Cependant, s’il était plus facile au départ, quelques points bien vicieux m’ont bloqué et je ne peux plus me la jouer en mode « je suis fort » car je n’ai pas pu le finir ce mois-ci ! Pas grave, je le valide largement malgré tout et Yodabora su prouver que c’était jouable, en le finissant… une semaine avant ! Bravo à elle 😊 N’hésitez pas à aller lire son bilan !
Allez, c’est parti pour mes 20 points sans spoiler (mais comme d’hab, si vous n’avez pas lu un épisode, ne lisez pas le paragraphe quoi).
Networks
C’était un thème que je qualifiais d’hyper simple mais que je n’ai pas réussi à valider ! Et en plus, c’est là que j’ai le plus bloqué avec la mi-saison et la fin de série. Comme quoi.
Voir un premier épisode de saison : Unbreakable Kimmy Schmidt, 3×01– Ce n’était pas très compliqué comme point et j’en ai vu bien d’autres durant le mois, mais si je ne me plante pas c’est le premier épisode 1 que j’ai vu en mai. Et ce n’était pas la meilleure saison pour autant.
Voir un épisode de mi-saison : Dix pour Cent, 2×04 –Je pensais rater ce point… mais Pauline (@Poluss77 sur Twitter) a eu l’excellente idée de me rappeler qu’il y avait eu une pause dans la diffusion de la série, à cause du débat présidentiel. Je n’ai jamais été aussi heureux que Marine LePen soit à la télé.
Voir une fin de saison : The Last Man On Earth, 3×18 – Là aussi, j’ai carrément l’embarras du choix avec pas moins de 19 saisons terminées au cours du mois de mai. Forcément, je n’ai pas eu trop de difficulté à en trouver un, quoi. De mémoire là aussi, c’est toutefois la première fin de saison que j’ai vu.
Voir une fin de série : Echec – Je pensais pouvoir compter sur les annulations de Quantico ou OUAT, mais même pas. Certes, j’ai vu les derniers épisodes de The Catchet de Sense8, mais ce n’était clairement pas des fins de séries et ça me révolte.
Alcool
C’était un peu plus dur que je ne le pensais, mais j’ai eu tous mes points assez vite. De loin le thème le plus facile du mois en ce qui me concerne !
Un personnage se sert un verre d’alcool : Quantico, 2×22 – Ce point m’a donné du fil à retordre car, à l’origine, j’avais écrit « un verre de vin ». Et comme je suis reparti de mon brouillon d’article quand je me suis noté les points… Je viens seulement de me rendre compte de ma bourde, et je ne vous explique pas comment c’est frustrant, parce que j’en ai vu des personnages se servir de l’alcool… et même avec le champagne, je me rends seulement compte également que c’est foutu, car ce n’est pas le perso qui se sert lui-même (ci-dessus). Ah lala. Heureusement, il y a Roan de The Great Indoorsqui se sert un verre (un pour lui et un pour Jack, même) dans le 1×22.
Un personnage commande et/ou boit un cocktail : Scandal, 6×14 – Là encore, je pensais que ce serait un point facile et j’ai eu un peu de mal à trouver, mais finalement (et contre toute attente), c’est dans Scandal que quelqu’un s’est fait prendre la main dans le sac à boire son Martini !
Un personnage a une bouteille de bière à la main : The Last Man On Earth, 3×18 – C’était bien trop facile et vite plié, grâce à l’épisode de fin de saison où tout le monde en tient une, je crois.
Une bouteille de vin rouge est visible à l’écran : Dix pour Cent, 2×05 – Scandal a été hyper décevante, j’étais sûr de pouvoir valider avec et même pas. Heureusement, la fiction française ne peut pas ne pas se servir de vin rouge donc j’ai bien épié les épisodes de Dix pour Cent et ça n’a pas manqué. Pauline (toujours la même, oui) a d’ailleurs repéré la même apparemment aha.Sans ça, j’en ai aussi vu une dans le 5×07 de Prison Break.
Fantastique
Encore un thème qui m’a donné du fil à retordre, décidément ce mois-ci, c’était compliqué pour moi !
Quelqu’un utilise un artefact magique : Once Upon a Time, 6×20 – Je dois dire que je m’en doutais, j’ai assez vite validé ce point, grâce à Zelena, mais surtout grâce à Regina qui utilise une petite boîte tout ce qu’il y a de plus magique dans cet épisode musical.
Un personnage s’avère être une créature surnaturelle : Agents of S.H.I.E.L.D, 4×22 – C’est un mini-spoiler si vous n’êtes pas à jour, mais eh, Ghostrider était de retour. Et en plus, il y avait une vraie surprise en milieu d’épisode à ce propos, alors ça fonctionne totalement. Si vous me cherchez des noises sur le fait que c’est pas vraiment une créature surnaturelle (ça l’est), n’oubliez pas que, de toute façon, j’ai commencé Lucifer.
Une scène montre un combat à l’épée : Once Upon a Time, 6×22 – Et ouais, encore une fois c’est OUATqui me valide ce point alors que je pensais que The 100s’en chargerait. Comme quoi, le bingo est plein de surprises !
Quelqu’un parle une langue morte : Dear White People, 1×08. J’ai un gros doute sur l’épisode, mais Silvio utilise l’expression latine « non sequitur ». Oui, bon, il ne parle pas vraiment latin, mais il l’utilise et j’ai bien validé « Carpe diem » alors… J’aurais dû regarder plus de Supernatural pour avoir un point incontestable !Sinon, il y a bien un personnage de Dix pour Cent qui dit deux mots de grec aussi, et Julien Doré n’a jamais été aussi drôle que dans cette scène.
Météo
Ce thème était étrange mais à peu près aussi facile que l’alcool, peut-être même plus. Pas de réelle difficulté en ce qui me concerne.
Un personnage est vu sous la pluie : Supergirl, 2×21 – Je dois avouer que je ne m’en souviens même plus, mais c’est ce que j’ai noté. Hum. C’est malin, mais je vois vraiment pas à quel moment il pleut dans l’épisode. Non mais sinon, il y avait aussi le 3×17 de The Last Man On Earth où Phil finit sous la pluie, sauf que bon, je me suis déjà servi de la série à deux reprises, ça devient redondant après (c’est quand même la photo ci-dessus, où on voit que la pluie n’était pas franchement prévue et qu’ils ont fait avec, tentant de faire comme s’il pleuvait pas alors qu’on voit bien les gouttes à l’écran lol).
Un coucher de soleil est vu à l’écran : Agents of S.H.I.E.L.D, 4×22 – Si vous avez vu l’épisode, vous savez parfaitement de quoi je parle, et il était magnifique ! Sinon, je sais que je viens juste de dire que c’était redondant d’utiliser trois fois la même série, mais le coucher de soleil de fin d’épisode 6×20 de Once Upon a Time était lui aussi particulièrement marquant.
Une scène se déroule en plein air : Silicon Valley, 4×03 – Merci Richard d’être un tel être bizarre et d’arriver à pied au milieu de la nuit chez les gens.
Quelqu’un évoque la météo : The 100, 4×11 – Je pensais me piéger avec cet item, mais c’était avant de songer au fait que les personnages de la série ont une petite obsession avec la pluie cette saison.
Actions
Bizarrement, le point qui m’a posé le plus de problème n’est pas celui auquel je pensais !
Voir un épisode de série chez quelqu’un d’autre que chez vous : The 100, 4×13 – C’est depuis l’appartement parisien que je squatte souvent que j’ai vu cet épisode. Je n’en ai même pas vu un seul à Bordeaux, contrairement à ce que je pensais. J’ai aussi vu Outcast la veille dans cet appartement… mais c’est juste que la fin de saison de The 100, avec pain au chocolat chaud juste acheté à la boulangerie en ce matin de jour férié, c’était parfait (ci-dessus).
Boire de l’alcool (avec modération) devant une série : Lucifer, 1×05 – Ça aurait dû être facile, surtout que je suis passé quelques jours chez ma meilleure amie ou à Bordeaux, mais même pas. J’ai fini par prendre une bière en apéro devant un épisode de Lucifer il y a quelques jours, histoire de valider ce point, parce que je ne pouvais pas ne pas l’avoir quand même. J’ai aussi vu des épisodes de Dany le Tigre et de Dinotrux avec une bière en main, je donne franchement un mauvais exemple aux enfants de mon entourage, je crois !
Voir un épisode dans les transports en commun : Quantico, 2×21 –Le premier épisode que j’ai vu dans les transports en commun était celui-ci, dans le RER A. J’en ai vu cependant une bonne dizaine encore ce mois-ci, de Dear White People à toutes les séries que j’ai rattrapé dans le bus au retour de Bordeaux.
Voir six épisodes d’une même série d’affilée : Unbreakable Kimmy Schmidt, 3×01-06 –J’ai vu toute la saison sur un week-end et sans coupure par d’autres séries. J’ai aussi vu les épisodes 4 à 10 de Dear White People en un coup. Je crois que c’est tout en revanche pour les séries de six épisodes d’affilée. Il en suffisait d’une alors.
Ci-dessous, mon avis sur l’ensemble de la saison, après visionnage de chaque épisode.
Avis : Silicon Valley est de retour pour une quatrième saison ! Pourtant, j’ai terminé mon article sur la saison 3 en remarquant que son dernier épisode pouvait tout aussi bien conclure la série.
Il faut bien que je vous avoue, l’entre-saison a été très, très long et une fois n’est pas coutume, j’ai oublié les ¾ de la série. C’est le cas d’énormément de petites séries que je consomme pour le plaisir, certes, mais sans en être fana. Cette sitcom, à l’origine, je l’ai vue sur un coup de tête. La saison 1 m’a emballé parce que je l’ai binge-watchée, la saison 2 m’a déçu sur plusieurs points, la 3 a remonté le niveau et la 4 commence aujourd’hui. Je n’en attends pas grand-chose, car je sais qu’il ne faut pas trop en attendre.
Souvent par le passé Silicon Valley a eu du mal à me faire rire. Toujours, en revanche, elle m’a accroché à l’histoire de Pied Piper, la société de Richard qui se redéfinit quasiment à chaque épisode. C’est aussi ça que j’aime d’ailleurs : la série a connu tellement de virages abrupts en trois saisons qu’elle s’est redéfinie un nombre incalculable de fois tout en conservant des personnages assez clichés. Ce rythme est totalement endiablé, et c’est tant mieux, car ça me donne envie de rester plus longtemps devant, et de revenir chaque saison !
Voilà, ça vous donne une idée de ce que je pense de la série et de ce que j’en attends avant de commencer ce quatrième volet des aventures de Pied Piper. Sans plus attendre, je passe à la critique du 4×01, avec spoilers évidemment !
Note moyenne de la saison : 15,5/20
Épisode 1 – Success Failure – 18/20
Welcome to the Valley, asshoes.
Il y a un résumé de la saison précédente ! Je ne m’y attendais tellement pas et ça me fut utile. En plus, ça faisait si longtemps que je n’avais entendu le générique HBO.
Ce retour est carrément réussi : j’ai beaucoup plus ri que dans mon souvenir et il y a de nouveau eu tellement de rebondissements que j’en ai presque la nausée. En plus, on passe des rires à la déprime dans cet épisode, une fois de plus, et ça prouve que la série en a ! Le titre résume finalement assez bien l’ensemble de la série, qui nous montre toujours le passage d’un extrême à l’autre en un claquement de doigts (bon, OK, en trente minutes).
Cette année, tout commence par une première scène hilarante où Richard kidnappe un milliardaire pour lui présenter PiperChat, sa nouvelle application qui permet de passer des appels visio de qualité, à plusieurs et malgré mauvaise réception. Le quiproquo qui s’installe est génial, surtout que chacun de nos geeks joue plutôt mal.
Cet épisode enchaîne bon nombre de gags, y compris de running gags, et je ne me souvenais pas que la série osait autant aller dans l’humour. Je pense aux ongles de Richard, je pense aux vues sur les toilettes, je pense même à la lourdeur des blagues sur l’homosexualité supposée de Richard par Russ. Il y avait de bons passages hilarants, c’était parfaitement inattendu.
Et au milieu de tout ça, il y avait pas mal de déprime quand même, avec Richard qui cherche sans trouver un financement, avec Monica remplacée par Ed Chen (j’espère qu’on le reverra lui, il m’a fait bien rire dans sa petite scène), avec les histoires d’Hooli, avec notre joyeuse bande qui veut virer Richard…
Finalement, ce dernier leur simplifie la vie en démissionnant. BAM. Prends-toi la claque, cher téléspectateur, de ce nouveau virage à 180° pour la série. Dinesh devient le nouveau PDG de PiperChat, Richard abandonne ses parts de la société (quoi ?) et largue au passage un Jared hyper émouvant. Franchement, la scène était suffisamment triste comme ça, mais voir la tête de chien battu de Jared, c’était juste super dur émotionnellement. Leur duo va me manquer, j’espère qu’il quittera PiperChat pour Pied Piper. Et oui, Richard continue Pied Piper avec pour projet de créer un nouvel internet. Bon courage !
C’est un début de saison hyper réussi, avec des décisions radicales et de nombreuses pistes à explorer pour les épisodes à venir. J’espère que ça continuera sur cette voie !
Épisode 2 – Terms of Service – 16/20 “Don’t tell Dinesh”. Dinesh is my CEO.
On veut nous faire croire que Richard a clairement fait de la merde en lâchant PiperChat. Dinesh se lance dans une grande campagne de promotion hyper fonctionnelle. Du coup, l’épisode commence par nous montrer comment Richard se fait mettre de côté de sa propre compagnie. C’est juste absolument atroce, surtout dans sa relation avec Jared.
Cela ne dure pourtant pas : en effet, Richard se débrouille pour récupérer ses accès au site et remarque le pire problème possible avec l’application… Ils n’ont pas de filtres pour les enfants de moins de 13 ans. Or, aux USA, c’est tout une histoire la protection des enfants. PiperChat se retrouve en un instant avec une dette de 21 billions à la minute où quelqu’un se rendra compte de cette faille majeure. Bref, une fois de plus, la situation se renverse totalement dans cet épisode : le succès de PiperChat s’avère de nouveau être un leurre et c’est la pire des applications possibles.
Heureusement pour Dinesh, ses affaires sont sauvées par Hooli qui récupère PiperChat en menaçant de procès, le tout pour espionner un associé. Cela donne un cliffhanger hyper marrant où Hooli se retrouve avec la dette. C’est juste parfait, la multinationale va clairement couler.
Pendant ce temps, Erlich s’associe avec son colocataire dans une application pour cuisiner le poulpe, pensant qu’il s’agit d’une application de réalité virtuelle à la place. Cette partie de l’épisode ne servait vraiment à rien par rapport au reste qui était bien plus excellent.
Cette semaine était moins comique que la semaine dernière, mais comme l’intrigue continue d’avancer à toute vitesse, c’est hyper agréable à regarder. Il est rare de tomber sur des séries qui proposent autant de rebondissements avec toujours justesse et talent. Une fois de plus, ce retournement de situation est crédible – même si on peut imaginer que quelqu’un les dénoncerait plus vite que ça quand même. C’est extrêmement bien joué car toutes les perspectives que je voyais pour la suite de la série la semaine dernière sont déjà redéfinies.
Comme d’habitude, la situation est totalement renversée au cours des 29 minutes de cet épisode et on nous rappelle qu’il ne faut pas trop se faire de faux espoirs dans la vallée, même quand tout va pour le mieux !
Épisode 3 – Intellectual Property – 14/20 Yeah like Shazam… for food.
Richard ne dort plus et fait chier le monde entier, même son médecin. Il est franchement à deux doigts du burn out, il ne dort pas et est flippant à force. C’est un peu triste de voir le héros de la série réduit à un pathétique état comme ça, mais je ne doute pas qu’ils ont un plan pour son avenir.
Jian-Yang tente désespérément de trouver un financement pour son application, mais Erlich a une bien meilleure idée que lui pendant la réunion : SeeFood. Putain, je veux cette application (et on a totalement les moyens de la concrétiser, d’ailleurs). C’est le genre d’appli totalement inutile qui a tout du carton par son concept idiot, franchement.
Erlich refuse l’aide de Big Head, le pauvre, mais demande celle des autres. Big Head cherche alors un job. Il parle tellement, tout le monde l’ignore, le pauvre… du coup, il fait un professeur parfait pour Stanford, mais comme d’habitude, il est le dernier au courant. C’est un développement intéressant, il faudra voir ce que ça donne, parce que pour l’instant, j’ai l’impression qu’on en a fait le tour.
Monica profite d’une info qu’elle tient de Richard pour piéger Ed Chan, son remplaçant. Malheureusement pour elle, Jian-Yang fait ruiner son plan en disant beaucoup trop la vérité. Par conséquent, Ed décide de se venger de Monica qui se retrouve à devoir travailler sur le projet SeeFood. Tout son travail dépend donc désormais d’un projet fantôme. Elle a le pire karma du monde, je me demande ce qu’elle a pu faire de si horrible dans sa vie pour le récolter !
Dinesh a un rencard avec la cinglée de la saison 6 de Scandal. Et si le courant ne passe a priori pas, leur haine commune de Gilfoyle est un bon terrain pour un premier rencard qui s’avère plein de promesses. Elle, je veux bien qu’on la revoit, elle a un bon potentiel pour la suite, je sens.
Enfin, Jack Baker se débrouille pour faire virer Gavin Belson. C’est une sale journée pour Gavin qui se fait dégager comme un malpropre, sans même un au revoir de qui que ce soit. Cependant, c’est une chance pour Richard, complètement perché, qui apprend que Gavin possède l’application parfaite pour son projet. Il lui rend donc une petite visite nocturne (bam, parfait pour le bingo), plein d’espoir.
C’était un peu moins fou que d’habitude côté retournements de situation je trouve, mais j’ai aimé le fait que ça prenne le temps de développer les histoires personnelles d’un peu tout le casting au lieu de se concentrer sur Richard uniquement. Cela s’éparpillait un peu et ça ne plairait pas à Laurie (elle est enceinte !), mais j’ai trouvé ça cool, avec juste ce qu’il fallait d’humour.
Épisode 4 – Teambuilding Exercise – 15/20 I would say Not Safe For Work but this is actually your work. For a year. At least.
Oups, comme je le disais ce matin dans mon article à la semaine, j’ai pris un peu de retard dans les aventures de Richard, je commence donc par voir l’épisode de la semaine dernière aujourd’hui. Cela me promet une double dose de rebondissements !
Et ça commence bien avec ce premier épisode où Richard se rend donc chez Gavin, qui brûle le contrat qu’il lui propose. Sympa. Bien sûr, assez vite, Richard parvient à faire changer d’avis Gavin, qui décide de bosser avec lui. Cela ne plaît pas du tout au reste des geeks qui ne remarque pas l’absence d’une semaine de Richard, l’un des rares moments drôles de cet épisode. Et oui, je n’ai pas accroché à leur humour cette semaine, je ne sais pas pourquoi. C’est toujours comme ça avec Silicon Valley de toute manière, je ne sais jamais à quoi m’attendre avant de lancer l’épisode.
Bon, donc, maintenant qu’il bosse avec Gavin, Richard a besoin de nouveaux collègues et se lance dans une grande opération de remplacement de ses amis. Sans grande surprise, cela rend Jared jaloux et, tout flippant qu’il est avec son couteau, Jared parvient à se faire embaucher par Richard. Il en va de même pour Gilroyle, après quelques péripéties et bonnes répliques.
En parallèle, SeeFood se développe avec une démo complétement catastrophique où tout ce que peut faire l’application est reconnaître une photo de hot-dog. Comme c’est Silicon Valley, c’est loin d’être anodin. Jian-Yang déprime et brûle tout son argent dans des produits de luxe pour être libéré plus vite de cette application et de ce job qui ne lui convient pas.
Erlich comprend qu’il va devoir développer l’application tout seul et il le fait en se servant des étudiants de Big Head. Ce dernier est loin d’être un bon prof, puisqu’il ne fait que leur montrer des films… pourtant, ce programme finit par réussir à ses étudiants qui, plutôt que d’être exploité, montent eux-mêmes l’application souhaitée par Erlich. Inquiet, il se détache du projet…
… Pour mieux apprendre par Monica que Jian-Yang est désormais riche grâce à son algorithme capable de reconnaître… des pénis. Dinesh se retrouve coincé à devoir chercher des photos de pénis sur le net pour le bien de cette application qui aide Periscope à faire le tri dans ses directs. Brillant.
Enfin, en arrière-plan, Dinesh continue sa relation avec Mia, mais cela se passe mal parce qu’elle semble avoir tout hacké dans la barraque.
Si je n’ai pas trop aimé l’humour dans cet épisode, il est indéniable que rebondissements sont toujours aussi impressionnants et bien construits. L’écriture de cette série est absolument dingue.
Épisode 5 – The Blood Boy – 16/20 This is already the best job I ever have
L’épisode débute donc sur Richard, Jared et Gilroye qui bossent désormais pour Gavin, ce qui est super bizarre à voir. Pas d’inquiétude pour autant, cela ne va pas durer bien longtemps. L’épisode débute plutôt tranquillement avec les enjeux habituels : Richard est confronté à un problème pour son nouveau Pied Piper… En effet, il veut un internet plus rapide grâce au peer-to-peer, ce qui signifie qu’il a besoin de beaucoup de gens pour que ça fonctionne. Sauf que les gens veulent que ça fonctionne et ne viennent qu’à cette condition. Les cas classiques, c’est bien fichu comme idée, j’aime beaucoup.
En parallèle, Gavin s’avère avoir un « blood boy », c’est-à-dire un mec qui échange son sang avec lui pour lui permettre, soi-disant, de vivre plus longtemps grâce à du sang jeune et healthy. C’est l’occasion pour moi de retrouver Caleb de Quantico, ce qui m’a bien fait rire, vu l’évolution du personnage dans celle-ci. En fait, Bryce (c’est le nom du perso) pourrait tout à fait être Caleb.
Richard se rend compte en cours d’épisode que Bryce est en train d’arnaquer Gavin, puisqu’il se drogue. Forcément, il le confronte et ça se passe mal, surtout que la relation entre les deux a déjà bien mal commencé quand Bryce s’est mêlé des affaires de Pied Piper.
Désabusé, Gavin finit dans une nouvelle déprime et se barre, cédant à Richard le code dont il a besoin pour sa société… mais pas les fonds. Au revoir, Gavin donc. En tout cas, c’est ce que la série veut nous faire penser. Cela fonctionnait plutôt bien comme intrigue, c’était agréable à suivre.
Loin de tout ça, Erlich et Monica continuent d’évoluer dans la même storyline lors de la baby shower de Lori. Erlich ne sert pas à grand-chose cette semaine, puisqu’il donne de mauvais conseils à Monica qui étonnamment les suit aveuglément. Elle finit par s’en tirer plutôt bien en regagnant la confiance de Lori, qui lui déclare même qu’elles sont meilleures amies. Il n’y a pas à dire, Lori est un personnage hyper comique malgré elle, mais ça me fait toujours rire.
Enfin, Dinesh réussit à se débarrasser de Mia lorsque celle-ci est arrêté par le FBI au beau milieu du mariage de sa sœur. On se croirait dans une série dramatique dis-donc. Les tentatives désespérées de Dinesh pour se séparer d’elle m’ont bien fait rire, c’est très réussi.
Cet épisode était plus drôle et toujours aussi bien écrit, avec tellement de rebondissements qu’en deux épisodes la situation de chacun est bien loin de ce qu’elle était avant que je ne fasse play. J’adore. Mon seul gros reproche pour la série là tout de suite serait qu’ils abusent de plus en plus des placements de produits, et ça devient un peu chiant à force !
Épisode 6 – Customer Service – 14/20 What if all we need is a customer?
Comme toujours, Silicon Valley propose cette semaine un épisode qui déménage pas mal et change quelques perspectives d’avenir. J’apprends à ne plus rien envisager avec eux de toute manière.
Tout commence avec Russ qui débarque pour voir Richard et l’engueuler d’avoir vendu « leur » idée à Gavin. Il refuse d’aider à financer le « nouvel internet » de Richard, qu’il continue de s’approprier. C’était une jolie manière d’introduire le nouveau problème à régler cette semaine : ils n’ont aucun investisseur pour les financer maintenant que Gavin est parti.
Sur une nouvelle idée de Richard, ils décident donc de faire le tour des clients, de manière à débloquer la situation. Là encore, le départ de Gavin refroidit toutes les personnes qu’ils rencontrent, à l’exception d’une… Qui s’avère être la fiancée de Dan.
Encore un personnage que j’avais totalement oublié : c’est le mari de la femme avec qui Erlich a couché. Le problème, c’est qu’il l’a fait avec ses deux femmes et a tellement dragué sa fiancée (de manière lourde et stupide) qu’il risquerait de refaire pareil. Merveilleux. Erlich se fait donc virer de la suite des réunions entre eux pour s’éviter une mauvaise situation qui risque de se reproduire. Sans trop de surprise, la situation se reproduit donc avec Richard, qui couche avec la fiancée de Dan comme si de rien n’était. Outch.
Après s’être confié à Jared, il décide de faire comprendre à sa nouvelle conquête qu’ils ne peuvent continuer à se voir. Cela tombe bien, elle veut lui dire exactement la même chose, car c’était la pire rencontre sexuelle de sa vie. Re-outch.
L’épisode se termine donc sur une relation commerciale au beau fixe pour Pied Piper, mais celle-ci se fonde sur un secret qui viendra forcément leur ruiner la vie plus tard.
Pendant ce temps, Erlich se cherche quelque chose à faire (tout en clamant que ce n’est pas le cas) et réussit à se frayer un chemin pour devenir associé avec Laurie et Monica. Pourtant, ces deux-là ne travaillent pas avec lui de bon cœur, juste par intérêt pour son nouvel ami qu’il vient juste de se faire. Cela promet quelques belles catastrophes.
Enfin, suite à un test infructueux Gilfoyle et Dinesh se retrouvent avec les données personnelles de l’autre sur son portable. Jared devient alors leur arbitre, mais il n’y a rien à faire, ça finit en destruction mutuelle assurée avec des portables détruits. Bien joué.
Cette partie de l’intrigue est celle qui m’a fait le plus rire, je dois bien le reconnaître. Cependant, ne me détruisez jamais mon portable. C’est toute ma vie, sérieux.
Épisode 7 – The Patent Troll – 14/20 We know what mansplaining is.
Cet épisode débute avec Richard chez le docteur, une fois de plus, parce qu’il s’inquiète d’avoir contracté une MST suite à l’épisode précédent. Je sais que c’est supposé faire rire, mais le médecin n’a pas réussi à me faire passer le stade de la gêne avec ces gags-là. Heureusement, c’était déjà mieux avec le fait que Richard devienne de plus en plus petit, ça m’a fait rire juste ce qu’il fallait.
C’était une jolie manière d’introduire le combat de cet épisode qui voyait Pied Piper aux prises avec un troll alors que l’application commence à faire ses preuves. Il y avait quelques bons gags, notamment sur les fraternités (encore une fois, c’est pour Jared) et des rebondissements toutes les cinq minutes, ce qui est très caractéristiques de la série. J’ai apprécié retrouver l’acteur de Superstore, il faut bien le dire.
Les autres intrigues de l’épisode étaient plus marrantes, mais moins intéressantes du point de vue de l’histoire globale de la série. Ainsi, Erlich parvient à se faire embaucher par Lori et sa nouvelle partenaire/meilleure amie Monica. C’est n’importe quoi bien sûr, mais j’ai explosé de rire lors de la petite séance de Mansplaining. Les conséquences de son embauche, en revanche, ont eu du mal à me voir décrocher un sourire, les séances de baskets n’étant pas franchement une sous-intrigue très utiles (pour le moment, en tout cas). Il y avait quelques moments parodiques qui m’ont fait sourire malgré tout, notamment l’abus sur le pot d’huile.
Enfin, il y avait toute l’intrigue du frigo, avec un Gilfoyle qui tente de pirater le nouveau frigo high-tech. C’était sympathique et permettait de monter d’un cran le niveau d’humour de l’ensemble de l’épisode avec des gags franchement réussis.
Autrement dit, c’était un épisode plutôt classique pour Silicon Valley, avec des sous-intrigues marrantes pour compenser le sérieux de l’intrigue principale. Toutefois, j’ai eu du mal à m’inquiéter pour Richard, car l’on sait bien dès le départ qu’il va trouver une solution à son problème. C’est un peu la formule de base de la série après tout.
Épisode 8 – The Keenan Vortex – 13/20 This is what you talk all day?
Et donc le client ramené à Lori par Erlich revient dans la série et maintenant que Frankie m’a dit que c’était le petit de Sixième Sens, je ne vois plus que ça aha. C’est fou. Il confirme à Erlich que son poste est désormais une affaire sûre.
Le problème à résoudre cette semaine, c’est qu’il fait froid en Californie et que cela entraîne des coûts supplémentaires de stockage, de manière plus ou moins directe. Mouais. Ce n’est pas dingue comme base pour un épisode, surtout que cet hiver sort de nulle part par rapport au reste de la saison.
Je n’ai pas du tout accroché à cet épisode et ses solutions, qui consistaient en gros à permettre à l’algorithme de Pied Piper de faire fonctionner la réalité virtuelle du riche de Sixième Sens (Keenan). Du coup, ça aiderait à remettre la compagnie à flot, bien sûr. Je trouve que la série devient répétitive : au-delà de la formule qui se répète, l’humour se repose toujours sur les mêmes vannes, particulièrement concernant Jared. Cela fonctionne, hein, mais c’est un peu dommage, ça fait trois épisodes que j’ai l’impression de voir la même chose.
Bref, Richard refuse de vendre, donc il demande une somme ridicule… qu’il finit par avoir, grâce aux magouilles d’Erlich et de son nouveau pote, Keenan. Franchement, je ne préfère pas imaginer la page Wikipedia qu’aura Pied Piper quand elle sera vraiment célèbre, c’est tellement prise de tête et plein de rebondissements. Et je n’ai même pas eu de baignade pour le bingo alors qu’ils étaient juste à côté de la piscine et joyeux car en train de célébrer leur nouvelle collaboration.
La joie est bien sûr de courte durée car Monica débarque avec de bons arguments pour rappeler à Richard que c’est une super mauvaise idée de bosser avec Keenan. Dépité, Richard vient donc prévenir son équipe que le deal ne peut se faire. Par chance pour lui, Keenan les a déjà trahis pour Hooli.
Et oui, parce que pendant ce temps, le nouveau patron d’Hooli se met à stresser parce qu’il voit approcher le Hooli Con et qu’il n’est pas prêt à surpasser les performances de feu Gavin.
Finalement, Erlich s’est fait avoir par Keenan et n’a plus de job (putain, toujours pareil), ce qui le déprime tellement qu’il brûle sa pergola, et Hooli Con donne des idées à Richard, ce qui permet un cliffhanger meilleur que d’habitude. La semaine prochaine, nous serons donc au Hooli Con, ça s’annonce un peu mieux.
L’épisode avait besoin d’une meilleure montée en tension de l’action car il n’était pas bien brillant. Vivement la semaine prochaine, j’espère que ça repartira du bon pied et que ça arrêtera de s’encroûter !
Épisode 9 – Hooli-Con – 16/20 I mean that’s malware, Richard
C’est déjà beaucoup mieux cette semaine : comme prévu, l’épisode précédent donne d’excellentes bases à celui-ci qui n’a plus qu’à surfer sur la tendance du Hooli-con qui approche. Richard a la merveilleuse idée de profiter de l’installation de l’application du festival pour insérer le code de son application. Si on passe au-delà de l’illégalité d’un tel acte, je trouve le postulat de départ (les gens ne suppriment pas leurs applications) un peu léger, parce que je n’ai jamais énormément de place sur mon portable, donc je passe mon temps à désinstaller les applications inutiles (quitte à les réinstaller un mois plus tard).
Après, peut-être que je suis une exception de ce côté, mais j’ai déjà beaucoup d’applications dont je me sers quotidiennement, ce n’est pas pour m’en rajouter à l’excès. Enfin, je ne sais pas, j’ai trouvé cette conclusion vite tirée et peu probable venant de geeks comme eux qui sont forcément confrontés à un moment ou un autre aux limites de leur portables et multiples extensions de stockage.
Passé ce postulat, l’épisode réintroduit de très bonnes choses, à commencer par Mia qui m’a beaucoup fait rire ou une nana que j’avais totalement oubliée et que Richard drague. L’intrigue fonctionne plutôt pas mal et les blagues sont excellentes (j’ai bien aimé tout ce qui concernait Keenan, même si c’était assez basique), complexifiant (pour ne pas dire noircissant) encore le passé de Jared. Plus ça va, plus le personnage devient presque flippant. Cela commence à faire beaucoup pour un seul personnage, quoi.
Le chef de la sécurité d’Hooli continue d’être développé en parallèle de tout ça et j’ai apprécié sa fidélité à son ex-patron qui permet à Richard de s’en tirer quand tout était contre lui. La série nous a habitué à ce genre de retournements de situations. Par conséquent, je n’ai pas spécialement été surpris, mais j’ai trouvé le tout plutôt bien amené.
La fin d’épisode nous rapproche à grands pas de la fin de saison et, par conséquent, conclue son intrigue sur un double cliffhanger : au Hooli-con la démonstration de réalité virtuelle se passe très mal, probablement à cause de Pied Piper qui s’est incrustée sur tous les téléphones qui semblent surcharger. Cela promet un épisode riche la semaine prochaine.
Quant à l’autre cliffhanger, il voit Erlich se barrer du pays (tout au long de l’épisode dans une sous-intrigue intéressante sans plus) et retrouver Gavin dans un temple zen parfaitement cliché. Je suis moins passionné par cette perspective-là, mais sait-on jamais, ça cache possiblement de bonnes idées.
Pour conclure, elles n’avaient pas vraiment de rôle à jouer cette semaine, mais j’étais déçu de ne pas voir Monica et Lori !
Épisode 10 – Server Error – 18/20 Those are real people, with real crotches and… and they’re burning.
Déjà dix semaines que la série a repris, il est donc temps de lui dire au revoir et à l’année prochaine, car le renouvellement est confirmé. Comme toujours avec cette série, la fin est hyper chargée et ça part dans tous les sens. Une fois de plus, c’est un final très maîtrisé qui ne perd des points que parce que Monica et Lori brillent par leur absence. C’est vraiment dommage sur une fin de saison, j’aurais aimé en savoir plus sur leur compagnie, plutôt que de voir Pied Piper couler une fois de plus (mais en fait non).
Il est donc sûr que Pied Piper est responsable de la catastrophe du Hooli Con, ce qui provoque tout un tas de remous dans l’entreprise, à commencer par la démission de Jared. Forcé de rester au moins deux semaines par son propre texte, il essaye donc de recruter un(e) remplaçant(e), ce qui fonctionne à merveille puisqu’il continue d’être beaucoup trop honnête. Cela m’a bien fait marrer. Malgré tout, Richard finit par virer Jared car il remet beaucoup trop de choses en question à toujours vouloir avoir un plan B. J’ai aimé la manière dont cet épisode a mis en avant ce conflit, même si je m’attendais à un traitement du personnage totalement différent après les derniers épisodes.
Dans la liste des bonnes choses de cet épisode, il y a aussi la manière dont la série a trouvé le moyen de balancer un bon humour au milieu d’un labyrinthe d’intrigue : que ce soit Gilfoyle qui casse ses lunettes (les lentilles de chat sont à mourir de rire !), Big Head qui ne sait pas garder un travail ou Jack Barker pris en otage par les chinois parce qu’il a fait une promesse impossible (remplacer tous les téléphones Hooli), ça tombait toujours très bien et ça fonctionnait très bien.
En fait, ce sont pour des épisodes comme celui-ci que je continue de regarder cette série. Je suis largué les trois quarts du temps dans leurs solutions techniques et leur jargon, même si j’en comprends toujours juste assez pour me dire « OK ». Après quatre saisons, la crédibilité globale est bien faible, car Richard a vécu plus d’emmerdes en quatre saisons que la start-up moyenne en dix ans, mais ce n’est pas grave. L’ascenseur émotionnel était très bon cette semaine avec une écriture vraiment réussie pour cet épisode, qui s’appuie bien sur toutes les pistes ouvertes dans la saison et tous ses personnages, excepté Monica et Lori donc, réduites à une simple mention dans une réplique. Cela fait tout de même plaisir de les retrouver à ce niveau d’écriture.
Dans cet épisode, au fur et à mesure des détours et problèmes, Pied Piper cesse donc d’exister avec ses serveurs détruits et répandus dans la ville… Avant d’être miraculeusement sauvé (une fois de plus) par le piratage du frigo de Jin-Yang, une intrigue secondaire qui avait paru ne servir à rien plus tôt cette année. Force est d’admette qu’ils ont bien joué leur coup et que la révélation est à mourir de rire, même si (surtout si !) Richard se fait casser la gueule pour avoir couché avec la femme de son client. Il le méritait, en plus, après cet épisode, j’ai juste explosé de rire.
Du côté de Gavin, il revient en avion (BINGO !) aux Etats-Unis grâce à Erlich, victorieux grâce à l’échec monumental de Jack Barker. Fort de son succès, il reprend la tête d’Hooli et souhaite donc racheter Pied Piper. La saison se conclut sur Richard qui refuse cette offre et l’esquisse d’un combat Pied Piper/Hooli que Richard est sûr de gagner maintenant qu’il est réconcilié avec toute son équipe.
Toute son équipe, sauf Erlich, l’acteur ayant décidé de quitter la série. Le personnage se voit offrir une sortie pourrie (ce qui explique aussi que l’épisode n’arrive pas à atteindre le 20), puisqu’il finit drogué et c’est à peu près tout. Gavin le laisse sans moyen de contacter qui que ce soit et au paradis de la drogue, pour au moins cinq ans. Franchement… ils auraient pu trouver mieux pour un des personnages principaux. N’ayant jamais beaucoup aimé Erlich, je m’en remettrais, surtout que la dynamique de la série reste excellente sans lui, comme on a pu le voir dans ces deux derniers épisodes.
Il semblerait que les scénaristes donnent en compensation plus d’importance à Jared et comme c’est mon personnage préféré, j’en suis bien content. Une fois qu’il pense avoir tout perdu, Richard se précipite pleurer auprès de Jared, ce qui suffit pour la réconciliation. Ce que j’ai surtout adoré dans le conflit entre ces deux-là, c’est que les scénaristes ont montré en quoi Jared était essentiel au bon fonctionnement de l’entreprise.
Un au revoir raté pour Erlich…
EN BREF – Cette saison était une fois de plus réussie, avec son lot de rebondissements dans chacun des épisodes. Personnellement, j’ai trouvé que l’écriture était un peu moins bonne en mi-saison. En effet, ça tournait en rond et s’installait confortablement dans une routine, malgré les rebondissements constants, donc. Disons que la routine venait de la manière d’écrire un épisode toujours calquée d’une semaine à l’autre sur la même formule !
Heureusement sur les deux derniers épisodes, la série a su rebondir avec de nouvelles conneries de Richard, partant sur une piste inédite. Je ne sais pas comment il peut survivre avec autant de pression et de stress perpétuels cela dit. Quand on prend chaque épisode dans son individualité, il y a déjà de quoi être au bord de la crise de nerfs dans ses baskets ! Mais non, le créateur de Pied Piper parvient toujours à retomber sur ses pattes contre toute attente, comme sa société.
Cette fin de saison 4 nous en a vraiment fait voir de toutes les couleurs et a voulu nous faire croire à la mort de l’entreprise, pour finalement amorcer un combat final contre Hooli qui est attendu depuis le premier épisode de la série. Franchement, la saison 5 a désormais tout pour être la dernière saison, dernière saison qui devrait voir Richard gagner. Nous verrons bien ce qu’il en est en 2018, mais je sais ce que j’ai envie de voir l’an prochain !
Avis : J’ai l’habitude de voir cette sitcom avec un mois de retard, je crois, mais me voilà enfin pour la saison 2 de Love. Oui, je sais. Je n’avance pas mon Challenge Séries, je n’avance pas non plus Iron Fist. Pour cette dernière, elle n’est pas téléchargeable sur Netflix, or moi, j’avais un trajet en voiture donc le hors ligne était nécessaire (enfin, non, mais j’aime bien conserver ma data pour des choses utiles comme les horaires de train ou les itinéraires parce que je me suis paumé en chemin). Pour le challenge… HUM. Non, mais ça va le faire.
Le pire, c’est que j’ai longuement hésité à revenir vers cette série, puisque la saison 1 m’avait laissé vraiment très mitigé. Et le temps n’a pas aidé. Je viens de relire mon article et, pour tout vous dire, je me souvenais très peu avoir autant ri devant la série (mais en même temps, je me souvenais à peine des personnages secondaires, donc je suis bien content d’avoir écrit cet article !).
Non, j’en avais retenu surtout les « défauts » Netflix : trop de drogue et de cul sans vraie raison, un modèle de vie dans lequel je ne me retrouve définitivement pas. J’avais retenu également que Gus me ressemblait beaucoup en début de saison et finissait par être le pire des connards avec Mickey en fin de parcours. Et pourtant, c’est Mickey qui, en fin de saison, s’accuse de tous les maux et finit en couple avec lui.
Mouais. Autant dire que 1) je n’appelle pas ça de l’amour, ce qui est problématique quand c’est le titre de la série, et 2) ça me fait peur de voir des scénaristes valider certains comportements, au point de les ériger en modèle comme ça. Ma conclusion sur la saison 1 était très optimiste, avec l’espoir d’une correction des défauts. Je n’ai rien lu ni vu sur cette saison 2, donc on verra bien, mais j’y vais aujourd’hui beaucoup plus à reculons, car je crains de voir la série se reposer sur ses (mauvais) acquis.
En plus, ne rien avoir lu sur la saison, c’est un peu signe que la qualité n’y est peut-être pas, parce que d’habitude, je vois au moins un article passer quand il s’agit d’une série Netflix.
Oui, sauf que comme je suis passager pour quelques heures, c’est toujours cool d’avoir quelque chose à regarder, alors hop, je me lance et advienne que pourra. Attention, spoilers.
Épisode 1 – On Lockdown – 13/20 No, dude, I just told you I wanted to be alone.
Pas de résumé de saison 1, mais une reprise de la dernière scène, qui me rappelle aussitôt à quel point Gus est un gros connard qui n’écoute pas Mickey. Celle-ci le remet en place, ça me plaît déjà beaucoup plus que cette fin de saison l’an dernier !
Voici donc nos personnages embarqués dans un trajet en voiture totalement angoissant qui me confirme mon espoir de compléter le Bingo Séries (ils citent Twix, ils peuvent bien me sortir une boisson, non ?). Mickey ramène donc Gus chez elle où ils entendent Bertie et Randy couchent ensemble. Je ne me souviens plus trop de Randy, mais bon, la situation est aussi gênante pour eux que marrante pour nous.
Un peu comme certains épisodes de la saison 1 (notamment leur première journée ensemble), on sent que les scénaristes cherchent le moyen de prolonger à l’infini le temps que les personnages passent ensemble. Il y a des moments où ça fonctionne bien, surtout que l’on retrouve les personnages vraiment au point de leur vie où on les avait laissés. Au moins, c’est facile de s’y remettre, même si je ne me souviens quasiment pas des amis qu’ils ont.
Parfois, cela dit, ça paraît juste ridicule ces incessantes excuses pour les garder ensemble tout en maintenant une sorte de rythme. Ils vont quand même au point d’aller jusqu’à nous sortir les flics les forçant à rester à l’intérieur des appartements quoi. Franchement, c’est abusé.
Côté relations, ils n’avancent pas, continuent de bien s’entendre à coup de références plus ou moins obscures et de compromis pour rester ensemble. Gus trouve quand même le temps de s’excuser de s’être mal comporté avec Mickey lors de la fête chez lui en saison 1, mais ça ne résume pas la moitié de ce qu’il a fait de mal.
Et du coup, le couple se retrouve à fuir la police, se faire griller comme des ados en fuite dans les bois et passent la nuit ensemble. À dormir. C’est forcé quand même.
J’ai peu ri devant cet épisode et je suis peu satisfait de l’évolution du couple. Cependant, les personnages m’ont paru un peu plus nuancé que dans mon souvenir, même s’ils continuent d’agir très exactement comme je ne le ferais pas. Cela se regarde et fait bien passer le temps, sans être marquant, ni révolutionnaire. En plus, il reste beaucoup de longueurs pour une comédie…
Épisode 2 – Friends Night Out – 14/20 – What a night we had.
– Yeah, hey we didn’t fuck.
Le lendemain, encore, toujours. J’aurais aimé une avancée chronologique plus marquée pour la saison 2, mais bon, je me contenterais de ça. De ça et du nombre incroyable de références aux séries que contiennent les comédies Netflix. Et donc le lendemain ? Mickey souhaite simplement se casser et Gus veut juste la retenir. Humph. C’est de plus en plus dur de l’apprécier, lui.
Mickey finit par se rendre à une réunion de son groupe d’anonymes accro à l’amour pour confesser son amour pour Gus.
Sinon, Chris vu dans l’épisode précédent est donc bien un voisin de Gus, et pire que ça, un voisin en vis-à-vis. Je détesterais avoir ce genre de type qui me parle chaque fois que je sors sur mon balcon, mais en même temps, je détesterais aussi avoir une Mickey comme colocataire. Bertie apprend ainsi que sa colocataire à la masse de choses à gérer en ce moment. Bon, en même temps, elle avoue elle-même avoir tué un lapin à 23 ans et s’être comportée en serial-killer avec. Alors bon.
L’épisode propose de bonnes choses, comme ce parallèle de Gus et Mickey se préparant, pensant à l’autre en sentant son odeur. C’est un grand classique, mais c’est bien mené.
Cela n’empêche pas Gus de flirter en parlant Friends avec des inconnues dans un bar (bon et avec sa bande de potes, dont Chris). C’est cliché, mais assez bien écrit. Il finit par la rembarrer malgré tout, pensant trop à Mickey. Celle-ci revient à la charge pour lui dire qu’elle ne le draguait pas. OK, ça marche plutôt bien comme remarque de la part des scénaristes de nous rappeler que toutes les nanas sympas dans un bar ne recherchent pas forcément l’amour. Seulement, quand on est dans une série, on est juste formaté à attendre ça. Un point pour la série de nous mettre enfin une scène réaliste !
Cela dit, il en va de même du côté de Mickey, même si elle est enfermée dans un cliché peut-être pire : celui de la fête entre voisins, avec des couples parlant de leurs enfants, d’écoles et autres conneries du genre. Elle tente bien de les divertir avec d’autres sujets, mais ça passe beaucoup moins quand ses amis s’en rendent compte et le prenne mal. On les comprend, cela dit.
L’épisode est un peu plus long en temps, mais paraît tellement plus vif avec la division des intrigues. Chacun passe une soirée de merde, mais ils finissent avec leurs SMS et c’est sacrément bien joué de la part des scénaristes de nous montrer ce type de scènes.
Autrement, la série continue sur sa lancée avec tout un tas de références films et séries et un amour naissant. C’était déjà ce qu’ils proposaient l’an dernier, mais ça m’a paru un peu mieux dans cet épisode de nous montrer le besoin de voir l’autre. Rien de bien comique, mais un premier baiser (encore) très réussi. Et toute cette perfection est ruinée par une scène de sexe entre eux dans la voiture. Mickey retombe donc totalement dans ses travers et Gus la laisse faire.
Et par travers, je ne veux pas dire que c’est mal pour une nana de coucher hein, juste qu’elle le vit toujours mal après coup quand elle craque comme ça. Et c’est fort dommage de continuer à ruiner ce personnage avec ça. Ils avaient l’occasion de nous faire un ou deux épisodes sur les débuts d’un couple sans sexe, avec réalisme. Je ne sais pas, ça ruine un peu le truc pour moi d’aller casser leur once de romantisme. C’est bien plus réel, et en même temps non avec ce personnage qui demande explicitement à plusieurs reprises de ne pas faire l’amour…
Au passage, je remarque que Gilian Jacobs a pris un coup de vieux. Je sais que je me suis déjà fait la réflexion avant, mais bon, fallait que je le dise.
Épisode 3 – While You Were Sleeping – 14/20 Nobody knows what they’re doing. Nobody knows.
Et hop, on reprend la série quelques minutes (n’allons pas supposer combine exactement) plus tard. Le couple rentre chacun de son côté, mais Gus s’avoue être un connard. C’est un bon début.
Arya est de retour ! C’est une bonne chose de revoir Gus au travail et de savoir que ça y est, Heidi meurt dans sa série. C’était encore plus un plaisir de la retrouver, car j’adorais son personnage avant qu’il ne le ruine en saison 1. Gus se retrouve donc dans le rôle d’un scénariste sur le plateau d’une cascade, et c’est marrant. C’est marrant, jusqu’à ce que le cascadeur se plante, quoi, et que les actrices agissent de manière totalement narcissique… Et tristement marrante, du coup. Il tombe ensuite sur Susan, sa boss que j’adore. Adorais. Celle-ci part en vrille dans cet épisode : c’est parti pour la drogue et la demande de sexe impromptue. Je vois vraiment pas à quoi ça sert, à part peut-être tentre de me faire écrire que Gus est désormais un gars bien parce qu’il ne couche pas avec tout ce qu’il bouge, mais non quoi.
Comme prévu, Mickey déprime toute la journée au boulot, hésitant à envoyer un message à Gus. Bien sûr, cela ne l’empêche pas de travailler (heureusement) et de couvrir un de ses collègues, Truman. Je n’arrive pas à savoir si on est censé le connaître ou pas. Je pense que oui, mais la saison 1 est loin. En tout cas, cette fois, je ne l’oublierais pas, j’ai adoré sa partie d’épisode avec sa copine cinglée, Lily. Ces deux-là nous font certes perdre un peu de temps, mais ça marche très bien. En plus, il est temps de peupler la vie de Mickey d’amis, et ce Truman est fun. Il y a bien sûr aussi sa coloc, à qui elle raconte ses mésaventures de la nuit précédente.
Je reste perplexe. Cette saison continue de ne pas avancer pour le couple et d’avoir pas mal de défauts dans son traitement de Gus. Et en même temps, sans être marrante, elle a ce petit quelque chose qui me donne envie de continuer pour savoir la suite. Peut-être que c’est la qualité d’image et de photographie à la Netflix, le casting excellent et la curiosité qui suffisent à me faire avancer dans cet épisode.
Épisode 4 – Shrooms – 06/20 I’m the worst drug guide ever.
Mickey et Gus se retrouvent chez elle pour un nouveau rencard. Déjà rien que ça, ça crie à la catastrophe vu les histoires du personnage de Mickey auparavant. Et c’est pire quand ça enchaîne sur un épisode qui nous vend les champignons comme un truc cool que tout le monde devrait essayer une fois dans sa vie. Alors. NON. Voilà.
Je sais, je sais, je suis probablement très coincé sur le sujet, mais franchement, s’ils ont besoin de champignons pour avoir une excuse pour danser, ils ne me font pas rêver, ces personnages. Et l’épisode continue à me prouver que c’est une bien mauvaise idée. Randy se met à suivre un coyote. Alors je reconnais que c’est une bonne blague, mais ça les mène bien sûr à entrer dans une maison qui n’est pas la leur.
Franchement rien n’allait dans cet épisode. Le début part mal avec un rencard qui n’a rien à faire là et tout empire ensuite. Gus passe encore pour un gars bien à empêcher Mickey de se droguer alors que putain, non. Et alors vendre la drogue comme un truc cool qui fait faire des choses drôles… Je n’aime ni le message, ni l’idée derrière cet épisode.
Si encore on avait une vraie réflexion sur l’addiction de Mickey et ses dangers, plutôt que Randy qui veut tuer tout le monde et Gus qui essaye le maillot de bain de Mickey.
Non franchement, cet épisode m’a perdu, mais je m’en doutais rien qu’avec son titre. J’ai détesté et s’il n’avait pas réussi à me faire rire avec le coyote, il aurait eu une sacrée mauvaise note. Oui, pire que celle-ci.
Épisode 5 – A Day – 14/20 Don’t make me sounds awful
Et là, bam, c’est tout l’inverse de l’épisode précédent. Allez comprendre, cette série a vraiment deux faces.
Dans cet épisode, Mickey et Gus se réveillent ensemble le lendemain et sont donc définitivement un couple cette fois, alors même qu’elle ne souhaite toujours pas être en couple, en théorie. C’est sympa de les voir se réveiller comme ça, j’imagine.
Le couple apprend enfin à se connaître, à parler de leurs familles, tout ça. C’est cool d’apprendre à connaître ces personnages, enfin. Disons qu’on est un peu comme eux, en fait. Ils sont assez fascinants avec tant de défauts et de problèmes, on les découvre sous un jour nouveau dans leur relation. C’est cette fascination qui me pousse à revenir alors que je devrais probablement arrêter de regarder un truc où les personnages me gonflent plus qu’autre chose.
Oui, mais voilà, cet épisode propose une journée dans leur vie et c’est vraiment sympa de les voir développer une vraie connexion comme ça. C’est une première journée de couples où les sujets de conversation ne manquent pas, c’est mignon tout plein, c’est de l’amour et là le titre de la série prend tout son sens.
Pour une fois, les conversations et les situations entre les personnages ne semblent pas du tout forcées par les scénaristes. La conclusion est mignonne comme tout alors je raccroche beaucoup plus. Bref, c’est tout mon problème : je me laisse toujours avoir comme un bleu.
Il faut dire que la série a deux faces : une un peu romantique explorant vraiment la relation de couple (celle qui m’intéresse) et une forçant le trait des personnages, les rendant antipathiques et peu réel, avec du cul pour du cul, de la drogue et du « fun » qui n’a en fait rien de fun. Une partie cool et une partie toxique. Vous savez pour laquelle je suis là !
Épisode 6 – Forced Hiatus – 15/20 This isn’t a birthday party. This is a funeral.
De retour sur le plateau de cette parodie de Charmed devenant ici parodie de Once Upon a Time. Pas de bol, Susan annonce cette fois que le nombre d’épisode de la saison est revue à la baisse, ce qui signifie que l’épisode de Gus sera probablement le dernier épisode de la série. Il se retrouve alors entre les deux parents d’Arya. Ils sont en plein divorce, mais ne le disent pas à leur fille. Ils souhaitent chacun la voir continuer sa carrière dans une direction différente.
Arya prouve une fois de plus qu’elle est le personnage le plus cool et le plus censé de cette série, en voulant simplement vivre une vie normale. J’aime vraiment beaucoup ce personnage, je l’avais déjà dit l’an dernier, mais ça se confirme complètement cette année. Elle finit par s’énerver et accepter les deux films de ses parents.
Bertie donne de l’argent à Randy. Mickey l’entend et trouve ça complétement stupide, surtout qu’il n’a pas de boulot. L’épisode est assez dur de ce point de vue-là. Bertie découvre à ses dépens que tout la monde la considère super mal juste parce qu’elle dit oui à tout. C’est violent mais ça correspond vraiment très bien au personnage.
Quant à Mickey, elle se trouve à passer la journée avec Randy, et celui-ci est juste un vrai déchet humain : il n’a pas de job, mais ne fait rien pour en avoir. Il se contente de vivre au crochet de ses amis. Mickey finit par le confronter. Du coup, il semble murir un peu, mais la fin de l’épisode le laisse dans une situation un peu critique. Il faudra voir comment ça évolue.
Cet épisode me fait vraiment oublier la catastrophe de l’épisode 4. Je trouve qu’il est plutôt bon, même si le couple vit sa journée dans son coin, sans même s’envoyer un seul texto. Il est bon de les voir évoluer en tant que personnages : Gus donne d’excellents conseils à Arya tout du long, Mickey devient elle-même une bonne conseillère, à la fois pour Randy et Bertie.
Cela change un peu de voir les personnages savoir ce qu’ils font. Et puis surtout, à ne pas les voir en couple, Gus est un peu moins oppressant. Oh, et aussi, il n’y a pas une seule scène de drogue ou de sexe gratuit… Bref, ce sont des personnages de la vie de tous les jours.
Tout mon problème avec Love, un peu comme avec You’re the Worst, est cette tendance à forcer le trait et les choses, qui font que les personnages passent d’ordinaires à infréquentables…
Épisode 7 – Work Party – 13/20 You’re a fake radio therapist.
Mickey a des problèmes à la radio : la station change de nom et supprime quelques employés en même temps. Pour l’occasion, une fête est organisée à son travail et elle y ramène Gus. Cela sent mauvais dès le départ.
Et effectivement, ils tombent sur Lily, puis Gus rencontre Greg, le supérieur qui harcèle Mickey depuis la saison 1. C’est tout à fait merveilleux, n’est-ce pas ? Et bien, ce n’est pas l’avis de Mickey qui paraît totalement flippée par la perspective de les voir devenir amis. Cela se comprend plutôt très bien. Évidemment, ça ne manque pas : Greg explique à Gus que Mickey l’utilise comme elle utilise tous ses mecs. Ah lala, les fêtes de boulot sont toujours de bien mauvaises idées dans les séries. Cela finit par un joli baiser entre eux et une scène de danse très cool.
Bertie et Chris sont eux aussi invités, allez savoir pourquoi. Ils tombent l’un sur l’autre à l’entrée et passent la soirée ensemble. J’aime beaucoup les voir ensemble, c’est une bonne perspective pour la suite de la série.
L’épisode était intéressant mais passait bien vite, j’ai eu du mal à rentrer dedans après une pause de deux jours. En plus, sa résolution est bien rapide et ne répond pas vraiment à l’ensemble des questions posées…
Le père de Mickey débarque en ville et elle propose à Gus de le rencontrer, au beau milieu d’une opération nettoyage de printemps. Forcément, l’arrivée d’un parent a toujours cet effet « faisons le ménage ». Comme toujours, la série tente de refléter autant que possible le réalisme.
Si Mickey présente son père comme un type super avec qui tout se passe bien, ce n’est bien sûr pas le cas. Son père est un grand passif-agressif qui passe un bon moment à se foutre de la gueule de Mikcey comme si de rien n’était. Elle le vit mal, surtout que Gus essaye d’arranger les choses autant que possible.
Après un repas au restaurant particulièrement gênant malgré une ellipse importante, Marty amène sa fille et Gus dans un bar. C’est con, parce qu’elle est aux AA. C’est Gus qui balance l’info à Marty. Pas de bol, celui-ci pense que les AA, c’est juste de la connerie sectaire. Forcément ça met l’ambiance, encore plus.
Côté job, Marty vient d’inventer une application qui permet surtout de faire pas mal de pub pour Uber, qui est clairement un sponsor de la série tellement Mickey en parle à chaque épisode. Cela permet de relancer la conversation après une dispute, mais elle n’est pas très bienveillante envers son père, qui finit par décider de se barrer plus tôt que prévu.
C’est à peu près tout pour le père, qui sert surtout de prétexte à une conclusion rapprochant un peu plus le couple principal. C’était donc un long détour pour en arriver à une scène où Mickey fait tout un tas de reproches à Gus et où celui-ci dit qu’il veut simplement rester avec elle. C’est mignon tout plein dis donc !
Épisode 9 – Housesitting – 15/20 Dude, this house is insane.
Gus emmène Mickey à un « Housesitting » d’un grand acteur américain qui lui confie sa maison. La maison en question est vraiment exceptionnelle et a dû coûter une blinde pour la prod’ car on sent bien que ce n’est pas qu’un studio. Enfin, je peux me planter, mais bon.
La journée commence bien pour eux, avec un peu de sexe naturiste, mais part un peu en vrille par la suite. J’ai trouvé la chronologie de l’épisode étrange parce que pour une fois, on ne suit pas une seule journée, mais un ensemble de scènes séparées par pas mal de temps entre elles. Et bien sûr, cela permet de surtout s’intéresser à tout ce qui déraille… c’est-à-dire, tout ce que Gus veut corriger chez Mickey. C’est absolument déprimant de voir qu’il n’apprend pas de ses erreurs.
Sans grande surprise, Mickey se sent étouffée et finit par le dire à Gus, qui lui-même est vexé parce qu’elle a raté la diffusion de son épisode. C’est la première grosse engueulade du couple pour cette saison et il n’y a pas franchement de résolution : le lendemain, ils se reparlent, mais c’est encore un peu tendu.
De son côté, Bertie est lassée par Randy. Je la comprends et, de toute façon, maintenant, j’ai envie de la voir avec Chris.
J’ai bien aimé la construction de l’épisode, de l’idée de base au développement du couple et des persos secondaires. Il avait un rythme un peu différent qui était surprenant, mais finalement pas si désagréable et plutôt efficace. Je continue, en revanche, à trouver que Mickey et Gus ne sont pas spécialement faits pour être en couple. Mais bon, c’est un peu le couple qui justifie l’existence de la série.
Épisode 10 – Liberty Down – 16/20 You’ve never had phone sex?
Après leur première dispute, Mickey et Gus sont séparés pour un mois. En effet, Gus est amené à se rendre à Atlanta pour suivre la carrière d’Arya. L’idée de base est bonne, surtout quand on connaît le caractère de Mickey. Finalement, je trouve que ça n’apporte pas forcément grand-chose. En revanche, en un épisode, on a couvert plus de temps dans leur relation que durant tout le reste de la série.
Du côté de Gus, nous le voyons peu travailler avec Arya, mais plutôt tenter de sympathiser avec un réalisateur coréen. L’assistant/traducteur l’éloigne à chaque fois de manière pas subtile, mais il ne s’en rend même pas compte. Il finit par se sentir bien isolé sur le plateau du film.
Mickey, elle, poursuit sa vie d’alcoolique anonyme et est moins rongée par la solitude que ne l’est Gus. Elle a aussi une nouvelle stagiaire au boulot, Stella, mais ce n’est pas si intéressant. Ce qui est intéressant, c’est de voir Gus ne pas réussir à gérer la solitude, là où Mickey s’enterre dans le travail, les AA et les messages de son ex.
Cette exploration des couples à distance m’a beaucoup plu, surtout la manière dont ils se retrouvent rapidement en décalage l’un et l’autre. L’épisode se termine sur Mickey se rendant voir son ex pour la mort de leur chien programmée chez le véto… Oh, ce rapprochement sent mauvais. C’était le meilleur épisode de la série.
Épisode 11 – The Long D – 15/20 We never said we were exclusive.
Sans grande surprise, Mickey trompe Gus dès le début de cet épisode (et je me retrouve à espérer qu’il ne le découvre pas tout de suite pour enfin valider mon point du Bingo Series, CE QUI EST LE CAS). En plus, Mikey se ment à elle-même à dire qu’ils ne se sont jamais dit qu’ils ne coucheraient avec personne d’autres (c’est juste plus ou moins ce qu’elle dit à l’épisode 7 quoi). Elle en arrive à sauter volontairement ses réunions sur l’addiction sexuelle.
Gus se sent de plus en plus seul à Atlanta, le coréen ne voulant plus travailler avec lui. Forcément. Il se retrouve quand même à manger avec une famille d’inconnus… puis à se droguer avec une figurante nommée Natacha et avec Steven. C’est la pire des idées, bien sûr. Il empire encore sa situation au boulot, avant de se rendre à une réunion de famille d’alcooliques. C’est tristement dur à voir, puisqu’en parallèle Mickey continue sa relation avec Dustin.
Bertie manque de se tuer (ou pas) devant un supermarché et décide de rompre. Pas de bol, elle le fait en présence du frère de celui-ci, sans même le savoir. Bon, c’est un peu précipité, mais c’est marrant. On sent quand même que les scénaristes se sont laissés déborder par la relation Mickey/Gus sans prendre le temps de faire tout ce qu’ils voulaient avec ces deux-là.
Je me suis laissé embarquer par cet épisode, même si je n’ai pas aimé du tout ce qu’il racontait…
Épisode 12 – Back in Town – 15/20 But I guess you want to be unhappy.
Cet épisode s’éloigne du casting principal pour débuter sur Dustin chez le psy. Celui-ci veut commencer à fonder une famille et on comprend tout de suite vers quoi se dirige ce final.
Gus est de retour en ville et rattrape un peu tout ce qu’il a manqué, notamment la rupture de Randy et Bertie (qui se sont remis ensemble depuis).
Mickey et Gus se retrouvent et tout fonctionne à merveille entre eux, mieux que d’habitude même. Elle comprend qu’elle n’a peut-être pas fait les bons choix et décide de rompre avec Dustin, qui s’énerve un peu, forcément. Les retrouvailles entre Gus et Mickey continuent de se passer à merveille un temps, mais en tant que spectateur, il est dur de ne pas attendre le moment où tout va lui péter à la gueule.
Et effectivement, Dustin pète un câble et fait en sorte de savoir où elle se trouve. Elle parvient à éviter une confrontation entre Dustin & Gus de justesse. Dustin est persévérant tout de même, au point de finir chez Gus alors qu’il n’est pas là. Il est un stalker parfaitement flippant et joue bien le type un peu trop attaché, c’est d’une crédibilité terrifiante. Toutefois, Mickey parvient vite à lui faire entendre raison et finit par déclarer à Gus qu’elle veut une relation sérieuse avec lui.
Basée sur un non-dit, donc. Exactement comme en saison 1, je me retrouve dans cette situation bizarre de ne pas savoir quoi penser de cette fin. D’un côté, c’est beau de les voir en couple. De l’autre, leur relation est un énorme n’importe quoi. Clairement, ça ne fait pas rêver, mais ça paraît également plutôt réaliste à certains égards. Il en va de même pour Bertie et Randy, laissés de côté dans ce final. Je ne sais pas trop quoi en penser en fait.
L’épisode en lui-même était plutôt bon et rythmé, mais je suis frustré de voir Mickey s’en tirer sans confrontation avec ses problèmes. Il est peu probable que ça se déroule comme ça, sans accroche. Le passé devra la rattraper en saison 3, si saison 3 il y a. Et s’il n’y en a pas, alors c’est une fin bien plus frustrante qu’en saison 1.
EN BREF – Je dois dire que cette saison 2 poursuit la série sur une note assez similaire à la première. Clairement, je n’ai pas beaucoup ri, même s’il y a eu de bons moments dans la série. J’ai aimé retrouver les personnages et les suivre au jour le jour, puis être déstabilisé par la fin de saison qui accélère le rythme et prend le parti inverse de ce qui était proposé jusque-là en termes de rythme.
Est-ce que c’est de l’amour ? Beaucoup plus qu’en saison 1, déjà. J’ai senti cette année un amour naissant, une alchimie plus réussie que l’an dernier, des comportements plus normaux, moins étonnants, malgré des dérapages. J’ai beaucoup de mal avec la conclusion qui semble exempter Mickey de ses défauts, mais en même temps, j’ai vu avec le premier épisode de cette saison qu’il ne faut pas forcément se fier aux apparences. La première saison se terminait sur un baiser, mais Mickey ne le vit pas si bien que ça et Gus se prend ses défauts à la face.
Mon plus gros problème avec cette série est finalement que les personnages ne vont pas ensemble. Il est très intéressant d’explorer leur relation et de voir comment les scénaristes font en sorte de les mettre ensemble, mais en définitive, ils ne sont pas faits pour vivre ensemble. Je suis partant pour une saison 3 car la série a son petit rythme et que l’air de rien, je suis attaché aux personnages (surtout Mickey, mais Gus a toujours des traits qui me font penser à moi), même si j’ai du mal avec un bon paquet d’éléments de la série.
Comme on me sollicite pas mal sur Twitter (@ShipouJG) ces derniers temps à propos du Bingo Séries (merci, ça me fait plaisir de vous voir si motivés !), je vous propose aujourd’hui quelques précisions supplémentaires sur les règles du jeu :
Tous les rewatchs sont interdits, même si vous regardez toute la série dans l’ordre. Je le regrette moi-même, mais le but est de découvrir de nouvelles séries et d’en parler entre nous.
Concernant les points & thèmes de ce mois-ci :
Quelqu’un ment sur son identité: il faut que le mensonge soit explicite « non, je ne suis pas Superman », « Je m’appelle Machin Truc ».
Une vie est sauvée: le danger doit être immédiat, la vie sauvée à l’écran. Genre, ce n’est pas parce que bidule arrête un tueur en série qu’il sauve une vie (sauf si le tueur avait déjà commencé à découper sa victime, bien sûr).
Deux persos s’embrassent à l’écran pour la 1e fois: y compris si c’est la dernière fois, et pas forcément un couple (le jeu de la bouteille, la méchante de la semaine qui embrasse tout le monde, etc.)
Deux persos sont vus au lit: contrairement à ce que je suggère ma phrase en italique dans l’article original, je ne vous demande pas forcément qu’ils fassent des choses sexuellement explicite (mais c’est très souvent le cas)… en revanche, nous sommes dans le thème « romances », je veux donc un couple !
Un personnage se fait tromper: on parle d’une trahison amoureuse uniquement puisque nous sommes toujours dans le thème « romances », du baiser à la tromperie plus violente. Et le personnage trahit ne doit l’apprendre que dans l’épisode suivant ou plus tard…
Référence à une marque de boisson: il faut une marque de boisson qui existe, sinon ce n’est pas de la publicité 😉 Toutefois, cela fonctionne aussi pour les gobelets McDo ou Subway par exemple, puisque cela fait la pub pour la marque distribuant les boissons 🙂
Référence à une marque de vêtement : Idem, la marque de vêtement doit exister.
Voir une série sur grand écran : La taille de l’écran a généré pas mal de débats et on m’a accusé de tous les maux, franchement, je ne vois pas pourquoi mouahahah. Alors plus grand que vos « habitudes d’habitués », ce n’est pas forcément assez. En bon chieur et parce que c’est censé être le point le plus casse-tête du challenge, je veux s’il vous plaît du 43 pouces (~109 cm) ou plus, c’est-à-dire la taille de mon plus grand écran (mais moi, t’façon, j’ai réglé le problème en voyant Ulysse au ciné) ! #cestcommeçaetpasautrement
Je me suis fait ça et ça peut toujours servir :
J’ai reçu quelques suggestions de points ou de thèmes également, je vous remercie. Je suis bien sûr preneur, continuez. En revanche, gardez à l’esprit que :
– le thème « action » est conçu pour rester (si vous avez des idées d’action, elles sont cependant les bienvenues) ;
– J’envisage pour les prochaines éditions d’avoir chaque fois un thème en rapport avec le mois en cours (encore que, ça fonctionne pour avril/mai, nous sommes à la saison des amours et des romances il paraît) ;
– Il ne reste donc que trois possibilités de thèmes et j’en ai déjà une vingtaine sur ma liste. Je tirerais au sort (au dé je pense) les thèmes des prochains mois (sauf si certains me paraissent vraiment adapté à un mois en particulier) !
En tout cas, je retiens la leçon pour le prochain : il faut être le plus précis possible dans mes règles. J’avais pourtant peur d’en avoir déjà trop fait 😉