : je les adore, je me plonge dedans et suis à fond… mais dès que j’en sors, même si l’envie de retourner est là, je n’y vais pas. C’est en grande partie parce qu’elle demande un effort de concentration tant elles m’emmènent loin ; mais aussi parce qu’elles sont totalement déconnectées de mon quotidien, je crois. Je ne sais pas.

Ce qui est sûr, c’est que j’ai adoré le début de saison, que j’ai à présent le livre à portée de main (ben oui, pourquoi faire dans la demi-mesure ?), que c’est déprimant parce que c’est écrit tout petit dedans et que j’ai déjà perdu une semaine de mes deux mois d’essai gratuit d’AppleTV offert pour Noël. Bref, il était temps de m’y remettre. Et ça commence par une pub ? Il y a de la pub sur AppleTV, c’est nouveau. En plus, c’était pour un film que j’ai déjà vu.

L’arbre généalogique

L’épisode commence par Elizabeth ayant accepté de faire de l’aviron et continuant de gérer sa vie quotidienne comme elle peut à côté. Elle fait ainsi des réunions Tupperware où elle offre à manger et rage de s’être fait voler sa découverte scientifique par ses anciens collègues. Et c’est tout, on passe directement au générique. Bon, il ne s’est pas passé grand-chose quand même dans ce début d’épisode, mais je suis déjà de nouveau à fond dans la série. C’est fou ce sentiment provoqué par AppleTV à chaque fois.

Après le générique, on retrouve Elizabeth et Mad en train de faire des courses, et c’est hilarant à voir. Pendant qu’elles achètent des céréales, Elizabeth parlent des gènes récessifs de son père qui expliquent qu’elle puisse avoir les yeux bleus. C’est à peine abusé comme dialogue, mais ça me fait rire tout de même. Le but de l’intrigue ? Nous expliquer que Mad doit faire un arbre généalogique pour l’école, mais aussi que le fait de ne pas avoir de père commence à lui peser.

L’intrigue nous permet ensuite de suivre Mad à l’école où ses questions incessantes dérangent tellement sa professeur qu’elle finit par appeler Elizabeth. Elle lui raconte tout le dérangement que représente sa petite fille pour une classe et en arrive à la conclusion, plutôt inattendue, que Mad serait mieux dans une école privée qui la stimulerait bien plus. C’est inattendu principalement parce que la maîtresse semblait odieuse dix secondes plus tôt à sous-entendre qu’Elizabeth était misanthrope. Bon, après, c’est plutôt vrai.

Elizabeth est en tout cas embêtée de découvrir que sa fille n’aime pas l’école – et elle décide aussitôt de la changer d’école. Avant ça, elle accepte qu’Amanda, sa nouvelle meilleure amie, vienne passer l’après-midi à la maison. Et on sait déjà où ça mènera.

Changement de carrière

Avant d’en arriver à l’émission de télévision qu’on attend tous, cependant, nous apprenons qu’Elizabeth vend désormais des Tupperware, mais rassurez-vous, c’est pour avoir un revenu en continuant de faire ses recherches. Ce n’est pas gagné cette affaire. Après sept ans, elle continue d’être très pote avec Harriet et organise de grands dîners de famille avec elle et sa famille. C’est sympa et ça mène à une scène où on nous apprend qu’Elizabeth n’a toujours pas lâché ses grands idéaux vis-à-vis du travail.

Elle cherche donc à se faire réembaucher par un autre laboratoire, mais celui-ci demande évidemment ses références. Cela force Elizabeth à retourner dans son premier laboratoire, pour demander à Donatti de ne plus bloquer sa carrière comme il l’a déjà fait. Par chance, il n’y bosse plus, mais elle tombe sur son remplaçant qui n’est autre que… Boryweitz, évidemment.

S’il ne souhaite pas bloquer sa carrière, il espère tout de même qu’elle acceptera de bosser à nouveau avec lui – et, en fait, pour lui. Bref, il ne lui fait pas de lettre de recommandation et bloque totalement sa carrière, c’est top. Je veux dire, comment peut-il envisager qu’elle accepte de bosser pour lui et qu’il soit premier auteur ?

Elle se barre donc de là au plus vite et c’est ce qui fait qu’elle se retrouve un peu plus encline à travailler pour la télévision quand le père d’Amanda vient chercher sa fille. En vrai, elle ne considère pas du tout son offre, mais alors qu’ils apprennent à se connaître et que Walter est de plus en plus fan de son caractère – découvrant que les molécules peuvent rendre un plat meilleur le lendemain de sa conception – le sujet revient inévitablement sur le tapis. Elizabeth découvre un monde où un homme souhaiterait être dans son ombre, sans que personne ne sache son existence dans l’ombre de l’émission.

Cela change la donne pour elle, surtout que c’est bien payé et qu’elle a besoin de cet argent pour l’école privé de Mad. Bim, voilà Elizabeth qui accepte l’émission. Sa première journée au travail est étonnante pour elle, en tout cas : elle découvre qu’elle a carrément un assistant pour lui servir du café. C’était si drôle comme scène. La qualité est dans ce genre de détail : elle lui demande comment il aime son café avant de découvrir que c’est en fait tout l’inverse.

En tout cas, elle comprend vite qu’elle n’est pas tout à fait prête pour une émission. En toute logique, et en cohérence totale avec son personnage, Elizabeth décide alors d’étudier la télévision : il lui reste deux semaines avant sa première émission et elle veut absolument être parfaite. J’ai adoré cette scène qui la voit stresser de devoir se trouver une catchphrase ou se demander pourquoi tout le monde sourit tant à la télévision. Cela faisait aussi un rôle sympa pour Harriet, même si on sent qu’elle a une intrigue à venir avec son mari qui s’absente beaucoup. Je ne suis pas sûr d’aimer cette partie.

Concentrons-nous donc sur Elizabeth en attendant : elle fait quelques essais à la télévision, et le directeur du studio n’aime pas du tout ce qu’il voit. Walter essaie bien de convaincre Elizabeth de suivre les règles et tout ce qu’il a préparé, mais Elizabeth préfère largement suivre son instinct. Et son instinct, il fait peur au gérant du studio. De son côté, Elizabeth a peur de ce que le studio lui fait faire – trouvant même ridicule le nom de son émission, qui lui semble mensonger.

Cependant, Walter est obligé de la calmer quand elle en arrive à demander à avoir une blouse. Il a beau lui expliquer qu’il déteste Phil, le gérant du studio, il est forcé de reconnaître qu’il a partiellement raison. Il propose à Elizabeth quelques changements et comme il leur reste deux semaines pour se préparer, tout va bien. En théorie.

Supper at six

En pratique, Phil décide que les rediffusions d’une autre émission sur la chaîne sont une catastrophe et qu’il est temps de lancer le show. Voilà donc Elizabeth qui se retrouve en direct alors qu’elle pensait pouvoir s’entraîner encore un moment. On sent son stress dès le départ… et c’est pour une bonne raison : Walter lui annonce que c’est peut-être un moyen de faire annuler l’émission plus vite s’ils se plantent.

Et a priori, ils se plantent. Walter est terrifié de voir qu’Elizabeth est en roue libre : elle fait retirer tous les éléments de décor de son plan de travail pour pouvoir être plus libre, elle a un crayon dans les cheveux, elle parle de science en permanence et elle fait peur aux annonceurs.

Il y a bien sûr des critiques du public présent pour assister à la première qui sont organisées. Le problème, c’est qu’il y a trop d’hommes dans ceux-ci. Ils n’arrêtent pas de la critiquer, notamment sur son absence de sourire, là où les deux femmes présentes sont déjà fans d’Elizabeth. On sent bien ce qu’il va se passer : elle a son public, mais ce n’est pas celui qui prend les décisions. Après, les décisions se basent sur les chiffres, et ça, c’est une bonne chose pour elle.

Oh, sa soirée commence évidemment par Phil qui veut lui remonter les bretelles parce qu’elle a fait n’importe quoi selon lui, mais il y a plein de téléphones qui sonnent en arrière-plan. On devine ce qu’il se passe : le standard de l’émission est débordé d’appels qui veulent plus d’informations sur les ingrédients nécessaires pour la recette du lendemain, notamment le CH3COOH du titre qui s’avère être tout simplement du vinaigre. Elizabeth explique donc cela, puis va répondre elle-même au téléphone pour découvrir qu’elle a des fans.

Et ça énerve Phil, parce qu’il a beau la critiquer à fond, la formule est en train de fonctionner. Et à fond, elle aussi.

Mad

Et pendant qu’Elizabeth fait tout ça et bosse, il y en a une qui se retrouve toute seule en rentrant de l’école : Mad. On sent bien qu’elle est triste de ne plus passer ses fins d’après-midi avec sa mère, mais elle profite de sa relative tranquillité nouvelle pour fouiller les affaires de son père, toujours dans le but de remplir son arbre généalogique. C’était bien la peine de changer d’école !

Elle a tout de même une super baysitter qui l’emmène à l’Eglise. Elizabeth et elle ne sont pas croyantes, mais voilà, c’est un moindre mal. Sur place, Mad rencontre Curtis, le prêtre de l’épisode précédent qui est toujours là. Celui-ci comprend vite le mal-être de la petite fille et s’occupe plutôt correctement d’elle, l’aidant ainsi à retrouver l’école de son père pour qu’elle puisse mener des recherches sur lui et sa famille.

Cela se fait en plusieurs fois. On sent qu’Elizabeth est débordée et ne s’occupe plus tout à fait de Mad, mais c’est parce qu’elle a ses émissions à gérer, et ses nouveaux fans aussi. Curtis, lui, semble avoir bien du temps pour s’occuper de cette fillette et la mener tout naturellement à la religion. Ainsi, quand elle rentre chez elle, Elizabeth trouve une Mad particulièrement frustrée d’avoir été toute seule et abandonnée par sa mère, surtout qu’Elizabeth rentre de plus en plus tard du travail.

Pour se faire pardonner, Elizabeth décide d’emmener sa fille dans un diner pour qu’elle puisse lui raconter toute sa journée. Celle-ci est ravie de pouvoir parler à sa mère… Mad est toutefois interrompue dans sa critique littéraire par la serveuse qui vient raconter qu’elle est fan de l’émission et que les conseils que donnent Elizabeth lui servent à elle et sa famille. Bien sûr, l’échange n’est pas très long, mais il déstabilise la dynamique mère-fille. Mad en veut donc à sa mère d’écouter la serveuse plutôt qu’elle.

Quand celle-ci revient pour un autographe et que ça rend triste Mad qui voit bien qu’elle n’a plus toute l’attention de sa mère, j’ai trouvé ça vraiment triste. C’est bien écrit, c’est fluide, mais c’est triste, parce que le timing est bon : Elizabeth fait plein d’efforts, mais la vie est contre elle avec sa fille. Oh, pauvre Elizabeth, elle me fait trop mal au cœur à devoir ajuster sa vie comme elle peut face à une petite fille qui n’a que besoin de toute l’attention de sa maman. C’est dur la vie.

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Wild Cards – S01E03 – Howl to Get Away with Murder – 15/20

C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des intrigues classiques avec des petits twists à la 2024 dans les détails. Histoire de, on est quand même sur une série qui se veut moderne dans le ton, à défaut de l’être dans le format. Et ça me va, je crois.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur la disparition d’un certain Lucas, mais ça prend une tournure inattendue quand la magie s’en mêle.

Oh my Merlot.

J’ai décidé de moins me prendre la tête sur ce genre de séries, comme vous savez, alors ne vous étonnez pas qu’elle soit complètement déstructurée : je vais juste compiler mes notes sans développer plus que ça. Il faut dire que côté écriture, on ne se prend pas la tête non plus : c’est bien simple, Max apporte tout l’humour de l’épisode, une fois de plus et le reste semble s’écrire tout seul. C’est plutôt bon signe et gage de qualité : l’intrigue est simple et efficace, les acteurs ont tous des visages déjà vus ailleurs et l’ensemble fonctionne bien.

L’enquête de la semaine concerne la disparition de Lucas, un cuisinier. Pendant que Cole mène l’enquête normalement dans le magasin de Lucas – on sent vers quoi ça se dirige, non ? – Max se déguise une fois de plus. Cette fois-ci, elle se fait passer pour une sorte de future ménagère avec un bob qui ne lui va pas tellement, et hop, elle récupère des infos devant la boutique. Simple comme bonjour, cette enquête.

Cela les mène naturellement vers une cheffe cuisto qui veut prendre ses décisions malgré son patron et mec qui gère le restaurant, en théorie. La cuisto est devenue végétarienne, transforme tout le restaurant et s’attire les soupçons de nos enquêteurs en étant énervée dès qu’elle parle de Lucas. Elle n’est qu’une boule de nerfs hyper énervée d’à peu près tout durant l’épisode, en vrai.

Son mec ? Il est l’exemple typique du type propre sur lui qu’on ne peut que soupçonner et qui attire bien les soupçons lui aussi. Il s’énerve non sur sa meuf, mais sur Pam, une nana qui est sa voisine et qui a perdu son loup. C’est vrai, on a tous des loups domestiques à portée de main. Bon, on comprend le proprio qui s’énerve de voir ses clients effrayés par un loup en liberté, surtout quand l’enquête mène finalement Max et Cole au cadavre de Lucas. Voilà qui est fait. Je m’attendais à ce qu’on nous dise que quelqu’un vende de la bouffe humaine, mais le cadavre est à peu près complet.

Bien sûr, les premiers soupçons se portent sur le loup, mais Pam affirme que son loup ne ferait jamais ça, surtout que ses loups connaissent Lucas. Mouais. L’enquête a aussitôt lieu et mène nos inspecteurs à chercher la trace du loup. Ils sont ainsi capables de retrouver le van de Lucas, ce qui leur donne la piste d’un autre suspect, un prof de bio tout stressé par la réunion parents-profs – ou par le meurtre de Lucas.

Max remarque aussitôt qu’il nettoie ses lunettes chaque fois qu’il est question de Lucas. Finalement, l’enquête les pousse à examiner le passé de tous ces adultes qui allaient au même lycée si on en croit des photomontages franchement ratés. Je ne comprends pas. Même moi, je suis capable de faire de meilleurs montages en moins d’une heure, comment peut-on se contenter de cette qualité ? Qu’importe, parce que l’intrigue prend une tournure inattendue et bien trop drôle : Max et Cole se font voler des vêtements et suivent la voiture du voleur.

Cela les mène dans une forêt de nuit où ils tombent sur… un rituel de magie. Aha. Le début de l’épisode nous informait déjà que ça prendrait cette tournure avec la caravane de Lucas, mais c’est excellent : tous les suspects de notre duo sont réunis pour jeter un sort sur les vêtements qu’ils viennent de voler. Leur but ? Empêcher le duo de découvrir ce qu’ils ont fait. Voilà qui est raté. Bref, le duo découvre surtout que les trois sorciers couchaient avec Lucas – la monogamie, c’est surfait d’après eux.

Cela dit, ça ne résout pas tout à fait le meurtre. On sait juste que Lucas voulait finalement se faire à la monogamie et arrêter de s’amuser avec ses trois amants. Pour résoudre le meurtre, il faut retrouver rapidement le loup en interrogeant une des amantes de Lucas, puis découvrir un tunnel suspect qui mène directement dans la cave du restaurant du type propre sur lui qui vient de virer sa cuisto végétarienne.

Il avait le look du type détestable et riche. Ou riche et détestable. Ou détestable parce que riche. Bref, on s’en fout : le type ose braquer un flingue sur un policier et menace de s’en débarrasser. C’est con, parce que malgré un flingue qui tire correctement, il se laisse finalement piéger par Max. Avec beaucoup d’humour, elle amène les touristes venus visiter les vignes du riche directement dans la cave, assurant que ce qu’ils voient est une recréation d’un événement spécial qui s’est déroulé sur le domaine. L’arrestation a ainsi le mérite d’être hilarante. Je sais, c’est too much, mais c’est le personnage de Max, alors ça ne surprend pas. Et même, je trouve que c’est plutôt efficace.

L’écriture est vraiment fluide. C’est over the top à chaque fois, mais juste ce qu’il faut pour que ça passe tout de même. Bien sûr, en plus de tout ça, l’épisode n’oublie pas que nous n’en sommes qu’au début de la série. L’équilibre est déjà trouvé cependant, il ne semble pas y avoir beaucoup de recherches à faire sur le ton : Max se moque de ses collègues qui ne sont pas Cole, fait de l’humour tout du long et pousse Cole à se confier un peu plus sur lui-même. Pour cela, on passe par la lourdeur d’un manuel de « team building ». Max est 100% pour l’idée d’une équipe avec Cole et ne comprend pas son mutisme face aux collègues qui n’arrêtent pas de se foutre d’eux.

Pour la défense des autres flics, il y a de quoi se foutre d’eux quand les suspects qu’ils ont sont des sorciers. Pourtant, il n’y a jamais aucun doute : il est évident dès le départ que le duo va les ridiculiser en résolvant le meurtre. En attendant, on a droit à un épisode où Cole et Max apprennent à travailler ensemble et se font peu à peu au caractère l’un de l’autre. Par moments, j’ai l’impression que c’est surtout à Max de s’adapter au caractère lunaire et changeant de Cole. Autant les scénaristes écrivent le personnage de Max de manière bien consistante – elle se fout de tout, apporte de l’humour non stop – autant Cole change parfois du tout au tout d’une scène à l’autre niveau caractère. Bon, il est toujours un peu grognon, cela dit ; mais parfois, il se fait à la présence de Max et rentre dans son jeu, parfois pas du tout.

Sinon, la série est claire désormais : son fil rouge sur les parents de Max attendra un bon moment. On nous en parle brièvement dans l’épisode, on nous confirme que la relation entre Max et son père est top (mais bon, on se doute qu’il ne paie pas l’acteur juste pour une scène au téléphone dans chaque épisode, faudra bien qu’il se passe quelque chose dans son intrigue !) et elle termine l’épisode en rappelant que ses parents n’étaient pas de mauvaises personnes. Pour le reste, eh bien, il faut attendre. Ce n’est pas un problème : la série parvient à accrocher, je trouve.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E07 – We Find Out the Truth, Sort Of – 18/20

Vraiment la série est hyper déséquilibrée dans sa structure et son rythme, ça me perturbe énormément. Cet épisode propose plein de choses – tellement que j’ai l’impression d’en avoir vu deux en quarante minutes. Bien sûr, on passe d’une action à l’autre tellement vite qu’on a un goût de trop peu et la certitude qu’il manque quelques chiffres de l’équation, mais ce n’est pas si grave. On passe un bon moment, on découvre une bonne partie des réponses et il y a une avancée majeure dans l’intrigue de la saison. Let’s go.

Spoilers 

Un petit tour dans l’Underworld pour le trio cette semaine.

No one comes back.

Le passage

Le programme était clair dans le dernier épisode, mais une fois de plus, la série fait le choix de l’ellipse en début d’épisode et ça m’a laissé perplexe. On a quitté Percy sous l’eau, on le retrouve dans un magasin étrange vendant des lits. Que fout-il là ? Eh bien, il faut regarder pour le comprendre, avec un type en costume à me rendre jaloux qui s’avère être Procuste – Crusty. Un fils de Poseidon qui tue les voyageurs ? Merveilleux.

Le demi-frère de Percy n’est pas super sympa pour autant : il n’hésite pas à tenter de tuer son demi-frère en l’invitant à dormir dans un de ses lits. Comment Percy sait-il que les lits sont des pièges ? Comme d’habitude, on ne saura pas et j’imagine qu’il faudra lire les livres… Mais à quoi bon faire une série si c’est pour sauter autant de passages ?

Je suis vraiment perplexe face aux choix faits par la série. Heureusement qu’elle gère à fond son casting. Crusty est donc un excellent personnage qui fait peur juste ce qu’il faut. Cela dit, il n’est pas bien malin : une fois de plus, on nous révèle que Percy n’est pas aussi seul que prévu : Annabeth est invisible et se charge du sale boulot de le neutraliser, une fois de plus.

La surprise est toujours efficace, aussi répétitive soit-elle. C’est un bon début. On ne saura pas pour autant comment ils sont arrivés là, parce que l’essentiel est de les voir trouver la porte qui mène ensuite à l’Underworld. Ils restent trois plombes devant la porte, hésitant sur la marche à suivre. Percy donne à Grover et Annabeth chacun une perle pour revenir, et hop.

Flashback

Une voiture en feu de détresse ? Etrange vision post-générique. On y retrouve un Percy enfant avec une mère rajeunie, devant l’école. Percy ne souhaite pas aller à l’école et moi, je me demande surtout si c’est un flashback ou une représentation de l’Enfer. Après tout, c’est une journée horrible pour Percy que d’être forcé par sa mère d’aller à l’école. Le gamin s’enferme dans la voiture et est un petit insupportable.

En plus, ça ne servait à rien de l’être. Le flashback continue avec la maman dépitée de découvrir qu’on refuse d’accepter Percy dans l’école sélect qu’elle avait choisie : il n’y est pas inscrit, parce que le directeur n’aime pas l’idée d’un gamin capable de monter sur le toit d’un gymnase. C’est vrai que ça sonne un peu dangereux.

Bon, peu importe. Sa mère trouve un autre moyen de s’en débarrasser rapidement. Cela frustre énormément Percy qui cherche évidemment à comprendre pourquoi sa mère veut tellement vivre sans lui. Dire qu’elle ne veut que le protéger ! Pas évident d’être la mère de ce petit relou ! Ce n’est pas comme si elle avait le choix de l’abandonner : elle a bien compris que l’Autre monde avait remarqué son existence et elle a peur de ce qui est à la poursuite de Percy.

Par conséquent, elle décide qu’il est temps de demander à Poseidon (j’imagine ?) de venir la voir. Elle lui confie qu’elle envisage de laisser Percy à la Colonie. Elle n’en a pas envie mais sent qu’elle n’en a plus le choix. Pourtant, elle envisage vraiment mieux pour son fils que ce que la famille du dieu veut pour lui. C’est Poseidon qui prend donc la décision de laisser Percy aller à l’école.

Il affirme alors à la mère du garçon qu’il viendra parler à Percy uniquement quand il sera prêt et qu’il connaîtra sa véritable identité, son destin, son rôle à jouer dans tout ça.

Cerbère

L’underworld – l’Enfer – est loin de ressembler à notre monde (ou au Kansas, comme le dit Percy) : c’est une suite de montagnes sombres qui me font penser au Seigneur des Anneaux plus qu’autre chose. Une fois sur place, Annabeth prend le lead des opérations, emmenant les garçons à la suite de Charon et des nombreux nouveaux morts. Aucun d’entre eux ne parle et tous les laissent passer sans argumenter, attendant sagement leur tour.

Le trio se retrouve finalement rapidement face à Charon. Sans trop de surprise, il leur reproche de ne pas payer la traversée. Comme d’hab, la série nous présente des éléments mythologiques sans en révéler plus que ça niveau explication. Charon refuse les pièces et appelle plutôt son toutou préféré à la rescousse pour chasser les vivants du monde des morts. On voit donc Grover se faire bouffer par un chien à trois têtes.

C’est dingue. Harry Potter est sorti en 2001 et faisait à peu près le même boulot du côté des effets spéciaux : ce gros chien à trois têtes ne me paraît pas plus réaliste que Touffu. Bon, il bouge davantage et court, par contre. À défaut de musique pour l’endormir, il suffit qu’Annabeth lui frotte une de ses têtes pour que le chien s’endorme. C’est un peu trop rapide, je trouve.

Grover s’arrange pour sortir de la gueule du chien, puis emmène Percy dans les airs grâce aux converse d’Hermès. C’est beau, tout ça. Annabeth manque de peu de se faire tuer, mais s’en sort finalement grâce à une balle en plastique. Soit. Une fois de plus, la série ne nous montre pas tout ce qu’il se passe face à ce Cerbère et joue beaucoup de la brume de l’Underworld pour ne pas avoir à le faire.

Cela donne l’impression qu’il est simple d’atteindre le Palais d’Hadès. Pour compliquer un peu les choses, Grover se rend compte qu’il a perdu la perle dans la gueule du chien… Arf. Ce n’est pas dingue. Non seulement, on ne voit pas toute l’action, mais en plus, on nous ajoute qu’il se passe des choses à d’autres moments ? Je veux dire, comment il a perdu une perle, qui était dans sa poche, en se faisant bouffer par un chien ? J’ai du mal à y croire.

En tout cas, ça pose un problème : il ne leur reste que trois perles et ils sont quatre à vouloir sortir de là. Grover considère que c’est à lui de se sacrifier, mais Percy refuse d’abandonner ses amis. Il donne sa propre perle à Grover, sans la moindre hésitation. À ce stade, il a compris qu’une quête était pleine de rebondissements.

Asphodèle

Le rebondissement suivant voit le trio arriver à Asphodèle, un lieu où les morts sont transformés en arbres – les âmes enchaînées par les regrets. Annabeth nous raconte tout ça avant que le trio ne soit pris en chasse à nouveau par Cerbère. Percy et Grover s’enfuient… mais Annabeth est coincée. Elle a son regret qui la laisse enracinée là aussi. Elle parvient à convaincre Percy de continuer la quête sans lui, parce qu’elle a toujours la perle pour rentrer. Soit. Mais comment tu comptes te débarrasser de tes racines ?

Le sacrifice est beau, quoiqu’un peu expéditif. Un flash de lumière semble confirmer en tout cas qu’elle retourne sur Terre. Reste à savoir ce qu’est son regret… mais ce sera pour plus tard.

Hadès

Les garçons continuent donc la quête sans Annabeth. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix. Soudainement, ils n’entendent plus Cerbère qui devait continuer de les poursuivre, et… bim, nouvelle règle. Pardon. Nouveau rebondissement : les chaussures d’Hermès prennent vie par elles-mêmes et souhaitent absolument se rendre dans un énorme gouffre, emmenant avec elles Grover.

Pas le temps de comprendre ce qu’il se passe : Percy se jette en avant pour empêcher Grover de tomber. Grâce à son épée magique, il parvient à retenir Grover. Tout de même, en tombant sur son sac à dos, il entend un bruit sourd. Il faut dire que dans son sac à dos, il y a l’Eclair primitif de Percy. Rien que ça.

Comment ça se fait ? Eh bien, Arès a donné le sac à Percy, tout simplement : c’est Arès qui bossait avec Hadès depuis le début. Moui. Percy n’a donc pas regardé son sac de tout le voyage ? Arès, c’était il y a deux épisodes, tout de même ! L’éclair n’est pas exactement petit, en plus… Bon. La quête est donc terminée de manière hyper frustrante – j’aime bien le twist, mais la mise en scène fait que ça retombe un peu comme un soufflé raté.

Si la quête est terminée, Zeus devra tout de même attendre avant de récupérer son éclair. Grover sait très bien à quoi pense Percy : il faut encore sauver sa mère. Tous les deux continuent donc malgré tout vers le palais d’Hadès, dans l’espoir de l’y trouver.

Et ils l’y trouvent super vite : Hadès les accueille plutôt chaleureusement – aussi chaleureusement que possible quand on est en Enfer, quoi. Pour le coup, j’ai eu du mal avec l’acteur choisi pour Hadès. J’ai presque l’impression qu’il manque de charisme. Il emmène en tout cas Percy et son meilleur ami directement auprès de la mère du premier. Bon, celle-ci est évidemment devenue une statue, hein : Hadès assure qu’il l’a sauvée pour pouvoir faire un échange avec Percy. C’est simple : il lui rend sa mère en échange de ce qu’il veut.

Le vrai twist est alors qu’Hadès ne veut absolument pas l’Éclair : il espère récupérer le casque d’invisibilité. C’est con, il n’a pas Annabeth ? Et puis, Hadès affirme aussi qu’il ne bosse pas avec Ariès, que ça ne l’intéresse pas non plus d’être en équipe avec qui que ce soit. Moi, ça me rassure car je n’aimais pas l’idée de cette alliance… Par contre, les deux garçons luttent pour comprendre ce qui leur arrive en revanche : ainsi donc, l’Eclair n’intéresse pas Hadès ? La guerre, non plus ? Et quelqu’un d’invisible a volé l’Eclair ?

Percy réfléchit quelques secondes et comprend directement que c’est Cronos le problème. Dans ses rêves, la méchante voix n’est pas celle d’Hadès. Et puis, Hadès assure qu’il n’a pas envie de la guerre, alors bon, autant le croire. Percy devrait lui faire confiance apparemment : Hadès lui propose de lui offrir l’asile maintenant qu’il sait que Cronos est dans l’Histoire.

S’il n’a pas envie de faire équipe avec qui que ce soit, Hadès sent qu’il n’a pas trop le choix de s’allier avec Percy. Son envie est désormais de récupérer l’Eclair pour se protéger de Cronos. Grosso modo, il a peur de Cronos et de ce que ce dernier pourrait faire s’il souhaite vraiment une guerre. Ah.

Percy accepte donc finalement la première offre d’Hadès : il n’a pas envie de son asile, mais il est OK pour lui ramener son casque. Mouais. Cela ne me semble pas si simple. Une chose est sûre : Grover et lui parviennent finalement à rentrer sains et saufs sur Terre. C’est déjà ça.

Problème : sur la plage où ils atterrissent à nouveau, Percy et Grover retrouvent Annabeth, mais aussi… Ariès. Et ça ne fait pas plaisir à Percy, qui lui jette un regard à faire pâlir d’envie l’éclair de Zeus (ouuh, l’envie de faire le jeu de mots sur Tonnerre de Zeus est immense là, surtout que je viens de poster un article sur… Disney. Oups.).

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Orphan Black Echoes – S01E10 – We Will Come Again – 18/20

WTF ? La série met les petits plats dans les grands pour une fin de saison qui marque vraiment les esprits. J’espère que les scénaristes savent ce qu’ils font et surtout qu’une saison 2 verra bien le jour, parce que je suis vraiment pris par les mystères de la série. Et cette scène finale a vraiment réussi à faire son job pour prouver qu’ils n’avaient pas froid aux yeux et qu’ils avaient de grandes ambitions pour la suite. Bref. Donnez une saison 2 à cette série.

Spoilers 

Kira et Eleanor cherchent à comprendre le projet de Darros, Lucy veut retrouver Charlie.

Yeah randomly shooting someone isn’t cool

Kira

Il est temps pour moi de se rendre à l’évidence : c’est le dernier épisode et il va bien falloir que je le regarde ! C’est amusant comme j’ai voulu voir tous les épisodes d’un coup, pour finalement énormément ralentir le rythme ensuite, parce que je savais que c’était la fin. Et en même temps, en parallèle, je ne regardais plus rien. Allez comprendre !

Le dernier épisode reprend avec Eleanor et Kira qui travaillent ensemble. Eleanor a beau vouloir travailler sans faire de faux espoirs à sa femme, il n’y a pas à dire, l’alchimie entre elles est toujours visible. Bref, c’est pas le sujet ; le sujet, c’est qu’elles retournent au labo de Kira où elles ne pouvaient pas aller pour tenter de savoir qui Darros veut cloner à présent. Le suspense avant le générique est sympathique.

Il l’est moins ensuite : les deux impriment plein de visages… mais elles ne savent pas à qui ça appartient. Comme c’est frustrant de voir ces masques sans savoir à qui les visages sont censés correspondre. Et puis un tel suspense ne peut pas être là par hasard. Les scénaristes ont forcément un plan !

Lucy

De son côté, Lucy est paniquée de savoir que Charlie est kidnappée, mais pas autant que Jack. Tina s’en veut, mais moi, je suis soulagé de savoir qu’elle est encore en vie finalement. Alors que le blâme retombe inévitablement sur Lucy, elle reçoit un message sur la montre connectée de Charlie, laissée derrière elle : Tom l’invite le lendemain.

La série gagne du temps en avançant rapidement et directement à ce rendez-vous, sans nous montrer les préparatifs ou Jack qui s’énerve d’être laissé sur la touche alors qu’il s’agit de sa fille. Bien sûr, Tom se pointe sans Charlie au rendez-vous. Ce n’est pas pour plaire à Lucy, qui menace aussitôt Tom avec un flingue. Le truc, c’est que ça donne raison à Tom : il pensait chasser une psychopathe et la voir se trimballer avec un flingue semble confirmer son a priori. C’est énervant.

Bon, en tout cas, le flingue pousse Tom à expliquer ce qu’il veut à Lucy : Jules. Ce n’est pas lui qui la veut, c’est Darros, évidemment. Le marché est désormais simple : Lucy doit ramener Jules à Tom, et c’est le seul moyen pour elle de retrouver Charlie.

L’échange

Pendant ce temps, la maison de Kira est laissée aux mains de Jules et Xander. Les deux adolescents se retrouvent ensemble et je trouve ça beaucoup trop forcée : Jules est super sympa à nouveau avec Xander alors que bordel, il a tiré sur Craig et s’est fait une overdose. Cela fait beaucoup pour lui pardonner si vite.

Après, ça permet de faire avancer l’intrigue : Xander peut ainsi expliquer à Jules qu’il s’est vu mourir et dans quelles conditions. Ils ont du mal à imaginer ce que Darros a vraiment fait dans tout ça, mais l’évidence est là : il a créé plein de clones avant d’en avoir un parfait. Ce n’est qu’après tout ça que le couple d’ados (mais non, pas encore en couple) se décide à parler de Craig. Sans nouvelle de Lucy, Jules commence à s’inquiéter, au point de laisser seul Xander.

Bordel, mais c’est une ado, surveillez cette Jules un peu ! Elle se rend chez Craig où elle apprend toute la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Charlie. C’est si triste : elle est choquée et décide d’aller ensuite chez Jack pour apporter son soutien et savoir quoi faire. Lucy, encore perturbée par le chantage de Tom, y débarque à son tour et ne sait pas bien comment réagir. On arrive alors sur un scénario vraiment pas dingue où Lucy explique tout dans une pièce adjacente : Jack et elle font plein de bruit, alors évidemment, Jules entend tout.

Elle décide de se rendre d’elle-même au rendez-vous fixé par Tom, même si ce n’est pas l’avis de Lucy. Et bien sûr, Jules arrive à temps pour se sacrifier : elle fait l’échange avec Charlie, laissant Lucy complètement perturbée de ne pas avoir été capable de la sauver. Charlie ? Elle n’a pas son mot à dire, évidemment, et elle se retrouve libérée sans qu’on ne sache vraiment à quel point ça a posé problème pour elle d’être enlevée comme ça.

Dans la scène suivante, elle n’est même pas là : elle est à faire son sac pour se barrer avec son père. Jack a décidé de partir sans Lucy, parce que c’est la meilleure solution pour que sa fille soit en sécurité. C’est un peu triste cette scène d’adieu, mais ça devient un peu lourd quand Lucy explique qu’elle tient son nom de l’amie imaginaire de Lenny, un personnage d’un livre qu’elle a lu. Bon, il fallait bien une origin story vous me direz !

Finalement, Jack se barre sans même l’embrasser, ce qui est un peu dingue tout de même. On ne sait pas bien si c’est un au revoir ou une rupture plus définitive, en plus. Une chose est sûre : Charlie fait passer plus d’émotions que Jack dans sa scène d’au revoir à Lucy. Et elle demande à Lucy de tout faire pour venir en aide à Jules. On n’en doute pas trop : elle le fera.

Rhona

Contre toute attente, Rhona, la copine de Lucas, décide de venir voir Kira au petit matin. Elle se montre étonnamment compréhensive envers elle et son deuil, ramenant tout au deuil qu’elle a vécu elle-même à la mort de son père. Ce n’est pas un hasard : loin d’être sympathique, son but est finalement de faire du chantage à Kira. Ben tiens.

C’était un peu inévitable : elle sait qu’il est possible de cloner des gens à partir de scans médicaux, et elle a des scans de son père. Elle a aussi un enregistrement de Lucas qui affirme que sa mère a cloné son autre mère. C’est un crime et Kira est clairement dans la merde : elle risque gros, à commencer par la prison. Cependant, elle est prête à accepter les conséquences pour une fois.

Elle refuse même de prévenir Lucas que Rhona est une connasse de maître-chanteuse quand Eleanor insiste pour dire que c’est ce qu’il faut faire. Limite, ça me fait aimer à nouveau Kira de savoir qu’elle est capable de tant de compassion pour son fils et d’enfin reconnaître ses erreurs. Et au moment où je pensais ça, elle s’est mise à parler de Jules. Il serait temps pour elle de prendre conscience qu’elle aurait pu surveiller un peu mieux cette ado tout de même ! Pire que tout : elle la pense encore dans la maison alors qu’elle s’est barrée depuis un moment !

Le problème, c’est que Kira se retrouve à culpabiliser quand elle apprend ce qu’il s’est passé. Cela signifie qu’elle est prête à prendre beaucoup trop de risques : Lucy débarque chez elle pour tout lui raconter et il est rapidement décidé qu’avec l’aide de Xander, Kira s’infiltre au sommet scientifique de Darros. Ce dernier a annoncé qu’il ferait une grosse annonce pendant celui-ci – ouais, ouais, un peu à la manière du gouvernement français pendant la crise covid, parfaitement, une annonce pour annoncer, c’est quelque chose.

Ce sommet devient la clé de toutes nos réponses, en tout cas : c’est probablement là qu’on saura ce qu’il en est des onze ou douze visages d’adolescents trouvés dans les données de Darros. Ils n’ont pas de nom, pas d’identité, pas même de souvenirs à long-terme. Je vois tellement Kira se sacrifier pour en savoir plus ! En plus, elle demande à Xander de désactiver l’imprimante de Darros, comme si ça pouvait être si simple.

Il est en tout cas simple pour lui de revenir chez Darros. Ce dernier est en plein meeting avec un Tom qui a retrouvé son sens de l’humour en même temps que l’estime de son chef quand Xander se pointe. Il accepte bien sûr de le recevoir, curieux de savoir ce qu’il peut bien avoir à dire après son départ précipité.

Xander joue la carte de la compassion envers Darros, lui expliquant qu’il a vu la mort du premier clone et qu’il comprend les difficultés que cela a dû représenter pour lui. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Darros envisage à nouveau de lui faire confiance. Il est plus con qu’il n’y paraît le Darros, finalement ! Il ne se doute pas un instant que Xander emmène avec lui un cheval de Troie : il cache Lucy dans une de ses livraisons de plantes.

Ensemble, ils mettent ainsi au point un plan pour retrouver et libérer Jules. C’est bien trop simple, surtout quand on part du principe qu’elle est dans une maison ultra surveillée, mais bon. Tout est bien qui finit bien pour Jules. Xander, lui, reste en arrière quand Lucy et Jules s’en vont pour enfin aller détruire l’imprimante. Comme si Darros n’avait pas cinq ou six copies de l’imprimante désormais !

Le sommet

Malgré tous les enjeux pour l’intrigue, les scénaristes n’oublient pas de gérer non plus les personnages. Lucas débarque donc chez ses mères pour venir enfin se réconcilier avec Eleanor. Il lui annonce avoir rompu avec Rhona et s’en vouloir de ce qu’il s’est passé entre eux : sa mère lui manque – même si elle n’est pas sa mère, cela fait deux ans qu’elle était dans sa vie après tout.

Cela fait du bien de voir Eleanor avoir un peu de joie dans sa vie, parce que c’est loin d’être le cas depuis quelques épisodes. Et alors que tout semble se précipiter dans cet épisode, elle prend le temps d’aller regarder son album photo de mariage, allez comprendre pourquoi. Elle y trouve une note qui aura probablement son importance.

Elle est interrompue dans sa lecture par un SMS qui lui indique qu’une de ses potes lui laisse un accès à une base de données de reconnaissance faciale. Cela tombe bien d’avoir des amies si bien placées, tout de même ! Et finalement, l’identité des masques reste peu exceptionnelle pour nous : il ne s’agit pas de gens qu’on connaît. Non, non.

Le meeting de Darros peut en tout cas enfin commencer après tout ça. On retrouve donc Kira arriver au sommet sans que personne ne s’intéresse à elle. Pas sûr que ce soit bien crédible comme elle est supposée être une rockstar scientifique là, mais bon, admettons. Darros affirme durant sa conférence qu’il a parcouru les USA à la recherche d’enfants surdoués en foyer… On comprend bien ce qu’il en est : il a cloné des scientifiques très reconnus, comme Eleanor, en adolescents. Les enfants du Genius project sont ainsi présentés à la presse comme des surdoués trouvés en foyer, alors qu’il s’agit des clones des personnes les plus brillantes des dernières décennies.

D’accord mais… Il y aura bien quelqu’un d’autre que Kira, Eleanor, Lucy et Jules pour s’en rendre compte non ? Kira décide d’aller confronter Darros directement, et c’est là qu’on récupère quelques réponses : si Kira considérait que Lucy était un échec, elle a inspiré cette brillante idée d’adolescents plein de potentiel pour le futur de l’humanité.

En vrai, on pourrait presque y croire à son projet… Sauf que bon, alors qu’il affirme à Kira que les adolescents sont avec des familles super aimantes, en parallèle, Lucy et Jules découvrent un entrepôt avec des lits sanglés où chaque adolescent est forcément passé. Alors oui, Kira a raison de dire que le projet manque d’éthique, mais en vrai… En vrai ! Réunir des gens si brillants, ça pourrait être une idée. Sans le consentement des originaux, c’est non par contre.

C’est si complexe, bordel. Paul est plein de bonnes intentions et il veut faire tout ça pour trouver un remède au cancer, probablement de sa sœur comme le souligne Kira. Kira essaie de se poser en compas moral, mais elle a fait tellement pire que ça en est ridicule.

Et puis, c’est complexe. D’un côté, il semble bienveillant, de l’autre, on voit son côté ultra sombre dans des pièces ultra éclairées là. Jules découvre donc une photo de son « grand-père » à côté d’un des lits. Il n’en faut pas plus pour qu’elle comprenne aussitôt que tous les ados sont aussi manipulés que ce qu’elle a pu être. Elle insiste donc auprès de Lucy pour récupérer toutes les photos, et tant pis si elles risquent d’être surprises par Darros. Cela sent tellement le cliffhanger, c’est énervant.

Cliffhanger

L’épisode se termine par Eleanor prenant la décision de rester auprès de Kira pour commencer autre chose. Chez elles. C’est beau. Le problème, c’est que leur vie sera loin d’être simple désormais que tout ça a été découvert… C’est quelque chose tout de même. Pendant que Kira était au sommet, Eleanor a ainsi découvert que le douzième scan, qui était corrompu, était en fait celui de Kira. Evidemment.

Ce n’est pas le plus gros cliffhanger de cette saison, toutefois. Non. Alors qu’elles étaient enfin en train de s’échapper, Lucy et Jules constatent qu’il reste un clone dans une chambre de l’entrepôt. Elles n’ont pas le temps de la réveiller qu’elles se retrouvent nez à nez avec Darros. C’était si prévisible. Ce qui l’était beaucoup moins, c’est que la confrontation mène finalement à un Darros qui tue de sang-froid Jules, parce qu’elle est trop corrompue par Lucy pour lui être encore utile.

Wow. C’est si violent. On nous tue le personnage de Jules à quelques secondes de la fin de la saison. Je ne pensais vraiment pas qu’ils oseraient aller jusque-là, c’est Orphan Black, merde ! J’aimais bien Jules malgré tous ses défauts et la suite de la série sans elle ne sera pas pareil. Bien sûr, Darros se permet de faire ça car il a déjà une Jules 2.0 à présenter à Lucy – une Jules blonde pour qu’on ne confonde pas les persos (un peu naze cette perruque) – mais… mais… Pourquoi Lucy resterait-elle en vie quand même ? Et pourquoi lui présenter une Jules non corrompue s’il lui reproche d’avoir corrompu la première avec ses grands idéaux ?

La solution créative de Darros est loin d’être exceptionnelle, je trouve : j’imagine qu’il veut que Lucy soit une Première capable d’inspirer la Jules 2.0… Mais putain. Je ne suis pas prêt à pardonner les scénaristes de ce meurtre sauvage d’un personnage que nous avons suivi toute une saison ! J’ai beaucoup de questions, en plus. J’espère vraiment que la série sera renouvelée maintenant, parce que sinon, vraiment je vais hurler !

En bref

En quelques épisodes, la série est devenue un vrai coup de coeur : ce que je craignais d’être une série dérivée surfant sur le nom de l’originale est devenu un vrai spin-off totalement inattendu. Le personnage de Kira m’a toujours paru être riche, mais pas à ce point. Bon, cela dit, on est loin de la série quand même, y compris sur la qualité.

Il n’empêche que j’ai très hâte de voir la saison 2, parce que celle-ci était super convaincante. Vite, la suite… même si bon, cette perruque blonde est atroce. Bordel, j’espère quand même une suite.

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