Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la qualité est au rendez-vous : j’ai beaucoup aimé cet épisode et ce qu’il proposait de nous faire découvrir. J’attends la suite avec impatience, une fois de plus.

Spoilers

Gary livre le courrier et se prépare à l’Apocalypse. Et si je commençais à me faire des réserves, moi aussi ?

You seem like a problem.

C’est la catastrophe, j’ai tellement de retard dans toutes mes séries. Enfin, non, ça va, je n’ai que 24h pour cet épisode et une semaine pour les autres, c’est juste que se voit profiler l’accumulation de plein d’épisodes que je vais rater prochainement. Par conséquent, je lance celui-ci entre deux activités, avec la certitude de devoir le regarder en deux fois. Est-ce si grave, après tout ?

Probablement, parce que j’aime tout voir d’un coup, mais d’un autre côté, Paradise propose des épisodes un peu long. Celui-ci ne fait pas exception, avec une première scène qui revient encore en arrière et loin du bunker. Je comprends l’idée d’étendre l’univers, mais après ce qu’il s’est passé avec Annie, je ne suis pas ravi de devoir me concentrer sur un nouveau personnage dans cet épisode

C’est pourtant ce qui est proposé : nous revenons cinq ans en arrière pour suivre le quotidien d’un facteur. Bon, il n’est pas n’importe qui : c’est l’homme qui a parlé avec Xavier dans l’épisode précédent, Gary. L’homme qui a passé l’apocalypse avec Teri. Je suppose que ce retour en arrière va nous permettre d’en savoir plus sur ce qui est arrivé à Teri.

En tout cas, en attendant, Gary était un facteur pas bien courageux avant l’apocalypse – il ne venait pas en aide aux gamins qui en ont besoin, par exemple. Il passait ses soirées à jouer en ligne, et un jour, un autre joueur lui a parlé d’un bunker pour l’apocalypse dans le Colorado. Le voilà qui s’est mis en tête d’avoir un plan pour l’apocalypse zombie : il écoute des podcasts, parle avec son pote en ligne et envisage de plus en plus sérieusement cette idée d’une fin du monde à passer ensemble avec des parias – mais si possible des parias avec de la ressource.

À force de se renseigner, il entend aussi parler du volcan qui pourrait tous nous anéantir. Il se met aussi à compatir, quand même, enfin !, avec un gamin qu’il croise chaque jour sur sa tournée et qui semble clairement maltraité. Le gamin lui demande à manger, et hop, le contact est établi. Juste après ça, Gary retourne au boulot et se rend soudainement compte que la poste est un abri anti-atomique. OK. Cela semble être une sacrée coïncidence que ça tombe justement sur un type qui envisage la fin du monde, mais bon.

Il en parle aussitôt à Ennis, son pote en ligne, pour lui dire qu’il a désormais un lieu où ils pourraient tous vivre. Mieux encore : il sait qu’Ennis a déjà trouvé des gens pour faire face à la catastrophe et décide de dépenser son argent de pension pour fournir en matériel d’apocalypse sa petite poste. Ma foi, c’est une idée.

Et c’est une bonne idée : peu de temps après, le volcan en Antarctique entre en éruption et promet de détruire le monde. La course à l’Apocalypse recommence une nouvelle fois. J’aime bien que la série nous propose une nouvelle fois un aperçu de ce que ça donne cette fin du monde, surtout que je la trouve plus réaliste que bien des propositions d’autres séries. La panique est rapide à s’installer aux USA et à Atlanta, en tout cas.

Gary part aussitôt à la recherche d’Ennis pour l’emmener avec lui à la poste. C’est une destination comme une autre, ma foi. En chemin, il pense toutefois à récupérer l’enfant avec qui il a sympathisé. Il se rend compte, en effet, que ses parents sont complètement défoncés à la drogue et stones. Il n’y a pas grand-chose qui semble en mesure de les réveiller. Gary prend donc une décision impulsive : il propose à l’enfant de l’accompagner vers un endroit sûr.

Ennis n’est pas ravi d’avoir un compagnon de plus dans cette apocalypse, mais il n’a pas vraiment le choix d’accepter l’idée de son pote. En chemin, ils s’arrêtent aussi pour récupérer des œufs, parce qu’apparemment, c’est essentiel d’en avoir en cas d’apocalypse. Le chaos s’installe de plus en plus sur la route : un hélicoptère s’écrase, le réseau électrique saute, il y a plein d’accidents de la route. C’est ainsi que Teri entre dans la vie de nos héros : sa voiture a un accident. Elle laisse un message vocal d’adieu à Xavier, puis croise le regard de l’enfant.

Inquiète pour cet enfant seul au milieu de ce qui ressemble à la fin du monde, elle s’approche de lui, lui demande son prénom (Bean) et se sent aussitôt prête à le protéger. La scène est assez drôle quand Gary et Ennis se ramènent et que Teri refuse bien sûr qu’ils emmènent le petit garçon avec eux. Pourtant, ils ne veulent que le protéger. C’est ce que Gary lui explique rapidement et de manière assez convaincante : Teri accepte donc de les suivre et de se rendre dans leur lieu à l’abri de tout le reste.

C’est ainsi que Teri survit à l’Apocalypse. C’est que ça paraît presque crédible, cette suite de petits hasards qui les mènent tous à la Poste, où ils retrouvent aussi tout un groupe de personnages. Il est l’heure des présentations : Jackie, mécano, Roberto, charpentier, Ruth, jardinière, Bob, survivaliste, Cristal, infirmière… et Teri, qui étudie les champignons, et Bean, le petit garçon. Gary a ensuite tout un petit discours prêt pour expliquer à tous ce qu’il en est : ils sont coincés pour trois semaines afin d’être protégés de la fin du monde, qu’ils ont bien entendu avec des explosions en surface… mais aussi pour trois à cinq ans à vivre dans ce bunker. Teri n’est pas ravie car elle veut retrouver sa famille, seulement, force est de constater que ce n’est pas possible dans un futur proche. Elle ferait mieux de prendre conscience qu’il y a mieux à faire en cas d’apocalypse que de se lamenter.

En effet, Teri doit se faire sa place malgré son manque d’utilité dans ce bunker : certes, elle s’occupe de Bean, mais elle passe aussi son temps à regarder son portable. Cela force Gary à lui parler et lui faire prendre conscience qu’elle n’est pas très utile pour le groupe et qu’il faut que ça change, vite. Ennis veut déjà la virer après une journée.

Trois semaines plus tard, il est assez clair que les tensions s’intensifient. Ennis joue les petits militaires qui soûlent tout le monde, Jackie et Crystal se rapprochent de plus en plus et Teri fait remarquer qu’ils ont besoin de plus d’espoir dans la vie. Il faut construire un monde heureux et un semblant de normal dans cette fin du monde. Teri est essentielle à sa manière, grâce à ça : elle propose d’organiser Noël.

Elle propose un Noël vraiment sympathique, avec un sapin en carton et des cadeaux récoltés dans les maisons alentours. C’est joyeux, jusqu’à ce qu’Ennis leur rappelle de conserver l’électricité. De son côté, Gary propose un bien meilleur cadeau encore à Teri : il lui construit une radio pour qu’elle puisse contacter sa famille et émettre. Cet idiot en profite pour essayer de l’embrasser. Je comprends qu’il soit attiré et tout, mais bon, si tu fais en sorte qu’elle puisse contacter sa famille, ce n’est peut-être pas la meilleure idée du monde d’essayer de te mettre en couple avec, quoi.

Elle le recadre assez bien, assez vite, assez correctement, et la vie peut continuer. Le petit groupe s’organise pour que la radio puisse émettre en pleine tempête de neige et contre l’avis d’Ennis. C’est ainsi qu’elle peut laisser un message radio qui sera capté dans le Colorado. Pendant qu’on le réécoute une fois de plus, on découvre que le temps passe vite dans ce bunker. On assiste ainsi à trois Noël avec eux. Il y a beaucoup de changements avec le temps qui passe, Crystal et Jackie décidant même de se fiancer. Il est si drôle de voir comment Ennis est jaloux – il espérait finir avec Crystal. C’est sans surprise qu’après trois ans d’Apocalypse, Ennis décide donc de détruire la radio.

Bien sûr, Teri est énervée par la situation, mais elle doit s’y faire et continuer de vivre avec tout ce petit groupe. Elle élève Bean en tant que mère de substitution, développe son amitié avec Gary et voit peu à peu ses amis grandir et prendre des décisions qui ne correspondent pas à la survie de groupe.

Ainsi, Crystal et Jackie prennent la décision de quitter le bunker pour rejoindre une autre communauté bien plus dans le partage, installée dans un gymnase. C’est chouette pour elles, mais ça remue encore un peu plus les frustrations d’Ennis (et Gary), qui se rend compte qu’il est seul. De plus en plus seul. Teri décide alors qu’il est temps pour elle aussi de partir : elle créé donc de l’essence à partir de champignons pour emmener Bean avec elle dans le Colorado. C’est intéressant.

Le truc, c’est qu’en cours de route, Ennis décide de parler avec Teri et ça fait plus peur qu’autre chose. Il s’excuse d’avoir détruit la radio et comme Crystal avant lui, il finit par révéler qu’il a menti sur son travail, préférant enrober les choses. La conversation fonctionne bien et est plutôt fluide entre eux, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Bean. Il annonce qu’un train en mouvement s’approche. Aussitôt Ennis décide d’aller voir ce qu’il en est, mais avec des flingues. Il embarque Gary avec lui.

C’est idiot : des flingues, ça ne semble pas être un gage de paix. Il n’en faut pas plus pour que Gary et Ennis soient braqués par des flingues à leur tour et soient vus comme des menaces par les nouveaux. Bon, les nouveaux ont une dirigeante plutôt altruiste qui leur explique que le train fonctionne grâce à de l’essence de militaires. Elle est si gentille cette femme qu’elle décide donc de leur dire qu’elle bosse à recréer le monde ; qu’elle bosse pour un enfant (?) nommé comme un jeu-vidéo et qu’elle œuvre à la paix dans le monde. Mieux encore : elle se rend dans le Colorado et leur demande de prévenir toutes les personnes que ça pourrait intéresser de les rejoindre pour se mettre au service d’un plus grand bien. AH.

Gary est dépité d’entendre que le train part pour le Colorado et ça ne fait que me faire craindre la suite pour lui. Sans trop de surprise, Gary décide donc de tuer Ennis. Je l’ai vu venir dès le début de l’épisode ; mais ça ne nous dit pas où est Teri. Et surtout, c’est problématique : Bean assiste à ce meurtre…

Si j’ai aimé le côté récit de l’apocalypse (encore, oui), je suis soulagé malgré tout que tout l’épisode ne tourne pas autour de l’apocalypse et ne nous refasse pas un épisode 1. Cela aurait mieux fonctionné en épisode 1, je trouve, cela dit. Le problème, c’est que quand on revient dans le présent, Gary répond aux questions de Xavier sur ce qu’il s’est passé et ça pue un peu : Gary lui explique qu’il s’est fait trahir par son meilleur ami et que Teri a été enlevé par des hommes armés, cinq ou six.

Est-ce que j’ai confiance en Gary ? Non, et dès le départ, j’ai su que ça finirait mal ces flashbacks Je sentais que c’est lui qui a trahi tout le monde, je ne sais pas pourquoi. En attendant, il a pourtant fallu lui faire confiance quand il expliquait que ça faisait 12 jours qu’ils avaient enlevé Teri.

Ensuite, Gary emmène Xavier en reconnaissance vers la base des ennemis qui se sont attaqués à eux. Xavier y repère seize gardes armés et n’est pas ravi de voir qu’il a affaire à des gens prêts à tout pour protéger quelque chose, même si on ne sait pas quoi. Pour récupérer sa femme, Xavier est évidemment lui-même prêt à tout. Il décide donc de construire une bombe, rien que ça.

Pour l’aider, Gary l’emmène au gymnase de Crystal et Jackie, se doutant bien qu’il y aura dans cette communauté de quoi faire du troc. Xavier s’y fait plutôt des ennemis en montrant qu’il n’est pas du coin, mais finalement, tout s’arrange quand il rencontre Crystal et Jackie. Il comprend rapidement que Teri avait toute confiance en elles, notamment parce qu’elle leur faisait lire les histoires à Bean (un détail que j’ai beaucoup aimé dans l’épisode et qui en dit long sur le couple Teri/Xavier, c’était bien senti).

Ainsi, Xavier fait toute confiance aussi en elles. Il leur confie le bébé d’Annie, qu’il ne voulait surtout pas confier à Gary. Et il fait bien, maintenant qu’on sait que Gary ne vaut pas mieux que Michael de Lost (balle perdue gratuite, oui). Le truc, c’est qu’en fin d’épisode, Gary lui avoue qu’il était amoureux de Teri et que Xavier semble commencer à lui faire confiance. Aaah. On est très loin de ce qu’était Paradise en saison 1, mais c’est un épisode au récit qui fonctionne très bien.

PS : l’épisode était assez bon pour me donner envie de rester jusqu’au bout, je l’ai vu d’une traite (et donc j’ai manqué de sérieux dans tout ce que j’ai à faire, lalala). Et la musique tout du long aaah, j’adore !

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The Rookie – S07E18 – The Good, The Bad and Oscar – 14/20

La saison se termine avec un épisode qui revient sur une intrigue dont personne n’a parlé depuis quinze épisodes, je crois. Je ne comprends pas le projet. Le reste de l’épisode est certes mieux, mais ça n’a pas tellement l’envergure d’une fin de saison… ce qui fait que c’est décevant comme épisode parce qu’inévitablement, j’attendais beaucoup plus de leur part. Bref, de bons moments perdus au milieu d’un épisode routinier, étrange fin de saison !

Spoilers

Nolan s’inquiète à nouveau de l’existence d’Oscar, Lucy prend son nouveau poste.

Les points forts

– Lucy obtient enfin sa mutation, mais c’est dans l’équipe de nuit. Cela permet de découvrir plein de nouveaux personnages et change un peu la dynamique habituelle de la série… mais je suppose que ça ne durera pas car ce n’est pas pratique qu’elle ne fasse que croiser les autres en arrivant au boulot quand ils partent. Elle a plein d’interventions pour sa première nuit, et pour cause : tous les hommes qu’elle doit superviser sont en fait en train de dormir dans un coin de la ville, dans leur voiture. Pauvre Lucy qui, elle, ne peut pas dormir pendant la journée.

– Celina a laissé son copain partir en tournée sans le suivre, et ça me rassure. J’adore qu’elle prenne le temps de poser la question de savoir ce qu’il en est du couple Lucy/Tim, et qu’Angela fasse de même.

– Penn se remet à chercher l’amour et c’est honnêtement une intrigue plus intéressante que ce qu’il a eu dernièrement. Il demande de l’aide à Celina, puis se retrouve coincé dans un date catastrophe. C’est ce qu’il fallait pour la fin de saison, je suppose. L’intervention est rapide, mais la course poursuite était bien et m’a presque fait stresser. C’est une fin de saison après tout.

– Braquer une banque pour sauver la vie de sa copine, c’est mignon, mais bon, réfléchir un peu, ça aide aussi. Le type était idiot et j’allais le mettre en point faible, mais que ce soit finalement une manière de faire une intrigue sur les catfish et l’IA, ça m’a fait rire.

– Je n’ai pas trop aimé l’intrigue qui fait partie des points faibles de l’épisode, mais quel plaisir de revoir Nyla et Nolan bosser ensemble. La série gère bien ces duos cette saison.

– Garza is back ! Décidément, ce spin-off ne lâche plus la série. Le retour de Monica dans la série comme cliffhanger était amusant, franchement. Par contre, quelle idée naze (je sais, on est dans les points forts, mais bon) de recycler encore une intrigue.

Les points faibles

– Cela va faire une saison que plus personne ne parle d’Oscar. Seulement voilà, c’est la fin de saison, les scénaristes s’en souviennent et paf, le voilà qui revient sur le devant de la scène et qu’on nous dit que Nolan ne l’a pas oublié. J’ai bien aimé que Nolan fasse le résumé de l’affaire, mais franchement, je n’ai pas écouté plus que ça et surtout… il résume tout à Bailey alors que c’est sa femme et qu’elle est forcément au courant, non ?

– Gray fait de Nolan un enquêteur pour 48h, ça n’a aucun sens. Nyla et lui ne sont pas discrets du tout quand ils sont en observation dans leur motel là ; pas étonnant qu’Oscar les grille tout de suite – sans jeu de mot pour la facilité avec laquelle il met John à terre évidemment. Nyla, la parfaite flic Nyla, dort toute la nuit et a besoin d’un gamin pour avoir une bonne piste, puis pour retrouver Nolan ? Putain, de qui se moquent-ils ? Bref, encore une fin de saison dont je me fiche pas mal, dans le désert, histoire de ne pas changer.

– Tim se mêle trop de la vie privée de son bleu et pète un câble quand ce dernier fait de même ? Eh, faut se calmer franchement.

– L’intrigue d’Angela avec le catfish était sympathique, mais c’était tellement prévisible ! Dans le même genre que Lucy s’endorme pendant le discours à rallonge de Tim, c’était téléphoné de très loin. Chouette que Tim veuille vivre avec elle, mais que les scénaristes achèvent la saison sur un statu quo, bordel !

– Penn a vraiment cru qu’il suffisait de crier LAPD badge en main pour voler une voiture ? Ce n’était pas bien malin.

En bref

De mon point de vue, les scénaristes ont passé la saison à procrastiner sur toutes les intrigues de la série, laissant passer deux à quatre épisodes avant d’y revenir, à chaque fois. Cela donne une saison très incohérente et en dents-de-scie, avec d’excellents épisodes parfois et des arcs narratifs qui sont tellement éclatés qu’ils ne sont plus des arcs. Le problème, c’est qu’on ne sait pas à quoi s’attendre et que trop souvent, c’est décevant.

J’ai aussi l’impression que la série n’a plus tellement d’intérêts dans les intrigues de vie privée des personnages. Certes, je suis content que Celina se trouve un copain ou que le célibat de Penn soit non-stop l’occasion de le foutre dans la merde, mais franchement… On tourne en rond. Le cercle le plus énervant est définitivement celui concernant Lucy/Tim, qui sont en palme de devenir le couple le plus énervant toutes séries confondues. Je déteste les Will they/won’t they, particulièrement quand tout est déjà réglé. Je ne comprends pas l’intérêt de les garder séparés mais en train de flirter. OK, ils ne savent pas quoi faire du couple Nolan/Bailey (auront-ils un bébé ?), j’entends, mais il me semble que Lucy et Tim seraient dans une autre dynamique. Et puis, ça fait sept ans, va peut-être falloir passer à autre chose.

L’épisode final est sympa sans être révolutionnaire, il n’apporte pas grand-chose de neuf pour la suite de la série. Au contraire, il recycle et promet que la série continuera son cycle éternel de recyclage des intrigues oubliées pendant dix épisodes. Cela ne fonctionne pas aussi bien que ça devrait – en tout cas, ça ne fonctionne pas sur moi.

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The Rookie – S07E17 – Mutiny and the Bounty – 12/20

Franchement, proposer ces intrigues à un épisode de la fin de saison, c’est franchement insultant. Je comprends que l’épisode veuille se concentrer sur l’humour et être plus léger, mais l’humour ne prend pas tellement sur moi ; les intrigues sont loin d’être celles que j’aurais voulu voir être traitées et ça signifie que ça va terminer sur une saison qui ne prend pas le temps de tout résoudre OU qui rushe tout. C’est dommage.

Spoilers

Randy débarque à nouveau dans la vie de Nolan, et ça signifie plein de dingueries. Encore.

Les points forts

– Nyla est beaucoup trop prompte à réagir quand sa mère lui dit qu’il y a un intrus chez elle et je trouve ça un peu abusé, mais j’adore l’intrigue que ça introduit avec la mère de Nyla qui est sur ler point de se faire éjecter de chez elle. Le fait que les mères de Nyla et Angela soient potes ? J’ai trouvé ça génial ! Par contre, que la mère de Nyla se fasse escroquer si facilement et si bêtement ? Bon, on va dire que ça fait passer un message important aux personnes âgées qui pourraient regarder la série. C’est aussi un peu flippant de voir que des gens exploitent à ce point les vulnérabilités.

– L’amitié Lucy/Celina fonctionne toujours autant. Elles sont un peu les meilleurs personnages de la série, alors forcément que ça fonctionne.

– L’otage qui signale le lieu où elle est retenue en langage des signes, j’adore. C’est subtil comme il faut et ça fonctionne.

Les points faibles

– Depuis quand Nolan ne sait pas tout réparer ? Et pourquoi les scénaristes se sont dit que c’était une bonne idée de nous ramener Randy et de le faire être amoureux de la belle-sœur de Nolan ? Et comment ça, ils l’écoutent pour 5000$ ? Et comment ça Lucy et Celina sont bouche bée de le voir débarquer ? Le pire, c’est qu’on nous impose même des scènes entre Randy et Charity où il est question que Randy devienne Sugar Daddy. Franchement, dans quoi on tombe là ? Et en plus, chaque fois que Nolan est au téléphone, il entend un crime ? Tss. Randy est supposé être comique, mais il ne l’est pas. Et puis… Charity qui s’enfuit sans que les preneurs d’otage s’en rende compte ? Sérieusement… (Le pire, c’est probablement que ça doit arriver ce genre de dinguerie, mais là, dans cet épisode, c’était la goutte d’eau).

– Tim et Penn sont ramenés au taf de Wesley histoire de justifier l’existence de Wesley et… ça me soule un peu. Les tactiques magiques des avocats pour faire innocenter des coupables, ça me plaît moyennement, surtout quand c’est mal écrit comme ça. Pour le reste, c’est chiant comme tout de nous ramener son collègue encore. Je suppose que c’est intéressant d’avoir son fils qui se fait tirer dessus et tout, surtout que ça prépare probablement la fin de saison avec le type qui se retire de l’élection et laisse la voie libre, mais ça sort de trop nulle part à mon goût.

– L’intrigue pour savoir quel cadeau Celina va offrir à son copain, ce n’est pas hyper passionnant et ça sert à introduire un choix que je n’aime pas pour Celina (elle va quand même pas quitter la série pour une tournée de son mec ?), franchement, surtout quand on devrait passer l’épisode à se concentrer sur la carrière de Lucy. Décaler le résultat de l’examen de Lucy après en avoir fait le cliffhanger, c’est juste du foutage de gueule. La voilà en tout cas sergent de nuit, félicitations !

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Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est juste frustrant que l’épisode ne nous parle pas de tous les personnages que j’ai envie de retrouver. Vivement la suite.

Spoilers

Annie s’occupe de remettre Xavier sur pied.

You know it’s rude to assume a woman is pregnant.

Le temps passe vite, nous sommes déjà lundi et il est donc temps de me lancer dans un nouvel épisode. Apparemment, il était surtout plus urgent que je me mette au coloriage, après des années à dire que ce n’était pas pour moi. Incapable de me détacher une fois que j’en commence un, c’est mal parti cette affaire. Bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est ce nouvel épisode de Paradise.

Une fois n’est pas coutume, la série prend le parti de nous éloigner des personnages qu’on connaît bien pour se concentrer sur Link et ses hommes. Le truc, c’est que Link semble rêver de Xavier, donc il y a clairement quelque chose à creuser de ce côté-là, mais nous n’y sommes pas. En attendant, nous voyons que Link dirige toute une communauté : il ne mentait pas, ils sont nombreux à être dans le Colorado à la recherche du bunker.

En fin d’épisode, il semble même l’avoir trouvé : Link, à la tête de sa communauté, se plante devant une caméra et fait défiler des messages, à la Love Actually. Il demande poliment à entrer dans le bunker et parler au chef… avant de possiblement s’énerver.

De son côté, Xavier est toujours prisonnier d’Annie quand commence l’épisode. Elle le détache pourtant en toute confiance afin qu’il puisse bouger un peu et se détendre les muscles, ce qui lui permet aussi de découvrir qu’il est à Graceland. Il commence à sympathiser comme il peut avec Annie, mais elle, elle est soulée de l’entendre raconter toujours la même chose. Pour autant, elle ne cherche pas vraiment à détourner la conversation : elle pose des questions sur le bunker sans rien raconter de sa vie.

Bien qu’elle ne soit pas exactement médecin, elle a plein de connaissances. C’est plutôt pratique, car ça lui permet de dire à Xavier, en le soignant, qu’il en a pour au moins deux semaines de convalescence. Pour le reste, ils ont toujours le même problème de vouloir aller à deux points bien différents. Xavier se concentre sur sa guérison pour aller à Atlanta chercher sa femme, elle continue de vivre sa vie en prenant soin de Graceland et en découvrant les joies d’être enceinte dans un monde post-apocalyptique.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de visiteurs. Xavier est loin d’être prisonnier : plus le temps passe, plus il a de la liberté et la capacité d’aider Annie. Plus le temps passe, plus il est évident qu’il va pouvoir se barrer sans tenir compte d’Annie. Je ne vois pas trop comment elle pourra le retenir, surtout dans son état. Elle tente de le faire en lui racontant enfin son histoire et sa peur de quitter Graceland. La peur, Xavier connaît. Il lui affirme cependant qu’il y aura aussi beaucoup de joie dans la maternité, notamment quand l’enfant jouera au foot. Mouais. Franchement, le foot, c’est pas si ouf de mon point de vue et dans un monde post-apo, non merci.

Finalement, Annie accepte de voir partir Xavier vers Atlanta, à condition qu’il l’embarque avec elle (sur le cheval) et qu’ils se rendent ensemble dans le Colorado ensuite. C’est osé et ambitieux de partir en roadtrip à dos de cheval alors qu’on est enceinte jusqu’au cou. Lors d’une pause, Xavier voit une photo de Link et il semble clairement se souvenir lui aussi de rêves qu’il fait dans lesquels il y a Link. Des rêves, presque comme des souvenirs ? Mais à quoi jouent-ils ?

Le lendemain, ils poursuivent leur route et croisent une caravane tirée par des chevaux avec une famille à son bord. Xavier m’a particulièrement soulé à dire bonjour aux inconnus, malgré les recommandations d’Annie. Il ne connaît rien de ce nouveau monde, ne peut-il pas faire confiance à quelqu’un qui vit dedans depuis trois ans ? N’a-t-il jamais regardé The Walking Dead ? C’est insupportable.

J’entends qu’il veuille faire confiance et être gentil et tout ce qu’il veut, mais bon, soyons un peu sérieux ; après l’apocalypse, il vaut mieux être méfiant. Et pourtant, il donne quelques cours de maternité à Annie et tente de lui redonner l’espoir d’un monde meilleur. Oh, le monde pourrait être meilleur. Le problème, c’est que le lendemain, Annie a soudain mal au ventre et se met à saigner. Elle explique ainsi à Xavier qu’elle est inquiète des symptômes qu’elle a. Elle sait sa vie en danger, comme celle du bébé.

Et pourtant, il va bien falloir qu’elle accouche à un moment ou un autre. C’est une chance d’être tombé sur Xavier, en vrai. Malheureusement, il décide de l’abandonner pour aller chercher de l’aide auprès de la famille qu’ils ont croisés plus tôt, car il n’a pas tout ce qu’il faut pour l’accouchement. Je comprends son point de vue, hein, mais il prend tellement de risques ! J’espère que la suite lui donnera raison. Par contre, il joue vraiment avec mes nerfs à entrer sans autorisation dans une maison dont il ne sait rien.

Bien sûr, il finit par être surpris par un adolescent qu’il maîtrise facilement, oubliant qu’il y a possiblement le père qui peut débarquer avec un flingue lui aussi. Franchement, il mériterait presque de se prendre une balle juste là, comme ça.

En parallèle, Annie est laissée seule avec ses contractions. Elle écrit ce qui doit être son testament, puis voit débarquer un homme armé… suivi de femmes avec tout le matériel nécessaire pour l’accouchement, et Xavier. Apparemment, tout le monde est OK avec le fait qu’il a failli voler leur ferme comme c’était pour une femme enceinte. Tout va bien. Annie peut ainsi accoucher de sa petite fille dans ce monde post-apocalyptique et voir toute sa vie changer, encore.

C’est la théorie. Malheureusement, la pratique est horrible. Les scénaristes font le choix de tuer Annie. Je suis tellement énervé. Pourquoi nous la faire être le centre de tout un épisode si c’est pour la tuer si vite ? Le placenta ne sort pas de son ventre, le sang continue de couler et elle meurt lentement, dans les bras de Xavier. Elle a le temps de lui confier sa fille, sans la nommer. Elle lui demande de retrouver le père, de faire en sorte que sa fille soit courageuse, sans avoir peur des gens et… elle est morte. Comme ça, si vite.

La communauté qu’a trouvé Xavier est bien sympa, parce qu’ils l’aident ensuite à enterrer à Annie et lui donne ce dont il a besoin pour le bébé. C’est assez fou. Le cheval refuse de partir, alors Xavier a le temps de sympathiser un peu avec d’autres gens. Maintenant que je sais que la série peut nous pondre une Walking Dead avec ses nouveaux personnages, je préfère rester sur mes gardes. Je suis tellement triste de la mort d’Annie. Je l’ai trouvée principalement insupportable dans ses deux épisodes, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans le personnage quand même.

On n’en saura jamais plus. On se contente d’avoir une prof de chimie qui fait des commentaires généraux sur la vie. Finalement, Xavier peut reprendre la route et se rendre à Atlanta. Il n’a aucun mal à trouver l’antenne depuis laquelle Teri envoyait son message. Seulement, elle n’y est pas. Bien au contraire, même. Xavier tombe sur un homme qui prétend que Teri était comme une sœur pour lui mais qu’elle lui a été prise. Humph. Me dites pas qu’elle est morte aussi, parce que tuer toutes les femmes de la saison, ça va vite me souler.

Un flashback permet le retour de notre président préféré, encore. Trois ans plus tôt, nous le voyons débarquer dans le bureau de Sinatra afin de lui annoncer que la première femme enceinte du bunker va accoucher. Celle-ci n’en a un peu rien à faire : lui, il est dans une démarche politique pour redonner l’espoir à son peuple, elle, elle se concentre sur le travail qu’elle doit faire pour que le bunker tourne. Soit.

Moi, je plains surtout Luisa, la mère de ce premier bébé-bunker, qui voit le Président lui-même débarquer pour la féliciter, pour lui dire que c’est le premier bébé à avoir toute sa vie sous terre et que c’est merveilleux. Lol. Cela n’a rien de merveilleux et ça se confirme dès l’accouchement : des complications forcent les chirurgiens à les diriger vers une table d’opération, elle et son bébé. Contre toute attente, Luisa, dont le mari est mort, demande au Président de venir avec elle.

Oui, oui, Cal est dans le bloc pour assister à l’accouchement. Sinatra débarque elle aussi, assistant à l’accouchement derrière une vitre. Le bébé vient au monde, apparemment en bonne santé. Tout est bien qui finit bien, sauf que le monde est mort.

Luisa peut finalement rentrer chez elle et découvrir que it takes a village. Tout le monde est très gentil avec elle, mais elle a besoin de dormir. Elle est donc ravie de découvrir Sinatra sur le pas de sa porte et de lui confier le bébé. Elle ne la connaît pas plus que ça, mais elle lui fait confiance avec bébé Calvin. Putain, Hope faisait un meilleur nom que celui du président au moment de sa naissance, hein !

Sinatra confie en tout cas au bébé qu’un jour il verra les étoiles car elle a un plan. Saura-t-on un jour ce que c’est ? Espérons, mais ce ne sera pas aujourd’hui.

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