The 100 – S07E14

Épisode 14 – A Sort of Homecoming – 15/20
Quand le cliché du personnage insupportable devient le personnage que j’apprécie le plus, c’est qu’il y a un problème. Il y a tant de problèmes avec cette saison… Pourtant, j’ai bien aimé l’épisode dans son ensemble. J’ai beaucoup de mal avec son début qui n’est pas spécialement crédible, mais il faut se diriger vers la fin malgré tout. Les acteurs sauvent les meubles, vraiment, mais à ce stade les scénaristes sont partis en vacances et ont confié l’écriture de la saison à une intelligence artificielle. Et pas celle de Becca, malheureusement.

> Saison 7


Spoilers

You ruined my life, just like you ruined your own.

Je n’ai absolument aucune idée de ce que je vais manger ce soir ou de quand je vais trouver le temps pour l’article du jour, mais j’ai tout de même des priorités dans la vie, et The 100 en reste une malgré la médiocrité de la saison. C’est encore pire de revoir le résumé de l’épisode précédent avec Bellamy qui semble tomber très mal, un peu comme une crêpe. Désolé, c’est l’idée que j’ai eue, vraiment.

Après un nouveau détour par les plans dégueulasses de Clarke entre deux mondes, nous la retrouvons en train de débarquer… dans le bunker de Second Dawn. AH ? Les voilà de retour sur Terre. Ah ben ça alors. Si j’en suis surpris, c’est uniquement parce que la saison 7 a réussi l’impossible : je me suis désintéressé de cette histoire que j’adorais.

Clarke et l’ensemble de nous héros retrouvent Gaia, qui est encore en vie. Alléluia. 200 ans de voyage dans le temps pour ça, franchement ? Allez, c’est marrant à voir. Gaia est là depuis quelques jours, mais elle est heureuse sur Terre. Si elle est là, c’est parce qu’en se fermant, le portail renvoie tout le monde sur sa planète d’origine. Elle est rapidement venue à bout de l’homme qui s’en était pris à elle, et voilà pour ce personnage. Ooookay.

Clarke ne perd pas encore le Nord et demande des nouvelles d’Echo et Octavia, immédiatement. Ben oui, pourquoi annoncer la mort de Bellamy tout de suite quand on peut chercher celles qui lui en voudront à mort de sa décision.

Elles sont bien là, évidemment, mais j’en oublie un détail important, tout de même : une fois Clarke présente dans le bunker, Bill se barre en utilisant une petite pilule qui le retéléporte à Bardo. Vous croyez pas qu’ils auraient pu donner ça à Hope la saison précédente plutôt que de poignarder Octavia comme ça ?

Contre toute attente, cet épisode est l’occasion de revenir à la surface de la Terre et de découvrir que la Terre est… de nouveau verte et couverte d’arbres. Pardon ? Cette condamnation à mort de nos héros par Bill ne l’était donc pas. C’est mieux que tout, même, avec Jackson retrouvant Miller et tout le monde retrouvant tout le monde. Il manque toutefois Bellamy, et Clarke, à l’écart, est forcée d’annoncer son sort à tout le monde.

Comme ça ne suffit pas, elle annonce aussi qu’elle est celle qui a mis fin à ses jours. Sérieusement ? La série ne nous laisse pas vraiment le temps de souffler et d’apprécier ce retour dans les forêts luxuriantes qui faisaient le charme de la série. Tant mieux : avec plus de temps, on se rendrait compte à quel point c’est faible comme écriture. À quoi bon faire un voyage de 200 ans quand il aurait suffi de dormir sur place ? Rah, c’est frustrant !

Clarke a donc tué Bellamy et l’annonce à tout le monde, dans ce qui est censé être un grand moment pour la série. La scène est super bien jouée, mais Clarke a bien du mal à expliquer ce qu’elle a fait, parce que toute sa logique n’a pas de sens. Les scénaristes tentent de justifier son acte, certes, mais ce n’est pas du tout crédible et cohérent.

Pourtant, Octavia lui pardonne aussitôt, lui faisant même un câlin. Elle a bien vu que son frère déconnait sec… mais tout de même !! On est loin, on est très loin d’un développement logique de cette intrigue. Tout le monde fait son deuil tellement rapidement ! Raven ou Emori n’ont pas une réplique, Murphy a juste un « mais il était en vie wesh ? » et Echo pardonne à son tour parce que Bell était perdu depuis longtemps. Hein ?

Non, mais attendez, mais pardon, mais non. Octavia et Echo sans le moindre désir de revanche ? Sont-ils sérieusement sérieux ? Et PUTAIN, d’où il y a des arbres sur la Terre ? Est-ce qu’on se fout royalement de notre gueule ? Oui. Six ans d’écriture parfaite pour arriver à ça ? Je sais bien qu’ils voulaient se débarrasser de Bellamy, mais tout de même, il y a des manières de faire. Plus j’y pense, plus ça m’énerve.

Tellement de questions n’ont pas de réponse, en plus. Genre, pourquoi ils décident tous de faire leur réunion de QG dans l’ancien bunker alors que l’air est respirable et qu’ils ont une jolie tente en extérieur ? D’où vient cette putain de tente, d’ailleurs ? Ca leur manque tant que ça, les ruines de Polis ? Si c’est ça, on a aperçu la tour, au loin. Heureusement qu’il y a encore Octavia pour être maligne et refuser de se rendre dans le bunker. La Terre, c’est cool en surface aussi, vu qu’il n’y a plus de radiations apparemment. Bon, il y a des arbres, mais il n’y a pas de bouffe, ce qui est un peu con, mais à part ça, on dirait bien que nos héros obtiennent enfin la paix méritée. Ou pas méritée, remarquez.

Raven a tout de même le casque de l’homme tué par Gaia et elle l’utilise pour localiser la pierre de téléportation. Pendant tout ce temps, Gaia avait donc un moyen de revenir à Sanctum sans l’utiliser, alors que les autres prisonniers ont tenté de le faire uniquement avec les casques fournis par Bill, qui d’après Raven qui n’y a même pas jeté un œil étaient trafiqués. Pff.

Bien évidemment, sans en parler à personne avant, Clarke décide aussitôt de détruire le casque qui pourrait tous leur sauver la vie. Elle préfère mourir à la maison, aka la Terre, et personne ne lui tient tête… mais enfin ? Mais où sont passés tous les personnages brillants et super bien écrits ?

Pendant ce temps, ce bâtard de Sheidheda est encore en vie, bien évidemment. Personne n’a envie de le revoir, on a fait le tour du personnage trois fois, mais il est encore là. Et il est soigné par Bill sur Bardo, où il est interrogé à propos du carnet de dessins de Madi. Putain, Clarke, mais tu ne sers à rien. Même pas foutu de tuer Bell pour quelque chose d’utilse. Comment elle a pu le tuer pour ça ? Comment sur Terre personne ne peut penser à faire la moindre cérémonie d’adieu ou au moins annoncer que son combat est fini ??? Putain de merde, désolé pour les injures et les grossièretés, mais considérez que ma critique est moins grossière que l’épisode qui est un doigt d’honneur géant à Bellamy, s’il vous plaît.

Bon, les deux méchants de la saison ne m’intéressent guère et nous parlent encore une fois de la dernière guerre et de la possible destruction de l’humanité, avant que Sheidheda déclare que Madi est celle qui a dessiné le carnet que Bill est en train de consulter. Il comprend qu’elle est la clé qu’il cherche et veut récupérer, donc il se met aussitôt en chemin. Malheureusement pour nos héros, Sheidheda passe aussitôt un marché pour être celui qui irait récupérer Madi. Ben oui, envoyer les hommes de Bill, c’est risqué : ils pourraient tuer Madi par accident dans le processus. Allons bon, Sheidheda négocie tellement facilement sa liberté…

Sur Terre, le couple Jackson et Miller recommencent à passer du bon temps comme si de rien n’était, parce qu’ils ont encore leur chambre et des bougies… OK, ça fait plaisir de les revoir ensemble, mais ce couple était sorti de nulle part et maintenant on nous parle de ses débuts dans une tente ? Euuh ? Miller était encore avec son ex copain disparu de la surface de la Terre (Bryan) quand ils étaient sous des tentes, non ?

Bon. Jackson est convaincu que Clarke a raison de dire qu’ils sont bien sur Terre et tout le monde reprend vite goût à la vie sur Terre, apparemment. La visite du bunker fait plaisir à Niylah qui peut retrouver ses réserves d’alcool. Elle paraît prendre cent ans d’un coup en buvant cette ancienne recette de Monty, mais bon… La recette est centenaire elle aussi, après tout. Jordan y goûte avec nostalgie, avant de partager ça avec Hope. Oh bordel, ce ship tout pourri et prévisible à mille kilomètres. On peut en revenir à Jackson et Miller ? Non ?

Contre toute attente, la seule personne énervée contre Clarke est finalement Madi. Non mais dans quel monde le personnage de l’adolescente insupportable est le personnage le plus kiffant de la série ? Elle reproche à Clarke d’avoir pris une fois de plus des décisions pour elle, mais aussi d’avoir tué Bellamy. MERCI. C’est plutôt sympa, tout de même, d’avoir une adolescente rebelle face à Clarke qui déconne à fond les ballons. Par contre, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : Madi reste une ado imblairable qui reproche des trucs nazes à sa « mère », notamment le fait qu’elle ne puisse plus voir ses amis de Sanctum. Bon, je la comprends, elle ne trouvera pas l’amour dans les survivants qu’il reste sur Terre, là.

De son côté, Raven réussit à remettre le courant dans le bunker – après 200 ans, c’est la classe – et suit aveuglément Clarke, mais tout ça, c’était sans compter sur nos cafards préférés. Emori et Murphy ont pris goût au pouvoir, et ils veulent bien retourner chercher les fidèles sujets qu’ils ont laissés derrière eux à Sanctum. En même temps, c’est logique, surtout que bon, il n’y a pas de bouffe dans le bunker et ils ne doivent pas être prêts à tenter le cannibalisme, eux.

Ce sont finalement Emori et Murphy qui paraissent les plus tristes de la mort de Bellamy. À la surface, Octavia nous fait une rapide prière, mais ce n’est pas glorieux. Elle la tient de Lincoln, ce qu’Indra remarque bien, alors qu’elle était juste là pour tenir compagnie à O. Cette dernière ne veut pas redescendre dans le bunker, alors Indra non plus. OK.

Elle s’inquiète pour sa Bloodreina et c’est mignon à voir, surtout qu’elle a bien percuté qu’Octavia a eu dix ans pour faire la paix avec elle-même et qu’il suffit d’un retour dans le bunker pour que tout change en elle. J’aurais aimé voir la scène où elle arrivait sur Terre et dans le Bunker, ça devait être un sacré moment pour le personnage. Bon, il suffit de quelques mots pour qu’Indra parvienne à ramener Octavia dans le bunker.

C’est plutôt efficace de la voir venir affronter ses démons et d’avoir quelques flashbacks, même si, vraiment, Bellamy va manquer à vie et que la paix en Octavia est trouvée trop rapidement. Au moins, lui, les personnages le regrettent. Pas comme Diyoza. Comment ça, tout le monde a oublié Diyoza ?

Pendant qu’Octavia affronte son passé douloureusement, Indra retrouve une Gaia fière de sa mère et le trio est ainsi le premier au courant de la réouverture du portail avec l’arrivée de Sheidheda. Oh, elles ne savent pas qu’il s’agit de Sheidheda : le portail s’ouvre et se referme, ce qui permet à Indra de deviner que quelqu’un d’invisible est arrivé. Le premier instinct est d’aller prévenir Clarke pour protéger Madi. Soit.

Indra refuse d’abandonner Gaia bien sûr, et c’est donc Octavia qui se rend prévenir Clarke et Madi du danger. Euh ? Elles savent que quelqu’un d’invisible est dans le bunker et leur premier réflexe est d’emmener celui-ci directement dans la chambre de Clarke et Madi ? Que ce soit le premier réflexe, d’accord, mais elles ne peuvent pas juste, genre, réfléchir ? Il n’a qu’à suivre O… C’est ridicule. Et comment est-il possible qu’Octavia, guerrière de toujours, ne se rende pas compte qu’un type est en train de la suivre ? Où sont les scénaristes bordel ?

Heureusement, Madi n’y est pas, préférant s’éloigner de Clarke et rejoindre Gabriel faisant du piano ou Jordan et Hope, bourrés, en train de flirter comme des prépubères. C’est pourtant Madi la prépubère de l’affaire. Le plus drôle est encore que Niylah est totalement bourrée, au point de vomir dans un coin de la salle. Madi commence alors une leçon de piano avec Gabriel, alors que Niylah se rend auprès d’Echo, partie se coucher dès le début de l’épisode, pour faire son deuil.

La scène entre ces deux-là est sympathique, surtout qu’Echo revient sur son vrai prénom et le fait qu’elle n’a jamais réussi à donner son vrai prénom à Bellamy avant sa mort. Ah oui, rappelez-nous qu’il est mort comme une merde, quelle merveilleuse idée ! Bizarrement, Niylah est alors le personnage le plus développé de la saison quand on apprend qu’elle était, par son sang, à la fois Trikkru et Azgeda. Je crois que personne d’autre n’a été si développé cette saison, si ?

Ah, si, peut-être Hope. Elle rencontre ainsi Murphy qui essaie de s’occuper d’elle, avant qu’elle ne soit finalement abandonnée dans les bras de Jordan. Pff. Rendez-moi Bellamy, ce ship n’a vraiment aucune saveur. Comme les recherches de Madi dans tout le bunker continuent, Clarke débarque donc au milieu de cette scène choupinette et Hope finit par expliquer à tout le monde où est Madi, alors que Raven est grillée par Clarke à être en train de réparer le casque cassé plus tôt. Ce n’est pas grave : Clarke a désormais envie de le réparer pour trouver de quoi retourner à Sanctum pour protéger Madi en s’armant jusqu’aux dents. Euh… Elle pouvait facilement le prévoir bien vite, non ?

Sheidheda apprend donc facilement la localisation de Madi et s’attaque à nos héros qu’il enferme dans la pièce où ils sont parce que, apparemment, il sait se rendre dans la salle où est Madi. Admettons, les souvenirs de la flamme, tout ça, tout ça. Il n’a aucun mal à retrouver Madi en pleine leçon de piano avec Gabriel. Ce dernier n’a pas spécialement de bol et se fait transpercer par une lame de Sheidheda, qui annonce ainsi sa présence. Ah, c’était bien joué, ça, la surprise a fonctionné quand bien même c’était prévisible. J’étais trop occupé à prendre des notes pour me plaindre.

Sheidheda révèle rapidement son visage à Madi, avant de lui expliquer qu’il n’a pas l’intention d’utiliser ni l’option A, une pilule pour ramener Madi à Bardo, ni l’option B, un couteau pour la planter comme Octavia par Hope en fin de saison précédente. Il veut l’option C : tuer Madi, par soif de pouvoir, règne et… euh ? Tu vas régner sur quoi, mec ??

Gabriel parvient à sauver Madi d’un coup mortel certain après trop de blabla de Sheidheda – faut toujours que les malins blablatent – et Madi réussit heureusement à retomber sur Gaia et Indra, qui la protègent aussitôt. Madi est tellement discrète à hurler que Sheidheda n’a aucun mal à les retrouver. On repart donc sur le combat d’il y a quelques épisodes, que Sheidheda perd bien entendu, ne faisant pas le poids face à Indra et Gaia.

Une fois de plus, Indra ne parvient pas à le tuer, puisqu’il utilise le même genre de dague que Hope en fin de saison précédente pour retourner à Bardo, alors qu’Indra allait lui porter le coup mortel. Dommage. En parallèle et grâce à Murphy, nos héros n’ont aucun mal à sortir de la salle où ils étaient prisonniers.

Sheidheda a toutefois laissé des traces de son passage, à commencer par Gabriel, qu’il a replanté quelques fois pour faire bonne mesure. J’ai bien ri au moment des coups de couteau d’ailleurs, j’ai trouvé l’effet comique, allez comprendre pourquoi. Si je suis honnête, tout ce dernier acte de l’épisode a remonté le niveau à mes yeux toutefois, et j’étais de nouveau à fond dans ce que j’étais en train de regarder.

Je les avais oubliés, mais Jackson et Miller redébarquent à point nommé pour que Jackson puisse tenter de sauver Gabriel, qui préfère de son côté mourir, parce qu’il a vécu son temps. Alors, certes, mais c’est un suicide étrange tout de même. Tout ça est bien beau, mais c’est le bordel. Pendant qu’une partie du groupe fait le deuil de Gabriel pas encore mort, Madi décide d’expliquer à Clarke qu’elle ne veut pas qu’elle prenne une nouvelle décision pour elle. En bonne adolescente casse entrejambe, elle décide de prendre les pilules la menant à Bardo, parce qu’elle ne veut plus que personne ne meure pour elle, trop affectée qu’elle est par la mort de Gabriel. Clarke s’y refuse évidemment, mais détourne son regard de son adolescente pour se consacrer à dire adieu à Gaby – moi, j’aurais pu sauver Gabriel facilement en lui donnant les pilules que Madi n’a pas le droit de prendre, mais bon. Les scénaristes préfèrent donner à Gabriel une bien meilleure mort qu’à Bellamy.

Sérieusement. Tout le monde est réuni autour de lui, Hope est en larmes (bon, ils ont passé cinq ans ensemble, on va dire) et il a de vrais adieux. Il s’en tire mieux que Bell, vraiment, mais aussi mieux que Diyoza. ALORS QUE TOUT LE MONDE S’EN FOUT DE GABRIEL. Franchement !

Evidemment, Madi s’est enfuie par la ventilation – merci Niylah de lui avoir montré ça – pendant que tout le monde pleurait Gabriel. Elle est retournée bien vite auprès de Gaia et Indra, qui ne risquaient pas de deviner les nouvelles intentions de la gamine. En effet, Madi prend la décision de s’autopoignarder avec la même dague que Sheidheda.

Il a laissé la dague derrière lui, oui, et ce n’est apparemment pas à usage unique. Oh, Madi prend le temps d’un au revoir à Clarke et pouf, elle disparaît. Le portail se rouvre quasiment aussitôt – une histoire de décalage temporel, encore ? – et une bombe est balancé l’air de rien dans le bunker. On note que personne ne tente de traverser le portail qui les ramènerait à Bardo où se trouve Madi, hein. Ce fut un gros non personnel de voir Miller tenter de se sacrifier. Finalement, il sauve tout le monde en sortant la bombe de la pièce où ils sont tous, mais ce n’est que le début d’une misère bien plus grande, avec un effondrement d’une partie du bunker, dans lequel se trouvent encore Raven, Niylah, Echo, Emori et Murphy. Le dernier plan de l’épisode est excellent en son genre, avec le couple Memori violemment séparé par l’effondrement du toit du niveau dans lequel ils sont. Putain, c’est odieux de nous faire ce cliffhanger. PAS. CE. COUPLE.

Vraiment, cette saison… L’épisode aura été hyper mauvais sur plein d’aspects, mais il termine plutôt bien. J’imagine qu’ils vont encore nous tuer des personnages la semaine prochaine. On n’est plus à ça près. Bordel, ils ont tué Bellamy comme une merde. J’aurais préféré qu’il meure dans son explosion ou dès le premier épisode si c’était pour faire ça. Bref. Je suis partagé. Mon amour de la série et des acteurs qui jouent toujours bien est encore là, mais il est mis à rude épreuve.

> Saison 7

3% – S04E07

Épisode 7 – Sol – 17/20
Il y a de bonnes révélations finales, mais pas forcément la digestion de ce qu’il s’est passé avant, ni une conclusion parfaitement satisfaisante. On a à peu près tout ce qui a fait le succès – ou en tout cas la qualité – de la série à un moment ou un autre, mais je ne suis pas entièrement convaincu par ce volet final. Dommage que ce soit terminé, la série va réussir à me manquer.

> Saison 4


Spoilers

1h14 sans Michele ? Que reste-t-il à faire ? Comment tout reconstruire ? L’Autre rive débarque dans le village pauvre du Continent pour de jolies retrouvailles familiales. Marcella retrouve la nourrice et Mauricio (mais la nourrice se barre, parce qu’à quoi bon rester au service de Marcella), Denise retrouve sa mère, Natalia, Rafael, Elisa et Joana retrouvent l’air libre.

Ariel et les personnes de l’Autre rive sont accueillis en dieux dans l’Eglise de fortune du village, qui subi aussitôt un attentat. Inévitablement. La situation géopolitique est tendue et la merde bien répandue : c’est la Coquille qui s’attaque aux survivants de l’Autre rive. La guerre civile n’aura pas mis longtemps à éclater… c’est parti pour encore pire qu’avant, bienvenue dans les 100%.

Deux semaines plus tard, le Continent a pourtant repris ses habitudes de toujours, le processus en moins. André y débarque, toujours en vie, toujours entouré de gardes. On apprend que le bâtiment du Processus est détruit, mais que c’est là que le Continent souhaite voir rester les gens de l’Autre rive. Il va de soi qu’André ne se laisse pas faire comme ça, tue pour avoir accès à de l’eau et que le bordel est loin d’être terminé.

En deux semaines, personne ne semble avoir eu le temps de revenir dans le bâtiment du Processus pour savoir ce qui était arrivé à Michele. C’était pourtant évident. C’est Xavier qui finit par retrouver son corps, mais la production ne se fait même pas chier à payer Michele pour l’épisode (elle en aura rater deux sur cette courte saison tout de même). Son corps est brûlé par ses amis, en présence également du vieil homme de la Cause. Pauvre Micheleeee. Je ne m’attendais vraiment pas à sa mort. Déjà que Fernando, c’était violent.

Cette mort révolte en tout cas Xavier… Il n’hésite pas à en parler aux autres, et Rafael remarque alors que la situation est encore pire qu’avant, avec une guerre civile que personne ne peut contrôler. Ben oui, en même temps, c’était prévisible ça les gars. L’enterrement est alors attaqué par des gens du Continent à la recherche de tous ceux de l’Autre rive qu’ils peuvent tuer.

Rafael et Elisa sont ainsi dans la merde assez vite, alors que Natalia et Joana poursuivent une étrange piste auprès du vieillard de la Cause. Natalia veut en avoir le cœur net sur les origines de la Cause et l’interroge sur Tânia, qu’il a bien connu. Avant de mourir, elle a demandé à obtenir quelque chose appartenant à sa mère. Il n’avait aucune idée qu’elle était la fille du Couple fondateur, par contre.

Bon, tout ça nous fait une quête d’un étrange objet à aller chercher, franchement. Cela donne aussi un but à Natalia qui comprend que la Fondatrice était revenue voir sa fille, regrettant sa décision d’avoir voulu diviser le monde.

Malgré tout ce que j’imaginais, cet épisode nous réserve encore des flashbacks bien lointains. Il faut faire le tour de la mythologie de la série, et il nous reste après tout toutes les histoires autour de la Cause. Celle-ci gagnant en popularité, l’Autre rive a envisagé un test de processus pour prouver la perfection du processus.

L’Autre rive ? Le Couple fondateur a voulu créer ce test pour tester le Continent et prouver une nouvelle fois leur supériorité. Après, bien sûr, le but est aussi de revoir leur fille, qui est donc à l’origine de la Cause. Vitor, malade, voulait revoir sa fille une autre fois, alors que tous leurs amis de l’Autre rive s’amusaient à tuer les membres de la Cause. Sympa.

La mère est mal à l’aise de ce qu’elle fait subir à sa fille et, forcément, elle finit par se décider à retrouver Tânia, qui ne s’attendait clairement pas à voir sa mère sur le Continent. La réaction est assez violente, et elle finit par braquer sa mère. Celle-ci est venue avec une photo du père et lui annoncer regretter la création du Processus, mais honnêtement, c’est un peu tard pour ça.

Tânia décide donc de s’échapper, laissant sa mère en arrière. Elle ne pourra que le regretter, parce que sa mère finit par mourir entre deux feux, à cause de… la Cause. Tânia fait donc enterrer sa mère et la photo de son père – mourant – sans même la regarder, en plein milieu du village. En apprenant la mort de sa femme, Lais, Vitor se laisse mourir.

Le Couple fondateur est mort, et il est aussitôt décidé que le Couple fondateur doit devenir un mythe. Ils sont effacés des photos, parce que les gens sont faibles, alors un couple de gens, c’est non merci. Soit.

 

De longs flashbacks, donc, mais tout ça permet finalement une bonne chose : Natalia est persuadée que le peuple doit savoir que le Couple Fondateur avait des regrets pour apaiser la situation. Je n’arrive pas à me dire que c’est le dernier épisode. Les deux femmes décident de partir en quête de l’objet, tout en espérant une grande réunion à terme.

Pour l’instant, elles sont réunies avec des souris et un cadavre cela dit. Elles finissent par trouver l’espèce de clé usb sphérique qui projette en hologramme des photos du couple, une vidéo de Tania et des images du test. La déception est réelle pour Natalia qui pense que le Couple ne regrettait finalement rien, mais ce n’est pas exactement ce qu’il fallait pourtant retenir. Heureusement, elle a Joana avec elle. Je compte sur Joana, là, franchement.

Pour en revenir à Rafael, il décide finalement de se réfugier chez sa mère, parce que c’est la seule cachette à laquelle il pense encore. On a connu mieux. Elle n’est pas si heureuse de le revoir, mais elle ne veut pas pour autant qu’il reparte : pour elle, les enfants ne servent qu’à être abandonné ensuite. C’est triste… mais c’est aussi long. Rafael prend alors la décision d’aller chercher ses frères.

De son côté, Elisa est capturée et emmenée auprès d’André qui… lui demande un baise-main en gage de sa fidélité. Humph, j’ai un doute. En tant que médecin, elle est embauchée pour soigner les malades qu’André lui emmènera dans sa guerre pour récupérer le continent, alors que Xavier, lui, est embauché pour aller tuer André. Un job sur mesure par rapport à ses envies.

Gloria et Ariel sont autrement toujours à l’Eglise, le seul endroit sûr, à constater que le prêtre mène un mouvement de révolte qui attise aussi la guerre civile. Quant à Marcella, elle s’occupe de son petit-fils, que Gloria doit toujours penser mort, pendant un temps avant de l’abandonner le temps d’accomplir quelque chose. Quoi ? On ne le sait pas immédiatement, la série préférant s’embarquer dans sa guerre civile, parce que pourquoi pas.

Le tout se fait avec une jolie musique et un petit rap inattendu… qui aboutit à la chanson du générique. C’est soit une composition originale, soit l’origine du générique, ma foi. En tout cas, tout mène à un gros affrontement final et je n’ai pas encore eu l’occasion de souligner que Pedro faisait partie du camp d’André désormais. Soit. Le mec a passé 15 minutes dans les 3%, franchement.

Comme prévu, Joana débarque pile au moment où l’affrontement allait commencer, avec la boule hologramme de Lais. Elle déclare à tout le monde avoir un objet de la Fondatrice, enterré sur le Continent, avec son corps. C’est gênant. Elle a trouvé le test des Fondateurs et elle compte désormais le faire. Il n’y a que six candidats qui peuvent participer, et le choix est assez évident. Outre Joana, Xavier et Raphaël se présentent. Marcella débarque aussi de nulle part pour l’occasion, après une proposition de Veronica. Il faut dire que le gagnant pourra récupérer le contrôle du continent.

Et finalement, André n’a pas trop le choix de participer, poussé par son nouveau bras droit Pedro et par Elisa qui s’amuse de ses doutes. Il laisse également de derniers ordres à Pedro, et ça ne me dit rien qui vaille.

Bon, le nouveau Test peut commencer au moins, et c’est le dernier. Les règles sont aussi compliquées que simple, avec Marcella assez agile pour récupérer en première le test. Les choses vont assez vite, même si les scénaristes font monter le suspense. L’enchaînement est bon et comme d’habitude, on se prend la tête pour comprendre les règles et voir si on est capable de récupérer le continent.

Les tests sont géniaux, mais soyons honnêtes, ce ne serait pas intéressant à critiquer. En plus, j’étais à fond. Du coup, je me contenterais de dire que Xavier est éliminé bien rapidement, puis Veronica à cause de deux erreurs, puis Rafael, puis Marcella, parce que Rafael est assez malin pour aider Joana.

Tout le suspense monte à fond, mais finalement, c’est du 50/50 pour Joana qui a une chance incroyable et trouve la bonne réponse. Malin, André fait signe à Pedro de détruire l’objet du test. Et bim, il s’en sort et la situation géopolitique repart en vrille.

Joana perd donc sa chance de régner alors même qu’elle avait gagné et Pedro se prend un coude dans la tronche pour oser demander si André allait perdre, alors que c’est évident que si. Contre toute attente, c’est alors Gloria qui décide de l’ouvrir à l’Eglise et de faire réagir tout le monde sur les inégalités de leur société. En vain.

Xavier abandonne son idée fixe de tuer André, la nuit tombe et la fin de cet épisode n’arrivera donc jamais ? C’est long une heure dix. Cela permet une dernière scène mignonne pour Raphael et Joana, cela dit. Ils stressent toute la nuit que la guerre ne reparte… mais au petit matin le soleil se lève sur une ville qui a décidé de vivre en paix.

Tout le monde se rend, comme Joana l’avait demandé la veille, au bâtiment du processus, même Marcella qui s’amuse à éclater l’épaule de Joana (j’ai bien ri), même André qui fait le choix ironique de se suicider avec les 3% d’oxygène restants dans le sous-marin. Il retrouve ainsi Michele qui vient accueillir son frère dans la mort (ah bah chouette, ils ont fait revenir l’actrice quand même).

Tout le reste du casting se retrouve ainsi dans le centre du processus, à sourire et pleurer parce que c’est terminé, mais… je reste sur ma fim. Ca veut dire fin, en portugais.

EN BREF – La série fut vraiment une bonne surprise, avec une qualité meilleure à chaque saison, parce que je savais à quoi m’attendre et j’avais chaque fois un peu plus envie de découvrir comment l’histoire allait se développer. Pour le coup, je m’attendais toutefois à une fin différente, parce que cette dernière saison se termine légèrement en queue de poisson.

Ce n’est qu’un détail, vous me direz : le voyage était très bon, avec une saison finale qui fait la part belle à l’ensemble des personnages, et pas seulement à Michele. Un peu déçu des dernières scènes pour Marco et Gloria, qui ne se retrouvent pas, mais à part ça, c’était à la hauteur de la série… Et même plutôt couillu, je dois dire !

Une bonne conclusion qui nous fait nous souvenir de ce qu’on a aimé dans la série, avant de nous dire adieu ! Dommage… Encore une série qui se termine en 2020.

> Saison 4

3% – S04E06

Épisode 6 – Botões – 20/20
Je me suis fait balader par cet épisode, parce que les scénaristes vont loin, beaucoup trop loin, et vite, beaucoup trop vite. Les scénaristes ont beaucoup plus de cran que ce que j’imaginais et cet épisode le prouve. Curieux de voir la fin qu’ils proposeront après tout ça !

> Saison 4


Spoilers

J’avais oublié Michelle. J’avais oublié qu’elle était enfermée avec un vieillard par son frère. Il faut dire, je pense bien que je n’avais pas écrit quoique ce soit à ce sujet durant l’épisode 4. On oublie des choses parfois. Bon, qui est donc ce vieillard ? Le leader de la Cause, qui avait aidé Micheleee il y a fort longtemps. C’est aussi un désabusé de la vie, apparemment : il lui affirme que sa stratégie d’utiliser un bouton pour crocheter la serrure ne fonctionnera pas. Tu m’étonnes.

Un flashback longuet revient sur l’enfance de Michele et André, avec le frère qui est insupportable avec sa sœur, lui lançant des défis improbables. C’était beaucoup trop long comme flashback, franchement, et tout ça pour finir sur des ordres nazes d’André. Dans le bâtiment du processus, il décide en effet d’empêcher toute entrée ou sortie, ce qui nous bloque les sous-marins sous l’eau. C’est sans compter sur Marcella qui n’entend pas rester bloquée comme ça.

Elle est commandante après tout, donc les soldats sont forcés de lui répondre. Il la laisse accéder à André, ce qui mène à une bonne confrontation entre les deux commandants. L’un espère encore aller sur l’Autre Rive, l’autre espère lui faire entendre raison sur la fin du monde qui se profile. Malheureusement, ce n’est pas possible, ni pour l’un ni pour l’autre.

Marcella en vient aux mains assez vite, mais les soldats font finalement le choix de répondre aux ordres d’André. C’est n’importe quoi, mais c’est jouissif, parce que Marcella se retrouve en cellule avec Michele. Micheleeee ne sert pas à grand-chose cette saison, mais j’ai beaucoup ri de cette scène, au moins ! Les deux ont beau utiliser les mains pour s’attaquer l’une et l’autre, ça ne mène finalement à rien, à part un moment où elles comprennent qu’elles ont fait n’importe quoi : il n’y a plus de Coquille, plus d’Autre Rive. Il ne reste que la pauvreté.

Et elles sont en cellule, encore une fois. Pourtant, Michele est rapidement récupérée pour aller assister à une nouvelle épreuve du processus bien embêtante, derrière des vitres teintées. Pauvre Michele. Avant d’en revenir à elle, il faut toutefois développer une autre partie de l’épisode.

Dans tout ça, Xavier, Pedro et quelques autres sont toujours coincés dans leur test du cube. J’avais oublié. Ariel n’oublie pas, mais ne sert toujours à rien. A l’intérieur de la cellule aux cubes, Xavier a entendu ce qu’il s’était passé en plus, alors les candidats commencent à stresser. C’est con pour Ariel ayant pour ordre de faire en sorte que les candidats n’entendent parler de rien.

Ariel revient donc auprès de Gloria pour lui apprendre ce qu’il s’est passé, alors que Gloria vient d’apprendre que Marco ne revenait pas. Elle comprend enfin qu’elle est du mauvais côté et qu’elle a fait de la merde. Il était temps. Elle en prend conscience juste avant que les candidats ne réussissent à s’échapper, l’occasion pour Xavier de voir Gloria.

C’est la merde dans le centre du Processus, avec des candidats en pleine émeute, encore, et des sous-marins pleins de gens voulant s’échapper. Au moins, les gardes utilisent des boucliers, c’est cool pour le Bingo Séries ! André est dépassé par la situation, mais il demande encore à voir Joana, Natalia, Rafael et Elisa. Cette dernière l’implore pour qu’il les libère, mais c’est vraiment trop optimiste, je pense. Il a d’autres plans en tête, surtout si ça permet de torturer sa sœur.

On en revient alors à Michele. Elle voit ses amis sur la chaise électrique : Joana et Natalia, Elisa et Rafael. En face d’eux ? Pedro, Xavier et deux autres candidats du Processus, à qui on dit que pour faire partie des 3%, il faut tuer quelqu’un en appuyant sur un bouton. La situation de stress est vraiment bien foutue, avec André qui débarque et lui assure que l’Autre rive vivra s’ils font ça jusqu’au bout.

C’est trop tard pour changer d’avis… Rafael est le premier à mourir, suivi de Natalia et Elisa. Comme prévu, il n’y a que Xavier qui n’appuie pas sur le bouton, parce qu’il ne peut pas tuer Joana qu’il connaît depuis longtemps. C’est si triste. Il finit par le faire, sous la pression des autres candidats. Pardon ? Xavier non mais tu sais qu’il n’y a pas d’Autre Rive et tu fais ça pour des inconnus ? What ?

Xavier, Pedro et les deux autres rejoignent les 3% grâce à ces meurtres. Ils se font implanter par André, mais bon, ce n’est pas comme si l’implant pouvait les emmener quelque part. Michele ? Elle est à terre sur ce coup-là. Les scénaristes sont allés beaucoup trop loin. Tuer quatre personnages, ce serait extrême, et cette minute de silence qui accompagne tout ça, c’était extrême.

Michele est emmenée ailleurs par Ariel

Xavier, lui, décide d’aller s’occuper des corps. Non, mais… Ils sont juste inconscients. Ils font dodo. Non ? Oui. Pedro vient aider Xavier à se débarrasser des corps, et il entend Raphael commencer à tousser. Ouais, il est encore en vie, et tous les autres aussi. C’est un peu trop gros ! Pedro prend mal ce qu’il se passe, surtout que Xavier essaie de l’assommer aussi, sans y parvenir. C’est finalement Michele qui y parvient.

Accompagnée de Gloria et Ariel, elle est en effet libre, puisque c’est à Ariel qu’on l’a confiée. Natalia a alors la bonne question : que s’est-il passé ? Eh bien, c’est Ariel qui a mis en place le test qui devait voir mourir nos héros. Ben évidemment, je suis à l’ouest de ne pas y avoir pensé. Sur ce coup-là, la série a réussi à m’avoir et ça lui permet de réussir un de ses meilleurs épisodes. Je suis peut-être un peu fatigué, ou trop gavé de bonbons ? En tout cas, c’est efficace, clairement.

Tout ce petit monde peut donc être libéré et retourner vers le continent, y compris Ariel que plus rien ne retient… Oui, mais non. Michele prend encore la décision de retourner en arrière pour aller voir celui qu’elle ne considère plus comme son frère. On se retrouve alors avec la configuration de la fin de saison 3, où Michele braque son frère dans le but de le tuer. Elle n’y parvient pas, lui parlant de son souvenir de début d’épisode où son frère savait les parents morts mais faisait comme si de rien n’était, pour sa petite sœur. Le seul problème, c’est que Michele aussi avait vu les corps de ses parents et aujourd’hui, les délires de son frère, elle en a marre.

Alors qu’il est persuadé qu’elle ne tirera pas, elle n’hésite que quelques instants avant de blesser mortellement son frère. Oh, mais c’est violent tout ça. Voilà un épisode qui se la joue totalement fin de série… Mais il nous reste 70 minutes de reconstruction ensuite.

Pour l’instant, Michele annonce la fin de l’Autre Rive et demande à tout le monde d’être libre. OK. Meuf, tu viens de créer la situation politique la plus instable du monde, là. Et tout le monde est pauvre désormais. M’enfin bon, au moins, elle est heureuse. Et grâce à ça, elle meurt heureuse. Ben oui, elle tourne le dos un peu trop longtemps à son frère, qui n’était pas encore tout à fait mort. Celui-ci n’hésite pas à la planter d’un couteau pour un dernier câlin, une dernière étreinte, un dernier souffle. Et bah alors ça alors.

Micheleeeee est morte. 😥

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3% – S04E05

Épisode 5 – Quadro – 17/20
C’est un épisode un peu plus calme, mais en même temps, il nous fait bien prendre conscience qu’on approche de la fin de la série. S’il sert de transition, l’épisode prend tout de même le temps de développer des personnages qui sont là depuis le début, et c’est bien écrit. C’est sympathique comme tout, j’aime bien.

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Spoilers

Bon, bah Marcella est en vie. Je vous rassure, moi aussi, du coup, mais on a pris le temps avec Laura e se faire une heure de pause repas, parce que bon… Faut pas abuser. Son réveil en pleine catastrophe lui fait prendre conscience qu’elle a perdu tout contact avec la technologie. C’est con.

Dans le bunker aussi, il n’y a plus d’électricité, puisque toute l’île en est privée désormais. Pas de quoi s’inquiéter, Joana ne veut pas le pardon de qui que ce soit et André comme Marcella se mettent aussitôt à expliquer à tout le monde que tout est sous contrôle. Mouais. Marcella en profite surtout pour blâmer les terroristes et la direction d’André.

Un flashback nous ramène alors aux vingt ans de Marcella, parce que clairement, tout l’épisode va tourner autour d’elle si on en croit le titre et le premier plan de l’épisode. L’actrice choisie pour la jouer est sacrément crédible : c’est fascinant comme elle ressemble à l’actrice jouant Marcella. Bref. En arrivant sur l’Autre Rive après son processus, elle retrouve son père, mais les retrouvailles sont moins affectueuse que ce qu’elle espérait.

Clairement, le père, directeur du Centre, n’a pas vraiment les gènes paternels de l’affection. Il la rembarre assez vite, refusant ses câlins, n’aimant pas la voir pleurer sur le sort de son fils abandonné derrière elle ou envisager une carrière d’artiste alors qu’elle doit être une leader parmi les leaders. Forcément.

Dans le présent, je dois dire que je ne suis plus fan du tout des terroristes de la Coquille : ils ont tué les papillons ! Avec leur panne de tous les appareils électriques, ils ont aussi fait fondre le réacteur qui envoie désormais des radiations un peu partout… Bon ben adieu les 3% et l’Autre Rive là. Marcella blâme aussitôt Nair de tout ce qu’il se passe, alors que Nair préfère s’en prendre à André qui a trahi tout le monde.

En tout cas, comme je l’imaginais dans l’épisode précédent, c’est désormais la merde : il n’y a plus de coquille, il n’y a plus d’autre rive, il n’y a plus d’électricité… et l’Autre rive sera mortelle au bout de deux semaines maximum, à cause des radiations. Voilà qui promet. Les terroristes en sont pourtant heureux : ils considèrent qu’ils ont fait une bonne action et ça les fait marrer de savoir la technologie de l’Autre Rive ne plus exister.

Adieu la vie de luxe, pour tout le monde. Ce n’est pas exactement comme ça que j’imaginais les choses, ma foi. Marco non plus : il est désormais obligé de marcher sans sa canne, menotté aux autres, et de tomber en permanence en se souvenant des dernières discussions avec sa mère. Pas passionnant. En tout cas, sa situation médicale fait qu’il réussit à être rapidement libéré, et une fois que c’est fait, il décide de sauter dans un ravin, parce que pourquoi pas.

Il décide alors de rejoindre son grand-père dans la villa qu’il a récupéré. Ah. C’était la villa d’un prisonnier de la Coquille, de mémoire. C’est bizarre que le grand-père en fasse partie et qu’on le découvre seulement maintenant. Marco lui annonce fièrement qu’il a détruit l’Autre Rive et qu’il est prêt à le tuer… mais le grand-père est heureux de s’en sortir avec quelques mots et de se rendre totalement à son petit-fils, perturbé par la situation. Pour un type sans jambe, Marco s’en tire plutôt bien. Pour un type dont la vie vient d’être détruite par un attentat, le grand-père s’en tire plutôt bien. Les deux apprennent à se connaître en préparant ensemble un plat à manger. Bien sûr.

Pendant ce temps, le processus continue, avec l’épreuve des cubes et apparemment encore un peu d’électricité, puisqu’ils sont sur le continent. Par contre, il n’y a plus personne pour s’occuper des résultats des tests. L’épreuve des cubes dure donc plus longtemps, puisque personne n’ouvre les portes à Xavier et aux autres. Il faut dire qu’Ariel a d’autres choses à faire, surtout que Gloria lui annonce qu’elle est au courant pour l’impulsion – et elle doit regretter ses décisions de merde là, parce que sa place pour l’Autre Rive ne sert à rien. Ariel prend alors la décision d’envoyer trois sous-marins sur l’Autre Rive, à défaut de savoir quoi faire puisqu’André ne lui a rien dit. C’est ce qui permet l’évacuation de l’île heureusement.

En parallèle, Marcella apprend qu’il y a un fuyard dans les prisonniers, et elle comprend aussitôt ce qu’il en est. On perd un peu de temps, pourtant, avec un flashback supplémentaire sur ses œuvres d’art et la voie prometteuse qu’elle choisit selon son père en entrant dans l’armée. Dans le présent, elle se rend donc chez son père, inquiète pour lui.

C’est parti pour le repas de famille le plus pété du monde, que j’ai adoré voir. Marco se moque tellement de sa mère, je me marre bien, moi. Et lui aussi. Le pire, c’est qu’alors que Marcella confirme l’histoire de son fils à son père, le père en est encore à blâmer sa fille de donner à son fils exactement ce qu’il veut. C’est parfait.

Le problème, c’est qu’elle lui apprend aussi qu’il va être papa une deuxième fois, et ça, c’est fou. Marco est content de savoir qu’il a malgré tout mis fin à la lignée Alvares en tant que leader de l’Autre rive, mais ce n’est pas exactement ce que pensent sa mère et son grand-père. Ce dernier en profite pour avancer dans la construction du personnage de Marco, et ça marche super bien : il lui fait remarquer à quel point il a changé le monde sans jamais changer qui il était pour autant.

Une fois son fils énervé et hors de table, Marcella se jette aux genoux de son père, espérant le faire changer d’avis : il a décidé de rester sur l’île et de ne pas se rendre sur le Continent. C’est complètement con. Comprenant que la décision du vieux est inexorable, Marcella se tourne vers le jeune, persuadée qu’il voudra survivre aux radiations… Seulement, voilà, il considère que ses enfants sont mieux à être orphelins qu’avec lui. C’est n’importe quoi.

J’aime particulièrement que ça fasse souffrir Marcella, mais ça n’a pas de sens : Marco faisait tout pour son fils en saison 3 ! Bon, en tout cas, il ne veut pas donner d’images pourries de l’amour à ses enfants, c’est mignon, mais ça énerve encore plus Marcella qui comprend qu’elle va devoir survivre seule. Elle tente bien d’arrêter Marco en le braquant avec une arme, mais il sait qu’elle ne le tuera pas. Bien vu.

Eh, cet épisode me fait presque avoir de la peine pour Marcella, mais tout est dans le presque. Sinon, les autres terroristes sont rapidement abandonnés par ceux les ayant faits devenir prisonniers : le coup des radiations, ça fait flipper tout le monde.

C’était même plutôt rigolo de voir les terroristes se rendre compte des conséquences de leurs actes. Ils finissent par monter dans un sous-marin alors que toute l’existence paisible de l’Autre Rive tombe à l’eau. Finalement, Marco, son grand-père, mais aussi Nair restent sur l’île… et un flashback des premières scènes de Marco ont réussi à me rendre triste pour Marco. Et pas « presque », cette fois, surtout que les radiations lui font de l’effet beaucoup plus vite que prévu. Son but est clairement de mettre fin à la lignée Alvares, là, et wow.

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