Agents of S.H.I.E.L.D (S04)

Retrouvez mon article sur la saison 4 ci-dessous, avec la critique de chaque épisode écrite semaine après semaine, au fur et à mesure de la diffusion.

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Avis : Agents of S.H.I.E.L.D entre très facilement dans la catégorie de mes séries préférées depuis trois ans déjà. Malgré des débuts difficiles et lents sous la forme d’un procedural plus souvent médiocre que bon, les liens qu’elle a tissé avec le MCU (Marvel Cinematic Universe) lui ont permis de prendre de la hauteur sur la fin de la saison 1. Et depuis, ça n’a fait que s’améliorer, avec une excellente saison 2 et une saison 3 encore au-dessus.

Le final du mois de mai dernier était un peu moins intense, avec la promesse du sacrifice d’au moins un membre du casting incarné dans le tristement (trop) fameux crucifix de Yoyo, une addition très sympa de la saison 3. Ce sont finalement les deux love interests de Skye/Daisy/Quake qui y sont passés dans une scène vraiment navrante et la fin du dernier épisode nous teasait une saison 4 radicalement différente : Daisy en fuite, Coulson rétrogradé agent, Fitzsimmons sur un nouveau projet…

Beaucoup furent laissés sceptiques par ces dernières scènes, mais la série a toujours eu l’incroyable capacité de se renouveler et se métamorphoser pour le meilleur. J’étais personnellement rassuré d’avoir un cliffhanger moins violent que l’année précédente (Jemma !) et cela présageait de bonnes choses pour les nouveaux acteurs de la saison 3, dont j’ai aimé à peu près tous les personnages (quitte à me retrouver bien bête à la mort de certains).

Agents of S.H.I.E.L.D sans Lincoln et surtout sans Ward, ça ne sera plus pareil, mais j’ai bon espoir quand même en cette saison 4. Allez, je suis trop impatient pour continuer à parler !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Ghost – 16/20
The world knows her as Quake and Quake is an outlaw

L’intro est un peu longue, mais permet de mettre en place de nouvelles intrigues assez vite. Donc Daisy est en fuite comme on s’en doutait et est désormais mondialement connue comme une criminelle nommée Quake. Bon, on rattrape les comics.

Comme toujours en début de saison, l’intrigue est séparée : Coulson et Mack sont désormais des collègues, ce qui est étrange car c’est la première fois que l’on voit Coulson comme ça, tandis que May a désormais sa propre équipe. L’évolution sera sûrement intéressante.

Dix minutes d’épisode plus tard, on retrouve enfin Fitzsimmons travaillant sur une réalité artificielle, mais là encore il y a des scissions évidentes et plus larges que celles provoquées par une certaine inhumaine : Simmons travaille avec et pour un nouveau directeur qui divise tout le monde pour mieux régner. Fitz passe son temps avec son nouveau patron et leur joujou humanoïde qui sent déjà la catastrophe a des kilomètres à la ronde.

De son côté, Yoyo a elle aussi droit à une excellente réintroduction puisqu’elle drague Mack avant qu’il ne soit révélé qu’elle joue les agents doubles pour Daisy, c’est brillant (mais un chouilla prévisible).

Le gros problème de cet épisode est que trop de temps a passé entre la saison 3 et la 4, tous les personnages ont énormément évolué sans explication. À vrai dire, ils ont tellement évolué que certains sont méconnaissables, Coulson, Daisy et son maquillage excessif en tête. À l’inverse, je reconnais que les évolutions de Yoyo ou Simmons semblent tout à fait cohérentes.

Je ressors de l’épisode en étant encore plus fan de Jemma… Oui, mais pendant trente bonnes minutes, j’étais moins dedans que n’importe quel épisode de la saison 3 (faux, il y a eu l’épisode spécial sur Mack qui m’avait un peu endormi), principalement à cause du retour à la forme procédural.

Ce n’est jamais que le début et côté action, la série a franchi un nouveau cap avec les combats finaux (Daisy FTW). Ses montages musicaux n’ont fait que s’améliorer en trois ans et il y a énormément de nouvelles intrigues en cours. Moins génial que ça ne l’a été donc, mais toujours globalement bon.

PS : caméo sympa de Jed Whedon spotted dans le bus, si je ne m’abuse.

02Épisode 2 – Meet the New Boss – 15/20
I can do May

La scène d’introduction est tellement loin de ce que fait la série habituellement qu’elle m’a laissé un peu sur fesses. Cette histoire de « fantômes » a évidemment quelque chose à voir avec le fait qu’ils introduisent Ghostrider cette année. Je suis curieux de voir ce que ça va donner car ils ne nous ont pas habitués à ce genre de sous-intrigue sur le long terme, mais pour l’instant, c’est mitigé.

Tout est encore divisé dans le début de cet épisode : Daisy d’un côté, Fitzsimmons avec Mack de l’autre, puis enfin, le directeur, Coulson et May. Et cette histoire de fantôme. Cela permet de rythmer assez bien le tout, mais c’est franchement frustrant de ne pas avancer plus vite vers la fin de l’épisode où les premières réunions se font.

Il est vraiment sympa de voir Daisy prendre son pied à faire chier Robbie Reyes, mais je suis pressé qu’elle retrouve ses anciens coéquipiers. Leurs scènes d’actions suivies de longs dialogues me rappellent énormément la saison deux de Daredevil et les scènes du Punisher… C’est un peu gros, mais ça me va, car ça fonctionne en terme d’évolutions de personnages.

Cela la conduit à retrouver Fitz et Mack, techniquement ceux dont elle est le plus proche, et c’était vraiment cool. Un peu comme le directeur, en théorie. Franchement, en faire des caisses comme ça pour un type inconnu dont on n’a pas grand-chose à faire… La série m’a habitué à être plus subtile que ça dans la construction de ses personnages.Ici, on ne nous propose qu’un personnage à détester qui est inhumain et assez fort pour stopper physiquement May et logistiquement Coulson. Good.

Je n’ai rien à dire sur l’intrigue Fitzsimmons/Mack qui permettait surtout de passer le temps jusqu’à la réunion de deux d’entre eux avec Daisy. Simmons a beau être un personnage au top, elle ne sert vraiment à rien cette semaine.

Pour les fantômes, je suis comme je le disais mitigé par toute cette histoire, j’attends une connexion avec Radcliffe et son intelligence artificielle. Cela dit, le personnage de May n’a jamais été aussi intéressant que depuis qu’elle est « possédée » (et l’énorme lesbian ship en vue avec Piper est bien drôle).

Finalement, comme la semaine dernière, le début était très long mais les dix dernières minutes sauvent le tout en renversant totalement l’épisode et les dynamiques de groupes. Le double cliffhanger est plutôt prenant et largement suffisant pour donner envie d’en découvrir plus la semaine prochaine, mais franchement je trouve cette saison en-dessous de ce qu’on nous proposait d’habitude.

03Épisode 3 – Uprising – 15/20
We are the Inhuman resistance and we will no longer allow our kind to be treated as criminals and freaks

Une autre série qui surfe sur la vague terroriste ? Comme c’est étonnant. J’aurais préféré qu’ils choisissent un autre angle d’attaque, mais cette introduction à Miami fonctionne plutôt bien. Les intrigues sont toujours divisées, mais pour autant toutes liées.

On a donc une panne générale d’électricité à Miami (Yoyo) et Los Angeles (Daisy et Ghostriders), qui force Coulson à se tenir éloigné de May, dont Jemma s’occupe avec Radcliffe dans une course contre la montre, puisqu’il s’y rend pour comprendre ce qu’il se passe avec Fitz et Mack.

J’ai beaucoup aimé le développement du personnage de Yoyo dans cet épisode ainsi que la manière dont chacun était paumé sans électricité (surtout Simmons, au pire des moments, et Coulson avec sa main). Cette intrigue a surtout permis d’en finir avec un arc entamé en début de saison 2 : le S.H.I.E.L.D opère à nouveau au grand jour, ce qui aura une conséquence sur l’ensemble du MCU j’imagine. J’en arrive à espérer le retour de Coulson dans les films, à nouveau.

L’introduction du Senator Nadeer à la fin promet une perspective intéressante à suivre dans un futur proche.

Bref, j’ai beaucoup aimé l’action dans cet épisode, que ce soit les scènes de combat à Miami ou le (faux) suspens autour du sort de May. Les choses ont beaucoup avancé de ce point de vue-là. La relation Mack/Yoyo continue d’être un jeu pour les scénaristes et il ne faudrait pas que ça s’éternise trop.

C’était beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) moins bon du côté de Daisy. C’est peut-être la présence du frère de Ghostriders (je ne peux pas m’encadrer l’acteur à cause de son rôle dans Fear the Walking Dead) qui fait ça, mais j’ai trouvé ça très long et pas franchement utile comme développement. Vivement qu’elle rejoigne à nouveau l’équipe, car sa crise d’ado ne lui réussit pas et commence à faire du mal à la série !

On en apprend à nouveau plus sur la vie du monsieur, son passé, son oncle… Des informations qui ne sont probablement pas jetées au hasard, mais qui ne permettent pas encore de voir où ça va. Quoiqu’il en soit, cet épisode aura un vrai impact sur le long terme, puisque cette fois, le S.H.I.E.L.D ne se cache plus (enfin !) et les Watchdogs s’imposent comme méchants redoutables qui viennent en un instant de retourner l’opinion publique contre les Inhumans.

04Épisode 4 – Let Me Stand Next to Your Fire – 17/20
You don’t need us, fine. But right now, we need you.

Ça y est, ils sont enfin de retour au niveau auquel je les attends !

Que j’ai aimé le début de cet épisode nous montrant enfin Fitzsimmons en pleine romance toute choupi et réunissant Jemma & Daisy. Il était temps. Les voir travailler côte à côte comme ça est quelque chose que j’attends depuis plusieurs saisons et qu’on n’a jamais trop eu le temps de voir auparavant. Génial : c’est même mieux que si elles travaillaient vraiment ensemble, car elles ont chacune leur objectif. Sacrée journée de congé pour Jemma.

De son côté, May apprend ce par quoi elle est passée la semaine dernière et c’est juste génial. Elle n’est pas au courant qu’elle est soignée par un robot, aveuglée par sa confiance en Fitz. Elle fait donc principalement de la figuration pour cet épisode, mais ça ne durera pas.

Coulson et Mack se lancent dans une course poursuite avec Ghostrider qui leur permet de le capturer. C’est surtout une jolie occasion de nous montrer des belles voitures dans un décor vu et revu (coucou premier épisode de FTWD), puis de les faire s’associer à ce nouveau personnage afin de stopper les Watchdogs.

Cela permet une nouvelle fois des retrouvailles explosives (littéralement cette fois) en fin d’épisode. Il était largement temps que Daisy et Robbie rejoignent le S.H.I.E.L.D. Toutes les intrigues de la saison se recoupent enfin (et à vrai dire, déjà, je m’attendais à voir ça dans quelques semaines) grâce au personnage de Jemma (décidément, les épisodes 4 lui réussissent drôlement !) : elle comprend en effet à la fin que Fitz et Radcliffe bossent sur un robot… Et son grand problème est désormais qu’elle doit mentir sur son jour de congé et sur ce robot au directeur du S.H.I.E.L.D, dès le lendemain.

Cela nous promet donc un épisode 5 très sympa et riche en événements, alors que cet épisode 4 a réussi à rallier tout le monde en s’appuyant sur la mythologie de la série, avec un méchant issu du passé. Je suis heureux de les retrouver en grande forme, enfin !

05.pngÉpisode 5 – Lockup – 15/20
It didn’t feel like a trip to Tahiti

Maintenant que tout le monde est réuni dans le plus grand secret, il est temps de proposer quelques aventures sympas pour toute l’équipe.

Le Directeur doit continuer d’ignorer tout ça cependant, et cela suppose que Jemma parvienne à ne pas vendre la mèche. Heureusement pour elle, le Directeur a besoin d’elle plus rapidement que prévu et elle ne finit pas son test, sauvée de justesse.

C’est la seule à être isolée cette semaine, le reste de l’équipe travaillant ensemble, Quake regagnant ainsi la confiance de May et Mack apprenant à travailler avec Ghostrider pendant que Coulson expérimente les nouveaux gadgets très coolos de sa montre. Le Directeur révèle au monde qu’il est inhumain dans cet épisode et si c’est tôt dans la saison, je trouve que ça reste une bonne idée. Quant à Jemma, elle parvient, sur un coup de poker quand même, à se faire exempter d’un autre test.

L’épisode se concentrait donc surtout sur l’action, notamment à la prison, et sur un foirage de mission de l’équipe enfin au complet, alors que Robbie terminait sa vengeance. La toute fin promet des retournements de situation intéressant puisque le Directeur se voit forcer de faire alliance avec une anti-inhumains.

Beaucoup d’actions badass et malgré tout quelques approfondissements de personnages (surtout Daisy et May), cet épisode réussit à atteindre un bon équilibre, sans être pour autant spécialement bon ou remarquable. Si je le dis autrement, il comble bien en étant particulièrement divertissant, mais il n’est pas forcément nécessaire à l’intrigue générale, dont l’enjeu est encore un peu flou je trouve (son introduction ne m’ayant jusque-là pas convaincu).

06.pngÉpisode 6 – The Good Samaritan – 14/20
’cause I was dead

L’épisode commence au labo de Momentum où j’ai fini par reconnaître Kerr Smith malgré sa vieillesse nouvelle.

Une nouvelle fois, l’intrigue se divise en plein de sous-histoires : Jemma est envoyée de son côté, Daisy & Robbie se planquent ensemble, Coulson & Mack travaillent ensemble, etc. La nouveauté vient des multiples chronologies de l’épisode, à la fois au laboratoire ou pour l’origin story explosive de Ghostrider.

Le petit frère de ce dernier est aussi insupportable que ne l’était le personnage de Chris (joué par le même acteur donc) dans Fear the Walking Dead. C’est sa tête à claques qui doit lui porter préjudice, mais franchement, cet acteur me sort par les yeux. Leur intrigue était en plus très prévisible cette semaine, ce qui n’a rien aidé.

Tout autant l’était celle de leur oncle qui se révèle comme le grand méchant de Momentum. Même sans avoir lu les comics, je ne peux pas dire que ça me surprenne.

Bref, c’était un bon épisode, mais l’ensemble reste assez faible : la saison se concentre trop sur de nouvelles intrigues secondaires et négligent ses personnages de base. La division de l’équipe telle qu’on la connaît n’aide vraiment pas à accrocher à ces épisodes, même s’ils sont bons. Ce n’est plus la série que j’attends et la transition est difficile. Le cliffhanger est néanmoins extrêmement efficace avec la disparition de Fitz, Coulson & Robbie pendant que l’oncle de ce dernier est enfin parvenu à son but.

capture-decran-2016-11-30-12-48-31Épisode 7 – Deals with Our Devils – 16/20
Do we look like that stupid on coms?

Après cette longue interruption dans la diffusion, il est dur de revenir dans l’intrigue de cette saison qui, en plus, m’a un peu déçu pour le moment. Cependant, le cliffhanger précédent est suffisamment bon pour se dire WTF dès le résumé.

Coulson, Robbie et Fitz ont donc disparu et l’ensemble de l’équipe finit en état de choc, tout le monde les pensant mort, à l’exception bien sûr de Daisy. Le premier acte suit donc l’équipe réagir aux conséquences de la perte de ce trio… Tandis que le second revient sur les mouvements du trio, en parallèle.

C’est parfaitement joué de la part d’un peu tout le monde et, même si le filtre est un peu dégueulasse, ça fonctionne à merveille et n’est étrangement pas redondant du tout, alors que ça aurait pu l’être.

Le troisième acte évolue à son tour en parallèle : Daisy est à la poursuite de Mack, infecté par Ghostrider, et May décide de ne pas respecter les volontés de Coulson, ce qui lui permet de découvrir l’intelligence artificielle créée par Radcliffe. L’effet répétitif se met maintenant en place avec la suite qui heureusement accélère le rythme. Cela permet une super réaction de Fitz, absolument paniqué mais si bien joué. Le personnage n’est une fois de plus pas épargné par les scénaristes, mais ça fonctionne toujours, surtout au moment des retrouvailles avec Jemma.

Cette dernière évolue une fois de plus de son côté et enquête sur un futur inhuman, coincé dans sa phase de transition depuis sept mois, une première qui intrigue forcément quant à son identité future (et passé). Et alors qu’elle solutionne le problème, elle est tenue à l’écart de sa trouvaille.

C’était un très bon retour cette semaine, avec un épisode qui réussit à merveille à tenir son intrigue tout en ayant un impact plus large, ce que le début de saison avait du mal à nous faire entrevoir. Je suis de nouveau 100% à bord donc, mais il ne reste qu’un épisode avant la mi-saison, c’est un peu tard.

08.pngÉpisode 8 – The Laws of Inferno Dynamics – 14/20
We’re not a team at all

Bon , je ne sais plus trop quoi penser de cette saison 4, je crois qu’ils m’ont vraiment perdu avec ces huit épisodes qui ne sont pas à la hauteur de ce pouvait proposer la série avant.

Je suis du coup plutôt content de voir la conclusion de l’intrigue Ghost Rider dans cet épisode, ça aura pris beaucoup trop de temps et empêché des développements beaucoup plus intéressants pour le reste de l’équipe, que ce soit le couple FitzSimmons, le personnage de May ou même la relation Daisy/Mack et, pire, Mack/Yoyo. Évidemment, je suis un peu déçu de le voir disparaître comme ça après autant de temps passé à s’occuper de lui.

En plus, j’attends toujours le retour de Bobby et Lance, qui me manquent beaucoup trop. Il n’y a plus non plus l’ambiance qui me plaisait tant dans la série en saison 2. Je ne sais pas trop quels choix font que la série a perdu tant en qualité, mais possiblement l’abandon des Secret Warriors si rapidement ou les morts de Ward & Lincoln non traitées à l’écran (le deuil des autres personnages, en tout cas).

Bref, cet épisode tente de corriger pas mal de ces défauts en montrant l’équipe travaillant ensemble avec leur robot que tout le monde connaît désormais. Cela fonctionne à peu près, surtout parce que Yoyo est toujours aussi badass (et clairement inspirée désormais des scènes de Quicksilver proposées par X-Men ou Avengers, plutôt que de s’en tenir à son pouvoir de base qui lui vaut son surnom).

Le Directeur est certes badass, Quake déchire au grand jour et la fin de l’épisode redonne un peu d’espoir pour la suite. C’est hyper frustrant car toutes les scènes que j’attendais dans le 4×01 ou 02 se trouvent dans les dix dernières minutes de l’épisode, où la réunion de l’équipe est un vrai plaisir.

Finalement, tout n’est peut-être pas perdu et j’espère que la seconde partie de saison saura remonter le niveau, en tout cas, la nouvelle intrigue m’intéresse déjà beaucoup plus et la scène Coulson/Daisy m’a énormément plu.

Slingshot.pngBonus – Slingshot – 16/20
The S.H.I.E.L.D doesn’t know about this.

Pour faire patienter durant le hiatus de Noël, ABC a proposé une websérie de six mini-épisodes se concentrant sur Yoyo. Voici mon avis dessus, après visionnage en mars (oups).

Vendetta – Yoyo se promène dans la base de bon matin et tombe sur Daisy. On apprend que les deux ont un secret commun, et le reste de l’épisode constitue un énorme flashback précédant le début de la saison. Autant dire que la websérie se déroule entre les saisons 3 et 4, donc. Yoyo rencontre Coulson qui se remet de sa démission. Cela aurait pu être sympa d’avoir un vrai épisode autour de tout ça, mais non. Et donc, Yoyo se lance dans une vendetta pour venger son cousin. OK.

John Hancock – Pas bien passionnant, ce second épisode voit Yoyo signer les accords de Sokovia et voler une carte d’accès au Directeur. Elle ne se fait pas prendre avec son pouvoir, mais elle est grillée d’avance, un peu. Il était intéressant cependant d’en voir plus sur les accords, parce que l’on n’a vu personne les signer jusque-là.

Progress – Un peu plus long que le précédent (ouf), cet épisode voit Yoyo lancer une recherche dans le laboratoire pour retrouver un homme qu’on imaginait lié à son cousin et qui est clairement celui contre qui elle veut se venger. Elle balade ainsi Fitz & Simmons, en les endormant notamment en parlant de leur hébergement. Là encore, la thématique Fitzsimmons aurait pu être intéressante dans un épisode de la série, et c’est frustrant d’avoir simplement ces petites scènes. Yoyo partage également une scène avec Mack, et c’est mignon de les voir ensemble.

Reunion – Grillée par May à la fin du mini-épisode précédent, Yoyo reçoit de sa part une leçon d’espionnage pas cool. Tout ça n’est que prétexte pour l’envoyer à la poursuite de son homme à Baltimore. Pas de bol, elle se fait assommer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Dealbreaker – Yoyo a donc retrouvé le meurtrier de son cousin, mais pas de bol, elle est incapable de lui faire quoique ce soit car elle est emprisonnée par celui-ci. Elle est aussi sur le point de se faire tuer, mais c’est sans compter sur l’intervention providentielle (et attendue, à vrai dire) de Daisy pour la sauver. Du coup, ils ont vendu ça comme des épisodes autour de Yoyo, mais en fait, c’est juste un épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D classique, avec Yoyo dans toutes les scènes et sans les scènes où elle n’apparaît pas.

Justicia – Une conclusion de trois minutes, c’est un peu décevant. Ramon se fait donc tuer, mais pas par Yoyo, seulement par sa connerie de vouloir tuer les Inhumans. Dommage pour lui. Le flashback se termine alors sur l’arrivée du S.H.I.E.L.D. Daisy et Yoyo couvrent les traces de ce qu’il s’est passé ce jour-là, pour que Yoyo ne se fasse jamais prendre en train de violer les accords. Mouais. Il n’y a donc eu personne pour surveiller son activité pendant plusieurs mois ? Pas très efficace les accords de Sokovia !

Je trouve qu’il y avait là le potentiel de faire un vrai épisode complet et intéressant du S.H.I.E.L.D, et probablement plus intéressant que le premier tiers de saison. Seulement, condensé autant que possible en 25 minutes, l’histoire peine à gagner en profondeur et en intensité, surtout que le passage d’un perso important de la série à l’autre est un peu artificiel. Après, ça fait bien son travail de faire patienter en attendant un vrai épisode et j’adore toujours autant Elena Yoyo !

09.pngÉpisode 9 – Broken Promises – 17/20
I’m not an inhuman, I’m your brother

C’est la reprise ! Agents of S.H.I.E.L.D parviendra-t-elle à récupérer son titre de noblesse dans mon coeur? Rien n’est moins sûr après une première moitié de saison tout de même assez décevante. Le renouvellement proposé ne m’avait pas spécialement convaincu, mais les intrigues de cette seconde partie semblent bien plus prometteuses.

L’Agent May est toujours vivante mais mal en point, car remplacée par un robot. Cela n’est évidemment pas trop développé pour l’instant, même s’il est suggéré que May-bot ignore qu’elle n’est pas May, contrairement à ce que j’imaginais.

L’intrigue du Sénateur Nadeer se met peu à peu en place, avec une backstory un peu chiante au départ quand même.

Daisy devient une superhéroïne pour le public, ce qui est une évolution bien plus intéressante déjà que ce qui était proposé cette saison, mais qui paraît encore trop détaché du public humain qui était la base de la série. Il est quand même cool de la voir partir en mission avec le Directeur et Simmons, qui continue malheureusement d’évoluer loin de Fitz. Ce trio m’a un peu rappelé les backstories de Bobbi et Hunter (c’est peut-être eux qui manquent le plus finalement) et est clairement la réussite de cet épisode, montrant que la réinvention apporte parfois du bon.

Quant à l’intrigue Nadeer, elle a pris du poids avec cet épisode et c’est une bonne chose, car elle commence enfin à montrer son vrai visage. Je suis dégoûté pour Vijay et c’est bien joué après deux épisodes.

Et puis, il y a de bonnes pistes pour la suite de la saison. La décision est prise de s’occuper du cas d’Aida avant que la situation ne dérape, dans un monde qui est censé avoir connu Ultron. Pas de bol : la situation a déjà dérapé. Fitz et Radcliffe s’en rendent compte légèrement trop tard.

Cela occupe le reste du casting qui veut la retrouver, dans une partie d’épisode un peu trop prévisible au premier abord. Cependant, et comme bien souvent avec Agents of S.H.I.E.L.D, il y a de bonnes surprises sur le dernier acte. Ainsi, Aida parvient à mettre la main sur le livre… mais elle se fait décapiter en deux secondes par Mack. Si je m’attendais à la voir y passer, je pensais bien qu’elle s’en prendrait à quelqu’un avant, pas que ce serait « bâclé » comme ça. Excellente scène.

La révélation de Radcliffe comme grand méchant ne peut pas vraiment me surprendre, car c’était attendu, mais je ne m’attendais pas à une seconde Aida. Là aussi, je découvre de bonnes pistes pour la suite.

Pour conclure, j’ai aimé les réflexions meta tout au long de l’épisode, que ce soit celles aux films ou Daisy/Fitz/May faisant référence aux saisons passées et aux récurrences du scénario. Cela fonctionnait plutôt bien, alors que c’est toujours une prise de risque énorme.

La relation Yoyo/Mack est juste trop cool, depuis le temps que je l’attendais, je suis content de les voir enfin ensemble comme ça. C’est presque mieux que Fitzsimmons, tant Fitz et Simmons passent la saison loin l’un de l’autre. Actuellement, je suis limite à shipper Simmons/Vijay (c’est quoi ce cliffhanger ?) et Fitz/Aida. C’est dire !

Bref, cet épisode marque un bon retour pour la série et je vois mes espoirs repartir pour une seconde partie à la hauteur des autres saisons. Tout est encore possible, et c’est bien là l’avantage de la réinvention constante proposée par la série. À suivre.

Capture d'écran 2017-01-18 12.57.51.pngÉpisode 10 – The Patriot – 17/20
You’d think a damn spy would understand the need to keep it secret

Et ben voilà, cette seconde partie de saison délivre pleinement toutes ses promesses et je retrouve la série dont j’étais fan ! Tout n’est pas parfait, mais au moins, les bases sont solides.

Cet épisode commence sur une cérémonie qui redéfinit une bonne fois pour toute la place de Daisy et qui sert de prétexte au lancement de cet épisode, qui voit le Directeur être la cible d’un attentat. Grâce à de multiples attaques sur sa personne, on apprend contre toute attente qu’il n’est pas un Inhuman. Et ça, franchement, c’est très très bien joué, car je ne m’y attendais pas.

J’aurais aimé que la mallette soit un peu mieux introduite, qu’elle soit un mystère sur la première partie de saison par exemple, mais c’est franchement ce dont la série avait besoin pour se relancer sur une très très bonne voie.

En parallèle, cet épisode se permet un retour aux sources hyper agréables, on a des gags (la tête coupée d’Aida et la scientifique, la main de Coulson qui perd la connexion…), Daisy en salle d’interrogatoire et surtout, SURTOUT, le vrai retour de Fitzsimmons, notamment au moment de la révélation du Projet Patriot. Ces deux-là me manquaient et je suis vraiment heureux de les retrouver en couple fonctionnel, même si cela sera de bien courte durée puisque Fitz redonne vie à Aida. Mais pourquoi Fitz ? Contente-toi de Simmons purée !! Il déconne grave, mais en même temps, le fait de les avoir revu ensemble me fait lui pardonner (pour l’instant) car je suis trop heureux.

J’ai moins accroché au personnage de Radcliffe, même s’il fait un bon méchant.

En revanche, l’intrigue de l’Agent May fonctionne plutôt pas mal pour l’instant, et sans trop traîner avec un premier réveil dans le labo et un combat rapide contre Racliffe et Aida. Je sens poindre l’épisode simulation – du déjà vu ailleurs, mais bon. J’adore Person of Interest, je ne peux pas me plaindre si cela finit par arriver.

Pire encore, j’ai adoré la relation entre Daisy et May dans cet épisode, mais c’est une fausse May alors je suis hyper frustré ! Il était temps qu’on les retrouve ensemble ces deux-là, et c’est dommage que ce soit une scène vouée à être réécrite plus tard. Leur duo fonctionne toujours autant et le cliffhanger est très bon, avec May qui découvre qu’elle est un robot (ce qu’elle savait sans le savoir, clairement, quand elle dit que quelque chose est off), je suis impatient de voir où cela va nous mener.

Une confrontation avec Radcliffe ? Un aveu terrifié à Coulson ? IM-PA-TIENT je vous dis !

Dans les moins : le sénateur Nadeer absente, c’est dommage, la relation de mentor de May vis-à-vis de Piper (je croyais même à une histoire lesbienne en début de saison, hein !) a totalement disparu et c’est très dommage, j’aurais aimé que ce soit Piper qui découvre l’imposture, par exemple.

Capture d'écran 2017-01-25 13.44.23.pngÉpisode 11 – Wake up – 15/20
That’s just how you’re built

Cet épisode aurait pu avoir une bonne meilleure note si la moitié de son intrigue n’avait pas été si prévisible et pompée sur une autre série diffusée il y a un moins d’un an.

Je n’ai pas trop compris l’intérêt de nous montrer l’enlèvement de May, toute l’introduction n’apporte absolument rien et en plus, on sait directement vers quoi on se dirige, à savoir une simulation de qualité médiocre où elle tente de s’enfuir. C’était bien meilleur dans l’autre série. Heureusement, la toute fin de l’épisode rattrape cette intrigue très moyenne en ramenant May à l’époque où elle est devenue la cavalerie. Là, je dis pas, c’était plutôt bien trouvé comme rebondissement et ça devenait plus intéressant sur la construction du personnage. Cependant, je n’oublie pas que la moitié de l’épisode était parfaitement inutile et déjà annoncée la semaine dernière, puisque Radcliffe prévoyait de la faire combattre.

C’était tout de suite bien plus intéressant du côté de la fausse Agent May, qui sait donc qu’elle est un robot mais n’en parle à personne, car elle est programmée pour ça. Cela fonctionne plutôt très bien, c’était agréable à voir. J’ai aimé sa confrontation avec Fitz en début d’épisode, pour le jeu de mot qui nous fait douter de lui. À partir de là, je me suis dit que c’était bon, il était du bon côté, c’était trop gros comme clin d’oeil des scénaristes.

Mieux encore, la confrontation May-bot et Radcliffe, mais mon dieu, que Ming-Na joue beaucoup trop bien. Oui, d’ailleurs, trop bien car c’est censé être un robot quand même, mais ses émotions sont tellement ouf !

Bon, et ensuite, vient l’intrigue de l’épisode que j’ai hésité à considérer comme vraie pendant une partie de celui-ci, craignant une simulation globale. Ce n’était heureusement pas le cas, car Jemma est juste la copine parfaite pour Fitz, elle est tellement kiffante !

Idem pour Mack et Yo-yo dont le développement en tant que couple passe la vitesse supérieure cette semaine. J’adore Yo-yo et je trouve qu’elle fait énormément de bien au personnage de Mack auquel je n’accrochais pas plus que cela avant (il était un peu cliché, comme ils le disent si bien).

Enfin, il fallait bien faire avancer également le fil rouge et c’est chose faite avec le procès de Daisy qui a opéré illégalement en rapport avec les accords de Sokovia. Lien sympa avec la franchise Marvel, ça fonctionne à fond et le procès est très bien mené, montrant Nadeer avoir une main de maître. Pas de grosse surprise de voir qu’elle bosse avec Radcliffe en revanche, mais je ne m’attendais pas à ce que Fitz le headshot comme ça… et encore moins à ce que Radcliffe soit un robot.

C’était pourtant un peu prévisible, mais ils m’ont endormi avec l’intrigue May. Du coup, je suis passé de 14 à 15, mais je reste un peu déçu de la partie simulation. J’espère que ce sera mieux la semaine prochaine !

11.pngÉpisode 12 – Hot Potato Soup – 13/20
But still, kidnapping a Koening? It’s like catching moonlight.

Les agents Koening sont enfin de retour, pour se faire kidnapper par les hommes du sénateur Nadeer et offrir une intrigue classique de torture à suivre, avec Radcliffe qui se fait passer pour un gentil, puis non, etc. Les grands classiques… les grands ennuis.

Franchement, j’avais l’impression de regarder une vieille série des années 90, même le décor du sous-marin n’aidait pas. Et comme en plus, le coup de l’échange entre agents Koening est prévisible, il n’y avait rien pour me plaire dans cette partie de l’épisode !

De son côté, Fitz répare le robot Radcliffe, ce qui occupe Mack et Simmons tout l’épisode. C’est une bonne idée de chercher les informations directement à la source, et c’est exactement ce que faisait Fitz avec Aida. Je suis bien content de ce développement autour du personnage de Léo, ça fonctionne à merveille avec la révélation que Radcliffe connaissait son père et l’existence d’un cerveau pour les machines. Nous, on le savait déjà, alors forcément c’est un peu long à voir se mettre en place.

En arrière-plan, la relation Coulson/May continue de se développer et est de moins en moins convaincante, jusqu’au baiser qui paraît beaucoup trop forcé.

À l’inverse, le développement de Skye/Daisy/Quake en super-héros continue d’être marrant, avec cette fois le sujet des fanfics. J’attends toutefois un impact plus important pour la suite de la saison. Si elle est une telle star, elle devrait attirer les convoitises, et ça peut permettre de bien meilleurs épisodes. J’espère en tout cas, car ce n’était pas ça cette semaine, une fois de plus.

La seule bonne surprise des premiers actes était l’existence d’une soeur Koening.

Comme toujours avec Agents of S.H.I.E.L.D cependant, les éléments se mettent en place lentement dans les trente premières minutes pour mener à un dernier acte beaucoup plus réussi. L’ensemble du casting découvre donc que May est un robot un peu plus vite que prévu, grâce à Simmons qui le comprend au moment où Coulson s’en rend compte. Dommage, ça aurait pu être intéressant de les voir être au courant et en jouer. Et en même temps, tant mieux, je préfère que ça ne traîne pas trop cette affaire de May-bot, car j’aimerais voir le personnage de May revenir.

Clairement, cela devrait occuper le(s) prochain(s) épisode(s), et en attendant, il faut se contenter d’un échec massif du S.H.I.E.L.D qui perd le bouquin et ne récupère pas son meilleur agent.

C’était malgré tout un épisode lent, pour ne pas dire ennuyeux, et l’acte final ne suffit pas trop à me persuader de montrer la note cette semaine, surtout que le cliffhanger était particulièrement naze !

Niveau guests, cet épisode se fait plaisir avec la famille Koening (oh, hey, OB, hey, Scandal) et le capitaine (oh hey, the 100) du sous-marin. C’est toujours cool de voir des visages connus dans un épisode, mais franchement, je ne suis pas bien fan du rôle du capitaine pour le moment.

13.pngÉpisode 13 – BOOM – 15/20
-Fitz, you’re brilliant!
-Well, we said it at the same time.

Bien que nous sommes en pleine période de mi-saison qualitativement moins performante, Agents of S.H.I.E.L.D propose cette semaine un épisode plutôt solide qui délivre deux intrigues séparées qui font avancer le fil de la saison.

D’une part, Coulson et Mack sont en Espagne et tombent sur Aida… Ce n’est que le modèle qui a servi d’inspiration à Radcliffe. Le personnage du méchant devient encore un peu plus cliché avec la révélation de cette intrigue, il est donc parti sur son délire de robot pour sauver son ex. C’est assez pathétique pour le personnage et c’est un fétichisme hyper dérangeant, surtout que la nana finit par lui tomber dans les bras, convaincue qu’il va lui sauver la vie.

OK, il a juste fait un robot à ton image pour assouvir ses fantasmes, meuf, il faut fuir. Assez prévisible, cet intrigue finit donc sur la mort du modèle original alors qu’Aida, elle, développe une conscience robotique qui lui est propre. Oh oh. Elle exprime ainsi de la jalousie face à une photo, puis vole le collier avec l’alliance en toute fin d’épisode. Ce n’est vraiment pas bon signe.

Une fois n’est pas coutume, je n’accroche pas au méchant de la saison, exactement comme je n’accrochais pas trop à l’oncle de Ghostrider. C’était plus efficace quand c’était Ward quand même (encore que, c’était aussi un point faible de la série en saison 3, je trouve).

La seule méchante à laquelle j’accrochais bien, c’était le sénateur Nadeer, et la seconde intrigue de l’épisode la voit se faire exploser. Oups.

Cette intrigue commence avant tout par la révélation que le Directeur ne peut pas continuer à prendre son sérum le rendant invincible, car il a trop de risques de faire une crise cardiaque. Dès lors, tout est fait pour nous montrer sa difficulté à redéfinir sa place au sein de l’équipe. Ce n’est pas très subtil, mais c’est plutôt efficace dans l’ensemble, surtout que cela permet de retrouver enfin Fitzsimmons.

Cela fait quelques épisodes que le couple est redevenu ce qu’il était en saison 1, et ça fait énormément de bien à la série, car ça ajoute une dose d’humour naturelle. Les « Don’t do that » de Simmons quand Leo risque sa vie, c’était absolument parfait.

Côté méchant, donc, on se retrouve avec un inhuman capable d’exploser et de se régénérer. C’est une excellente intrigue et un pouvoir qui aurait mérité le développement sur plusieurs épisodes peut-être, car il y avait moyen de faire au moins un autre attentat. La révélation première de son pouvoir est hyper efficace, de même que le moyen de le contenir ou l’évolution de la psychologie du personnage. Rien à en redire donc.

Par contre, le fait que ça nous laisse le capitaine russe comme méchant, je suis déjà plus sceptique (surtout que je n’arrive toujours pas à savoir si j’aime bien cet acteur ou pas, aussi vu dans The 100). Le coup des russes dans une série d’espionnage, c’est bon quoi, on n’est plus dans les années 90 les gars.

En définitive, il y avait de bons thèmes dans cet épisode, de vraies surprises (Nadeer, repose en paix) et un rythme efficace, mais aussi quelques défauts de fond qui font que la série n’est plus aussi géniale qu’avant. Elle n’en reste pas moins un divertissement réussi qui se laisse regarder avec plaisir, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont capables de faire mieux.

Il faudra voir comment évolue l’intrigue May, laissée un peu de côté cette semaine, même si beaucoup évoquée par Coulson, qui apprend qu’elle est encore en vie. Quant au Directeur, il trouve finalement sa place en se laissant capturer pour sauver tout le monde. Mouais, ça, je suis déjà moins convaincu, même s’il sera intéressant de les voir découvrir qu’il n’est pas inhumain.

14-2.pngÉpisode 14 – The Man Behind the Shield – 13/20
This is why I don’t have Facebook

L’épisode débute sur une simulation sympa entre Daisy et Coulson, qui nous montre bien l’évolution du monde dans lequel évoluent nos agents (meilleur jeu vidéo du monde auquel tout le monde a le droit dans l’épisode).

Tout cela nous mène à la révélation d’une base dans le grand froid où quelqu’un a secrètement espionné Coulson… Salut, le russe !

Ce dernier est en compagnie de Radcliffe dans son pays, mais aussi avec le Directeur pris en otage dans l’épisode précédent et dont la torture n’apporte pas grand intérêt. Tout le début de l’épisode est long à se mettre en place alors qu’il y a pourtant une bonne situation de base. Pourtant, le temps est perdu avec quelques flashbacks concernant la relation May/Coulson. La relation entre eux est très sympa mais à des années lumières de ce que l’on a connu en saison 1. Peut-être peut-on et doit-on blâmer  l’intrigue de la cavalerie ?

Finalement, de ce début, seul Mack qui reproche à Léo ses choix passés est excellent.

Fitzsimmons restent la meilleure chose développée cette saison. Autant dire les choses comme elles sont : je me suis ennuyé pendant les trois quart de l’épisode, et la structure de la série me blase de plus en plus. Tout cela nous mène à la confrontation Coulson/Russe, qui se sont donc déjà rencontrés dans le passé. Coulson annonce clairement qu’il n’en a rien à foutre (je me sens moins seul) et laisse Daisy gérer (longuement) le problème.

La mission n’est pas des plus passionnantes mais ses conséquences sont passionnantes, avec l’ensemble des personnages importants (à l’exception de Fitzsimmons) remplacés par des robots.

C’est un peu gros, surtout qu’on ne voit pas à quel moment ça se produit pour chacun, mais j’adore l’idée qui pave le chemin pour un épisode de dingue la semaine prochaine, qui devrait se centrer autour de Fitzsimmons.

Bref, c’était bof cette semaine, mais ça devrait s’améliorer dans l’épisode 15. Il me reste l’énorme question, l’ascenseur utilisé par le russe en début d’épisode et par Coulson/Mack/le Directeur à la fin est-il celui de la saison 4 de POI ?

15.pngÉpisode 15 – Self Control – 20/20
This is not how your the story ends

L’ensemble des grosses têtes du S.H.I.E.L.D est donc remplacé par des robots, et seuls Jemma et Léo le savent. Avec une telle base, il est évident que l’épisode promet du lourd et l’équipe ne s’est pas gênée pour survendre l’épisode tout au long de la semaine sur Twitter.

Dirigé par Jed Whedon, cet épisode envoie effectivement du lourd, sur le plan technique (multiples travelings, notamment) comme sur le plan scénaristique. Difficile de ne pas avoir quelques flashbacks de Dollhouse avec certains dialogues (notamment Coulson/May), mais ça fonctionne et l’épisode est probablement l’un des meilleurs de la série.

Fitzsimmons décident d’agir comme si de rien n’était, autrement dit, ils sont grillés d’avance, à ne pas vouloir se séparer. Peu importe en fait, car très rapidement, on découvre que l’un d’eux est également un robot. Commence alors l’une des scènes les plus longues de la série (dans le ressenti en tout cas), avec une performance exceptionnelle de la part des deux acteurs, leur personnage se soupçonnant l’un et l’autre. J’ai immédiatement soupçonné Fitz d’être l’android, mais la scène a malgré tout réussi à me mettre le doute et à me faire sursauter quand Fitz plante le couteau dans la jambe de Simmons. Mon dieu, quoi.

Épisode brillant, qui parle même mariage alors que Jemma est torturée. La torture monte un cran plus haut quand elle se voit alors forcée de tuer Léo, dans un meurtre très Césarien. Brillant.

L’autre surprise de l’épisode vient du fait que Daisy n’est pas un robot, mais bien elle-même. Le début essaye pourtant de nous faire croire qu’elle l’est, et l’écriture comme le jeu de l’actrice va dans ce sens. La révélation fonctionne alors, même si j’aimerais qu’on m’explique un peu mieux le cliffhanger de l’épisode précédent.

On voit en tout cas Daisy repartir dans l’angoisse qu’elle avait déjà traversé en saison 1 : après la trahison de Ward, elle doit se faire à la trahison de l’ensemble de l’équipe. Pas simple, surtout qu’il existe beaucoup de copies d’elle-même. Elle finit par retrouver Jemma et après un moment d’incertitude, les deux parviennent à se convaincre mutuellement qu’elles ne sont pas des robots et se câliner. Tout aussi réussi.

Au passage, Daisy a découvert la vérité sur tous les autres robots, mais elle réussit à garder le contrôle et propose de se rendre dans la simulation. Jemma, à l’inverse, perd alors tout contrôle d’elle-même, ce qui offre une nouvelle performance bien réussie pour toutes les deux. Le plan est intéressant et promet un épisode qui garde le rythme haletant.

Et effectivement, toute la fin est haletante : Radcliffe se fait tuer un peu sans surprise par une Aida qui prend de plus en plus le contrôle. Celle-ci s’amuse même avec le russe qui se réveille robot en fin d’épisode, mais robot contrôlé à distance. C’est intrigant et je ne vois pas trop où cette intrigue va aller, vu qu’il ne reste plus grand monde dans notre réalité.

En effet, la fin d’épisode voit Jemma et Daisy gazer tous les agents humains pour les différencier des robots. Cela leur permet de faire alliance avec Piper (de retour, yeaaah) et deux autres des figurants habituels. J’approuve totalement ce choix. Les filles parviennent à passer la sécurité pourtant assurée par le May-bot.

Effectivement, cette dernière a pris le contrôle sur son programme, préférant protéger le vrai Coulson que le robot Coulson. Elle fait donc exploser la base du S.H.I.E.L.D, comme ça, normal. C’était une autre décision excellente de l’épisode, et fidèle en plus à ce que l’on sait du personnage du robot.

Toutes les cartes sont jouées les unes après les autres, avec beaucoup de brio. J’en suis même triste de voir cette explosion finale qui les tue tous (a priori, en tout cas). Heureusement, juste avant Daisy, Jemma et leurs trois nouveaux alliés (qui ont dû passer par May aussi ?) ont démarré le vaisseau et se sont barrés avec, pour rejoindre une Yoyo qui n’est pas passée loin de se faire buter par le S.H.I.E.L.D, une fois de plus.

Et le dernier acte est encore plus horrible que tout le reste de l’épisode, aussi improbable que ça puisse paraître. Daisy & Jemma décident de se rendre ensemble dans la simulation pour retrouver leurs amis, les réveiller et espérer les retrouver dans la réalité. Je refuse d’avance ce plan foireux : rester trop longtemps dans la simulation risque de les tuer, y mourir les tue. Et clairement, dans cet épisode, ils ne sont plus à un meurtre près.

Vient alors le cliffhanger le plus énorme de la série (et pourtant, la fin de saison 2 se posait déjà là avec la disparition de Jemma) : Daisy se réveille dans son bain et apprend qu’elle a un copain. Si elle pense à Lincoln, le fait que Luke Mitchell soit embauché par Blindspot suffit à faire comprendre que ce n’est pas lui, mais bien ce putain d’Agent Ward. Brett Dalton a donc trouvé le moyen de revenir dans la série, et j’espère qu’on le verra plusieurs épisodes, car cette réalité alternative est une belle occasion de boucler une fois de plus les choses.

Quant aux autres personnages, c’est varié mais tous sont dans une sorte de happy end similaire (ou pas) : Mack vit clairement avec Hope, sa fille, Coulson est devenu prof pépère… Léo est riche et en couple avec… PAS Jemma, qui est morte ! Et May bosse pour… Hydra. Oh putain, cela ouvre tellement de perspectives !

J’ai espoir que Léo soit avec Bobby, quitte à ramener Ward, ramenez aussi les personnages que j’aime.

Ma plus grande interrogation reste Jemma. Franchement, je ne vois pas ce qu’ils peuvent en faire : elle est enterrée depuis un certain temps (la date est astucieusement couverte néanmoins), du coup, même si elle se réveille dans son corps, elle est bonne pour claquer. Seulement, je REFUSE (en lettres majuscules, oui) qu’elle meure comme ça, surtout après cet épisode, surtout après tout ce qu’il s’est passé. Et en même temps, les phrases de Daisy sur son couple avec Fitz qui résiste à tout ne me rassure pas spécialement.

Bordel, je m’attendais à un épisode sur Fitzsimmons atroce, pas à une véritable fin de saison dissimulée en mi-saison. Jed & Maurissa, les producteurs, avaient teasé la fin de l’intrigue sur l’intelligence artificielle… Mythos, ils l’amènent juste au level supérieur, et ça va être chaud, ça va être très très chaud.

En tout cas, les perspectives que ça ouvre sont encore meilleures, et cette saison semble suivre une évolution qualitative d’arc en arc. Bien content de voir qu’on se dirige vers ce qui promet d’être leur meilleure partie de saison depuis la révélation d’Hydra. Je suis totalement convaincu par les twists proposés.

Et dire que je pensais naïvement qu’on me survendait l’épisode cette semaine.

Capture d'écran 2017-04-05 13.20.01.pngÉpisode 16 – What If… – 20/20
Ugh this isn’t a framework, this is hell

Après une interminable pause, Agents of S.H.I.E.L.D est enfin de retour ! Et le titre de cet épisode est à peine traumatisant (il se traduit littéralement « Et si… »), parce que j’ai bien cru qu’on allait avoir droit qu’à un épisode comme ça alors que non, ça se confirme, on aura tout l’arc ! Je suis tellement motivé par cette troisième partie de saison qui s’avère déjà bien meilleure que les deux dernières saisons réunies. Je suis presque content de l’errance de la série en début de saison puisqu’elle nous a amené peu à peu à la possibilité de cette intrigue.

Traumatisant : c’est exactement le mot pour décrire ce qui arrive à Daisy dans cet épisode, puisqu’elle se réveille petite amie de Ward et travaillant pour Hydra. Et bien sûr, elle s’appelle encore Skye. Oh mon dieu, la série propose très exactement ce que j’ai toujours voulu voir autour de Skyward, ce couple mythique qui n’a jamais eu l’occasion de devenir. Je ne peux m’empêcher d’anticiper sur des adieux déchirants en fin de saison.

En attendant, je suis si heureux de retrouver Brett Dalton. Je l’ai détesté plus d’une fois au cours de la série et j’étais plus que content de voir enfin Hive périr en fin de saison 3 (j’étais plus traumatisé par la mort de Ward des mains de Coulson), mais c’est parce que j’en avais marre de voir un personnage si bon être autant gâché. Là, on retrouve le Ward des débuts, et c’est génial.

Bien sûr, cet épisode nous propose avant tout une dystopie où Hydra domine le monde : Lincoln & Jemma sont morts (pauvre Daisy), May est une opératrice Hydra, Coulson n’est même pas un agent. Daisy répond donc de nouveau au nom de Skye (merci mon dieu) et les scénaristes nous proposent la meilleure fanfiction de la série. Skye se retrouve à enquêter sur Vijay, que je ne pensais pas revoir dans la série, mais qui marque un retour apprécié. Il est assez rapidement évident qu’il y a une taupe au sein d’Hydra puisqu’il a de faux papiers et j’ai vite compris qu’il s’agissait de Ward quand ce dernier fait en sorte que Vijay ne parle pas. Ward du bon côté de la force ? ALLELUIA !

Meilleure. Fanfiction. Du. Monde.

L’épisode met du temps, mais il finit par nous révéler que Jemma est bien vivante. Heureusement, elle n’est pas enterrée comme le suggérait l’épisode précédent, son corps est simplement abandonné dans une ancienne base du S.H.I.E.L.D. Son réveil est donc parfait, puisqu’elle se retrouve sur ses propres ossements et fringuée comme une SDF. En plus, voir Jemma perdue, ça me rappelle son détour sur l’autre planète en saison 3, épisode que j’ai revu hier soir. Et mon dieu, que cette actrice déchire.

Pour tout arranger, elle a en plus la voix cassée, ce qui améliore encore sa performance. Bon, bien sûr, Jemma sait se débrouiller, même si elle met du temps à comprendre ce nouveau monde, plus encore que Daisy. Autant Daisy semble perturbée, autant Jemma qui casse en permanence l’illusion à nous rappeler qu’il s’agit d’une simulation est géniale.

Il lui faut un peu trop de temps pour comprendre que le S.H.I.E.L.D est tombé, son retour à la vie est donc compliqué, surtout qu’elle utilise son nom alors qu’elle ne devrait pas. Pourquoi ? On ne sait pas bien, mais elle a désormais les ressources pour s’en tirer, ce n’est plus une banale scientifique comme en saison 1. Elle fait quelques recherches et finit par rendre une petite visite à Coulson.

C’est peut-être le point faible de cet épisode, au départ : Coulson est un professeur anti-inhumans, que l’on voit ne pas réagir lorsqu’un de ses élèves est embarqué au milieu de son éloge pour Hydra. Ce n’est pas si mal comme introduction du personnage, mais on a du mal à voir comment il a pu en arriver là. J’ai en revanche aimé le tacle aux Fake News et Alternative Facts, qui se retrouve dans de plus en plus de séries.

Jemma rend visite à Coulson, donc, et nous livre une des plus belles scènes de l’épisode, le suppliant de se souvenir d’elle. Une fois n’est pas coutume, c’est Tahiti qui va nous ramener notre Philou préféré : « it’s a magical place ». Cette référence aux premières saisons était hyper bien gérée, j’ai adoré la retrouver. Et même s’il se sait désormais cinglé, Coulson refuse de voir la vérité en face et balance Jemma, forcément. Il faudra une intervention finale de Daisy pour qu’il se souvienne enfin des choses et remette en question sa réalité. C’est presque trop rapide, j’aurais préféré que ça traîne sur un épisode de plus, car j’aurais aimé voir la série nous développer cette simulation sur toute la saison.

Oui, quand j’aime, j’en veux toujours plus que voulez-vous !

Jemma sympathise après sa rencontre avec Coulson avec un élève de celui-ci un peu rebelle. J’espère qu’on le reverra : le personnage n’apporte pas grand-chose, mais voir Jemma lui dire qu’il n’est qu’une putain de ligne de code, c’était jouissif.

Elle finit par retrouver Daisy au point de rendez-vous, après que celle-ci se soit débarrassée de Ward en prétendant être vexée parce qu’il n’a pas voulu emménager avec elle. Daisy a aussi et surtout eu l’occasion de voir à quel point May était devenue maléfique et à quel point Fitz faisant un méchant parfait. Il est désormais un docteur maléfique d’Hydra, digne représentant des docteurs nazis faisant des tests sur leurs patients. Terrifiant.

Et terrifiant surtout de voir l’acteur gérer aussi bien ce rôle, aux antipodes de Fitz (et pourtant !).

Daisy et Jemma n’ont pas vraiment le temps de chaudes retrouvailles, car elles sont rapidement poursuivies par Hydra. Elles tombent surtout sur Ward, qui révèle être de la résistance. Je l’avais vu venir, mais la révélation ne pouvait pas être plus parfaite. Il n’a aucun souvenir de Jemma, mais celle-ci déteste toujours autant Ward et la relation qui s’instaure entre les deux est juste purement jouissive. Elle ironise sur le fait qu’il soit un double agent qui a cherché à protéger Skye et est juste hilarante dans toutes ses répliques, au beau milieu d’une course poursuite. Elle est parfaite dans son rôle, on sent l’actrice heureuse de jouer ces scènes et ça se voit dans sa qualité de jeu.

Bon, bien sûr, Daisy et Jemma décident finalement de se réveiller pour travailler à un nouveau plan car tout a changé par rapport à ce qu’elles envisageaient. Et pour cause, Aida a supprimé tous les problèmes des agents : May n’est pas la cavalerie, Coulson vit une vie tranquille, Fitz… n’a pas rencontré Jemma et est amoureux d’Aida. Bon, dire que Fitz aurait forcément mal tourné sans Jemma, c’est un peu gros, mais en même temps, j’aime tellement le couple que ça me va d’imaginer Fitz perdu sans cette rencontre. Je tiens à dire aussi que je ne remarque que maintenant l’absence de Mack dans cet épisode, alors que j’aime pourtant son personnage. Tant pis, je suis sûr qu’on le verra assez pour compenser ça la semaine prochaine, et ça n’empêche pas cet épisode d’être excellentissime. Pas de Bobbi ni de Hunter, mais ça, ce n’est pas une surprise, c’est juste moi qui rêvait.

Quant à Daisy et Jemma, bien sûr, leur plan pour se réveiller ne fonctionne pas. Elles sont donc à leurs tours coincées dans la simulation, alors qu’Aida sait qu’elles sont là. Cet arc est juste génial et j’attends impatiemment la suite des Agents of Hydra désormais, parce que oui, le générique a encore changé et il est parfait.

Screenshot_2017-04-12-11-52-00Épisode 17 – Identity & Change – 18/20
Don’t worry I make my own soap now

Décidément, Agents of S.H.I.E.L.D ne se fout pas de nous dans cette troisième partie de saison qui dépasse toutes mes espérances. Tout le casting prend plaisir à jouer cette intrigue, ça se sent, et en tant que public, c’est jouissif. Les errances du scénario en début de saison sont vite oubliées en ce qui me concerne, mais il n’est pas nouveau que je suis hyper indulgent avec cette série.

Cette semaine, il y a deux grosses intrigues qui se croisent : d’un côté, la réintroduction du personnage de Mack dans la série (et sur le serveur d’Aida), de l’autre, le suivi des aventures de Jemma, confrontée à Léo cette semaine. Et les deux sont passionnantes.

La première est un peu moins prenante, on va dire, mais c’est vraiment histoire de savoir par où commencer que je dis ça. Donc, Mack vit avec sa fille, a priori, en père célibataire, ce qui me laisse bon espoir pour une arrivée de Yoyo par la suite. On découvre assez vite qu’Hope a des choses à se reprocher malgré son jeune âge et cela fait un bon point d’entrée pour le reste de l’intrigue.

Il n’est pas surprenant de voir May et Daisy se rendre chez Mack pour l’arrêter, sauf que bien sûr Daisy vit bien mal tout cela. May, encore plus badass en méchante qu’en gentille, s’en rend compte et lui tend le piège le plus grossier de l’histoire. Mack révèle donc à Skye qu’il connaît sa vraie identité, qu’il est agent du S.H.I.E.L.D, mais Daisy comprend un peu trop tard qu’elle est piégée.

Cela nous mène à une scène d’action vraiment bien foutue où Daisy tente de s’enfuir d’Hydra, mais c’est bien sûr mission impossible. Autant elle tombe comme une idiote dans le piège de May, autant les scènes d’action qui suivent sont géniales et nous montre les progrès dingue de l’agent depuis la saison 1. Elles paraissent loin les scènes de boxe avec Ward désormais ! Malheureusement, elle se fait finalement rattraper au dernier moment (forcément) et se laisse arrêter. Bien vicieux, les scénaristes la laisse alors se faire tabasser et putain, quel dommage qu’elle ne soit pas inhumaine dans ce serveur de merde.

J’ai vraiment bien aimé cette partie de l’intrigue malgré un point très dérangeant (qui fait perdre les deux points à l’épisode, oui) : Mack l’appelle Daisy Johnson. C’est bien beau mais… comment May a-t-elle connu cette identité ? Est-ce que c’est Madame Hydra/Aida qui lui a donné le nom ? C’est intriguant, car la semaine dernière suggérait que Skye n’avait jamais découvert son prénom (et moi, j’espérais déjà un retour de Dichen Lachman dans la série).

Avant tout cela, l’épisode commence sur une excellente scène entre Daisy et Coulson, où ce dernier comprend un peu ce qui lui arrive, mais pas totalement. S’il est convaincu que Daisy lui dit la vérité, il reste un peu cassé malgré tout, avec une fixette hilarante sur le savon bleu d’Hydra. Pourquoi pas. Assez vite, il retrouve Jemma et se trouve associé à elle pour le reste de l’épisode, puisque Daisy se rend chercher des infos chez Hydra et y reste coincée.

Pas d’inquiétude toutefois, les infos qu’elle y trouve sont transmises à Jemma par Ward… mais seulement une fois que Jemma est tombée sur le directeur du S.H.I.E.L.D, ici à la tête de la résistance. On voit mal comment tout cela est arrivé dans cette version de l’histoire, surtout qu’il a le costume de Patriot. En même temps, c’est une réalité alternative se fondant sur les désirs de chacun, ce n’est donc pas étonnant.

Jemma, Coulson et Ward partent ensuite en mission pour retrouver Radcliffe et le faire parler. Cependant, Jemma n’a toujours pas confiance en Ward. Si on la comprend vu son passif avec, c’est un peu dommage malgré tout, car il n’est jamais qu’une ligne de code comme elle le disait la semaine dernière d’un élève de Coulson. Elle pourrait donc tout aussi bien ignorer ses réticences. C’est aussi un autre point un peu problématique de cette saison : s’il fait partie de l’ordinateur, pourquoi Aida n’est-elle pas au courant de tout ce qu’il se passe ?

Quoiqu’il en soit, il est très cool de voir Jemma de nouveau mise en avant dans cette intrigue. Les dynamiques de son personnage avec Ward surtout, mais aussi avec Coulson sont très justes et géniales à suivre.

Sans grande surprise, Radcliffe révèle assez rapidement tout ce qu’il sait à Jemma : il n’a pas moyen de quitter le serveur et, pire, il s’est fait tuer par Aida. Celle-ci en profite pour arriver alors que Ward était en pleine crise, à la limite de la PLS tellement il ne comprenait rien à la conversation.

Oui, parce qu’Aida, dans cette réalité, est à la tête d’Hydra, en couple avec un Fitz décidément bien méchant sans sa Jemma. Il se fait manipuler sans même s’en rendre, et les scénaristes nous torturent un peu au passage. Léo fait de belles déclarations à Madame Hydra qui sont très exactement celles qu’ils feraient à Jemma normalement : « I’d cross a universe for you » déclare-t-il ainsi alors que quelques dizaines de minutes plus tard, Jemma suppliera Ward de ne pas le tuer parce qu’ « he crossed the universe for me ». Outch.

Pour en revenir à la relation Madame Hydra/Léo, elle est très justement mise en avant cette semaine : l’intelligence artificielle craint que Fitz ne comprenne qu’elle se joue de lui et l’éloigne dans un premier temps de Jemma. Seulement, celui-ci est parti beaucoup trop loin dans le délire et ne reconnaît pas sa Jemma. Dans une scène qui nous reprend tout le vocabulaire de Fringe, Madame Hydra explique alors à Fitz qu’il y a deux mondes parallèles et que Jemma vient de celui où le S.H.I.E.L.D l’a emporté et l’a soumise en esclavage. Ce n’est pas si faux, dans un sens.

De retour sur l’île de Radcliffe, donc, nous avons droit d’abord à une savoureuse confrontation entre le créateur et sa créature. Celle-ci affirme sa domination et explique pourquoi elle a si mal tourné, à force d’être considérée comme une chose et non comme un être. C’est assez puissant et crédible, bien écrit et surtout bien joué.

Les enjeux montent d’un cran quand Léo arrive avec la vraie Aida, l’humaine qui a servi de modèle d’origine. Il menace de la tuer, mais Radcliffe décide alors de lui raconter toute la vérité. Au loin, Jemma observe la scène et essaye d’empêcher Ward de tuer Fitz. Plusieurs choses à dire de cette scène, qui constitue l’acmé de l’épisode. D’abord, les prestations de Fitzsimmons sont génialissimes, une fois de plus. Ensuite, Simmons gagne la confiance de Ward (oh, ironie) alors que Fitz s’enfonce encore un peu plus loin dans la noirceur en tuant la vraie Aida. En tuant une innocente, à la fois dans le serveur et dans la réalité. Les conséquences psychologiques sur Fitz vont être encore énormes la saison prochaine (s’il survit et que la série est renouvelée, ce qui n’est toujours pas fait et qui commence à m’inquiéter)… En plus, il a beau croiser le regard de Jemma, il ne semble pas changer d’attitude. Cette partie était un peu ratée pour moi d’ailleurs, Jemma qui sort de sa planque, ça n’a pas trop de sens, et qu’elle survive à ça en a encore moins, vu le nombre de balles qui sont tirées dans sa direction. Au moins, ça m’aura fait me cramponner à mon siège par peur de la voir mourir.

La fin de l’épisode propose alors un croisement entre les intrigues : Léo revient à la base Hydra pour torturer Daisy, choisissant de ne pas le croire quand elle lui dit être son amie, et Mack s’engage dans la résistance, conscient qu’il ne peut plus regarder sa fille en face après tout ça. Oh, c’est beau. En attendant, personne ne croit Jemma quand elle dit que ce monde n’existe pas. Forcément.

Reste à savoir si Fitz et May jouent un double jeu ou pas. Je n’ai plus trop de doute pour dire que non avec May, mais Fitz a quand même regardé Jemma droit dans les yeux sans réagir. C’est très étrange et je me demande s’il ne pourrait pas être tout simplement en train de glaner des infos auprès d’Aida (ce serait bien joué).

En tout cas, cet épisode était encore une fois génial, malgré un ou deux petits défauts dans la cohérence générale. Il y a aussi des détails qui m’ont fait sourire, comme le Koening à l’origine de la base de la résistance (forcément) ou le « make society great again »…

En revanche, l’utilisation du mot « Ogygia », on en parle ? Comment c’est possible que le même mot improbable soit utilisé ici et dans Prison Break hein ?

EDIT : Frankie a répondu à cette question dans les commentaires, il s’agit de l’île grecque sur laquelle réside Calyspo. Techniquement, j’aurais dû m’en souvenir.

Capture d'écran 2017-04-19 17.09.24.pngÉpisode 18 – No Regrets – 20/20
I realize how it sounds. No one wants to hear they’re just an avatar in a digital prison but sometimes that happens and here we are.

Et c’est un nouveau 20 pour cette saison 4 qui décidément y va très fort après un début de saison qui me paraît encore plus surnoté maintenant que je découvre qu’ils ont encore tout ça à raconter.

Tout commence avec Le Directeur (chef de la résistance donc) et Coulson qui sont en mission infiltration pour retrouver un prisonnier Hydra. Ce n’est pas franchement mes personnages préférés, mais la scène est sympathique. Pas de chance : ils retrouvent des morts et c’est tout.

De retour à la base, Mack continue de vouloir aider la résistance et le Directeur décide de confronter Simmons. Celle-ci tire vraiment son parti de cet arc et la série fait très bien de s’appuyer sur elle, car les nuances de son jeu sont impeccables, surtout lorsqu’elle retrouve Mack et comprend que sa fille est en vie. Je ne sais pas trop si elle connaît le passé de son collègue, mais le simple fait de le voir papa la fait fondre, et nous avec.

Sa relation avec Coulson est également intéressante, car celui-ci ne se souvient pas de tout, même s’il la croit à 100%. Les choses deviennent encore plus passionnantes quand elle révèle la vérité au Directeur et à Ward. Ceux-ci refusent de la croire pour de très bonnes raisons et lancent donc une nouvelle mission d’infiltration dans la base Hydra pour retrouver un prisonnier.

Il m’a fallu un peu trop de temps pour deviner l’identité de ce prisonnier-mystère. Je ne m’attendais pas à ce retour, du coup, ce n’est que lorsqu’ils ont ouvert les cages de la base Hydra que je me suis dit qu’il fallait que ce soit quelqu’un qu’on connaisse. Les possibilités étaient réduites à trois. Comme il ne s’agissait pas d’un couple de prisonniers (vous la sentez ma fixette ?), il fallait que ce soit Trip. Et c’est lui effectivement.

Oh ces feels (notamment, une fois de plus, lorsque Jemma tombe sur lui). Ce retour dans la série est un très joli clin d’œil aux saisons passées et je dois dire que ça me convient parfaitement. Cela me fait également un peu peur car ça prend par moments les allures d’une dernière saison et la série n’est toujours pas renouvelée.

Je parle de fin, mais c’est parce que quand même, avec un peu de recul, cet arc permet de boucler de nombreuses intrigues entamées il y a quelques années tout en faisant hommage aux personnages décédés. Je trouve ça génial de faire revenir Trip dans la série, même si ce n’est que pour quelques épisodes.

Une autre intrigue qui est conclue après des années de douleurs et de difficultés : Ward s’excuse auprès de Jemma. La haine de Ward est l’un des moteurs de Jemma depuis la fin de saison 1, elle n’a jamais digéré cette trahison et c’est probablement elle qui détient la plus grosse haine de Ward. Du coup, la voir entendre ces excuses et les accepter, en quelques sortes, c’était très bien joué de la part des scénaristes.

Du côté d’Hydra, Daisy est torturée par le docteur Fitz mais elle ne parvient pas à le réveiller pour autant. L’épisode se concentre un peu sur Leo (mais en même temps, chacun a son moment dans cet épisode) et nous apprend que son regret, celui qu’Aida a corrigé, est l’abandon de son père. Sans cette absence de père, Fitz serait donc devenu un parfait méchant. C’est intéressant comme idée, cette idée qu’un événement, une phrase, un rien peut déterminer toute notre personne. Quoi de plus fondateur qu’une figure paternelle ? J’ai adoré cette partie de réflexion, on touche là à l’essence même de la SF pour moi et de ce que j’aime dans la SF.

Force est de reconnaître en plus que cette saison 4 savait où elle allait depuis un moment : elle a planté dans ses premiers épisodes moyens des graines (l’existence d’Hope, le père de Fitz…) qui ici ont bien fleuri.

Une autre très bonne scène de cet épisode concerne Madame Hydra/Daisy. La première propose de ramener Lincoln en échange de la location de Daisy dans le vrai monde. C’est une très bonne scène, où l’on touche cette fois à la pire des tortures. En plus, cela développe le personnage d’Aida (si tant est qu’elle soit un personnage) qui réclame simplement le choix. Il est juste dommage qu’Ophelia/Aida tienne ce discours quand elle prive de choix l’ensemble des autres personnages, malgré leurs doutes (Fitz devient la figure du doute dans cet épisode).

May est quant à elle envoyée en mission par Ophelia et Fitz, après s’être injectée le sérum patriot. Son développement n’est pas très subtil, mais l’actrice a déjà bien eu son heure de gloire dans la seconde partie de saison, donc on sent que les scénaristes s’autorisent à la négliger un peu. C’est la seule chose qui justifierait de leur mettre 19, mais je n’ai pas envie et je m’en explique ci-dessous.

Avant cela, j’ai aimé le combat entre May et Jeffrey (le Directeur). C’était juste assez bon, pas trop long mais bien chorégraphié… et une bonne manière de préparer les adieux à Jeffrey. Oh… Oui, le Directeur meurt dans cet épisode, et il meurt aussi bien dans la simulation que dans la réalité, comme prévu. C’est horrible, mais c’est parfaitement amené.

En effet, tout découle d’un Phil Coulson qui joue les héros pour sauver un enfant, celui du premier épisode de la simulation. Évidemment. À partir de là, les choses s’enchaînent et mènent à la mort de Jeffrey, alors que Simmons faisait pourtant tout pour garder tout le monde en vie, y compris sauver Mack sans qu’il ne le sache en partant en mission à sa place.

La série prend le temps de s’attarder un instant sur Jemma face à son échec, histoire de bien nous faire comprendre que ce qui arrive est réel. De toute manière, pour ceux qui doutaient encore, une scène dans la réalité nous confirme que le Directeur n’a plus de pouls…

Enfin, le cliffhanger de la semaine nous révèle que May a bien changé de camp. L’actrice s’en sort plutôt bien pour faire passer ce retournement de situation un peu trop rapide et incongru, qui tourne autour d’enfants qu’on lui a demandé de sacrifier. Bien sûr, cela réveille les vieux démons de May et la fait se dresser contre Hydra, mais peu de temps est accordé pour expliciter tout ça (malgré une première scène qui évoque à demi-mots les choses). Ainsi, elle décide de libérer Skye en la faisant redevenir Inhumaine.

Cela promet un excellent épisode la semaine prochaine, surtout que Radcliffe a révélé l’existence d’une sortie de secours de cette simulation. Et puis, il faudra faire des adieux à ces acteurs qui viennent de revenir, et gérer le trauma de la mort du Directeur.

Et quant à ceux qui douteraient encore que cet épisode vaut vraiment 20, je les invite à contempler les décors magnifiques, la photographie très soignée et les effets spéciaux du vaisseau très réussis pour se dire que, quand même, c’était un putain d’épisode ! Encore ! Cela fait tellement plaisir de voir la série atteindre de nouveau cette qualité après quelques errances.

19.pngÉpisode 19 – All the Madam’s Men – 19/20
How very human of her.

D’où le Terrigen soigne Daisy de ses cicatrices ? Pendant que la télé annonce la mort du Patriot, Skye/Daisy et May font tout ce qu’elles peuvent pour s’enfuir. Daisy met le temps pour utiliser ses pouvoirs, mais WOW ça vaut le coup, la violence de la scène avec Madame Hydra est géniale. L’ensemble de la scène et les effets spéciaux sont juste totalement dingues, en 4 minutes d’épisode, j’étais déjà plus à fond que devant n’importe quelle autre série. Et franchement, là, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont atteint le niveau des films sans le moindre problème, n’en déplaise aux haters qui disaient le contraire en saison 1.

L’attaque effectuée par Daisy sur « Madame Hydra » est tellement violente qu’elle finit alitée, dans un coma et avec la possibilité de ne plus marcher au réveil. Fitz prend ainsi la tête d’Hydra.

Daisy et May font donc équipe pour retrouver la résistance. May pose bien peu de questions, je trouve, surtout après qu’Ophelia lui ait parlé de Mack comme protecteur, de Fitz comme romantique ou d’elle-même comme guerrière. Moi, ça me soulèverait pas mal de questions… En tout cas, j’ai aimé cette pseudo-révélation qui montre bien la réflexion derrière cet arc de la série.

Du côté des résistants, on passe le début d’épisode à regarder la télévision. Ce n’est pas bien dingue, mais ça finit par aboutir à une scène Ward/Coulson qui parle d’Olivia Hand. Oh, comme ils n’y vont pas de main morte avec les souvenirs.

Jemma et Trip font équipe, ce qui n’est pas non plus sans douleur côté souvenirs. Ces deux-là étaient tellement proches en fin de saison 1 !

Trip en mission, Ward à la recherche de Skye et Mace mort, il ne reste plus personne pour diriger la résistance. C’est donc Coulson (qui serait forcément le leader dans la liste d’Ophelia) qui prend la relève, avec l’aide de Mack.

Cet épisode retourne également un peu à la réalité : Aida décide de tuer Jemma & Daisy. Pour cela, elle envoie le russe à leur trousse. Elle ne peut en effet tuer les agents non corrompus. Tout cet épisode permet d’enfin éclairer le projet d’Aida ! Elle utilise Fitz pour créer une machine, dans la réalité, qui lui permettrait de devenir humaine. Jemma le découvre avec l’aide de Trip, et c’est parfait.

Daisy et May parviennent finalement à la base après quelques péripéties et cela permet une nouvelle confrontation Daisy/Ward. Oh mon cœur ! Ward comprend qu’elle est du côté de Jemma, qu’elle veut juste se réveiller et l’abandonner, c’est tellement triste… Et un peu flippant : il serait capable de la trahir à nouveau, après tout. Ce n’est pourtant pas le cas et une seconde scène lui permettra de proposer de se sacrifier, de demander si Skye reviendra après le départ de Daisy et de bien tous nous faire pleurer lors de leurs adieux.

C’était une magnifique conclusion au ship Skyeward. Une conclusion que je n’attendais plus et dont je ne savais même pas que j’avais besoin, mais qui était ultra-efficace. J’ai adoré leur duo, l’alchimie étant encore là quatre ans plus tard. Les scénaristes se rattrapent à merveille avec cette conclusion qui avait toujours manqué, notamment pour l’évolution du personnage de Daisy (mais elle a tellement changé !).

La résistance met rapidement au point un nouveau plan : Daisy et Coulson comprennent que le seul moyen de se réveiller est de sauver le monde, donc de faire tomber Hydra dans cette réalité alternative. Ils le font depuis la rédaction du journal télévisé que l’on a vu depuis le début de l’épisode.

Là encore, c’est ultra-efficace. L’épisode se termine sur le début d’une vraie révolution, avec Coulson qui déclare publiquement qu’il est un agent du S.H.I.E.L.D et l’ensemble de la ville qui voit son discours anti-Hydra.

Oh lala, cela nous lance clairement le final de cet arc : le réveil se fera bientôt, d’autant que la réalité les rattrape également. En effet, le russe a bien localisé Daisy et Jemma. J’imagine que la semaine prochaine marquera donc enfin le retour de Yoyo et Piper !

J’ai adoré une fois de plus cet épisode, mais je regrette qu’il mette un peu de temps à démarrer côté résistance. Il s’agit clairement d’une transition avant que tout ne pète pour le final et, du coup, je me sens un peu lésé cette semaine. L’action sera pour la semaine prochaine et je suis pressé d’y être ! Je ne mets pas 20 uniquement pour cette raison et pour les questions non posées par May, parce qu’autrement, c’était brillant, du début à la fin, en passant par Fitz qui demande à Ophelia de rester avec elle une fois dans l’autre monde. Reste à savoir ce qu’il fera au réveil…

20.pngÉpisode 20 – Farewell, Cruel World! – 20/20
I don’t want to live in a world without Hope.

Oh. OK. Je vis bien cet épisode. Je vis bien cet épisode, pas vrai ? Oh putain… Avec un titre aussi horrible que ça, le programme était fixé : c’en est fini de la simulation, mais les adieux ne peuvent se faire simplement. Histoire de rajouter du suspense, nous apprenons dès le départ que la course contre la montre est lancée, avec Yoyo et Piper faisant tout ce qu’elles peuvent pour garder Jemma & Daisy aussi longtemps que possible dans le serveur.

C’était une sous-intrigue sympathique qui nous remet bien les enjeux en tête et lance le final qui commencera clairement la semaine prochaine. Je ne sais pas comment ils vont réussir à proposer quelque chose d’aussi parfait que cet arc qui s’achève.

Je ne sais même pas par où commencer cette critique tellement il y aurait à dire. Bon, assez clairement, l’épisode se dessine autour du retour de l’équipe, mais il est assez évident que tous ne passeront pas de l’autre côté. Sur ma liste des retours incertains, il y avait Mack, Fitz et Jemma. Ils ont bien tenté de nous faire croire que May n’allait pas suivre, mais il était assez évident qu’elle était plutôt en sécurité, malgré tous ses discours à la St Thomas qui veut voir pour croire.

Cela ne rate pas : elle passe l’épisode à déambuler en tenue Hydra au cœur de la résistance (logique), à se rapprocher de Coulson et finit par le suivre dans un saut de foi. Oh bien sûr, avant ça, Coulson se fait tirer dessus pour précipiter les choses et pour la référence Marvel (c’était moins une pour le Bingo Séries !). J’avoue avoir eu peur de me planter depuis le début, mais je suis heureux de le savoir en vie. Quant à son couple avec May, il faudra voir ce que ça donne après tout ça, ils ont traversé beaucoup trop de choses.

Concernant Fitz et Jemma, la tension est conservée jusqu’au bout et je dois bien dire que je suis extrêmement soulagé par la conclusion un peu lâche choisie par les scénaristes. Tous les deux s’en sortent, mais pas sans péripétie. Jemma comprend en effet grâce à May que Léo a changé dans ce monde car son père est encore là pour s’occuper de lui. Elle s’en prend donc à Alastor Fitz et finit par le tuer accidentellement. Bien joué.

Fitz passe le reste de l’épisode à vouloir se venger. Par chance pour lui, Radcliffe lui donne les mêmes infos qu’à Daisy et il retrouve facilement l’équipe prête à faire le grand saut vers l’autre côté. Le personnage de Radcliffe est un peu flou sur ses vraies intentions : il cède au chantage de Fitz sur l’immortalité (une thématique très Dollhouse dans le traitement), mais finit par se rebeller pour sauver Léo au dernier moment.

Avant cela, celui-ci aura quand même pris le temps de tirer sur Jemma. Le réveil est bien atroce pour Fitz puisqu’il comprend qu’il a tué Agnes, est responsable aussi pour Mace et pour tout ce qu’il a fait à Jemma. Le jeu d’acteur est comme prévu brillantissime.

Jemma, blessée, peut donc rejoindre à son tour la réalité, mais elle se réveille bien loin du reste de l’équipe, dans le jet qui essuie l’attaque du russe.

De son côté, Madam Hydra passe l’épisode sur son lit dans la réalité alternative, pendant que la machine construite par Fitz lui créé un corps humain. Elle finit l’épisode bien en vie, ce qui est gentiment suggéré par une bonne inspiration. Elle retrouve un Léo paumé par tout ce qu’il a fait, qui empêche May de tuer Ophelia. Oh, comme prévu, il reste dans ses illusions. C’était soit ça, soit il tuait Jemma de toute manière. Je préfère encore ça.

Ces personnages n’ont pas fini d’être torturés décidément ! Ophelia et Léo se téléportent finalement quelque part, on ne sait pas où et je dois bien avouer que je ne sais pas comment non plus. Dans tous les cas, ça craint et ça lance l’intrigue de la fin de saison avec un Fitz qui part en vrille et déraille.

Il me reste à parler de Daisy pour compléter cette critique. Si elle a dit adieu à Ward la semaine dernière, elle retrouve cette semaine Trip et c’était parfait. Leur amitié me manquait et j’ai aimé la tournure un peu drague que ça prenait dans cet épisode. Ces 40 minutes proposaient un très joli hommage à Trip, avec même d’ailleurs peut-être une référence à son rôle dans Unreal, quand il parle de se mettre en costume. J’ai trouvé ça habile et marrant en tout cas. Même s’il n’a que peu été là cette saison, c’est suffisant pour rouvrir la blessure et il va de nouveau manquer. C’est un personnage que j’adorais en fin de saison 1 et saison 2, je suis donc particulièrement triste.

Allez, il me reste l’espoir, pour lui comme pour Ward, d’une utilisation de la machine d’Aida… mais en même temps, je ne pense pas que ça ferait du bien à la série de trop s’accrocher à son passé comme ça.

C’était également l’occasion de montrer la maturité de Daisy qui réussit à convaincre Mack de rester parmi les résistants. Seulement, elle lui ment tout au long de l’épisode et cela ne peut être sans conséquence.

Il est mis devant le fait accompli quand il est question de se réveiller et comprend qu’il ne retrouvera pas Hope. Daisy fait la connerie de lui dire que sa fille est morte, ça aurait été l’occasion de lui mentir quitte à ce qu’il ne lui pardonne pas bordel. Depuis le début de cette simulation, je le sens mal l’intrigue Mack. Je pensais que pour se réveiller, il suffirait qu’ils le veuillent suffisamment, donc j’imaginais dès le départ qu’il voudrait rester auprès de Hope.

J’ai eu partiellement tort : s’il existe bien un vrai passage, il faut malgré tout le vouloir et Mack fait le choix de rester auprès de sa fille. Pauvre Yoyo, qui apprend qu’il n’est pas sauvé. Franchement, la scène d’adieu avec Daisy était hyper émouvante. Je n’ai jamais été fan du personnage de Mack, mais c’est un peu dur de lui dire adieu comme ça. C’est doux-amer, ça me rappelle le départ de Bobbi et Hunter qui était tout aussi frustrant.

C’est frustrant, parce qu’il reste en vie, mais n’est plus là. L’air de rien, la série va devoir retrouver son équilibre après ça… à moins qu’ils ne le fassent revenir malgré lui en fin de saison, mais j’en doute. Je suis pressé de voir la conclusion de l’intrigue Ophelia. Cet épisode aurait déjà pu faire une excellente fin de saison. Il reste pourtant deux épisodes pour résoudre les conflits en cours.

La série n’est toujours pas renouvelée, mais après un arc pareil, ça va être frustrant si elle est annulée, car ils ont clairement tout ce qu’il faut pour proposer une excellente saison 5. J’ai beaucoup hésité à ne mettre que 19 à cet épisode, car il était un peu long sur ses débuts, mais franchement, cette conclusion est trop marquante et révolutionnaire pour la série, je ne peux y mettre autre chose que la note maximale. Cet arc aura été quasi-parfait tout du long et je sais déjà que j’y reviendrais.

Et maintenant, la fin !

Capture d'écran 2017-05-10 11.02.01.pngÉpisode 21 – The Return – 19/20
To be human is to suffer

Bon, ça va, ils ne se cassent pas trop la tête sur le titre cette semaine… Et en même temps, vu la qualité de cet épisode, il est difficile de leur en vouloir. Il y a grosso modo trois très bonnes intrigues qui finissent par se mélanger aujourd’hui, ce qui est le schéma d’écriture classique de la série et qui fonctionne toujours plus ou moins bien. Vu la note, vous comprendrez qu’on est du côté du plus.

La première intrigue reprend très exactement là où l’épisode précédent avait laissé Coulson et May, y ajoutant la menace du russe qui, évidemment est là. S’il est impossible de le tuer avec quelques balles puisqu’il est un robot, Coulson trouve la parade imparable avec son bouclier intégré à sa main. C’est définitivement une excellente trouvaille cette main coupée !

Pas de bol, le russe a été démultiplié en plein d’exemplaires pendant que tout le monde était dans le serveur. J’aime bien l’idée, c’est un peu surprenant car je m’attendais vraiment à le voir mourir cette semaine. J’aurais bien aimé qu’on ait un nombre précis de robots cela dit, car là, ils en dégomment un paquet dans l’épisode et au bout d’un moment, on finit par se demander où Aida a trouvé assez de ressources. D’ailleurs, avoir plein de russes, c’est déroutant, mais pas autant que le personnage d’Ophelia (sur lequel je vais évidemment m’attarder). Cet épisode réussit très bien à remettre les choses en contexte à la sortie du serveur. May est complétement paumée, mais après tout, elle a juste raté toute la saison. Outre ce rattrapage express qui créé des situations un peu gênantes avec Coulson, la perspective de devoir protéger Mack les force à rester dans le sous-marin, ce qui est une excellente chose.

En effet, Coulson est gêné de retrouver May après tout ce qu’il s’est passé avec le Maybot. Forcément, May ne peut savoir qu’elle était sur le point de se mettre en couple avec et tout ce qu’elle parvient à imaginer, c’est qu’elle a dû tenter le tuer. Oh, si elle savait.

Pour se débarrasser du russe, May décide de prendre le sérum du patriot alors que Coulson continue d’utiliser la ruse pour vaincre. Ce sont de jolis combats qui fonctionnent à merveille, même si May & Coulson se font balader et ne comprennent que trop tard que le russe va de toute manière faire sauter la base. C’est con.

Dans le jet, la situation est tout aussi difficile, puisque des vaisseaux ennemis poursuivent le groupe de Daisy, Jemma, Yoyo, Piper et les deux autres mecs dont je n’ai pas retenu le nom. Ce n’est pas le moment, mais Yoyo veut surtout la masse d’informations sur son Mack chéri, au point de s’énerver à vouloir y aller. J’ai aimé cette intrigue qui révèle aussi à Daisy que Yoyo connaît mieux Mack qu’elle puisqu’elle savait pour Hope.

Yoyo continue d’être un personnage parfaitement écrit, même si un peu énervante dans sa crise cette semaine. Elle a toujours été tête brûlée et il n’est pas étonnant du tout de la voir aller se connecter en douce au serveur. J’espère qu’elle s’en sortira malgré tout, parce que le cliffhanger la laisse en bien mauvaise position. Je trouve ça cool de nous laisser un espoir de revoir Mack plus tard, je pensais vraiment que c’était un adieu la semaine dernière. Et puis, avec Yoyo dans le serveur, on a encore tout un tas de possibilités pour revoir Trip et Ward.

Enfin avant d’en arriver là, parlons déjà de cet épisode : grâce à un bon travail d’équipe, le jet parvient à s’en tirer et à aller secourir May et Coulson (et Fitz… mais les scénaristes ont un peu déconné en oubliant de le mentionner dans les répliques de Daisy. On va dire qu’elle lui en veut encore). Jemma & Daisy apprennent également que Talbot a une fois de plus retourné sa veste, ce qui ne me surprend plus à ce stade de la série. C’est un bon rebondissement, mais il n’a rien de très surprenant.

La meilleure partie de cet épisode, toutefois, vient des scènes entre Leo et Ophelia. Cette dernière est désormais capable de sentir et elle en est heureuse. C’est marrant, j’imagine que ce serait plutôt l’enfer de se retrouver à découvrir toutes ces sensations d’un coup, mais bon. Il est en tout cas génial de découvrir qu’elle s’est incorporée tout un tas de pouvoirs d’inhumains, à commencer par la téléportation. On manquait un peu d’explications là-dessus la semaine dernière, alors ça fait du bien d’en avoir aujourd’hui.

J’ai adoré le personnage d’Ophelia aujourd’hui. Elle a tout du long de l’épisode un rôle compliqué à jouer, puisqu’elle veut rallier Fitz à sa cause. Tout est fait pour nous faire croire que c’est le cas, en plus. Léo culpabilise énormément de ce qu’il a fait, au point de se comparer à Ward quand même. Pauvre Léo.

Néanmoins, maintenant qu’il est réveillé, Fitz redevient Fitz : lorsqu’il découvre que May & Coulson sont laissés en présence du russe, et donc sont en danger, il n’hésite pas à rappeler à Ophelia que maintenant qu’elle est humaine, elle va découvrir la culpabilité.

Cela fonctionne et Ophelia ressent la terreur, les regrets, l’empathie… Elle arrive juste à temps pour sauver Mack, en compagnie de Fitz, et alors que Yoyo ne pouvait rien faire, après avoir récupéré Coulson & May. Jemma n’hésite pas cependant à les endormir tous les deux, puis à espionner leur conversation.

C’est au fond du gouffre et sacrément inquiète de savoir Fitz amoureux d’une autre qu’elle espionne la conversation entre Léo et Ophelia, pour découvrir que son Léo l’aime encore. La révélation est on ne peut plus prévisible, mais j’étais tellement dedans que je ne me suis pas laissé aller à prévoir la suite, alors j’étais à fond et très heureux de cette découverte.

En même temps, ça me frustre, car Ophelia pète un câble à cause de sa jalousie et de sa frustration, alors qu’elle était jusque-là un personnage qui aurait été une excellente addition au casting. Franchement, j’aurais aimé que ça traîne sur plusieurs épisodes, avec un Léo vraiment perdu hésitant entre elle et Jemma, car il y avait là de quoi tenir la longueur et provoquer plus d’un arrêt cardiaque chez les fans. Seulement, nous sommes en fin de saison et il nous faut un vrai big bad… Ce sera donc le couple Ophelia/russe qui se chargera de ce rôle.

Ophelia voulait simplement comprendre l’amour de Fitz pour Jemma et c’est ce qui aura causé sa perte. Enfin perte… C’est ce que j’ai cru quand elle s’est fait tirer dessus à plusieurs reprises, mais Léo a assez vite souligné qu’elle ne pourrait être stoppée comme ça. Le cumul des pouvoirs de plusieurs inhumains est une excellente chose qui fait d’Aida/Ophelia une adversaire redoutable, qui tue deux agents du S.H.I.E.L.D (les amis de Piper dont je n’ai jamais retenu les noms) et trois des hommes de Talbot. Oui, ce dernier s’est ridiculisé une fois de plus en tentant d’arrêter les agents du S.H.I.E.L.D, sans succès.

La fin de l’épisode est une vraie réussite avec les retrouvailles très émouvantes de Fitzsimmons, avec Yoyo dans le serveur ou encore le retour de Ghostrider (WTF ?)… C’est con, ils ont déjà bien assez à régler comme ça, ça m’inquiète un peu toutes ces pistes ouvertes. L’épisode de la semaine prochaine va être un final violent niveau qualité. La série n’étant pas encore renouvelée, il faut en théorie tout conclure… nous en sommes assez loin (même si… Fitzsimmons c’est réglé et les autres, ce n’est pas bien dur ; exceptée Daisy).

Bon, sinon, toujours en fin d’épisode, Ophelia découvre la vodka et le hate sex, et elle semble adorer ça… Moi aussi, j’ai adoré voir ça, son pétage de câble est total, elle est partie en vrille et c’est tant mieux.

Il y a bien eu une micro longueur en cours de route, mais c’était cette semaine un épisode encore excellent, malgré l’absence du framework. Les bases de ce final sont très solides et je les vois mal le rater autant que l’an dernier !

22.pngÉpisode 22 – World’s End – 17/20
I wanna burn this world to the ground.

Je ne suis psychologiquement pas prêt pour le visionnage de cet épisode, mais puisque la fin de saison est déjà là, il faut bien se rendre à l’évidence et la regarder.

Cet épisode bouclait l’ensemble des intrigues ouvertes cette année et qui tournait toutes, finalement, autour du livre de Ghostrider. C’est précisément pour ce livre que Robbie est revenu à la fin de l’épisode précédent et a récupéré sa voiture cette semaine. Assez rapidement, il débarque auprès d’Ophelia/Aida toujours aussi énervée pour tenter de récupérer le bouquin. La scène de combat qui s’ensuit est juste parfaite et on sent que le budget est là quand même, parce que les effets spéciaux sont assez dingues.

Grâce à la surveillance du S.H.I.E.L.D (facilités scénaristiques bonjour), Daisy retrouve rapidement Robbie qui semble l’attendre. Les retrouvailles sont sympathiques mais cette partie de la saison m’avait tellement peu plu que je dois avouer ne même plus me souvenir exactement d’où ils en étaient restés tous les deux.

Pendant ce temps, Fitz continue de culpabiliser par rapport au framework au point que même Jemma ne sait plus quoi faire de lui. C’est plutôt bien géré comme intrigue, mais comme il y a peu de temps dans cet épisode, c’est rapidement éclipsé par une nouvelle urgence : le framework se détruit, grâce à cette sympathique Ophelia !

Le problème étant que Yoyo est toujours dedans. Elle est sauvée in extremis par Radcliffe, grâce à Daisy qui y va de ses lignes de code pour lui faire apparaître des yoyos dans ses poches. Là encore, ça sent un peu la facilité scénaristique, mais c’est un gag marrant. Pendant tout le reste de l’épisode, Yoyo découvre cette simulation de merde grâce à l’aide de Radcliffe.

C’est une sous-intrigue un peu étrange pour un final de saison, même s’il est finalement question de sauver Mack. Disons que la série nous habitue généralement au travail d’équipe pour la fin, mais là, ce travail se fait dans la division. Le détour par le serveur qui se détruit ne permet pas de revoir Ward ou Trip, mais je suppose qu’ils manquaient de temps et d’argent pour ça.

Tout au long de l’épisode, nous voyons le serveur se détruire peu à peu et Mack tout faire pour y rester avec Hope. Inévitablement, celle-ci finit par disparaître à son tour alors que Mack avait pris sa décision de rester, de même que Yoyo. Ce suicide de Yoyo, c’était un peu gros quand même car sa relation avec Mack est naissante, mais il y avait tellement d’émotion dans cette scène que je me suis laissé balader par les scénaristes.

Oh, bien sûr, la disparition de Hope je m’y attendais et aussi horrible soit elle, j’ai trouvé que la scène était particulièrement belle et juste. Mack et Yoyo sortent donc du framework en vie. Tout ça pour ça ! J’ai vraiment cru qu’on devait faire une croix sur Mack moi ! Ils m’ont bien eu sur cette fin de saison, alors qu’a posteriori, je me dis que j’aurais pu le voir venir. Tant mieux, cela dit, je préfère être surpris devant une série en général.

Loin de toute cette intrigue, les robots d’Aida se rendent à une réunion politique en compagnie de Talbot, avec pour but de faire tomber le S.H.I.E.L.D et les inhumains, de manière à ce qu’Ophelia puisse recréer le framework dans la réalité. C’est donc avec soif de vengeance et de pouvoir que nous la retrouvons cette semaine où elle a quand même moins à jouer que la semaine dernière. Daisy débarque en plein milieu de cette réunion et… tire en pleine tête sur Talbot.

Bien sûr, il s’agit d’un robot, mais la rapidité de la scène ne m’a pas laissé le temps d’en arriver à cette conclusion avant que ça n’arrive. Autant vous dire que j’ai sursauté. Je trouvais ça cool que Talbot meure… mais finalement, non, il respire encore et finit l’épisode dans le coma. C’est un peu gros après un head shot…

Cette attaque contre les LMD d’Ophelia est une bonne chose car elle permet finalement à la vraie Daisy et Robbie de refaire équipe. Autant vous dire que les types des effets spéciaux se font plaisir cette semaine. Cela donne bien le sentiment d’un final, c’était génial, même si Robbie est un peu con de s’attaquer à Daisybot plutôt qu’à Aida… parce que oui, quand Ghostrider s’en prend à Aida/Ophelia, celle-ci ne guérit pas ! Il est aussi révélé que c’est la création d’Ophelia qui a permis à Robbie de s’enfuir de sa dimension infernale, ce qui est une bonne explication pas prise de tête.

Arrivé à ce stade de l’épisode, il faut à présent conclure les différentes intrigues. Coulson a une idée géniale qui est de se servir du livre pour piéger Aida : toute l’équipe se met à travailler ensemble, mais le plan n’est dévoilé qu’au fur et à mesure.

C’est une excellente chose, car là encore les scénaristes m’ont bien baladé. Tout commence par le plaisir de voir Fitzsimmons travailler ensemble jusqu’à l’arrivée d’Aida/Ophelia qui veut tuer Jemma. Les choses sont assez claires : Jemma continue de l’appeler Aida parce qu’elle est une création humaine (artificielle) et Léo a encore du mal à la dissocier d’Ophelia. Cette dernière, peu importe son nom finalement, plante Jemma puis la torture petit à petit, au point de la tuer.

Bien sûr, j’ai eu un doute, bien sûr, j’ai espéré que ce soit un robot, mais il faut bien que j’avoue que j’ai cru qu’ils avaient tué Jemma pour de bon. Finalement, ce n’était bien qu’un robot, ce qu’Aida comprend un peu plus tard quand Jemma lui tire dessus.

La surprise ne s’arrête pas là : Coulson s’avère être lui-même Ghostrider dans cette scène, ce que, pour le coup, je n’avais vraiment pas vu venir. Pendant ce temps, Robbie est donc avec Daisy auprès de Mack et Yoyo, même si lui ne peut pas faire grand-chose pour aider Daisy qui est en train de créer une porte de sortie du framework pour ses coéquipiers.

Avec les pouvoirs de Ghostrider, Coulson n’a absolument aucun mal à tuer Aida, dont le regard pour Fitz me donne envie de l’appeler Ophelia une dernière fois. Puisqu’elle est morte, cette intrigue semble se boucler d’elle-même, mais il reste encore des robots du Russe un peu partout, donc nous entendrons peut-être encore parler de lui par la suite.

Il est néanmoins temps d’en arriver à la conclusion de l’épisode : la relation entre Coulson et May continue de se développer, revenant à la drague du début de saison. Il faudra voir ce que ça donne par la suite, c’est une piste intéressante pour la suite.

Plus explicite l’est la piste laissée par Robbie : il nous annonce que la possession du démon par Coulson se faisait en échange d’une information, un deal dont nous ne savons rien mais qui semble préparer le terrain pour une saison 5 passionnante. Robbie repart dans sa dimension avec Ghostrider et ce putain de bouquin qui nous aura bien fait chier cette saison. Tout est bouclé de ce côté, c’est une bonne chose, car si l’intrigue a su devenir passionnante sur la fin de saison, elle en aura bien entaché le début.

Reste à traiter le cas Radcliffe, qui meure dans le framework en disparaissant lors d’un dernier toast avec le monde. C’est triste, mais pas vraiment surprenant. Reste aussi à traiter la culpabilité de Fitz et cela est fait de la meilleure des manières. C’est Daisy qui parvient à le sortir de là, lui rappelant qu’elle a elle-même fait de la merde en début de saison et refusant que Léo, qui l’a sorti de sa culpabilité, fasse de même.

Le discours vise à faire frissonner… et ça marche sans problème. Toute l’équipe est soudée et prête à affronter les conséquences de la saison (et surtout de Daisybot tirant sur Talbot, puisque personne ne sait qu’il s’agissait d’un robot), mais avant ça, tels les Avengers, ils se rendent manger au fastfood du coin.

C’est là qu’ils sont arrêtés… ou en tout cas enlevés par des hommes mystérieux capable de les figer sur place. Coulson se réveille alors à bord d’un vaisseau, et ça n’a pas l’air de le surprendre plus que ça. Euh quoi ? Drôle de lancement pour la saison 5, je suis complétement paumé.

Le cliffhanger est moins violent que d’habitude (je n’ai pas encore digéré ce qui est arrivé à Jemma en fin de saison 2) mais est efficace malgré tout. Je suis content qu’il me donne moins envie que d’habitude car bien que la série soit renouvelée pour une saison 5 de 22 épisodes, elle ne reviendra pas en septembre. Au moins, le suspense n’est pas trop insoutenable cette année.

Quant à la note de cet épisode, elle aurait pu être un peu meilleure, mais je trouve qu’ils ont un peu trop abusé tout du long du côté des personnages morts mais en fait non : Mack, Jemma et Talbot (et même Yoyo), tous y sont passés à nos yeux pour un moment dans cette fin de saison avant de ressusciter en un claquement de doigts. C’est un peu trop gros, tout comme le retour de Robbie pour un épisode et pile quand ils ont besoin de lui. Quelques facilités et des décisions pas si osées que ça, donc, ce que ne faisait pas le S.H.I.E.L.D avant ! Certes, c’était efficace, mais c’est aussi frustrant. Les épisodes dans le framework étaient plus intenses et riches en conséquences que ce final !

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Saison 4 | Saison 5 | Saison 6

EN BREF – Cette saison, Agents of S.H.I.E.L.D a eu du mal à se remettre des choix effectués lors du final de l’an dernier. La culpabilité de Daisy, la répartition de l’équipe en plein de petits groupes et l’arrivée de nouveaux personnages qui n’avaient rien à voir avec les intrigues précédentes tant dans le fond que dans la forme font que la saison a mis du temps à démarrer.

Oh, individuellement, l’écriture de chaque épisode restait toujours à peu près ce qui a fait le succès de la série, mais dans l’ensemble, toute cette intrigue autour du Darkhold n’a pas eu la capacité de maintenir en haleine comme avaient pu le faire les précédentes intrigues. Pourtant, tout au long de la saison, on a senti la qualité arriver et augmenter, après un flottement un peu inquiétant où la série semblait carrément plagier Person Of Interest. L’intrigue LMD, puis l’intrigue Framework ont fait peu à peu oublier les heures sombres de Ghostrider pour parvenir à fournir le meilleur arc de la série, avec des retours d’acteur et des évolutions de personnages parfaitement maîtrisées.

Si le soufflé retombe un peu sur le dernier épisode de saison, il parvient malgré tout à boucler la plus grosse partie des intrigues de la saison, laissant juste assez de pistes pour une saison 5 confirmée. Il faudra, avant d’aller explorer l’espace avec eux, se contenter en septembre de la série Inhumans qui me fait un peu peur d’avance. En effet, la série sera proposée à la case du vendredi et après Once Upon a Time, autant dire qu’elle sent bon l’annulation dès aujourd’hui. Nous verrons bien. Les 22 épisodes de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D sera elle aussi proposée sur cette case horaire très difficile et mon samedi sera terrifiant à la rentrée, avec également Blindspot à rattraper… Aïe !

Nous verrons tout ça au moment venu cependant et AOS restera ma priorité car la série a su remonter dans mon estime en cours de route et récupérer sa place d’excellence dans les programmes que je suis !

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That ’70s Show (S07)

Avis : Après cette fin explosive de saison 6, j’ai enchaîné aussi sur la saison 7, avec cette fois en vue le mini-défi du challenge qui d’un coup paraissait beaucoup plus jouable avec encore une semaine complète pour seulement deux saisons.

Cette fois, je savais bien qu’il ne fallait pas s’attendre à de grands déménagements de personnages ou de bouleversements irréversibles dans la série. Les pistes sont déjà ouvertes pour les 25 épisodes à venir : Midge VS Pam, Hyde et son nouveau père, la paternité de Kelso et surtout encore plus de drama entre Donna et Eric dont l’histoire ne cesse de se compliquer. Il est donc évident qu’après un mariage annulé, on va encore avoir droit à pas mal de choses.

Note moyenne de la saison : 15/20s07

Épisode 1 – Time Is On My Side – 15/20
I’m sick of talking about us.

Hello Wisconsin ! L’épisode reprend une semaine seulement après le mariage annulé de Donna et Eric. C’est une idée étonnante, mais elle fonctionne à peu près puisque Red demande à son fils . Donna est soudainement blonde et décide de ne plus se prendre la tête sur son ex-futur époux qui prend un sacré coup de vieux niveau look. Il décide de prendre une année sabbatique pour se trouver sans pour autant voyager. Wow, encore mieux que d’habitude cette excuse des scénaristes. L’épisode laisse de côté toutes les intrigues qui ne sont pas Eric/Donna concernant les jeunes, même si ces idiots montent une fois de plus sur le château d’eau pour mieux en tomber. Côté adulte, le problème du triangle Midge/Bob/Pam est traité de plein fouet. Jackie retourne chez elle avec sa mère et Bob se retrouve donc avec Bob et Donna. C’est un épisode un peu décevant pour une reprise, surtout parce qu’il laisse trop de côté tous les personnages. J’ai plus eu l’impression de poursuivre la saison 6 avec un épisode de plus plutôt que recommencer un nouveau volet. PS : je n’ai jamais réussi à manger une glace aussi vite que ne le fait Kelso (qui a lui aussi un petit délire capillaire).

Épisode 2 – Let’s Spend The Night Together – 17/20
Oh wait, wait, wait, Red! Who’s that black people I like?

On avance un peu les autres intrigues, enfin : Kelso s’apprête à devenir papa et le père de Steven débarque enfin chez les Forman. La surprise vient du fait qu’il est noir. Et c’est parfait pour le Wisconsin puisque tout le monde a évidemment un bon temps d’adaptation ! Heureusement, il s’entend merveilleusement bien avec son fils jusqu’à ce que Jackie parle argent et qu’il pense que Steven n’en a qu’après ça. Pendant ce temps, Eric se rend à une marche féministe et Kelso attend le coup de fil de Brooke qui lui dira qu’il est papa, ce qui permet tout un tas de blague pour Fez. En bref, c’était donc un meilleur premier épisode de saison que le vrai premier épisode, mais bon, pourquoi s’attarder sur ce genre de détail ?

Épisode 3 – (I Can’t Get No) Satisfaction – 14/20
– What’s her name?
– Betsy!
– Han, fat girl’s name!

Kelso est papa d’une petite fille ! Et il s’est aussi coupé les cheveux au passage, ce qui permet de parfaitement détourner l’attention. Cela dit, cette paternité lui pose problème quand il se rend compte qu’il respecte les femmes et la relation père/fille, une intrigue un peu lourde et pas si drôle. Red achète une boutique sans savoir que son fils, Steven et Fez l’ont vandalisé juste avant… Il s’en rend néanmoins compte très vite. Eric se rebelle donc contre l’autorité après six saisons. Moui bon, c’est une idée comme une autre. L’épisode m’a déçu et ça m’inquiète un peu car c’est bien plus tôt dans la saison que d’habitude !

Épisode 4 – Beast of Burden – 14/20
– It’s called Forman & Son!
– It doesn’t said whose son.

Red reprend donc une boutique et embauche Hyde, ce qui rend Eric jaloux alors même qu’il ne sait effectivement rien d’un moteur de voiture. Donna emmène Fez chez le coiffeur et celui-ci décide de devenir shampooineur, découvrant une vraie vocation. Steven est confronté à un vrai dilemme quand son père lui propose un job aussi et Jackie passe l’épisode à prendre des photos de famille pour Steven. C’est étrange la manière dont cette saison ne me motive vraiment pas plus que ça alors que les 5 et 6 ont vraiment tout redynamisé après la 4. Ce sera long à finir si l’humour ne revient pas.

Épisode 5 – It’s Only Rock and Roll – 14/20
Well I told him to dress nicely but he’s poor. And that’s your fault.

Hyde commence à travailler pour son père mais les choses se transforment rapidement en Enfer : il ne peut pas porter ses éternels T-shirts et, en plus, c’est chiant. La transition est bien difficile pour lui et c’est assez juste de la part des scénaristes, il était temps. Kitty déprime totalement de ne plus avoir personne à s’occuper, ce qui est l’occasion de faire réapparaître son chien, ce que remarque judicieusement Eric. Ce dernier envoie un dessin à un magazine qu’il lit régulièrement, pour tenter de se faire remarquer et parce qu’il rêve désormais de la vie d’artiste. Sans surprise, ça ne fonctionne pas. Quant à Kelso, il essaye de devenir responsable et donne ainsi sa collection de Playboy à Fez, qui se les enchaîne tous les uns après les autres dans une intrigue tellement clichée et enfantine que ça en était gênant. On ne change donc rien.

Épisode 6 – Rip this Joint – 13/20
The article suggested that I throw a party in celebration… of me!

Eric a l’impression d’avoir oublié de vivre sa jeunesse et de faire des conneries, il décide donc logiquement de se rattraper. Oh Eric, tu es vraiment un personnage insupportable quand tu t’y mets (et tu t’y mets souvent). Donc évidemment ça se passe mal une fois de plus et ses potes l’abandonnent, une fois de plus. L’épisode n’invente rien et recycle de vieilles intrigues de ce côté. D’un autre côté, Kitty découvre qu’elle n’a que peu d’estime de soi dans un magazine et décide donc de faire une fête en son honneur, ce qui est un scénario de départ assez intéressant qui peine à passionner toutefois. Ça ne s’arrange donc pas.

Épisode 7 – Mother Little Helper – 12/20
I want to have a walk in the park in the kitchen

Le rencard de Kelso annule pour sortir à la place avec son coiffeur qui la comprend parfaitement… j’ai nommé Fez. Evidemment. Quant à Kitty, elle laisse un livre érotique pour Red dans le garage car elle a besoin de pimenter sa sexualité, ce qui n’est pas à son goût et qui dérange grandement Eric. Bon. Je me suis ennuyé une bonne partie de l’épisode. Pourtant, l’humour était là, c’est pas la problème, c’est juste que ça n’a pas réussi captiver outre mesure, et ça fait un certain nombre d’épisodes que ça dure déjà. Cette saison est en train de se casser la gueule encore plus qu’en saison 4.

Épisode 8 – Angie – 15/20
It’s like you won the Orphan Lottery.

Donc Kelso a une sœur un peu relou car diplômée en maths. Heureusement, elle est assez cool par la suite, surtout quand elle essaye de faire virer Kelso dis donc. Il faut dire aussi qu’elle veut garder le business familial pour elle après avoir espéré toute sa vie en hériter. Heureusement, Steven peut compter sur Jackie pour le défendre et c’était prévisible, mais déjà un peu plus drôle. De son côté, Kitty fait l’erreur de dire à Fez, qui la coiffe, que son fils fait du roller-disco. Et comme Fez sait bien garder un secret… tout le groupe vient admirer (et ruiner) sa performance du vendredi soir, ce qui pour le coup était bien plus drôle. PS : Je suis bien content de découvrir que Megalyn Echikunwoke a eu une carrière avant les 4400, j’aimais beaucoup son jeu de psychopathe (mais j’ai du coup du mal à voir autre chose).

Épisode 9 – You Can’t Always Get What You Want – 13/20
Kitty it’s Thanksgiving, not Christmas.

Les Styx sont en ville et Eric veut absolument sa place pour le concert. Oui, sauf que c’est bien le seul à avouer qu’il aime ce groupe, contrairement à ce que suggérerait son excitation… Une fois de plus, le personnage est un peu ridiculisé sans raison. Par ailleurs, Hyde et Angie doivent gérer le magasin, mais il est toujours aussi difficile pour eux de s’entendre. Kelso s’en fiche pas mal et veut juste draguer Angie, ce que Fez rêve de faire lui aussi, dans son coin. Donc Fez ne sera pas avec sa « femme » pour Thanksgiving car elle reste au Canada (OK) et Kelso n’est pas avec Brooke… car elle a disparu on ne sait où en cours de route (de même que Midge un peu après). La crédibilité est de plus en plus ignorée dans cette saison, c’est bien dommage et je me demande si ça n’a pas rapport avec un manque de budget lié à une fin de série qui s’approche. Quant à l’épisode en lui-même, il trainait un peu en longueur.

Épisode 10 – Surprise, Surprise – 15/20
I officially nailed everyone-in-this-room’s sister

Steven découvre que Kelso sort avec Angie et ça ne lui plaît pas franchement. Leur magasin semble fonctionner à merveille par rapport à celui de Red qui est bien plus désert et demande donc à Donna de lui faire de la pub à la radio. Ce qu’elle ne fait qu’un temps car elle découvre que le calendrier qu’il distribue est un calendrier de femmes à moitié nues… S’en plaignant sur les ondes, elle ne lui fait que plus de pubs. Youhou. L’intrigue Angie/Kelso est assez lourde, portée par un Eric gamin qui n’arrête pas de le répéter à Kelso. Enfin un épisode où on les voit à peu près tous bosser et faire quelque chose de leur journée, mais dommage niveau lourdeur du côté d’Eric. La meilleure blague de l’épisode est en fait secondaire : c’est Steven faisant écouter de la musique à Kitty.

Épisode 11 – Winter – 16/20
It’s just that she’s the Evil Ice Queen

Et c’est reparti pour un épisode de Noël. Kelso débarque chez les Forman avec un sac plein de jeux trouvés au commissariat : il s’agit évidemment de jeux à offrir aux enfants pauvres de la ville à l’événement organisé par Kitty… à moins qu’elle ne soit doublée par un fantôme du passé redoutable. L’épisode est bien plus sympa qu’une grande partie de la saison, avec une seule grosse intrigue autour de laquelle tourne les personnages. L’humour y est meilleur et ça redonne un peu confiance pour la suite de voir que les scénaristes parviennent encore à sortir ce genre d’épisode.

Épisode 12 – Don’t Lie To Me – 18/20
He’s the prince of Mexico.

Donna a honte de rapporter ses chaussures de mariage et c’est donc Jackie qui s’en charge. Les choses tournent bizarrement et Jackie se fait passer pour Donna alors qu’elle présente Fez comme Edouardo, son futur mari après l’annulation de son premier mariage. Et c’est drôle, mais je crois qu’en fait, c’est juste que Jackie est mon personnage préféré dans cette série, elle a toujours les meilleures répliques et intrigues, sauf quand c’est Steven qui les a. C’est sûrement pour ça d’ailleurs que j’ai adoré la saison 6 puisqu’ils étaient ensemble. Bon, la partie un peu moins drôle concernait Kelso qui continue de sortir avec Angie, je trouve ça un peu lourd… même si c’est classique dans cette série. L’idée de l’épisode est donc de dégoûter Angie en lui racontant des anecdotes ridicules sur Michael. J’ai fini par me laisser prendre et c’était possiblement le meilleur épisode de la saison, l’air de rien. La rupture finale est un bon ascenseur émotionnel.

Épisode 13 – Can’t You Hear Me Knocking ? – 12/20
Oh my god, there’s a hundred morons in my basement

Bon et bien nous voilà reparti pour une rupture géré bizarrement par les scénaristes avec une Jackie qui continue de passer sa journée avec le groupe quand bien même elle y a désormais deux ex. Même How I met your mother gérait mieux les choses dans ce genre de situation je trouve. Enfin bref. Red et Kitty vont pêcher (même s’il aurait préféré être seul), Jackie et Donna vont à un cours de karaté (pour que la première ne voit pas trop Steven) et Kelso menace le président ce qui inquiète les garçons qui s’attendent à voir les forces de l’ordre débarquer. Trois sous-intrigues franchement pas à la hauteur d’une septième saison. La série m’avait vraiment habitué à mieux et je regrette d’avoir tant critiqué la saison 4.

Épisode 14 – Street Fighting Man – 15/20
– Is she insane?
– Of course, are you new here?

Donna récupère des tickets pour un match et tout le groupe peut s’y rendre. Eric propose même une place à Red qui se transforme en étrange personne heureuse de vivre alors que Fez et Kelso partagent leur place. Kitty et Bob sont coincés de leur côté chez les Forman et Jackie fait tout pour rendre Steven misérable après la rupture. Eric achète quant à lui un maillot de l’équipe adverse. L’épisode est un peu mieux car il concentre les ¾ du casting en un même lieu et que le caractère des personnages est un peu plus crédible que dans le précédent. La relation Jackie/Steven était notamment étrangement travaillée et il était cool d’approfondir un peu la dynamique Kitty/Bob. Il y avait donc de bonnes découvertes dans cet épisode.

Épisode 15 – It’s All Over Now – 14/20
I should use my brain less and my body more

ELIZA DUSHKU AAAAAAAAAH ! Oui, je crois que je vais le faire pour chaque acteur du Whedonverse qui passe par cette série. Kitty est malade alors qu’une star qu’elle aime signe des autographes en vue, c’est donc à Red de s’en charger. Jackie est encore désespérément amoureuse de Steven et Kelso continue de sortir avec Angie, qui est une addition plutôt cool au casting. Donna se fait virer quand elle refuse de se déshabiller pour un enregistrement live, surtout que Sarah peut le faire à sa place. Oui, bon beh… Malgré une excellente guest, ce n’est toujours pas une série des plus fun, même si j’ai bien aimé la manière dont Donna récupère son job niveau écriture.

Épisode 16 – On With The Show – 15/20
My life is over, I’m not good enough to be on TV.

Dans cet épisode, Angie a du mal à comprendre comment fonctionnent les fameux « burn » du gang et elle essaye tant de les reproduire qu’elle en devient gênante (et donc drôle). C’est bien vu, précisément après que j’ai dit qu’elle représentait une bonne addition au casting. C’est le genre de choses qui arrivent dans les groupes qui se recomposent de manière un peu forcée et c’est génial. Eric continue de ne rien faire de ses journées et ça tire déjà en longueur à dix épisodes de la fin quand il se fait un ami de 36 ans qui est aussi gamin que lui. L’intrigue est prévisible, mais ça permet de dynamiser un peu le personnage d’Eric qui comprend que sa jeunesse traîne en longueur. Jackie a sa propre émission télé en direct et les débuts s’avèrent catastrophiques. Je ne sais pas trop d’où sort cette intrigue, mais ça devrait fonctionner à plus long terme, surtout que Steven et Jackie continuent de se tourner autour grâce à ça et je suis rassuré de voir que le plan ne semble pas d’être de mettre Kelso et Jackie ensemble. Ça me décevrait, mais il ne faut pas que je crie victoire trop vite, il me reste une saison et demi !

Épisode 17 – Down the Road Apiece – 17/20
My year off is finally over

You said it Eric! Enfin les scénaristes décident de le faire avancer (à reculons cependant) et il part en road-trip faire un film. Le genre de truc qu’on fait tous en 2016, mais qui est l’aventure exceptionnelle des 70’s (cela dit, ils sont dans les années 80 maintenant). Le monologue face caméra est sympa et drôle, mais la vraie bonne surprise est la réapparition miraculeuse de Léo, que je n’attendais pas du tout. L’avantage de bingewatcher une série sur laquelle je n’ai jamais été spoilé probablement. Bon, sinon l’épisode introduit une rivalité entre Donna & Kitty pour l’amour d’Eric (pourquoi pas) et continue de jouer avec mes nerfs concernant Hyde/Jackie. Les blagues fonctionnent drôlement bien dans cet épisode, alors soit j’étais soudainement plus réceptif, soit l’écriture était meilleure. Je ne sais pas, j’vous en laisse en juger si vous connaissez bien la série. Et puis… Steven et Jackie se remittent ensemble quoi !

Épisode 18 – Oh, Baby (We Get A Good Thing Going On – 16/20
Why is she making that weird face? IT’S POO!

Après Léo, c’est donc Brooke qui revient gonfler les rangs de la série. Et quand je dis gonfler, je choisis bien mes mots : elle revient avec Betsy qui est ENORME. Ils ont pris un bébé de deux ans pour en jouer d’un an, sérieusement ? Bon, il était largement le temps depuis 18 épisodes d’en revenir à la paternité de Kelso, quelque chose que j’attendais impatiemment pour cette saison et dont les scénaristes se sont débarrassés en un rien de temps. Cela dit, même une fois Betsy là, la paternité de Kelso est un peu retardée : il la confie à Donna, puis à Léo, sans s’en occuper outre mesure. Et Léo se barre avec Betsy. De leur côté, Red et Steven vont à une convention de voitures avec Kitty et Jackie, une intrigue moins prenante.

Épisode 19 – Who’s Been Sleeping Here – 14/20
Of all the people I know – and I know 28 people – you’re the most likely to burgle

L’épisode reprend quelques semaines plus tard et Kelso est maintenant bien implanté dans la vie de sa fille (on notera la réapparition très cool d’Angie du coup et au passage la redisparition du chien de Kitty ou de Midge). Du coup, ça laisse Fez dans le rôle de l’arbitre entre les deux couples restants : Donna & Eric vivent mal le fait que Jackie & Steven apparaissent comme un couple plus solide qu’eux, surtout quand Kelso les choisit comme parrains/marraines. Alors, certes, leur couple paraît plus logique et stable, mais de là à les avoir dans ces rôles-là, au secours. Merci Kelso de bouger un peu Eric et Donna. Bon, sinon, le gros de l’intrigue de l’épisode, c’est d’apprendre que Fez est SDF et dort dans le magasin d’Angie et Hyde. Kitty propose bien la chambre de Laurie, mais Red n’est pas trop d’accord. Et Michael non plus d’ailleurs, car il la veut pour Betsy. L’épisode était un peu longuet, mais en même temps, ça l’impression d’avancer un peu sur les différentes intrigues. Enfin.

Épisode 20 – Gimme Shelter – 13/20
I have wasted an entire year doing absolutely nothing

Wouhou, Jackie a son diplôme à son tour ! La fin d’année approche à la fois pour les personnages et la série et Eric se rend compte qu’il a perdu un an, à nouveau, encore, toujours. Il décide donc de devenir chiropracticien, mais bien sûr ça ne fonctionne pas du tout et il casse Donna plus qu’autre chose. Fez cherche un lieu où habiter mais finit quand même chez les Forman pendant un moment. Il finit quand même en colocation avec Michael. Jackie organise une soirée à laquelle personne ne va et qu’on ne voit pas. Bref, l’épisode perd en humour au fur et à mesure et c’est dommage, mais il est cool de voir Eric se décider sur une carrière (et en plus la même que moi).

Épisode 21 – 2120 So. Michigan Ave – 15/20
All right, Château Kelso is open to business. You know Château is the German word for mystery.

Surprise : Eric n’a pas son diplôme car il a foiré les épreuves de sport. Il doit donc prendre des leçons d’été. Mouais. Une bonne excuse pour retarder encore la prise en main de ce flemmard ? Bien vu les scénaristes. Pas de bol, c’est le frère de Kelso qui fait l’entraînement, parce que lui aussi a une sacrée logique de carrière. Bref, c’est long et gênant pour Eric, comme d’habitude. C’est mieux du côté de Fez et Kelso qui s’installent chez eux avec l’aide de Kitty et le sabotage de Red, qui prend un malin plaisir à se venger des années où les garçons ont squatté chez eux. Et ça ça rattrape le tout, pour le coup.

Épisode 22 – 2000 Light Years from Home – 16/20
Hot sex, all I have is hot soup. You can’t make love to that and it’s damn hot.

Kelso décide de rompre avec Angie pour on ne sait pas quelle raison. Non, franchement. Les scénaristes savent comment se débarrasser d’un personnage car en plus elle est promue à l’autre bout des États-Unis. Du moins, c’est ce qu’elle croit : la vraie promotion est pour Hyde qui obtient l’indépendance au magasin. Sympathique conclusion ex machina pour le personnage, ce job sorti de nulle part correspond totalement à Steven, c’est bien joué. Par ailleurs, Eric découvre que l’argent de ses études a permis d’acheter la boutique de Red et doit parvenir à trouver un moyen de s’autofinancer. Certes, il y parvient, mais cela suppose pour lui de partir être professeur en Afrique, ce qui ne plaît à personne sauf lui (et Red, bien sûr). L’épisode se termine donc sur une presque rupture mais pas tout à fait de Donna et Eric. Comme ça faisait longtemps…

Épisode 23 – Take it or Leave It – 16/20
Maybe she cheated on him and she’s pregnant!

Jackie lance un ultimatum à Steven : il a quelques jours pour lui dire s’il voit un avenir avec elle ou non, car elle a maintenant un avenir qui s’ouvre à elle à Chicago. Il ne faut vraiment pas grand-chose pour que tout ça bouge enfin, mais soyons honnêtes, j’ai du mal à accrocher à cette intrigue ou à celle d’Eric en Afrique : on a bien compris que toute la série se déroulerait dans ce putain de sous-sol Forman. Donna essaye de convaincre Eric de rester, mais ça ne marche pas franchement. Les garçons préfèrent traîner avec Charlie, dont le père tient un entrepôt de bières. Ca sent l’intérêt mal placé ou je m’y connais pas. Jackie finit par se barrer, seule, sans avoir parler à Hyde. Outch. OUTCH.

Épisode 24 – Short and Curlies – 16/20
But I am stuck here in this stupid place with no way out

Donna est tellement géniale quand elle fait chier Hyde parce qu’il est amoureux ! Pardon, un peu de sérieux, c’est parti pour le résumé ! Kitty est la reine des passive-agressives dans cet épisode où elle fait payer à Eric sa décision de partir en Afrique trois jours plus tard. Donna lui cherche le cadeau de départ idéal et lui offre une séance avec Leia. Quant à Jackie, elle n’est pas vraiment partie pour Chicago à cause de Pam et passe un moment à essayer de se cacher de Steven. Quand elle tombe finalement sur lui, les choses ne se passent pas comme elles devraient. Bref, elle laisse Kelso l’emmener à Chicago, mais il s’arrête pour lui faire prendre le bus, ce qu’elle ne veut pas faire, évidemment. Elle parvient donc à le forcer à faire ce qu’elle veut, comme toujours. Oh je n’aime pas ce rapprochement. Enfin, Charlie tombe sur Kitty nue dans sa chambre. Deux fois. Et c’est drôle sans plus par rapport au cosplay Donna/Eric (et Fez).

Épisode 25 – ‘Til the Next Goodbye – 18/20
You know we always have to remember THIS moment.

Kelso et Jackie sont donc à Chicago alors qu’Eric découvre qu’il a besoin de vaccins pour aller en Afrique, deux jours avant de partir. C’est l’heure du départ pour Jackie certes, mais ça l’est surtout pour Eric et tout le groupe en prend peu à peu conscience. Ils sont pas bien réactifs, moi ça m’aurait foutu bien plus nostalgique que ça bien plus rapidement sérieux. Le plus génial en pas réactif cela dit, c’est que Red et Kitty découvrent ENFIN que les garçons fument depuis des années dans l’une des scènes les plus drôles de la série, reprenant des effets de la saison 1. Kelso accompagne Eric faire ses vaccins, Red va jusqu’à faire un câlin à son fils après lui avoir donné son couteau, Donna lui permet de partager un dernier moment à deux sur la voiture. Vous savez quoi ? Cet épisode finit par me foutre la nostalgie et putain, je suis plus qu’à 22 épisodes de la fin. Aussi, je reconnais que je me suis planté : cette fois Eric semble vraiment partit, de même que Jackie est à Chicago. ET PUTAIN, Jackie a bien trompé Hyde avec Kelso. C’est naze !

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EN BREF – Une bien longue saison qui s’est perdue à de maintes reprises en chemin et a figé une bonne partie de ses personnages dans leur vie (Donna, Eric, Fez, Kitty, Eric, Bob…), pendant que d’autres disparaissaient plus ou moins totalement (Midge, Pam, Laurie…). Je trouve ça bien dommage, ça manque souvent de rythme et l’humour s’épuise dans un grand nombre d’épisodes. C’est sur la fin de saison que soudainement les scénaristes se réveillent et font avancer les personnages, probablement pour préparer le terrain de ce que sera la dernière saison… L’arrivée de Charlie par exemple n’est probablement pas innocente.

American Horror Story (S06)

Avis : Deux ans que j’ai arrêté de suivre American Horror Story à la semaine, mais voilà, challenge séries oblige, je suis au rdv (avec 24 bonnes heures de décalage) pour le début de cette sixième saison, un mois tout juste après avoir fini la saison 5.

Je n’attends plus grand-chose de neuf de la série, même si certaines nouveautés de la saison dernière m’avait bien plu. J’ai échappé à tout spoiler, ce qui inclue les bandes-annonces qui, de ce que j’ai compris, étaient de toute manière construites de manière à ce qu’on ne soit pas spoilé. Je ne sais donc rien de cette saison, pas même les contrats renouvelés, ça me permettra un peu de surprises (bon, je mens, j’ai lu hier qu’un ancien de Glee et de Quantico allait débarquer, wouhou).

Alors du coup, difficile de faire une intro très originale, sachez juste que je regarde la série par habitude plus que par goût, donc j’ai tendance à la critiquer facilement ! Voilà c’est dit.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 01.pngChapter 1 – 16/20
That was the worst night of our life

Crédibilité, après ma dernière phrase d’introduction, je mets un 16, normal. Alors attendez que je m’explique : j’ai trouvé que pour une fois, la série s’était vraiment renouvelée et c’est un peu ce que j’attends d’une série qui se veut anthologique quoi. Cette année, le style visuel, le rythme et les personnages confiés aux acteurs vont être différents. Paulson qui joue la blonde écervelée, c’est mieux quoi. Et puis, Lily Rabe. Et puis, pas mal de nouveaux acteurs aussi ! L’aspect documentaire n’est pas forcément ce que je préfère, mais au moins ça comble les interminables silences habituels et ça revivifie les temps morts. Le fait de ne pas connaître le thème m’a largement aidé aussi à entrer dans l’ambiance, car l’air de rien je me posais pas mal de questions et ça mettait en position active, là où d’habitude, je me demande juste si j’ai bien deviné ce qui allait se passer dans la scène. Voilà, c’était ce que j’avais à dire pour les aspects positifs que je n’attendais pas – plus – dans cette série. Rien que pour ça, ça méritait une bonne note. Maintenant que c’est fait, je peux en revanche largement nuancer : par expérience, chaque fois qu’une saison semble me plaire, elle se perd malgré tout en route et devient d’un ennui extrême en multipliant les sous-intrigues. Ce premier chapitre semble permettre exactement ce genre de dérives (c’est bon, je les vois d’ici les épisodes spéciaux Halloween sur les gens aux torches, celui sur les trois défigurés du début, celui sur le passé de la baraque, etc.) et ça me gave d’avance. Je ne compte pas le nombre de fois aussi où j’ai levé les yeux au ciel : la fausse-couche, cliché s’il en est, les répliques sur les flingues, le bain toute seule en extérieur, suivre une inconnue dans la forêt en abandonnant sa voiture… C’est bon, quoi. Qui fait ça ? Dernier point sur le documentaire : s’il a des aspects positifs, il peut aussi rapidement être chiant. Ce sera soit ils ont tous survécu et c’est une production hollywoodienne qui retrace leur vie, soit ils sont tous morts et ce sont des acteurs qui racontent leur histoire. Dans un cas comme dans l’autre, ça va sur le long terme présenter pas mal de défauts. Bon, cela dit, pour un lancement de saison, c’est plutôt réussi et je ne sais toujours pas bien ce que ce sera le thème de la saison, ce qui est très très positif : le savoir a tendance m’ennuyer profondément car je suis rarement attaché aux personnages en si peu de temps/si peu de profondeurs psychologiques. Là au moins j’ai un investissement à chercher ce que ce sera – parce que « inspirés de faits réels » me paraît un peu louche vu tout le côté fantastique/mythologie, je pense qu’il y aura autre chose. Donc ne me dîtes pas en commentaires, je ne doute pas que l’info était dans l’épisode, mais ça m’a pas encore marqué. Pfiou, c’est un sacré long commentaire par rapport à ce que je fais d’habitude, ça doit prouver que ça méritait une bonne note. À la semaine prochaine !

02.pngChapter 2 – 15/20
It’s amazing how long a person can rationalize the irrational.

Bien, ce second épisode confirme que la saison est sur une très bonne voie. Certes, j’en ai déjà marre de les voir se paumer dans les bois comme des boulets et la prévisibilité est très grande, mais il y a un vrai sentiment de peur qui est dégagé du jeu des acteurs. En fait, pour la première depuis cinq ans, les scénaristes essayent de nous faire peur et, rien que pour ça, j’ai envie de donner beaucoup de chances à cette flopée d’épisodes. Pour une série qui a le nom « horror » en titre, l’ambiance n’a jamais réussi à me faire flipper, c’est juste glauque. Là, la rythmique des plans est aussi haletante que les acteurs et il y a des jump scares plus ou moins bien trouvés disséminés un peu partout. À propos du rythme d’ailleurs, l’épisode ne dure que 38 minutes. Depuis le temps que je disais qu’il y avait dix bonnes minutes d’épisodes dans AHS qui ne servait à rien d’autre que des plans à rallonge… Ça me plaît beaucoup ce format réduit à environ quarante minutes, j’espère que ça va continuer. Le thème de la saison est loin d’être explicite par rapport à d’autres fois – on n’a même pas de générique ! – et c’est une excellente chose, car on est un peu plus perdu que d’habitude. De plus, c’est une excellente chose de ne se concentrer que sur un nombre réduit de personnages (3, 4 avec Flora), cela permet d’être beaucoup plus dedans que d’habitude, sans pour autant empêcher un casting important (grâce au à l’aspect documentaire notamment, c’est vrai). Je continue donc de craindre une baisse qualitative ou des flashbacks ennuyeux, mais pour l’instant, je suis accroché face à cette saison et c’est assez dingue, aussi inattendu qu’appréciable. Le cliffhanger final nous laisse incertain sur le sort réservé à Flora qui a rejoint son amie imaginaire, Priscilla. Bien, bien, bien. Allez pour la peine, je vais m’écouter la tchouk tchouk musique (désolé, mais ça casse bien le côté horrifique un nom pareil quand même !).

03.pngChapter 3 – 15/20
It was something from a nightmare

Toujours pas de générique, mais cette fois, « dramatic re-enactement » est écrit en début d’épisode : il semble confirmé que les acteurs sont ceux du « passé » alors que ceux du documentaire sont ceux qui ont vécu les événements. D’ailleurs, pour la première fois, cet épisode nous offre l’envers du décor du documentaire, avec notamment un journaliste pour poser les questions. Pourquoi pas. Lee, Shelby et Matt sont toujours en quête de Flora et ce n’est pas parce qu’ils ont appelé les flics qu’ils ne vont pas mener l’enquête par eux-mêmes dans les bois, allez comprendre la logique dans cette série. Cette saison confirme malgré ce genre de détails absolument pas crédibles qu’elle est l’une des meilleures, en ne se concentrant que sur quelques personnages, parant enfin l’un des grands défauts inhérents à chaque partie de cette grande anthologie. Cependant, ils ne nous laissent pas non plus le temps de nous attacher aux personnages qui se font enlever ou tuer et ça c’est une erreur : la mort de l’ex-mari de Lee ? Rien à faire, en fait. On enchaîne ensuite sur une histoire de spiritisme qui mène à la colonie perdue de Roanoke, comme les images à la fin de chaque acte l’indiquaient. Nous voilà donc embarqués pour une nouvelle histoire de fantômes, grand classique de la série. L’épisode est parfaitement maîtrisé, l’écriture est digne des films d’horreur à la mode, le Croatoan est un classique américain, le casting paraît meilleur que d’habitude (ce rôle de Lady Gaga, génial) et même les flashbacks semblent mieux fichus que d’habitude. Je reste suspicieux, je me souviens avoir aimé le début de saison 4 et particulièrement été déçu par ce qui suit Halloween, mais franchement c’est bien parti et le rythme y est, dans des épisodes qui ne s’attardent pas plus de 42 minutes.

04.pngChapter 4 – 13/20
Croatoan, it’s the third time I heard that name. I don’t understand.

Apparemment, Shelby ne connaît pas Google (oui, je recycle les commentaires que je fais sur TVshow time, j’avoue). Moi, quand je connais pas un mot, je vais sur Google. Non ? L’épisode commence un peu mieux que d’habitude avec l’attaque de « Mr Piggy » (c’est vraiment son nom ?), mais ça retombe assez vite bizarrement. On erre ensuite un peu ensuite, ils m’ont perdu en cours de route, surtout une fois dans les bois. Cet épisode part dans les méandres des flashbacks explicatifs inévitables et du coup, c’est vrai que j’ai rapidement décroché sur de nombreuses scènes qui ne parvenaient pas à bien capter mon attention. Ça reste un bon épisode par rapport à ce qu’a pu proposer la série dans d’autres saisons. J’espère quand même que cette pause ne s’éternisera pas ou qu’on verra un peu ce qu’il advient de Lee maintenant qu’elle est arrêtée. Quoiqu’il en soit, il faut bien que je reconnaisse à nouveau que j’aime vraiment beaucoup Lady Gaga. Déjà l’an dernier, son rôle de la comtesse était cool et m’avait convaincu niveau acting (pas comme d’autre si j’en crois les commentaires sur mon article de la saison 5), mais cette fois, personne ne pourra plus dire qu’elle ne joue pas. En effet, son personnage est aux antipodes de ce qu’était la comtesse en étant cette fois assez primaire, même si du coup, on en revient à une addiction au sexe. Rien de bien original pour AHS, sauf que Lady Gaga le joue plutôt bien. Je peux comprendre qu’on n’aime pas cela dit, mais moi, elle m’a sauvé mon épisode cette fois ! Quant à l’absence d’Evan Peters malgré son nom au générique, il m’apparaît de plus en plus évident que c’est qu’il est derrière le masque de cochon de Mr Piggy. Allez, une petite révélation de son visage pour Halloween ? Je lance le pari, ça me coûte rien !

05Chapter 5 – 18/20
You should’ve never bought that house

La force de la contradiction. Combien de fois me suis-je plain des épisodes hors sujet et des flashbacks d’American Horror Story ? Après autant de fois que de flashbacks tout au long de la série. Et pourtant, cette fois, c’était vraiment intéressant de revenir aux origines de la maison au centre de cette saison. En plus, ça ne dure qu’un tiers de l’épisode, mais ça ne m’aurait pas dérangé que ça se prolonge un peu. Bref, Evan Peters est de retour dans un rôle sacrément diminué par rapport à ce qu’il fait d’habitude, mais ce n’était pas spécialement dérangeant. Ce n’est pas le seul retour dans le casting cette semaine et comme il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cet épisode (excepté Paulson lalala), ça passe très bien. Cet épisode est assez bizarre en terme de construction, passant d’une période à l’autre, pour ensuite osciller entre Lee et le couple. Le rythme est donc excellent, les jump scares réussis, le jeu d’acteur et le développement vraiment bon. Les défauts habituels de la série sont toujours là bien sûr, mais ce côté reportage et l’histoire permettent de les dépasser un peu. Cette saison poursuit de manière improbable sur sa bonne lancée pour l’instant et je crois que j’ai rarement autant aimé un épisode de cette série. Je m’inquiète bien sûr énormément sur ce que va nous réserver la suite maintenant qu’une grosse partie de l’intrigue est terminée. Cette première mi-saison était en tout cas réussie et ça me rassure pour le mois de diffusion qu’il reste : même si c’est moins bon ensuite, ça sera quand même un bilan plutôt positif qui me donne presque envie de voir la saison 7, confirmée récemment.

06.pngChapter 6 – 17/20
Fuck you Sidney, fuck you, mother fucker.

Oh mon dieu, mais qu’est-il arrivé à leurs chevilles ? On passe donc de l’autre côté, avec un documentaire nous montrant cette fois les coulisses de la préparation d’une nouvelle émission de télé-réalité dans la maison hantée. C’est juste hyper décevant du coup, même si j’apprécie de voir un peu plus Lily Rabe, les raisons du retour à Roanoake ne sont pas crédibles du tout et c’est dur de passer au-dessus de ça. Bon, la mise en abîme, la critique de la télé et de la société, le méta… tout ça sont des thèmes que j’adore, mais franchement, j’avais plutôt l’impression d’être dans un bon humour à la Glee. Et puis, sorti de nulle part, Mr Piggy m’a donné le sursaut de l’année (et pourtant, c’était probablement prévisible !). Du coup, j’ai beau avoir détesté la première moitié de l’épisode, cette scène, suivi de mariage totalement improbable d’Evan Peters et Sarah Paulson. Du coup, même si c’est n’importe quoi, je suis juste tellement mort de rire que le côté peur passe bien quand il surgit. C’est fun, c’est définitivement n’importe quoi et clairement pas l’American Horror Story que j’attendais, mais bizarrement je suis plus dedans que d’habitude beaucoup plus que d’habitude. Il est brillant d’avoir passé une moitié de saison à nous avoir habitué à ses personnages et à la certitude que tout le monde survivait… pour nous retirer ça subitement ! Il aurait mieux valu faire l’annonce après la première mort, mais c’est juste un principe de base excellent et accrocheur. J’ai tellement changé d’avis en cours d’épisode que j’ai décidé de surnoter cet épisode, surtout qu’ils ont osé retirer Evan Peters aussi rapidement… Les fans vont hurler, moi, je trouve ça vraiment bien joué de leur part !

07.pngChapter 7 – 18/20
I know that I’m about to die and I want the world to know exactly who was responsible for my murder

Le slasher continue et on nous le rappelle dès le début d’épisode en passant de l’autre côté de la caméra. C’est une excellente idée pour entamer ces quarante minutes que de nous montrer un massacre en coulisses, cela explique aussi pourquoi personne n’intervient pour les aider. La psychose s’installe peu à peu dans la maison où tout le monde passe son temps à filmer. Les angles de vue choisis sont du coup assez passionnants d’un point de vue réalisation, car ils tentent d’imiter au plus près la télé-réalité. Les personnages qui sont acteurs commencent à comprendre que la maison est bel et bien hantée (mais en revanche, faut qu’on m’explique comment le premier tournage a pu avoir lieu sans problème). C’est un vrai plaisir, j’en arrive même à oublier parfois qu’un seul d’entre eux survivra. Le mystère reste entier : je pensais que Shelby ne passerait pas l’épisode, mais finalement, c’est elle qui est une meurtrière et explose la tronche de Matt, elle a ses chances de terminer en vie. En tout cas, au rythme où ça va, je ne sais pas s’ils tiendront encore trois épisodes car celui-ci était extrêmement sanglant et vif. Jamais une saison d’American Horror Story n’aura été aussi efficace, car jamais encore ils n’avaient proposé un tel slasher. Et à la différence des autres que j’ai pu voir, on a eu le temps de s’attacher aux personnages. Je trouvais que c’était un défaut en début de saison de savoir qu’ils survivraient tous,  et finalement c’est tout l’inverse.

08.pngChapter 8 – 16/20
She’s way too self-centered to commit suicide

« Bon alors qui va mourir dans cet épisode ? » C’est assez agréable de commencer un épisode de série d’horreur sur cette pensée et en sachant que personne dans le casting ne va s’en tirer : on est sûr d’être servi autant dans le gore que dans le stress. C’est moins cool de le commencer en sachant que la meilleure actrice y est passée la semaine dernière : la vraie Butcher est ainsi moins terrifiante que l’actrice qui était chargée de l’incarner. Bon, c’est vrai qu’en terme de temps passé à l’écran, c’était un calcul gagnant, mais c’est un peu dommage dans le fond niveau crédibilité de l’histoire. Bon, cela dit, c’est un point que je leur pardonne assez vite vu la qualité globale de la saison. L’épisode est une fois de plus plutôt sympa, surtout que Shelby se suicide alors que je la voyais bien être dans les deux derniers à survivre. Cette partie de l’intrigue était plutôt marrante, mais pas bien exceptionnelle pour autant. J’ai préféré ce qu’il se passait du côté de Lee cette semaine, qui séduit son bourreau pour réussir à s’enfuir… et mieux revenir dans la maison hantée. Les personnages font pas mal de va-et-vient dans cet épisode, entre les différentes pièces et l’extérieur, mais finalement deux d’entre eux meurent. C’est assez sadique comme mise en scène et comme écriture, avec des survivants qui passent plus de temps à faire face à leurs amis (et famille) morts qu’à chercher un moyen de se barrer. Le jour s’est finalement levé et je me demande de quoi seront faits les deux derniers épisodes de cette saison, même si l’explication fournie pour rallonger l’intrigue passe plutôt bien. Enfin, cela dit, je préfère passer pas mal de temps en prison pour meurtre (que techniquement elles ont commis après tout) que de me faire tuer dans cette baraque. Certes, son boulot d’actrice est foutu, ben cool, tu peux toujours faire être un autre boulot et au moins tu vis. Bon, en tout cas, je comprends mieux pourquoi cette saison est plus courte que les autres et c’est tout bénef’ d’avoir moins de temps mort qu’avant !

09.pngChapter 9 – 20/20
You can’t just Google Map the Roanoke House

Bien, American Horror Story aura su me surprendre tout du long cette année avec l’ajout de trois jeunes dans le délire Roanoke cette semaine. C’est un grand classique de la série de s’éparpiller dans de nouvelles intrigues en cours de route, mais le gros avantage cette année, c’est que chaque ajout était vraiment lié à la thématique… et surtout que chaque ajout ne survit pas à l’épisode. Il n’est pas question de flashbacks déconnectés de l’histoire au cours de cette saison, tout est vraiment lié là où d’habitude les liens ont du mal à me convaincre. C’est l’avant-dernier épisode et il est inutile de préciser une fois de plus que j’adore cette saison. Elle n’est pas exempte de défauts évidemment, la nuit tombant bien trop vite dans cet épisode et les personnages agissant tous de la manière la plus stupide possible depuis le départ (y compris et surtout ces nouveaux adolescents). Oui, mais pour une fois, je reconnais que le casting est tout simplement génial, chaque ajout d’acteur étant une réussite avec quasiment l’ensemble de ceux que j’aime dans cette série enfin réunis (il n’y a que Paulson qui est toujours là, mais même elle j’ai fini par l’apprécier dans ce rôle un peu moins insupportable que d’habitude). Maintenant que tout cela est dit, inutile de préciser que cet épisode est totalement traumatique. L’ensemble du casting restant est complété par ces trois nouveaux personnages et il est temps de savoir qui survit à ces trois jours en Enfer, déjà. C’est inattendu car je pensais qu’on finirait l’épisode sur deux survivants pour savoir qui y passerait seulement la semaine prochaine. Les scénaristes prennent l’excellent parti de nous surprendre – et en tout cas moi ils m’ont eu – en tuant tout le monde dans celui-ci. Il ne reste qu’Audrey et Lee qui tentent de s’entretuer et c’est finalement Audrey qui y passe dans un excès de rage. C’est con, c’est très con. Chapeau bien bas à Adina Porter pour sa prestation de Lee, que ce soit pendant la possession par la Butcher ou au réveil, traumatisée, elle a su me convaincre encore cette semaine. Je l’ai toujours trouvé bonne actrice, mais cet épisode est l’un de ses meilleurs – mais c’est aussi l’un des meilleurs de la série, qui manque juste d’un vrai jump scare. Il faut bien que j’avoue avoir détourné le regard une ou deux fois, juste au cas où, l’angoisse étant montée et ne voulant pas savoir quel horreur allait encore se produire. D’ailleurs, je me refuse à voir le trailer de l’épisode 10 pour me garder un maximum de surprise de ce type et je suis donc très intrigué par ce que nous réservera le dernier épisode de la saison. Même s’il est mauvais, ce ne sera pas bien grave car cette année aura réussi l’exploit de me faire aimer une série que je critique violemment depuis le début. Il faut que j’arrête de le répéter, ça fait deux mois maintenant, mais je ne m’y suis toujours pas fait. Dernier point dont je souhaite parler cette semaine : l’épisode ne durait que 36 minutes et mon dieu, j’aimerais que ça inspire d’autres séries (coucou Walking Dead). Malgré cette durée raccourcie, j’ai eu l’impression d’un épisode complet et long, parce que l’angoisse y était, certes, mais aussi le rythme. L’épisode aurait pu être plus long, c’est vrai, en ajoutant les traditionnels plans interminables et gros plans qui font soit disant la qualité d’une série ces dernières années. Je suis bien content qu’AHS prenne le parti de les virer pour fournir un produit réussi. J’ai parfaitement conscience que c’est la surprise de voir tant de qualité en saison 6 qui me font apprécier autant ces épisodes et que je surnote un peu, mais franchement, c’est avec plaisir.

10Chapter 10 – 18/20
You stupide f*ckers, you deserve to die.

Et bien cette saison se termine de la meilleure des façons en divisant ce dernier épisode en plusieurs mini-documentaire comme on peut en voir tous les jours (soirs ?) à la télé et sur Youtube. En repartant sur un premier acte flashback des conventions de l’émission Roanoke Nightmare, la série critique assez ouvertement les excès des fans et les réactions extrêmes que peuvent provoquer de simples épisodes. La parodie est un peu poussive, mais fonctionne plutôt bien et finit limite par foutre des frissons. Le second acte est l’extrait d’un documentaire nommé « Crack’d » qui permet de boucler définitivement les pistes laissées ouvertes par le chapitre 9. On enchaîne ensuite avec le retour annoncé en grande pompe de Lana Winters, que je craignais vraiment. Je ne voyais pas l’intérêt de lier les saisons comme ça, mais c’était finalement moins dérangeant qu ce à quoi je m’attendais. L’acte suivant est un nouveau massacre a priori totalement inutile durant la blood moon. Les personnages de Spirit Chasers ne sont pas franchement introduits et l’on s’en fiche pas mal de les voir mourir, malgré un bon jump scare. La quête de Flora qui ramène Lee dans la maison n’est pas tout à fait ce que j’espérais. J’en ai marre de la Flora, c’est vrai, cependant je reconnais que ça construisait la fin horrifique idéale et un ultime développement psychologique destructeur pour Lee, qui décide de se suicider pour sa fille. La fin pour le personnage est plus poétique que ce que j’aurais pu penser et met un terme à la saison en tuant la dernière des personnages à la base de cette saison. Le cliffhanger est un brin prévisible, mais pas dérangeant du tout.

11

EN BREF – Je sais que le monde entier s’extasie devant et encense Black Mirror, mais franchement cette saison d’AHS aura fait bien plus dans la critique des médias et des technologies pour moi, tout en proposant un double slasher définitivement efficace. Jamais AHS ne m’aura autant plu que dans sa constante réinvention en cours de saison sans perdre de vue l’essentiel, à savoir la volonté de construire une horreur unique et non plurielle comme à son habitude. C’est avec plaisir que je reviendrai voir cette saison  qui possédait tous les éléments nécessaires au frisson, accompagnés de parodies murphyesque totalement loufoques et excessives, comme à son habitude. Le travail de photographie est excellent et sublime, le jeu des acteurs vraiment bon cette année et le rythme n’a jamais été aussi vif dans la série. Gros coup de cœur de ce début d’année et de mon Challenge Séries 2016, je ne m’attendais vraiment, vraiment pas à ça en commençant cette saison, mais je l’ai répété à chaque épisode alors je crois qu’il est temps de mettre un point final à cet article !

Blindspot (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’ensemble de la saison, épisode après épisode, semaine après semaine.

Avis : Blindspot, ce n’est pas ma tasse de thé en terme de genre. On a affaire dès les premières minutes à un procedural tout ce qu’il y a de plus classique. Malgré tout, la présence d’Ashley Johnson (Patterson) au générique m’a convaincu de regarder, car c’est une actrice très fun (si vous aimez le personnage, soyons clair, elle est très très inspirée de l’actrice) !

Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Peu à peu en cours de saison 1 (attention spoilers, ceci est un article sur la saison 2), l’équipe a commencé à se souder et moi, j’ai commencé à les apprécier. Je dirais que j’ai souffert sur la première mi-saison tellement c’était lent et pas du tout le genre de choses que j’aime regarder, puis que ça a commencé à devenir brillant ensuite. La disparition de David, le développement du personnage de Patterson, l’épisode centré sur Tasha, les chasses aux trésors et aux indices, l’identité mystérieuse de Jane qui est/n’est pas/est/n’est pas Taylor… J’ai fini par me laisser prendre au piège et la fin de saison l’an dernier m’a beaucoup plu.

De cette saison, j’attends sensiblement la même chose : des épisodes super chiants parce que conçus comme intrigue de la semaine qui ne fait pas bouger les intrigues de fond et d’autres vraiment bien foutus avec le développement progressif des intrigues de fond, notamment d’Orion. Pour être honnête cependant, j’ai oublié pas mal de choses et j’espère un Previously on qui fait bien le tour de tout le drama, parce que je n’ai que quelques scènes – mes préférées comme Tasha dans la maison en feu, Patterson dans la neige, la mort de leur chef qui était encore un Code 307, … – qui me reviennent… Qu’importe, c’est parti pour la saison 2 !

Note moyenne de la saison : 13,5/20

 01.pngÉpisode 1 – In Night So Ransomed Rogue – 20/20
We miss working the tatoos

Bon, beh c’est foutu pour le résumé complet, ça ne me rappelle que ce dont je me souvenais déjà. Peu importe, ça commence en pleine action trois mois plus tard avec une Jane qui parvient à s’échapper… je me souvenais simplement qu’elle s’était fait arrêter alors je ne vois pas bien le rapport, mais en trois mois beaucoup de choses ont pu se passer.

Tout autant d’action se déroule deux semaines plus tard avec l’équipe qui nous fait une virée en moto et conclue une enquête dont nous ne saurons rien. Très rapidement donc, tout est redéfini dans la série et les rôles secondaires semblent plus développés que dans mon souvenir (surtout Tasha, c’est comme s’ils m’avaient écouté).

L’intrigue est totalement renouvelée et ça semble être pour le mieux, surtout que le résumé est finalement effectué en cours d’épisode. C’est le genre de choses qui me saoule habituellement dans une série, mais vu que, comme je le disais en intro, j’ai oublié pas mal de passages de la saison 1, c’était bienvenue.

Quant aux nouveaux acteurs embauchés pour cette saison, ils s’intègrent tous les deux dans l’ADN du show à la perfection. Certes, je suis pas super objectif puisque j’adore Luke Mitchell, mais sa scène de combat avec les flics perçue selon le point de vue de Jane était géniale. J’aurais dit que c’était dommage qu’il ne soit là que pour assumer le rôle d’Oscar que Jane a tué dans le final de l’an dernier, mais bon, les scénaristes ont prévu le coup : c’est Roman, le frère de Jane, qui, elle, s’appelle donc Alice.

J’ai envie de croire que j’ai une fois de plus sous-estimé la série pendant la pause parce que cet épisode était juste ouf et apportait tellement de réponses ! Toute la saison 1 est balayée en quarante minutes : toutes les questions trouvent leur réponses, les dynamiques entre personnages, les intrigues, les perspectives sont réécrites…

Tout est neuf et mieux, beaucoup mieux qu’au cours du pilot de la saison 1. La série est en train de grimper dans mon estime à une de ces vitesses ! Je me sens pressé d’être jeudi pour voir la suite et c’est bien l’une des premières fois avec eux !

02.pngÉpisode 2 – Heave Fiery Knot – 15/20
I miss being her and maybe that’s an horrible thing to say to you but we’re trying to be honest with each other, right ?

Sans surprise puisqu’il s’agit d’un second épisode, c’est un peu plus long cette semaine et tous les mouvements de caméra ou zoom du monde n’y changeront rien, on a bien moins de révélations. Le côté enquête de la semaine est trop ancré dans l’ADN de la série pour disparaître, mais il est désormais un prétexte à l’évolution des personnages, ce qui est une bonne chose.

Il est beaucoup question de la réintégration de Jane à l’équipe dans ces 42 minutes, ce qui coince surtout du côté de Tasha. Je ne boude pas mon plaisir concernant cette intrigue, contrairement à tout ce qui concerne Kurt (de près ou de loin) qui est un peu trop.. trop, justement.

Il est donc un futur papa, ça peut être intéressant, mais tout son drama avec Jane, je sais pas. Je suis pas forcément fan de leur couple. En revanche, Jane qui essaye de se faire une raison et de comprendre non plus son rôle dans tout ça, mais quel rôle elle veut jouer est excellent, de même que ses relations familiales.

Patterson qui se fait draguer, ça fonctionne toujours (et on commence à sentir la page se tourner), mais moins que Patterson qui ne fait pas confiance à la NSA.

Enfin, Edgar sent bon le choc post-traumatique, ce qui promet une sous-intrigue (et un épisode ?) centrée sur lui cette année.

Bref, un peu de temps d’écran est accordé à tout le monde en parallèle de la mission et chaque personnage connaît une évolution dans cet épisode ce qui fait que, même si la mission de la semaine est évidemment résolue comme prévue, je n’ai pas trop l’impression de perdre mon temps comme cela m’arrive si souvent devant les séries de genre procedural.

03.pngÉpisode 3 – Hero Fears Imminent Rot – 12/20
Whether we like it or not: she’s on her own

Retour à un côté beaucoup plus procédural cette semaine avec des attentats qui inquiètent à peine l’équipe trop préoccupée par ses petites affaires vis-à-vis de Jane.

On en découvre plus sur la famille de Jane également, mais ce n’est fait que pour les construire en méchants stéréotypés alors que jusque-là on avait un doute sympa.

L’identité de la taupe reste un mystère qui tourne clairement autour de ce psy parlant arabe en secret et la nouvelle boss qui tue les terroristes alors qu’ils étaient prêt à se rendre. Je ne suis pas du tout convaincu par cet épisode donc, qui ne distille que quelques informations vraiment intéressantes. Ou alors, je n’étais pas à fond pour cet épisode parce que je me préparais une valise, allez savoir.

Je sais que tout n’est pas perdu néanmoins car la série a quelques bonnes intrigues en réserve (la grossesse dont on n’entend plus parler, l’évolution de Patterson, le trauma d’Edgar…). Le dernier acte est bien monté et sème de nouvelles graines intéressantes (Roman/Jane), mon intérêt, malgré la note, n’est pas totalement éteint.

L’épisode ne m’a pas convaincu, la série garde de bonnes pistes à explorer et le montage final en hommage à Mayfair fait partie de ces bonnes trouvailles.

04.pngÉpisode 4 – If Beth – 13/20
We’re not attacking this country, we’re defending it

Bon, clairement, je ne donne pas ces treize points pour l’intrigue de la semaine qui était encore très peu crédible et surtout très prévisible.

Je ne saurais expliquer comment ou pourquoi, mais j’étais à peu près sûr que la nana qu’ils chassaient faisait partie d’une organisation américaine. C’est probablement la question de Tasha se demandant qui elle était qui m’a mis la puce à l’oreille. Dans le même genre : ne laissez pas Patterson seule sur le terrain, sérieusement. Je sais qu’elle est badass (et ressemble totalement à Clover des Totally Spies sur cette capture de l’épisode, référence ultime), mais c’est à croire qu’ils n’ont rien appris de la saison 1 !

Bref, non, ces points, je les mets parce que les scénaristes se sont soudainement rappelés de la grossesse d’Allie, parce que le frère de Jane est en train, progressivement, de sauver la saison à chaque épisode.

En fait, j’ai aimé le tout début et la toute fin de l’épisode, l’intrigue autour d’Edgar avec Tasha le protégeant, la preuve supplémentaire de l’excellence de Patterson. Je suis moins accroché aux scènes laissées çà et là sur la relation Kurt/Jane (même si sa tête quand elle le présente comme son frère est parfaite, j’avoue) ou sur la révélation finale qui me laisse de marbre.

Ouais, bon, Kurt ne m’a jamais vraiment intéressé comme personnage, il est beaucoup trop cliché du flic américain là. Bref, la série a déjà proposé de bien meilleurs épisodes, mais aussi de moins bons, c’est pourquoi je me contente d’une note un peu moyenne.

05Épisode 5 – Condone Untidies Theft – 13/20
What is this Personal National Day ?

Dans l’intro de cet épisode, Roman défonce un mannequin et Jane se coupe les cheveux, ce qui lui permet de se rappeler subitement son passé, encore. Zut, même l’intro n’est pas intéressante cette semaine alors.

Patterson est en relation avec notre suspect idéal en tant que taupe, intrigue laissée de côté trop longtemps. Et l’enquête est à nouveau un attentat, qui a l’avantage d’inclure Allie dans les recherches. Pas franchement passionnant, malgré ce regain d’intérêt pour un personnage oublié deux épisodes sur trois habituellement.

C’était lent, bien que les plans soient aussi vifs que possible et ça se terminait comme d’habitude en fusillades sans grande conséquence ni sans vraie fin d’ailleurs. L’enquête est à peine résolue dans cet épisode qu’on passe déjà à autre chose et les quelques éléments faisant avancer la trame de fond me sont un peu passés sous le nez dans un espèce de « Meh. » général.

Bref, pas convaincu, malgré de bonnes choses. Un procedural, quoi. Ce n’est clairement pas ce que je préfère, donc forcément…

06.jpgÉpisode 6 – Her Spy’s Harmed – 15/20
If you think I kill him call the cops

On oublie complètement l’intrigue d’Allie cette semaine pour diviser l’équipe en plusieurs groupes.

Le plus intéressant est de loin l’intrigue Edward/Tasha, qui constituait le cliffhanger de la semaine dernière. On avance de ce côté-là à vitesse grand V, c’est très cool de voir leur amitié réellement mise à l’épreuve. Tasha est en train de merder dans les grandes lignes, mais c’est tellement fidèle à l’esprit du personnage !

Par ailleurs, Roman et Jane se retrouvent en mission infiltration ensemble et la relation frère/soeur qui se développe est formidable.

Pendant ce temps, Kurt part en mission avec Nas, ce qui m’a laissé de marbre tout du long, et Patterson découvre que celle-ci les espionne, après la scène la plus crève-cœur de la semaine où elle appelle son nouveau mec David. Bien joué. Le psy est de plus en plus présenté comme la taupe idéale, du coup, j’espère que ce ne sera pas lui car ce serait autrement un suspens bien foiré.

Cet épisode regrimpe un peu la pente en ce qui me concerne, car il donne enfin des choses intéressantes à jouer à mes deux personnages préférées, qui sont, des fois que ce ne serait pas encore clair, Patterson et Zapata. Évidemment.

07Épisode 7 – Resolves Eleven Myths – 13/20
Such a beautiful place to die with you

L’épisode commence par un rêve sympa de Jane où elle se retrouve en face à face avec elle-même après avoir embrassé Kurt.

J’étais tellement attentif la semaine dernière que j’ai d’ailleurs loupé le baiser entre celui-ci et Nas, qui doit être le pire développement que la série ait pondu jusque-là (et sur lequel les scénaristes persistent). Il m’a fallu un certain temps pour reconnaître le hacker de cet épisode qui avait eu un rôle sympa en saison 1 et qui semble ne pas avoir trop changé depuis.

En terme de réalisation, pas de changement avec cet épisode qui continue les mouvements de caméra insupportables. En terme d’écriture, on a un truc plutôt classique avec encore une infiltration au sein du FBI, qui doit être le bâtiment le moins sécurisé de toute l’histoire des séries à présent, entre ses agents doubles, ses meurtriers, ses taupes, ses infiltrés… En seulement deux saisons.

Qu’à cela ne tienne, l’épisode réussit à être un peu plus prenant en nous blessant Patterson (et en prouvant une fois de plus que Kurt est juste invincible), puis en mettant la vie de Tasha en danger. Le reste de l’intrigue est un peu grossière, avec une sombre histoire de Corée du Nord et un retournement final qui peine à (me) convaincre.

Pour conclure, le geek en moi est ravi des références à Harry Potter (que j’ai pensé plagié pendant un moment de l’épisode) et Joss Whedon, bien qu’il s’offusque un peu du possible spoiler sur Dobby.

08.pngÉpisode 8 – We Fight Death on Thick Lone Water – 10/20
Anyone got eyes on Jane and Weller?

Encore une série qui choisit de nous pondre un début in media res avant de nous fournir tout un tas de flashbacks explicatifs sur ce qu’il s’est passé pour justifier la disparition de Jane et Kurt. Ce n’est vraiment pas mon type d’épisode préféré, mais celui-ci gagne des points en proposant le point de vue de chacun des personnages, en jouant au passage sur des filtres colorées et les mensonges de chacun. C’est plutôt sympa, même si ce n’est pas révolutionnaire.

L’histoire de la semaine reste hyper classique, malgré cette pirouette scénaristique. C’est celle de la prise en otage d’une scientifique capable de créer une bombe tsunami, ainsi que celle de Kurt qui se fait capturer bêtement.

L’épisode enchaîne les moments ridicules : entre Kurt qui se sépare de Jane en jouant sur son inexplicable naïveté, le plan illégal de Nas, la manière dont Kurt et Chen s’enfuient ou l’intervention divine de Jane sauvant Chen puis Nas, on est servis en moments qui n’ont aucune crédibilité. Au passage, les terroristes sont hyper doués à deviner que les vendeurs sont des flics.

Bref, vraiment pas convaincu par cet épisode qui laisse de côté les intrigues de la saison (à l’exception de Zapata et Edgar) pour développer une sous-affaire pas convaincante du tout.

Quant à Weller et Nas, je ne suis pas convaincu du tout par ce couple non plus. Il n’y a que le cliffhanger qui m’a donné envie de regarder et c’est con parce que c’était donc la fin. Sans rancune et à la semaine prochaine.

09.pngÉpisode 9 – Why Let Cooler Pasture Deform – 10/20
We have to stand up

Aïe, je fondais beaucoup d’espoir sur la mi-saison de cette série après la réussite de leur premier épisode et de leur mi-saison 1. Je n’aurais pas dû. Bon, je ne m’attendais pas à ce que cette semaine marque déjà le début de la pause de Noël, mais je m’en suis rendu compte assez vite devant l’épisode.

En lui-même, il n’est pas mauvais, les acteurs gèrent bien, la photographie est top mais l’écriture… L’écriture, mes amis, est tout simplement hyper mauvaise. Entre les red flags du psy qui dit à Patterson qu’il n’a pas été aussi heureux depuis longtemps, Jane qui est assez stupide pour penser qu’on la laisse communiquer avec le FBI ou l’explosion de la fuite de gaz pile une fois que tout le monde est sain et sauf, c’est de l’américanisme à deux balles.

Tout est tellement prévisible (jusqu’aux répliques !) qu’il est dur de ne pas s’ennuyer. Je n’ai vraiment pas appris grand-chose, à part peut-être le gentil coéquipier qui a regardé son ancien coach mourir plutôt que de l’aider, mais même ça, ce n’est pas franchement étonnant.

Le pire, c’est ce long flashback qui nous révèle une fois de plus les motivations de Jane qui tombent tellement à plat. C’est une bobo écolo qui tourne mal quoi, sérieusement. Et je ne parle pas de cette taupe grillé à 1000 kilomètres, Nas ayant vite été bannie de ma liste de suspect.

Bref, Patterson et Tasha sont toutes les deux toujours aussi géniales, mais ça finit par ne plus suffire. Le cliffhanger est la seule bonne chose dans ces 40 minutes et uniquement parce que la frustration est assez énorme pour nous faire revenir après la pause.

Grosse déception.

blindspot_0001751159.jpgÉpisode 10 – Nor I, Nigel, AKA Leg in Iron – 14/20
Shut up! Are you slow on something?

Après une mi-saison catastrophique de prévisibilité et d’improbabilité, les scénaristes réussissent à peu près bien à rebondir sur leurs pattes grâce, encore et toujours, au personnage de Patterson une fois de plus (encore et toujours bis) enlevée et laissée aux mains des méchants.

Peu importe, elle aura beau être torturée, elle ne perd rien ni de sa verbe, ni de sa superbe, ce qui offre d’excellentes scènes.

Le personnage de Robert/Nigel continue à être développé, et ça fonctionne tout de suite beaucoup mieux maintenant que son passé stupide est évacué. Patterson (encore et toujours elle) souligne bien le ridicule de la situation, car finalement il est bien pire que ceux qui ont tué sa femme. Mais bon.

Côté improbable, on revient sur le fait qu’il est incapable de maîtriser Patterson mais qu’il bousille en deux deux Weller ? Non ? Bon, OK, je sais, il ne voulait pas faire mal à sa chérie, mais quand même quoi. Cela dit, cela offre la meilleure scène d’action de l’épisode alors…

De son côté, Roman se réveille sans aucun souvenir, exactement comme Jane à l’époque. Difficile de ne pas y voir une facilité scénaristique énorme, mais bon, cela fonctionne plutôt très bien dans la relation qu’il développe avec Jane et permet déjà d’offrir de nouvelles péripéties pour la suite de cette saison 2… qui en a grand besoin.

Je ne supporte plus le couple Nas/Kurt qui ne sert à rien (autant en tant que couple que les personnages eux-mêmes qui n’arrivent pas à sortir de la caricature de leur rôle) et la relation Tasha/Edgar n’est pas suffisante. J’ai aimé ce râteau que lui fout Tasha, malheureusement, on est dans une série, je doute que ça dure. Je ne veux pas les voir ensemble, parce que ça va deux secondes les couples au sein de l’équipe et que les personnages ne sont de toutes manières pas faits pour être en couple.

Quant aux relances sur l’intrigue en fin d’épisode, je peine à être convaincu, il va falloir voir ce que ça donne au long terme.

11.pngÉpisode 11 – Droll Autumn, Unmutual Lord – 12/20
Relax everyone… It’s not a weapon, it’s a human heart.

Cet épisode ne m’a pas du tout accroché, ni convaincu.

Côté perso, Weller continue de ne pas assurer pour son futur bébé et il s’en plaint encore. Pas de bol pour lui, la mère a juste envie de se barrer loin (et comme je la comprends !). Roman est en pleine crise existentielle, ce que je comprends aussi, et Jane tente de l’aider sans le pouvoir, puisqu’elle est forcée de lui mentir.

Nas est insupportable, pour changer. Tasha doit gérer le râteau qu’elle a foutu (et le fait en narguant Reade, ce qui est aussi drôle qu’imblairable de sa part, j’ai beau l’aimer, elle abuse) et Jane fait sa crise d’adolescente quand elle est forcée de travailler avec le type qui l’a torturée.

Pas d’inquiétude, ça ne dure pas, parce que Kurt a voulu tuer le méchant avec qui ils travaillent alors tout va bien. Et le FBI continuent d’affronter la CIA en permanence, avec cette fois une négociation d’un cœur avec les terroristes. Voilà, voilà.

Même Patterson gérant avec difficulté son retour au travail n’a pas réussi à me maintenir devant mon écran, et force est de constater que cet épisode fait avant tout du remplissage. Le fil rouge ne se développe pas, on a un autre attentat à déjouer qui ne fait frémir personne malgré le grand renfort de zooms dramatiques et de mouvements précipités de la caméra à vous en donner la nausée.

L’écriture des dialogues n’est franchement pas réussie avec zéro dynamique ni cohérence : prenez la scène de la révélation de la mort du fils, chacun des « gentils » parle à son tour plutôt que de parler ensemble, avec une espèce de petite gradation dramatique qui se termine sur une Jane au bord des larmes… mais pourquoi ?

La partie la plus intéressante de l’épisode est peut-être encore Roman qui se souvient peu à peu du monstre qu’il est, grâce à l’aide d’une psychologue qui en arrive à la conclusion qu’il faut l’isoler. Allez, ça fera plaisir à Ludo que je le redise : Tasha était soulante dans cette épisode, surtout dans sa dernière scène où elle semble souffrir de voir Reade avec une autre.

J’ai levé les yeux au ciel comme jamais et suis passé un peu à côté du cliffhanger. On verra la semaine prochaine.

Capture d'écran 2017-01-19 16.17.33.pngÉpisode 12 – Devil Never Even Lived – 11/20
This is a conversation about work – it’s not about us.

Pff, bon, j’essaye hein, j’essaye vraiment, mais mes déjeuners du jeudi sont de moins en moins passionnants devant cette série.

Pourtant, chaque personnage a son moment de gloire et son développement, il y a donc du positif, mais c’est majoritairement l’occasion de lever les yeux au ciel face à certaines décisions – que ce soit le développement des personnages (Reade ! Sérieusement, insupportable tout au long de l’épisode et particulièrement à la fin) ou le choix de mettre un rouge à lèvres foncé à Jane parce que OUHLALA attention, elle infiltre une cellule terroriste faut être dark et badass.

J’ai bien accroché à l’intrigue de Roman et à sa peur d’être un sociopathe (qu’il est clairement) parce qu’il n’est pas amoureux de sa rousse. C’était un bon développement, prévisible mais bien mené et surtout bien joué (Luke Mitchell, en même temps, je veux dire, c’est sans surprise). Quant à Cat, sa mort était marquée sur son front dès son flashback introductif, justement pour rajouter du suspens autour de Roman et pour savoir si oui ou non il va rester un gentil ou redevenir un méchant pas beau. En gros.

Au premier rang de ce que j’ai aimé également, Patterson est toujours aussi chiante dans son traumatisme. Bon, c’est un développement nécessaire, cela dit, elle devrait être habituée d’être sur le point de mourir à force, moi en tout cas je le suis, et je pense que vous aussi. Hum, j’étais censé parler du positif, pardon, donc le bon point que j’accorde au perso (à part l’actrice que j’adore) c’est qu’au moins, elle confronte Nas sur son inutilité. ENFIN quelqu’un pour le faire. Tout n’est pas perdu.

Tasha continue d’être aussi binaire que d’habitude (et l’ensemble du FBI aussi à l’arrivée de Roman dans les locaux) et le seul truc qui sauve l’intrigue totalement inutile de cet épisode, c’est le fil rouge qui avance (énormément?) au moment du cliffhanger.

Tout n’est pas perdu pour la série donc, qui nous offre cette semaine un développement intéressant pour Roman et pour le fil rouge, enrobé néanmoins dans beaucoup d’ennui et de mouvements de caméra… Purée, je suis en train de leur mettre de moins bonnes notes qu’à Shadowhunters quand même, hein !

13.pngÉpisode 13 – Name Not One Man – 10/20
I don’t want to bore you with intrisecate details.

Cette pause dans la diffusion n’a vraiment pas servi la série, car je me sens totalement déconnecté au moment de commencer cet épisode. Toutefois, très vite la nausée habituelle provoquée par les mouvements et zooms intempestifs et permanents de la caméra m’est revenue, pas d’inquiétude.

Deux intrigues sont menées en parallèle cette semaine avant de se rejoindre. Weller se renseigne sur son passé, accompagnée de ses deux petites-amies, tant qu’à faire. Il découvre ainsi que Shepherd a payé pour ses études en 1996 (tout ça ne nous rajeunit pas), ce qui est aussi l’occasion d’un petit flashback en début d’épisode.

Tasha & Reade suivent eux la piste ouverte par l’un des tatouages et cela les mène tout droit à une ferme pleine d’armes et un type qu’ils prennent pour un terroriste et retrouvent… dans leur bureau. ENCORE. Sérieusement, putain, la sécurité des locaux du FBI dans cette série, c’est un concept. Bon, il s’avère que leur terroriste bosse en fait pour eux.

C’est beau pour une agence fédérale d’être aussi renseignée sur ses propres activités, mais en même temps, cette semaine, on veut nous faire gober que le FBI lui-même créé des cellules terroristes pour mieux pouvoir les arrêter et contrôler les terroristes. OF COURSE.

Du coup, ça réunit tout le monde autour de la même intrigue qui consiste à stopper un nouvel attentat, comme chaque semaine, en s’appuyant sur les informations dont Roman ne se souvient pas et en se servant d’un indic’ qu’il ne protège même pas de l’élémentaire gilet par balle.

Malgré tout, Kurt continue de lancer des regards haineux et de crier des ordres à tout le monde, alors qu’il semble de plus en plus évident qu’il lui manque un cerveau de base pour ce job. C’est sûrement pour ça qu’il s’en prend aussi à Patterson qui, elle, utilise des méthodes efficaces, contrairement à lui.

D’ailleurs, quand ils mettent enfin la main sur la terroriste du jour, Jane me paraît mille fois plus convaincante que lui pour la stopper. Ce n’est pas l’avis des scénaristes cela dit, et Kurt est une fois de plus le héros du jour qui arrive par la parole à stopper une nana qui était prête à tout faire péter. Bien sûr, bien sûr.

Il reste encore tout un acte à combler des histoires persos de chacun (surtout Reade et Jade se lançant tous les deux dans une nouvelle relation) et pour mettre en place les cliffhangers. Kurt se retrouve prisonnier de Shepherd et c’est étrangement sexuel entre eux. Elle tente de le convaincre de rejoindre les terroristes, mais en fait non. Elle se contente de tuer son indic’ et de le laisser se libérer.

Le vrai cliffhanger, c’est donc Patterson qui tombe dans les vapes. Une fois n’est pas coutume, les scénaristes se reposent donc sur le personnage d’Ashley Johnson pour mettre de l’enjeu, puisque c’est leur personnage le plus réussi.

Bon alors, c’est peut-être pas juste parce que Blindspot passe désormais le même jour que The 100 & MSW qui sont géniales et que j’ai vu cet épisode après l’excellent 2×03 de The Magicians, mais franchement, cet épisode était mauvais, divertissant à peine, confirmant de plus en plus mon trouble de l’attention et mon problème avec leur caméra.

Parfois, je relis ma critique du premier épisode de cette saison et je me demande comment on en est arrivé là. En fait, je commence à penser que c’est surtout incroyable qu’ils aient pu proposer un aussi bon épisode d’ouverture…

14.pngÉpisode 14 – Borrow or Rob – 14/20
This is a formula to start a war.

Et c’est reparti pour un épisode dont le titre est de nouveau un palindrome (je m’en suis rendu compte la semaine dernière, fallait au moins que je l’indique : les titres peuvent être lus de gauche à droite, ils seront les mêmes).

Reade s’est donc drogué tout le WE, mais il est en pleine forme pour le boulot (et le sexe) du lundi matin. C’est d’une crédibilité dingue.

Le cliffhanger autour de Patterson est expédié en cinq secondes et on repart aussitôt sur une intrigue de la semaine, avec un tatouage qui se résout de lui-même. Pourquoi pas, mais on devrait en réentendre parler plus tard.

L’avantage, c’est que cela permet le retour de Rich, un guest qui fonctionne toujours plutôt pas mal… et qui est désormais dans un délire religieux. Pourquoi pas, bis.

L’intrigue nous amène donc dans la résolution non d’un attentat, mais d’une tentative de déclarer une guerre basée sur le lithium à éviter à tout prix. Pourquoi pas, ter.

Cela passe par une infiltration forçant Kurt et Patterson à se mettre en couple avec Rich et l’ex de Rich, ce qui est marrant mais est un bon gros foutage de gueule. L’épisode commence par Kurt demandant à Patterson de rentrer chez elle car elle n’est pas en état de travailler et dix minutes plus tard, il l’envoie en mission sous couverture. La logique. Cela dit, celle-ci est plutôt très cool avec de bons moments comiques et le prénom de Patterson qui a failli être divulgué, mais en fait non. La conclusion est prévisible et simple, mais le « you shot the hostage » était marrant.

En parallèle, Jane & Roman partent en quête de leur passé avec Nas, grâce aux informations que le FBI a réussi à déterrer sur Shepherd. C’est un autre « pourquoi pas » de l’épisode.

Cela mène Roman à l’un de ses premiers souvenirs, il serait temps ! Et donc, il a tué la mère de Taylor Shaw, c’est très très con tout ça, surtout que Jane refuse de dire la vérité à Kurt.

Cet épisode était plutôt une réussite, principalement grâce à Rich et Boston, ce qui est quand même un peu con puisqu’ils ne sont pas faits pour rejoindre l’équipe sur le long terme. Pour une fois, j’ai donc réussi à apprécier l’épisode, et ça change.

Malgré tout, il reste des défauts, à commencer par Reade. Tasha est sous-exploitée, mais ce n’est peut-être pas si mal. Le fil rouge se complexifie un peu avec Riley, le Protocole Truman et la phase deux d’un plan dont on ignore encore trop de choses et des pistes sont ouvertes, notamment avec Rich proposant d’aider à résoudre un tatouage.

C’est beaucoup, beaucoup mieux que les derniers épisodes, je reprends presque confiance dans la série (mais c’est encore un peu tôt).

15.pngÉpisode 15 – Draw O Caesar, Erase a Coward  – 15/20
How’s anyone supposed to have a life outside of all this?

Il faut donc qu’un personnage de série se drogue pour qu’on entende parler de retard de train dans une grande ville à l’écran. Purée, c’est rassurant de savoir que les personnages ont les mêmes problèmes que nous (bien que ce soit un retard fictif).

Bon enfin, les mêmes, c’est vrai que j’ai tendance à oublier pas mal de choses aussi, mais je ne suis pas à devoir me battre avec Kurt pour espérer me souvenir de quelque chose.

Bon alors, ça ne surprendra personne, mais je n’ai pas spécialement accroché aux intrigues proposées dans l’épisode, au point que je suis bien incapable d’en dire quelque chose de constructif.

Cependant, j’ai aimé l’absence de Reade, ça fonctionnait très bien sans lui, surtout que les scénaristes ont fait le choix de changer les équipes habituelles grâce à ça. La structure de l’épisode aussi change un peu avec une construction se centrant sur chacune de ces équipes, c’est parfait, surtout que Nas ne fait pas partie des équipes et, qu’à part recevoir des appels chelous et des textos de sa source, elle ne fait rien cette semaine.

On suit d’abord Tasha et Jane qui travaillent ensemble pour la première fois depuis vraiment longtemps, si ce n’est pour la première fois tout court (?). J’ai adoré les voir enfin retrouver une relation normale et parler de leur vie perso, même si Tasha ne fait toujours pas confiance à Jane. C’est une bonne idée de proposer ce duo et j’espère qu’on aura l’occasion de les revoir dans d’autres situations similaires.

Dans une seconde partie de l’épisode, on suit Reade et son retard au travail. Il fait équipe avec une Patterson très en forme et qui remarque assez vite que son co-équipier n’est pas en forme. Ce n’est pas suggéré très subtilement avec des froncements de sourcils à intervalles réguliers, mais ça se saurait si Blindspot faisait dans la subtilité. À eux deux, ils font bien avancer l’intrigue, mais leur journée est bien plus longue que celle de Tasha et Jane, du coup c’est un peu bancal, surtout plus tard quand on nous sort une conversation téléphonique.

Ensuite, nous suivons Kurt et… Roman. En effet, Kurt veut qu’il se souvienne de quelque chose, sinon il devra le remettre à la CIA. Évidemment, il ne sait pas que c’est déjà le cas, car Jane lui cache. Roman s’en tire plutôt très bien en couverture, c’est intéressant. Kurt & Roman se font enlever et le reste de l’équipe tente alors de les retrouver.

Cela permet à nouveau de rapprocher les deux hommes et Roman découvre de nouvelles choses sur lui-même, notamment qu’il parle espagnol. C’est probablement suffisant pour le faire rester et leur enlèvement est un bon prétexte pour reformer le duo Tasha/Reade et me faire une petite frayeur.

Si je n’ai pas aimé cette intrigue, l’épisode marque des points en maintenant mon attention grâce aux duos originaux qui sont proposés dans cet épisode. Voir les relations de l’équipe évoluer est déjà ce qui m’avait fait aimer la deuxième partie de saison 1, je suis donc plutôt content de les voir enfin s’occuper de ça à nouveau, surtout que ça dépasse le simple cadre de la mission, avec Tasha bureau du cœur pour Jane, une petite bière Kurt/Weller et une conversation à cœur ouvert Reade/Patterson, cette dernière ayant tout compris, forcément.

La toute fin voit Jane faire exploser sa relation de couple (mouais) et Nas se faire surprendre comme une bleue dans sa voiture (même moi je savais). Reste à savoir si elle survivra ou pas, mais comme je n’aime pas le personnage, ça m’est un peu égal.

16.pngÉpisode 16 – Evil Did I Dwell, Lewd I Did Live – 15/20
Whatever, she has amnesia.

Nas s’en sort de manière intéressante en reculant le dossier de son siège. Plutôt intéressant.

L’épisode commence bien, avec toute l’équipe complétement bourrée, a priori le même soir que l’épisode précédent. C’est un peu dommage car ça casse la crédibilité le côté Patterson/Reade, vu leur dernière scène ensemble. Jane supporte mal son rencard annulé et se la joue nostalgique dans l’ex-chambre du futur bébé de Kurt. Toute l’équipe s’inquiète pour Nas lorsqu’elle prévient Kurt de son agression et aussitôt tout le monde retourne au boulot.

Comme par hasard, Reade et Zapata y sont choisis aléatoirement pour un test de drogue. C’est hyper crédible ça. Cela suffit en tout cas à provoquer du bon drama entre les deux meilleurs amis, meilleur en tout cas que l’intrigue qui tentait de les mettre en couple. En plus, Edgar accuse aussitôt Patterson de l’avoir dénoncé, et c’est cool comme ambiance pour bien travailler.

Reade et Zapata n’ont plus qu’à stresser tout le reste de l’épisode et à chercher à comprendre pourquoi et comment ils en sont arrivés à là, Tasha posant un ultimatum bien trouvé à son partenaire.

Une source anonyme à la voix incompréhensible indique à l’équipe le moyen de coincer Shepard et Borden. Cet épisode marque aussi le retour de Cade, un personnage que j’ai totalement oublié, comme toujours avec Blindspot, que je ne suis clairement pas assez attentivement. Il se dit être la source anonyme et les flashbacks ne m’aident pas trop à raccrocher les wagons, pas plus que le caractère relou de Tasha qui refuse de croire le moindre mot de Cade, encore et toujours.  Au moins, elle est fidèle à elle-même dans le poste de la relou de service, et c’est ça qui me fait l’aimer habituellement.

Malgré la trahison de Cade, les explications qu’il fournit parviennent à convaincre tout le monde qu’il est de nouveau du bon côté. Cette conviction change aussitôt qu’ils se rendent compte que Shepherd a encore et toujours un coup d’avance sur eux. C’est logique : Patterson comprend enfin l’origine de ses maux de tête. Shepherd s’est arrangée pour lui foutre un micro dans les dents. Ceci explique cela. C’est un bon coup de la part des scénaristes et évidemment ils en profitent pour piéger Sandstorm. C’est une bonne idée, même si c’est un peu surjoué le coup des scripts à lire en salle de réunion.

Le plan de Patterson fonctionne évidemment, mais les hommes de Sandstorm s’entretuent sans problème. Le meilleur reste la confrontation entre Borden et Patterson, enfin ! Ashley Johnson y est aussi brillante que d’habitude et ça aide à pardonner de grosses facilités, tout en apportant de bons points à l’épisode qui voit ainsi sa note gonfler. Borden se suicide à son tour sous les yeux de Patterson. Pas simple cet épisode, et surprenant dans ses avancées.

J’espère en tout cas de Nigel est bien mort, ce qui n’est pas gagné : il s’est pris deux balles et a fait explosé une grenade, mais on a vu bien des séries sauver des personnages plus amochés que ça (coucou Sara Tancredi, je ne t’oublie pas). Ils sont encore fichus de nous sortir l’existence d’une trappe (je l’ai déjà vue dans une série, mais incapable de me souvenir de laquelle ?) qui lui aurait permis de se sauver, mais ce serait tellement trop gros !

Enfin, Jane & Roman continuent de créer leur relation frère/sœur dans cet épisode. En plus, revoir Cade leur permet d’avoir les mêmes souvenirs en même temps, c’est plutôt cool. Jane réussit en plus à se faire pardonner par un Oliver totalement accro.

On en arrive à d’excellent cliffhangers avec une Patterson qui se fait retirer son micro, une Tasha qui vient dénoncer son meilleur ami à Weller et une Jane endormie de force aux côtés d’Oliver après l’attaque d’hommes armés.

Comme toujours, l’épisode possède pas mal de défauts mais il fait vraiment avancer pas mal d’intrigues. Les retours et bonnes surprises aident à accrocher à l’épisode qui sort un peu du carcan de l’épisode de la semaine grâce à cela. On sent que cette seconde partie de saison tente de proposer un fil rouge plus établi, exactement comme l’an dernier. C’est tant mieux, car je préfère largement la série quand elle propose ce genre d’épisodes.

Capture d'écran 2017-03-30 16.42.55.pngÉpisode 17 – Solos – 14/20
You want to do good. Just like your sister.

On les sent un peu en galère sur les palindromes, non ? En un mot, c’est un peu simple, quand même.

Peu importe. Oliver et Jane se réveillent le lendemain matin de leur agression dans une prison cinq étoiles. Jane se sent évidemment responsable, mais c’est finalement le secret d’Oliver qui les a amenés ici. C’est sympa et ça nous parle d’une pyramide de Ponzi. La même semaine que Quantico. Youpi.

Bon, cette intrigue est sympa parce que ça va assez vite et qu’elle se révèle un peu plus à Oliver.

Edgar a un réveil un peu violent lui aussi puisqu’il se fait larguer par sa copine droguée qui est aussi maman. La suite ne fait qu’empirer sa situation avec Kurt qui le confronte suite à la trahison de Tasha. Il finit par démissionner, rejoignant la longue liste de démissions clichées et inefficaces de la télé américaine.

De son côté, Patterson vient voir sa nouvelle psy pour rompre leur relation, surtout qu’elle s’est plantée dans son diagnostic. Cependant, on se doute bien qu’ils n’ont pas payé l’actrice cette semaine pour le plaisir et qu’elle est amenée à réapparaître bien vite.

Pour Keller et Nas, il s’agit de retrouver plein d’argents volés par Roman avant son amnésie. Normal, c’est sûr qu’il va les aider avec son amnésie. Comme par hasard, cette semaine, il n’a aucun problème à se souvenir de quelques détails qui, bien sûr, n’aident tout de même pas Kurt & Nas, qui doivent faire face à sa culpabilité (et ne le font presque pas). En fin d’épisode, il retrouve effectivement la psy et lui font signer l’autorisation pour sa sortie. C’est merveilleux et ça fait pleurer Jane… Bon, pas moi, j’ai de moins en moins confiance en la psy (mais ça commencerait à être une sale constante de la série).

L’épisode s’accélère un peu une fois que Patterson découvre que Jane a été enlevée. L’intrigue s’avère assez intéressante avec un dilemme : il y a deux couples d’otages, et un seul survivra. Sympa.

Bon, Jane continue d’être relou dans le cliché de la superhéroïne beaucoup trop douée pour être crédible, allant jusqu’à improviser un acronyme pour sauver les autres otages. Par contre, quand il s’agit de s’enfuir, elle prend la porte d’entrée derrière laquelle les méchants attendent, évidemment. Comme d’habitude, c’est un peu gros quoi : elle déchire avec un travail juste impossible à faire mais fait des erreurs de débutants énormes juste après.

Le titre de l’épisode s’explique assez bien avec la majorité des agents dans une intrigue solo au départ, de même qu’avec les otages. La conclusion sur le père mort qui donnait de l’argent malgré tout à son fils est plutôt sympathique. Du coup, je suis un peu partagé : il y avait des scènes franchement cools et une intrigue plutôt bien fichue, mais dans ses détails, ça ne passait pas trop.

Côté cliffhangers, c’était moyen du côté de Reade qui se fait tabasser et de Roman/Jane. En revanche, Patterson qui pète son câble chez elle, c’était tout simplement génial. L’équipe qui est dans le viseur de la justice, ils nous l’ont déjà fait l’an dernier il me semble (quand l’autre était sur leur dos et que Patterson lui répondait qu’elle faisait les maths dans sa tête), donc je suis sceptique. Et puis, comme par hasard, il ne trouve pas Reade pour l’avertir hein…

Bon, je reconnais que cet épisode était divertissant, mais il avait aussi pas mal de défauts. Je suis vraiment partagé !

Screenshot_2017-04-08-10-25-30Épisode 18 – Senile Lines – 14/20
Freedom is a thing you have to earn

Cette semaine, Blindspot proposait un bon divertissement pour mon trajet en RER, mais rien de bien fou. Ce n’était pas mauvais, mais clairement pas excellent non plus. Une enquête à la semaine qui faisait malgré tout avancer un peu la thématique générale de la saison quoi.

D’une part, l’avancée se faisait grâce au personnage de Reade, qui se réveille dans sa chambre d’hôpital après avoir été tabassé. Les trois quarts de cette intrigue sont assez chiante parce qu’hyper longue. Il joue au type renfermé sur lui-même et refuse de parler avec l’autre type dans sa chambre. Ouais, mais en fait, il finit par lui parler, bien sûr, et même par l’aider. Dès lors, les deux louent une amitié un peu étrange, se confiant leur secret. C’est la première fois que Reade raconte ce qu’il s’est passé enfant…

Son nouvel ami lui conseille de regarder la cassette qu’il a récupéré chez son coach pour enfin affronter le problème et arrêter de se laisser ronger par ça. Pourquoi pas, c’est une belle avancée dans cette intrigue qui voit le personnage partir en vrille depuis trop longtemps maintenant. N’empêche que ça restait un peu long.

Il regarde donc la cassette VHS (parce que oui, il a encore un magnétoscope en état de marche le chanceux) en compagnie de Tasha. Je veux bien que ce soit sa meilleure amie, de là à lui montrer cette vidéo de son viol (probablement), c’est un peu chelou, non ?

L’intrigue de la semaine était un peu plus intéressante que d’habitude parce que je l’ai trouvée originale (en tout cas, je n’ai pas souvenir l’avoir déjà vu dans une série, mais après je regarde peu de séries procédurales). Il était question d’une mère de famille d’accueil qui a accepté de tester des drogues et médicaments sur les enfants qu’elle garde. Pas de bol, l’une d’elle se suicide en début d’épisode.

Bon, ça se développe de manière hyper classique malgré tout, même s’il y a un côté un peu intrigant avec l’enquête qui est effectuée contre l’équipe. Cette enquête est apparemment effectuée par un personnage qu’on a déjà vu, mais impossible de le remettre personnellement. Du coup, je l’ai trouvé marrant, même si je me suis demandé ce qu’il avait bien pu faire à Tasha pour qu’elle soit si énervée de le revoir.

Concrètement, les scènes de l’enquête sont les meilleures : Patterson dit que l’enquêteur tord la réalité pour arriver à ses fins, moi je dis qu’il voit les faits avec un certain recul appréciable, même si pas toujours juste, effectivement. Comme il est présenté en tant qu’empêcheur de tourner un rond, il est logique aussi qu’il le soit : il freine à plusieurs reprises l’enquête.

Dans les choses qui ne vont pas cette semaine, parlons un peu des « méchants » qui réussissent à entrer sans problème dans la morgue pour réclamer un corps, de Roman qui finit sur le terrain (encore sur la partie enquête, je veux bien, mais en intervention… qu’est-ce qu’il fout là ?) ou de Weller qui réussit à convaincre Elie de ne pas tuer sa mère d’adoption à la fin… sans la moindre crédibilité. Franchement, son discours est naze, ce n’est pas crédible dix secondes.

L’épisode se concentre beaucoup sur Roman, histoire de montrer comment il vit sa rédemption. Cette insistance ne peut vouloir dire qu’une chose pour moi : il ne va pas tarder à tomber de très haut en découvrant que c’est Jane qui l’a rendu amnésique ! On verra, mais ça semble le suggérer, car il est trop parfait cette semaine.

Nas aussi est trop parfaite : elle se dénonce histoire que l’équipe de Kurt sorte de l’enquête sans problème. Tout ça se conclut donc sur un départ de celle-ci (apparemement ?), que je vis absolument bien. Je ne me suis jamais attaché à son personnage, donc ça ne me dérange pas trop qu’elle disparaisse de la série… mais j’en doute. Ils vont bien trouver un moyen de la ramener.

Enfin, un dernier cliffhanger histoire de lancer la fin de saison : la phase 2 (il y a toujours une phase 2 !) de Sandstorm débute à Bangkok avec des armes nucléaires. C’est merveilleux !

Je suis sceptique, mais il y a encore assez de bons éléments pour proposer une fin de saison à la hauteur (et c’est pour bientôt, alors tant mieux).

PS : il y a plus de quatre écrans allumés sur cette photo, bingo !

Screenshot_2017-04-29-10-58-06.pngÉpisode 19 – Regard a Mere Mad Rager – 15/20
I told you I was great at puzzle.

Bon et bien, vous savez quoi ? S’ils n’en avaient pas parlé, je n’aurais jamais capté que Nas n’était plus là. Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas pour eux, mais bon, rien ne m’a manqué. Et même, j’ai trouvé qu’on avait un rythme un peu meilleur. C’était peut-être parce qu’on approchait de la fin de saison, mais j’en doute parce que ça ne se voyait pas tant que ça.

En effet, l’épisode commence par nous retarder autant que possible les attentats prévus par Shepard. Celle-ci se retrouve dans la merde grâce à Patterson qui lui coupe les vivres au moment d’une transaction pour sa bombe à Bangkok. La scène d’action qui suit est assez dingue, donc l’épisode commence plutôt très bien. Cependant, la suite est inutilement longue : Shepard se retrouve en prison, puis réussit à s’évader en parlant avec le garde.

Tout ça la mène sur un bateau, avec son arme chimique, et nous la montre comme un personnage bien badass et capable de scènes d’action de folie. Histoire de préparer le final donc, parce qu’autrement on est exactement au même point que la semaine dernière.

De leur côté, Weller et son équipe s’occupent d’une histoire de hackers pas franchement passionnante, mais plutôt bien rythmée. En plus, ça nous rappelle que la série est censée s’occuper des tatouages de Jane, même si on ne sait toujours pas trop comment Sandstorm a pu prédire le futur hein. J’aurais préféré une série tombant dans la science-fiction, je crois.

Bien rythmé, oui, c’est l’un des seuls compliments à faire à cet épisode qui exploite autrement des pistes plutôt classiques, avec des énigmes pour Patterson et un détour à la gare de Grand Central, encore, toujours.

Cela dit, il y avait aussi quelques bons gags, du flashmob à Weller qui se dit bons en puzzle face à Patterson. J’ai ri dans mon train, c’est bien joué de leur part (j’essaye d’éviter de le faire, mais je me rends compte depuis que je tiens ce blog que ça m’arrive beaucoup trop souvent). Cela me fait penser que j’ai aussi bien souri à Patterson imitant Kurt. Enfin voilà quoi, il y avait un bon humour, ça faisait du bien.

Pour le reste, nos héros réussissent à récupérer des documents qui allaient être leakés pour le meilleur hacker du coin, ils sont trop forts. Cela leur permet d’obtenir un « TrumanProtocal.jpg » (ce titre ne s’invente pas, sérieusement, j’ai ri), une photo de la signature de tous les présidents. Passionnant… en tout cas, suffisamment pour que Shepard demande à ce que Kurt soit tué. Normal la meuf, elle le protège toute la saison, il obtient une photo et elle veut le tuer. C’est d’une logique…

Et puis surtout, l’épisode introduit une hacker totalement cinglée qui organise ce jeu de piste géant avec des documents confidentiels… mais à la fin, tout le monde s’en tape. Weller et Jane récupèrent leurs infos et se barrent, laissant une dizaine de hackers/meurtriers continuer leur journée pépère. C’est un peu étrange quand même.

Autrement, l’épisode se concentre sur Read qui se remet de son trauma comme si de rien n’était, parce que voir sa cassette a suffi à lui faire surmonter ça. C’est d’une logique qui m’échappe un peu : je veux bien qu’il y ait un fond de vérité, mais c’est un peu trop radical. Surtout pour un personnage tombé dans la drogue.

Son amitié avec Tasha est toujours beaucoup trop cool (n’en déplaise à Ludo) mais est un peu trop précipitée à mon goût. On sent qu’il n’avait pas trop le temps de la développer dans cet épisode, mais qu’il fallait passer définitivement l’étape de la réconciliation avant que Tasha soit dans la merde à son tour.

En effet, celle-ci finit l’épisode en se faisant arrêter, probablement pour avoir obstrué une enquête en cours, ce qui est, comme d’habitude, beaucoup trop suggéré à coups de flashbacks ; comme tout le reste des infos se suivant sur plusieurs épisodes. Enfin, les flashbacks sont une bonne chose, le problème, c’est leur traitement où le personnage apprend une information, s’en souvient en flashback, puis répète à son tour la même information. J’ai l’impression d’avoir le cerveau martelé, quoi.

Enfin bon, c’était déjà comme ça en saison 1, on va dire que c’est le style de la série qui veut ça.

20.pngÉpisode 20 – In Words, Drown I – 14/20
You think I weigh as much as a fridge?

Tasha se retrouve en prison et la tenue orange lui va bien au teint si vous voulez mon avis (comme ça, vous ne le voulez pas ?). Patterson, de son côté, passe tout son temps à bosser et ne rentre plus chez elle. C’est malin comme évolution, elle passe son épisode à s’énerver sur son équipe et la technologie.

Un flashback avec filtre bleu dégueulasse (ils les aiment ces filtres) nous apprend que Tasha est en fait en mission sous couverture pour s’approcher d’une nana, Devon, qui a un lien avec Shepard. Wah. Je dois avouer qu’ils m’ont eu par surprise sur ce coup-là, mais c’est aussi l’un des twists les plus nazes des deux saisons de la série !

Le lien s’avère encore mieux que prévu : c’est la petite amie d’un membre important du réseau de Shepard. Partant de là, Zapata fait tout ce qu’elle peut pour obtenir un maximum d’informations… y compris et surtout aider Devon à s’évader. Bienvenue dans Prison Break les gars, ça faisait longtemps. Bon, et y a pas photo, si je préfère être aidé par Zapata à m’évader, je crois que Michael fait mieux le job. En même temps, avec le FBI, ça paraît bien facile, alors pourquoi pas.

Tellement facile que Tasha se fait avoir comme une merde ensuite, reconnue tout de suite par Parker, le mec de Devon. C’est ridicule, prévisible et franchement pas pro. C’est à croire qu’ils n’ont jamais vu aucun film d’action de leur vie. Et ça vient de moi, ce n’est pas non plus comme si j’en regardais souvent.

Bon, peu importe. Nos super-héros parviennent à arrêter les super pas beaux sans aucun problème après une ou deux scènes d’action plutôt bien réussies. Bon, en conclusion, Devon n’a aucun info et Tyler décide de ne rien dire, ce qui énerve encore un peu plus Tasha, et moi avec. L’écriture est franchement moyenne cette semaine, on n’avance pas spécialement et il y a beaucoup de pistes non exploitées je trouve.

Roman quant à lui culpabilise de ne pas avoir dit la vérité sur son souvenir à Keller. Jane décide alors que le moment est venu de dire la vérité à Kurt sur la mort de la mère de Taylor. Allez comprendre pourquoi maintenant est le bon moment, mais apparemment ça l’est et en plus, elle avoue avoir menti. OK ? Bon, les scénaristes voulaient se garder cette carte pour plus tard quoi.

Keller se la joue petit rageux avec Roman, puis parle sentiments bien dégoulinants de larmes avec Jane ensuite, au beau milieu de la mission de la semaine. La toute fin les voit réconciliés, c’est mignon tout plein. Et puis, Jane rentre chez elle et s’occupe de son frère qui s’est coupé le doigt. Cela suffit à ce qu’il se rappelle que c’est Jane qui lui a effacé la mémoire. Oui, oui, juste parce qu’elle lui met un pansement. J’abandonne la logique hein, ça fait un excellent cliffhanger où il se saisit d’un couteau pour l’attaquer.

Oh et cette scène suit celle où Tasha chez Reade (fallait bien qu’il apparaisse, j’imagine) décider de se rebeller contre l’autorité, une nouvelle fois. Bon, ben au moins, les pistes pour la fin de saison sont sympathiques, on va dire.

vlcsnap-2017-05-14-21h11m41s861.pngÉpisode 21 – Mom – 17/20
The more I remember, the more I hate you.

Hop, on reprend là où la série s’était arrêtée la semaine dernière. Roman récupère ses souvenirs et est énervé après sa sœur. Il finit par se retrouver en cellule, comme lors de la moitié de la saison. Putain, ça doit être sacrément chiant pour l’acteur de se retrouver de nouveau à passer ses journées dans cette pièce en pyjama. Bon, en même temps, c’est confortable comme costume de travail. Jane tente de communiquer avec lui, mais elle se trouve face à un mur.

Reade décide de quitter l’agence pour aller bosser à Quantico. Non, pas la série, mais bon, c’était drôle à entendre et voir quand même. Tasha le vit assez mal, mais elle est assez heureuse de trouver de quoi interroger le méchant de la semaine dernière. Grâce à ça, Weller et Jane découvrent que les locaux du FBI sont ENCORE pris pour cible cette semaine. Les préparatifs des terroristes sont meilleurs que d’habitude avec une reconstitution des bureaux par Sandstorm, mais bon, on ne va nulle part de nouveau ou d’original avec ça, leurs bureaux étant attaqués tous les quatre ou cinq épisodes (et encore, je suis large).

En plus, faut qu’on m’explique comment un bâtiment fédéral entier peut être privé de toutes ses liaisons avec l’extérieur pendant plusieurs minutes (puisque ni Jane, ni Weller n’arrivent à les appeler) alors que moi, je m’aperçois des bugs du wifi du Ouibus dans lequel je regarde cet épisode au bout de trente secondes. Sérieusement, quoi.

L’attaque est tout sauf bien préparée, puisque le bâtiment est partiellement évacué pour les laisser entrer (ça OK c’est parfait comme plan), mais ils se retrouvent du coup face à des hommes armés quand ils viennent pour prendre le pouvoir. Bon, bien sûr, ça fonctionne pour Sandstorm puisqu’il n’a pas l’air bien dur quand on regarde cette série. Il suffit d’attendre que Patterson prenne un jour de congé, en gros. En effet, durant tout l’épisode, c’est elle qui fait tout le boulot pour ralentir les terroristes, et elle le fait bien avec juste un peu d’aide de Tasha et Read qui était venu voir sa psy.

Sheperd retrouve Roman et le libère. Mouais. Vu qu’il a tous ses souvenirs, il y a de grandes chances que les plus récents soient ceux qui dominent malgré tout, Sheperd ! Elle enchaîne les erreurs tactiques évidentes, ça manque de logique.

En toute logique aussi, Weller et Jane se retrouvent à tenter d’entrer dans le bâtiment… Sans leur équipe, avec qui ils étaient pourtant jusque-là. Enfin bon, ils tombent directement sur une bombe, qu’ils désarment sans problème, alors tout va bien. C’est dans l’ensemble trop prévisible, mais bien rythmé, ce qui fait que j’ai mal vécu certaines choses, à commencer par Tasha qui se prend une balle. C’était couru d’avance quand ils sont sortis de leur planque que l’un des deux allait se prendre une balle. Je suis plus sanglant qu’eux encore, je m’attendais à ce que Tasha ou Read (c’est vrai, je ne savais pas lequel) se prenne une balle dans la tête. Au moins, ici, les personnages importants survivent. Certes, Tasha est à l’hôpital, mais bon, elle est en vie, elle sera juste clouée au lit pour le final quoi.

Sheperd déclare sa victoire face caméra, Jane et Weller s’embrassent, et hop, tout devrait être terminé là si nous étions n’importe quelle semaine de l’année. Comme nous ne sommes pas n’importe quelle semaine néanmoins, la série propose une révélation de taille qui va tout changer : les COGS que Sheperd voulait neutraliser ne sont autres que des directeurs bien placés d’agences du gouvernement, chargés de remplacer le gouvernement en cas d’attaque. La phase 2 commence et les attentats déjoués de Sheperd durant ces quarante minutes n’étaient qu’un leurre. Et voilà.

N’empêche que pour un épisode précédant une fin de saison, c’était mouvementé. Cela nous fait une double partie plus qu’autre chose et c’est très frustrant de ne pas avoir tout de suite la fin. J’ai trouvé que cet épisode ne proposait pas beaucoup de surprises dans sa construction, enchaînant des scènes très prévisibles et ignorant des failles énormes dans le scénario. Toutefois, c’est précisément parce qu’il rentre parfaitement dans les codes habituels de la fin de saison qu’il réussit à me fixer à mon siège, en particulier sur la fin. Les scènes de fusillade sont toujours réussies dans cette série, la balle de Tasha reste un choc même si elle est moins violente que prévu (je vous jure, je m’attendais à une copie d’une scène bien connue de la fin de saison 2 d’NCIS) et les révélations finales sont excellentes, à coup de flashbacks et de compréhension de Weller. Pour une fois qu’il arrive à calculer 2+2, ça fait plaisir et ça solidifie vraiment le tout.

On termine sur ce qui est censé être une bonne nouvelle, la série aura une saison 3. J’espère malgré tout qu’il s’agira d’une saison conclusive, car l’histoire va rapidement tourner en boucle maintenant. Déjà que ce n’est pas toujours passionnant… Enfin bon, la chaîne semble passer pareil, parce que la série sera diffusée le vendredi soir, aussi appelée « case de la mort » tellement les audiences sont souvent catastrophiques le vendredi et les séries annulées faute de public… Bon, moi, perso, ça m’arrange, parce que je regardais souvent cette série le samedi de toute manière (et qu’une annulation ne serait pas une grosse perte, si les scénaristes ont le temps de proposer une fin).

Capture d'écran 2017-05-18 17.09.02.pngÉpisode 22 – Lepers Repel – 17/20
So all tatoos are leading to this?

Nous voici parti pour la phase 2 de Sandstorm, Weller comprenant que Sheperd a réussi à manipuler la création du groupe COGGS grâce aux tatouages. Assez rapidement, il arrive à convaincre Keaton (de la CIA) qu’ils sont manipulés par Sandstorm. Les deux travaillent en équipe contre les « gentils », quitte à en tuer un, pour s’enfuir.

Pendant ce temps, Jane rencontre la remplaçante de Weller, Eleanor Hirst. Elle lui propose de s’enfuir du FBI une fois toute cette histoire terminée, ce que lui conseille également Patterson. Tout cela sent bon la fin de série, surtout que Patterson résume un futur bien morose pour l’équipe qui est vouée à se séparer à la fin des manigances de Sandstorm. J’imagine dès lors que le cliffhanger sera très déconnecté du reste de l’histoire, pour repartir sur quelque chose de nouveau en saison 3.

De son côté, Tasha est en vie et à fond. Lorsqu’elle comprend, au téléphone avec Read, qu’elle rate une bonne part du boulot, elle s’échappe de l’hôpital. Mais oui, mais bien sûr, grosse crédibilité, perso après mes dents de sagesse, j’étais K.O pour la journée, elle, elle se fait exploser la poitrine mais elle revient au taf le lendemain. Ah ces ricains, toujours superpuissants, c’est dingue ! Tasha se voit également proposer un job en bossant pour le reste de l’épisode avec Keaton qui souhaite la voir rejoindre la CIA. Hmm.

Pour ne pas changer, tout cet épisode repose sur les talents de Patterson. C’est elle qui fait tout le travail déductif pendant l’épisode, comprenant que Sheperd veut éradiquer la côte est des États-Unis, rien que ça, et que pour l’en empêcher, elle doit hacker un satellite depuis l’espace, normal.

Kurt & Jane se lancent sur la piste de Sheperd pendant que Patterson se met au travail. Sheperd bosse avec son fils, repassé du côté des méchants et chargé de tuer des policiers. Moui, c’est un peu bâclé son changement de camp de la semaine dernière quand même.

Sheperd est rapidement prise en embuscade par Kurt & Jane (et une bonne douzaine de figurants). Elle compte sur ses hommes pour fusiller nos gentils, ce qui lui permet de reprendre le dessus un temps face à Jane. De manière très prévisible, ça ne dure pas et elle se fait enfin arrêter. Oui… mais c’est bien sûr trop tard, car nous ne sommes qu’à la moitié de l’épisode. Il est trop tard : Patterson n’a pas réussi à finir de hacker le satellite, ils ont donc trente minutes pour faire quelque chose.

Jane et Kurt se lancent dans une mission suicide qui consiste à éloigner l’ambulance de Sheperd de la ville, tout en retrouvant la puce qui indique au missile devant détruire la côte où aller. Normal. Ils parviennent bien vite à sortir de la ville, ça m’impressionne quand je vois le temps que je mets à sortir de Paris en voiture, mais bon. Malheureusement pour eux, Roman n’a pas dit son dernier mot et sort de nulle part pour percuter l’ambulance.

Bam. Tout le monde survit à ce joli accident de la route sans trop de mal, Roman et Jane enchaînant sur un petit combat comme si de rien n’était. Là encore, j’aimerais bien être aussi forts qu’eux hein, au-delà du physique qui s’entraîne après tout, ils sont sacrément résistants dans cette famille.

À l’arrière de l’ambulance, c’est pareil. Kurt a enfin compris que ce qu’il cherche a été manger par Sheperd. Pour désamorcer la puce, il décide donc de se servir d’un défibrillateur. Une chance qu’ils soient dans l’ambulance. J’ai trouvé intéressant et bien amené cette solution, même si là encore, ils vont trop loin. Sheperd survit à plusieurs coups de défibrillateur à la suite. Faut être surhumain pour que son cœur ne s’arrête pas, mais cela lui permet d’être (justement) arrêtée, emprisonnée et remise aux mains de… Nas. OK. Je ne vois pas bien à quoi sert le retour de Nas, je m’attendais à quelque chose de plus utile (car oui, j’espérais bien la revoir dans cet épisode, quand même).

Voilà donc comment se termine l’intrigue Sandstorm, Sheperd arrêtée, Roman en fuite car Jane refuse de lui tirer dessus et Kurt disant « je t’aime » à Jane, au cas où la série soit annulée (il faut bien dire ce qui est). Patterson entre en pleine dépression (ou plutôt se la poursuit) mais Tasha & Reade sont là pour lui rappeler qu’ils sont de la même famille. On notera que Tasha reprend l’alcool comme si de rien n’était alors que, bon, après son opération, laissez tomber, c’est juste pas possible avec la masse de médocs qu’elle doit avoir.

Je sais. « C’est une série ». Mais quand même, ça n’excuse pas tout, quand on raconte une histoire, on essaye de bien la raconter. Or, il n’y a pas toujours pas de grosse crédibilité et des intrigues sont vraiment laissés en plan (la dépression express de Patterson ou toute l’intrigue Roman quoi !) dans ce final, je suis un peu déçu.

Pour ne rien arranger, la série propose un saut dans le temps de deux ans qui voit Jane chez les maîtres des Avatars (le dessin-animé, pas le film de Cameron). Elle semble être là depuis un moment, mais Kurt parvient enfin à la retrouver. Il porte toujours sa bague de mariage (avec Jane ou la précédente ?) mais il a surtout une mission à proposer à Jane.

Read, Patterson et Tasha ont été enlevés… et quelqu’un s’amuse à faire travailler Jane & Kurt ensemble de force pour les retrouver, rendant fluorescent les tatouages de madame. Bref, tout n’est pas terminé du côté des tatouages. Cela paraît carrément tiré par les cheveux, mais force est de reconnaître que ça m’intrigue. La perspective de la saison 3 où il faut retrouver l’équipe ne m’enchante guère (je suis là pour l’équipe, si on ne les voit pas, ça va me gaver), mais en même temps, je suis pris dans ce nouveau mystère qui fonctionne plutôt bien.

Capture d'écran 2017-05-18 17.07.28.png

EN BREF – La saison 2 de Blindspot a démarré sur les chapeaux de roues, me faisant croire à un renouveau véritablement passionnant. Malheureusement, le rythme du premier épisode n’a pas pu être tenu par la suite de la saison, certains épisodes étant même tellement mal filmés que j’ai fini par avoir le mal de mer devant la série.

N’étant pas fan des séries de type procedural, je savais à quoi je m’exposais en regardant cette série. La trame de fond me plaît bien, mais trop souvent elle n’est qu’accessoire dans les épisodes et finit par éclater au grand jour dans une scène qui balance toutes les infos en trente secondes après des heures d’attente. En soi, la saison n’est pas mauvaise, mais elle a du mal à être plus qu’un simple divertissement de seconde zone. J’aime beaucoup la regarder dans le train, parce que je peux me permettre de décrocher un peu sans avoir l’impression de rater des choses exceptionnelles.

Il faut dire ce qui est, je regarde par habitude plus que par curiosité et, si j’aime bien, je pourrais m’en passer. Le renouvellement est certes une bonne nouvelle, mais ça ne m’aurait pas dérangé de dégager un peu de temps dans un emploi du temps de septembre chargé (j’en reparle bientôt dans un article, je pense) !

Côté casting, c’est toujours aussi bon, avec quasiment que des acteurs que j’apprécie, à l’exception… de l’interprète de Kurt. Le pauvre n’est pas aidé par son personnage, hyper cliché et très insipide, sans grande originalité. C’est finalement ce que je reproche le plus à la série : ces héros sont des stéréotypes, mais ils n’ont pas l’intention d’aller fouiller plus loin de toute manière, puisque c’est un procedural.

Grosso modo, j’ai trouvé cette saison 2 un peu moins bonne que la première, mais elle était sûrement meilleure. En saison 1, je n’attendais rien et j’ai été surpris par l’arc final qui était excellent. En saison 2, j’en attendais de toute évidence trop d’une série qui ne mise pas sur son originalité pour attirer des téléspectateurs.

Cela leur porte préjudice : oui, la série est renouvelée, mais elle est très mal placée dans le calendrier des diffusions. Il y a fort à parier que la saison 3 sera la dernière, surtout que le saut dans le temps lance une nouvelle intrigue qui n’attirera pas forcément les foules.

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