Pourquoi je suis passé au speedwatching ? #4

Catastrophe industrielle, cette idée de l’article publié en quatre semaine ! Cinq mois plus tard, je suis de retour pour achever cette rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument terrible : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ». Ceci est le quatrième article qui suit une introduction au phénomène, un exposé des vrais avantages du speedwatching et mes réponses aux critiques faites à cette pratique. Quant au côté sans langue de bois, vous pouvez le retrouver dans les « 500 mots sur… ».

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

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Et maintenant, le sujet qui fâche : MA pratique du speedwatching

Pour revoir à l’infini – Ben oui, le premier cas vraiment utile de speedwatch, c’est de se permettre… des rewatchs ! Si vous suivez un peu le blog, vous savez que je regarde un nombre assez grand de séries (et si vous ne le suivez pas, je vous invite à vous balader dans le menu ci-dessus, ça vous fera une bonne idée et ça me fera plaisir). Alors forcément, quand une série traîne un peu trop à revenir, j’ai parfois besoin de me souvenir ce qu’il s’est passé avant la pause, donc de revoir quelques trucs… sans pour autant avoir les 40 minutes nécessaires au visionnage de l’épisode en question. Pas de souci ! Hop, hop, je sprinte l’épisode (et là, on parle vraiment d’aller à toute vitesse, même du x3, car voir les images suffit à se souvenir) et me remets en tête toutes les intrigues de manière beaucoup plus efficace. Et puis, parfois, j’avoue, je passe en vitesse normale parce que la scène en question est juste trop cool.

Dans le même genre, vous savez que j’écris des critiques assez longues, avec en général une citation de l’épisode. Il n’est pas rare que je vois l’épisode en prenant des notes pour ne pas oublier ce que je veux en dire… et ça m’arrive de rédiger la critique finale à partir de ces notes en me repassant l’épisode en x2 (ou plus), histoire d’avoir un fond sonore et d’être sûr de ne rien oublier. Alors, c’est toujours honteux le speedwatching dans ce cas où c’est juste pour bien tenir mon blog ? Ce n’est pas le cas à chaque fois, je vous rassure, parfois ma critique est prête à la fin de l’épisode (ce qui veut dire qu’il n’était pas très passionnant quand même, car j’ai pris le temps de l’écrire devant… bonjour Shadowhunters), parfois je la finis en lançant une autre série parce qu’on est vendredi, etc.

Il faut bien que je sois honnête aussi… parfois, ce n’est pas pour le bien du blog, c’est juste parce que je veux revoir une scène que j’ai adoré dans un épisode et que je ne sais plus où elle est dans l’épisode. Cela peut aussi me servir à faire la capture parfaite, à préparer un petit commentaire TVtime, etc. Dans tous ces cas-là, le speedwatching, je le prends, au mieux, comme un résumé (en plus efficace), au pire, comme les chapitres d’un DVD. Ce sont des cas un peu de « triche » en tout cas, car ce n’est pas du speedwatching, mais du speedrewatching (ouais, j’invente des termes en plus mouahaha).

Et sur le blog, ça concerne qui ? Potentiellement, toutes les séries. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire, mais un jour, je ferais peut-être des rewatchs de séries que j’adore et pour lesquelles je n’ai d’articles que sur les dernières saisons (Agents of SHIELD, The 100, Unreal ou même Orphan Black). Cela dit, ce n’est pas dit que je les speedwatch pour autant, car je les adore vraiment et ça me va très bien en vitesse normale. En revanche, Fringe ou Haven, je pense que je serais capable de me les revoir comme ça !

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Mea Culpa – Allez, j’ai intitulé cette partie du blog “On ne va pas se mentir”, ce n’est pas pour reculer indéfiniment devant la vérité. Oui, il y a des séries que j’ai speedé et j’assume. The Walking Dead, je suis monté assez haut sur certains épisodes de la saison 5, j’ai re-ralenti à la 6 et aujourd’hui, j’oscille encore entre le x1 et le x1.5 en fonction des intrigues. La qualité est revenue sur cette série, donc j’ai tendance à les voir de plus en plus en vitesse normale. En fait, c’est le cas typique d’utilité du speedwatching : sans ça, j’aurais probablement arrêté de regarder pour n’en lire que des résumés (et encore). Et oui, ma patience a des limites et The Walking Dead les a dépassées plus d’une fois avec des épisodes qui traînent encore et encore, des plans fixes avec gros plans où il ne se passe rien, absence de dialogues et de toute intensité dramatique. Alors, j’ai eu droit aux discours moralisateurs sur le travail de cadrage, les nuances des jeux et tout le blabla, mais franchement, sur les séries AMC, vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’elles sont avant tout créées dans l’idée du deuxième écran et du principe de laisser le temps aux téléspectateurs d’aller commenter sur Twitter (bon, la saison 2 de Preacher me contredit un peu). Ce qui est particulièrement détestable, parce que putain, on se fait chier ! Du coup, je n’ai plus honte de le dire, plutôt que de m’énerver devant ma télé (ou de l’éteindre), j’accélère un tout petit peu le rythme, je vois ça en 35 min au lieu de 42 et c’est beaucoup plus intéressant !

J’ai pris cet exemple car c’est le plus parlant à un plus grand nombre ; et parce que la série a su en revenir et me raccrocher petit à petit. C’est le cas typique où le speedwatching m’a été salvateur. Malheureusement, c’est loin d’être un cas unique.

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Et ça concerne qui d’autre sur le blog ? Allez, vous le voyez venir tellement c’est évident après tout ça : Quantico, que je regarde généralement en x1.5 depuis la reprise… Les épisodes sont une catastrophe, mais je n’ai pas envie de m’arrêter en cours de route (je rappelle que c’était écrit en février cet article, j’ai vu la fin en x1). Je persiste car je veux savoir jusqu’où ils oseront aller, et que de ce point de vue-là, ils ne sont pas décevant. The Affair est aussi typiquement le genre de série qui se savoure aussi bien en x1.25 qu’en vitesse naturelle. Certains points de vue sont même tellement chiants qu’il m’arrive d’augmenter plus haut (mais c’est Noah, je ne peux pas le voir). Once Upon A Time a également tendance à passer en x1.25 ou x1.5 si je n’ai rien d’autre à faire devant. Oui, quand je fais le ménage avec OUAT en fond, je me la garde en x1, mais sinon, bon… Franchement, et plus simplement, pour repérer assez simplement les choses, le speedwatch, je le fais très souvent sur les séries dont les épisodes ne dépassent pas le 15. C’est généralement signe d’un début d’ennui qui me rappelle que j’ai d’autres choses à faire, alors j’accélère un peu pour mieux retourner travailler (mais si) !

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Quand le speedwatching me titille… mais que non ! Enfin, il y a ces séries pour lesquelles je n’ai pas encore passé le cap. Je l’ai dit longuement, je ne pense pas que ce soit un manque de respect d’accélérer un peu les choses. En revanche, ce n’est pas très positif pour la série en général. C’est qu’elle a su me convaincre de m’investir dedans à une époque, mais pas réussi à me garder.

Le speedwatching me titille donc sur les séries que j’ai abandonnées, logique. Pour cette année, il y a Atlanta ou Better Things qui ont été toutes les deux des déceptions, mais que j’aimerais bien voir quand même puisque j’ai commencé. De là à tout me farcir en x1, pas sûr, mais il me faut trouver le temps de les voir, même en accéléré.

Et enfin, il y a des séries que j’aimerais bien regarder en accéléré, mais qui ont trouvé la parade ultime anti-speedwatching. Oui, il existe une parade ! Prenez Blindspot, regardez un épisode en essayant de vous concentrer uniquement sur votre écran… vous allez vite ressentir un énorme mal de mer. C’est normal : la caméra bouge tout le temps, une technique copiée sur NCIS (notamment) et reproduite à l’extrême. Ca attire l’œil, ça fait qu’on regarde l’écran, etc. Mais c’est rapidement difficile à suivre. J’ai l’habitude de manger devant, alors je ne préfère pas imaginer l’état dans lequel je finirai si j’accélérais ça !

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Maintenant que tout ça est dit, il me reste à dire que j’aimerais vraiment que Netflix propose enfin l’option d’accélérer un peu les épisodes. Plus généralement, de meilleurs paramètres pour naviguer dans les épisodes seraient franchement les bienvenues : Amazon Prime le fait à merveille sur certaines séries (la saison 6 de Community est tellement bien gérée qu’on a les chapitres des DVDs, les chansons utilisées dans les épisodes et les anecdotes IMDB à portée de main).

Un dernier point, même si je suis en ce moment en train de le rater misérablement, il est pour moi hors de question d’accélérer mes séries du Challenge Séries ! Pas parce qu’elles ne le méritent pas (Supernatural, j’aurais bien aimé le faire parfois), mais parce qu’il s’agit d’un défi. Je trouve ça stupide de dire « ouais j’ai rattrapé XX épisodes en un an ! », si en fait on a tout vu en x2. Idem pour le Week-end en séries, bien sûr, où ce serait tout simplement de la triche !

Voilà, c’est tout, mais comme j’aime bien conclure mes articles par quelques mots pour tout résumer (ou pas), je ne me prive pas de le faire cette fois encore…

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EN BREF – Le speedwatching, je le trouve très très mal sur la majorité de mes séries, mais très très pratique sur d’autres, ou sur certains films que j’ai envie de voir « parce que mec c’est incontournable tu peux pas ne pas avoir vu ce chef-d’œuvre en plus mais la fin comment elle te met sur le cul » mais qui me blasent au bout de dix minutes (genre, pour donner un exemple, Sixième sens, j’avais compris le délire dès la première scène et je me serais gagné du temps à le voir plus vite, si j’avais su comment faire du speedwatching à l’époque, hein ! On m’avait tellement dit que la fin mettait sur le cul que je m’attendais à autre chose, mais non, c’était juste ce qui était évident depuis la première scène. Merci bien).

Je ne vais certainement pas aller faire l’éloge du speedwatching quand je trouve inconcevable de ruiner sa découverte de certaines séries avec, mais je n’en ferai pas non plus le blâme, parce que ça peut être effectivement utile pour tout un tas de raison. Donc en fait, même sur les séries que ça « ruine » pour moi, je comprends que pour d’autres, ça puisse être un bon outil. Chacun sa vie et ses erreurs monumentales, les gars !

Un dernier point non négligeable sur le speewatching est que ça a tendance à augmenter ma capacité de concentration, pour une raison toute bête : ça va plus vite, il faut se concentrer devant pour tout suivre… C’est donc plus stimulant et parfait pour les séries qui s’engouffrent dans des intrigues trop longues et peu intéressantes ! Tout est comme toujours une question de dosage, de savoir se faire plaisir dans son visionnage et, surtout, de ne pas abuser.

Il y a quelques années, le monde entrait en effervescence avec le développement des audiobooks, puis – pire ! – des livres numériques sur tablette. « La mort du livre ! » ; « Une société/jeunesse perdue ! ». Oui, mais non. De nouvelles pratiques, installées depuis longtemps (l’audiobook, sérieusement, c’est la base de la littérature de raconter une histoire à voix haute HEIN) et adaptée à la modernité. Certes, il y a eu des déviances, des ratés, des pratiques nulles… mais c’est le prix de toutes les innovations. En fait, nous les speedwatchers, nous ne sommes que des visionnaires !

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Critiquez tant que vous voulez le speedwatching, vous n’empêcherez pas les adeptes de l’utiliser, et ils auront raison de le faire si ça leur convient. Et puis, rassurez-vous, cette pratique restera marginale.

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La saison 1 de Will (et pourquoi c’est cool)

Salut les sériephiles !

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Coup de pub : Hier, je me suis empiffré la fin de la première saison de Will et force est de constater qu’un grand nombre d’entre vous est passé à côté. J’ai vu peu de tweets sur la série dont les sous-titres VF traînent à arriver… mais j’ai apprécié cette saison, donc j’ai envie de vous embarquer dedans sans vous spoiler, pour vous convaincre de l’ajouter à votre liste de séries à voir plus tard ou pour ne pas passer à côté le jour où vous en aurez l’occasion, parce que l’audience, c’est…

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Personnellement, je trouve que la série a été plutôt mal vendue : en la commençant, je m’attendais à voir un drama historique retraçant la vie de William Shakespeare. Finalement, j’ai bien eu du drama, mais la partie historique est à négliger. Avant de commencer la série, il faut simplement savoir qu’il y a un conflit protestants/catholiques qui divise Londres, et plus généralement l’Angleterre. Je ne mentirais pas non plus : quelques connaissances des pièces de Shakespeare aident à apprécier certains jeux de mots et références discrètes. Toutefois, je pense qu’on peut passer à côté et aimer quand même la série.

Plus que l’histoire de la vie du dramaturge, la série surfe sur pas mal de théories : le fait qu’il soit catholique (l’intrigue majeure & fil rouge de la série), le fait qu’il n’écrive pas seul ses manuscrits, le fait qu’il n’ait pas pu tout inventer seul. C’est un parti pris qui permet finalement de rendre moins divin un personnage très mis en avant par la réalisation.

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Le vrai parti pris, cependant, est de moderniser autant que possible l’univers shakespearien, avec ce qu’il implique de transgression et de décalage, nous fournissant une version rock, voire punk, de l’Angleterre. Oui, ça perturbe, mais ça aide à entrer dans la série, surtout que j’adore les choix de BO qu’ils ont fait et que les représentations théâtrales sont bien gérées, du début chaotique à la fin plus moderne. Tout cela colle parfaitement à l’œuvre de Shakespeare qui n’a lui-même pas fait autre chose avec ses pièces historiques… Bref, l’ambiance est cool !

Côté personnages, on retrouve certes William, mais aussi d’autres figures historiques, toutes plus ou moins fictionnalisées pour les besoins de la série : Richard Topcliffe (un tortionnaire de catholiques), Christopher Marlowe (un autre dramaturge qui devrait être aussi célèbre que Shakespeare) ou encore les Burbage, une famille d’acteurs de la troupe, et notamment Richard et Alice, les frères et sœurs.

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Les premiers épisodes sont très bons, malheureusement ça se dégrade vite pour mieux repartir dès le 6. Ensuite, ça se dévore, grâce à de bons cliffhangers menant à une vraie conclusion, le renouvellement étant incertain. Je vous laisse jeter un œil à mes critiques si vous n’êtes pas encore convaincus, mais ça vaut le coup, promis !

C’est une porte ouverte sur une période sur laquelle on a peu d’informations, mais qui est passionnante. On se cantonne trop souvent à la littérature française et Molière en France, mais l’Angleterre vaut le détour.

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Bon visionnage 🙂

La saison 2 de Quantico : explications

Salut les sériephiles !

Je vous ai dit hier que j’étais en panne d’inspiration pour cet article, je me suis donc tourné vers mon programme TV. Comme M6 diffuse ce soir la suite de la saison 2 de Quantico et que la semaine dernière quelqu’un est quand même arrivé sur le blog en tapant dans sa barre de recherche qu’il ne comprenait rien à la série, je pense que 500 mots de résumé ne sont pas de trop.

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Pour faire simple, les scénaristes ont (un peu) appris de leur erreur. La saison 1 était entièrement consacrée à l’attentat de Grand Central et s’était avérée sacrément longue à nous révéler que Liam était celui qui avait tout orchestré. C’était pénible à voir passé la mi-saison et la saison 2 a pris une tournure différente en se divisant en trois. Nous avions les 8 premiers épisodes qui se consacraient sur la situation au G20.

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Cette année, Alex et Ryan travaillaient tous les deux pour le FBI et devaient infiltrer la AIC, un groupe d’agents de la CIA aux intentions troubles. C’est le point de départ des flashbacks à la ferme qui voit le couple s’entraîner pour rejoindre la CIA, et donc l’AIC. Pas de bol pour Alex, elle n’a pas été prise et s’est fait virer de la ferme après quelques échecs. La mission a certes échoué pour elle, mais pas pour Ryan, recruté par Lydia, la fille d’Owen, agissant de son propre chef sans que son père ne soit au courant.

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Les 6 épisodes suivants proposaient une conclusion de cette intrigue. L’AIC était bien un groupuscule terroriste, certains agents se sont donc mis en tête de les arrêter. C’est le front de libération, responsable de l’attentat du G20 et dont font partie Nimah ou Miranda. Ils sont devenus terroristes en cherchant à stopper des terroristes. Le G20 voyait donc s’affronter plusieurs groupes et s’est conclu par un échec de l’AIC, grâce à Alex & Ryan, travaillant toujours pour les non-terroristes. Malheureusement, Lydia a réussi à faire s’échapper des infos compromettantes pour la sécurité nationale.

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Là-dessus, les 8 derniers épisodes, actuellement en cours de diffusion, ont permis un troisième reboot et une nouvelle intrigue. Pas besoin de se souvenir de tout pour apprécier les épisodes 14 à 22, au contraire. Nous avons dit au revoir aux flashbacks et force est de constater que niveau rythme, ça fonctionne ! La présidente des USA a réuni une équipe d’agents pour se protéger : l’attentat du G20 a été officiellement présenté comme une attaque du front islamique pour protéger les US de ses brebis galeuses. Seulement, certains politiques influents (comme Roarke) complotent pour que la présidente soit démise de ses fonctions, quitte à préparer des attentats et utiliser les infos sensibles obtenues par Lydia. Reste à identifier ces politiques et les empêcher de commettre le pire.

Ce soir, la saison continue et verra l’équipe se servir de la fiancée de Clay pour réussir dans sa mission. Autant dire qu’il y aura quelques étincelles, surtout du côté de Shelby, mais je vous en dis beaucoup plus dans ma critique.

Les avantages/inconvénients à regarder une série dans les transports

Salut les sériephiles !

Si vous suivez le blog, vous êtes peut-être déjà tombé sur un article de critiques où je disais avoir vu tel ou tel épisode dans le train/le RER ou, plus rarement, l’avion. Une ou deux fois, j’ai eu droit à des réflexions surprises (dans le meilleur des cas), une fois on m’a dit que c’était franchement honteux de dire que j’aimais les séries et de les regarder dans les transports (euuh ?) et je n’ai jamais pris le temps d’expliquer le pourquoi du comment.

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Figurez-vous que j’ai commencé à prendre beaucoup le train quand j’allais en cours à la fac. Bon, je prenais déjà souvent le train avant, mais je lisais. Le problème de la lecture, c’est que le train, ça bouge (sans déc !), on n’est pas toujours assis et, en études de lettres, quand je lis, j’ai souvent besoin de prendre des notes, être concentré à 100%, etc.

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Bref, ce n’était pas l’idéal. Maintenant, figurez-vous que mon trajet pour aller à la fac durait 42 minutes en heure de pointe (bon, c’était souvent 1h parce que le RER A a la tendance magique de ne pas avoir une circulation des plus fluides), 35 minutes + 5 minutes (+ le changement d’une à 10 minutes) en dehors des heures de pointe. Dans quel monde est-ce que vous pensez qu’un sériephile ne se jette pas sur l’occasion ?

Encore aujourd’hui, où je fais mes études à distance, je suis à 42 min de St Lazare ou 44 de Châtelet, donc oui, une grosse partie de mes trajets vers Paris se fait devant des séries.

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Les avantages :

  • Le temps passe plus vite, déjà.
  • Une parfaite excuse pour éviter les inconnus demandant de l’argent, une clope, de l’eau, etc. qui sont des choses que je n’ai pas ou peu, de toute manière (ouuuh le radin).
  • Déculpabiliser de regarder trop de séries (mais si) parce que de toute manière, c’est ça ou trainer sur Twitter.
  • Avoir des fous rires dans le train grâce à une série, ce n’est pas donné tous les jours.
  • Apprécier des séries de moins bonnes qualités, qui ont peu besoin d’attention (genre Blindspot), cest cool.

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Les inconvénients :

  • Il n’est pas toujours évident de prendre des notes pour les articles du blog. Et en plus, il faut recopier ses notes à l’ordi après.
  • Certains inconnus pourraient être sympas, mais je me contente d’un sourire (en même temps, les transports parisiens HEIN)
  • Je n’ai pas toujours les ST et c’est mieux avec parce qu’il y a du bruit dans le train.
  • Netflix plante une fois sur deux (vraiment, l’image s’arrête, c’est chiant, mais j’ai les ST).
  • Les gens regardent par-dessus ton épaule, donc j’ai besoin de bien sélectionner ce que je vais regarder (pas de sexe, de drogue, etc.)

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Bref, vous l’aurez compris, je ne regarde pas tout dans le train : juste des sitcoms et séries que je n’aurais pas pris le temps de voir autrement. Sur ce, on est dimanche et je suis à Paris, faut que je rentre chez moi. C’est parti pour un épisode dans le train !