Les Bracelets rouges (S01)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir rédigé l’introduction de cet article dès lundi dernier avec toutes les informations sur la série, sa version originale et son remake américain (à noter qu’il existe d’autres remakes dans des langues que je ne parle pas, comme l’allemand et l’italien). Si j’en connais donc le principe de base et l’inspiration de base au point d’avoir pondu ce synopsis avec le ressentiment que j’ai de la série qui me plaît énormément. Je suis néanmoins impatient de découvrir la version française pour voir ce qu’ils ont fait d’une série qui m’a captivé déjà dans deux autres langues. Et quand je dis captivé, c’est que je trouve qu’elle a vraiment un potentiel de fou.

Il faut bien que je reconnaisse que ça a le défaut de me faire être encore un peu plus critique que d’habitude (vous êtes prévenus), mais en même temps, il y a une bonne marge soyons sérieux. Je n’ai vu qu’une publicité sur la série, et ça ne m’avait pas spécialement convaincu, mais c’est dur de juger en-dehors de l’ambiance de l’épisode complet. Et puis, j’ai vraiment envie d’être amené dans cette histoire.

Ci-dessous, mon avis et mes notes sans spoiler sur les épisodes de la série. Pour lire la critique complète (avec résumé), cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 18/20

S01E01 – 19/20
La série parvient à s’éviter tous les défauts dans laquelle je craignais de la voir tomber vu les gros noms affichés dans le casting des adultes. À la place, nous avons bien une série sur les jeunes de l’hôpital, sans censure bien pensante et avec la réalité du quotidien qui échappe au misérabilisme. Quelques jeux d’acteurs perfectibles, notamment chez les plus jeunes, mais un script très réussi et des scènes déjà très marquantes. Cette version française n’invente rien (ou presque) côté scénario, mais elle apporte son grain de sel et ses idées sur quelques détails, et c’est tant mieux.
S01E02 – 17/20
Difficile de ne pas retomber dans l’addiction que provoque cette histoire, définitivement très engageante, peu importe la langue. Bien sûr, cet épisode 2 tombe dans quelques facilités scénaristiques et points plus discutables sur la réalité du coma, mais le parti pris reste le même et ça fonctionne. Je suis hyper satisfait de cette version et extrêmement heureux de la voir en prime-time sur une grande chaîne. Décidément, la fiction française se renouvelle depuis un an, et elle le fait bien.
S01E03 – 19/20
L’adaptation est définitivement maîtrisée avec des répliques bien senties et un scénario qui délivre toutes ses promesses grâce à des interprétations d’acteurs de mieux en mieux maîtrisées. On ne peut qu’accrocher à ces personnages et à la série qui délivrent toutes les émotions que l’on veut voir devant Les Bracelets rouges, avec autant de joie que de tristesse, de l’amour et de la maladie, le tout en équilibre. Bravo, tout simplement. Le plus de cet épisode ? S’attaquer aussi aux temps d’attente interminables dans les hôpitaux, et le faire bien avec le point de vue de tout le monde.
S01E04 – 18/20
Toujours pas de fausse note dans cette saison avec un épisode qui prend le temps de s’évader quelque peu de l’hôpital. Cela marche très bien, avec une bouffée d’oxygène à la fois pour les personnages et pour la réalisation, qui rappelle que la vie continue en-dehors de l’hôpital, pour le meilleur et pour le pire. Le plus de l’épisode est cette fois de prendre le temps de développer le regard de la société sur les patients, mais aussi sur leur famille. Oh, et Sarah est de plus en plus attachante.
S01E05 – 16/20
S’il y avait quelques facilités scénaristiques dans l’épisode, les personnages et les situations sont tellement bien installés que les sentiments reprennent vite le dessus. Bref, la série marque toujours des points avec des situations prenantes. C’est dramatisé à l’excès par moment, surtout dans les histoires adolescentes, mais ça reste une série, donc ça n’a rien d’étonnant – par contre, c’est sacrément détonnant ce mélange d’humour et de tristesse ; ce n’est pas sans rappeler This is us par moment (en un peu moins bon dans cet épisode, en bien meilleur dans d’autres).
S01E06 – 20/20
Quand on s’engage dans ce genre de série, c’est pour le meilleur et pour le pire. Cette première saison des Bracelets rouges s’achève en marquant un grand coup qui promet de changer totalement l’univers de la série pour sa saison 2 (de huit épisodes). Difficile de ne pas être triste de voir la série quitter l’antenne, parce que franchement, on aurait bien besoin de la suite immédiatement – quoique, avoir le temps de digérer aide peut-être.

Saison 1 | Saison 2

EN BREF – En s’engageant comme dans la version originale à surtout se concentrer sur les adolescents hospitalisés, cette adaptation s’avère bien meilleure que la version américaine souvent beaucoup trop excessive et s’attardant trop sur les personnages adultes. Ceux-ci ne sont pourtant pas en reste pour autant, avec de nouvelles situations familiales apportant du drama supplémentaire bien géré, surtout du côté de la famille de Thomas.

Les trouvailles du scénario français permet de moderniser la série qui prend un nouveau coup de jeune et s’inscrit définitivement dans un cadre hyper-réaliste. Loin d’être prude, la série montre toute la dure réalité de l’hôpital. Certes, c’est parfois esthétisé parce qu’on est en prime-time sur TF1, mais dans l’ensemble, on ne peut nier un très bon travail sur le réalisme des situations.

Et puis, un drama adolescent à heure de grande écoute sur une grande chaîne en France ? Punaise, il était temps que ça arrive ! La série marque le compromis parfait entre ce désir de parler aux adolescents et le sérieux plus de rigueur pour son public adulte avec les problématiques médicales.

C’est le genre de série qui parle à tout le monde, qui me parle énormément et que je peux qualifier de coup de cœur sans la moindre exagération. Malgré tout ce qu’elle peut faire (re)vivre de douloureux ou d’angoissant, j’attends clairement la saison 2 ; même si la vie, elle, n’attend pas pour être croquée à pleines dents.

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Les Bracelets rouges – S01E01-02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les premiers épisodes de l’adaptation française des Bracelets rouges.

01.jpgÉpisode 1 – 19/20
Ici, il y a des gens qui vivent et il y a des gens qui meurent. Et entre les deux, il y a nous.

La série commence fort bien avec de longs plans larges réussis et une présentation rapide de l’hôpital par un enfant dans le coma depuis huit mois, Côme, sur un fond musical au top (plus inspiré de la version américaine que de l’originale). Dans le hall d’accueil, Thomas arrive à l’hôpital et rencontre Roxane, une anorexique.

Sa belle-mère se charge de l’inscription de Thomas et je l’adore déjà. La série marque tout de suite des points avec cette introduction rythmée, réussie et se centrant immédiatement sur les adolescents plutôt que sur les adultes, relégués au deuxième plan la plupart du temps. On s’éloigne donc de la version américaine qui en faisait trop sur les adultes, avec cette fois juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants sans être des personnages principaux non plus.

Dans sa chambre, Thomas rencontre Clément et son magnifique t-shirt « banane », correspondant bien à son caractère de personnage qui a clairement toujours la banane… ainsi qu’un nombre incalculable de bracelets rouges et de mots à déverser sur ce pauvre Thomas.

Les parents de Clément arrivent et l’attention prêtée aux détails est merveilleuse, avec le regard de la mère de Clément rencontrant Thomas, tout plein d’empathie. C’est assez fou comme introduction et Thomas fait tout de suite de la peine de ne pas avoir ses parents.

Clément est là depuis neuf mois et est amputé, ce qui pousse son médecin à conseiller les parents de ne pas l’étouffer, malgré leur désir de le faire. Quant à Thomas, il va se faire amputer lui aussi, suite à un cancer du tibia. C’est en respect total avec la série d’origine et ça marche toujours aussi bien.

Au collège, Sarah s’amuse à draguer un autre ado obèse. Ah le harcèlement scolaire… Le problème, c’est qu’alors qu’elle se fout ouvertement de lui, elle s’effondre. Bon, là, faut bien reconnaître que c’était un peu trop dramatique et presque mal joué, mais tout ce qui a précédé m’a beaucoup plu alors je n’en tiendrai pas trop rigueur.

L’épisode introduit aussi le personnage de Mehdi et ses six fractures suite à un accident de moto. Il a 15 ans, pas de permis et son grand-père avait réparé la moto qui n’est pas à eux. Comme il le dit bien : « on n’est pas dans la merde, hein ? ». Les policiers mènent rapidement l’enquête sur lui et interrogent son grand-père, énervant Mehdi au plus haut point. Couvert par son médecin, Mehdi s’en tire bien même quand il insulte un policier, avant de se faire recadrer par le dit médecin.

Clément, en fauteuil, observe Roxane prendre des photos à travers les vitres, puis l’arrivée de Sarah qui n’apprécie pas d’être traitée comme une handicapée. La délicatesse et le tact, grosse caractéristique du personnage. Il enchaîne sur la rééducation pré-prothèse où il aperçoit Roxane et n’assume pas son crush.

De retour dans sa chambre où Thomas attend encore son père, Clément propose à son nouveau camarade de faire le tour de l’hôpital, en fauteuil. Il lui fait un discours sur la fête qu’il devrait faire pour dire adieu à sa jambe, avant qu’ils ne croisent Roxane. Celle-ci est aussitôt invitée par Clément.

Sarah est quant à elle coincée à l’hôpital tant qu’elle n’est pas récupérée par son père. Patientant dans la chambre de Côme, qui est aussi la sienne, elle finit par rencontrer une blouse rose, qui s’avère être la mère de Côme, Nathalie. Comme j’adore déjà l’actrice, j’ai tout gagné car c’est habituellement le personnage que j’aime le moins. Dans la version espagnole, l’actrice me faisait juste flipper, rapport aussi à ma propre hospitalisation quand j’étais gamin et à la naissance de ma coulrophobie maintenant que j’y pense. Nathalie sympathise ensuite avec Aurore, la belle-mère de Thomas.

Ce dernier rencontre Côme et Sarah, qui pète littéralement un câble en voyant deux handicapés dans sa chambre. Si le personnage et les répliques sont au top, c’est la seule actrice dont le jeu me laisse quelque peu perplexe pour l’instant.

Il va pourtant falloir m’y faire, et à elle et à la présence de Michaël Youn en papa sympathique et inquiet apprenant du médecin que sa fille a possiblement un problème cardiaque. Il ne lui dit pas toute la vérité, préférant la rassurer que lui expliquer les vrais problèmes auxquels elle risque d’être confrontée.

Avec Clément qui s’active à organiser une soirée, on en oublierait presque que nous sommes dans un hôpital… Thomas le lui rappelle rapidement, déprimé par l’absence de son père compromettant sa possible opération. Comme Aurore fait tout ce qu’elle peut pour que l’opération se déroule malgré tout le lendemain, Thomas fait ce qu’il peut pour organiser la soirée avec Roxane.

Celle-ci est plutôt sympa, même s’il n’est pas simple de rire sur commande quand on est adolescent – et encore moins simple de danser quand on ne sait pas sur quelle chanson on danse. L’idée de la piste d’hélicoptère devant les urgences et pas sur le toit fonctionne très bien et le trio des bracelets rouges est déjà beaucoup trop convaincant. Les bracelets ? Un par opération. Comme Clément a pas mal d’opérations au compteur, il donne à Roxane et Thomas un bracelet, scellant le pacte donnant son nom à la série.

De son côté, Sarah comprend que Côme n’est pas qu’un mur dans son angoisse de la première nuit d’hôpital alors que Mehdi, lui, envoie un message à son grand-père. Le lendemain, Thomas parvient bien à se faire opérer grâce à l’arrivée de son père à l’hôpital avant 7h du matin, alors que Clément prend le temps de rétablir la communication avec ses parents. Quant à moi, derrière mon écran, je sais que j’ai retrouvé ma drogue, parce que ce premier épisode me laisse avec exactement ce que j’attendais de la série originale, de l’adaptation américaine et désormais de cette adaptation française : de la fascination pour une écriture pas trop misérabiliste et de l’attachement pour des personnages qui sonnent tous justes – malgré quelques jeux d’acteurs à améliorer encore ; mais eh, je ne suis pas acteur alors qu’est-ce que j’en sais !

J’accroche particulièrement à la photographie de la série, et donc sa la réalisation assez sombre qui rend bien l’oppression que peut être l’hôpital à chaque instant, même les plus légers. Une vraie réussite.

02.jpgÉpisode 2 – 17/20
Il faut arrêter de vous en vouloir.

La série s’offre un générique vraiment sympathique et Côme continue sa narration alors que l’on assiste à toute la préparation de Thomas pour son opération. Oh les mauvais souvenirs d’opération des dents de sagesse. La série ne lésine pas sur les détails des préparatifs de l’opération par le docteur Catalan, et c’est bien plus réaliste que la version américaine. Ou en tout, c’est plus causant pour un français, au choix.

Loin d’être paniqués lors de l’arrêt cardiaque, les médecins sont calmes, presque froids, et efficaces. L’arrêt cardiaque est l’occasion d’une rencontre entre Côme et Thomas, un côté science-fiction, certes, qui avance bien la série et permet à Côme de paraître plus sympathique et de passer un message à sa mère qui justement espère que ce jour sera particulier, car c’est un chiffre rond pour Côme.

Sarah regarde des vidéos d’Andy raconte (sympathique touche de réalisme) et est toujours aussi désagréable avec Côme et Nathalie. L’infirmier qui s’occupe d’elle la force à s’excuser, et ça aussi, c’est plein d’une petite touche de réalisme. En fait, elle joue parfaitement l’adolescente insupportable et Michaël Youn le père pas si autoritaire.

Il cède aux caprices de sa fille, quitte à traiter Côme de comateux (je viens de capter ce mauvais choix de prénom) qui ne se réveillera peut-être jamais. Devant Nathalie. Allez, sympa.

En flashback, on découvre ce qui est arrivé à Côme, un petit garçon timide qui a accompagné sa maman à la piscine. Nathalie l’a poussé à aller se faire des amis à la piscine, et ces idiots d’enfants lui donnent le défi de sauter du plus haut plongeoir de la piscine pas vraiment surveillée, alors que Nathalie est au téléphone. Sur la crédibilité de tous les gamins qui regardent Côme sur le plongeoir sans qu’aucun adulte ne voie ce qu’il se passe. Et Nathalie s’en rend compte une seconde trop tard bien sûr, juste à cause d’un coup de fil de la grand-mère.

Et pendant l’arrêt cardiaque de Thomas, c’est bien sûr à la piscine que les deux se rencontrent, et que Côme demande à Thomas de dire à sa mère d’arrêter de culpabiliser, et aussi qu’il aime quand elle s’habille en vert – ça tombe bien, elle est habillée en vert aujourd’hui.

Pendant l’opération de Thomas, Clément continue de passer du temps en rééducation avec Victor, l’infirmier qui s’occupe de lui et lui apprend qu’il peut passer aux béquilles. Il continue d’espérer avec Roxane, puis se rend attendre la sortie d’opération de Clément.

Roxane est obligée de se peser chaque semaine depuis cinq semaines qu’elle est à l’hôpital. Cela la confronte à ses angoisses d’anorexique. Elle se met à boire plein d’eau et chercher de quoi peser plus lourd. Elle trouve un poids de 500 grammes qui l’aide à tromper la balance.

Mehdi découvre lui les joies d’aller aux toilettes quand on a un plâtre, mais il refuse d’abandonner le combat… avant de décider de se retenir. Il rencontre Roxane qu’il aperçoit voler un poids sans comprendre vraiment l’intérêt. Il passe un peu de temps à parler avec et la mythonner sur son accident de moto, ce qui la fait marrer. Cette nouvelle rencontre est sympa et permet d’avancer dans la série, avec la formation d’un nouveau trio en compagnie de Mehdi, Roxane et Clément. L’ambiance est rapidement au beau fixe entre eux, ça fonctionne à merveille.

Court-circuitant une fois de plus l’hôpital, ils se rendent en salle de réveil où Thomas, inconscient, demande à se faire embrasser, par Roxane. Poussée par Mehdi et au désespoir de Clément, elle accepte de l’embrasser.

Une fois réveillé, Thomas fait comprendre à son père qu’il n’a pas vraiment besoin de lui, maintenant qu’il a Clément. Le dernier est sacrément touché et le père sacrément énervé. En même temps, il vient de s’asseoir sur l’absence de jambe de son fils, forcément, ce n’est pas ça.

Thomas rencontre ensuite Mehdi et apprend qu’il a embrassé Roxane. Clément s’impose entre eux, histoire que le triangle amoureux soit encore plus évident.

En parallèle, Sarah continue d’essayer de changer de chambre et d’être parfaitement insupportable, y compris avec Edouard, le pauvre adolescent qui veut juste être gentil avec (et la draguer de manière insistante, certes). Elle réussit à se mettre Nathalie à dos, puis son père, qui finit par lui avouer la vérité.

Finalement, Thomas décide d’aller donner un bracelet rouge à Côme et délivre le message à Nathalie. Bien sûr, c’est gros, mais ça fonctionne. Il est ensuite poussé par Clément à regarder son nouveau corps avec une jambe en moins, une scène sacrément marquante et très bien géré par l’acteur.

Quant au cliffhanger, il voit Roxane inconsciente dans sa chambre être découverte par Clément. Ah l’anorexie, ça ne pardonne pas. Le cliffhanger est immédiatement ruiné par la pub pour les épisodes suivants, mais bon, c’est sans surprise par rapport aux autres versions que j’ai pu voir.

C’est amusant de constater que d’une version à l’autre, je n’ai pas forcément les mêmes personnages préférés. J’accroche beaucoup plus à Thomas et Roxane dans la série française qu’à leurs équivalents dans l’original et la version américaine. Comme quoi, le personnage ne fait pas tout et le jeu d’acteur compte également. Difficile d’avoir une préférence tant j’aime les trois versions, mais il est possible que la version française finisse par l’emporter dans mon cœur. Il faudra voir avec le recul et les autres épisodes, mais cette version me paraît plus réaliste que son homologue américain et moins dramatique que la version catalane. Ou alors, c’est juste parce que je connais déjà les grandes lignes de l’histoire que je prends le temps de savourer chaque détail. En tout cas, c’est un vrai plaisir de retrouver les bracelets rouges et j’espère déjà l’annonce d’une saison 2 – si possible plus longue, allez, vivement qu’on s’aligne au rythme américain (l’espoir fait vivre).

En attendant, c’est une excellente série française, qui propose son propre rythme et ses réalités, apporte du soin à quelques détails supplémentaires et qui est surtout parfaitement accompagnée musicalement parlant. Gros coups de cœur sur les choix musicaux de cette série.

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Scandal – S07E11

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du dixième épisode de la dernière saison de Scandal.

11.jpgÉpisode 11 – Army of One – 16/20
Who decides what reality is?

Olivia est énervée après Mellie et lui fait savoir dès le début de l’épisode. La dispute entre les deux fait de la peine, mais Olivia, tel un pitbull, continue de s’attaquer à une Mellie drôlement neutre face à la déchéance d’Olivia. C’est excellent, tout simplement, et Olivia se voit face à un ultimatum d’une semaine avant la perte de tout son pouvoir. Oups.

Jake monte en gallon, ce qui ne plaît pas à Cyrus mais qui permet enfin à Mellie d’affirmer son autorité de présidente. Et ça fait du bien. J’avais oublié que Jake était marié, mais pourtant, on nous ramène sa femme pour une scène pourrie où ils sont face à David à lui raconter toutes les horreurs de son mariage.

Pas une seconde Papa Pope ne croit à la déchéance d’Olivia et cela le confronte à une Quinn qui aimerait au contraire intervenir tant qu’elle est à terre. C’est pourtant Eli qui a raison : Olivia reprend rapidement du pouvoir en paralysant toutes les ressources de Jake.

Quinn essaye de récupérer son pouvoir comme elle peut, mais elle ne fait qu’énerver Eli, ce qui est la pire des idées, particulièrement quand il a Robin en main. C’était une bonne scène qui réimpose Eli comme grosse menace, ce qui change énormément, tout en ridiculisant de nouveau le personnage incapable de faire du mal à sa fille – forcément.

Nous découvrons subitement que QPA a… un client ! Miracle. Il s’agit d’un employé de la Maison Blanche qui se découvre riche du jour au lendemain et n’aime pas bien ça. L’intérêt de cette intrigue est rapidement révélé : le pauvre homme est piégé par Olivia. Enfin pauvre : il couche avec la femme de Jake, ce qui lui permet d’être rapidement considéré comme un espion trahissant le pays grâce à tout l’argent qu’il a sur son compte. Pas tout à fait la définition de la pauvreté. Allez, bon courage avec ça QPA. Et bon courage à Robert, leur client, qui d’un coup risque la chaise électrique.

Cyrus passe encore son épisode à boire et étouffer sa rage dans un coin, jusqu’à ce qu’Olivia le contacte et lui propose un poste dans sa vendetta. Et il le fait à la perfection : il fournit à Mellie et Jake la solution parfaite contre le coup d’état tenté par Olivia. Cette dernière n’étant pas au courant, j’avoue m’être un peu laissé balader par ce twist par ailleurs parfaitement mené : Cyrus a trouvé le moyen de passer de vice-président à président.

En effet, il fournit à Olivia un document accusant Mellie d’avoir conspiré pour collaborer les dires de la femme de Jake comme quoi elle n’était pas en train de trahir le pays, mais d’espionner pour la NSA. Plutôt que de se servir de ça, Olivia décide de prévenir Mellie.

Du côté de QPA, leur client est quand même accusé d’être un traitre et un espion pour la Russie, du coup, il quitte le pays. Rien que ça (pas franchement un succès pour QPA en plus). Et alors que Huck et Abby décident que c’était une bonne dernière affaire pour la boîte, Charlie ne parvient pas à résister à l’envie de leur annoncer que Quinn est encore en vie. Plutôt que de trahir tout de suite le secret, il décide d’aller la voir chez Eli. Oui, mais non.

En effet, Quinn a négocié sa libération, soi-disant avec Charlie en promettant de ne pas s’en prendre à Liv. Inutile de dire que la première chose qu’elle fait est de s’infiltrer dans l’appartement d’Olivia pour la tuer… Malgré son désir de justice, de vengeance et son envie de tuer Olivia, Quinn est encore trop gentille. Malheureusement pour elle, les snipers d’Olivia sont bien moins patients.

Ils tirent dans le tas, mais heureusement Olivia protège Quinn. C’est elle qui se prend une balle bien méritée. Cela nous mène à une scène pourrie entre Liv et son père : elle a besoin d’être soignée, c’est lui qui s’en charge… en lui faisant un petit discours sur les dinosaures et l’amour parental.

Le lendemain, Olivia se charge de faire sa conférence de presse, devant la Maison Blanche. Comme je m’y attendais, après sa confrontation avec Quinn, Olivia change totalement d’avis et abandonne le pouvoir, préférant donner sa démission et laissant la série à court d’intrigues pour sa reprise en mars. Cela tombe bien : la série pourra compter sur son crossover avec HTGAWM. Finalement, ce dernier fait donc du bien à cette série, en la forçant à boucler cette storyline au plus vite – mais je ne peux m’empêcher de penser que le but est de sauver un des personnages de Scandal de la disparition à la fin de la série, même si je ne sais pas encore qui.

La résurrection de Quinn est expédiée en fin d’épisode avec Abby et Huck apprenant la vérité, alors que Jake récupère l’électricité nécessaire au B613 et que Mellie est soulagée. Bon, tout cela nous lasse également avec un Cyrus frustré, mais bon, tout le monde s’en fiche pas mal.

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Channel Zero – Butcher’s Block (S03)

Synopsis : Alice emménage dans une nouvelle ville et apprend l’existence d’une série de disparitions qui pourraient être connectées à une rumeur étonnante sur des escaliers mystérieux au cœur du pire quartier de la ville : le Butcher’s Block.

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 400.jpg

Pour commencer, je suis impatient de découvrir cette troisième saison qui commence à peine 100 jours après la dernière, terminée lors du Comic Con. Si j’étais sceptique au début de celle-ci, je sais désormais que les scénaristes peuvent proposer de très bonnes choses, ce qui a augmenté mes attentes vis-à-vis de la série.

Le problème, c’est qu’on reste sur une anthologie, donc tout le travail est à refaire chaque trop courte saison. Je ne sais pas grand-chose de cette saison, dont je me suis bien gardé de me spoiler quoique ce soit, du casting au mythe qui y est évoqué et que je ne connaissais pas. Cela ne m’empêche pas d’être curieux sur ce Butcher’s block, évidemment, et une fois de plus, j’espère que la série va parvenir à me captiver de la même manière que d’habitude.

Avec un peu de chance, on est parti pour six semaines de frousse intense les jeudis !

S03E01 – Insidious Onset – 19/20
Je retire un point car je n’accroche pas du tout au casting ni à certains effets spéciaux, mais en revanche ce sont bien les seuls reproches que je peux y faire pour l’instant. L’ambiance est rapidement mise en place, les premiers frissons finissent par arriver et je dirais même que je me suis senti plus angoissé que durant la saison 2. Bref, c’est une fois de plus extrêmement prometteur et l’ambiance insidieuse habituelle est là – mais en même temps cette fois elle est annoncée par le titre, je ne peux pas me dire surpris. Excellent début de saison.
S03E02 – Father Time – 17/20
L’épisode est bon et apporte déjà quelques réponses, mais il me laisse aussi plus perplexe que la semaine dernière. Moins angoissant et malgré une structure d’épisode un peu hachée, il parvient tout de même à garder son ambiance maîtrisée du début à la fin et continue de donner envie de revenir (mais pas de manger, vous êtes prévenus).
S03E03 – All You Ghost Mice – 15/20
Sur le plan technique, la série est toujours aussi excellente, mais je dois dire que cette saison n’arrive pas à me passionner autant que la deux. On est pourtant sur une intrigue perchée tout pareil, et peut-être même plus. Après, ce n’est pas plus mal, c’est le genre d’intrigue qui me laisse avec des envies de régime végétarien et 150 questions sur ce que je suis en train de regarder.
S03E04 – Alice in Slaughterland – 17/20
Le mystère continue dans cet épisode qui mêle trois intrigues différentes, dont deux assez similaires et perchées, et une autre beaucoup plus terre à terre. Difficile de me faire une vraie idée sur cette saison qui a ses bons moments, mais beaucoup trop de scènes qui traînent en longueur. De ce point de vue-là, toute l’intrigue d’Alice pour cet épisode est sacrément interminable.
S03E05 – The Red Door – 17/20
Les réponses sont apportées progressivement par cet épisode qui a aussi des bons éléments de surprise, mais cette intrigue reste moins convaincante que la No-End House pour moi. J’ai plus de mal à voir comment la saison va se terminer et je ne suis pas sûr que j’aurais toutes les réponses que je voulais avoir. Il n’empêche que la série se dévore bien, même si elle provoque quelques remous dans l’estomac – il faut l’avoir bien accroché, tout de même.
S03E06 – Sacrifice Zone – 17/20
Drôle de fin de saison, je dois dire ; j’ai eu quelques autres surprises au passage. Ce n’était pas mauvais, mais j’en attendais quand même plus. Une fois de plus, je suis frustré par le format de l’anthologie qui pousse à sacrifier quelques intrigues, surtout en six épisodes. Les choses sont précipitées et ça marchait moins bien cette saison.

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