This is us – S04E06

Épisode 6 – The Club – 14/20
Peut-être que c’est parce que je n’y connais rien en golf, mais j’ai eu l’impression de passer totalement à côté de cet épisode et des émotions qu’il voulait nous faire ressentir. Au-delà de cette intrigue un peu lourde, j’ai eu du mal à accrocher au reste aussi, parce que ce n’était pas ce que j’en attendais ou parce que je trouve ça moins bien que les perspectives de la saison 3. Bon, autrement dit, ce n’est pas un épisode qui restera dans les annales.

> Saison 4


Spoilers

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I know what you’re thinking – even the tunnel is getting laid.

Non, je ne prendrai pas de retard dans toutes mes séries, je refuse ! Cet épisode commence de manière surprenante avec un énorme flashback sur l’ensemble de la relation Kate/Toby. Cela ressemble fort à une manière de gagner du temps quand même, mais ça a aussi pour but de nous montrer leurs problèmes de couple aujourd’hui. Une mise en bouche pour bien s’assurer que ce soit déprimant donc. Et ça fonctionne bien : c’est déprimant de les voir s’engueuler dans le présent, et encore plus maintenant qu’on a revu le passé.

Les problèmes de couple entre eux ? C’est clairement un manque de communication et un manque de sexe, avec en plus Kate qui n’a pas l’air bien certaine que Toby ne reprendra pas du poids. Finalement, ils décident de prendre du temps sans bébé Jack pour régler leurs problèmes. Ils se retrouvent donc à l’hôtel où tout va pour le mieux, surtout avec Toby beaucoup plus maigre qu’avant… mais ça ne finit pas si bien !

En effet, il se retrouve en panne sexuelle, et plutôt que de parler du problème, ils… regardent des vieux films. Ah oui, ça va régler leurs problèmes de couple, ça. Un film plus tard, la conversation reprend, notamment parce que Toby a sur le cœur les non-dits de sa femme. Et bam, il lui sort qu’il ne comprend pas pourquoi elle n’a pas plus confiance que ça en sa capacité à rester maigre. Kate le prend super mal, alors que jusque-là, elle se pensait « pas assez sexy » pour Toby. Décidément, ces deux-là n’arrivent pas se comprendre cette saison, c’est quelque chose.

Au retour chez eux, Kate décide en tout cas de marquer des points en coupant le pantalon trop grand de Toby (en tout cas, c’est ce qu’elle pense) et ça permet de rétablir le dialogue entre eux, puis l’érection de Toby. Soit. Tout ça nous laisse totalement sur notre faim après le cliffhanger de la semaine passée par contre.

En parallèle, Kevin stalke Zoe sur internet… et elle a clairement refait sa vie avec un autre. Il en parle à Nick qui ne connaît pas bien les réseaux sociaux et se retrouve à liker par accident la photo que son neveu lui montrait. Bon, bref, ils sont voisins et ça ne fonctionne pas bien sur tous les aspects entre eux. J’ai du mal avec cette situation pour le personnage de Kevin. Il commence à vraiment s’encroûter, je trouve.

Et ça ne s’améliore pas quand on le voit ensuite dans une salle de sport où il croise Cass. La ville doit vraiment être bien petite s’ils se croisent comme ça. Il ne se rend même pas vraiment compte qu’il est dragué par une des serveuses du bar de la salle de sport, il est en boucle sur Zoe (je le comprends cela dit, elle était si géniale !) et il flirte totalement et carrément avec Cass, sans même s’en rendre compte non plus. Pourtant, pour la première fois de la saison, l’alchimie entre eux est vraiment évidente là, je trouve.

Malgré tout, il accepte d’aller en rencard avec la serveuse, et ça se passe étonnamment bien, parce qu’elle… veut des enfants. Oh, ça sent tellement le mauvais rebond et la pire idée du monde après sa rupture ce qui est en train de se passer. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas d’alchimie entre eux aussi, juste qu’il y avait une sorte de distance bizarre à avoir avec cette scène. C’était si gênant.

Heureusement, leur rencard est interrompu par Cass qui attendait Kevin devant sa caravane. Elle s’est disputée avec son mari et veut se confier à son ami, alors Kevin décide de… laisser repartir son rencard pour privilégier Cass. Un bon move de connard, ça non ? Enfin, c’est très cool pour sa relation avec Cass, évidemment, et celle-ci se décide à l’embrasser quand il est parfait avec elle. Avant de se barrer, ensuite, évidemment. Les séries, je vous jure, j’en peux plus !

Oh, tout ça n’est qu’un faux suspense : Kevin lui demande finalement de rester et lui rend son baiser, avant de coucher avec elle. Ils ne traînent pas du coup… Les séries, je vous jure, j’en peux plus, bis ! Mais bon, ça fait un couple sympa.

Dans le passé, Rebecca et Jack se réveillent avec des envies, Jack surtout, d’ailleurs. Le seul problème, c’est que Rebecca a prévu d’aller voir sa mère, alors ça ne se fait pas comme ça. Elle demande à Jack de l’emmener chez ses parents et celui-ci lui explique donc qu’il n’y est pas spécialement le bienvenu. Malheureusement, elle ne le croit pas spécialement, et elle le force donc à l’emmener, puis à aller au golf avec son père. L’angoisse.

En chemin, son beau-père décide d’acheter de nouvelles fringues à Jack parce que son look n’est pas bon pour jouer au golf. C’est gênant comme tout, et en plus, il est super mauvais en golf. Il commence donc à boire, puis refuse un entretien d’embauche qu’un des potes de son beau-père lui propose. Ouille.

Tout ça ne fait que remuer la merde entre son beau-père et lui, et le beau-père continue de penser que ce gendre n’est pas assez parfait ou bon pour sa fille. Après, faut dire qu’il ramène un Jack complètement bourré, ça ne doit pas aider non plus. Rebecca le ramène donc chez eux, sans dire un mot à leur père. Il faudra voir dans un autre épisode ce qu’il en est.

Dans le passé toujours, mais une bonne quinzaine d’années plus tard, Randall réveille ses parents dès 6h parce qu’il veut absolument aller à l’école en avance pour parler avec son professeur d’anglais, Mr Lawrence, dont il est un grand fan. Jack en est même un peu jaloux. Du coup, le soir, il propose à son fils d’aller jouer au golf ensemble, histoire de… passer du temps avec ?

Je n’ai pas bien compris le choix de l’activité, surtout qu’il déteste clairement le golf, mais bon. C’était triste pour Jack de voir Randall lui parler beaucoup de Mr Lawrence, en plus. Finalement, Randall n’aime pas spécialement le golf et il n’aime pas non plus que son père le force à insister pour aimer le golf et pour continuer la partie jusqu’au bout. Le problème, c’est que Jack le force toujours à continuer des activités, à l’exception du karaté.

C’est surprenant, mais Jack n’est plus si parfait d’un coup : il oublie totalement que son fils est noir et donc ne se sent pas à place sur le court de golf. Et rapidement, Randall lui reproche de ne pas le voir si tout ce qu’il voit est son fils, et non une couleur. Bim.

Jack s’en confie ensuite à Rebecca, tout déprimé, et il décide finalement… d’inviter à dîner Mr Lawrence comme Randall l’aime tellement. Comme on est dans une série, le prof n’a rien de prévu ce week-end là et accepte aussitôt. C’est beau. Et Jack reste le personnage parfait de toujours, trouvant à peu près les mots pour parler à son fils. Il n’empêche que Randall n’aime pas trop le golf.

Dans le présent, Randall est stressé par son job parce qu’il a dû annuler deux fois son rendez-vous avec un conseiller municipal. Il sait qu’il doit se mettre en quatre à présent, mais ce n’est pas son fort, clairement. Il finit par accepter de se rendre à une après-midi golf avec le conseiller et trois autres hommes, mais il a tout de même le gros problème qu’il est nul en golf.

Finalement, il gagne peu à peu la sympathie du conseiller municipal, ce qui était son but. Le montage final nous révèle qu’en fait, il s’est entraîné longtemps au golf avec Jack et qu’il y est retourné adolescent. Il n’est pas si nul que ça, donc, il faisait semblant pour s’attirer la sympathie du conseiller. Bizarre.

> Saison 4

The Good Place – S04E06

Épisode 6 – A Chip Driver Mystery – 16/20
C’est un peu mieux cette semaine, je trouve, parce que j’aime les réponses que la série commence à apporter. C’est certes simpliste, mais c’est parfois les idées les plus simples qui fonctionnent le mieux et j’espère que la conclusion de cette semaine aura des conséquences positives pour la suite de la saison. Après, il reste des points moins bons cette année selon moi, mais c’est simplement qu’une série ne peut pas plaire à tout le monde tout le temps, j’imagine.

> Saison 4


Spoilers

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You’re a condescending bench.

Mais oui, parfaitement, c’est sans prendre de retard outre-mesure que je regarde cet épisode. Avec la guerre du streaming en cours, Netflix, c’est un peu la facilité. Et puis, quand je n’ai pas beaucoup de retard dans une série, j’aime bien garder la tête hors de l’eau, ça fait toujours plaisir. C’est donc reparti pour un épisode d’une série qui touche à sa fin et dont j’espère encore qu’elle peut surprendre pour le mieux.

On reprend cette semaine avec Michael rendant visite à la Bad Janet coincée depuis six mois dans le vide de Janet. Le temps passe vite dis-donc. En tout cas, il est là pour lui raconter une histoire et, blague de pet à part car c’était lourdingue, l’actrice de Janet est vraiment excellente. Quant à Michael, il lui raconte donc une histoire, ce qui promet un récit enchâssé assez sympa avec des réactions de la Bad Janet en permanence.

C’est effectivement ce qui se passe, donnant un bon rythme à l’épisode. L’histoire que raconte Michael ? Après une semaine au ski, Brent décide de donner un exemplaire de son livre au reste du groupe des humains. Le seul problème, c’est que son livre est un ramassis d’horreurs racistes et insultantes pour ceux qui sont censés être ses amis.

Il met donc dans l’embarras notre équipe de héros qui a pris l’habitude de se féliciter chaque semaine avec un award du « sauveur de la semaine » et « du plus sexy de la semaine ». Eh, ça pourrait être une idée d’article. En tout cas, Simone prend un malin plaisir à se moquer de Brent tout au long de l’épisode, et je la comprends parce que le livre est mauvais. En plus, Tahani a du mal à ne pas aller dans son sens, même si elle sauve les apparences autant que possible. C’est une fois de plus Eleanor qui fait de son mieux pour que Simone le pardonne.

De son côté, Michael essaie avec autant de patience qu’humainement possible d’expliquer à Brent que c’est normal de ne pas être parfait tout le temps. Ce n’est pas si facile pourtant, parce qu’il est horrible comme être humain – c’est pour cela que Simone ne veut pas lui pardonner justement. Et donc malgré tout ce travail de Michael et les bonnes idées d’Eleanor pour contourner le problème en travaillant sur Simone, la situation dégénère assez vite.

Heureusement, Eleanor finit par comprendre que Simone n’est pas celle qu’ils doivent changer. Brent la trouve méchante avec lui, mais bon, il est le connard. C’est peut-être mon problème avec cette saison : autant en saison 1, les quatre humains torturés étaient attachants, autant Brent et John sont juste insupportables.

En parlant de John, justement, cette semaine, il surprend le duo Chidi/Jason en train de danser, et la couverture de Jason tombe donc. C’est clairement l’intrigue secondaire de la semaine et j’ai trouvé ça surprenant que ça se passe si vite et quasiment de manière dérisoire dans l’épisode. Il faut dire qu’il se passait beaucoup de choses du côté de Brent : comme il est incapable de s’excuser, il énerve encore plus Simone, puis Tahani, puis Chidi qui va jusqu’à lui mettre un bon coup de poing dans la face. Ma foi, c’est inattendu et leur petit coin de paradis n’est plus tellement le paradis. Il est surprenant de se dire que ni Simone, ni Chidi ne découvrent qu’ils ne sont pas au paradis, d’ailleurs, parce qu’ils sont censés être plus malins que ça !

L’expérience avec les quatre humains part donc totalement en vrille cette semaine et ça devrait être la catastrophe pour nos héros. Après un rapide moment de désespoir cependant, ils arrivent à trouver encore de nouvelles idées pour s’en sortir et tenter d’améliorer les comportements de John et Brent. Tout ça finit par donner de l’espoir à Michael quand il comprend que l’important n’est pas tant de savoir si les humains sont bons ou mauvais, mais de voir s’ils sont capables de changer et d’être meilleurs que la veille.

Bon, je n’ai pas trouvé ça particulièrement glorieux honnêtement, surtout que j’ai trouvé que la fin arrivait trop vite. Pourtant, je reconnais que l’idée est bonne et permet bien d’offrir une conclusion naturelle aux grands débats de la série. Il restera à voir comment tout ça sera appliqué. Quant à Bad Janet, elle est libérée et malgré son impertinence et son insolence, je suis sûr que Michael aura réussi à faire naître le doute en elle. À mon avis, on la reverra et elle ne sera plus si mauvaise… même si elle ne lira pas pour autant le livre sur les humains que Michael lui donne.

> Saison 4

Charmed (2018) – S02E03-04

Épisode 3 – Careful What You Witch For – 16/20
C’est un épisode sympathique, mais comme pour le second volet de cette saison, j’ai eu du mal à accrocher tout à fait. Pourtant, on retrouve les éléments habituels de la série, l’humour, les références à l’originale ou les bonnes répliques. Je pense que le fait de ne pas trop voir où ils veulent en venir est ce qui me pose problème cette saison, surtout que le décor change beaucoup tout de même.

> Saison 2


Spoilers

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Dead but not buried. Carpe Diem, am I right?

Oui, j’ai une semaine de retard et c’est clairement intolérable, mais j’ai une bonne excuse : la semaine dernière, j’étais au Comic Con. Et comme d’habitude, je n’arrête pas d’en parler partout sur le blog. Cela ne m’empêche pas d’être à fond pour cet épisode, surtout que j’ai mis un moment avant de réussir à mettre la main dessus, je dois bien vous l’avouer.

Voir aussi : Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

Cet épisode commence assez bien par Maggie qui découvre que malgré son emploi, elle va perdre son seul accès au QG : ses sœurs n’arrêtent pas de voler dans Safe Space, alors la sécurité est renforcée. C’est d’autant plus embêtant que Macy et Harry arrivent au QG après avoir perdu encore une sorcière et que Mel, elle, n’arrive pas à déchiffrer le bouquin des Fondatrices. Autrement dit, cette saison est sacrément sombre et c’est la merde pour tout le monde. Ca l’est encore plus quand Macy découvre qu’elle ne peut pas toucher au livre en question, parce que son côté démoniaque est rejeté. C’est bien vu et ça rappelle le Livre des Ombres, alors j’aime bien cette idée. En tout cas, la maison des sœurs est clairement oubliée dans ce début d’épisode.

Rapidement, il est décidé que Maggie essaiera de décrocher un poste de manager pour garder son pass lui permettant d’arriver au QG (c’est tellement tordu comme idée tout ça). Se faisant, elle découvre que sa compétition directe sera son coach sportif, Jordan. Elle essaie immédiatement de l’apitoyer pour être la seule à demander le poste, mais ce n’est pas efficace du tout. Au contraire, ça instaure la compétition entre eux.

L’épisode se consacre en grande partie à leur compétition qui est surtout une excuse pour les faire flirter comme deux adolescents. C’était plutôt rigolo à voir et ça marchait bien, avec pas mal d’humour efficace.

De leur côté, Mel et Harry travaillent sur la traduction du livre et sont rapidement confrontés à un besoin de projection astrale. Ce n’est pas exactement ce que j’attendais de cette saison 2, mais c’est plutôt cool de les voir recommencer à faire des références à la série originale. La projection astrale est différente dans ce reboot et nécessite une ancre corporelle. Qui de mieux que la vendeuse de Mel pour faire office d’ancre, hein ?

Rapidement, nos héros se retrouvent donc dans un plan astral… qui est figuré à peu près de la même manière que s’ils avaient pris de la drogue et se retrouvaient dans une peinture du XIXe siècle. La série sait gérer ses plans et ses effets spéciaux, pour le coup. Harry et Mel, c’est un duo qui fonctionne bien comme en saison 1, et j’ai aimé les voir travailler ensemble, même si je n’ai pas tellement accroché à l’intrigue en elle-même qui les voit trouver un homme coincé dans le plan astral.

Bien trop rapidement à mon goût, Mel révèle à celui-ci, qui est une sorte de guide, qu’elle fait partie des Charmed Ones. Tu parles d’un secret bien gardé ! L’idée est en tout cas pour Mel de récupérer ses pouvoirs coûte que coûte : elle va jusqu’à accepter de boire un étrange liquide bleu. Harry le fait aussi, puisqu’ils sont sûr de pouvoir récupérer leurs pouvoirs comme ça.

Cela dit, on leur dit aussi qu’il y a des conséquences pour tout dans la vie, alors ça sent mauvais, surtout pour la nouvelle copine de Mel ayant servi d’ancre : elle paraît une cible facile. En tout cas, Mel et Harry reviennent dans notre monde en ayant bien récupéré leurs pouvoirs, mais aussi en ayant perdu cinq heures. La vendeuse ne s’en formalise pas plus que ça, c’est débile : la meuf perd cinq heures de sa vie à « méditer » et ça ne l’inquiète pas ?

Bon, OK, elle est clairement charmée par Mel en même temps, ça doit aider. À défaut de les faire payer leur séance de méditation, elle décide donc d’embrasser Mel. C’est un paiement en nature plus agréable, en même temps. Enfin… c’est agréable quelques instants seulement, avant qu’elle soit infestée de vers de terre. Ouep, les conséquences des pouvoirs récupérés sont déjà là : des vers de terre apparaissent de nulle part sur elle.

Mel n’apprécie pas du tout de voir que sa nouvelle amie est encore une victime. Décidément, il ne fait pas bon de connaître Mel. Cependant, celle-ci décide finalement qu’elle est encore dans le plan astral, contrairement aux apparences : pour elle, tout ça n’est qu’un plan sadique de la sentinelle qui leur a rendu leur pouvoir. C’est perché comme tout, mais ça la pousse à demander à Harry de se suicider.

Ainsi, ils réussissent le test des Anciens et retournent auprès de la Sentinelle qui leur donne cette fois non pas leur pouvoir, mais de quoi déchiffrer le livre. Mouais, j’ai eu beaucoup de mal avec tout ça, franchement, et j’aurais aimé que Mel conserve ses pouvoirs, mais bon. Ce n’est finalement pas le cas.

En parallèle, Macy reste au QG et culpabilise d’avoir perdu une sorcière. Elle rêve du démon Harry, évidemment, mais est réveillée par l’alarme du QG : une autre sorcière est en danger. C’est exactement ce qu’elle attendait, alors elle active aussitôt le portail pour se rendre sur place. Cela sent pourtant bon le piège. Elle se retrouve dans une gare, puis dans un train pour venir en aide à une sorcière qui lui dit qu’elle a été kidnappée.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit kidnappée à son tour et se retrouve enfermée avec la sorcière dans une sorte de cage de Faraday magique. Mouais, j’ai surtout immédiatement soupçonné la « sorcière », Abigael, qui lui donne des informations sur la situation, accusant grosso modo l’Overlord d’être responsable de sa situation. Rapidement, Macy se débrouille pour s’échapper et elle forme une bonne équipe avec Abigael.

Le seul problème, c’est que Macy est tout aussi rapidement forcée de ramener Abigael, une parfaite étrangère, au QG, lui faisant simplement mettre une écharpe (volée qui plus est) devant les yeux pour s’assurer qu’elle ne voit rien… mouais. Pour cacher son identité, on a connu mieux : Macy lui donne son prénom puis parle à voix haute à Maggie, et les deux sœurs évoquent leurs problèmes devant Abigael. C’est une bonne idée : elle aide Maggie à jeter un sort pour obtenir son emploi, puis charme tout facilement Macy.

Elle lui fait avouer qu’elle est l’une des Charmed Ones, puis trouve le moyen de lui faire retirer son foulard. Dès lors, elle peut se balader sans entrave dans le QG, puis touche le livre à traduire. Malheureusement pour elle, celui-ci révèle qu’elle n’est pas du tout une bonne sorcière. Rapidement, elle avoue donc être mi-sorcière, mi-démone… et Macy repère qu’elle a un traqueur sur elle. Bon, elle se sent malgré tout en sécurité dans le QG !

Ce n’est pas le cas de Maggie et Mel pourtant. Elle est donc forcée de se rendre à la recherche de Maggie, nouvelle assistante manager comme promis. Cela signifie surtout que Jordan est forcé de quitter Safe Space, n’ayant pas de quoi payer son loyer. Pas le temps de s’en occuper, donc, puisque Macy lui apprend que l’Overlord est là. J’aimerais bien y croire, mais ce n’est pas le cas. J’ai aimé voir les filles travailler ensemble pour que Maggie soit l’appât et pour qu’Abigael vienne à bout de l’Overlord… sauf que non.

Il est clairement évident que le démon reconnaît Abigael pour autre chose qu’une sorcière à éliminer. Il lui demande ce qu’elle fait avant de se faire tuer, mais personne ne semble s’en soucier plus que ça. Elle est clairement l’Overlord, on est d’accord ? En tout cas, les scénaristes ne traînent pas trop à la révéler comme méchante, puisqu’elle a un couteau qu’elle cache dans son dos.

Abigael demande pourtant à quitter le QG, ce qui est étrange. J’aime beaucoup l’actrice en tout cas, alors il était sûr qu’elle aurait un rôle plus important que ça. Macy comprend juste à temps qu’elle va s’en prendre à elle et se débrouille pour prendre le dessus. Au moment de la poignarder, cependant, elle est interrompue parce qu’Abigael a la même cicatrice verte qu’elle. Le démon Harry ne serait donc pas l’assassin de l’Overlord ?

Du côté des sœurs de Macy, les cliffhangers sont un peu moins bon : on a d’une part la culpabilité de Maggie vis-à-vis de Jordan et d’autre part la vendeuse qui se met à halluciner des vers de terre, alors qu’elle n’est plus dans le plan astral et ne se souvient pas de ce qu’il s’y est passé. Étrange.


Épisode 4 – Deconstructing Harry – 18/20
Ah, la saison semble repartir et être un peu plus claire dans ce qu’elle est en train de construire – le jeu de mot avec le titre n’est pas 100% intentionnel, mais il est cool, non ? Il y a beaucoup de bonnes idées et de développements intéressants dans cet épisode, ça me redonne confiance pour la suite de la saison. En tout cas, ça confirme que ce reboot s’éloigne de l’originale sans jamais la perdre de vue, et ça, c’est vraiment un point positif !

> Saison 2


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I think I need to go back and figure a way out to touch him again.

Allez, je récupère aussi l’épisode d’aujourd’hui, histoire de ne pas conserver trop de retard pendant trop longtemps. Et puis, c’est sympathique de voir deux épisodes d’un coup, pour une fois, surtout que cet épisode commence avec ma nouvelle préférée (c’est l’accent ça), Abigael, en train de se déshabiller sur une chanson française. L’idée est de nous montrer que sa soirée SM tourne mal puisqu’elle est attaquée par le démon-Harry.

Elle raconte tout ça à Harry et Macy, jurant qu’elle s’est ensuite réveillée dans un frigo… Mouais. En ce qui concerne l’épisode précédent, elle nous confirme qu’elle est bien l’Overlord et qu’elle s’est servie des sœurs pour tuer un démon qui était sur son chemin. C’est sympa, surtout qu’elle affirme ensuite que Macy a de toute manière besoin d’elle et de ses pouvoirs.

J’aime beaucoup Abigael, mais j’aime aussi beaucoup l’idée du duo Macy/Harry qui est toujours aussi efficace. Pourtant, cette semaine, l’idée est de nous proposer totalement autre chose : c’est Mel qui fait équipe avec Macy, après avoir fabriqué quelques potions, mais aussi avec Abigael. Ouep, les filles la libèrent de la cage dans laquelle elle l’avait mise pour l’emmener avec elles en mission, mais bridée de ses pouvoirs.

Abigael passe son temps à demander à ce qu’on lui retire son bracelet, surtout quand elles tombent sur un étrange monstre qui les terrifient et face auquel elles ne doivent surtout pas bouger : il est aveugle. Macy et Mel décident de retourner chercher de l’aide auprès d’Harry et Maggie, mais Abigael ne l’entend pas comme ça. Elle profite d’une distraction pour s’enfuir, laissant les filles galérer avec l’espèce de loup-garou aveugle.

Quand elles la rattrapent enfin, après avoir fait distraction aussi grâce au pouvoir de Macy (les effets spéciaux sont meilleurs, non ?), c’est pour mieux découvrir que l’assassin était bien présent, puisque son poison est au sol. Oh, et c’est aussi pour mieux découvrir l’identité d’Abigael qui est… la demi-sœur d’Hunter de la saison 1. Oh lala, il ne manquait plus que là. Je trouve que c’est gros comme lien, mais pourquoi pas, j’aime bien l’idée d’une dynastie démoniaque confrontée aux sœurs Vera.

En plus, c’est intéressant, parce qu’évidemment, on n’a jamais entendu parler d’elle avant car c’est une fille, et que les démons ont des petits problèmes de patriarcat avec les femmes. Classique. Ensemble, les trois femmes finissent toutefois par trouver ce qu’elles cherchent et rentrer ensemble au QG. J’aime l’idée de ce travail d’équipe et de ce trio !

De son côté, Maggie découvre avec plaisir son nouveau bureau – pardon, cocon – et ses nouvelles responsabilités de manager. Elle n’en oublie pas pour autant l’existence de Jordan, qui se défonce dans sa salle de sport et dont elle pourrait très bien se servir pour son premier projet de manager : elle a besoin d’un « good karma project ». Bon, moi, je pense surtout qu’elle y voit un good looking project, hein.

En lui serrant la main, elle a toutefois… une prémonition ! Ouep, elle le voit lui dire qu’il l’aime et qu’il a sauvé sa vie. J’aime beaucoup l’idée. On lui donne enfin les pouvoirs de Phoebe, mais de manière un peu différente : elle voit le futur de son point de vue. C’est pas mal du tout comme manière d’introduire les choses, surtout qu’elle pense voir ses pensées plutôt que le futur. Par contre, bizarre de lui rendre ses pouvoirs.

Sans trop de surprise, Mel n’est pas si heureuse de savoir que Maggie récupère ses pouvoirs, principalement parce qu’elle doit être jalouse, même si elle fait passer ça pour de l’inquiétude légitime de la voir tomber amoureuse de Jordan. Une fois Mel partie en mission avec Macy et Abigael, Maggie se retrouve en tout cas à faire équipe avec Harry.

C’est un duo qu’on ne voit pas assez exploité depuis le début de la série je trouve, alors j’ai trouvé sympa de les voir galérer ensemble sur la traduction du livre et être amenés à découvrir un énième passage secret dans le QG. Celui-ci leur permet d’accéder à un coffre dans lequel ils trouvent des permis de conduire magiques (normal ?) et une enveloppe adressée à Alpha.

Celle-ci les mène à s’interroger sur le fameux hôpital (psychiatrique ?) Tulipe sur lequel est fondé Safe Space. Même si ça intéresse Maggie, elle se lasse vite de cette recherche, préférant passer du temps avec Jordan qu’elle apprend ainsi à mieux connaître, en cherchant toutes les excuses possibles pour le toucher. Pour moi, elle oublie un facteur évident : elle touche sa veste à trois reprises, mais jamais sa peau. Or, c’est clairement ce dont elle a besoin pour que son pouvoir fonctionne.

Elle finit par attirer son attention, mais comprend finalement que son pouvoir est bien de voir le futur, pas d’entendre les pensées. En effet, Jordan finit par dire « je t’aime, tu me sauves la vie » juste devant elle… mais à Lola, sa copine. Ben voyons. C’est n’importe quoi comment il a flirté pendant trois plombes avec Maggie pour finalement avoir une copine. Ah les séries, je vous jure (ou ah les hommes ?).

De toute manière, Maggie est tellement heureuse de comprendre qu’elle voit le futur, qu’elle s’en fiche pas mal. Elle se précipite chez elle où elle retrouve le trio de la première intrigue à qui elle annonce ses pouvoirs. Oui, elle les annonce aussi à Abigael, comme si de rien n’était, ce qui vaut une bonne scène comique.

Bien sûr, Maggie découvre ensuite qu’Abigael est la demi-sœur de Parker, mais Mel l’empêche de demander trop d’informations, parce qu’elle voit Abigael comme un démon qu’elle préférerait détruire – alors que Macy, elle, se laisse convaincre qu’elles ont beaucoup en commun. Dans tout ça, il faut surtout retenir que Mel se sent trop inutile et sans pouvoir dans cet épisode.

Du coup, ce n’est pas surprenant qu’elle fasse de la merde et boive une potion sans trop savoir ce qu’elle contient. Elle finit par servir de GPS pour retrouver l’assassin en étant possédée, ce qui emmène Macy, Abigael et Maggie à sa suite. Décidément, Abigael provoque de nouveaux trios, mais c’est vraiment intéressant comme construction d’épisode.

Ce nouveau trio découvre donc un hangar contenant de nombreux démons cryogénisés – mais encore capable de bouger et d’ouvrir les yeux, hein, surtout l’empereur Banshee. Notre trio oublie vite Mel pour faire des recherches et découvrir que l’assassin (le démon Harry donc) a pour but de capturer les créatures magiques les plus puissantes.

Elles en oublient aussi leur propre sécurité, ne comprenant pas que si elles toussent autant, ce n’est pas bon. En tout cas, Mel, possédée, libère la reine du démon aperçu précédemment de son état cryogénisé. Cela fait évidemment peur au reste du trio, et Macy se sent forcée de libérer Abigael. Pourtant, Mel est capable d’apaiser la reine sans problème.

En parallèle, Harry continue son enquête et se rend à l’hôpital sous une fausse identité pour parler à une certaine Hélène, pendant une nuit orageuse. Il lui dit beaucoup trop de choses alors qu’elle reste muette à son approche… muette, mais aussi paralysée, y compris lorsqu’une mouche se pose sur son visage. Elle s’énerve uniquement lorsqu’il parle des Fondateurs et le griffe avant de révéler qu’elle est… un être de lumière. Allons bon, Harry n’est donc pas le dernier ? Ils ne s’arrêtent plus de réécrire l’histoire cette semaine !

En tout cas, Harry progresse bien de son côté et finit par trouver la serrure allant avec la clé qui était dans l’enveloppe Alpha : elle ouvre un coffre avec de vieilles photos et lettres. Il comprend que tout ça est lié « au premier », puis découvre l’existence d’une sœur d’Helen. Si Helen est silencieuse et ne bouge pas, sa sœur est beaucoup plus bruyante. Elle ressemble limite à une harpie.

Bon, je suis un peu déçu quand même : je m’attendais à un épisode d’Halloween et je ne l’ai pas eu. J’aime la manière dont l’intrigue d’Harry tombait un peu plus du côté horreur de la force, mais ce n’était pas exceptionnel pour Halloween. En tout cas, Harry comprend vite qu’Hélène n’a pas de sœur : la jumelle qui hurle est une partie d’Hélène, tout simplement. Les Fondateurs l’ont séparée en deux.

On retrouve ensuite Harry dans le hangar où il se téléporte, affirmant à Macy qu’il a récupéré ses pouvoirs. C’est louche. Elle est bien forcée de lui faire confiance et de dire à ses sœurs de partir sans elle…

Les filles emprisonnent à nouveau Abigael, Maggie va s’excuser auprès de Jordan qu’elle a encore planté mais qui a obtenu son financement pour rester la draguer dans d’autres épisodes et elles peuvent enfin rentrer chez elles où Harry les attend. Le seul problème, c’est qu’il y est seul, évidemment. Macy a donc été kidnappé par le démon-Harry que l’être de lumière Harry comprend être son Darklighter. Les êtres des ténèbres de la série originale étaient bien différents de ça, mais j’aime cette idée d’un même être divisé en deux. Je sens que ça ouvre des pistes originales !

> Saison 2

Evil – S01E02-03

Épisode 2 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.

> Saison 1


Spoilers

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So don’t be scared, it all makes sense OK ?

Oui, il m’a fallu plus d’un mois pour me décider à voir la suite alors que J’ADORAIS le pilot. Je suis comme ça. Mais bon, se garder une nuit d’Halloween pour avancer dans une série d’horreur, c’est logique, non ? J’attends beaucoup de cet épisode et de la série en tout cas : non seulement le pilot était parfait, mais en plus la série a un excellent succès critique et un renouvellement pour une deuxième saison.

Cela dit, ça commence déjà très bien : on suit David en train de prier et faire des joggings nocturnes, ce qui n’est pas passionnant, surtout qu’il s’interdit tout fun. Par contre, quand il prie en étant torturé par les tentations et les paroles de Leland qui lui murmure des choses salaces, c’est autre chose. Et c’est si bizarre.

Le cas de cet épisode est plutôt classique : le miracle en question est celui d’une jeune adolescente, Naomi, morte qui est revenue à la vie après trois heures, lors de sa dissection. C’est vu et revu dans plein de films et séries, mais c’est toujours intéressant à voir. Et puis, c’est inévitable pour une série suivant une équipe chargée de confirmer ou infirmer des miracles.

Si l’Eglise signale un miracle avec cette résurrection à la morgue, l’hôpital est loin de penser que c’est le cas : ils justifient médicalement ce qu’il s’est passé, alors que l’ambulancier la déclarant morte pense qu’il s’est passé quelque chose, sans pour autant aimer le mot miracle.

Finalement, Kristen doit jouer de ses relations pour obtenir l’accès aux caméras de surveillance – parce qu’une plainte a été déposée contre l’hôpital, et une fois au tribunal, elle retombe sur son ex-employeur qui tente de la ré-embaucher sans grand succès – mais l’argent, ça fonctionne toujours, surtout quand on lui propose un contrat de deux ans. Elle demande donc à David de s’arranger pour lui proposer la même somme et le même contrat de deux ans.

Du côté des succès, en revanche, l’équipe est ravie de découvrir que la vidéo de l’hôpital montre carrément l’esprit de Naomi se balader dans la pièce, tel un ange. Ben estime aussitôt qu’il s’agit d’un montage, évidemment. Le problème, c’est qu’en se renseignant un peu, il découvre que le visage apparaissant sur la vidéo n’est pas celui de Naomi, mais celui de Margaret, une autre patiente de l’hôpital morte une heure avant.

L’histoire prend donc une autre tournure, plus étrange, mais ça ne démonte pas David et Kristen qui vont interroger Sam, le prêtre de Naomi. Celui-ci révèle qu’il a parlé à Margaret également avant de mourir, mais aussi que David a eu des visions lors de la mort de Julia, son amie. Clairement, on nous balance des informations qui auront leur importance plus tard dans la série.

Du côté des choses inattendues et personnelles concernant Kristen, on découvre qu’une de ses filles, Laura, est en danger de mort suite à une condition médicale de naissance. Elle pourrait mourir n’importe quand avant ses vingt ans, à cause d’un problème cardiaque. N’étant pas croyante, Kristen ne prie pas pour la sauver, parce qu’elle sait que ça ne sert à rien.

C’est assez brillant comme scène : je ne m’y attendais pas du tout, mais oui, la série se met déjà à philosopher sur l’utilité de la prière et de la religion. C’est fou. La construction des personnages se fait à vitesse grand V grâce à ça. Et on s’inquiète immédiatement pour Laura, la petite qui hurle au beau milieu de la nuit, avant de découvrir qu’elle est hantée par un démon lui coupant des doigts… George, donc !

Kristen en parle aussitôt à son psy, qui n’est pas convaincu par l’hypothèse de l’existence d’un démon et lui propose de plutôt chercher du côté de ce qui a pu lui inspirer un tel cauchemar. Oh, Kristen trouve ça débile, mais le lendemain soir, elle est forcée de se rendre compte que c’est possiblement la réalité quand elle aperçoit George dans une série télévisée qu’elle regarde avec ses filles.

La raison, c’est une chose, mais les rêves, c’en est une autre : elle retrouve donc George cette nuit-là, qui la nargue et menace Laura pendant une autre paralysie de Kristen, qui n’est pas tout à fait une paralysie. Elle se réveille finalement et, le lendemain, propose à ses filles de regarder une vidéo sur la manière dont est créé le démon, avec du maquillage.

Le problème, c’est que si c’est fait pour rassurer, moi j’entends surtout le maquilleur dire qu’il s’inspire de ses cauchemars… donc il a tout fait pu avoir une visite de George lui aussi.

Concernant Leland, on le retrouve évidemment dans cet épisode lorsque Kristen refuse de reprendre son poste au tribunal et découvre qu’il est désormais occupé par Leland. L’angoisse. Elle refuse de l’aider à faire son job, parce qu’il n’a que pour but de faire la merde et rendre coupable les innocents… mais lui, il en profite pour lui mettre des doutes en tête.

Leland explique ainsi que David n’est pas si bon et innocent qu’il n’y paraît – il propose à Kristen de parler à David de la seconde fois qu’il a vu Dieu, pour voir sa réaction. Et elle n’est pas trop celle que voulait Kristen : David ne lui raconte rien du tout, préférant dire que Leland veut juste les faire douter. L’angoisse, c’est si curieux !

La série est pourtant moins flippante dans cet épisode, où elle décide carrément de se la jouer politique. Le miracle n’en est donc pas un : Naomi est revenue à la vie parce que les médecins n’ont pas pris le temps de lui faire un massage cardiaque aussi longtemps que si elle avait été blanche. Cela dit, ça n’explique pas la vidéo truquée qui ne l’est peut-être pas (la sœur de Ben ne trouvant pas de solution non plus), surtout quand le prêtre auprès de qui David se confie décide de laisser tomber les choses bien trop rapidement.

Dans tout ça, David n’est pas si bien que ça dans sa tête : il décide donc de se droguer en se faisant un thé à la drogue, ce qui lui permet d’avoir une vision de Dieu. La série part loin dans le délire, là, franchement.


Épisode 3 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.

> Saison 1


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Why are we dead?

J’aime beaucoup la manière dont sont fait les résumés. Oh, ça ne vaut pas Braindead et ses résumés chantés, mais je trouve ça sympathique. En plus, ça finit par avoir un impact sur la série, avec un début un peu enfantin nous expliquant les différents cas de possession : la possession démoniaque (langue étrangère, force surnaturelle, tout ça), la douleur physique (maladie, blessure), l’oppression diabolique (torture d’un démon), l’infestation diabolique (un démon possédant une maison, un objet ou un animal), une subjugation diabolique (les victimes invitant alors le diable chez eux) et le dernier cas est l’obsession diabolique.

C’est justement ce que nous verrons dans cet épisode, avec un casting cinq étoiles, y compris chez les seconds rôles. Après, l’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle : on a là une assistante qui s’inquiète pour le producteur de Broadway pour qui elle bosse. Kristen en est fan, alors elle est contente d’être sur ce cas de producteur qui transpire du sang et dégage de la chaleur. Le seul problème, c’est que son ancien job la hante encore quand Leland y fait de la merde et s’acharne sur des innocents, comme promis.

Elle décide donc de témoigner contre Leland… mais celui-ci est préparé à cette attaque. Il utilise à nouveau les notes prises par son psy pour s’assurer que Kristen ne puisse témoigner. Au cours de sa thérapie, elle a en effet reconnu qu’elle était attachée aux gens qu’elle interviewait, et c’est exactement là-dessus que Leland veut jouer.

Il en profite aussi pour menacer Kristen, qui n’est pas débile et pense à l’enregistrer pour se servir de ça contre lui. Malheureusement, la voix de Leland est brouillée sur l’enregistrement, ce qui n’est pas trop logique. Elle demande alors l’aide de Ben pour avoir quelque chose contre Leland… À défaut de pouvoir la reconstituer, Ben propose d’utiliser un Deep Fake pour simuler la voix de Leland et lui faire dire ce que Kristen veut. Grâce à ça, elle parvient à avoir une victoire sur Leland et à le faire dégager du procès qui allait s’engager contre son ex-client adolescent et innocent que Leland voulait faire accuser.

Du côté du cas de la semaine, autrement, Kristen est un peu débordée, mais elle est contente de rencontrer son idole. Au départ, l’équipe trouve des explications rationnelles à ce qui lui arrive… mais ils sont bien embêtés quand ils le voient sur une webcam être en train d’être étranglé par quelque chose d’invisible.

David contacte aussitôt un exorciste pour avoir son opinion et lui demander de venir travailler avec lui, mais celui-ci ne veut pas agir tant qu’il n’est pas certain d’être utile. Il est au moins utile à David à qui il fait un petit discours pour le remotiver, sentant bien que ça ne va pas si bien pour lui. Et effectivement, le soir-même, David recommence à avoir des visions de Leland pendant qu’il dessine. C’est flippant comme Michael Emerson est efficace dans son rôle de démon – rien que cette voix !

Même s’il est clairement torturé, David refuse en tout cas d’imaginer sa vie autrement qu’en étant prêtre. Comme dans chaque épisode, la série prend ainsi le temps d’une conversation un peu plus profonde entre Kristine et David. J’aime beaucoup cet aspect de la série, je trouve que ça fonctionne bien.

En plus, elle lui donne l’air de rien un indice concret sur ses visions, qui permet à David de comprendre que le tableau qui l’obsède est un tableau de De Vinci, qui désigne à la Da Vinci Code trois grandes villes des États-Unis. C’est louche.

Du côté du producteur, en tout cas, Kristen décrète rapidement qu’il n’est pas du tout étranglé par un Joe invisible, mais qu’il personnifie sa colère en tant que Joe. Elle a toutefois tort, puisque rapidement, elle entend elle aussi la voix qu’entend Joe, de même que David, Ben et l’assistante : il s’agit en fait de l’assistant en ligne du producteur.

C’est bien vu à l’heure du tout connecté : l’assistance en ligne a été piratée par un hacker bien puissant qui est très renseigné sur l’ensemble de l’équipe, connaissant les noms et méthodes de David et Ben. Du coup, ça inquiète David qui force l’Église a continué à travailler sur ce cas, même s’il est évident qu’il ne s’agit pas d’une possession, mais d’un simple hack. Je reste curieux de voir un épisode un jour qui basculera du côté du surnaturel, parce que c’est curieux cette manie de ne proposer que du rationnel dans une série voulant jouer sur tous les tableaux.

Une autre relation que j’aime bien est celle entre Ben et sa sœur. Cette dernière est clairement sous-exploitée, mais je suis déjà bien content de son existence, un ajout après le premier épisode qui fonctionne à merveille : elle est tout aussi geek que lui et se retrouve mêlée malgré elle à ses enquêtes. Cette fois-ci, il la mouille jusqu’au cou quand l’assistant virtuel de leur père est piraté à son tour.

C’est toutefois là qu’on perd le rationnel de la série : alors que le hacking est résolu, Ben découvre que ce n’est pas le même hacker qui s’est attaqué à lui n’est pas le même. Pire, quand il rentre chez lui, sa sœur est traumatisée par la voix du hacker qui lui fait entendre les pleurs d’un bébé… Chelou ! Nous n’aurons pas le fin mot de l’histoire, et le producteur se suicide carrément en voyant que le harcèlement qu’il subit n’est finalement pas terminé…

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