Home for Christmas – S03E04 – Is It Love in the Air – 16/20

J’ai de plus en plus de mal avec Johanne, mais je dois dire que cet épisode réussit tout de même à donner envie qu’elle se case à nouveau. C’est l’ambiance de Noël qui doit faire ça, c’est peut-être aussi la simplicité de la série à nous mettre dans cette ambiance et à nous faire croire que les jours de congés magiques existent, mais vraiment, c’est doudou, c’est Noël, j’adore.

Spoilers

Après sa dispute avec elle, Johanne cherche Maria… et commence à passer du temps avec Bo, même si ce n’était pas prévu.

La série reprend le 11 décembre avec Johanne remerciant son bel entrepreneur quand il arrive pour s’installer le matin. Il n’en pas grand-chose à faire d’elle, se contentant de décharger son matériel comme si de rien n’était. La journée commence tout de même bien pour elle. Elle se rend chez sa sœur, espérant la voir, mais c’est un fail : elle n’est pas rentrée chez elle après s’être engueulée avec Johanne. Finalement, tout ce qu’elle réussit à faire, c’est inquiéter davantage son beau-frère.

Le minimum aurait été de l’appeler AVANT de se rendre chez elle, je suppose. Ce n’est pas le choix de Johanne, c’est dommage. Bon, la sœur finit par lui dire, par SMS, qu’elle est dans un chalet et va bien. Ben super, c’est rassurant, je suppose.

Johanne se rend quand même au travail où elle retrouve avec grand plaisir (non) Erik. En vrai, je ne sais pas ce qu’elle ne lui trouve pas : il est clairement à fond sur elle, il est beau, il est intelligent. C’est dommage qu’il la harcèle comme ça, finalement, ça gâche tout son potentiel. Elle a d’autres choses à gérer à l’hôpital, vous me direz, à commencer par une rébellion de ses employés : ils prennent en effet Johanne à parti pendant la réunion du matin pour lui indiquer qu’ils ne veulent pas faire un Secret Santa.

La scène tire un peu en longueur, mais a le mérite de nous montrer que Johanne peut s’énerver. Il faut dire qu’ils sont sacrément chiants en face d’elle à sortir des arguments improbables pour justifier de ne pas vouloir participer. Johanne finit par dire que ceux qui ne le veulent pas n’ont pas obligation de participer et le problème est réglé. Dommage de le faire en criant quand c’était l’évidence même : c’est aussi ce qu’on fait au travail, en vrai, ne participent que les volontaires. Et je ne le suis pas à cause de ceux qui le sont, mais ça c’est une autre histoire.

Ayaz, le mari de Maria, débarque alors au milieu de la pause déj de Johanne. Sa nouvelle meilleure amie à qui Johanne racontait sa soirée angoissante de la veille pense aussitôt que l’est le hot dad et ça m’a fait trop rire. En fait, Ayaz est juste déprimé parce qu’il a peur que sa femme ne revienne pas pour Noël. Il y a de quoi déprimer et avoir peur, surtout qu’elle lui écrit juste avoir besoin d’espace. Ayaz est dépassé par la situation, mais finalement, l’aide dont il a besoin, c’est pour gérer ses enfants : il demande à Johanne de s’occuper des enfants qui finissent l’école à 14h30.

OK. Alors attendez. Est-ce que les journées de boulot de Johanne finissent à 14h30 ? Cela expliquerait toute la longueur de ses soirées, finalement. Elle se débarrasse de son beau-frère avant de tomber sur Bente qui la rassure sur le fait que ses subalternes la détestent. Bente est rapidement dépassée par Johanne, cela dit, elle la voit péter un câble quand elle reçoit un message de Marianne.

Cela ne fait pas dix jours qu’elle a son nouveau taf que Bente lui propose déjà de la couvrir en disant à tout le monde qu’elle a de l’administratif à faire. MOUAIS. Je n’ai pas assez confiance : elle quitte l’hôpital bien trop vite, ça va lui retomber dessus, surtout qu’elle est supposée être surveillée.

En plus, en chemin, elle s’arrête quand même voir le même patient que depuis le début de la saison. Elle s’inquiète beaucoup pour lui et prend tellement de temps que je ne le sens pas pour sa survie, lui. Elle prend le numéro de ses proches au cas où quelque chose se produirait pour lui.

Au moins, l’avantage, c’est que ça permet à Johanne d’aller récupérer les enfants au plus vite. Elle ne fait toujours pas les costumes voulus par Marianne et, bien sûr, elle la croise avec son ex-mari à l’école. Pas du tout gênant comme situation. Johanne s’en débarrasse au plus vite et ramène les enfants chez elle.

Là, ils rencontrent Bo. Elle a le culot d’aller le voir pour lui demander de prêter sa voiture. Meuf. Il fait déjà les travaux chez toi en un temps record et tu viens essayer de le culpabiliser avec ta situation familiale compliquée qui fait que tu as besoin d’une voiture ? Il refuse bien évidemment puisqu’il n’est pas assuré pour ça et se retrouve à se faire engueuler par Johanne. Je l’aime bien, mais elle mériterait vraiment un recadrage, encore. Bien sûr, elle finit par dire qu’ils n’ont qu’à annuler Noël, en le criant… et elle ose feindre la surprise quand son neveu l’entend et s’inquiète !

Rah. Bo refuse quand même de prêter sa voiture, mais il accepte de servir de chauffeur à Johanne. C’est une solution logique et plutôt marrante. Il pense rester dans la voiture pendant que Johanne emmène ses neveux au marché de Noël. Évidemment, personne ne le laisse faire ce qu’il veut : il finit par déguster une pomme d’amour (je crois) avec Johanne, ce qui est l’occasion de parler un peu. Et voilà, ils commencent à vraiment apprendre à se connaître, lui parle un peu plus de lui (parce que bon, elle, elle parle tout le temps, mais un couple, c’est à deux). C’est un peu tôt pour parler de couple, oui, je sais. Seulement, Bo lui sauve la situation aussi quand les enfants ne veulent pas aller voir le père Noël et s’asseoir sur les genoux d’un inconnu : il leur parle Pokémon et arène Pokemon GO. Il en faut peu pour les passionner. Bo a une petite vibe Jonas en plus.

Il suit Johanne et ses neveux toute la journée et il les emmène encore le soir à la patinoire. Johanne ne surveille pas du tout les gamins et ça se termine clairement en date avec Bo alors que la nuit tombe. Il lui apprend à patiner seule, enfin : là où elle a passé des années à s’agripper aux bras des gens l’emmenant là-bas, elle apprend vite à faire quelques pirouettes seule. Ils se marrent bien avec BO, et vu le contexte de la série, on ne peut qu’imaginer qu’ils tombent sous le charme l’un de l’autre. C’est la magie de Noël.

Comme il leur reste encore deux heures à devoir occuper les petits, Bo lui propose d’aller voir Love Actually. C’est le film préféré de Johanne, ça tombe bien : il y a une séance en plein air au beau milieu de la ville. Lol. Du plein air sous la neige ? Ils sont fous ces norvégiens. Je finirais malade si vite !

Il est finalement temps de ramener les enfants et de présenter Bo à Ayaz. Franchement, il s’intègre facilement à la famille là, le Bo. Quant à Ayaz, je veux bien croire qu’il soit dur à vivre, mais je l’aime bien moi. Il n’est pas un super papa et ce n’est pas parce qu’il fait la cuisine que je l’apprécie, c’est juste parce qu’il semble capable de faire face quand même, tout en essayant de déculpabiliser Johanne, persuadée que c’est la dispute avec sa sœur qui a provoqué son éloignement.

Johanne passe voir la fille de son patient pour la prévenir que le père vit ses derniers instants. La fille reproche à Johanne de la déranger, cependant : elle n’a pas vu son père depuis 15 ans, dit qu’elle ne le connaît plus et que c’est lui qui a coupé les ponts. Cela change de l’image du gentil papy qu’on a depuis le début.

Johanne retourne dans la voiture de Bo qui la ramène chez elle après avoir été son chauffeur pour la journée. Il continue d’être absolument parfait avec elle : il la rassure, mais avec honnêteté. Oui, elle est insupportable quand elle tient aux gens, mais c’est parce qu’elle tient à eux justement. Et si son Noël est en train de tourner vinaigre cette année, rien ne l’empêche de mettre au point de nouvelles traditions pour améliorer les choses. N’est-il pas parfait ce monsieur ?

Que révèle le trailer du revival de Malcolm ? (2026)

Salut les sériephiles,

Je ne m’attendais pas à publier un article aujourd’hui, mais je ne pensais pas non plus commencer ma journée comme elle a commencé. En effet, cette nuit, on nous a diffusé la bande-annonce du revival de Malcolm. Difficile de ne pas déjà décortiquer ce revival entre nostalgie, chaos familial et promesses de rire : alors, le retour de Malcolm in the Middle en 2026 est-il une bonne idée ?

Tout ce qu’on sait déjà sur le retour de Malcolm

Le projet a déjà fait beaucoup (beaucoup) parler de lui : on nous a annoncé un retour en grande pompe alors qu’il ne s’agit finalement que d’une mini-série en quatre épisodes. Encore. C’est vraiment le grand kiff de Disney +/Hulu de faire ça. Cela dit, ça, on peut s’y faire.

En revanche, si une bonne partie du casting original revient – Frankie Muniz (Malcolm), Bryan Cranston (Hal), Jane Kaczmarek (Lois), Justin Berfield (Reese), Christopher Masterson (Francis) – Dewey est recasté (Caleb Ellsworth-Clark remplace Erik Per Sullivan). C’est franchement un problème énorme, parce que c’est l’un des personnages les plus appréciés – en tout cas, c’est le mien et c’est une source dingue de memes…

Bon, je fais avec l’idée et je me dis que ça ne devrait pas m’empêcher de regarder les quatre épisodes. C’est tellement rien quatre épisodes. Tellement rien, d’ailleurs, qu’on est en droit de se demander ce que ça va raconter. Pas besoin d’aller chercher bien loin quand on est sur une série familiale : Malcolm, devenu papa, revient chez ses parents pour leur 40e anniversaire de mariage. C’est tout. Comment ça, ils ont tenu 40 ans de crises de nerfs avec des gosses aussi atroces ?

La question que tout le monde se pose : quand sera diffusée cette nouvelle saison de Malcom ?

Rendez-vous le 10 avril 2026 sur Disney + ! Et en attendant, on a déjà la bande-annonce :

Et alors, qu’est-ce que j’en pense de tout ça ?

Ce qui me frappe surtout, c’est que la bande-annonce n’essaie pas de moderniser Malcolm à tout prix, j’ai vraiment l’impression de regarder un extrait d’un épisode random de la série. C’est tourné de la même manière, on a ce même sentiment de chaos, on reconnaît immédiatement les personnages.

Le truc, c’est que ça semble violent pour Malcolm. La série raconte l’histoire d’un génie coincé dans une famille trop bruyante, trop pauvre, trop chaotique pour lui laisser l’espace de briller comme il le devrait. On nous répétait que Malcolm irait loin, qu’il serait la preuve que l’intelligence finit toujours par payer. Et là, ce revival débarque avec un titre qui claque comme une vérité qu’on n’a jamais vraiment voulu regarder en face et qui semble nous dire que Malcolm sera toujours ramené à son passé quand il est en famille : Life’s Still Unfair. La vie est toujours injuste.

Malcolm, c’est une série que j’ai beaucoup aimée, mais que je n’ai jamais idéalisée. Je ne l’ai jamais rangée dans la catégorie “intouchable”, ni dans celle des séries dont je vous parle toutes les semaines (cc Buffy). C’est une série que j’ai regardée pendant des années au hasard de la diffusion en boucle sur M6, qui m’a accompagné longtemps et qui m’a surtout marqué par son ton décalé, les monologues de Malcolm et les idées complètement perchées des frères. C’est exactement sur cette nostalgie que le trailer semble jouer !

Bon, par contre, j’avoue, si quand j’ai voulu la regarder sérieusement, je l’ai vue en VO et que je verrai ces quatre épisodes en VO, Malcolm est aussi marquée en ce qui me concerne par sa VF. Et ça fait mal de se dire que les doubleurs des deux parents sont décédés aujourd’hui alors qu’ils faisaient un travail vraiment phénoménal. J’imagine que ça aussi, c’est la vie.

Malcolm n’a jamais été une série doudou où tout est bien qui finit bien. Elle était souvent cruelle, parfois répétitive, parfois géniale, parfois juste très bruyante. Et ce trailer donne l’impression qu’elle ne cherche pas à se racheter une image plus douce ou plus “prestige” : on la retrouve exactement comment elle était, avec ce côté brouillon en fait tout à fait maîtrisé.

Ce que j’espère, c’est que la série ait encore quelque chose à dire sur le fait de grandir sans s’éterniser sur des clins d’œil dont j’ai tout oublié, de transmettre, de rater des choses, de ne jamais vraiment devenir l’adulte qu’on imaginait être. Parce que c’était déjà ça, Malcolm, au fond, et que c’est comme ça que ce retour pourrait être réussi : Malcolm continue de survivre émotionnellement au milieu d’une famille complètement bancale, loufoque, absurde. Les dernières saisons tournaient un peu en rond et étaient moins pertinentes, moins drôle…

Seulement, pour l’instant, ce court trailer me donne plutôt bien envie de voir ce revival : c’est un pari réussi… Bref, vivement avril !

What if – S03E08 – What if… What if ? – 18/20

Ils se sont donnés du mal pour trouver le titre de leur épisode final, dis donc ! Si j’aime bien ce qui est proposé pour la fin de la série, je reste, comme avec le reste de la saison, plutôt déçu : c’est un ensemble assez convenu et prévisible, qui n’est pas à la hauteur des enjeux de la saison 2 et de son excellente fin. Pourtant, on sent bien qu’ils proposent quelque chose censé être plus impactant… mais non, mon implication n’est pas la même. Bref, c’est un excellent épisode (enfin), mais ce n’est pas suffisant malgré tout par rapport à mes attentes.

Spoilers

Et si on se terminait cette série une fois pour toutes ?

So… This is…
Everything.

Comment devient-on Gardien du multivers ? Eh bien, il faut être un disciple de l’Eminence et accepter le sacrifice de beaucoup, beaucoup de soi – à commencer par son prénom, apparemment. La première scène de l’épisode nous montre donc notre Gardien accepter de ne devenir personne et se contenter de tout observer, sans intervenir. Il prête serment auprès de l’Eminence qui fait de lui, avec plaisir et certitude, le Gardien. Dommage qu’on sache déjà qu’il va partir en vrille après.

Bien qu’il soit Gardien, on sent dès sa première journée qu’il partira en vrille : il commence par émettre un jugement sur les univers qu’il doit observer en les jugeant jolis, avant d’être rappelé à l’ordre. Il doit simplement observer… mais se demande aussitôt l’intérêt d’une telle mission. Bref, il remet trop les choses en question pour être excellent dans son job où il faut observer sans agir.

Ce n’est que des centaines de siècles plus tard que son Eminence s’en rend compte apparemment. Comme quoi, on peut tout savoir sur tous les univers et rester un abruti fini. L’Eminence reproche au Gardien ses multiples interventions et sa trahison, blablabla, et on en arrive à une scène où il apparaît logique que pour faire taire ce Gardien rebelle qui continue de tout remettre en question, le plus simple est encore de tuer sa pire création – création venue de son intervention, en tout cas. C’est ainsi que Peggy est menacée de mort par l’Eminence, afin que le Gardien se souvienne qu’il n’est supposé être personne et donc ne pas s’attacher.

Le problème, c’est que Peggy a toute une équipe avec elle. Ainsi, Ultron débarque du ciel au moment opportun pour sauver Peggy, mais aussi pour libérer le Gardien, tout surpris par cette alliance entre les deux ennemis. Le vaisseau de Peggy, menée par ses coéquipières, parvient ainsi à intégrer la 5e dimension.

L’Eminence regrettait que le Gardien mette en danger cette dernière par ses interventions, la voilà servie à présent. Elle se retrouve à devoir se battre contre Ultron qui se sacrifie pour que Peggy puisse être sauvée. C’est censé être sa programmation : il veut la paix, rien de plus. Bon, son sacrifice est plutôt vain, parce qu’il ne retient pas l’Eminence assez longtemps pour que le reste de l’équipe puisse faire grand-chose.

Certes, elles s’enfuient de la cinquième dimension avec le Gardien, mais il est impossible d’échapper à l’Eminence et aux autres Gardiens. Ils voient tout, ils savent tout, ce qu’il s’est passé, ce qu’il se passera, ce qui aurait pu se passer aussi. Bref. Ce sont des ennemis redoutables qu’il paraît impossible de vaincre. Impossible n’est pas Peggy, toutefois, et ce n’est pas trop le crédo de son équipe non plus. Elles décident d’aller demander de l’aide à Strange, en s’infiltrant comme elles peuvent dans les interstices du multivers pour gagner du temps.

On ne sème pas si simplement pour autant les Observateurs de l’Univers qui les retrouvent et veulent se venger. Franchement, à ce stade, la série est partie tellement en vrille qu’il faut qu’elle se trouve une conclusion et vite. Le concept du Gardien était bien et était déjà censé être celui qui régit tout l’univers. On se retrouve désormais avec une équipe de Gardiens au pluriel et l’Eminence. Je comprends l’intérêt de la conclure – pas de la conclure avec une saison si médiocre.

Bon, et donc, comment ça se termine ? Eh bien, le Gardien, le nôtre, continue de vouloir protéger Peggy quoiqu’il en coûte. Quand ils font tous face à l’Eminence, c’est sans hésiter que le Gardien propose, pour les sauver, de les transformer à leur tour en Observateur. Ouep. De simples mortels peuvent devenir des êtres supérieurs, il suffit d’accepter de renoncer à sa vie, son jugement et jurer de protéger le multivers.

Elles le font sous la menace, mais ça fonctionne quand même : le Gardien partage les secrets et les rites anciens de la 5e dimension. Cela énerve d’autant plus l’Eminence, inévitablement, mais celle-ci n’est pas au bout de ses peines. Le Gardien a décidé de l’énerver encore plus, n’hésitant pas à lui rappeler aussi qu’il a un nom : Uatu.

C’est ainsi que Uatu mène l’équipe de super-héroïnes devenues des Gardiennes dans une bataille épique. Tout se déroule par chance sur une planète désertique. Le combat est vraiment sympa, avec de la bonne musique (les petites notes d’X-Men quand Tornade se bat !), des gags réussis (Kahori qui se la joue Gardien dans le ciel) et des armes bien trop chouettes (le bouclier coupé en deux de Carter, j’adore).

Bon, en revanche, le combat en arrive aussi à détruire une planète et me paraît un peu vain : chacun des Gardiens veut voir les autres renoncer, mais ils sont supposés avoir une force à peu près égale. Pourtant, l’équipe de nos héros prend le dessus, forçant l’Eminence à renoncer à ses propres promesses. Elle refuse de le faire, forçant Peggy et son équipe à la tuer. Comme c’est au-dessus des forces de Uatu de voir son ancien supérieur mourir, il les arrête toutefois une seconde avant qu’il ne soit trop tard.

C’est un mauvais plan : loin d’être reconnaissant, l’Eminence décide de révéler le dernier tour dans sa manche. Elle fusionne avec d’autres Gardiens et promet la fin de nos super-héroïnes. Ah pour une équipe qui ne doit pas intervenir, elle a la possibilité de réécrire tous les univers, tout de même. En effet, la dernière menace consiste, et c’est plutôt sympa, à supprimer de l’existence les héroïnes et toutes les versions d’elles qui ont pu exister.

Cela fait de jolis effets et de jolies images, mais ça ne plaît pas à Peggy. Elle se relève malgré la force du coup qu’elle est en train de subir et part à l’attaque de l’Eminence une fois pour toute. Son attaque permet de l’enfermer dans l’univers de Strange. Celui-ci y a tous les pouvoirs, ce qui fait que l’Eminence n’en a plus aucun.

Le Gardien ne tente pas pour autant de tuer l’Eminence. Il raisonne et dialogue avec, histoire de lui faire comprendre que le sacrifice de Peggy n’était pas vain et qu’il peut encore voir les choses différemment, apprendre finalement à se comporter comme le Gardien faisait, avec amour pour la Création. Mouais. C’est une conclusion sympa, qui fait aussi de Peggy la plus grande déesse du Multivers, capable peut-être d’observer le Gardien. Quant à Uatu, à la question de Tornade sur l’existence ou non d’une vie après la mort et au-delà de tout ce qu’ils ont déjà vu ensemble, il se contente de réciter le générique de la série et conclure sur la question qui nous taraude tous : et si ?

En bref

Ce fut une saison poussive et pénible – celle de trop, finalement. Elle a tenté de revenir à ses propres origines en reniant toute l’évolution de la saison 2 sans trop de raison, pour retomber inévitablement, parce qu’il y en avait besoin, sur les deux derniers épisodes dans tout ce que la saison 2 avait apporté. Pourquoi le retarder autant ? Pourquoi proposer des épisodes si déconnectés de la fin ? Ils savaient faire mieux puisqu’ils l’ont fait en saison 2 en proposant des épisodes qui permettaient de rattacher les différentes intrigues entre elles et de faire des liens sympathiques.

Cette saison ne m’a pas plu. La conclusion est sympa, mais elle paraît étrangement moins épique que celle de la saison 2. Non, vraiment, en ce qui me concerne, c’est un rendez-vous manqué. Rendez-vous manqué qui explique peut-être aussi pourquoi j’ai mis tant de temps à publier les articles. Mais bon.

What if – S03E07 – What if… the Watcher Disappeared ? – 17/20

C’est tellement frustrant : cet épisode propose ENFIN ce que j’aurais aimé voir dès le premier épisode. Je sais bien que c’est une anthologie et qu’avoir un ou deux épisodes coupés du reste aurait été nécessaire à un moment dans la saison… mais sincèrement, c’est le premier épisode de la saison où j’ai eu l’impression de retrouver vraiment ce que j’aimais avec les What if, avec une suite aux intrigues et aux personnages des saisons précédentes. Dommage que ce soit pour l’avant-dernier épisode de la saison.

Spoilers

Captain Carter et sa nouvelle équipe découvrent que le Gardien est peut-être en danger.

She was taken by someone from a world beyond my own.

Alléluia ! Cet épisode commence si bien par rapport à tout le reste de la saison. C’est simple, il commence par ce que j’attendais du premier épisode de la saison : Captain Carter débarque avec sur une Terra Nova sur le point d’être détruite. Elle se retrouve à expliquer à Nebula que son équipe est là pour l’aider à sauver son univers, sur le point d’être englouti par un ennemi.

Très cool ? C’est à peine le sommet de l’iceberg. Captain Carter fait équipe aussi avec la fille d’Howard le Canard et Darcy devenue une super-héroïne, Kahori, qui est peut-être la meilleure trouvaille de la série et… Storm ! Tornade ! Les X-MEN, enfin dans le MCU ailleurs que dans des films ayant un trop bon succès au box-office par rapport à leur intrigue, si vous voulez mon avis ! Toute cette équipe n’a aucun mal à sauver Terra Nova, mais c’est parce que ce n’est pas le sujet de l’épisode. Pourtant, les voir se rencontrer et faire équipe aurait été une saison bien plus intéressante – on les voit plus tard en train de se faire un babyfoot et c’était plus cool que tout le reste de la saison, non ? Kahori qui utilise ses pouvoirs pour gagner, ça m’a fait rire, pardon.

Bref, si on les suit, c’est parce qu’elles vont se mettre en quête de retrouver le Gardien. Comme par hasard, il y a effectivement trois morceaux de la cabine d’observation du Gardien qui tombe sur la planète où sont les filles. Peggy n’a aucun mal à les reconnaître et comprend que son ami est en danger. Elle a aussitôt pour but de venir en aide au Gardien, et ne perd pas de temps pour le faire. Toute son équipe s’active donc pour que le vaisseau puisse atteindre la 5e dimension. Pour cela, il faut d’abord des matériaux capables d’y résister – et ça tombe bien, les morceaux de la cabine en viennent justement.

Malheureusement, le premier essai est loin d’être concluant. Heureusement, elles avaient trois morceaux de réalité du Gardien : elles peuvent faire de nouveaux tests, avec une Tornade qui s’éclate avec le marteau de Thor. Thornade ? J’ai le droit à ce jeu de mots pourri ? On a envie d’y croire, mais bien sûr, ce serait trop simple qu’elle parvienne par elle-même à emmener toute son équipe dans la cachette du Gardien. Par chance, il reste un morceau à utiliser.

La technologie et les pouvoirs divins ne suffisent pas à atteindre la 5e dimension ? Très bien. Kahori propose alors de faire appel à quelqu’un qui peut déjà y aller : Infinity Ultron. Franchement, tout cela est bien frustrant : on sent que l’équipe de super-héroïnes a vécu plein d’aventures avant d’en arriver là et j’ai l’impression que les suivre dans une de ces aventures pour le premier épisode de la saison aurait mieux fonctionné. Vraiment, ça prouve que ça n’était pas si compliqué de proposer une vraie bonne idée.

Bon, bien sûr, on ne peut pas dire qu’Inifinity Ultron soit une bonne idée, mais elles sont sûres d’elles. Elles ont quelques doutes, d’accord, parce qu’il est question de faire équipe avec un grand super-méchant, mais tout de même, elles le font. Les doutes sont juste l’occasion d’une scène pour nous faire apprécier cette version de Tornade.

Une fois que c’est fait, on peut observer en vitesse accélérée un Infinity Ultron qui prend le pouvoir sur son univers, détruisant les Gardiens de la Galaxie et tout un tas d’autres visages bien connus des fans que nous sommes. Une fois que tout est détruit, que fait Ultron ? Eh bien, il attend en silence, tout simplement, puisque le Gardien ne peut pas agir en théorie. C’est alors qu’il est dans cet état que Peggy décide de venir le contacter pour le convaincre de lui venir en aide.

Bon, et le Gardien dans tout ça ? Il est pris en otage par ses collègues, alors il ne peut pas nous faire le générique de l’épisode. C’était un peu frustrant de ne pas l’entendre comme d’habitude. À la place de ça, on a une version beaucoup moins rythmée, narrée par l’Eminence dont le boulot est d’observer les observateurs pour éviter qu’ils ne déraillent. Il n’a pas fait un super taf avec le Gardien, mais bon, il se rattrape. C’est ainsi qu’il se débrouille pour s’attaquer à Peggy et l’enlever, devant un Ultron incapable de venir en aide à Peggy.

Pourquoi le ferait-il ? Eh bien, voyez-vous, Ultron a changé depuis qu’il a supprimé toute vie de l’univers. Il s’est rendu compte qu’un univers sans vie était juste vide, pas en paix. Cela lui pose problème : la vie ne permet pas la paix non plus. Bref, il se rend compte qu’il a fait une erreur et est prêt à faire un nouveau chemin. C’est ce qu’il explique au reste de l’équipe de Peggy venue la chercher, du moins, quand elle le laisse parler. On ne les félicite pas les héroïnes qui pensent d’abord à donner des coups et venger Peggy – dont le bouclier est brisé tout de même ! – plutôt qu’à dialoguer.

Les trois coéquipières finissent par faire équipe avec Ultron quand elles comprennent qu’il a l’intention de les aider à retrouver Peggy. L’épisode peut donc terminer sur un cliffhanger où cette équipe improbable se dirige vers un morceau d’univers inexploré.