Person of Interest : du Bad Code au God Mode

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C’est triste, mais il faut bien s’y résoudre : Person of Interest est désormais terminée, nous n’aurons plus jamais un seul inédit à nous mettre sous la dent. Il est donc (déjà) l’heure de faire un grand bilan/analyse sur la série et de se demander ce que l’on retiendra de POI.

Cet article est un peu dans la même veine que celui que j’avais écrit sur The Following, il s’adresse avant tout aux grands nostalgiques (de maintenant… ou qui passeront dans un an). En ce qui me concerne, je n’ai commencé la série qu’en mars et autant dit qu’avoir englouti autant d’épisodes en si peu de temps, ça marque. Il fallait bien que j’en parle.

Dans cet article, je reviens donc sur les cinq saisons de cette série et j’essaye de montrer pourquoi la série m’ennuyait tant à ses débuts (Bad Code) et comment elle est devenue aussi parfaite sur sa fin (God Mode). C’est donc une méga-synthèse des différents articles que j’ai déjà pu rédiger sur la série (vous trouverez les liens dans l’article, n’hésitez pas à y jeter un œil si vous êtes vraiment en deuil de la série), à l’exception bien sûr de l’article marathon, qui n’est jamais qu’un jeu (d’alcool).

 Oui, l’article va évoquer les cinq saisons et les ultimes minutes de la série, mais j’indiquerai au fur et à mesure des paragraphes les saisons dont il est question, pour éviter les spoilers 😉

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Une lente mise en place

Person of Interest a débuté en septembre 2011, dix années tout juste après les terribles attentats du 11 septembre et l’obsession sécuritaire qui s’est emparée des États-Unis, marquant profondément le pays. Il n’est pas donc si étonnant de voir cette série sur une machine surpuissante débarquer à la télévision américaine, dans un contexte qui en fait une Machine (avec la majuscule s’il vous plaît) capable de protéger les citoyens. Bon, on ne va pas se mentir, si vous n’avez jamais regardé la série, il est temps d’arrêter votre lecture. Pour les autres, on va pour l’instant longuement parler de la saison 1, parce que c’est un peu la base, accrochez vos ceintures !

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Numbers of the week : un procedural post-attentat

Il faut dire les choses comme elles sont : la saison 1 (dont j’ai commenté les épisodes dans cet article) n’est pas franchement des plus réussies, ni des plus abouties. Les idées sont là, mais la partie science-fiction n’est pas traitée, mise de côté la majorité du temps au profit d’une enquête de la semaine. Il y a bien sûr le suspens interminable et répétitif de savoir si le « client » de la semaine est du côté des gentils (victim) ou des méchants (perpetrator) et il y a quelques trames de fond (Elias, le passé de John) dont les graines sont plantées ici et là au hasard des épisodes. Cependant, aucun doute possible : l’idée n’est pas de prendre la tête du spectateur avec des problématiques complexes, juste de lui permettre de voir une intrigue complétée en quarante minutes, à la manière des Experts ou de NCIS (cette dernière s’étant, elle aussi, complexifiée avec le temps dans des intrigues par saison).

À nouveau, cette obsession de l’intrigue bouclée est assez facilement rattachable à l’obsession sécuritaire post-attentat. Il est cool de se dire que notre destin est surveillé par une Machine et une équipe (un duo, aidé d’un flic corrompu) qui ne perd jamais (ou si peu). Et la série s’enferme là-dedans sur l’ensemble de sa première saison, sans particulièrement chercher à sortir du schéma du procedural, qu’elle maîtrise parfaitement. Oui, mais voilà, elle a le potentiel d’être beaucoup plus que cela, ça se sent, et ça donne une impression de gâchis par moment – et encore plus quand on voit ce qu’elle devient ensuite (mais eh ! j’ai dit que je préviendrais en cas de spoilers, donc hop, passons au paragraphe suivant !).

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Des personnages sous-exploités ?

Cela pourrait suffire à servir une série un peu moyenne, mais le problème ce que bien souvent les personnages sont sous-exploités dans la série. Ils sont là, c’est vrai, mais leur personnalité est assez « plate ». Ce n’est probablement pas le bon mot, je devrais peut-être en resté à « convenue ». Ces personnages ne surprennent pas, n’échangent pas vraiment sur leur vie (combien d’épisodes avant qu’Harold et Reese n’entretiennent une relation amicale ?). Carter les traque sans qu’on en découvre beaucoup plus sur elle (jusqu’à cet épisode où l’on découvre qu’elle a un fils qui sera ensuite toujours éclipsé et laissé de côté, un peu comme pour Fusco), Fusco justement n’est qu’un flic corrompu pris dans un engrenage qui le dépasse totalement, John est le super-héros américain que rien n’arrête et qui réussit toujours tout ce qu’il entreprend (y compris la drague, sinon c’est pas drôle) et Harold est le plus mystérieux, mais est souvent réduit au personnage du geek. Le vrai problème dans tout ça, c’est que les personnages n’ont que peu l’occasion de se rencontrer et le sentiment d’équipe n’est du coup pas du tout créé au cours de cette saison : nous avons des loups solitaires avec une mission commune, mais ça s’arrête là.

Lors de rares occasions, les personnages se voient un peu plus développés, le plus souvent par des cliffhangers ou le retour de « réguliers », comme Zoe Morgan. Seulement, ça ne dure jamais plus d’un épisode, la série fait souvent marche arrière. Ce qu’il manque surtout, c’est un enjeu un peu plus grand que le numéro de la semaine et des dialogues bien travaillés… Ce qui arrive ! Attention, nous allons maintenant passer à la fin de saison 1… et début de la 2.

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La mise en place de la sérialité : comment Root a sauvé la série

Le premier épisode qui introduit Root dans Person of Interest est très mystérieux : il ne s’agit alors que d’une hackeuse particulièrement douée qui connaît l’identité d’Harold… et qui est oubliée pendant un peu moins d’une dizaine d’épisodes après son introduction. Elle revient enfin pour le dernier épisode de la saison et en constitue le twist final, qui laisse John perdu dans la rue à décrocher le téléphone à la place de la Machine. Je ne sais pas bien si c’est conscient de la part des scénaristes, mais dès lors le personnage de Root devient iconique : sans être méchante, elle parvient à mettre nos héros si parfaits en échec. Et c’est tout ce dont avait besoin la série : un antagoniste à la hauteur, mais vraiment à la hauteur.

Avec elle, Root introduit surtout une grosse part de la mythologie de la série. Elle prend la Machine pour une déesse, la considérant comme une entité à laquelle on peut parler et dont on peut se servir – ou plutôt dont elle peut être le corps. Les premiers épisodes de la saison 2 (commentés par-là) sont plein de concepts autour de la Machine et du fameux « bad code », qui permettent de totalement changer la dynamique de la série… et surtout d’en faire une série, avec des épisodes qui se suivent (les deux premiers de cette saison notamment). Cette sérialité nouvelle permet aussi de développer au mieux les personnages, notamment Finch qui se voit attribuer un passé romantique.

Malheureusement, les producteurs ont vendu un procedural et c’est donc à cette forme qu’ils se tiennent. Attention, il n’y a théoriquement pas de mal à faire un procedural, c’est juste pas du tout mon type de série et, du coup, pas du tout les meilleurs moments de la série. Oui, sauf que les scénaristes semblent être un peu de mon avis et chaque fois que Root revient c’est en amenant avec elle un humour que la série n’a pas habituellement et tellement, tellement de bons moments qui transcendent les intrigues de la semaine qu’on nous sert habituellement. Dit autrement : elle sauve littéralement la série de l’ennui et de la routine dans lequel elle s’était installée malgré elle, au même titre que Zoe Morgan et Leon Tao… mais seulement elle le fait mieux, parce qu’elle parle à la Machine, parce qu’elle a son God Mode et que la Machine semble la comprendre et lui répondre…

Dans la suite de l’article, je vais traiter des saisons 2 et 3, vous êtes prévenus, arrêtez-vous si vous n’êtes pas à jour.

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Faire de la Machine un personnage

Ce sont au cours des saisons 2 et 3 que la série parvient à accomplir ce qu’elle avait toujours tenté de faire sans jamais y parvenir : devenir une série suivie, tout en gardant assez le format du procedural pour continuer de convaincre la chaîne. Tout cela se fait parce que la Machine n’est plus simplement une entité neutre qui nous permet d’accéder au passé, mais parce qu’elle devient peu à peu un personnage central d’un show qui se réinvente.

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Tirer un trait sur le passé

Cependant, pour parvenir à se réinventer de la sorte, la série a dû faire quelque chose de bien difficile : tirer un trait sur le passé. Cela a commencé par les disparitions de Zoe et Leon, ou plutôt par leur absence de plus en plus prolongée. Puis, toute une intrigue s’est terminée autour du passé de John, sans crier gare. La série s’est peu à peu développée pour devenir autre chose, grâce à Root et au développement qu’elle a apportée concernant la Machine. La Machine est en effet devenue un personnage à part entière, avec ses caprices et bugs. La série était donc prête pour l’introduction d’un nouveau personnage, de la manière la plus étrange qui soit : un épisode spécial.

Le 2×16 nous présente donc le personnage de Sameen Shaw, qui s’apprête à devenir l’un des éléments-clé de la composition de la série. Cet épisode se centre uniquement sur son personnage, introduisant relativement tard en son sein les personnages principaux. Et surtout, c’est un épisode qui fait en sorte que Shaw rencontre toutes les cartes importantes, y compris Root, dans une scène de torture au fer à repasser absolument magique (je ne pense pas qu’on puisse me contredire là-dessus). Ce nouveau personnage n’est pas immédiatement présenté comme une partie de l’équipe, elle va, elle vient, mais elle est toujours là quand on a besoin d’elle. Elle a son caractère bien trempé et bien à elle, mais aussi et surtout ses répliques cinglantes. Au même titre que Root, elle ajoute une bonne dose d’humour à la série qui en a bien besoin.

Tout cela n’est pas encore tout à fait suffisant pour faire peau neuve. Les scénaristes le savent bien… et ils décident alors de sacrifier le personnage de Carter, tout en marquant la fin de l’intrigue HR. Et ça fonctionne, d’autant plus que tout cela se fait en début de saison (épisodes 8 et 9, commentés dans l’article sur cette déjà bien meilleure saison 3), dans des épisodes généralement totalement banal et pas marquants à ce point. Ces deux épisodes sont absolument dingues et plein de surprises, jusqu’au couple Carter/Reese, qui aurait pu être attendu à une autre époque, mais que je ne voyais même pas ensemble quand il finit par arriver. Bref, avec cette mort violente, la série tourne définitivement la page du passé et se lance à la poursuite d’autre chose… ses racines (pun intended) « mythologiques » et totalement bercées par la SF !

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Shoot : un fil rouge efficace

Le reste de la saison 3 et le début de la 4 (attention spoilers et commentaires sur la saison 4) a alors été marqué par un relatif retour à la normal. Les enquêtes reprennent assez vite leur banalité une fois le meurtre de Carter élucidé. Oui, mais dès l’épisode qui suit cette fusillade imprévue en pleine rue, Shaw et Root reprennent leur flirt de manière plus flagrante encore que lors de leur rencontre autour d’un fer à repasser. Cela fait déjà une dizaine d’épisodes que ça dure, mais ça s’accélère quand il s’agit de venger Carter. La scène est marquante, Root avec ses deux pistolets, aidée de la Machine et encadrée par Fusco et Shaw… La série possède là une nouvelle base hautement sexy et beaucoup plus scénarisée à long terme.

Oui, Person of Interest décide de nous montrer deux personnages de femmes fortes qui, en plus, en pincent l’une pour l’autre, dans une relation toujours esquissée de manière subtile dans des dialogues de drague un peu lourde aux moments les plus inopportuns. À partir de là, l’attache aux personnages est totalement différente de ce qu’elle avait pu être auparavant : les interactions et dynamiques prennent le dessus sur les missions à de nombreuses reprises. Dorénavant, on assiste aussi à une évolution des relations entre les protagonistes de la série, qui ne se contentent plus de sauver simplement leur numéro du jour… Surtout en début de saison 4 où chacun est séparé et vit sous couverture.

En d’autres termes, le couple Shaw/Root devient un fil rouge que l’on retrouve dans une majorité d’épisodes et qui a une importance toute particulière, aux côtés des développements qui voient le jour avec Samaritan. Parce que, oui, avoir des personnages forts qui interagissent enfin ne suffisait pas et les scénaristes ont su renouveler la série avec un nouvel ennemi qui allait aider à définitivement renverser les bases de la série et la faire rentrer dans sa maturité la plus totale et la plus cool. Le renouvellement se fait aussi par ce principe des couvertures que doivent assurer les personnages et qui fait que seule la Machine reste un personnage inchangé en début de saison 4. Elle permet la transition vers une série très différente, avec une nouvelle base et un nouveau QG.

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La première simulation 

Cette intrigue et ce fil rouge nous amènent en effet à l’écriture du meilleur épisode de la série – ou en tout cas d’un des meilleurs, le 4×11. En effet, au cours de celui-ci, l’équipe Machine se retrouve dans une situation intenable lors de laquelle tout espoir semble perdu d’avance. Root demande alors l’aide de la machine qui va calculer tout un tas de simulations pour tenter de sauver ses alliés. Cet épisode démontre toute l’évolution de la série de la meilleure des manières possibles : la Machine est notre point d’entrée dans l’épisode. C’est le personnage principal de l’épisode, celui dont nous suivons le point de vue, de scènes en scènes, découvrant son désespoir de ne pouvoir gagner comme lors de cette partie d’échec contre Harold et son humour particulier (le baiser entre Root et Fusco).

Mieux encore, la simulation permet l’étude des relations humaines développées comme jamais avant dans les quatre saisons : la relation père/fille entre Harold et sa Machine, le couple Shoot, la relation de Reese avec ses co-équipiers, la place particulière de Fusco, tout est étudié minutieusement dans les simulations de la Machine.

Le calcul des probabilités nous fait trembler en tant que spectateurs car l’on sent bien que cet épisode n’est pas comme les autres : c’est la première fois qu’on découvre autant le fonctionnement de la Machine et la menace plane tout au long de l’épisode. Cela nous mène inévitablement à l’une des scènes les plus atroces (aux côtés de celle de la mort de Carter) où Shaw se sacrifie pour sauver l’équipe, après avoir finalement cédé aux avances de Root. Inattendu baiser attendu pendant des heures, cette scène nous retire tout le plaisir de voir ces deux personnages enfin ensemble et commence une ère bien sombre pour la série.

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« We might as well be a symphony »

Alors que la série a pris un temps monstre à se développer pour devenir autre chose, les audiences n’ont cessé de chuter. C’est peut-être pour ça que les scénaristes décident étrangement de faire ce qui s’apparente à une marche arrière dans la deuxième partie de la saison 4…

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L’interminable recherche de Shaw

Interminable est un euphémisme à ce stade ! Root passe deux ou trois épisodes à ne chercher que Shaw, révélant un côté vengeur qu’on ne lui connaissait pas encore si développé et gagnant définitivement le cœur des fans quand ce n’était pas encore fait. Oui, mais voilà, l’actrice est enceinte et ne peut pas revenir de sitôt. Samaritan la garde donc en otage et nous n’en saurons pas plus. Quant à Root, il est évident qu’elle continue à la chercher et à servir la Machine jusqu’à ce qu’elle ait ses réponses. Normal.

La recherche de Shaw devient un fil secondaire de la saison 4, qui devient même par moment tertiaire. Nous revenons aux épisodes lambdas sur des numéros sauvés par un John et un Harold qui n’interagissent plus vraiment après la perte de leur(s) alliée(s). C’est extrêmement dur à supporter et regarder quand on sait ce que la série est capable de faire quand elle est en forme. Oui, mais voilà, c’est peut-être aussi un effet voulu de la part des scénaristes, de montrer que les bases de la série ne sont pas oubliées. Surtout, les scénaristes nous sèment des indices, exactement comme au cours des deux premières saisons, indices qui sont destinés à nous mettre sur la piste de ce que sera la dernière saison, qui a elle aussi son article consacré, évidemment.

Alors oui, la deuxième partie de la saison 4 est longue, mais elle permet aussi de se rendre compte des progrès de la série et du caractère essentiel de Shaw et Root dans l’équipe. John & Harold semblent galérer à tous les deux et le conflit avec Samaritan se profilent, étant toujours plus menaçant à l’horizon, horizon qui se rapproche bien vite sur la fin de saison.

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Une série qui exploite pleinement son potentiel

Tout cela nous fait arriver au début de la saison 5 dans laquelle la Machine est finalement cassée, non fonctionnelle. La situation se renverse totalement, c’est l’équipe qui s’occupe désormais de la Machine et non la Machine qui s’occupe de les envoyer en mission. Cela fonctionne très bien, malgré l’absence de Shaw toujours. Avoir ce but commun rapproche notre équipe qui sait mener un combat qui ne peut que mal finir pour eux.

C’est dans cette saison 5 que les scénaristes dévoilent tout le potentiel de ce qu’ils ont entre les mains avec l’affrontement de ces deux machines que sont Samaritan et la Machine. L’une et l’autre sont capables de calculs que le cerveau humain ne peut accomplir et permettent donc des simulations qui remettent tout en question et permettent toujours une exploration plus en profondeur des personnages. Le retour tant attendu de Shaw se fait selon ce principe de simulation, nous permettant de découvrir mieux que jamais la vision du personnage et ses sentiments, mais aussi de comprendre la torture qu’elle subit. De simulation en simulation, c’est son réel qui est détruit peu à peu, puisqu’elle se sent perdue dans une suite de simulation. Inception ? Un peu, oui.

Le spectateur est peu à peu perdu lui aussi dans les simulations que subit Shaw. Chacune de ses scènes est surplombée d’un énorme « ET SI ? » aussi désagréable qu’il est brillant. Les scénaristes jouent avec les possibilités, avec les scénarios, avec les personnages et tout cela est purement le « God Mode » qu’on nous vendait en saison 2. Oui, les scénaristes ont atteint le God Mode, ils peuvent nous amener où ils veulent, dans une direction que l’on veut voir (Shoot) pour mieux nous la retirer aussitôt. Tous les personnages se complètent à merveille dans cette saison, les sacrifices s’enchaînent et ne se ressemblent pas. L’ajout des simulations, découvertes en saison 4, à l’écriture de la série fait exploser son potentiel au grand jour.

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Le dernier arc : un renouvellement assuré.

La série se lance alors, lorsque Shaw retrouve enfin l’équipe dans un épisode qui paraît presque bâclé après tant d’attente et de simulations, dans son ultime arc. Évidemment, cet arc commence presque immédiatement par la mort de Root, que l’on sentait venir depuis le début de saison, une fin heureuse ne semblant pas trop crédible à la fois pour le personnage et la série. Cette mort permet de donner une voix à la Machine qui devient, encore plus qu’avant, un personnage à part entière du casting, avec ses motivations et ses secrets.

Les derniers épisodes nous révèlent alors que la Machine a mise en place une autre équipe (au moins) constituée des anciens numéros qui furent secourus par Reese et Finch tout au long des cinq saisons. Le renouvellement de la série est assuré : même en cas de défaite, le spectateur sait que la protection et le combat continuent. C’est une trouvaille parfaite, qui permet d’imaginer Zoe et Leon continuer à faire le même boulot de leur côté et de donner un peu d’espoir dans une fin très sombre.

Tout cela se fait sans perdre pour autant de vue les simulations qui ont permis de créer tant de suspens et de grands moments tout au long de la saison 5. Finch envisage d’arrêter définitivement sa machine et de dernières simulations nous permettent de découvrir ce que chacun aurait fait sans l’existence de la Machine, et ce n’est pas bien consolant de savoir qu’ils auraient tous mal fini. Harold désactive finalement son bébé et cela nous permet d’atteindre les adieux ultimes…

Sans grande surprise, le dernier épisode voit la Machine agoniser et l’équipe mener le dernier combat contre Samaritan, avec son lot d’adieux et de rebondissements. John finit par mourir, se sacrifiant pour la Machine, ce qui est la seule issue vraiment possible pour le personnage. Tous les autres terminent sur une note d’espoir : Fusco reprend sa vie et Harold retrouve enfin Grace, une scène que nous ne voyons pas vraiment mais qui est suffisante pour imaginer le bonheur à venir du personnage, dans une vie tranquille, au moins pour un temps. L’ultime combat contre Samaritan est remporté par la Machine et, contre toute attente, celle-ci est parvenue à survivre à sa destruction : le dernier épisode se termine donc sur la résurrection inattendue de la Machine qui contacte aussitôt Shaw. Root voulait être une symphonie avec elle dans l’univers des possibilités, c’est désormais chose faite : la Machine a conservé la voix de Root et contacte Shaw en priorité pour reprendre le travail. C’est la plus belle des fins ouvertes possibles, qui laisse place à la possibilité de spin-offs, remakes et de films, sans pour autant nous laisser frustrés ou dégoûtés.

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Ce sourire de Sarah Shahi est une conclusion merveilleuse aux cinq années de la série, il représente bien ma réaction à ce final, tout en montrant bien l’évolution de Person of Interest et de ses personnages. Certes, les débuts étaient clairement du Bad Code pour moi, mais il est tout aussi évident que tout cela se termine en God Mode. Ce n’est pas un adieu, c’est un au revoir en attendant la prochaine simulation ou la prochaine fois que je me replongerais dans les meilleurs moments.

 

That ’70s show (S02)

Avis : Après la découverte de l’excellente sitcom That ’70s show et malgré une fin de saison 1 un peu décevante, il était dur de s’arrêter et de ne pas continuer sur ma lancée bingewatchr… ouais, non, je ne sais pas où va ce néologisme, mais l’idée c’est que j’ai enchaîné assez rapidement et bien m’en a fait car il y a finalement assez peu de changements entre les deux : les saisons s’enchaînent comme deux épisodes en cours de saison et, à part le générique, Steven chez les Fordman et les flirts de Kelso et Laurie, rien ne permet de distinguer la saison 2 de la première… D’autant plus qu’une partie de ces éléments se trouvaient déjà dans la première trentaine d’épisode. Du coup, inutile de préciser que ça me fait rire et que j’étais bien content de retrouver toute la bande (et leurs insupportables parents), ainsi que les placement de produits tellement énormes qu’on en finit par les rater.

Bon, ça fait une semaine que je vous ai promis cet article avec la publication de mon mini-challenge, mais pour être honnête, ça m’est tout à fait sorti de la tête. Alors le voilà, vite fait j’avoue, mais c’est que depuis, j’ai vu une bonne moitié de la saison 3. Hum.

Note finale de la saison : 15,5/20

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Épisode 1 – Garage Sale – 17/20
You sold Eric’s car? Oh no.

Hello Wisconsin! Qu’est-ce que c’est que ce nouveau générique ? Je préférais définitivement la première version, même si la présence de tout le casting est la bienvenue. L’épisode en lui-même reprend la saison comme un épisode classique qui ne met pas assez l’accent sur l’ensemble du casting. Cela dit, c’est brillamment mené de voir les parents complétement drogués et la frustration totale d’Eric, ou la réaction paniquée de Donna à l’annonce de ses parents drogués. C’est donc un bon épisode de retour qui n’a absolument pas l’apparence d’un épisode retour, ce qui est plutôt bien joué de la part des scénaristes.

Épisode 2 – Red’s Last Day – 18/20
It’s a lot of fun before someone gets preg… Be careful with that car, you know what I mean?

Kelso récupère un van dans cet épisode, mais ce n’est qu’une intrigue B par rapport  : le dernier jour de travail de Red, qui donne son nom à ces 20 minutes. Les scénaristes développent pour la première fois les personnages des collègues plutôt marrants, ce qui est un peu bête vu que c’est aussi la dernière fois qu’on peut les voir. Donc l’intrigue B est définitivement la plus intéressante : Kelso couche avec Laurie. Le reste se contente de nous montrer Red bourré (sympa, mais répétitif après la drogue) et Eric rater une première nuit avec Donna, encore. L’épisode est meilleur que le précédent, ça fait plaisir de voir la saison 2 partir sur de meilleures rails que la fin de la précédente.

Épisode 3 – The Velvet Rope – 14/20
 I fought two wars. I killed people!

Mouais, une fois de plus Kelso et Jackie sont laissés de côté par cet épisode pour vivre leurs aventures dans leur coin, et une fois de plus, c’était plutôt drôle avec Jackie qui le maquille et lui fait porter une robe. Le reste de l’épisode suit Donna, Eric, Steven et Fez qui veulent entrer dans une boîte de nuit, mais ce n’est pas si simple quand on est un geek et qu’on laisse Donna entrer toute seule. C’était une intrigue plutôt banale et pas géré de manière bien originale, avec finalement peu de fou rire.

Épisode 4 – Laurie and the Professor – 15/20
Oh for God’s sake Laurie, the man is in love with you and you still couldn’t pass?

Enfin un épisode qui aborde le retour de Laurie et les raisons pour lesquelles elle est revenue vivre chez ses parents : elle couche avec son prof. Sans grande surprise, donc. De son côté, Donna doit supporter les disputes incessantes de ses parents et fait des suçons à Eric. Passionnant comme intrigue B, pour ceux qui ne l’auraient pas deviné. Les vraies scènes humoristiques viennent donc d’Eric et Laurie, comme d’habitude.

Épisode 5 – Halloween – 17/20
You ruined my life, Forman

Oh, c’est déjà Halloween ? OK, ça me va, c’est un épisode très réussi qui prend le prétexte de la destruction du lycée pour proposer une sorte de huis-clos en seconde partie d’épisode. Chacun y découvre des secrets depuis longtemps enfouis et j’adore ce genre de scènes, surtout dans les comédies, mais il faut toujours un bout de temps avant d’y parvenir. Les flashbacks sur les parents d’Eric m’ont un peu moins passionné en revanche, même si c’était sympa de découvrir un peu leur passé et les débuts (hum milieux ?) de leur relation.

Épisode 6 – Vanstock – 15/20
Oh this may be the best road trip ever!

L’épisode n’avance pas énormément, mis à part Donna qui apprend à son tour pour Kelso et Laurie. Celui-ci continue de gérer sa double relation, ce qui offre quelques moments comiques, notamment dans le van avec Hyde qui en profite pour se marrer un coup. La vraie bonne surprise de l’épisode vient de l’addiction de Red pour les soaps, qui permet deux excellentes parodies (Red perdu dans ses pensées et le générique final, parfait).

Épisode 7 – I love cake – 16/20
– I love you
– I love… cakes

L’épisode se reconcentre de nouveau sur Eric et Donna, et c’est tant mieux, car leur relation est toute choupi. Ça fonctionne plutôt bien dans cet épisode où Donna prend une fois de plus les devants. C’est ironique de la voir si sûre d’elle alors que de son côté ses parents sont incapables de prendre une décision avant la fin de l’épisode. Quant à Eric, la manière dont il flippe est tellement un cliché des séries américaines que ça ne pouvait pas se passer autrement dans une série qui joue des attendus de par son titre et son intention de base. L’épisode fonctionne plutôt mal par conséquent.

Épisode 8 – Sleepover – 14/20
Even if it’s not about me, you can tell me.

Un nouvel épisode plutôt bien réussi, même s’il n’y a pas grand-chose qui avance. Hyde réussit à se trouver un job, ce qui est sympa niveau évolution de personnage, mais c’est à peu près tout. Le reste de l’épisode se concentre sur Donna et Eric qui vont peut-être (mais peut-être pas) passer le cap de la première fois, ce qui commence à trainer depuis un certain nombre d’épisodes. Cette fois, elle vient passer ses nuits dans le lit d’Eric, mais ne veut pas pour autant coucher avec lui. Ce qui est plutôt bien vu de la part des scénaristes, mais en faire un sujet principal depuis tant d’épisodes commence à être un peu énervant. C’était malgré tout plutôt drôle dans l’ensemble.

Épisode 9 – Eric Gets Suspended – 15/20
No I didn’t say you were stupid, just everything you like!

Dans cet épisode, Eric se fait donc virer quelques jours du lycée pour avoir fait croire qu’il fumait quand c’était en fait Donna qui le faisait, essayant désespérément d’attirer l’attention de ses parents toujours en crise. De leur côté, Jackie et Kelso continuent de s’engueuler pour un oui et un non, mais la sœur d’Eric a pour l’instant disparu de l’équation. Bref, les scénaristes retardent un peu l’avancée de l’intrigue pour profiter de leurs personnages au maximum avant d’en changer les interactions. C’est frustrant, mais l’épisode est plutôt réussi en lui-même, alors je les comprend !

Épisode 10 – Red’s birthday – 16/20
I left my sex with Bob in the car.

Cet épisode met en avant les parents d’Eric dans le titre, mais finalement, ce ne sont pas eux qui avancent dans ces 20 minutes. Non, ce sont ceux de Donna qui découvrent via l’échangisme la solution à leur problème et recouchent ensemble. Pauvre Donna, elle n’arrive pas bien à gérer tout ça, mais en même temps, ça a l’air de fonctionner pour ses parents. De leur côté, Fez, Jackie et Kelso sont encore isolés, et c’est dommage. Seul Hyde semble vraiment capable de s’incorporer dans n’importe quelle intrigue, alors que les autres sont un peu trop de leur côtés et manquent souvent d’interactions qui changent. De manière générale cette saison (mais déjà l’an dernier), je trouve que la série a trop tendance à manquer d’audace.

Épisode 11 – Laurie Moves Out – 18/20
You’re never too old to burn to death in a fire.

Alléluia, enfin un épisode qui m’a fait éclater de rire comme en saison 1. Je ne sais pas si c’est parce que je suis fatigué ou pas, mais il a vraiment bien fonctionné sur moi. Laurie s’en va de la maison familiale (ou pas, du coup) pour emménager avec son copain, évidemment un homme marié. La sœur d’Eric est à mourir de rire dans cet épisode. Red reconnaît enfin que sa fille a grandi et on avance enfin à pas de fourmi dans cet épisode en ce qui concerne le triangle Laurie/Kelso/Jackie. C’était vingt minutes bien agréable à regarder où la série retrouvait son punch de la première saison… en s’éloignant un peu des histoires Donna/Eric.

Épisode 12 – Eric’s Stash – 17/20
Damn who take my money?

Un second très bon épisode, qui termine sur une brillante scène de Jackie en train de danser en sabot… On aura tout vu dans cette série ! Mon plus gros problème dans cet épisode est d’avoir deviné assez vite qui avait pris l’argent (même si je ne savais pas pourquoi). Il n’en reste pas moins amusant de voir Eric découvrir que tout le monde sait où il cache son argent, mais ne soupçonner qu’Hyde, avec un peu d’aide de Laurie, sous-exploitée dans cet épisode.

Épisode 13 – Hunting – 13/20
Yeah and I bet he tastes beautiful too. Oh and just for the record, Eric, I am the king of the forest.

Arf retour d’un épisode assez moyen, qui sépare le casting de manière non-mixte, ce qui change un peu (par rapport à Fez). Cependant, malgré ces groupes originaux ou la reprise du détournement de tableau, je n’ai pas accroché du tout. Il n’y a pas eu de vrais moments hilarants, à part peut-être ce moment sur Bambi (mais ça a dû en déprimer plus d’un). J’sais pas, pas convaincu.

Épisode 14 – Red Gets a Job – 14/20
It only works with green M&M’s, duh

Léger mieux sur cet épisode qui voit Red retrouver du boulot… et Eric finir comme son employé, le tout dans une boîte qui risque de couler celle du père de Donna. Ça promet au moins des tensions intéressantes pour plus tard… si les scénaristes ne laissent pas tomber cette piste (comme la petite sœur de Donna aha). Autre avancée sympathique pour un épisode post mi-saison (déjà ?) : Michael et Laurie qui deviennent enfin un couple… sans que Jackie ne soit au courant, bien sûr.

Épisode 15 – Burning Down the House – 15/20
You know what, guys? For the first time of my life, I think I am thinking.

Épisode sympathique qui voit Jackie organiser une soirée et être parfaitement insupportable avec ses amis, allant jusqu’à ne pas inviter Fez et Steven. Bref, du pur Jackie, l’épisode est pas mal écrit et il amène à une énième pseudo-rupture de son couple avec Michael. Finalement, la partie la plus drôle de l’épisode ne réside toutefois pas là, mais pas dans la moumoute de Bob, le père de Donna. C’est bas, mais c’est vrai que c’est à mourir de rire de le voir sans !

Épisode 16 – The First Time – 18/20
Wedding without a trampoline. That’s crazy talk.

ENFIN. L’épisode nous sert l’excuse du remariage des parents de Donna (parce qu’elle rentre encore dans sa robe, et à quoi bon chercher une autre raison cohérente ?) pour passer 20 minutes à parler d’amour et à se concentrer sur la mère d’Eric faisant de son mieux pour être une demoiselle d’honneur. C’est très drôle, mais c’est en fait la fin qui explique le titre et qui conclut enfin, OUF, le will-they won’t-they (qualifié dans l’épisode suivant de crap par Steven aha) d’Eric et Donna. Il était temps. Surtout que tout ça était vraiment amené de manière sympa, avec l’échange de regards pendant les vœux. Poétique et romantique, si c’est pas mignon !

Épisode 17 – Afterglow – 14/20
I can honestly say the best I’ve ever have.

Comme toute sitcom qui se respecte, That 70’s show enchaîne l’épisode de la première fois de ses héros adolescents avec un épisode qui ne fait que parler de ça (ou presque). Et évidemment, c’était génial pour Eric, mais pas pour Donna. Et évidemment, elle le raconte à Jackie donc tout le monde est au courant, et évidemment tout cela conduit à la morale habituelle du « ça va mieux avec le temps ». Rien de bien original donc, même si oui il y avait un peu d’humour quand même. Disons que ça faisait un peu trop forcé, même pour le côté parodie de la série.

Épisode 18 – Kitty and Eric’s Night Out – 16/20
Patty and I were outside making out because Patty is my… girlfriend.

L’épisode est tout plein de mignonneries en se concentrant sur la relation entre Eric et sa mère, à une période de l’adolescence où ce genre de relation n’est pas simple. Les scénaristes s’en tirent du coup vraiment bien avec cette intrigue qui paraît quand même très juste. De son côté, Fez a enfin une fille pour lui (qui sort de nulle part comme si on était dans une série dis donc) et cela rend aussitôt Jackie jalouse. C’est pas comme si ça faisait au moins 18 épisodes qu’on nous teasait leur rapprochement. C’est intéressant parce que ça ouvre de nouvelles perspectives, mais ce n’est pas non plus le plus drôle de leurs épisodes.

Épisode 19 – Parents Find Out – 17/20
So… How was it?

Inévitablement, les parents d’Eric et Donna finissent par apprendre que leurs enfants sont passés à l’étape supérieure dans leur couple, et ça valait bien tout un épisode. Cela aurait pu être lourd, mais c’est finalement un épisode assez drôle, qui renverse un peu les attentes (avec Red pas si énervé que ça et Bob qui déprime totalement devant l’attitude mature de sa fille). C’était donc à la fois drôle et réussi, mais plombé par l’intrigue Fez/Kelso/Steven. Dommage.

Épisode 20 – Kiss of Death – 19/20
Hey, I’m a cat killer!

Wouhou ! On avance enfin ! Jackie finit par apprendre que Kelso la trompe avec Laurie, évidemment au moment où il termine sa « relation » avec cette dernière. Tant pis pour lui, après tout. Pendant ce temps, Eric tue par accident le chat de Donna et ne sait pas comment lui dire, donc lui ment… et Fez se fait opérer partant dans un trip Charlie’s Angel pendant son opération. La série excelle à nouveau dans la forme de la parodie, et le reste de l’épisode fait avancer les dynamiques entre tous les personnages, ce qui n’arrive qu’une fois tous les cinq et six épisodes, donc il faut savoir l’apprécier… malgré cette fin plus triste que comique, mais si.

Épisode 21 – Kelso’s Serenade – 14/20
No, no one has horrible cancer ahahahha

Boum on retombe dans un épisode un peu plus moyen où Jackie tente de séduire Hyde pour se remettre de sa rupture, où Kitty insiste pour que toute la famille aille rendre visite à une tante inconnue. Oh, et bien sûr, une nouvelle dispute entre Donna et Eric, sans qu’on ne sache pas bien comment ni pourquoi les scénaristes décident de nous faire subir ça à nouveau. Alors certes il y a bien quelques gags, mais on a connu mieux et c’est long.

Épisode 22 – Jackie Moves On – 15/20
Laurie was born with a tail

Bon, un épisode plutôt classique pour la série, qui est bon, mais pas génial. Kitty a vendu le collier offert par sa belle-mère, Jackie tente de se remettre de sa rupture en ayant un rencard avec Fez, pendant qu’Eric et Laurie passent l’épisode à être eux-mêmes, c’est-à-dire à s’envoyer des vannes, ce qui est franchement la meilleure partie de l’épisode, conduisant à la révélation que Laurie est née avec une queue. NORMAL. On voit un peu tout le monde, et surtout tout le monde a un rôle à part égale, ça change !

Épisode 23 – Holy Crap ! – 15/20
I chose no, but yes a was close second.

Kelso et Fez se laissent pousser la barbe, tandis que Laurie et Eric arrêtent d’aller à la messe, plongeant leur mère dans un profond désespoir. Après deux saisons à ignorer de manière presque totale la religion, pourtant au cœur des années 70. C’est un peu lourd, mais mon dieu que ça fonctionne bien niveau humour ! De son côté, Jackie retombe sous le charme de Michael grâce à sa barbe, mais ça ne dure pas bien longtemps puisqu’il se rase (et mal, forcément).

Épisode 24 – Red Fired up – 14/20
Those two could make the dumbest babies ever

Michael decide de sortir à nouveau avec Laurie, pendant que Red et Eric s’entendent à merveille au boulot, ce qui n’était pas gagné. D’un coup, d’un seul, la sitcom se souvient que père et fils travaillent ensemble. Tout espoir n’est pas perdu, peut-être que la série va se souvenir qu’Eric et Donna sont ensemble. On s’est tapé plus d’une moitié de saison autour de leur première fois et depuis, plus rien ou presque. C’est super étrange comme manière d’écrire une saison… c’était peut-être comme ça dans les années 70.

Épisode 25 – Cat Fight Club – 18/20
That’s cool!

Laurie invite Kelso à dîner, et c’est le début des emmerdes pour tout le monde. Pendant ce temps, Jackie prend des cours de cool attitude auprès de Steven… Et ça marche. Jackie n’a jamais été aussi drôle que depuis la rupture avec Michael, il était donc largement temps, après plus d’une saison et demie que ça se fasse. La scène où elle est avec les gars en train de fumer est de l’or en barre, de la comédie pure et probablement l’une des meilleures scènes de la saison ! Great job !

Épisode 26 – Moon Over Point Place – 16/20
Oh my god that’s not girl’s butt, that’s Donna’s butt.

Et donc, à nouveau, la fin de saison ne paraît pas du tout être une fin de saison et ne change pas grand-chose pour la suite de la série. Donna montre ses fesses dans l’album de promo, Jackie en pince pour Steven mais ne l’assume pas et Bob ne veut plus parler à Red & Kitty parce que Donna et Eric couchent ensemble. Rien d’exceptionnel à première vue donc, mais avant la fin de l’épisode Jackie se déclare amoureuse de Steven, qui est lui arrêté pour possession (mais on ne nous dira pas de quoi, nous sommes trop prudes, mieux vaut nous montrer les fesses de tous le casting).

Another Period (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon avis préalable sur la saison 2 d’Another Period, puis une critique de chaque épisode rédigée semaine après semaine. Enfin, une brève conclusion est dispo en fin de page. Attention, spoilers !

Avis : Nous y voilà, le retour d’Another Period, ENFIN ! Cette sitcom, c’est un peu l’excellente surprise humour de l’été dernier, dont je n’ai entendue parler qu’au bout de trois ou quatre épisodes. Rien n’était fait pour m’attirer dans cette série, à commencer par son côté « historique » qui représente un peu le genre de truc qui m’ennuie.

Oui, mais quand Joss Whedon lui-même a commencé à la conseiller, je me suis dit qu’il y avait peut-être matière à être intéressé. Grand bien m’en a fait, j’ai découvert le casting absolument brillant de cette série totalement décalée, qui utilise le XIXe siècle pour critiquer le XXIe et nous montrer tous les travers de notre temps. Grosso modo, le synopsis de base consiste à suivre la vie d’une riche famille qui ne souhaite que l’argent et la popularité, comme nous l’assène le parfait générique à chaque épisode. J’ai vu passer cette semaine une comparaison qui en disait que c’était un mix des Kardashian et de Downtown Abbey. C’est vrai qu’il y a de ça, mais c’est juste beaucoup mieux que ces deux matériaux-là ! Cette série est subtile, intelligente et, malgré tout, profondément drôle. Les personnages sont tous marquants et attachants dans le cliché qu’il représente avec brio. Bref, autant dire que j’étais impatient de retrouver la famille Bellacourt pour cette seconde salve d’épisodes. Je vous recommande de foncer voir la première saison si ce n’est pas déjà fait et d’enchaîner avec celle-ci, qui s’annonce toujours aussi parfaite !

Sans plus attendre, passons donc à mon avis sur les épisodes, avec spoilers, méfiez-vous 🙂

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Tubman – 17/20
We would like to became famous how YOU are but still young & pretty how WE are.

I want the money, I want the fame, I want the whole to know my name ! Rien que ce générique m’a suffit à être à nouveau totalement dedans, mais le résumé de la saison précédente m’avait déjà fait mourir de rire avant, d’autant que j’avais totalement oublié les rebondissements de dernière minute concernant les Bellacourt. La saison reprend deux semaines plus tard et enchaîne les situations hilarantes, même si on ne voit pas assez Dodo à mon goût. Peu importe, les Pig Sisters sont toujours aussi hilarantes, de même que Blanche ou la nouvelle venue (Fleurbelle ?). Le côté dramatique vient de l’accouchement de Celine/Chair et de l’idiotie des deux sœurs qui se laissent manipuler et se mettent en danger de mort. Bon, petite déception de ne pas avoir revu tout le casting tout de même, et surtout dégoûté de ce recasting d’Hortense (ce n’est jamais que la 3è actrice en 11 épisode pour le même rôle… humph) qui est vraiment raté (elle est bien trop maigre !). La réussite globale de ce retour reste très satisfaisante et rassurante pour l’ensemble de la saison 2 à venir !

Capture d'écran 2016-06-23 13.24.44.pngÉpisode 2 – Annulment – 15/20
Oh Jesus, no, I would divorce you every day if I could !

C’est probablement parce que le soleil est enfin de retour et que je regarde ça en cramant sur un écran pas assez lumineux, mais j’ai trouvé cet épisode un peu plus faible. Il avait pourtant de bonnes bases, comme la baby shower du dernier né ou le divorce des deux sœurs Bellacourt, mais de manière générale, je trouve que les intrigues n’ont révélé leur vrai potentiel comique qu’en toute fin d’épisode. Il était top de revoir le frère dans cet épisode, car il manquait vraiment la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé également l’intrigue autour du voleur, même si j’aurais aimé voir ça développé sur un ou deux épisodes de plus. En fait, quand j’y pense, il y a pas mal de bons moments dans cet épisode, notamment en ce qui concerne le débat sur le gun-control (mais si, j’vous jure), j’ai juste eu du mal à entrer dedans par rapport à la semaine dernière, surtout pour l’intrigue de Lilian qui est un peu trop isolée du reste avec ce long moment de « huis-clos » qu’ils s’imposent tous deux. En bref, j’espère donc le retour de la pluie pour pouvoir être à nouveau à fond dedans (non, j’déconne).

03.jpgÉpisode 3 – The Prince and the Pauper – 17/20
Do you always talk about your daughters during sex?

Ouf, la série repart sur ce qu’elle sait faire de mieux dans cet épisode et contrairement à Wrecked son humour pipi-caca a bien mieux pris. Cet épisode voit donc les deux sœurs Bellacourt se chercher un nouveau (riche) mari, ce qui permet de bonnes blagues tant dans la compétition Bachelor entre elles que dans le choix des prétendants au début. Chair s’est également réveillée la semaine dernière, mais elle est malheureusement amnésique, développant alors une amitié avec Blanche, ce qui est bien ironique, surtout lorsqu’elle se fait une nouvelle fois balancer dans les escaliers. De bons rebondissements peuplent l’ensemble de l’épisode qui se termine sur une des meilleures scènes de la série, voyant toute la famille en pleurs. Brillant dans son traitement et son écriture, ce nouvel épisode de Keep up with the Bellacourt avait tout pour lui… sauf Dodo. Je me demande où elle est partie et si surtout elle reviendra.

04Épisode 4 – Trial of the Century – 14/20
There are so many desperate things happening here. It’s hard to decide which is the worst.

Cette saison 2 n’est pas à la hauteur de la première, définitivement. Nous suivons cette semaine le procès que nous attendions tous depuis les événements de la fin de la première saison. C’est drôle, mais la crédibilité qui régnait encore parfois dans les premiers épisodes s’est totalement envolée cette fois. La quête de gloire de Liliane m’a même un peu désespéré cette semaine, parce que j’étais triste qu’elle échoue. Cet épisode de procès était marrant, mais un peu trop gros pour passer, malgré son bon niveau d’humour général. Il manque quelque chose cette année, mais je n’arrive pas encore à savoir quoi.

 05Épisode 5 – Roosevelt – 15/20
I’m not free, I’m Garfield

Il y avait un léger mieux avec l’épisode de cette semaine : deux intrigues reliées au lieu d’une seule font que ça passe déjà mieux, le schéma storylines A et B étant très fonctionnels. D’un côté, nous suivons donc une grève plutôt ridicule de la part des serviteurs des Bellacourt qui mène à une conclusion sympa et qui prête à sourire. Il y a de bons moments, notamment grâce à Garfield, qui révèle une fois encore une grande partie de son potentiel comique. Cette grève est gérée par le frère Bellacourt, qui le fait devant le président dans l’espoir de devenir vice-président. De l’autre côté, les deux Pig Sisters infernales continuent de chercher l’amour dans une double intrigue franchement réussie qui les voit échouer l’une et l’autre, la première se laissant séduire par une femme sous les yeux consternés d’une Hortense décidément bien mal re(re)castée pendant que la seconde trouve le connard qu’il lui fallait mais se voit forcée de se couper le bras… Ah non, seulement la robe. C’était décidément la scène la plus drôle de l’épisode, d’autant qu’elle était vraiment bien amenée avec la blague sur les handicapés juste avant. Cet épisode était d’un bon niveau, ça fait plaisir.

 05-2Épisode 6 – Servants’ Disease – 16/20
And just so you know a rich person knowing you is as good as going to Heaven

Un excellent épisode d’Another Period cette semaine, qui retrouve définitivement ce que j’aimais tant l’an dernier. Le schéma reste en A et B sans surprise : d’un côté, une épidémie mystérieuse décime les cuisines des Bellacourt, ce qui va permettre à Lilian de se rapprocher de ses serviteurs pendant un épisode, tandis que de l’autre, l’intrigue incestueuse de l’an dernier repart de plus belle… entre bons amis, bien sûr. Le comique de situation est excellent et est parfaitement maîtrisé par chacun des acteurs, les personnages ayant tous leur moment de gloire avec des répliques excellentes. Pour l’instant, on peut dire que la série parvient son passage de la seconde saison, ce qui est souvent difficile pour une série et encore plus pour une sitcom de ce format.

07Épisode 7 – Harvard – 18/20
I can have sex for pleasure?

Tout un épisode sur les double standards, avec Joss Whedon en guest ? Comment voulez-vous que je crache là-dessus ? Certes, l’intrigue autour de Beatrice était du déjà vu un milliard de fois (et la dernière fois, c’était dans Glee…), mais tout le reste était plutôt bien géré. D’ailleurs, cette fin aux toilettes était géniale. Lilian meurt d’envie sexuelle jusqu’à ce qu’elle puisse rejeter un homme après s’être vue refusée quatre fois, Blanche tombe enceinte du premier connard qui passe, les guests sont exceptionnels et drôles. Tout fonctionne à la perfection, même les absences de Dodo et de Chair ne se font pas ressentir. Quant à la dénonciation des double standards ou au racisme anti-canadien, c’est là le summum de l’humour à la Another Period, ce n’est pas surprenant et c’est exactement ce que je cherche devant cette série.

08.jpgÉpisode 8 – Joplin – 15/20
Don’t worry Lillian, I won’t put the coco in my bottom.

Oh mon dieu, les sœurs Bellacourt ont décidé de se mettre à chanter et ont invité une star pour ça… Et les stars sont bien sûr étrangères, ce qui permet d’aborder rapidement les préjugés raciaux, étonnamment laissés de côté jusque-là et encore sous-exploité dans cet épisode. C’est étonnant pour une série qui tacle tous les sujets de société de laisser de côté ce qui est pourtant un sujet plutôt à la mode et largement traité ailleurs (Scandal, OITNB…). Du côté des serviteurs, Blanche se marie avec le docteur qui part en voyage de noces seul et une livraison d’un beurre nouveau réveille la sexualité de ce pauvre Peepers. L’épisode enchaîne les ellipses et se déroule sur un peu plus d’un mois. C’est marrant, mais il ne conclue pas vraiment les intrigues B et C, ce qui est dommage. Enfin, ça reste drôle dans l’ensemble et les sœurs Bellacourt sont toujours aussi dérangées. J’en demande pas vraiment plus.

20160811151741.pngÉpisode 9 – Lillian’s Wedding – 18/20
Then I’ll fuck you in Heaven

Excellent épisode qui nous offre enfin le retour de Dodo dans la série, bien que ce retour soit un peu moins drôle que ce que j’en attendais. L’explication sur son absence et surtout sur ce qu’elle a fait durant huit épisodes est totalement laissée de côté, j’aurais bien aimé qu’on en sache plus sur elle. Il est toutefois vrai qu’on a l’essentiel des informations nécessaires et qu’elle sert ainsi un excellent second rôle pour Beatrice, qui rentre dans les ordres. C’est un twist assez sympathique dans la relation incestueuse avec son frère et cette chanson, parodie des comédies musicales, est l’une des meilleures scènes de la série, drôle à souhait et très entraînante malgré les (grâce aux) paroles. Cela remonte le niveau d’un épisode qui était déjà très drôle, avec le mariage de Lillian qui se trouve un vieillard richissime et l’amourette d’Hortense, qui pour la première fois d’après elle tombe sous le charme d’un homme capable de faire battre son cœur. Je ne trouve toujours pas l’actrice à la hauteur du rôle qu’elle a repris, mais bon. Bref, dans cet épisode, on voit tous les membres de la famille et chacun a un rôle intéressant à jouer et développer, c’est rare. En revanche, dommage que cela éclipse les serviteurs, que j’espère retrouver dans le dernier épisode de la saison.

10.pngÉpisode 10 – The Duel – 17/20
I’ll check to see if he has an opening… other than my vagina.

Le mariage de Lilian était un leurre de la part des scénaristes : il tombe à l’eau et c’est finalement Hortense qui se marie et laisse sa sœur au bord de la dépression (mais ça va, elle a de l’alcool). Le reste de l’épisode se concentre surtout sur Beatrice tentant de remettre Lilian dans le droit chemin sans y parvenir (évidemment) et sur le retour de Dodo à la maison Bellacourt afin de régler le divorce. Une affaire théoriquement simple, donc, mais compliquée par l’égoïsme de Chair/Celine qui veut tout garder pour elle. Cela se termine en duel perdu par Dodo et… Cliffhanger. C’était un épisode avec beaucoup d’humour et qui montre que l’on s’approche du final… Car non, ce n’était pas le final contrairement à ce que je pensais, et tant mieux car il manquait un sentiment de conclusion que l’on aura peut-être la semaine prochaine. C’est intriguant d’avoir trois épisodes qui se suivent après une saison qui faisait passer plusieurs semaines entre chaque, mais ce n’est pas désagréable non plus. Je suis curieux de voir la fin, surtout après avoir découvert le titre des vingt prochaines minutes.

11.pngÉpisode 11 – Lillian is Dead – 16/20
Now that’s what I called a Ladies Night. Drinks on the house! Oh no she broke them all.

Lillian est au bar pour boire, Blanche accouche toute seule car son mari est high et Hortense est heureuse de son mariage jusqu’à ce qu’elle comprenne que son mari est un connard qui n’admire pas tant que ça son talent. Du coup, elle lui fait une gâterie bien particulière qui leur provoque un accident de voiture et… elle meurt. Wow, les scénaristes savent comment résoudre le problème d’un rôle maudit qui a changé d’actrice trois fois. Un peu dommage de conclure cette intrigue comme ça après une saison de sous-exploitation. À l’inverse après avoir été surexploitée pendant deux ans, Lillian meurt, tuée par Beatrice dans un accident… Puis ressuscitée par l’odeur de l’argent. Dodo parvient à gérer son retour en étant richissime grâce à ses précédents dons à des associations. Céline quitte donc son nouveau mari pendant que Dodo célèbre sa victoire. Bon, cet épisode part dans tous les sens pour proposer des conclusions à chaque intrigue et une ouverture vers la saison 3. Je crois que c’est parti un peu trop en vrille pour moi et c’est dommage car la qualité s’en est du coup ressentie. La résurrection de Lilian est franchement quelque chose de trop tiré par les cheveux pour moi, par exemple. Bien que la fin me déçoive donc un peu, je serai au rendez-vous l’an prochain !

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EN BREF – Une saison drôle mais malgré tout moins bonne que la première, avec une triste disparition de Paget Brewster pendant trop d’épisodes. Les intrigues s’éparpillent toujours autant et la saison accuse des longueurs que la série avait su s’épargner à ses débuts. Autrement dit, la malédiction de la saison 2 les frappe de plein fouet et j’espère qu’ils corrigeront leurs quelques défauts pour la saison 3, heureusement déjà annoncée. Il n’en reste pas moins qu’Another Period est une vraie pépite qui se dévore semaine après semaine ou en bingewatching, avec une critique très vive et souvent acerbe.

 

 

Wrecked (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Wrecked. Bonne lecture !

Saison 1| Saison 2 | Saison 3



Avis : Wrecked, c’est la comédie d’été que j’attends le plus (bon, après le retour d’Another Period) depuis que j’ai vu sa bande-annonce il y a un mois ou deux. Je ne me suis pas plus renseigné que ça sur la série, car la bande-annonce parodiait LOST et je n’avais pas besoin de plus que ça pour adorer d’avance.

Si je m’étais renseigné, j’aurais découvert que Ginger Gonzaga faisait partie du casting et je l’aurais encore plus attendu avec impatience, je crois, car je l’ai adorée dans Mixology (surtout) et pour ses guests dans You’re the worst et Angel from Hell. Bref, c’est tout parfait sur le papier. En pratique, la série ne s’embarrasse pas des clichés et cherche à en jouer un maximum. Grosso modo, ça marche une fois sur deux, probablement parce qu’il faut le temps de se faire à leur humour. Je doute que ce soit très pertinent à regarder pour quelqu’un qui n’a jamais vu LOST, mais si vous avez vu la série, que vous l’ayez adorée ou que vous vous soyez ennuyés devant, jetez-vous sur Wrecked et vous rirez forcément à un moment ou un autre ! Surtout si vous l’avez adorée et vous souvenez bien des débuts…

Bon, malheureusement, je doute que la série n’aille très loin, c’est très lourd comme type d’humour et surtout, le format ne paraît pas du tout adapté à ce qui se fait à la télé. On dirait plutôt une websérie parodique dénichée sur Youtube qu’une vraie production de network, surtout qu’il n’y a pas l’air d’avoir de construction à long terme. Juste, ça se regarde et se dévore en riant des clichés et des parodies de l’originale, mais c’est à peu près tout. Du coup, je vais en profiter le temps que ça dure, et vous devriez en faire autant 🙂

Note moyenne de la saison : 16,5/20

C’est parti pour mon avis sur les épisodes :

01.jpgÉpisode 1 – All is not Lost – 16/20
This isn’t about us. This is about us beating everyone else, okay, survival of the fittest.

Locke est une femme ! Jack est ridiculisé ! Shannon et Sun ont fusionné ! C’est juste brillant ! Voilà ce que je n’ai pu m’empêcher de me dire au fur et à mesure de l’épisode. Il m’a pourtant fallu attendre le moment du crash pour commencer à rire, l’introduction était un peu longue. Personne ne se prend au sérieux dans cette parodie et c’est pour cela que ça fonctionne si bien. Je connais par cœur les épisodes de Lost et le détournement qui en est effectué ne peut que me satisfaire, car il joue en permanence avec mes attentes ! Ils ont tué Liam si rapidement, exactement comme les scénaristes avaient prévu de le faire avec Jack, par exemple. Ils le remplacent avec Owen (qui est plus ou moins inspiré de Charlie, quand même). Bref, tout dans cette sitcom tient les promesses faites dans la bande-annonce. Peut-être que sur le long terme, ça deviendra lassant, mais je suis pour l’instant tout à fait convaincu par cette beach party et les nombreux rires provoqués dans ces premières vingt minutes.

022.jpgÉpisode 2 – Rest in Peace, Callaway Hinkle – 15/20
Did you seriously not get that?

Pour ce second épisode, on oublie Rousseau de LOST et on passe directement au téléphone satellite de la saison 4. Perso, je trouve que ça fait réfléchir, je ne connais pas de numéro de téléphone non plus, surtout depuis qu’on a changé le téléphone fixe de la maison. Quoi ? Ma vie n’est pas passionnante ? Bon, et bien au moins, cet épisode l’était tout autant, j’ai énormément ri. Une autre intrigue tout aussi réussie s’occupe du fuselage et parodie Jack et son père. Le dialogue avec le « fantôme » du père est parfaitement maîtrisé pour se moquer de la série de base et détourne bien les enjeux de celle-ci. La toute fin nous introduit enfin le Sawyer de cette parodie, Todd, après une scène inspirée des premiers épisodes de Lost où les cadavres de l’avion doivent être brûlés, ce qui finit en vomi collectif. C’est là encore bien trouvé, bien écrit et bien joué dans le mode WTF. J’adore !

Capture d'écran 2016-06-22 19.10.59.pngÉpisode 3 – Always Meant To See That – 18/20
No one has DVDs anymore? Everyone is just streaming everything? Good for you, Netflix, you won!

Ce troisième épisode était tout aussi génial que le premier, peut-être aidé aussi par le fait que je craignais de m’ennuyer devant, pensant qu’on avait fait le tour la semaine dernière. Sauf que c’est juste brillamment drôle, alors non seulement, je ne me suis pas ennuyé, mais en plus j’ai ri. La série s’éloigne un peu de LOST, mais ce n’est pas plus mal. On y trouve de vagues références toujours, des blagues clairement destinées aux Losties, notamment sur les mystères de l’île ou le recensement, mais ce n’est vraiment pas le cœur du propos. L’idéer est de se marrer et LOST ne permet pas de le faire autant que l’imagination délirante de ces scénaristes le propose. En intrigue A cette semaine, nous avons donc l’affaire de la mallette, traitée très différemment de celle opposant Kate & Sawyer, qui contient… des sextoys. C’est mieux qu’un flingue ou qu’un avion en plastique. En intrigue B, bien plus drôle, les survivants ont le choix entre « Dumb et Dumber to » ou « Selma », un dilemme hilarant, peu crédible mais qui porte une bonne partie du potentiel commun. Et puisqu’en plus les deux intrigues se rejoignent et permettent de découvrir de nouveaux aspects des personnages, c’est vraiment tout bon pour Wrecked cette semaine !

04.jpgÉpisode 4 – The Community Pile – 14/20
Ever since the crash I have not been able to uh.. to go. To evacuate.

Bon, voilà, cette fois je suis déçu par cet épisode. L’ensemble reste bien fichu, mais je n’ai pas accroché aux intrigues cette semaine et je n’ai par conséquent pas ri des masses. Je ne dois pas avoir un humour assez pipi-caca pour cet épisode… C’était un peu mieux du côté de Jess et de son fiancé, néanmoins, et bien comique quand les deux autres se droguent. Bref, on arrive à l’épisode 4, faut pas s’étonner je pense si ça baisse un peu en qualité. Tant que ça continue à me faire rire, ça me va, mais j’ai moins accroché aux personnages qui étaient approfondis cette semaine. Mince alors, ils développent les mêmes défauts que LOST ! Les parallèles sont toujours sympas d’ailleurs, ça en fait une série vraiment drôle, qui parvient à se détacher malgré de nombreuses références. Ouais, bon, Ginger Gonzaga m’a manqué quoi !

05.jpgÉpisode 5 – Tubthumping – 16/20
Here we can be different. What do you want to be?

La sitcom poursuit ses références un peu lourdes à LOST, tout en parvenant désormais à s’en émanciper tout à fait car ses personnages prennent du poids (psychologiquement parlant uniquement) et une indépendance très salutaire. Les différentes blagues fonctionnent plutôt pas mal dans cet épisode, que ce soit la fosse pour le voleur ou les élections. Sans surprise, je suis totalement amoureux du personnage d’Emma, Ginger Gonzaga étant absolument parfaite dans ce type de rôle un peu condescendant. Mon dieu, j’ai envie de revoir Mixology maintenant. Il y a de vraies bonnes découvertes dans cette série, c’est très agréable à suivre et regarder, ça a trouvé rapidement un rythme de croisière et un humour propre. J’espère vraiment qu’on aura droit à une saison 2 (je n’ai pas du tout regardé ce que ça donnait comme audience).

06.jpgÉpisode 6 – The Phantom – 15/20
Moving is living

L’île continue à partir en vrille sévère en cherchant désespérément le nom de Leonardo Di Caprio, dans une intrigue qui fonctionne plutôt pas mal sur le plan de l’humour. La vie d’exilé sur l’île monte au cerveau de tous et c’est mis en scène d’une très belle manière, avec des envies de cannibalisme ou des amitiés improbables avec des animaux sauvages. Les personnages ont de vraies motivations qui dépassent le simple cadre de la parodie désormais, notamment Owen qui est encore un peu plus développé. En bref, ça donnerait envie d’avoir des épisodes plus longs, parce qu’on se marre bien devant et que c’est intéressant de voir vers quoi se dirigent les scénaristes.

07.jpgÉpisode 7 – The Trial – 19/20
Yeah and I’m sure in Germany they were like “come on, it’s just Adolf”!

La parodie continue avec cette fois un détournement sympa de Law & Order parfaitement assumé : les survivants organisent un procès après un coup de feu malheureux tout à fait bien amené de Dany. Pendant ce temps, Jess tombe dans les bras de Chet pour un coup d’un soir… qui se prolonge contre son gré. Cette fois c’est sûr : Jess est l’un des meilleurs personnages de la série et j’accroche à 100% à l’humour de Wrecked (même si bon, c’était déjà évident je crois). Tout cela mène à un exil injuste qui promet des rebondissements intéressants. De son côté, Emma soigne un patient comme elle peut et finit par être infectée elle-même après sa mort. Ils ont intérêt à trouver un remède, car je refuse de la perdre, elle ou Florence.

08.jpgÉpisode 8 – The adventures of Beth and Lamar – 18/20
What am I? What are we? Just background actors in the story of your freaking lives? I can’t believe I left Beth for you…

Tout s’accélère dans cet épisode où Steve révèle son vrai visage de tyran complétement cinglé en s’attaquant à Florence qui ne cherche qu’à sauver Emma. L’ensemble de cette storyline est géniale, y compris les flashbacks qui nous montrent que le loser est devenu cinglé pour de bonnes raisons (enfin, non, y a pas de bonnes raisons). Les différentes blagues de la série (à commencer par le trou dans lequel sont jetés Todd et Florence ou le bateau d’Owen) révèlent un intérêt scénaristique improbable : c’est là la clé de la série, qui parvient à établir une « mythologie » humoristique et faire avancer ses intrigues à coups de blagues. Chapeau bas, d’autant que ce n’est là qu’une des bonnes parties de l’épisode : le coup des figurants est franchement bien joué et le seul point négatif serait du coup l’intrigue d’Owen et Dany qui ralentit un peu cet épisode.

09Épisode 9 – Javier and the Gang – 16/20
Oh, I feel terrible. Do you wanna have sex?

Sans surprise, Owen tombe sur une cinglée sur l’île… Bon, OK, c’est surprenant, car il s’agit de Rosa, l’hôtesse de l’air et qu’elle est totalement cinglée. Elle s’est inventée une petite vie tranquille sur l’île et elle occupe l’ensemble de cet épisode qui se fait loin du camp. Ce n’est vraiment pas bien grave, car c’est un excellent épisode qui relie ses intrigues A (Owen et Rosa) et B (le raft). D’ailleurs, le raft s’en tire plutôt pas mal, si l’on met à part le fait qu’ils perdent Emma et la bouffe après même pas une nuit et qu’ils retournent sur l’île quasiment aussi vite. Bon, narrativement, c’est donc tout simplement excellent et amusant côté parodie autant que côté originalité. En revanche, du côté des blagues, ça prend un peu moins pour moi. Ce n’est pas bien grave, car c’est génial de voir la série se développer.

10.jpgÉpisode 10 – Cop Tricks – 17/20
You relax Steve, I’m already relaxed, I’m very relaxed.

Excellente fin de saison qui remet Jess & Todd ensemble, ne nous donne pas de nouvelles d’Emma perdue en mer, met un terme au règne de Steve, le tout en faisant d’excellent « call backs » sur les épisodes précédents, histoire de montrer que la série a toujours su vers quoi elle se diriger. C’est assez impressionnant, car je ne la prenais pas du tout (mais alors pas du tout) au sérieux lorsqu’elle a débuté. De série comique vraiment drôle, Wrecked a évolué vers une série qui joue des clichés que sont ses personnages tout en proposant une intrigue qui lui est propre et qui fonctionne. Chapeau bas, cette saison est géniale d’un bout à l’autre, progressant dans le scénario au détriment d’un soupçon d’humour qui ne manque pas pour autant. Vivement la saison 2, surtout après ce cliffhanger étonnant de chasseurs de prime qui en veulent à Danny, une vraie célébrité. C’est sa journée, il vient juste de se faire tirer dessus (always shoot the hostage).

EN BREF – J’attendais cette série car j’y voyais une parodie de LOST et uniquement pour ça, j’y ai gagné Ginger Gonzaga, encore là où je ne l’attendais pas, un humour à toute épreuve et… une vraie série à intrigue qui s’est développée depuis. Je ne sais pas bien à quel moment les producteurs ont décidé ça, mais la parodie débile s’est transformée en sitcom avec une intrigue suivie et des personnages développés sortant du cliché. J’ai donc gagné beaucoup plus que ce que j’attendais, c’est parfait !

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