Braindead (S01)

Retrouvez ci-dessous mon article sur la saison 1 de Braindead, avec mon avis sur chacun des épisodes écrit semaine après semaine en cours de diffusion.

Avis : Un peu comme pour Roadies, je m’aventure avec Braindead dans une série que je n’avais pas prévu de regarder dans mon article sur les séries à voir cet été, et je le fais sans le moindre complexe après avoir entendu parler de la série dimanche dernier. J’y vais toutefois un peu à reculons, je regarde parce que la bande-annonce ne m’a pas suffi pour juger la série : je ne comprenais pas bien où ça voulait aller.

Bon et soyons francs : je ne vois toujours pas où ça va à la fin du premier épisode, ça a un côté série politique de seconde zone (type Scandal ou probablement The Good Wife, puisque les créateurs sont les mêmes), mais avec plus d’humour, sauf que cet humour n’est pas évident à adopter… et surtout, je n’arrive pas à savoir s’il est voulu ou non. Ou plutôt, oui il est voulu et totalement absurde. C’est un humour qui se veut vicieux et inquiétant (difficile à caractériser), pour marquer le spectateur dans les scènes qui renversent ce côté politique par de la SF totalement tirée par les cheveux (et un chouilla gore, un peu comme ce que proposait parfois True Blood). De ce point de vue-là, je dirais qu’on a affaire à un côté Mars Attack un peu. La série est néanmoins marquante surtout pour sa critique de la société et de la politique contemporaine, détestée par son personnage préféré et exprimée en quelques secondes d’écran.

En bref : cette série suit le personnage de Laurel Healy alors que son père la force à travailler pour son frère, le Sénateur Luke Healy. Laurel et Luke. Inspiration, quand tu nous tiens. L’histoire de la série est toutefois un peu plus tirée par les cheveux : le gouvernement américain cesse de travailler à cause de désaccords financiers et une partie de celui-ci semble subitement arrêter de réfléchir. La comparaison est un peu grosse, mais elle sert plutôt pas mal l’ensemble de l’intrigue, qui trempe dans le fantastique, mais pas vraiment. Je n’arrive pas encore à savoir si je conseille la série qui pour le coup a un côté très original et absurde dans sa critique de la politique. En tout cas, il est temps de passer à mon avis un peu plus détaillé, mais avant toute chose, trois lettres pour tout résumer : WTF.

Note moyenne de la saison : 15/20

C’est parti pour la critique de tous les épisodes, à chaud :

01.jpgÉpisode 1 – The Insanity Principle: How Extremism in Politics is Threatening Democracy in the 21st Century – 13/20
So, we’re famous. It’s like Hollywood but with uglier people.

Roadies avait la citation la plus longue du blog jusqu’à présent, Braindead en a donc le titre. Ce pilote met en place la série, de manière un peu longuette malheureusement. Il faut en effet un certain temps avant d’entrer pleinement dans ce que cet épisode veut nous montrer : une invasion d’insecte qui nous bouffe le cerveau et nous rend totalement incapables de réfléchir, sans pour autant nous empêcher d’être nous-mêmes. Avant cela, il nous faut se taper l’introduction de Laurel et de son caractère, mais c’est long car l’on sait déjà vers quoi la série s’aventure… Le générique survient quand on ne l’attend plus, quasiment au milieu de l’épisode, ce qui ajoute à l’ambiance générale de chaos incompréhensible qui se dégage du pilot. Vingt minutes de séries à dormir debout, vingt minutes de gros n’importe quoi où des insectes ressemblant trait pour trait à des fourmis bouffent des cerveaux ou font exploser les têtes de ceux qui leur résiste. Bref, cet épisode perd son temps à tenter d’instaurer un univers cohérent et logique, avec de nombreux extraits de journaux télévisés authentiques, avant de sévèrement partir en vrille sans l’assumer. En fait, c’est surtout cela qui me dérange pour le moment : on a l’impression que les scénaristes n’assument pas leur désir de partir en délire pour effectuer leur critique, et du coup ça reste trop sérieux tout en donnant envie d’en rire. Certaines scènes semblent verser dans l’absurde pour faire rire, mais à côté de ça, ça reste très convenu ou sérieux pour être vraiment absurde. Ambiance instable donc, presque dérangeante, tout au long du pilot qui se transforme en quelque chose de très convenu qui essaye de ne pas l’être. Ça donne un truc totalement hybride et original, mais je ne sais pas si ça fonctionnera pour moi (ni d’ailleurs en terme d’audiences). Il faudra re-tester lors de l’épisode 2… En attendant, je vais aller écouter The Cars (You Might Think. De rien).

02.jpgÉpisode 2 – Playing Politics : Living Life in the Shadow of the Budget Showdown – a Critique – 16/20
We don’t really talk do we? We’re just contradicting each other.

Wow, ça continue à partir en vrille sévère dès les premières secondes puisque le résumé de l’épisode précédent se fait en musique… Et du coup, ça fonctionne beaucoup mieux, car on sait directement à quoi s’apprendre. BrainDead ne se prend pas au sérieux, et en fait, il ne faut pas la prendre au sérieux non plus si on veut l’apprécier. Ce second épisode est donc plus simple à avaler si je puis dire. Maintenant que l’on sait à peu près la critique politique qui s’y glisse et l’intrigue WTF qui nous occupe, il est plus facile de s’attacher aux personnages et aux intrigues. Bon, perso, jamais je quitterais ma maison si je voyais une telle invasion d’insecte au milieu de ma cuisine, mais chacun fait comme il sent j’imagine. Les têtes continuent d’exploser dans cet épisode, dès lors que l’hôte refuse de se laisser posséder et Laurel s’organise une réunion retrouvailles entre filles. Bref, rien ne va niveau logique, mais c’est au fond ce qui reste appréciable dans la série, qui parvient à nous proposer quelques scènes qui font un peu frissonner quand même, notamment ces dernières minutes. Et cette musique est après tout entêtante. Par conséquent, j’ai bien plus accroché que la semaine dernière et ça m’a fait rire, d’où la note croissante. Je suis pris au piège des questions soulevées par l’intrigue. Zut, il va falloir que je suive ça tout l’été finalement !

03.jpgÉpisode 3 – Going Oxes : How You Can Survive the War on Government Through Five Easy Step – 17/20
Well… Not many people know about this but bugs fart.

C’est reparti pour un résumé musical qui replace tout de suite l’ambiance de la série, avec même une réflexion méta pour l’achever. Je suis curieux de voir ce que donnera la VF. Cet épisode voit Laurel et Gustav se rencontrer et avancer sur leur enquête respective concernant les insectes qui bouffent le cerveau et font exploser des têtes en… pétant ? Wow, le niveau de WTF est plus puissant chaque semaine. Le pire, c’est que ça fonctionne sur moi et m’intrigue malgré tout. La bataille politique fait rage pour le frère de Laurel, ce qui amène des histoires plutôt intéressantes dans la série, même si c’est bien le personnage de Gustav qui s’impose en secondaire le plus cool. J’ai même de la peine pour son chat, ça fait un très bon cliffhanger. J’ai accroché vraiment à cet épisode qui nous ressert encore You might think à toutes les sauces, ça reste en tête et je finis par avoir l’impression d’être contrôlé par une horde d’insectes moi aussi. En bref, ce n’était vraiment pas parti pour, mais BrainDead s’impose comme une belle découverte de l’été.

04
Épisode 4 – Wake Up Grassroots: The Nine Virtues of Participatory Democracy, and How We Can Keep America Great
– 16/20
You know all lives matter? Not just black ones.

Les choses avancent décidemment bien vite dans cette série et je ne vois pas bien comment une saison 2 sera envisageable s’ils continuent à faire progresser leur intrigue comme ça. J’avoue ne pas avoir mis la priorité sur le visionnage de cette série, retardant une ou deux fois le moment où je ferai play de quelques jours. Cela dit, j’ai retrouvé avec plaisir cette intrigue, leur humour délirant et les personnages auxquels je suis finalement attaché, que ce soit Gustav ou Laurel. Les rebondissements sont bons et assez souvent imprévisibles quand même (sauf peut-être pour l’amie de Laurel, mais c’est justement parce qu’elle n’a pas rebondi après avoir sauté ehe), le traitement de la politique définitivement – et de manière terrifiante je dois dire – parfaitement crédible. Bref, ce petit OVNI télévisuel a pris ses marques et ça fonctionne bien : sans y être accro, je passe de bons moments devant cette série.

05Épisode 5 – Back to Work : a Behind-the-Scenes Look at Congress and How it Gets Things Done (and Often Doesn’t) – 14/20
I just blacked out. Woke up with food in my ears.

La saison s’apprête à prendre une nouvelle tournure avec l’infection de l’agent du FBI qui, bien qu’incertaine à première vue, est rapidement confirmée par la suite. Les infections d’insectes continuent tout au long de l’épisode, plongeant Laurel, Rochelle et Gustav dans des affaires de plus en plus compliquées. D’ailleurs, Gustav était une vraie réussite d’écriture dans cet épisode, ce qui change un peu : son côté un peu taré s’atténue un peu aux yeux de tous, maintenant qu’ils savent que sa conviction est justifiée. Le rapprochement amical avec Laurel sur la fin est assez juste et amusant. En revanche, cet épisode était plus décevant du côté WTF que j’attends désormais. Le cliffhanger semble même accentuer le côté dramatique, on verra bien : c’est une sacrée surprise si Laurel est infectée.

06.jpgÉpisode 6 – Past as Prologue: Notes Toward a Post-Reagan Theory of Pary Alliance, Tribalist, and Loyalty – 20/20
We can make things normal again

Wow. Je ne m’attendais certainement pas à ça en lançant cet épisode : oui, Laurel est bel et bien infectée, mais non, ça ne dure pas car elle peut compter sur ses amis pour la tirer de là. C’est tout bonnement le premier acte le plus drôle de la série : l’activation du cerveau droit permet de faire fuir les insectes et le cerveau droit, c’est le côté cool qui aime l’alcool, la bouffe, le sexe. Brillant retournement de situation. Le reste de l’épisode voit une sacrée progression dans l’intrigue et le tout est carrément bien amené, c’est super sympa à suivre et ça reste ponctué de pas mal d’humour. Clairement, cet épisode 6 relève le niveau déjà très bon du début de saison et je suis totalement à bord désormais. D’ailleurs, maintenant que j’ai compris l’humour de ce show, plus jamais je le lâche et j’envisage même de revoir le pilot pour mieux le comprendre.

20160809004132.pngÉpisode 7 – The Power of Euphemism: How Torture Became a Matter of Debate in American Politics – 16/20
Is this about your bug fixation?

C’est forcément moins marrant et bon cette semaine, mais quelques quiproquos sympas ont lieu dans cet épisode et le résumé chanté continue de m’enchanter toujours autant. Même si c’est moins bon, ça reste très bon avec Gustav et Rochelle sur les traces des infectés communiquant par « télépathie » (probablement une histoire de phéromones et tout) pendant que Laurel est interrogée sur ses activités terroristes. Évidemment. C’est n’importe quoi, bien sûr, mais ça marche grâce aux dérives politiques auxquelles nous sommes largement habituées et qui, ici, ajoute un compte à rebours qui dynamise l’épisode. Les deux intrigues se rejoignent quand Gustav et Rochelle trouvent le moyen de contrôler certains mouvements des infectés et donc de sauver Laurel. C’est un peu gros, mais ça passe bien avec le décalage habituel de cette série. Puisque la série est WTF, je me permets de souligner une info WTF : il y a une ville qui s’appelle Abbeville en Louisiane, exactement comme en France. Voilà, vous serez moins stupides en vous couchant grâce à ça, c’était le cadeau du jour pour patienter après ce cliffhanger sur le père de l’héroïne.

20160815132025.pngÉpisode 8 – The Path to War Part One: the Gathering Political Storm – 15/20
What’s the bug’s agenda?

La série continue d’avancer assez vite et centre beaucoup le potentiel comique sur Rochelle et Gustav. C’est une très bonne chose car ils font de meilleurs personnages principaux que Laurel depuis quelques épisodes (déjà dans l’épisode 7, ce sont eux qui ont tout fait). Laurel ne peut de plus pas assurer le comique alors qu’elle apprend que son père a Parkinson et n’en a plus pour longtemps à vivre. Forcément, ça casse un peu l’ambiance. Côté ambiance justement, c’était plutôt cool aussi du côté du gouvernement avec un interrogatoire de soi-disant terroriste et des complications politiques à tout va. Tout cela nous mène sur un cliffhanger moins violents que les deux derniers, mais la série n’a plus besoin de ça pour me faire revenir : chaque épisode a sa dose de rire tout en poussant son intrigue un peu plus loin… Et me voilà désormais pris au piège de cette intrigue que je cherche évidemment à comprendre un peu mieux. Très bon donc, même si c’est un peu moins passionnant que d’habitude car cet épisode prenait plutôt le temps de développer les choses que de surprendre le spectateur à tout prix. Du coup, c’était agréable d’en apprendre plus sur les parents de l’héroïne et voir ces scènes de « torture »/interrogatoire menées par Rochelle et Gustav.

09
Épisode 9 – Taking on Water : How Leaks in D.C are Discovered and Patched – 13/20
OK. Family misunderstanding.

Le bordel politique continue encore et encore avec une fuite de la conférence du CIA qui plonge tout le monde dans la confusion. Laurel et son frère se soupçonnent l’un et l’autre pour pas grand-chose et Gareth s’inquiète du nombre de mecs élevé avec lesquels elle a couché, ce qu’il sait grâce à une enquête demandée par Red Wheatus. C’est sur cette partie de l’intrigue que l’épisode est largement plombé avec du slut-shaming d’une part et une autojustification qui se résume en « ce n’est pas du slut-shaming » de la part des scénaristes. Franchement, Laurel a beau dire « you handled this poorly » à Gareth, je ne peux m’empêcher de penser que ce sont eux qui se sont plantés sur cette intrigue : certes elle le largue, mais quand même, c’était un épisode hyper gênant à voir à cause de ça. Tous les personnages semblaient d’accord pour descendre Laurel et même elle ne semble pas si sûre d’elle-même, il est considéré comme normal de trouver dégoûtant une nana couchant avec Michael Moore, qui fait ici des caméos décalés… Je sais pas, j’ai pas trop accroché à cette vision, même si elle est certes crédible par rapport au puritanisme américain. C’était peut-être juste mal amené ou Au-delà de ça, ça manquait de Rochelle et Gustav et le rythme n’y était pas. Je sais pas trop ce qu’il s’est passé, mais je suis déçu par cet épisode qui en plus n’a pas fait bouger l’intrigue d’un iota.

10.pngÉpisode 10 – The Path to War Part Two : The Impact of Propaganda on Congressional War Votes – 15/20
A 1% wants a war, the rest of us suffers.

Mais où sont Gustav et Rochelle? Mystère, Rochelle réapparaît comme si de rien n’était. Laurel préfère s’occuper de sa belle-sœur et de son bébé anti-Trump qui est possiblement infecté que s’inquiéter de ses amis qui ont disparu un temps. C’est une idée bien ridicule et donc marrante ce coup du bébé. Autre problème de cet épisode : le reportage commandé par Luke, que Laurel critique énormément avant de comprendre qu’il est réalisé par un de ses amis. Quant à Luke, il ne s’arrête plus de coucher à droite à gauche. Bon tout laisse suggérer que Rochelle est infectée (et pareil pour Gustav toujours absent) puisque le bébé qu’elle déclare en bonne santé est bel et bien complètement parasité par des insectes dans son cerveau. Pas du tout flippant. L’épisode était un peu long et manquait de fun par rapport à ce que la série proposait il y a quatre ou cinq épisodes, on sent que le final approche et que les choses s’intensifient. Ce n’est peut-être pas plus mal, mais j’ai encore du mal avec la forme hybride du ton de la série, car maintenant j’attends plus de pouvoir rire que de me prendre la tête devant… Cet épisode partait plutôt du côté de la prise de tête, signe toutefois que la série propose de grandes choses. Arf, décidémment, je ne sais jamais tout à fait quoi faire de ces épisodes !

11
Épisode 11 – Six Points on the New Congressional Budget : The False Dichotomy of Austerity vs. Expansionary Policies – 12/20
I don’t like things that are this insane

Que s’est-il passé, Braindead ? Cela fait trois semaines que la série décline et cet épisode ne rattrape toujours pas le coup, au contraire. L’humour a fondu comme glace au soleil et les intrigues politiques elles-mêmes se sont embourbées. Et puis surtout, ce qui me dérange le plus, c’est la disparition d’une cohérence suivie : Gustav a disparu quelques épisodes, la femme du frère de Laurel nous a occupé tout l’épisode 10 mais ne sert à rien dans le 11, etc. Je retiens surtout de cet épisode beaucoup de longueurs (Luke directeur de la CIA ?) et de détours (notamment avec Gareth ou, pour Laurel, la scène en illustration de cet épisode ci-dessus), et une tentative pour tuer l’insecte en Red qui échoue misérablement. Rochelle et Gustav semblent pourtant avoir aidé comme il fallait Laurel, ce qui suggère qu’ils ne sont donc pas infectés, contrairement à ce que je pensais. Dans ce cas, pourquoi les avoir fait disparaître alors qu’ils servent vraiment le potentiel de la série ? Autrement, toute l’intrigue Luke/CIA était en fait une manigance de Red. Pas franchement un cliff surprenant, c’était prévisible dès le début.En bref, cette semaine, je suis déçu et j’ai presque hésité à suivre le conseil donné dans le « Previously on » : changer de show en cours de route…

12Épisode 12 – Talking Points Toward a Wholistic View of Activism in Government : Can the Top Rebel? – 14/20
If you are facing the end of the world then we can’t do it on our own

Han, j’imagine que c’est le dernier Previously, je suis trop triste ! Les choses s’accélèrent dans cet épisode qui nous conduit peu à peu vers la fin de la saison. Red ne va pas bien du tout, Laurel s’embrouille avec Gustav et Luke est persuadé que la CIA est de son côté. En fait, je ne sais pas bien quoi dire sur cet épisode qui a oscillé tout du long entre me happer devant mon écran et m’ennuyer au point d’aller faire autre chose. Laurel décide de se barrer, du coup Gareth la demande en mariage mais c’est une blague et il reste quand elle lui demande de la suivre. Du côté du congrès ça dérape un peu dans tous les sens aussi, avec Red qui assassine Ella. Tiens, voilà le terme parfait : dérapage. Tout dérape à un moment ou un autre, y compris mon attention du coup qui n’a pas été aidé j’avoue par plusieurs bugs très dérangeants en cours de visionnage. La série semble repartir sur de bonne base en arrivant sur la fin de cet épisode, j’ai donc espoir d’un final réussi !

13Épisode 13 – The End of All We Hold Dear : What Happens When Democracies Fail: A Brief Synopsis – 17/20
Oh and I got a smoothie!

UN PREVIOUSLY ON ! Excellente surprise et très bonne introduction d’épisode qui fait un clin d’œil à l’audience, c’est le genre de gags qui ne peut fonctionner que dans une série comme Braindead. Cet épisode s’applique donc à conclure les intrigues ouvertes jusque-là, voyant ainsi Laurel se réconcilier avec Gustav et Rochelle, ce qui leur permet de comprendre le plan des insectes. Est-ce que c’était décevant ? Un peu, mais c’est bien vu d’ajouter une critique sur le réchauffement climatique. En revanche, c’était moins bien vu de nous faire la classique scène du « je t’aime » entre Laurel et Gareth. L’humour est définitivement de retour avec Rochelle et Gustav, qui confirment qu’ils sont les meilleurs personnages de cette série (en ce qui me concerne), ou avec la mort inattendue et parfaite de la reine. Cet épisode avait tout ce que je souhaitais voir je crois, y compris un dernier coup de You might think, forcément, et un Previously on conclusif absolument parfait. Je suis très heureux que la série ait pris le parti d’une vraie fin en cas d’annulation. Certes la série m’a perdu sur son chemin mais cette conclusion me réconcilie totalement, sa légère ouverture finale étant très exactement celle que je souhaitais.

 15

EN BREF – Braindead, c’est la série en laquelle je ne croyais pas du tout une seule seconde quand je l’ai commencé d’un œil sceptique. Le pilot était trop sérieux tout en jetant de l’humour un peu partout, c’était étrange. Et puis, j’ai compris qu’il fallait que j’entre dans l’univers, qu’il y avait quelque chose à en tirer si j’étais un peu moins fermé d’esprit : des insectes dans le cerveau, c’est plutôt cool. Et puis, je suis entré dedans et c’était génial la manière habile d’introduire la critique politique dans un enrobage de blagues incohérentes. Et puis, c’était tout simplement brillantissime à la mi-saison, quand ils se sont mis à jouer avec mon amour du bacon que je ne verrai plus jamais pareil. Et puis, ça s’est essoufflé quand mes deux personnages préférés se sont effacés… Vraie bonne surprise donc, mais aussi vraie lassitude en cours de route, je suis finalement mitigé quand c’était pourtant l’une des meilleures séries d’été autour de son épisode six. Étrange O.V.N.I (c’est le cas de le dire), c’est une série que je recommande à ceux qui veulent passer un bon moment, rire, se divertir sans être trop accro à la cohérence/vraisemblance. Je pense qu’un jour je la reverrai avec plaisir si elle se fait annuler et je serai là pour une saison 2 si le renouvellement un peu espéré arrive. Exactement comme pour Roadies donc, c’était vraiment un bon été !

 

 

 

 

Roadies (S01)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 1 de Roadies, écrit au fur et à mesure de la diffusion.

 Avis : Et oui, je teste aussi des séries qui ne sont pas dans ma liste de ce que j’ai prévu de voir cet été, c’est ma grande logique. J’ai entendu parler de Roadies pour la première fois il y a deux jours, au détour d’un lien Twitter que j’ai reperdu. Grosso modo, je ne sais pas bien pourquoi je regarde. La bande-annonce envoyait du pâté, était originale car s’intéressait à un métier qu’on ne connaît pas bien et surtout, il y avait un espèce de feeling digne d’Unreal qui s’en dégageait. Bon, on n’en est pas à ce niveau quand même, mais il y a quelque chose. Ce sera parfait à voir l’un après l’autre, tous les mardis.

Les Roadies, ce sont donc ces gens qui organisent la tournée d’un groupe à travers les États-Unis, les suivant de villes en villes et faisant tout le travail qui permet aux artistes de faire leur show. Techniquement, ce sont eux-mêmes des artistes tant ce job est compliqué : il suppose d’abandonner toute vie sociale en dehors des collègues et de travailler contre la montre en permanence, en suivant un planning limite intenable. Bref, il y a vraiment de quoi faire une bonne série autour de tout ça… Et fort heureusement, les scénaristes s’en sortent très bien.

La série a sa propre ambiance musicale, inévitable et parfaite, ses personnages ont des dynamiques très vite et très bien établies et très franchement, ça vaut le coup, foncez et regardez ! 🙂

Allez, je ne vais pas perdre plus de temps que ça en introduction, parlons des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

SPOILERS

01.pngÉpisode 1 – Life is a Carnaval – 18/20
The point I was actually trying to make is that when you see everybody running on like a long traffic shot that is completely manipulative. I was actually trying to make a statement about how fake those moments are. Identity versus reality and how life just cheats you out of your dreams even though we live on the oxygen of what isn’t truly possible, you know?

Oui, j’ai déjà un personnage préféré, rien que pour cette citation improbable, et on passe l’épisode à nous dire que Kelly Ann (c’est son nom) s’en va. Et on sait aussitôt qu’elle fera demi-tour, mais c’est parfaitement amené et monté, avec les extraits de tous ceux qui courent ! Bon, elle a quand même son skate dans la main quand elle court, mais ce n’est pas grave ! Ce premier épisode propose de suivre l’ensemble d’une journée autour de ces roadies et ça fonctionne plutôt bien. C’était pourtant mal parti, avec une intro qui sert qu’à accrocher l’audience par du cul pour du cul, comme c’est original. Cependant, une fois qu’on en arrive à la vie dans les coulisses, c’est bien meilleur, même si ça part un peu loin avec déjà une stalker qui s’introduit sans problème en loges. L’épisode est sympa, introduit bien ses personnages et son style musical (que j’adore) et me convainc déjà de revenir la semaine prochaine malgré sa longueur et ses scènes un peu improbables, mais super cool, de skate ou de flingue ! Tout est construit de manière logique dans cet épisode et c’est une introduction extrêmement bien écrite et réussie, qui nous explique bien les raisons d’être de chaque personnage et nous montre leur choix de rester faire ce travail improbable qui semble être totalement dans leur ADN. Grosse réussite.

02.png
Épisode 2 – What Would Phil Do? – 16/20
I gotta find my own thing

Deux semaines déjà ont passé et je ne comprends rien à la diffusion de Roadies, puisqu’apparemment cet épisode aurait été diffusé la semaine dernière. Bon, je survivrais : je me souvenais de toute évidence de l’important. Pendant ces deux semaines, j’ai eu le temps de revenir du premier épisode et de m’inquiéter de la pertinence de cette série sur le long terme, j’en attendais donc beaucoup de cet épisode (pendant lequel j’ai découvert que J.J Abrams était lié à tout ça ?) et quelques minutes m’ont rassuré avec ce trajet en bus qui nous montre les dynamiques entre l’ensemble de l’équipe. Concrètement, c’est très réussi, même si on ne suit toujours que trois ou quatre personnages de manière approfondie, leurs rôles sont très clairement définis et l’enjeu pour toute la troupe se dessine dans les intérêts de chacun. Il y a finalement des intrigues pour tenir l’ensemble d’une saison, notamment du côté de la réintégration de Kelly Ann ou la prise de pouvoir de Bill. Excellent.

03.pngÉpisode 3 – The Bryce Newman Letter – 14/20
Trust me, there is no crisis so relevant that it can’t wait ten minutes.

La bande-originale de cette série est toujours au top, ça fait Plaisir de regarder rien que parce que l’on sait qu’on aura du bon son. Je suis moins fan du côté drug and sex qui continue sans arrêt, mais cette partie mise de côté, la série réussi plutôt bien à mettre en place ses personnages et les dialogues sont parfaits, insufflant un rythme très particulier qui me rappelle toujours Unreal après trois épisodes, en peut-être moins fluide, car je ne suis pas toujours tout quand je fais autre chose à côté (je sais, c’est pas bien). Cela dit, il faut bien dire que c’est dur de mettre de côté le drug & sex qui constitue une bonne partie de l’ADN de la série comme le rappelle une nouvelle fois cet épisode qui finit avec sur une mise à nu au beau milieu de la scène du show. Nous voilà bien. Je suis du coup assez mitigé, car j’aime certains personnages et qu’après tout il s’agit là de composantes qui peuvent servir la narration (on va dire dans un cas sur deux). De toute manière, je suis accroché depuis le premier épisode et je continue de trouver fascinante l’idée de base derrière Roadies, donc je vais forcément en continuer le visionnage chaque semaine.

04.pngÉpisode 4 – The City Whose Name Must Not Be Spoken – 16/20
You said the C-word on the bus

L’ensemble de l’épisode se concentre sur une malédiction jetée par erreur sur le bus lorsque le « C-word » est prononcé à l’intérieur de celui-ci. Un ensemble de tâche doit alors être accompli pour se délivrer de ce mauvais sort, à commencer par beaucoup de route, des œufs à casser et des ballons à faire s’envoler. C’est un bon prétexte pour forcer les personnages à passer du temps ensemble et à se rapprocher encore davantage, avec un couple qui se forme clairement de plus en plus. Une seconde sous-intrigue se consacre à la recherche d’un membre du groupe et est bien moins intéressante, malgré le développement plus approfondi de Bill et Shelli. Tout cela est assez intéressant car l’on en apprend effectivement plus sur la vie des Roadies qui suivent les groupes dans les tournées, ce qui est plutôt cool car c’est un métier dont on entend jamais parler. C’est divertissant et vite fait instructif, que demander de plus ? … Des épisodes un peu plus court, sûrement, car il y a toujours quelques minutes de trop en ce qui me concerne.

05.pngÉpisode 5 – Friends & Family – 14/20
I love how much you love that band…

Oh Christina Marie Moses débarque dans la série juste après la fin de Containment, voilà une guest très sympa ! Ce qui n’a pas grand-chose à voir avec l’épisode, je vous le concède. C’était un épisode sympa qui approfondissait encore un peu la relation Bill/Shelli autour de la notion de manque et dans le but prévisible de les mettre ensemble, mais je m’attendais à ce que ça vienne plus tard dans la saison à vrai dire. J’aime toujours autant le concept des guest-stars musicales et cette semaine, ça permet un développement rapide sur le groupe backstage. C’est une bonne chose, autant que le côté fan qui continue à surgir un peu à chaque épisode et qui donne cette impression de tournis et de déplacements qui correspond assez au sentiment que semblent vivre les Roadies.

06.pngÉpisode 6 – Longest Days – 14/20
It is what it is.

Bon, encore un long épisode de Roadies qui s’achève pour moi. Je suis parfaitement mitigé : d’un côté, je m’ennuie profondément devant la moitié de l’épisode, de l’autre, l’ambiance, les répliques et les personnages continuent de me faire revenir. Cette semaine se concentre sur les ruptures, qu’il s’agisse d’amour ou de job, et c’est sur la fameuse réplique « It is what it is ». Dès le début de l’épisode, il est question de cette ligne et de son emploi entre les différents membres de la troupe. Il s’agit évidemment d’une introduction au reste de l’épisode. Bon, le truc, c’est que c’est très long à se mettre en place, mais ça finit par payer dans le dernier quart de l’épisode où Janine révèle qu’elle avait un plan depuis le début et que ce plan cherche à réduire le guitariste du groupe à néant. C’était un rebondissement assez prévisible la semaine dernière, mais j’avais fini par m’attacher à elle dans cet épisode et à lui accorder ma confiance de spectateur. C’est donc de loin le retournement le plus réussi de la série pour l’instant. Chacun évolue un peu dans cet épisode, c’est globalement bien écrit et ça fait plaisir de suivre cette série qui n’a pas eu à tâtonner pour trouver son ton, malgré ses longueurs. Quant à la B.O, elle continue d’être parfaite, c’est agréable.

20160810212416Épisode 7 – Carpet Season – 16/20
You got your whole life in front of you, behind of the wreck.

Nous suivons cette fois la troupe à Seattle alors que Phil revient par surprise au beau milieu de l’anniversaire de Shelly. Ce retour lance le départ d’une intrigue qui ne m’a pas franchement passionné et qui représente les principales longueurs de l’épisode. À l’inverse, j’ai vraiment apprécié la storyline autour de Shelly, que j’aime de plus en plus au fur et à mesure des épisodes. La photographe-bitch qui apporte sa mauvaise humeur et casse tout le monde est un classique pas trop mal revisité qui permet de développer un peu Kelly-Ann, donc j’approuve totalement, forcément. Tout comme la semaine dernière, l’intérêt porté à son frère dans cet épisode est cool, surtout que la guest de la semaine est l’une de mes préférées depuis le lancement de la série. En bref, c’était un épisode assez classique dans le fond comme la forme, mais ça passe bien et j’en demande pas plus de la part de Roadies : la fin donne le sourire et l’envie de revenir pour l’épisode 8. J’y serai.

20160815161017.png
Épisode 8 – The All-Night Bus Ride – 11/20
We’re on a bus for 12 hours, just tell a story.

Bon. Non. Désolé, mais Phil ne m’intéresse (vraiment) pas comme personnage, il représente vraiment le pire de la série pour moi en terme d’écriture, de développement, tout ça. C’est le cliché de l’américain pourri jusqu’à la moelle. Du coup, le flashback était au-dessus de mes forces. J’ai complétement décroché et je me suis baladé sur Twitter pendant ce temps-là, et du coup, j’ai pas trop suivi l’épisode. C’est naze parce que j’aime bien la série par ailleurs et que j’aurais aimé ne pas avoir à perdre un épisode (heureusement plus court que d’habitude) comme ça. Au moins, j’étais au soleil, j’ai bronzé. Tout ne concernait pas ce flashback, heureusement, mais je n’ai vu que peu d’avancée pour les personnages dans cet épisode. Il donne certes un nouvel aperçu de la vie dans le bus, mais franchement ce n’est pas trop ce que je voulais voir cette semaine alors c’était assez décevant. J’espère que ça va repartir mieux pour l’épisode 9 car ce trajet de nuit donnait envie de dormir plus qu’autre chose.

09.pngÉpisode 9 – The Corporate Gig – 14/20
I really appreciate all the fans of Dead Sex out there.

Cette semaine, la série propose un épisode plus sédentaire que d’habitude, ce qui change et casse un peu sa routine folle avalant les kilomètres habituellement. Il m’a aussi donné envie d’aller acheter une Funko Pop parce que le bus s’arrête à la Fun Co, et franchement, c’est un signe non ? Kelly-Ann traverse une crise existentielle après avoir retrouvé son journal intime entamé (et terminé) le jour de ses 16 ans alors que Reg, lui, traverse une crise professionnelle avec l’annulation de la tournée. C’était un épisode long et pas très fun, malgré la Fun Co. J’ai trouvé ça dommage et me suis ennuyé pendant des 40 des 50 minutes. Et puis, les dix dernières minutes ont tout changé : Kelly & Reg flirtent à nouveau et Phil nous fait une petite crise cardiaque à laquelle il ne survit de toute évidence pas. Bon, ben… merde. Je n’aimais pas trop Phil, mais il est clair que cela va entraîner tout un tas de conséquences pour le dixième et dernier épisode.

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Épisode 10 – The Load Out – 16/20
I can’t give you the life you may want.

C’est l’heure de l’enterrement de Phil, des secrets et surtout de l’arrivée gênante et surprise de Shawn : bref, c’est la fin de saison. Et du coup, c’est un double épisode dissimulé qui se déroule : 1h30. Sans surprise une fois qu’on a cette donnée, cet épisode était long à voir, ce qui lui fait perdre des points sur ma note (à chaud, j’étais monté à 18 après la dernière scène, mais faut pas déconner). Il tournait surtout autour de l’enterrement de Phil donc, qui avait le plus étrange des souhaits : qu’on fasse des câlins à son cadavre, mon dieu que c’est terrifiant. Ils ont beau mettre une musique émouvante, c’est juste trop étrange pour moi, entre l’odeur, le froid et l’angoisse de la chose… Arf. Bon, autrement : le dernier mot de Phil était donc Pistache et c’est le nouveau surnom de Kelly-Ann, Shelly rompt avec son mari qui voulait pourtant commencer une famille, Reg choisit son camp à deux reprises (le staff par-dessus l’administration, Kelly par-dessus Janine). La saison conclut donc une à une les différentes intrigues pour nous éviter l’attente interminable d’une seconde saison et peut-être aussi par crainte de ne pas en avoir une, car elle n’est pas encore annoncée. À aucun moment les choses ne paraissent forcées, tout « coule » très bien dans ce final et ce n’est pas évident à faire quand tout est conclu. Les happy ends qui suivent cette scène creepy d’enterrement finissent par nous foutre les frissons, avec d’excellents flashbacks dans le documentaire de Kelly et un écho évident au pilot de la série qui fonctionne à merveille lorsque Reg court pour la rejoindre. Ce dernier plan est un crève-cœur, mais en même temps, on en perçoit déjà l’issue positive. Juste ce qu’il faut pour revenir si besoin, juste ce qu’il faut si c’est une annulation qui attend la série. Des fins de saison comme ça, j’en voudrais plus !

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EN BREF – J’ai commencé cette série par pure curiosité après avoir aperçu la bande-annonce, parce que je trouvais l’idée de base du synopsis très sympa. Et globalement, c’est comme ça que je vois la série : un divertissement très sympa, qui a un rythme bien particulier, des faux-airs d’Unreal en moins bon, des épisodes très bons et d’autres bien moins… et avec cet épisode final, une série qui a la scène la plus creepy que j’ai vu (et pourtant j’ai vu Nip/Tuck ou Tru Blood, mince !). Très jolie saison 1, avec un début et une fin, menée à merveille même si parfois un peu inégale en chemin. Jusqu’à la dernière scène, j’hésitais un peu, mais je suis désormais convaincu que je veux revenir pour une deuxième saison s’ils la produisent et que je me contenterais de cette saison 1 s’il n’y a pas de suite. Joliment jouée de la part des scénaristes, cette saison est un vrai feel-good !

 

 

Semaine 23 : du 6 au 12 juin

Bonjour à tous !

Une nouvelle semaine s’achève déjà, avec son petit lot d’inédits comme d’habitude. Comme dimanche dernier, j’ai également choisi de désigner ma performance préférée et je finis cet article avec les news concernant le blog.

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Les inédits de la semaine

Baisse de régime dans les notes et dans mon intérêt pour les séries, probablement parce que la reprise est passée et que l’on entame vraiment les saisons d’été avec leur lots d’épisodes moins intéressants. Sans surprise, c’est donc le retour d’Unreal qui est le point culminant de la semaine, car la série revient en grande forme. Les autres épisodes qui valaient vraiment le détour étaient ceux de Person of Interest et d’Orphan Black, ce qui n’avait rien d’étonnant non plus. Le reste de ce que j’ai vu s’engage dans des voies plus ou moins intéressantes pour la suite, Outcast m’intriguant toujours autant, mais Scream et Cleverman étant deux grosses déceptions pour le moment.

Cette semaine, j’ai donc vu :

Silicon Valley (3×07), 15/20
Preacher (1×02), 14/20
Scream (2×02), 13/20
Unreal (2×01), 20/20
– Person of Interest (5×11), 17/20
Cleverman (1×02), 12/20
Orphan Black (4×09), 18/20
Outcast (1×02), 15/20

Cliquez sur le titre de la série pour accéder à un avis à chaud sur l’épisode expliquant sa note 😉

02.jpgLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et notamment de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

J’ai mis 20 à l’épisode d’Unreal, c’est donc logiquement dans cette série que je suis allé chercher ma performance de la semaine. Ça aurait très bien pu être Shiry Appleby ou Constance Zimmer, mais ce serait un peu prévisible… et pas tout à fait juste ! En effet, c’est définitivement Genevieve Buechner qui m’a le plus marquée dans cet épisode !

Cette actrice canadienne, vue également dans The 100, a une tête qui me disait quelque chose depuis un moment, je me suis donc fait une petite recherche IMDB qui m’a permis de découvrir qu’elle avait un (minuscule) rôle dans The 4400. Bref, elle enchaîne les séries que j’adore et c’est cool de voir qu’elle prend de plus en plus d’importance dans chacune de ces séries.

On entre dans le spoiler alert, attention, ne continuez pas la lecture si vous n’êtes pas à jour et passez directement au paragraphe suivant.

Je ne pensais pas la revoir dans la saison 2 d’Unreal après la fin de la saison 1 où il semblait que l’on avait fait le tour de son personnage, mais elle est donc de retour avec une promotion qui la fait devenir productrice. C’est parfait, car elle prend du galon autant dans l’équipe fictive que dans le casting. Son personnage de Madison commence à grandir après avoir été brisée l’an dernier : elle souhaite continuer dans cette voie, aussi difficile que ce soit. Elle brille littéralement lorsqu’elle interviewe une des nouvelles candidates de cette année sur son passé difficile, lui posant des questions atroces.

Évidemment, la douce et gentille Madison n’est pas très à l’aise avec la ligne de questionnements que lui impose Rachel et elle reste notre point d’accroche à l’univers, étant le personnage naïf et innocent qui représente un peu le public. Oui, mais voilà, aussi mal à l’aise soit-elle… elle adore finalement son métier. Elle se retrouve à vomir tellement elle est dégoûtée par ce qu’elle vient de faire, mais en même temps, elle clame qu’elle adore ce qu’elle fait.

Tout cela n’est pas des plus faciles à jouer, mais crie la justesse dans sa performance ! Définitivement le point d’orgue de l’épisode, cette scène est probablement la meilleure que j’ai vue cette semaine, surtout qu’elle souligne aussi comment Rachel en est arrivée là, poussée par Quinn. C’est donc une scène qui sert aussi l’intrigue générale.

00Les autres actus du blog

Tout plein de choses encore cette semaine sur le blog (enfin, pas tant que ça non plus, mais ça fait son effet comme phrase d’accroche !) : j’ai complété le mini-défi du #ChallengeSéries2016 qui consistait à voir trente épisodes de séries en dix jours, avec comme seule contrainte que les épisodes devaient avoir été diffusés avant le mois de juin. Facile quand on se décide à voir toute la saison 1 de The Man in the High Castle en une journée. Oups. Le reste du défi est accessible par ici.

Autrement, j’ai décidé de tester deux séries supplémentaires dans les nouveautés de cet été, Roadies et BrainDead, même si je ne suis pas hyper convaincu par la seconde. Rendez-vous en cours de semaine pour l’ouverture des articles sur ces séries, mais aussi pour le lancement de Wrecked et Another Period.

Bref, la semaine prochaine sera à nouveau pleine d’articles 🙂

Mini-Challenge #2 : 30 épisodes en 10 jours

Pour ces dix premiers jours du mois de Juin, le #ChallengeSéries2016 proposait un nouveau mini-défi aux challengers : regarder 30 épisodes en dehors des séries suivies en ce moment. Rien que ça. Il tombait super mal, car j’étais en plein rush rendu mémoire/soutenance après avoir vu mon directeur de recherche le 31. Donc bon. Il était hors de question de ne pas le tenter, mais en même temps, je me suis lancé dedans sans vraiment y croire ! Verdict ?

Je vous laisse parcourir l’article 😉

 2 JUIN :

415_ThisYearsGirl3.jpg1 & 2 – Buffy The Vampire Slayer – 4×14 & 15

Toute personne me connaissant IRL sait que je suis un grand fan de Buffy et encore plus d’Eliza Dushku, qui est la raison pour laquelle j’ai commencé la série. Et puis, toute personne me suivant sur Twitter sait probablement que je me suis inscrit au Comic Con et que j’ai mon billet pour la rencontrer ! Enfin bref. J’accompagne ma pote Pauline (@Poluss77 sur Twitter, suivez-la elle est cool) dans son tout premier visionnage de Buffy/Angel, qui ne se fait pas du tout parce que j’ai insisté un milliard de fois pour qu’elle le regarde. Par un heureux hasard de circonstances, elle a eu la bonne idée d’en être aux épisodes du retour de Faith dans Buffy pile au moment où je prenais mes billets. Autant vous dire que j’étais totalement Five by five dans ma joie de revoir ces épisodes que j’adore et qui ouvrent ce mini-défi à merveille !

3 – Orphan Black – 3×10

Sans complexe, je me suis revu cette épisode d’OB avant la diffusion du 4×08 parce que (spoiler saisons 3 et 4) je me doute bien que Delphine va revenir – ou en tout cas qu’on va en apprendre plus. OK je m’en doute pas, je l’espère. Et ça m’a été bien plus utile que ce que je croyais, et c’est toute la saison 3 qu’il me faudrait revoir. Plus utile car j’y ai redécouvert tout un tas d’infos que j’avais un peu oublié ou qui étaient floues, surtout concernant Neolution qui détient toutes les cartes. Et puis, ça m’a rendu un peu nostalgique de Delphine, de Bubbles et même de Shay qui du coup a bien disparu de la circulation sans vraie explication. J’espère que la fin de saison 4 ne me décevra pas du point de vue de toutes ces questions et qu’il ne faudra pas attendre la 5 pour en savoir plus !

 5 JUIN :

014 à 13 – The Man in the High Castle – 1×01 à 10

J’ai décidé de profiter de ce mini-défi pour avancer enfin également dans mon #ChallengeSéries2016, parce que c’est probablement aussi à cela qu’il sert. Donc c’est assez content que je me suis empiffré la saison 1 de cette série tout bonnement géniale et très pertinente dans le traitement de ses intrigues. Il y a eu certes un coup de mou au milieu, mais je serais définitivement présent pour la saison 2, dès le départ. En attendant, j’ai publié un article dessus, ce qui ne surprendra personne.

 6 JUIN :

14 – Angel – 1×16

Toujours pour accompagner Pauline, j’ai passé ma soirée à revoir Angel & Buffy, et croyez-moi, je suis loin de m’en plaindre, mais… Cet épisode d’Angel est sacrément mauvais quand même. Il y est question d’une actrice en grand danger qui se met à draguer Angel juste parce que c’est le rôle-titre de la série. Certes, ça entérine un peu l’utilité de Wesley et ça permet une bonne dynamique avec Cordelia, mais voilà quoi. Purée, c’est tellement mauvais que je viens d’utiliser le mot entériner quoi.

15 à 17 – Buffy – 4×16 à 18

C’est heureusement bien meilleur du côté de Buffy, et du coup, c’était reparti pour trois épisodes. Brillant premier épisode qui érige Jonathan en grand héros de Sunnydale, gênant deuxième épisode qui est mauvais dans son hyper-érotisation de Buffy/Riley et troisième épisode … Il n’y a pas à dire, j’adore vraiment cette série, qui me donne toujours le sourire même dans ces mauvais épisodes.

18 & 19 – That 70’s show – 2×07 & 08

Et pour terminer ma soirée, j’ai enchaîné sur deux épisodes de mon #ChallengeSéries2016, prenant à nouveau le mini-défi comme une occasion de l’avancer ! Et il était temps que je me remette à la tâche, je souhaite toujours avoir terminé ce challenge pour Septembre après tout, et j’ai encore énormément de choses à voir. Ces épisodes étaient plutôt bons, encore que ça tend à confirmer que la saison 2 est légèrement moins bonne que la première. Je ris quand même beaucoup moins devant, mais bon.

 8 JUIN :

0320 à 28 – That 70’s show – 2×09 à 2×16

J’aurais pu varier les plaisirs en choisissant une des nombreuses séries que j’ai à rattraper, ou si je n’avais pas encore bêtement raté la diffusion de Grey’s Anatomy sur TF1 parce que j’étais à table (quelle idée de manger, je sais), mais du coup, je me suis lancé dans le visionnage de la saison 2 de That 70’s show de manière plus intense parce que… pourquoi pas ? Et donc, je me suis tout enchaîné de manière beaucoup plus sériephile et me correspondant beaucoup plus que ce que j’ai fait pour le début de saison. Cette saison 2 est un peu moins bonne que la première, mais elle se regarde toute seule…

9 JUIN :

29 à 30 – That 70’s show – 2×17 à 2×19

…et tellement bien que minuit passe sans même que l’on ne s’en rende compte ! MINI-DÉFI RÉUSSI, yihaa ! Ce n’aura finalement pas été bien difficile avec cet empiffrage compulsif de sitcom, mais eh, à 48h près, c’était fichu ! Je voudrais remercier Hellody pour l’idée de ce mini-challenge, toute l’équipe de That 70’s show pour les fous-rire, Pauline pour son rewatch, Laura pour m’avoir parlé de The Man in the High Castle, mon papa et ma maman… NON J’déconne, je la ferme. Encore que pour le fun, je vais continuer cet article au réveil, car je sens que je ne vais pas m’arrêter là avec ce visionnage de la saison 2 !

31 à 33 – That 70’s show – 2×20 à 2×22

Et donc j’ai commencé ma journée par trois épisodes de la série, parce que pourquoi pas ? Cleverman n’était pas encore diffusée, j’avais donc tout mon temps puisque je ne travaillais que l’après-midi et que je n’ai pas du tout une montagne de travail qui m’attends pour la fac. Du tout. HUM. Et si j’allais bosser finalement ?

 10 JUIN :

34 à 37 – That 70’s show – 2×23 à 26

Je finis donc le mini-défi et la saison 2 de cette sitcom du même coup, et pile poil à minuit, parce que tant qu’à faire, autant faire bien ! L’article sur cette deuxième salve d’épisodes sera mis en ligne sur le blog dans la semaine si tout va bien. C’était sympa comme conclusion de ces dix jours et j’ai encore le rire de Kitty en tête pour conclure cet article 🙂

En bref : mini-défi réussi avec 37 épisodes et deux saisons vus. 🙂