Janvier 2017 : un bilan positif

Mon dieu, le mois de Janvier s’achève déjà, il est donc temps pour moi de débarquer et de faire un premier bilan du Challenge Séries 2017. Et vous savez quoi ? Il est hyper positif, parce que j’ai tenu le rythme que je m’étais imposé. Alors, je ne me le suis pas tenu au jour le jour où j’avais dit que je verrais un Supernatural quotidien, mais j’ai vu la saison 1 avant la fin du mois, comme prévu. Certes, en faisant un énorme bingewatching. Bon, ne cassez pas mon groove, comme dirait l’autre !

01LE RECAP :

The Magicians, saison 1 | 2×01

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Tu parles, si je résume la saison 1 (spoiler, donc), c’est l’histoire d’un groupe de jeunes paumés jusque dans leur sexualité qui se retrouve pris dans des délires magiques et la visite d’un autre monde.

Une relative bonne surprise, je ne m’attendais pas à accrocher autant. Ce n’est pas ma série préférée, loin s’en faut, mais c’est de la bonne fantasy avec une vue sur notre époque qui fait que j’accroche. Parce que tout mon problème de la fantasy vient souvent du détachement avec la modernité, et c’est pour ça que je suis très friand d’urban fantasy ou d’anticipation. Oui, je profite du challenge pour comprendre mes goûts.

Je me suis empiffré la saison 1 sans complexe et j’ai commencé la 2 avec plaisir. Je recommande la série, elle se laisse regarder. En plus, j’ai l’impression que mes articles dessus font des vues sur le blog, c’est donc qu’il doit y avoir des fans dans la salle (salut !).

Supernatural, saison 1

Deux frères luttent contre les forces du mal à travers les USA. En gros. Dans cette saison, ils sont aussi et surtout à la recherche de leur papa qui n’a qu’une idée en tête : ne pas les croiser.

Pas de vraie surprise avec celle-ci, j’avais prévu de bien aimer de toute manière, puisque c’est un revisionnage, dix ans après. J’y ai retrouvé les défauts que j’avais en mémoire, mais ceux-ci sont un peu éclipsés par les retrouvailles avec une urban fantasy pure (comment ça, je me répète ? Tout mon challenge est comme ça) et des légendes urbaines plus ou moins bien traitées. Dean me gave déjà, les retards volontaires de l’avancée du fil rouge également. Cependant, c’est très plaisant, aussi bien en un épisode/jour (j’ai plus ou moins tenu une semaine) qu’en binge-watching. Du très bon, avec une bonne moyenne générale. A priori, pas de switch, je craignais de ne plus accrocher du tout à l’univers et de devoir le faire… ouf !

15ET LE MOIS PROCHAIN :

– The Fades, saison 1

En théorie, en février, je dois me faire les six épisodes de The Fades. Franchement, cela ne me paraît pas bien compliqué à tenir, mais vu que tous mes week-ends sont pris et que toutes les séries sont en cours de diffusion, je ferais bien de ne pas trop me reposer sur mes lauriers.

Supernatural, saison 2

Pareil, la théorie veut que je vois l’ensemble de cette seconde saison pendant le mois de février, et je vais tenter autant que possible de tenir le coup de l’épisode par jour qui est une vraie bonne solution, j’en suis convaincu. Bon et en même temps, si je n’y arrive pas, pour me rattraper il y aura toujours :

Le mini-défi du challenge qui consiste à regarder 15 épisodes de séries pendant une période de 10 jours. Cela dit, les dates tombent assez mal pour le moment en ce qui me concerne et j’attends de voir les consignes à appliquer pour valider ce mini-défi pour savoir si je vais pouvoir le tenter ou pas. Je vous en reparle très vite de toute manière !

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Je profite de cet article pour revenir sur les saisons terminées en janvier en dehors du challenge, parce que mon blog ne traite pas que du challenge, déjà, et parce que les sériephiles que vous êtes aiment bien découvrir de nouvelles choses, j’en suis sûr !

A Series of Unfortunate Events, saison 1 :

L’histoire d’orphelins pas comme les autres narrée par un type pas comme les autres dans un monde pas comme les autres. Plot twist : les orphelins ont un héritage, ça attire les convoitises.

J’ai bingewatché ça sur Netflix en une journée et c’est sans regret, car c’est ma meilleure découverte de ce mois-ci. Je sais qu’elle a beaucoup divisé et a été le sujet de conversation de pas mal de challengeurs, donc si vous voulez en lire une critique positive, c’est par ici !

Conviction, saison 1 :

L’histoire d’une fille à papa qui se retrouve malgré elle à la tête d’une équipe de pseudo-experts pour innocenter des gens déclarés coupables par la justice. Plot twist : son boss est aussi son ex.

J’ai suivi la diffusion des treize épisodes de cette série et j’en ressors avec l’impression d’un grand gâchis, malgré un divertissement qui se laisse regarder et un casting excellent. Il y aurait beaucoup à améliorer et beaucoup à en dire. Par chance, je l’ai fait dans mon article, donc si ça vous intéresse, cliquez 😉

The Good Place, saison 1 :

Petite visite guidée du paradis en compagnie d’Eleanor qui vient tout juste d’y arriver. Plot twist : elle n’a rien à faire là.

Une excellente comédie dont j’ai adoré suivre les 13 volets et dont j’attends déjà une seconde saison passionnante ! Gros coup de cœur, malgré des inégalités, je recommande chaudement, et pour le casting, et pour l’humour déjanté. Une vraie série rafraichissante, humoristique et avec un rythme de folie ! J’en voudrais plus des comme ça…

Voilà, c’est tout pour le bilan du mois de janvier, j’espère vous revoir au plus tard dans un mois pour un nouveau bilan (que je ferais peut-être à retardement, concours oblige), et puis je veux bien vous revoir avant si vous voulez suivre mon avancée dans The Magicians chaque semaine ou tout simplement lire mes critiques des autres séries que je suis à la semaine 😉

Bonne journée à tous 🙂

The Magicians (S02)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Spoilers

Ci-dessous, mes critiques des épisodes de la saison 2 de The Magicians juste après leur visionnage.

Avis : Parfait, moins d’un moins après mon bingewatching intensif de la saison 1 pour le Challenge Séries 2017, la saison 2 de The Magicians débarque. Bon, pour être tout à fait honnête, ça a quand même été une pause assez longue pour oublier certains éléments, mais bon.

Histoire de ne pas prendre de retard, surtout que mes jeudis vont être chargés en février, j’ai décidé de me lancer dès que possible dans cet épisode, surtout que le tout Twitter (oui, toi aussi, probablement) en parlait déjà. Je ne sais pas trop ce que j’attends de cette saison 2, probablement une exploration plus poussée de Fillory, qui risque de me blaser un peu, mais bon.

Allez, c’est parti (avec spoilers) !

Note moyenne de la saison : 15/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Épisode 1 – The Knight of Crowns – 16/20
It’s a little hard to kill me at the moment

C’est gagné pour l’exploration de Fillory, je n’en attendais pas tant ! Dès le début de cet épisode, on en voit plus que prévu avec Quentin qui fait un pacte bizarre qui ne sert finalement à rien car Alice a la situation sous contrôle et a soigné à peu près tout le monde, sauf les mains de Penny. Franchement, je ne m’attendais pas à autre chose que la résurrection de tout le monde, mais pas si vite.

Autant dire que cet épisode démarre sur les chapeaux de roue et reste à ce rythme, ce qui est déjà un bon point par rapport à la saison 1 qui traînait parfois en longueur. J’ai adoré l’exploration de Fillory, là où je m’attendais à être blasé. Les effets spéciaux sont quand même bien foutus et les plans hyper travaillés, notamment du côté de ce pont de fleurs (mais un peu moins au moment du couronnement).

Côté évolution des personnages, j’aime beaucoup l’intrigue sur les mains de Penny, il y a de quoi faire, surtout avec son sale caractère. En plus, ça apporte une touche d’humour et j’adore ce perso, alors je suis satisfait pour le moment. Eliot semble d’un coup devenir beaucoup plus attaché à tout le monde, ce qui peut se justifier puisqu’il ne quittera plus Fillory, mais ça se fait un peu trop rapidement par rapport à la saison 1 où il était pas mal détaché du groupe. Idem pour Margo, d’ailleurs.

Les choses se sont déroulées vite, tellement vite qu’ils sont déjà en 2017 dis-donc, et tous couronnés en un rien de temps. Le retour à Brakebills pour s’attaquer à la Bête risque d’être sympa après tout ça.

Malheureusement, Jules est une fois de plus de séparée du reste du groupe. C’était prévisible, surtout avec cette fin de saison, mais j’attends déjà le moment de la réunion avec impatience, surtout que cette fois, je n’accroche pas du tout à son intrigue et à celle de Martin. Son viol est trop rapidement laissé de côté et je ne vois pas trop vers où ils se dirigent… J’avais qu’à lire les bouquins, me direz-vous.

Quoiqu’il en soit, c’est un retour plutôt réussi avec de bonnes répliques (même meilleures que dans mon souvenir récent de la saison 1, tant en humour que dans les références aux années 90 et à Dirty Dancing – dafuq?), qui aurait sûrement pu marquer quelques points de plus en clarifiant les choses, car je l’ai trouvé un peu confus par moment. Peut-être pour mieux se dévoiler par la suite, allez savoir !

La série a en tout cas énormément changé en une saison, elle en dévient méconnaissable et est partie dans un vrai trip fantasy en fin de saison 1… qui se passe très bien pour l’instant !

Capture d'écran 2017-02-02 17.05.21.pngÉpisode 2 – Hotel Spa Potions – 14/20
Magic is the problem.

Malgré quelques problèmes de rythme, c’était un second épisode solide pour cette deuxième saison. Je n’aime pas trop cette habitude qu’ils ont de diviser les personnages et intrigues, mais au moins, ça m’aide pour mes critiques. Alors c’est parti.

D’un côté, nous avons le retour (de courte durée) de la majorité du casting à l’université. C’est de loin l’intrigue la plus consistante de cet épisode, où il faut se réhabituer à la vie sur le campus, tout en cherchant une nouvelle arme pour se battre contre le grand méchant. Le côté énigme fonctionnait plutôt pas mal, même si la majorité des trucs qu’ils font avec de la magie, moi, je peux les faire avec internet (surtout le coup des anagrammes). Mais pourquoi pas, l’ensemble était assez solide et donnait du rythme à l’épisode. Et il y en avait besoin, car il n’y avait pas de gros moment explosif cette semaine, où chacun vit sa petite vie de son côté.

Une sous-intrigue voit Penny se battre avec ses mains, ce qui est surtout une excuse pour entretenir sa relation un peu chelou avec le Professeur Sunderland. Les scènes érotiques de Penny manquaient un peu trop la semaine dernière où on ne l’a vu à poil que par principe, ouf, nous sommes sauvés avec cet épisode qui réaffirme cette ambiance étrange.

Ailleurs en ville, Julia se tape l’intrigue la plus chiante de la semaine, avec un Martin toujours de bonne humeur et toujours chantant. Contrairement à elle, je trouve qu’il a heureusement une plutôt jolie voix, mais je n’ai pas du tout accroché à cette partie de l’épisode, et pourtant j’aime bien le personnage, en théorie. Même ses retrouvailles rapides avec Quentin n’ont pas réussi à me convaincre, puisque ces deux-là sont tellement dans le conflit qu’ils en oublient de s’écouter vraiment. Frustrant.

Enfin, c’est Eliot qui m’a contre attente le plus plu cette semaine (je vois d’ici Yodabor sauter de joie à la lecture de cette nouvelle). En effet, j’ai trouvé très pertinentes ses scènes, que ce soit la gestion de son rôle de roi et de l’agriculture ou celles avec sa femme. J’espère que ça pourra continuer sur cette voie, car étonnamment le personnage s’en sort très bien tout seul, et même mieux qu’avec Margo ou Quentin dans ses pattes. J’ai trouvé le personnage beaucoup plus posé, malgré une touche de fantaisie qui fait du bien, là où j’ai l’habitude de lever les yeux au ciel tellement ils vont trop loin dans le délire d’habitude. Pas sûr que ça plaise à ses fans, mais moi, j’étais content de le voir s’occuper un peu de la vie de son royaume.

Du coup, le cliffhanger ne m’a pas spécialement enchanté, avec le retour de tout le monde à Fillory. Oui, je sais, c’est moi qui demandait à ne pas avoir trop d’intrigues séparées, mais puisque j’accrochais enfin avec Eliot, c’est un peu con ces retrouvailles si rapidement dans la saison.

J’ai trouvé un peu moins de bonnes répliques dans ce second volet, mais de manière générale, ça reste assez drôle et vif pour maintenir l’attention même dans les mauvaises scènes, alors je suis plutôt satisfait.

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Épisode 3 – Divine Elimination – 19/20
Sorry not my problem

Wow cet épisode est passé d’un extrême à l’autre et nous a pondu une fin de saison au beau milieu de l’épisode 3. On m’explique ?

Non parce que j’avais commencé ma critique devant l’épisode, et ça partait comme ça : « Mais qu’ils sont cons et mauvais ! Eliot se fait ensorceler en s’asseyant sur son trône et ils sont pas fichus de s’en rendre compte alors que c’était plus gros que le château de Fillory. Du coup, hop, on perd Margo, Quentin et Alice, et nos héros se lancent dans une course pour s’entretuer, avec un Penny paumé pour les sauver. Si le début n’est pas hyper subtil, l’idée de base fonctionne et est marrante pour occuper un épisode divertissant, qui risque d’être vite oublié. »

Oui, bien sûr…

Et puis, en fait non, pas du tout, la fin m’a totalement laissé sur le cul et ce début n’était qu’un moyen de perdre un peu de temps et de nous faire croire que tout serait facile cette semaine. Cette intrigue de départ est donc vite expédiée pour passer à une fin bluffante et changeant définitivement la suite de la série.

De son côté, Jules continue de vivre sa vie dans son coin, avec un Reynard tueur de chaton et bouffant les doigts de Marina. C’est pas dingue, tellement pas dingue que je ne suivais pas vraiment l’épisode (bouuuh). Finalement, Jules croise de nouveau le chemin du groupe pour une petite minute qui fonctionne vraiment bien et qui lui est suffisante pour bousiller les mains de Penny à nouveau. Cela devient un running gag plutôt efficace et embêtant pour le personnage, dont on ne sait pas ce qu’il devient après avoir été attaqué par ses propres mains.

Cela dit, ce qui révolutionne la série, ce sont les dix dernières minutes : Alice se transforme toute seule en monstre pour réussir à venir à bout de Martin au bout d’une seconde confrontation avec lui dans cet épisode.

La série nous fait croire à sa mort, mais elle revient finalement complétement surchargée de pouvoir et capable de tuer Martin en quelques secondes. Ainsi, son plan fonctionne, sauf qu’elle s’en prend ensuite à ses amis, qui décidément n’auront pas fait grand-chose d’utile cette semaine, et que Quentin, pour les protéger, se retrouve à la… tuer ?

L’épisode se termine comme ça, alors que côté de Jules, c’est Marina qui s’est fait tuer. Tu parles d’un putain de cliffhanger !

J’aurais aimé que Marina reste un peu plus longtemps dans la série, mais je doute qu’on la fasse revenir comme ça, elle a largement eu le temps de servir à ce à quoi elle devait servir – à moins que sa mort ne recèle une surprise, vu qu’on ne l’a pas vu à l’écran, mais c’est peu probable. Quant à Alice, j’ai du mal à croire qu’elle soit vraiment morte vu la rapidité avec laquelle ils ont expédié les morts du season final… mais en même temps, ses adieux étaient parfaits, avec la scène où Quentin semblait avoir mûri par rapport à leur relation.

Oh putain, je suis sur le cul, ils ont géré la manière d’introduire cette double mort, c’est juste totalement dingue.

04.pngÉpisode 4 – The Flying Forest – 13/20
I don’t know how to politely ask you to fuck me

Il ne faut pas longtemps pour que le royaume se divise à la mort d’Alice, parce que même Margo et Eliot en arrivent à s’engueuler pendant les opérations de Quentin. Penny parvient enfin à rejoindre Fillory et y apprend la mort de sa pote.

Quentin se réveille trois semaines après tout ça et après ses opérations par les centaures. Le seul que l’on voit nous vient tout droit de The 100 et j’ai du mal à me faire l’idée. Bref, l’idée est surtout de réunir Quentin et Penny autour d’une même intrigue, c’est nouveau et plutôt bien fichu de les voir travailler ensemble. Leur but est de capturer la White Lady qui devra alors leur donner ce qu’ils veulent (Alice et des mains, respectivement). Cela n’est pas sans problème et ils partent alors dans un trip au beau milieu de la forêt…

Franchement, cette série trouve toujours le moyen de partir en vrille sévère, c’était une « weed forest » quand même. Ils finissent par la trouver, mais bien sûr, Alice ne peut être ramenée par la magie (sans autre explication que cela) et Penny retrouve ses mains dans la douleur. Quentin conclue alors par un petit discours tout mielleux sur son amour perdu et le fait qu’il a tout ce qu’il a toujours voulu mais ce n’est pas suffisant, ouin ouin. Bon, OK, il a des raisons de pleurnicher, je veux bien.

L’intrigue retombe violemment par rapport à la semaine dernière, j’ai déjà beaucoup plus l’impression d’un épisode à la semaine. Bref, Quentin quitte Fillory en pleine dépression…

En parallèle, Margo a la brillante idée de fabriquer un double d’Eliot, mais je ne vois pas trop ce que c’est censé apporter à la saison, à part des scènes de cul de plus (mais c’était marrant cette double scène). Il se rend auprès d’Henry pour demander des conseils, mais Henry a de toute manière ses propres problèmes avec ses sorts qui foirent. Il ne lui en parle pas et le conseille de vivre une seule vie plutôt que deux… OK.L’intrigue Eliot/Margo se conclue sur l’idée qu’ils peuvent se servir de la magie pour rendre hommage à Alice. Franchement, tout cela n’était pas hyper passionnant et ne servait pas vraiment de fil rouge.

Étonnamment, Alice ne manquait absolument pas à la série…

Enfin, Julia retrouve Kady dans un squat misérable et la ramène chez elle. C’est probablement une très mauvaise idée après tout ce qui est arrivé dans cet appartement, mais bon, elle a l’air de vouloir rester y vivre avec le cadavre de Marina. Cela tombe bien, car ça lui permet d’apprendre que ce qu’elle cherche est dans la bibliothèque de Brakebills.

Ce n’est pas bien intéressant de la voir se confronter à Margo, qui est décidément partout dans cet épisode, mais ça s’améliore quand elle fait revivre pour quelques instants une Marina qui a des infos cruciales à lui filer.

Je suis donc forcé de reconnaître que j’avais tort la semaine dernière de la penser morte pour de bon à l’inverse de ce que j’en pensais, et Alice y est bien passée. C’est osé de pondre ça en début de saison, même si ça respecte le livre. Je leur reconnais au moins ça, mais l’épisode était tout ce qu’il y a de plus classique, et à peine divertissant.

05Épisode 5 – Cheat Day – 15/20
You can’t cheat everyday

Penny a récupéré ses mains… mais pas de bol, ce ne sont pas les siennes et il est incapable de jeter des sorts avec. Il retourne donc voir le professeur au nom imprononçable dans son igloo pour accomplir des taches ridicules et infiniment longues qui le mènent dans une quête supplémentaire. Mouais, pas bien brillant.

Quentin vit désormais une petite vie de bureau bien pépère. Étrange par rapport au caractère du personnage, mais pourquoi pas, surtout qu’il se retrouve à bosser avec la nana qui s’était défigurée et était responsable de la mort du frère d’Alice. Il va falloir que j’apprenne son nom car c’est une périphrase pas très simple à utiliser. Bref, ils critiquent ensemble l’usage et l’apprentissage de la magie fait à Brakebills, se disputent et se rapprochent de nouveau, un peu dangereusement. Si peu de temps après Alice, c’est un peu abusé, mais en même temps, je n’ai jamais particulièrement shippé ce couple et je ne trouve pas qu’elle me manque.

En même temps, la nana fantasme sur son ancien prof (le fameux russe de Penny, envoyé dans son igloo à cause de cette coucherie) et avec un peu de magie s’arrange pour coucher avec. Quentin, lui, en profite pour passer une nuit avec un clone d’Alice… avant de larguer la nana au petit matin. C’est une intrigue sans grande surprise jusqu’au cliffhanger, où Quentin aperçoit Alice lui demander de l’aide. Allez savoir.

De leur côté, Jules et Kady s’amusent à faire des cercles dans les journaux et la première découvrent qu’elle est enceinte, sans vraiment savoir de qui. Peu importe cela dit, elle veut aussitôt avorter, et je la comprends. Cependant, ce n’est pas si simple et le monde semble se retourner contre elle. Forcément, le fœtus se protège ou est protégé, allez savoir. Jules n’est pas au bout de ses peines, je crois.

Eliot découvre lui aussi qu’il s’apprête à être papa dans son royaume. L’avantage, c’est que c’est une intrigue que je n’ai pas vu venir, contrairement à la seconde où son serviteur essaye de le tuer. Cela reste sympa avec de bons jeux de mots, allégeant un épisode un peu lourd avec l’intrigue Jules et le deuil de Quentin. En plus, il y a un rebondissement final avec la femme d’Eliot de mèche avec le FU fighter.

Bref, c’était un épisode plus divertissant que la semaine dernière, mais toujours pas exceptionnel pour autant. Sympathique, il met en place des choses qui seront intéressantes à développer par la suite.

Capture d'écran 2017-03-09 19.39.52.pngÉpisode 6 – The Cock Barrens – 14/20
You and Alice had sex to Cirque du Soleil?

Bon allez, j’ai un challenge à assurer quand même, je me décide à rattraper mon retard dans The Magicians tant qu’il est temps. Pas comme Supernatural où j’ai juste pris un mois de retard dans mon planning, quoi.

Quentin tente de ramener l’esprit d’Alice à lui, et ça ne fonctionne pas vraiment, au-delà du fait qu’il est ridicule. Il se rend ensuite à son enterrement, où il tombe une nouvelle fois sur elle, ou en tout cas où il hallucine sur sa présence. Il est tellement discret qu’il se fait griller en dix secondes par son ex beau-père quand il commence à fouiller la maison.

Cela part dans une intrigue pas géniale d’Égypte, de ka, d’esprit et autre quoi. Je ne suis pas convaincu, en plus le père d’Alice est ridicule et je n’aime pas trop le personnage de la mère. J’aime déjà beaucoup plus la révélation finale : Alice est coincée dans le tatouage dorsal de Quentin. Cela n’aurait aucun sens dans n’importe quelle autre série, mais c’est The Magicians.

De leur côté, Jules and Kady continuent leurs recherches de la nana qui a réussi à se débarasser de Reynard. Cela fonctionne trop vite et trop simplement pour que ce ne soit pas un piège : et ça l’est. On apprend donc qu’elle a banni Reynard en accouchant, ce qui n’arrange pas trop Julia. Prise en otage, elle est libérée par Kady. Génial quoi, juste un petit contretemps sur le fil rouge, même si elles récupèrent au passage un autre otage étrange, un Haxenpaxen, pendant que leur tortionnaire finit face à face avec son pire cauchemar.

Enfin, Penny continue de vouloir sauver ses mains et demande de l’aide à Eliot. Malheureusement pour lui, ce n’est pas dans cet épisode qu’il avancera à ce propos. En effet, la femme d’Eliot tente de lui annoncer la vérité sur son passé, mais elle est interrompue par Penny, puis par le Prince Ess. Sympathique nom. Celui-ci prend le château en otage après que Margo refuse de l’épouser, et heureusement, juste après le départ de Penny. Pas franchement passionnant, mais assez divertissant pour être amusant.

Margo couche évidemment avec le prince en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, mais c’était marrant. Elle fait ensuite le cauchemar le plus cliché du monde où Penny la rejoint et découvre où le château de Fillory s’est retrouvé. Eliot, lui, apprend la vérité sur sa femme et Penny comprend que le château n’a jamais été pris en otage. Cela suffit pour que Margo décide de déclarer la guerre au royaume de Loria. Évidemment.

Cette série a le don de s’embarquer dans des intrigues totalement perchées quand même !

Capture d'écran 2017-03-09 20.08.28.pngÉpisode 7 – Plan B – 18/20
Our garbage relationship that ended with Eliot’s dick in your mouth?

Alice continue de hanter Quentin, mais cette fois-ci elle parle. Bon, finalement, ils ont donc réussi à trouver le moyen de ramener Alice dans la série comme si de rien n’était. Je ne m’étais pas trompé lors de l’épisode 3.

De son côté, Julia continue de chercher un moyen d’avorter et s’adresse à des coréennes qui lui demandent pour le faire un million de dollars. Du coup, Kady et elle décident d’aller cambrioler une banque et se font attaquer avant de mettre un plan au point par une créature invisible. Elles sont fort heureusement sauvées par le Haxenpaxen, qui meurt au passage. OK, grosse utilité dans la série le mec. Bon, paumées, elles se rendent donc à Brakebills.

Parfait, ça lui permet de retrouver Quentin, qui continue donc d’avoir l’avis d’Alice sur tout ce qu’il lui dit. Ils décident donc d’aller voler une banque ensemble. Bien sûr, c’est logique.

En parallèle, la guerre se profile à Fillory et Margo découvre alors que le royaume est fauché. C’est con. Ou pas, puisque que Quentin leur explique vouloir cambrioler la banque.

Penny continue de vouloir sauver ses mains à Brakebills et tombe nez à nez avec Kady. Ils s’embrassent aussitôt et Kady arrive à le convaincre de voler la banque. Oh, j’adore comment cet épisode réunit tout le monde de la manière la plus logique qui soit.

Margo déchire et a tout de suite un plan pour faire le casse du siècle. Autant en saison 1, elle me saoulait, autant elle est devenue mon personnage préféré cette année de manière hyper rapide. Kady déchire à gérer le problème du Gobelin invisible qui s’en prend à Julia. Et tous se lancent dans le cambriolage comme si c’était parfaitement normal. Et ça l’est à vrai dire.

Le plan foire évidemment de la meilleure manière possible, un peu à cause de tout le monde. De péripéties en péripéties, l’épisode se termine sur quelques très bons cliffhangers : Alice négocie le contrôle du corps de Quentin pour 30 minutes par jour, le double d’Eliot se fait tuer, donc à Fillory le vrai Eliot a ce qui ressemble fort à une attaque cérébrale et Julia réussi à se faire avorter, mais finit l’épisode avec des complications dont on ne sait rien.

Le tout était saupoudré de références à Harry Potter, Twilight et autres phénomènes de la pop-culture. Autant dire que si chaque semaine pouvait être comme ça, la série serait peut-être parmi mes séries préférées. Cet épisode avait un excellent rythme et mêlait à merveille l’ensemble des intrigues. J’adore, tout simplement, et j’en voudrais plus souvent des épisodes comme ça !

08.pngÉpisode 8 – Word as Bond – 14/20
Take this bitch to the dungeon

L’épisode reprend à peu près là où le dernier s’est arrêté : Julia a donc perdu son ombre, tu parles d’une complication. Ce n’est pas bien clair et ça perd tout le monde, y compris les magiciens. Ce n’est pas dans cet épisode qu’on aura une explication, même si, en terme de conséquences, on dirait que Julia est juste encore plus dingue qu’avant. Bien qu’avortée, elle continue de vivre à Brakebills, de même que Kady. Logique. En tout cas, ça permet de se débarrasser du filtre lumineux pas très joli de son appartement. Pour se débarasser des grands méchants, les filles décident de retrouver le bébé de Dana, ça promet (il est peut-être dans la vallée – pardon).

À Fillory, Alice harcèle Quentin pour avoir possession de son corps. Elle finit par y arriver et lui promet d’en prendre le contrôle à minuit. On apprend au passage qu’il y a toujours des problèmes magiques dans le royaume et que cela n’aide pas les enchantements pour s’occuper d’un Eliot affaibli par la mort de son double. Pendant tout l’épisode, c’est traité comme une intrigue secondaire dont les explications ne sont pas bien claires. C’est dommage, parce qu’il y aurait eu matière à proposer un bon épisode sur son absence pour le royaume misogyne (ce qui n’est que peu traité malgré quelques conséquences évoquées).

Après des péripéties rapides, Julia se retrouve à Fillory grâce à (à cause de ?) Quentin. Elle aide alors Margo à gérer le royaume, car sans Eliot elle n’y arrive pas. Ce n’est pas hyper intéressant, même s’il est marrant de voir Julia draguer un type recouvert de plantes pour mieux le faire exploser ensuite. Elle est cinglée, mais voulait juste se faire bannir de Fillory. Pas de bol, elle finit dans un donjon. Je ne suis pas sûr que ça apporte grand-chose à la série, mais ça a comblé un peu de temps de l’épisode.

Pendant ce temps, Quentin échange son corps avec Alice, mais contrairement à elle, il ne possède absolument aucun contrôle ou souvenir de ce qu’elle fait, et elle fait ses propres recherches : elle continue de vivre sa vie de son côté et réussit à demander de l’aide à l’esprit d’un moine qui lui refuse. Au moins, elle apprend qu’elle peut être sacrément dangereuse pour Quentin et que sur le long terme, leur cohabitation mènera à la mort. Oh, oh?

De son côté, Penny continue ses propres recherches pour retrouver l’usage de ses mains et de ses sorts. Il se rend donc dans la bibliothèque avec tous les livres du monde, déjà aperçue en saison 1. Cela lui permet d’apprendre qu’il peut tout aussi bien signer un contrat le faisant devenir bibliothécaire pour une éternité et retrouver l’usage de ses mains. On sent bien que la scène n’est pas innocente et que la série va se tourner par là. Au moins, le personnage s’assure une quasi-immortalité plutôt positive dans ce genre de série.

De retour à Brakebills, il décide d’aider Kady à retrouver le bébé de Dana (lalalala dans la vallée oh oh) et se rend compte que quelque chose a changé avec Quentin. Il serait temps, il n’a rien vu la semaine dernière. Peut-être que la prise de contrôle par Alice a changé les choses… En tout cas, cette dernière négocie toujours plus de temps avec Quentin dans les pires moments possibles, et les scènes de ce duo sont excellentes quand ils sont face à des personnages qui ne voient pas Alice. Bon, retrouver le bébé n’est pas si simple car Dana a tout fait pour le protéger. Penny et Kady suivent donc une fausse piste avec Quentin.

L’épisode se termine alors avec le réveil d’Eliot (c’était juste une manière de faire dormir le personnage un épisode donc?) et Penny, devenu bibliothécaire, qui aide Kady dans la recherche du bébé grâce à ce nouveau job/cette nouvelle vie, qu’il a choisi par amour pour elle. Mouais. Il découvre surtout qu’Alice a pris possession de Quentin, ce qui ouvre une piste intéressante pour la suite.

L’épisode était un peu moins bon que la semaine dernière, mais il continue de mélanger l’ensemble des intrigues et des personnages. C’est plus compliqué à critiquer, mais bien plus sympa à regarder, car ça donne une force sympa à la saison, qui manquait beaucoup en saison 1. Et puis, comme ça, je ne sais jamais à quoi m’attendre quand je lance un épisode, tant en terme d’intrigue que de qualité, et c’est déjà ça !

09.pngÉpisode 9 – Lesser Evils – 15/20
We’re magicians, being hunted by an Evil God and so are you.

Quentin est désormais enfermé dans une cage, à cause d’Alice, et se retrouve à proximité d’un loup-garou lui aussi prisonnier de Brakebills. Tout cela ne plaît pas trop à Alice… ni à moi d’ailleurs, car ça sort de nulle part et ne va nulle part.

A Fillory, Eliot à peine réveillé, décide un combat en face à face avec son ennemi. Pas du tout risqué, surtout que son rival est un pro du duel, ce qu’il attend après coup, bien sûr. Il se fait heureusement aider par sa femme et l’épée du grand-père de celle-ci. La série continue de partir dans des gros délires, avec un numéro musical tiré des Misérables. Normal ?? C’est la semaine des musicaux, après le crossover Supergirl/The Flash et le final de la saison 2 de Teachers, je ne suis plus à ça prêt. Celui-ci fonctionne plutôt bien, surtout avec l’humour de Margo (et surtout des scénaristes). C’est le moment d’avouer que je n’ai pas vu Les Misérables. Lalala.

Le roi qu’il affronte brièvement s’enfuit alors et Eliot n’a d’autre choix que de le suivre. Au moment où il s’apprête à gagner, il y a une nouvelle coupure magique et ça le force à s’enfuir à son tour. Cela retarde le duel.

De son côté, Margo doit gérer les fées, ou plutôt leur ambassadeur. Celui-ci réclame le bébé d’Eliot et sa femme pour restaurer le puits de magie de Fillory. Ce n’est jamais qu’un problème de plus. Une fois la magie restaurée, Eliot ne tue cependant pas le roi ennemi. Non, il décide de se marier avec. C’est une fin surprenante et bienvenue, digne de la série. Quant aux fées, elles forment un bon cliffhanger.

Penny et Kady libèrent Julia comme si de rien n’était. Ils reprennent ensuite leur quête en s’attaquant à un sénateur, qui n’est autre que le fils de Raynard. Forcément, il est voué à de grandes choses, ça aurait été étonnant aussi.

C’était sympa, même si totalement tiré par les cheveux. Julia continue d’être complétement cinglée, mais ça fait du bien au personnage. Elle comprend par la suite que Quentin est possédée par Alice, mais je ne vois pas bien l’intérêt de cette scène, à part montrer l’état de Quentin empirer. Qu’à cela ne tienne, il y a mieux à gérer avec le sénateur qui entend la voix de Raynard dans sa tête. Raynard parvient alors à s’infiltrer dans Brakebill, c’est con. Julia livre ensuite Quentin à Raynard dans l’espoir de voir Alice prendre le dessus, mais les choses ne se passent comme prévu : le fils de Raynard est enlevé par celui-ci.

Julia finit enfermée dans une pièce où elle ne peut utiliser la magie, grâce à la sympathie de Kady. De son côté, Quentin libère Alice. C’est une ouverture sympa pour le reste de la saison. Cet épisode traite de front l’ensemble des intrigues et avance comme chaque semaine dans des territoires totalement inconnus.

C’est l’une des bonnes surprises de la série : son horizon d’attente est toujours transcendé vers des choses plus délirantes. Difficile de savoir à quoi s’attendre quand même les coupures pubs sont si mal foutues qu’elles sont imprévisibles.

Capture d'écran 2017-03-30 15.52.25.pngÉpisode 10 – The Girl Who Told Time – 14/20
What’s behind the door?

Le résumé spoile déjà bien l’épisode, avec le retour d’intrigues autour de la place de Julia à Brakebills que j’avais bien oubliées. L’épisode commence avec son intégration comme élève de la connaissance, mais il doit s’agir d’une temporalité différente, de toute évidence. En fait, le directeur de Brakebills vient la libérer et lui rappeler qu’il l’a connu 39 fois. C’est lourdement introduit, mais on sait vers quoi se dirige l’épisode.

De son côté Quentin déprime depuis trois jours du départ d’Alice, c’est-à-dire trois mois à Fillory. Margo en a marre et le bouge un peu. Pendant ce temps, Eliot prépare son mariage et galère sur le plan de table, rien de bien dingue.

Quant à Margo, elle a laissé passer trois mois sans rien dire de son deal avec les fées. Celles-ci sont de plus en plus présentes et apparaissent constamment à Fen qui devient folle. Elle se fait enlever en fin d’épisode par une fée masculine. OK, OK. Fillory est un peu bâclé cette semaine, je trouve. Disons qu’on sent qu’on y reviendra au cours d’autres épisodes.

Côté intrigue de la semaine/fil rouge de la saison, Quentin rencontre dans un rêve l’ombre de Julia, une enfant de 12 ans qui aimerait retrouver son hôte (et ça tombe bien, son hôte aussi aimerait bien).

Il quitte donc Fillory pour aider Julia à remettre la main sur son ombre. C’est une intrigue sympa, mais pas dingue, qui permet de recontacter l’Alice de la 23e temporalité. Le problème de ces 39 temporalités, c’est que ça sent la solution de facilité pour pas mal d’impasses de la série.

Il faut donc être mort pour atteindre le monde sous-terrain dans lequel les ombres se planquent. C’est intéressant comme perspective pour les prochains épisodes, mais les retrouvailles avec cette Alice ne m’ont pas spécialement convaincues.

Enfin, dans une dernière intrigue, Penny devient officiellement un bibliothécaire de l’Ordre désormais, et ça n’a pas l’air de l’enchanter. Cela dit, c’est bien utile pour Kady qui profite de la bibliothèque pour faire des recherches et découvrir que rien n’a été écrit sur comment tuer un dieu. Mouais, un peu comme elle, je vois direct que ce n’est pas crédible.

Penny doit de son côté retrouver des livres jamais rendus. Passionnant. Il se rend avec Kady à la recherche d’un livre emprunté il y a dix ans par une muette. C’est intéressant de voir que Kady connaît le langage des signes et d’avoir une représentation pas trop mal fichue de ce handicap, mais l’intérêt narratif est assez peu élevé, jusqu’à ce qu’il soit révélé qu’un sort se trouve sur la carte d’emprunt.

La bibliothèque révèle alors son secret : derrière une porte se trouve une salle dont les livres possèdent bien des réponses, puisqu’ils sont carrément capables de détruire des mondes. Évidemment, c’est logique et c’est là que se trouve ce que cherche Kady. Cela nous est révélé dans un cliffhanger franchement très prévisible, qui reste un peu prise de tête sur la manière dont la muette a fait disparaître sa société ou ses véritables intentions. Les mystères à la Magicians, donc.

Bref, cet épisode est un peu moins bon que d’autres et repose, je trouve, sur pas mal de facilités scénaristiques. La bibliothèque l’était déjà mais le devient encore plus et les 39 temporalités désormais poreuses apportent une réponse facile.

C’est d’autant plus frustrant que, malgré ces facilités, l’épisode n’avance pas spécialement dans toutes ces intrigues et se conclue sur un cliffhanger qui nous vend un dragon à venir. Ils gagnent du temps pour la suite en préparant le terrain donc, mais c’est décevant par rapport à ce que la série peut parfois proposer autrement.

10.pngÉpisode 11 – The Rattening – 13/20
No I eat you, I’m a fucking dragons, what do you expect?

Je dois bien avouer que je ne suis pas spécialement motivé par le visionnage de cet épisode, mais je ne saurais expliquer pourquoi. La série a pris l’habitude de me perdre, je crois, dans des intrigues multiples trop souvent transitoires. Comme je suis en plus fatigué, j’ai mis le temps avant de lancer cet épisode, alors qu’habituellement, mon jeudi est plein de séries.

Quentin et Julia trouvent le dragon qu’ils cherchaient assez simplement dans les égouts de la ville. Normal, c’est mieux que les légendes urbaines sur les alligators. Afin d’accéder à l’underworld, ils sont prêts à tout, y compris à céder le bouton qui permet d’accéder à Fillory. Sympa, le Quentin.

L’underworld est donc un enfer administratif, ça promet. Il y a quelques bonnes blagues malgré tout, mais je n’aimerais pas y vivre, surtout si c’est pour être bloqué dans une interminable partie de bowling. En plus, on apprend vite fait que sans ombre, Julia ne devrait pas pouvoir rester là (sachant qu’elle n’a en plus pas de corps, c’est sympa). Cela ne l’empêche pas d’exposer à deux reprises son absence de ventre en public. NORMAL.

Bref, avec Quentin, elle finit par trouver le chemin vers son ombre dans une maison pour enfants. Il y a des bonnes choses dans cette intrigue, notamment la mini-Alice, mais ça me laisse perplexe sur les enjeux de la série par la suite. Julia refuse en effet de récupérer son ombre, embarquant à la place celle d’Alice. Mouais, mouais, mouais. Comme je ne sais pas bien ce que représente cette histoire d’ombre, c’est compliqué de se faire une idée précise !

Pendant ce temps, Eliot apprend à connaître un peu mieux son futur mari, mais ça ne nous apporte pas grand-chose. Alors que tout allait bien se passer entre eux, son futur mari se transforme en rat, comme le reste de son peuple. C’est marrant comme intrigue.

Eliot donne du sérum de vérité à ses conseillers proches pour en savoir plus, mais Margot finit par avouer son deal avec les fées. Du coup, le roi se sent trahi et envoie la reine au donjon. Nous voilà bien, Margot dans donjon, c’est marrant comme idée, mais ça semble être une fois de plus un bon gros passage de transition en attendant qu’il se passe vraiment quelque chose.

Ainsi, en fin d’épisode, il approuve l’idée de mettre en place une démocratie et… se retrouve à Brakebills, viré de Fillory. Euh quoi ? Cela sent encore le retournement magique étrange. En plus, de son côté, Margot se barre dans le royaume des fées. Il n’y a donc plus ni roi, ni reine dans le royaume. Oh, ça sent mauvais à l’approche de la fin de saison…

À la bibliothèque, Penny continue son travail, où Kady le pousse à aller fouiller la salle interdite. En attendant qu’il y arrive, les deux font l’amour dans leurs rêves. Normal. Pour réussir à atteindre son but, il se met alors à draguer la bibliothécaire, plutôt insensible à son charme. C’est marrant, sans plus. Il joue aussi les baby-sitters pour une ado qui a tout compris et sait tout, le genre de personnage insupportable malgré un bon sens de l’humour. Elle parvient ainsi à rendre visite à Penny et Kady directement dans leur subconscient, ça promet pour la suite.

Bon, cet épisode poursuit aussi une intrigue plus politique avec le sénateur, mais je n’ai pas accroché du tout à ce personnage de sénateur qui n’est pas humain, mais fils de Dieu. Il finit par rejoindre Kady à Brakebills néanmoins, donc on avance sur l’intrigue Reynard.

Oui, on avance, mais on avance à pas de fourmi encore cette semaine. C’est un peu dommage : même si ça permet de préparer le terrain pour la suite, on s’ennuie surtout. C’est peut-être aussi parce que je ne suis pas assez attaché aux personnages cela dit !

Capture d'écran 2017-04-13 13.27.29.pngÉpisode 12 – Ramifications – 15/20
OK, is anything not fucked?

Un jeudi avec uniquement un épisode de The Magicians ? Il n’y a décidément plus rien à la télé américaine en ce moment ! Bon qu’importe, j’ai au moins ça à voir !

La série n’a pas le budget pour le dragon apparemment, car une ellipse nous permet de retrouver Julia et Quentin avec le russe. Ils arrivent à le convaincre de les aider à ramener Alice. Heureusement qu’il est là pour interrompre Julia et son joli discours sur l’amitié, car on était en train d’atteindre un point niaiserie flippant. L’avantage, c’est qu’Alice retrouve vite son ombre… du coup, l’épisode passe vite à autres choses plutôt que de régler la storyline Alice/Quentin. C’est un peu dommage de ne pas approfondir l’un des points forts de la série, mais on sent que cet épisode accélère et boucle pas mal de choses, comme j’y reviendrais en conclusion.

Quentin a donc pas mal de problèmes à régler avec elle, mais Eliot vient le voir dans l’espoir de retrouver le bouton qui lui permette d’accéder à Fillory. Pas de chance, il arrive évidemment trop tard puisque c’est désormais le dragon qui l’a. Bien joué. C’est rigolo de le voir se bourrer avec Quentin, surtout que cela mène à un début de solution pour retourner à Fillory. Forcément. La série ne fait pas dans la finesse, une fois de plus, et la solution a un problème théoriquement imparable est trouvée en un claquement de doigts. En même temps, c’est bien fait car ça s’appuie sur des éléments déjà évoqués par la série.

Quentin et Eliot se rendent donc à Vancouver chez un collectionneur qui a tous les objets imaginables liés aux livres sur Fillory. Après quelques minutes, celui-ci s’avère être un des dieux de Fillory. Dans une scène tirée par les cheveux, il leur révèle que le royaume n’est pas fait pour être gouverné. Quentin & Eliot tentent alors de le convaincre de sauver le royaume. Seulement lui a perdu tout espoir sur la survie du royaume. Il finit par leur laisser l’horloge qui leur permet de retourner là-bas. Là encore, tout semble un peu forcé dans l’écriture. Les scénaristes dressent de faux obstacles aux personnages qui mettent une minute montre en main pour les surmonter. C’est un peu dommage d’accélérer autant les choses, même si c’est très caractéristique de la série jusqu’ici.

À Fillory, le royaume est à l’abandon et c’est donc Josh, un bouffon (au sens premier du terme voyons) qui prend le pouvoir car c’est le dernier terrien que l’on peut trouver à Fillory. C’est marrant, à base de références Disney et de drogue (encore et toujours). Cependant, la vie de roi n’est pas de tout repos et il gagne le droit d’être hanté par une Margo indignée de le voir dormir plutôt que de la chercher.

En plus de tout, le nouveau futur beau-fils d’Eliot est à la recherche de son père (qui sera donc le futur mari d’Eliot, faut suivre), le roi de son royaume, et apprend qu’il est devenu un rat. Ce n’est pas franchement pour lui plaire, étrangement. Après trois scènes, nous le voyons donc boire une potion qui devrait l’emmener au royaume des fées, si j’ai bien suivi. Expéditive, cette intrigue développe un personnage très secondaire et je ne sais pas trop vers quoi elle se dirige (comme toujours avec The Magicians).

Bon, Alice n’est pas totalement laissée de côté non plus. Nous apprenons ainsi qu’elle a perdu ses pouvoirs et qu’elle perd peu à peu ses connaissances. C’est très con pour une assoiffée de pouvoir comme elle et ça laisse une porte ouverte pour la semaine prochaine…

Julia, elle, a désormais perdu son ombre pour toujours et demande à Kady de l’aider. Cela tombe bien, Kady a besoin d’elle également avec son sénateur. Peu à peu, le combat final se dessine, et je l’attendais avec impatience pour la semaine prochaine. Oui, sauf que non, en fait, car ce n’est pas ce que la série a en réserve pour moi.

Le fils de Raynard découvre donc que sa femme a été tuée à cause de ses fréquentations avec les magiciens. Comme c’est sympa. Il retourne à Brakebills pour manipuler Julia et Kady à son tour. La première s’en va acheter des pizzas et la seconde est forcée d’accomplir un rituel pour lui prendre son pouvoir. Kady tue donc leur seul espoir, contre son gré. C’est une fois de plus totalement tiré par les cheveux, mais cela résume bien la série.

De son côté, Penny continue d’essayer d’infiltrer la poison room à l’aide de Sylvia, la jeune bibliothécaire. Celle-ci possède bien beaucoup de réponses et ne m’inspire pas du tout confiance, car Penny s’est trop vite laissé convaincre par elle la semaine dernière. Dans cet épisode, nous apprenons également de sa part que les livres de la bibliothèque finissent par 20 pages blanches, tous, ce qui n’est bien sûr pas normal. Aussi, chacun à un livre de vie, et ceux des héros de la boucle temporelle a connu 39 exemplaires. Original, original.

Tous les deux sautent donc dans la fontaine pour retrouver les livres qu’ils cherchent. En fait, Sylvia avait son propre plan et Penny rentre seul auprès de Kady. Il lui fournit le livre nécessaire, mais s’effondre au sol.

Julia et Kady s’attaquent donc seules au dieu pour le tuer une bonne fois pour toute… mais la déesse de Julia finit par arriver, révèle qu’il s’agit de son fils et sauve Raynard, avec l’accord de Julia. Kady se révolte contre Julia suite à cette trahison, mais cela importe peu à Julia puisqu’elle récupère son ombre en cadeau. Du coup, le combat final dure une minute et est vite expédié. C’est un peu décevant après la construction de cette saison entièrement autour de cela pour ces personnages, de même qu’il est énervant de voir la rapidité avec laquelle Alice est finalement ramenée à la vie, après huit épisodes de recherches qui pataugent.

Seulement, il y a toute l’intrigue Fillory à boucler pour l’épisode final, donc encore pas mal de choses à voir. Et puis surtout cet épisode a réglé pas mal d’intrigues et permis à chaque personnage de se retrouver. Reste à voir ce qu’ils vont nous pondre la semaine prochaine et en saison 3 (parce que oui, la série est renouvelée).

L’épisode de cette semaine était donc divertissant, c’est sûr, mais frustrant par la rapidité avec laquelle il règle ses intrigues. Décidément, cette série me surprend toujours car elle part dans tous les sens, sans jamais que l’on ne sache à quoi s’attendre.

Capture d'écran 2017-04-20 16.23.15.pngÉpisode 13 – We Have Brought You Little Cakes – 16/20
Enter Quentin Coldwater and his friends: the addict, the victim, the bitch, the scowl and the martyr.

C’est déjà la fin de la saison et, franchement, je ne l’ai pas vue passer !

Ember assure la narration de ce début d’épisode, ce qui est une drôle d’idée, mais tout à fait dans la lancée de la série. C’est plutôt cool, ils nous résument ainsi l’ensemble de la série en quelques minutes et c’est bien drôle. Nous avons alors pas mal de blagues, de faux playbacks et de clins d’œil dans cette introduction, qui rappelle les pistes encore ouvertes et tease ce qui est à venir avec l’annonce du dernier soupir de Fillory. Rien que ça. Si je n’avais pas su que la série était renouvelée, j’aurais pensé à une fin définitive, mais non, ce n’est qu’une fin de saison.

Une fois cette introduction un peu longuette malgré son fun passée, Alice reproche une nouvelle fois à Quentin de l’avoir ramenée. C’est encore et toujours pareil.

Penny apprend qu’il est en train de mourir d’un cancer qu’il s’est chopé dans la Poison Room. Avec un nom pareil, il aurait peut-être dû s’en douter. Ironiquement, il vient d’apprendre sa mort prochaine, mais il se retrouve à réconforter Kady, vexée de son intrigue de la semaine dernière. Pourquoi pas. Les situations de chaque personnage avancent à vitesse grand V, je ne sais plus quoi en penser.

Julia n’est pas en bien meilleur état lorsqu’elle reçoit la visite d’Eliot. Celui-ci cherche de l’aide pour sauver Fillory et, malgré leur passé, c’est à Julia qu’il pense. Entre autres.

Penny, qui a lu le livre d’Eliot, lui conseille de ne surtout pas continuer ses recherches : c’est comme cela que son livre s’arrête. Il est ensuite convoqué à la bibliothèque, n’en déplaise à Kady qui voulait le garder avec lui. Là encore, on sent bien, rien que dans ma critique, que les choses s’enchaînent à toute vitesse, ce qui est plutôt un bon point. La série n’a jamais souffert d’un rythme trop lent que je reproche souvent, mais elle est parfois atteinte du syndrome inverse. À vouloir aller trop vite, elle me perd un peu parfois.

C’est le cas de son intrigue au royaume des fées où Margo tente de récupérer le bébé d’Eliot, qui est né et qui est une petite fille. Seulement elle n’y arrive pas. Elle reçoit de la reine des fées de quoi contenter Ember qui en a marre de Fillory et pourrait bien décider de détruire son monde. C’est un peu précipité, mais ce n’est pas si mauvais. À son retour du royaume des fées, Margo se retrouve avec un œil de moins, et c’est là que je vois que je n’ai pas tout suivi (WikiYoda, si tu passes par là ?). EDIT : C’était simplement le prix à payer pour rentrer du royaume des fées. Évidemment.

De son côté, Eliot parvient à revenir à Fillory, tentant de changer son destin… ou simplement de draguer son futur mari. Pendant ce temps, Quentin essaye d’en savoir plus auprès du dieu de Fillory pour sauver le royaume. On sent que ces intrigues évoluent en parallèle pour une bonne raison, mais le dessin général tarde à se faire voir (ce qui est plutôt une bonne chose pour le suspens quand même).

Ainsi, Eliot et Margo se retrouvent et préparent des petits gâteaux à Ember, pour le satisfaire et sauver ce monde. Quand il arrive, il s’emporte contre Umber, qui de son côté est avec Quentin à Cuba en train de faire exactement pareil. Non, pas notre Cuba, le sien, un vrai cube dans lequel il a embarqué Quentin.

C’est bien sûr un plan de notre groupe de héros pour réunir les deux frères : Julia débarque à Fillory avec la boule à neige qui contient Cuba. Ember et Umber sont donc réunis, mais l’un tue l’autre avant de s’en prendre à Julia. Quentin tue le deuxième frère qui s’apprêtait à détruire Fillory. Hop, il n’en faut pas plus pour sauver le monde. C’est presque décevant tant c’est simple ! Tout a été très vite, le plan ne s’est pas franchement révélé dingue, les enjeux ont été à peine perçu avec une partie du château un peu abîmée… et c’est tout.

Il reste alors à conclure un peu l’intrigue Alice : celle-ci est en vie, comme si de rien n’était bien qu’elle soit un peu renfermée, et très vite, elle retombe sous le charme de Quentin. Celui-ci lui explique qu’il a tué un dieu et elle lui révèle alors, trop tard, que c’est une grossière erreur. En effet, elle sait comment fonctionne l’univers maintenant et elle lui annonce qu’il a provoqué les parents d’Ember et Umber. Rien que ça.

Ceux-ci se vengent alors en faisant disparaître la magie sur Terre, à la bibliothèque (où l’on voit Penny, affaibli mais en vie) et à Fillory.

Deux mois plus tard, les fées veulent envahir Fillory, Alice apprend qu’elle est pourchassée et Julia retrouve Quentin pour lui apprendre qu’elle a de nouveau la magie. Voilà trois cliffhangers qui promettent une saison 3 plutôt intéressante, car il y a pas mal de suspens et de mystère à résoudre. Cependant, cet épisode était moins fort que ce que je croyais et les résolutions, comme la semaine dernière, m’ont paru drôlement simples. En fait, je n’ai pas assez senti les enjeux de chaque décision, c’est étrange comme sentiment.

Capture d'écran 2017-04-20 16.22.56.png

EN BREF – The Magicians reste une bonne série cette année, mais elle a ses hauts et ses débats. Son rythme infernal est aussi appréciable que dangereux, me perdant souvent tant il est improbable. La qualité globale est véritablement inégale : certains épisodes sont très ennuyeux, d’autres au contraire, sont tellement bien écrits que la série pourrait être ma série préférée. En fin de compte, cela fait deux saisons que je ne sais pas quoi en penser. Parfois, j’ai envie d’arrêter, souvent, de continuer. Au moins pour connaître le prochain twist totalement perché. En quatre mots comme en cent, cette série s’avère être pleinement unique en son genre.

Et c’est un genre que j’adore. Il est donc certain que je reviendrais me perdre avec eux pour la saison 3. En attendant, j’ai enfin fini une de mes séries du Challenge Séries 2017… oui, j’y pense encore même s’il est clairement très très mal barré.

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Man Seeking Woman (S03)

Spoilers

Cet article réunit l’ensemble de mes critiques sur les épisodes de la saison 3, postés chaque semaine après le visionnage de l’épisode, et une conclusion sur l’ensemble de la saison.

Avis : Après une seconde saison à la hauteur de la première, j’attendais Man Seeking Woman au tournant pour sa reprise. Josh trouvera-t-il enfin l’amour dans cette série délirante et totalement geek ? C’est tout ce qu’on lui souhaite, tant qu’il galère encore et toujours, parce qu’après tout, si on aime Josh, c’est uniquement pour ses galères.

Il faut toujours un petit temps d’adaptation pour se souvenir du grand décalage proposé par la série, heureusement, on s’y refait vite. Je ne me souvenais plus trop, trop de ce qu’il s’était passé l’an dernier – hormis Rosa bien sûr. Bonne nouvelle : dans cette série, pas de gros cliffhanger, il suffit de se souvenir des trois personnages principaux et de leurs liens, et jusque-là, c’est plutôt facile. Alors qu’en est-il de cette troisième saison ? Et bien, a priori, elle commence sur une déception de découvrir qu’il n’y aura que huit épisodes. Quant à la qualité, elle est toujours là, ouf !

Note moyenne de la saison : 16/20

Attention spoilers dans les critiques ci-dessous, que je rédige pendant/après le visionnage de chaque épisode.

Man_0000489708.jpgÉpisode 1 – Futon – 18/20
What happened to your arm?

Solide épisode de retour pour la série qui commence directement par un énorme twist : Josh trouve l’amour en la personne de Lucy, éternelle Rebecca de How to get away with murder à mes yeux. Et comme en plus le personnage nous est immédiatement introduit comme une nana géniale, il est difficile de ne pas être immédiatement sous le charme de la jeune femme et du couple qu’elle forme avec le héros. Le changement de perspective proposé est intéressant : cet épisode se concentre un peu plus sur elle que sur Josh, mais cela fonctionne à merveille. En deux saisons, on a un peu fait le tour de Josh en début de relation, ce n’est donc pas plus mal d’avancer un peu plus vite. Vous l’aurez compris, je suis convaincu par ce retour qui n’hésite pas à y aller de ses métaphores, comme d’habitude. Le début d’épisode, avec la métaphore des immigrés, est particulièrement bien trouvé : comme toujours avec eux, ça paraît évident alors que l’idée est totalement loufoque et improbable sur le papier. L’installation du couple ensemble est rapide, certes, mais très bien expliquée et mise en scène. Cela ouvre tout un tas de très bonnes perspectives par la suite, alors j’espère que la saison sera un peu moins en dent de scie que d’habitude et qu’elle saura rester à ce niveau tout du long. Quoiqu’il en soit, je suis bien content de ce retour, au niveau de ce que j’en attendais.

02.pngÉpisode 2 – The Ranch – 17/20
I look forward to take a picture of it before eating it

Glenn de Superstore est le beau-père de Josh? Je n’avais pas fait le rapprochement devant Superstore, c’est juste génial ! La mère de Josh a toujours été un excellent apport comique pour la série et cet épisode ne déroge pas à la règle. J’ai adoré cet ensemble de règles à intégrer pour réussir la rencontre avec les parents, c’est délirant mais ça a toujours cet aspect de réalité dérangeante derrière les apparences loufoques. Lucy et Josh passent donc l’épisode à supporter la folie de la mère qui les stalkent – et c’est tellement réaliste que ça en est dérangeant… mais surtout drôle. L’épisode est impeccablement maîtrisé bien que définitivement trop court (seulement 17 minutes !) et le renversement final, bien que probablement prévisible si j’y avais réfléchi avant, est aussi hilarant que fonctionnel. J’aime beaucoup le rôle de Liz, qui là aussi paraît tout à fait crédible – ce sont toujours les frères et sœurs qui se tapent le sale boulot de toute manière. Épisode purement génial, la saison part sous de très bons auspices et… il faut que je réaffirme mon amour pour Lucy, qui est la petite-amie parfaite pour Josh. Excellent casting, ça donne envie de roucouler avec eux.

Capture d'écran 2017-01-19 13.50.45.pngÉpisode 3 – Horse – 15/20
You’re looking at the entrance to hell on Earth

18 minutes, c’est vraiment trop court ! Épisode un peu en-dessous cette semaine malheureusement, principalement à cause de Mike qui plombe l’ambiance, comme trop souvent dans cette série. Il essaye de convaincre Josh de larguer Lucy avant de petit à petit se faire à sa présence. C’était un épisode nécessaire pour intégrer définitivement Lucy et à vrai dire, je trouve que ça aurait été même plus logique de l’avoir en épisode 2, avant l’acceptation des parents donc. On ne connaît finalement encore que peu de choses de Lucy, donc il y a encore de quoi faire pour cette saison, mais il est clair et net qu’elle est un excellent ajout et définitivement trop cool. C’était marrant de la voir trouver un moyen de sympathiser avec Mike, tout en respectant un schéma qui reste hyper classique pour une relation de couple. Cela fonctionne mieux que dans une comédie classique grâce à la parodie qui en découle avec la conférence de presse, qui correspond bien à une certaine actualité. Ces scénaristes sont très bons. Le délire final sur Methelda est un excellent troll, même s’il n’y a priori rien qui ne vienne expliquer sa présence. J’espère quand même qu’on la reverra, histoire d’augmenter un peu le groupe d’amis gravitant autour de Josh. Comme d’hab en tout cas, il y a de l’humour et une critique très réussie. Et puis, je suis amoureux de Lucy.

capture-decran-2017-01-26-17-00-00
Épisode 4 – Popcorn – 15/20
They asked me if it was gonna be cash, credit or exposure?

Bien, je suis de plus en plus amoureux de Lucy à chaque épisode qui passe et à ce stade, je n’arrive plus à noter objectivement les épisodes. Franchement, celui d’aujourd’hui n’était pas spécialement fantastique, mais j’étais tellement content de la retrouver que je me suis surpris à sourire sans raison. Creepy & weird ? Parfait, je suis dans le ton de la série au moins ! Cette semaine, on rencontrait donc les parents de Lucy, et le fan de How to get away with murder en moi a bien ri en reconnaissant qui jouait son papa. Non, sérieux, est-ce que ce monde est sérieux ? J’ai adoré en découvrir plus sur Lucy, forcément, de son job à sa chambre, en passant par ses parents passif-agressifs. C’est tellement ça des parents chiants. La référence facile à Narnia, il fallait y penser, et elle est plutôt bien traitée. En plus, ses sujets sont hilarants et tout à fait le genre de figurants de la série, mais ce n’était pas non plus à mourir de rire. Bref, c’est là le problème, ce n’était pas aussi drôle que ça aurait dû l’être… Pour le reste, c’était une bonne métaphore encore cette semaine, le tout est assez classique, mais ça passe très bien cette parodie de film d’horreur et Josh qui s’entend évidemment avec ses beaux-parents. Je n’aurais pas imaginé autre chose comme rencontre/relation entre eux et la toute fin est tellement choupi. C’est clairement mon couple de l’année et mon perso préféré de l’année et mon dieu je suis tellement fan de Lucy, ça en devient gênant de faire des critiques, mais ça va, y a pas grand monde qui lit cet article parce que c’est une petite série… Mouahahah.

Capture d'écran 2017-02-02 12.16.26.pngÉpisode 5 – Shrimp – 17/20
I see unsuccessful people

Il m’a fallu un peu plus de temps que d’habitude pour entrer dans l’épisode, mais c’est peut-être aussi parce que j’ai enchaîné cet épisode peu de temps après la reprise de The 100. Je ne sais pas bien pourquoi, mais tout le début d’épisode m’a semblé un peu long, jusqu’à ce que Josh rencontre ce gamin roux qui lance le remake de Sixième sens. À partir de là, j’ai explosé de rire tellement la situation évoquée est parlante. Ou alors, c’est juste parce que je suis un futur prof et que je ne m’attends pas à avoir un salaire mirobolant. Tout le commentaire sur la différence de salaire et de niveau de vie (pas uniquement financier, mais aussi culturel et intellectuel) est très brillant et mené avec beaucoup de justesse, comme souvent dans cette série. D’habitude, je trouve que la série accuse un coup de mou sur sa mi-saison, mais ce n’est toujours pas le cas cette année où chaque semaine explore un nouvel aspect de la relation Josh/Lucy avec beaucoup de succès. Bref, je ressors de cet épisode encore un peu plus amoureux de Lucy et avec l’envie étrange de m’acheter un des tableaux de Josh que j’ai trouvé tout simplement à mourir de rire. Il fallait avoir l’idée, mais je ne sais même pas comment ça me surprend encore que leurs idées me surprennent. Les scénaristes de cette série visent extrêmement juste à chaque fois, j’adore toujours autant. Finalement, l’épisode était encore un peu plus drôle que la semaine dernière, alors que le début ne réussissait pas à me convaincre. Comme quoi !

06.pngÉpisode 6 – Pad Thai – 16/20
Your boyfriend must be the most exciting man in the world

On continue cette semaine dans la parodie de films d’horreur, avec les uns de relation de Josh & Lucy, qui s’enterrent dans leur couple devant leur télévision. Du coup, forcément, on a droit au classique épisode des amis de Lucy qui viennent lui demander de faire la fête et à la rencontre tout aussi classique dans le bar. Cela fonctionne surtout parce que c’est comme toujours fait sur le mode de la parodie, cette fois des blockbusters d’action. Toujours aussi fun, cet épisode voit donc Lucy prendre conscience qu’elle s’ennuie dans son couple grâce à cette rencontre, Owen, un aventurier. Pourtant, elle choisit de rester fidèle à son mec, et rien que pour ça, elle est encore plus adorable. Elle parvient finalement à décoincer Josh et c’est une nouvelle étape que le couple parvient à surmonter sans trop de souci, et sans jamais qu’on est trop peur pour eux. À ce rythme, la saison finira sur leur mariage (et offrira une jolie conclusion à la série). Toujours pas de fausse note cette année donc, je suis de plus en plus convaincu chaque semaine que la série a trouvé une pépite avec l’introduction du personnage de Lucy.

07.pngÉpisode 7 – Bagel – 18/20
Josh’s proposal… Coming this weekend!

Ont-ils vraiment osé la métaphore fiançailles/sodomie ? Oui, évidemment. C’est possiblement la métaphore la plus étrange de toute la série et ce qui est le plus étrange est qu’elle fonctionne à merveille. Et putain, on est parti pour un mariage entre eux, je suis tellement heureux s’ils finissent la saison là-dessus ! La deuxième partie de l’épisode enchaîne sur une métaphore entre les fiançailles et les blockbusters hollywoodien, puis une parodie de Sherlock Holmes. L’ensemble est juste parfait, avec en plus une bonne dose d’humour et de répliques qui font mouche, comme toujours. Je suis clairement amoureux de cette saison. La demande en mariage en elle-même est évidemment une catastrophe, du début à la fin, mais leur manière de dédramatiser ce moment est parfaitement réussi. L’ensemble du casting est utilisé à bon escient, même si j’aurais aimé avoir la réaction des parents de Josh cette semaine à la place de la blague finale sur Watson. Mon dieu, comme je suis pressé d’en arriver à tous les dramas autour du mariage, il y a tant à faire en trois épisodes, que ce soit en terme de clichés à démonter ou de parodies à écrire !

08.pngÉpisode 8 – Dolphin – 15/20
Your mother & I have decided to drop out of society and follow Josh’s wedding full time

Je retire ce que j’ai dit la semaine dernière : c’est excellent d’avoir la réaction des parents de Josh cette semaine, car la scène d’intro de cet épisode est hilarante à tout point de vue, avec la mère de Josh prête à exploser quand elle apprend la bonne nouvelle. En parallèle, Liz est promue, ce qui est clairement la bonne nouvelle qu’elle attendait depuis des siècles. Pas de bol, sa mère et son beau-père sont obsédés par le mariage, forcément. C’est sûr qu’en cas de mariage dans une famille, ça ne peut se passer autrement, mais il est dur de voir Liz dans cet état, au point de contacter son père juste pour avoir la validation paternelle qu’elle attendait. En ce qui me concerne, j’attendais avec impatience l’épisode sur Liz, puisque nous en avons un chaque saison. Je ne pensais pas qu’ils prendraient cette direction toutefois, éloignant Liz de sa famille pour la rapprocher de son père. J’ai aimé le côté superhéros/parodie de Numb3rs, mais ce besoin de validation paternelle n’est pas une réussite pour elle et lui revient bien évidemment à la gueule. Il faut alors qu’elle s’adapte à la vie avec sa mère et son beau-père, qu’elle accepte enfin entièrement. C’était bien moins creepy que le père Noël et en même temps, Liz est toujours attachante. Quant à l’actrice, elle est brillante et fait très bien passer les choses au milieu d’un scénario délirant. Certes, c’est l’un des moins bons épisodes de la saison, mais il y a quelques moments drôles et cela fait du bien de s’éloigner un peu de Josh & Lucy, même si leur mariage reste une trame clairement surexploitée dans cet épisode.

09.pngÉpisode 9 – Cake – 14/20
When did that happen?

Comme toujours, cet épisode trop court commence par une bonne parodie qui en plus colle assez bien à l’actualité avec les Oscars. Il est temps pour Josh de choisir son témoin, et c’est sans surprise Mike qui obtient le rôle. Je n’ai jamais trop aimé le personnage de Mike, du coup, cet épisode centré sur lui m’a un peu moins plu que d’habitude, mais en même temps, l’écriture est parfaite. L’enterrement de vie de jeune garçon est ainsi une catastrophe quand Josh, qui s’y sentait en prison, décide de s’enfuir. Je le comprends complétement, mais cela provoque la transformation de Mike en Joker, ce qui est peut-être sa meilleure intrigue des trois saisons. La séparation des deux meilleurs amis est un peu violente, mais ça colle assez bien avec certaines situations dans la vie de tous les jours confrontée au mariage. Mike l’a largement mérité qui plus est, de la manière dont il traitait Josh célibataire à celle dont il traitait Lucy en début de saison. C’était un épisode nécessaire finalement, pour montrer l’évolution des deux personnages et de leur relation, mais ce n’était pas forcément l’épisode que j’avais envie de voir pour autant. Une étape nécessaire avant le grand mariage donc, mais pas vraiment passionnante en ce qui me concerne. J’aurais préféré plus de détails sur les préparatifs du mariage, un peu expéditifs la semaine dernière. Et maintenant, j’espère une jolie fin de saison/série, mais en même temps, en 20 minutes (18 même), ça va être compliqué !

Capture d'écran 2017-03-09 16.08.16.pngÉpisode 10 – Blood – 16/20
What do we do now?

17 minutes et puis s’en va. Force est de constater que c’est vraiment trop court pour un mariage. J’ai beaucoup de choses à dire sur cet épisode, forcément, mais j’ai envie de commencer par dire que je suis déçu. J’en attendais énormément plus, même si, allez je vous l’avoue, il a réussi à me tirer une larme. Oui, oui, ça vient du type qui est bien content de dire qu’il ne pleure presque jamais devant un film/une série. Alors bon, pour ma défense, j’ai les nerfs en pelote après 4 jours d’épreuves intensives à mon concours, mais je crois que ça dépasse le simple cadre du concours. J’y reviendrais. L’épisode se déroule de manière assez habituelle pour la série : on a une intro qui prépare le terrain sans être vraiment nécessaire, mais qui est une bonne blague à elle toute seule. Cela permet d’évacuer les derniers préparatifs du mariage et de nous offrir le classique coup du plan de table de manière efficace et pas trop longue. Par la suite, Josh & Lucy sont confrontés au problème de pas mal de couples se mariant : leurs parents. Evidemment, ceux-ci ont planifié le mariage qu’ils veulent pour leurs enfants. J’ai trouvé la parodie un peu trop poussive, mais elle prêtait à sourire. C’est là d’ailleurs mon plus gros problème avec l’épisode : il ne m’a pas fait rire, contrairement à la majorité de cette saison. Le mariage en lui-même était sympa, avec quelques moments drôles, mais pas à tomber par terre. J’ai aimé les voir remonter l’allée comme ils le souhaitaient, le focus sur leurs amis et le sentiment de sincérité et de vérité de l’écriture qui ressort encore et toujours malgré les délires permanents de la série. Et puis, la scène du toast aux parents est très réussie, et c’est là que j’ai commencé à vivre tout ça assez mal : c’est purement et simplement une fin de série que cet épisode propose. Le sort de Man seeking woman n’est pas encore arrêté, mais celui de Josh & Lucy l’est. Ils sont mariés, le man a trouvé sa woman et si l’image du couple partant affronter le premier problème du mariage n’est pas assez forte pour nous en convaincre, la série en remet une couche avec le baiser final, qui est hyper juste, tant dans l’écriture que dans le jeu des acteurs, les effets spéciaux ridicules et tout le reste. Josh a grandi dans ces trente épisodes et l’arc de sa recherche d’amour est complet. La série se laisse beaucoup de pistes à explorer avec Mike, Liz, les amis de Lucy et, après tout, les problèmes des mariés. Cependant, j’ai rarement été aussi attaché à un couple de personnages dans une série. Josh & Lucy sont parfaits l’un pour l’autre et ont réussi à me faire oublier Rosa que j’adorais déjà. Le baiser final m’a donné envie de me relancer dans le premier épisode et de tout m’enchaîner. Écriture parfaite donc, même si on perd un peu trop l’humour pour se concentrer sur l’évolution des deux personnages principaux !

Capture d'écran 2017-03-09 16.12.45.png
EN BREF – De loin la meilleure saison de la série, cette saison 3 cartonne grâce à l’introduction de Lucy. Non seulement, j’adore l’actrice mais, en plus, le personnage est excellent. Les scénaristes ont eu à cœur de présenter un personnage complet et elle parasite une bonne moitié de la saison, mais c’est ce qui fait que ça fonctionne si bien, car l’on découvre à quel point ils sont fait l’un pour l’autre. J’ai toujours adoré Man Seeking Woman parce que, il faut bien l’avouer, je me reconnais en Josh, ce loser en drague. Alors le voir finir avec Lucy, c’est très cathartique et c’est très exactement ce que j’avais envie de voir. J’espère de tout cœur qu’on aura le droit à une saison 4, mais si ça ne devait pas se faire, je suis extrêmement satisfait de cette fin proposée, qui n’a pas manqué d’abattre toutes les cartes qu’il fallait abattre pour donner le sentiment d’une fin. Au mieux, ce sera la fin d’un chapitre, au pire, celle d’un excellent livre. Une saison coup de cœur, assurément, parce qu’elle a su me surprendre (je m’attendais quand même à une saison de galère supplémentaire pour Josh) comme toujours en allant dans la direction qu’il fallait prendre, même si je n’avais pas la moindre idée que c’était la bonne. Une écriture toujours aussi innovante et un humour le plus souvent au point, je suis bien capable de la revoir un jour cette série !

The Halcyon (2017) (S01)

Spoilers 1×02

02.pngÉpisode 2 – 13/20
It’s time to make some changements

L’introduction de cet épisode ne ménage pas le suspense bien longtemps : la guerre est là et Lady Hamilton veut révolutionner l’hôtel. Sans surprise. J’ai finalement peu de choses à dire de cet épisode qui se déroule de manière assez prévisible. Mister Gordon se fait virer par Lady Hamilton, mais puisque c’est une femme, elle doit passer par son fils pour se faire. Celui-ci commence par obéir aveuglément à sa mère, avant de prendre peu à peu du poil de la bête, comme on dit, et de prendre sa propre décision de garder son gouvernant. Entre temps, bien sûr, il y a eu quelques péripéties, comme son plus jeune frère qui ne supporte pas sa nouvelle position ou sa future copine (maybe) qui lui en veut d’avoir virer son père. Toute l’intrigue n’a donc rien de surprenant de ce côté-ci, et c’est un peu la même chose avec la maîtresse du premier Lord Hamilton. L’épisode se termine sur le départ en guerre de l’aîné des fils, responsable de l’hôtel, après avoir trahi sa mère donc. Impeccablement joué et avec une ambiance ’40s parfaitement retranscrite, cet épisode ne surprend malheureusement. C’est de l’historique prévisible et ça commence déjà à me lasser, mais au moins, j’ai pu travailler devant. Oups. Définitivement, ça plaira aux amateurs du genre, mais ça n’arrivera pas à être révolutionnaire pour qui que ce soit, à moins de n’avoir jamais suivi la moindre saga familiale, auquel cas, c’est probablement très savoureux.

Ci-dessous, mon avis à chaud sur les autres épisodes de cette saison.

Avis : Je n’aime pas les séries historiques. Combien de fois l’ai-je écrit ici ? Beaucoup trop sûrement, mais pas assez encore pour m’abstenir d’en découvrir certaines. C’est le cas avec The Halcyon, mais il y a un contexte : j’étais en vacances, déjà, chez une amie qui adore les séries historiques. Beaucoup de critiques présentent déjà ce nouveau drama britannique comme le nouveau Downtown Abbey, mais puisque je n’ai jamais vraiment regardé cette série, c’est avec un oeil novice que je me plonge dans cette première saison. Bon, OK, je reconnais, je suis là uniquement parce qu’Olivia Williams est au casting, mais cette actrice est juste fabuleuse.

The Halcyon suit donc la vie au sein d’un grand hôtel cinq étoiles de Londres, au beau milieu de la seconde guerre mondiale, puisque la série débute en 1940. Inévitablement, les histoires de famille, les dramas et les intrigues habituelles à ce genre de série vont vite venir perturber le casting et les jeux de domination en place entre les personnages. Pas de grandes nouveautés, mais un divertissement qui semble valoir le détour grâce à son casting très au point.

Capture d'écran 2017-01-06 12.58.20.pngÉpisode 1 – 15/20
The Halcyon Hotel!  The stories these walls could tell. So raise your glasses and give a cheer to 50 golden years!

Pour son premier épisode, la série ne fait pas dans l’originalité, comme je le suggérais en intro : cette première heure situe les personnages que nous allons suivre et leurs problèmes, avec des dynamiques assez classiques : la servante amoureuse au coeur d’un triangle, le patron adultère, la femme de pouvoir cocue, les jeunes fils, le serviteur dévoué à son maître, l’espion, la prostituée… Autant de personnages très convenus que l’on retrouve mais qui sont heureusement impeccablement interprétés pour nous sauver de situations déjà vues et revues. La fin de l’épisode voit la mort du grand patron de l’hôtel, là encore un poncif de ce genre de drama. Les grandes sagas familiales commencent bien souvent par la mort du patriarche en fin de premier épisode et nombreux sont les exemples de séries qui en font leur base (je ne vais pas citer pour ne pas spoiler les pilotes de ces séries, mais bon). Pour autant, la prévisibilité générale ne dessert pas trop le contenu de ce premier épisode au générique sublime. Si je ne suis pas fan non plus de la structure qui commence par nous montrer ce qui sera la fin de saison 1, force est de constater que cela fonctionne plutôt pas mal et que l’ambiance années 40 est pour l’instant agréable. Il faudra voir l’évolution à présent, j’essaye d’être confiant et de me dire qu’ils réussiront, si ce n’est à être imprévisibles, au moins à fournir quelques scènes brillantes, à l’image de la dernière scène entre la maîtresse des lieux et le chien. C’est ce qui a sauvé ce premier volet, alors je suis bien forcé de continuer à y croire !

02.pngÉpisode 2 – 13/20
It’s time to make some changements

L’introduction de cet épisode ne ménage pas le suspense bien longtemps : la guerre est là et Lady Hamilton veut révolutionner l’hôtel. Sans surprise. J’ai finalement peu de choses à dire de cet épisode qui se déroule de manière assez prévisible. Mister Gordon se fait virer par Lady Hamilton, mais puisque c’est une femme, elle doit passer par son fils pour se faire. Celui-ci commence par obéir aveuglément à sa mère, avant de prendre peu à peu du poil de la bête, comme on dit, et de prendre sa propre décision de garder son gouvernant. Entre temps, bien sûr, il y a eu quelques péripéties, comme son plus jeune frère qui ne supporte pas sa nouvelle position ou sa future copine (maybe) qui lui en veut d’avoir virer son père. Toute l’intrigue n’a donc rien de surprenant de ce côté-ci, et c’est un peu la même chose avec la maîtresse du premier Lord Hamilton. L’épisode se termine sur le départ en guerre de l’aîné des fils, responsable de l’hôtel, après avoir trahi sa mère donc. Impeccablement joué et avec une ambiance ’40s parfaitement retranscrite, cet épisode ne surprend malheureusement. C’est de l’historique prévisible et ça commence déjà à me lasser, mais au moins, j’ai pu travailler devant. Oups. Définitivement, ça plaira aux amateurs du genre, mais ça n’arrivera pas à être révolutionnaire pour qui que ce soit, à moins de n’avoir jamais suivi la moindre saga familiale, auquel cas, c’est probablement très savoureux.