American Horror Story (S03)

Avis : Et ça y est, j’ai enfin eu l’occasion de passer un week-end avec ma meilleure amie. Si je vous raconte ma vie, c’est juste que je ne regarde certaines séries qu’avec elle et que c’est ce qui explique la difficulté que j’ai à suivre Orange is the new black, Grace & Frankie ou American Horror Story, dont il est question ici !

Et donc, me voilà à rattraper mon retard dans AHS pour le #ChallengeSérie2016, une de mes rares avancées du mois de Mai (il faut bien quand même). J’ai vraiment beaucoup aimé cette saison 3 qui m’a réconcilié un temps avec la série (je n’ai vraiment pas aimé la 2 et eu un avis très mitigé sur la 4). Cette saison avait un côté Charmed assez marrant, en plus glauque et avec tout un tas de défauts inhérent à la série (les longueurs, les clopes de Jessica Lange et les plans de Tim Minear en double focus… bref, ce qui fait l’univers visuel de la série aussi).

Assez vite pourtant, j’en suis revenu à mon problème habituel : ça part un peu trop dans tous les sens avec des sous-intrigues qui n’ont pas grand rapport avec le schmilblick et les ¾ des acteurs sont enfermés dans des rôles qui sont toujours les mêmes (Jessica Lange en tête, donc, mais ça se confirme pour une bonne moitié du casting). Dommage pour une série qui se veut anthologie renouvelant son histoire de se cantonner à des rôles prédéfinis et n’évoluant que peu chaque saison… Mais bon !

Allez, c’est parti pour la critique épisode après épisode, et comme toujours avec spoilers, méfiez-vous !

Note finale de la saison : 14/20

 01.jpgÉpisode 1 – Bitchcraft – 18/20
Why don’t you just do the world a favor and take an acting class, you D-list Botox bimbo!

J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier épisode qui pose bien les bases d’une saison de sorcellerie. L’univers est assez rapidement amené, très peu expliqué, mais en même temps suffisamment, et notre point d’ancrage, Zoe Benson, me convient très bien car j’adore l’actrice. Gros coup de cœur pour Emma Roberts, à qui le rôle va comme un gant. Bon de ne voir cette saison qu’en 2016, en revanche, montre que l’actrice est un peu cantonnée à ce type de rôle, car sa Madison de AHS n’est pas franchement différente de la Chanel de Scream Queens. Certaines scènes sont vraiment bien écrites dans cet épisode, notamment le repas des quatre sorcières ensemble, et ça donne envie d’enchaîner. J’avais peur d’avoir le syndrome saison 2 sur cette saison (à savoir, me faire chier dès le premier épisode, oups, c’est dit) et j’étais soulagé que ce ne soit pas le cas !

02Épisode 2 – Boy Parts – 15/20
Who you calling slave, bitch? Yo, who is this stinky old lady…

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour entendre du latin se faire massacrer cette saison, mais qu’à cela ne tienne, l’épisode était plutôt sympa et on commence à voir vers quoi se dirige la série. J’ai beaucoup de mal avec l’intrigue autour de Delphine et Marie, car j’ai l’impression de tomber dans les clichés vaudou les plus abjects et racistes. Le titre de l’épisode se concentre toutefois sur l’intrigue Zoe/Kyle/Madison, et celle-ci m’a bien fait rire, parce qu’Emma Roberts joue à merveille son rôle de bitch et qu’on a quand même des moments épiques autour du personnage de Zoe.

03Épisode 3 – The Replacements – 16/20
I may be a maid, but there are limits to my servitude.

Bon, ça y est, je sens que ça commence à partir dans tous les sens, comme toujours avec American Horror Story, et je n’accroche pas vraiment à cette narration décousue qui passe du coq à l’âne. Je dis ça à propos de l’intrigue de Madison & Nan qui tentent de draguer le voisin comme si de rien n’était. C’est une intrigue drôle, mais je vois pas bien l’intérêt, il y avait déjà largement de quoi développer avec les autres storylines. C’est toujours le même problème : parce qu’ils n’ont qu’une saison, ils mettent toutes leurs idées d’un coup, ne développent pas grand-chose, rushent beaucoup trop et concluent d’un coup. Non, vraiment, j’ai du mal avec les anthologies… Cet épisode ne doit sa bonne note qu’à la mort de Madison (même si je soupçonne que 1/ Zoe est la prochaine suprême et 2/ Madison va vite revenir dans la série en pleine forme).

04.jpgÉpisode 4 – Fearful Pranks Ensue – 13/20
I had no idea the Council would be joining us today. How screwed am I?

Nous voilà déjà à l’épisode d’Halloween, un classique pour American Horror Story qui se donne toujours beaucoup de mal pour en faire de bons épisodes. Malheureusement, ce n’est pas le cas de celui-ci qui met en place les bases de ce qui sera excellent par la suite. Bref, j’ai trouvé tout ça un peu trop long, même s’il était sympa de voir le conseil des sorcières (avec un sorcier ?) et d’en apprendre un peu plus sur la manière dont était géré l’établissement. Oh et l’intrigue Kyle aussi était marrante, surtout quand on a vu The Affair avec la même actrice !

05.jpgÉpisode 5 – Burn, witch, burn ! – 18/20
You don’t mess with the Supreme.

Après les lenteurs du précédent, cet épisode repart sur de bonnes bases, avec une invasion de cadavres très à la mode pour l’époque (on sent bien l’influence Walking Dead dans la réalisation). J’ai beaucoup aimé l’ensemble des rebondissements, tant l’attaque dont est victime Cordelia que l’attaque de la maison ou les révélations finales avec le conseil. Fiona s’impose sans surprise comme une bitch froide et calculatrice, manipulant son monde pour avoir toujours plus de pouvoir. C’est grosso-modo le rôle qu’avait Jessica Lange en saison 2 et 4, alors pourquoi changer une formule qui (apparemment en tout cas) gagne depuis la saison 1 (où c’était un peu moins marqué… mais où elle manipulait tout autant et avait les réponses). Bref, les défauts habituels sont compensés par de bons rebondissements et un épisode très dense.

06.jpgÉpisode 6 – The Axeman Cometh – 13/20
Is there anyone that doesn’t have a fan site?

Le syndrome post-Halloween d’American Horror Story… Leurs épisodes d’Halloween sont toujours si bons que tout ce qui suit est moins bon. Ici, on nous propose une resucée de Charmed (non, vraiment) à base de planche Oui-ja et invocation de serial killer. Sans plus, pour moi. L’intrigue de Cordelia est un peu plus passionnante, avec les digressions sur son mari… qui n’en restent pas moins que des digressions qu’on ne devrait pas voir avant une saison 2 sur ce genre d’histoire. Mais il faut tout montrer en une (demi) saison…

07.jpgÉpisode 7 – The Dead – 10/20
I am a millennial. Generation Y. Born between the birth of AIDS and 9/11, give or take.

Et voilà, je m’ennuie face à tant de digressions. La saison avait de bonnes bases, mais à trop vouloir tout montrer et tout faire, ils se perdent et me perdent. Zoe devient une meurtrière (dans une intrigue très, très prévisible autour de la langue auto-coupée), Fiona se lance dans la chimiothérapie dont elle ne voulait pas entendre parler deux épisodes plus tôt, Queenie se perd en faisant amie-amie tour à tour avec une raciste et une cinglée qui veut la mort de tous ses potes. NORMAL.

08.jpgÉpisode 8 – The Sacred Taking – 13/20
What the hell happened to the staff in this house?

On remonte un peu la pente dans cette épisode où Cordelia reprend les choses en main pour se battre contre sa mère. Rien d’exceptionnel, mais c’était attendu. Excellente scène pour Madison, revenue comme prévu d’entre les morts (mais plus lentement que ce que j’aurais cru). C’est un peu lent, mais les scènes sont bien joué, la réalisation toujours fidèle à elle-même et le cliffhanger (toujours prévisible pour qui a vu Prison Break) fait bien son taf, on a envie de revenir pour la suite. Ce n’est pas toujours le cas…

09.jpgÉpisode 9 – Head – 14/20
Could people please not move things? Some of us are blind!

Cet épisode revient un peu plus longuement sur Nan, négligée dans les ¾ de la saison, mais dont il faut bien boucler l’intrigue malgré tout, maintenant qu’elle a commencé dans l’épisode 3… Ah non, j’ai vraiment du mal avec l’écriture de cette série. C’est frustrant, parce que ce sont en plus de bonnes histoires, mais elles sont rushées tellement vite que les personnages ne sont jamais vraiment développés et tournent en rond (et pire, les acteurs tournent en rond pour la plupart d’entre eux, étant sous-exploité à jouer toujours les mêmes rôles, d’une saison à l’autre). Bon, je remonte un peu la note de l’épisode parce que j’ai adoré Nan et Myrtle dans cet épisode, et puis parce qu’on avance un peu vers la fin de saison quand même.

10.jpgÉpisode 10 – The Magical Delights of Stevie Nicks – 12/20
She’s innocent. Mostly. She killed the neighbor, but the bitch had it coming.

Voilà un épisode qui passe un peu plus vite que d’habitude… mais dont je ne retiendrais pas grand-chose pour autant. L’alliance des deux camps ennemis contre le clan des chasseurs de sorcières était prévisible et nécessaire depuis quelques épisodes. Cela apporte des situations intéressantes, mais bâclées (je ne sais pas bien pourquoi d’ailleurs, il reste encore un peu de temps avant l’épisode final). Misty sauve l’épisode, principalement parce que l’actrice est géniale.

11.jpgÉpisode 11 – Protect the Coven – 10/20
Have you met me?

Bon, beh voilà un épisode qui tente de conclure un peu les grosses intrigues, sûrement pour nous proposer une fin de saison différente. De ce que j’en vois, l’obsession autour de la prochaine suprême devrait nous conduire sur la révélation de son nom dans le dernier épisode, une fois que tous les autres problèmes seront réglés. Les histoires du triangle amoureux Madison/Kyle/Zoe ont réussi à me saouler plus rapidement que je ne l’aurais cru possible et le reste semble de plus en plus bâclé. Comme d’habitude, les scénaristes veulent raconter trop de choses et sautent trop d’étapes dans leur résolution. Mais puisque ça marche niveau audience…

12.jpgÉpisode 12 – Go to Hell – 11/20
You will perform the seven wonders. Or die trying.

Épisode de transition vers le final, qui conclue les dernières histoires en suspens. C’est tellement gros comme ficelle d’écriture que ça devrait être interdit. On se débarrasse du tueur à la hache en deux secondes, puis de Marie et Delphine par un twist simplifié à l’extrême parce qu’on n’a plus de temps à leur accorder. Et donc, sans surprise, le dernier épisode nous permettra de trouver une nouvelle suprême… Mouais. Donc sur cette saison, même sensation générale que d’habitude : on nous présente une bonne dizaine d’intrigues en quatre ou cinq épisodes, et on passe les sept ou huit épisodes qui suivent à tout boucler aussi vite que possible pour présenter d’autres intrigues qui seront elles aussi bâclées. Enfin, un dernier épisode conclusif permettra de montrer ce qui n’a rien à voir avec la choucroute :

13Épisode 13 – The Seven Wonders – 19/20
You took my power the minute I gave birth to you.

Oh ironie. Cet épisode est un stand-alone qui nous permet de dire adieux aux personnages encore en vie (enfin… que l’on peut encore ressusciter) et de nous faire une idée sur leur futur. L’ironie, c’est que c’est le meilleur épisode de la série, puisqu’il prend le temps de s’attarder un peu sur chaque personnage qui ont un but commun (être la prochaine suprême) en proposant une structure narrative claire qui permet des rebondissements et en étant forcé de boucler l’ensemble avant la fin. Du coup, c’est une vraie réussite, qui ne se perd que peu en route et conclue bien les intrigues qui nous restaient (le triangle amoureux, la prochaine suprême). La toute fin est un peu grosse, autant dans la réconciliation Fiona/Cordelia que dans la demande de Myrtle de mourir brûlée. L’école ouvre finalement ses portes à une nouvelle génération de sorcières après un coming-out qui constituent l’un des seuls vrais twists surprenants (parce que… pourquoi ?) de la saison. Il y a du coup toute une génération de sorcières prêtes à s’entretuer, mais ça, on ne le verra jamais, parce que OH OH c’est une anthologie, on ouvre des histoires qu’on ne veut pas vraiment finir (encore que, je me plains, mais c’est une bonne fin de saison) !

Et voilà pour cette saison 3 d’American Horror Story… je sais, je ne suis pas toujours tendre, mais je suis vraiment frustré par la qualité de la série sans cesse gâchée par la précipitation qu’imposent les 13 épisodes. Les scénaristes feraient mieux de développer deux fois moins d’intrigues, mais de les approfondir. Là, au fond, on n’apprend jamais à connaître les personnages qui n’évoluent que très peu (sauf à coup de bonds dans le temps pour Cordelia par exemple). Dommage, mais l’une des meilleures saisons tout de même.

Cleverman (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Cleverman. Bonne lecture !

 

Avis : Cleverman, c’est la série qui n’a rien pour elle, si ce n’est qu’elle commence cet été et que donc, j’ai un peu de temps pour la regarder (non, en fait, j’ai la masse de choses à voir et rattraper, notamment Scream, Unreal ou Preacher… mais chut). L’histoire n’a rien de tout à fait neuf et promet des thématiques plutôt classique pour de la SF, avec surtout du racisme, comme toujours.

Donc, la série nous raconte la vie des « hairy people », ça s’inspire plus ou moins d’une légende urbaine australienne si j’ai bonne mémoire et voilà, c’est de la SF où une minorité dotée d’une force surhumaine, et apparemment assez animale, se fait martyriser par les gens normaux. La paranoïa est donc un peu partout, à la fois du côté des martyrisés (aussi appelés subhumans, c’est pour dire) qui ont peur de tout le monde que des bourreaux. Oh, et il y a une langue chelou qui nécessite des sous-titres. Évidemment.

Bref, c’est de la SF, c’est mignonnet, le trailer m’a intrigué et la saison 2 est déjà annoncée par ABC et Sundance, donc je me suis lancé dans le visionnage. C’est parti pour un avis à chaud sur chaque épisode… Attention, spoilers !

Note moyenne de la saison : 09/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 13/20
They shot the kid ! She is dead because of us.

Alors une série qui commence par une exposition de sa mythologie à l’écrit a tendance à m’énerver un peu, mais la scène d’introduction est plutôt bien foutue et nous fait rentrer assez vite dans un univers auquel on n’a pas besoin de comprendre grand-chose. Il y a ces « sous-humains » hybrides qui doivent vivre parmi les humains. OK. Ce pilot me laisse un avis très, très mitigé pour l’instant. Je trouve que ça part un peu dans tous les sens et surtout que les scènes intéressantes étaient déjà toutes dans le trailer. Le reste servait à combler du temps d’écran, dans un épisode drôlement long qui met en place tout plein de choses, sans qu’on ne voit vraiment où ils veulent aller. Les personnages ne sont pas franchement accessibles pour leur grande majorité, étant assez caricaturaux dans la plupart cas. Du coup, j’ai regardé tout ça d’un œil, sans mauvais jeu de mot avec notre Cleverman. Ce sera peut-être plus intéressant la semaine prochaine car l’on ne sait pas vraiment ce qui nous attend désormais qu’on a vu la révélation du (anti)héros et la scène du parking, excellentes par ailleurs. Tout ça me laisse une impression de brouillon un peu bâclé. Affaire à suivre…

02.jpgÉpisode 2 – Containment – 12/20
I am the cleverman.

À défaut d’avoir un épisode de Containment cette semaine, Cleverman propose un épisode qui porte ce titre, ô ironie. Je ne vais pas mentir : je n’accroche toujours pas à fond. Il y a effectivement de bonnes scènes dans cet épisode, des choses marquantes, ça je ne le retire pas à la série. Les deux scènes de torture (celle avec le père, puis celle où Djukuru – merci Google – se fait raser) sont parfaitement bien trouvées et mises en scène (encore que du coup il le rase intégralement… mais pas les parties intimes ? Détail technique de mise en scène qui m’a fait rire). En plus, ça permet de se rendre compte de l’ampleur du travail de maquillage. J’ai bien aimé aussi l’intrigue autour de Cameron, le garçon qui se fait tuer (mais bonjour la crédibilité du cadavre diffusé à la télé, normal). En revanche, je n’accroche vraiment pas au personnage de Koen, ce qui est con vu que c’est le héros. Je m’explique : j’ai trouvé les flashbacks médiocres comme explications. C’est une victime de bullying qui se voit doté de pouvoir. Wouhou. Rien d’original quoi. Ce n’est pas forcément un mal, mais disons que ça va avec un manque de développement général des dynamiques dans cette série. Oui, je crois avoir déjà déterminé mon problème : c’est long, parce que ça manque de dialogue qui établissent clairement les relations entre les personnages. Au fond, ce que j’aime dans une série, ce sont les personnages, pas l’histoire. Bref, ça s’écoute plus que ça ne se regarde, il y a des passages intrigants, mais je décroche encore bien vite. Ce n’est peut-être pas fait pour moi. Je vais persister encore un peu, surtout que la saison 2 est déjà annoncée !

03.jpgÉpisode 3 – A Free Ranger – 08/20
I see you. I see blood.

Bon, ça ne s’arrange pas et j’envisage de plus en plus de laisser tomber la série… Je me laisse habituellement cinq épisodes. Je me suis pourtant « piégé » à regarder cet épisode en mangeant, pour rester à peu près concentré sur ce qu’il se passait. Beh, ça n’a pas suffi, je suis allé faire bronzette pour manger et je suis revenu ensuite pour finir l’épisode, c’est dire. Aucune scène ne m’a vraiment accroché cette semaine, mais j’ai retenu que Kora empêchait Koen de se servir de son pouvoir sur elle, mais pas sur la barman rousse qui est toujours destinée à mourir. L’autre info à retenir (j’imagine), c’est que les Hairies n’ont pas même physiologie que les êtres humains, ce qui est plutôt mauvais lorsqu’ils se font blesser (par balle). On ne voit pas bien en quoi leur physiologie serait différente, ni comment ils ont réussi à se planquer si longtemps sans que le monde ne découvre leur existence. Il faut l’accepter. Vraiment, j’essaye de m’accrocher, mais je n’y arrive pas. On verra la semaine prochaine… Peut-être qu’ils ramèneront leur monstre et qu’on en saura un peu plus, car je ne crois pas avoir eu d’infos sur lui cette semaine (à moins de l’avoir loupé en envoyant un message sur Whatsapp… oups).

04Épisode 4 – Sun and Moon – 10/20
Koen has no idea, you should taught him

L’épisode s’ouvre sur le monstre dans une scène marrante qui allège un peu les tensions qui vont suivre dans les 44 autres minutes. Je continue à trouver ces épisodes de presque 50 minutes trop longs, surtout que le générique étire à l’infini le truc pour pas grand-chose. Comme d’habitude, je me suis ennuyé dans une grande partie de l’épisode, mais quelques scènes ont attiré mon attention, notamment celle de la journaliste qui décide de raconter l’histoire des Hairies et manque de se faire tuer. C’est étrange comme série, il y a ces moments choquants toutes les 20/30 minutes et le reste se développe tout lentement. Cependant, certains points semblent intéressants, comme cette « drogue » qui permet aux humains d’atteindre les performances des Hairies. Certes, ça ne fonctionne pas encore, mais ça peut mener à des éléments intéressants dans un futur proche, comme le suggère la fin d’épisode (mais je suis sûr qu’il y a encore des effets secondaires en fait). La fin est sans grande surprise car anticipée depuis deux épisodes, mais elle soulève quelques questions supplémentaires sur Koen et Kora. Bref, je m’accroche, mais j’y vais toujours un peu à reculons, je trouve que tout ça est assez mal présenté dans l’ensemble.

05Épisode 5 – A Man of Vision – 08/20
I’m pregnant!

Rebelotte, encore un épisode auquel je n’ai pas accroché. C’était pourtant légèrement mieux la semaine dernière, je ne sais pas, j’avais espoir. Normalement, après cinq épisodes comme ça, je m’arrête, mais il paraît que la fin de saison est déjà la semaine prochaine, alors je ne vais pas gâcher mon plaisir. Bref, l’épisode en lui-même est un nouveau fourre-tout d’intrigues complexes hyper intriquées les unes dans les autres, qui commence par l’insémination de la femme de Slade, ce qui doit vouloir dire que toute l’intrigue médicale part de cette impasse. L’impression d’être devant la saison 4 d’Orphan Black (les personnages cools et les dialogues en moins) est néanmoins vite chassée par la désagréable sensation d’être devant Containment, avec une émeute et une zone… Le vocabulaire des deux séries est le même, et j’ai vite fait de choisir mon camp (indice : ce n’est pas celui de Cleverman). Bon, tout cela est à son tour chassé par un feu de camp digne de Koh Lanta qui barre en vrille sévère dans les croyances aborigènes et les hallucinations, et très franchement, je dois y avoir mis un paquet de mauvaise foi car je n’ai pas toujours pas tout compris. Ce n’est pas encore tout à faire l’heure du bilan de fin de saison, mais je doute fortement que l’épisode 6 me convaincra de revenir l’an prochain…

06.jpgÉpisode 6 – Terra Nullius – 05/20

C’est gênant. C’était le final et j’ai encore moins accroché que d’habitude, m’endormant carrément pendant l’épisode. Oups. Je crois que c’est la première fois que je m’endors devant une série inédite (bon, certes, je n’avais pas dormi depuis 36h, mais quand même) et c’est franchement dommage que j’en sois arrivé là, mais je n’ai pas accroché, je n’ai pas accroché. C’est hyper frustrant, parce que je me suis réveillé avant la fin et le cliffhanger avait quand même la classe quoi. Oui, mais c’est lent, trop lent, et les interactions entre personnages trop plates. Ca manque de dialogues percutants pour faire digérer la complexité de l’intrigue à laquelle je n’ai rien pigé faute de suivre plus attentivement… mais rien n’était fait pour conserver mon attention j’ai l’impression. Je ne reviendrai pas pour la saison 2, je crois. Peut-être que je regarderai quelques résumés, mais pas sûr. YodaBor la regardera j’imagine, pour ceux qui veulent quand même suivre des avis sur les épisodes, et je me contenterai de ses articles l’an prochain !

EN BREF – La série n’avait rien pour elle avant que je la commence et j’ai eu beau chercher, je n’ai pas vraiment trouvé, à l’exception d’une ou deux scènes bien cachées. Je n’ai pas réussi à accrocher à l’intrigue complexe faute de personnages bien écrits. Les acteurs sont bons, l’intrigue de base prometteuse mais classique. Ce qui pêche le plus pour moi, c’est l’écriture : les dynamiques entre personnages ne sont pas clairement définies, il n’y a pas une once d’humour et les dialogues sont des plus plats. M’endormir devant un season finale, c’est probablement une première pour moi. La saison 2 se fera sans moi.

 

Scream (S02)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode de la saison 2 de Scream et enfin une brève conclusion en fin d’article. Bonne lecture !

Saison 2Saison 3


Avis : Et oui, ça y est l’été est là et avec lui sa nécessaire flopée de séries gores et horrifiques, pour les nuit bien chaudes… Qui ne sont pas celles d’aujourd’hui, certes (regarde désespérément la pluie tomber dehors). Bon, fin de l’introduction.

Scream, c’est la série en laquelle je ne croyais pas du tout l’an dernier, mais que j’ai regardé quand même parce que ça semblait être parfait pour l’été dans le genre pas prise de tête en sortant du boulot. Et puis, assez rapidement, je me suis mis à dévorer les épisodes chaque semaine, pris au piège de voir les personnages auxquels j’étais finalement attaché mourir dans les pires atrocités vues depuis True Blood.

Donc ouais, j’avais fini par être totalement accro à la série, mais j’avais aussi deviné assez rapidement l’identité du tueur. Je m’étais laissé un peu surprendre par le twist final autour d’Audrey et à quoi bon blablater encore, j’écris ça surtout pour parler de la saison 2 et je n’ai pas franchement d’attente (à part de nouveaux personnages à tuer).

Note moyenne de la saison : 14/20

Ci-dessous, retrouvez mes avis sur les épisodes de cette seconde saison, avec spoilers.

01Épisode 1 – I know what you did last summer – 18/20
Audrey just broke the internet, again.

Cet épisode commence par une double mise en abîme assez sympa, avec l’extrait de film B très mauvais (pompé sur le pilot de Scream, ça tombe bien), puis la blague faîte à Audrey. Le ton est rapidement donné, angoisse, stress, rire, histoires adolescentes et technologie. Le tout fonctionne plutôt bien et résume plutôt pas mal l’état psychologique des personnages avant cette saison, avec les SMS envoyé à Audrey ou sa relation avec Noah. Les personnages ont grandi après les événements traumatiques… mais au fond rien n’a changé d’un iota, on les retrouve exactement pareil qu’en début de saison 1. Chacun récupère ses rôles clichés, malgré tout, envers et contre tout. Sans surprise, c’est la rentrée, ce qui permet d’élargir le pool de personnages à tuer, juste après avoir sacrifié Jake, parce que ouais, j’y ai cru pour le choc du premiere, comme j’ai cru qu’ils allaient le laisser survivre. Je suis dégoûté de m’être laissé manipuler comme ça, et encore plus dégoûté de le voir laissé pour mort. Bon, cette reprise est excellente : nouveau sheriff (lol I know you !), avec son fils obsédé par Emma (ça change dis donc), nouvelle prof, nouvelle amie sortie de nulle part (Zoe), nouvelles références détournées aux films du genre, nouvelle histoire sur le passé d’Emma. Tous les éléments sont là pour nous proposer une seconde saison tout aussi réussie que la première, si ce n’est plus. Le cliffhanger me laisse en revanche de marbre, si je dois y aller de ma théorie, c’est le fils du shériff qui est là. Vivement la semaine prochaine. Très, très bon retour.

02.jpgÉpisode 2 – Psycho – 13/20
My entire life is in there.

Je suis un peu déçu par l’épisode de cette semaine, qui retombe beaucoup en pression et enchaîne les moments prévisibles, comme le retour dans la maison à côté de la grange ou la découverte du cadavre de Jake. Cette dernière intervient bien tard dans l’épisode, ce qui ralentit le rythme de la série puisque les Lakewood six (enfin five, du coup) n’ont aucune idée de ce qu’il se passe, à l’exception d’Audrey, assez insupportable à se sentir traqué. Du coup, on suit sa vie et celle pas bien palpitante d’Emma, dont le père rejoint l’équation en sortant de nulle part après qu’elle se soit fait draguer par Kieran et Eli ou qu’elle se soit confiée à sa prof, la nouvelle Piper de cette saison. L’intrigue reste intéressante, mais les fausses pistes se multiplient un peu trop, notamment dans la scène Brooke/Gustavo. Ce dernier semble un stalker et on tient là ce qui sera probablement un couple, un peu comme Noah avec la nouvelle. Je suis beaucoup moins convaincu cette semaine qu’il y a sept jours. Dommage.

03.jpgÉpisode 3 – Vacancy – 14/20
Don’t worry partner, I covered for you

Bon et bien… Il s’est techniquement passé beaucoup de choses dans cet épisode (plus que la semaine dernière en tout cas) : Audrey est prise en vidéo avec le cadavre de Jake (sans surprise), le prof est de retour, Emma a revu et s’est disputé avec son père, Noah a pu flirter avec la nouvelle… Bref, beaucoup d’avancées dans la vie personnelle de chacun, et ça fonctionne plutôt bien. Le seul problème, c’est que l’intrigue supposée au cœur de la série patine totalement. Cela fait trois épisodes que nous regardons les « Lakewood Six » ne pas savoir qu’ils ne sont plus que cinq. Et ce n’est pas encore près de changer : à la fin, ils n’ont toujours pas conscience que quelque chose est en train de se passer, à l’exception d’Audrey, qui est vraiment notre accroche horrifique cette saison. En fait, la peur est plutôt psychologique qu’autre chose, même si bien sûr le meurtre de cette semaine est particulièrement violent. Une fois de plus, le tueur a plusieurs coups d’avance sur nos héros et, si l’on n’accroche pas à Audrey, on n’accroche pas à la saison. Je suis mitigé pour le moment.

04.jpgÉpisode 4 – Happy Birthday to Me – 14/20
Does tequila go bad?

Bon. Un tiers de la saison est officiellement passé désormais avec cet épisode tournant autour de l’anniversaire de Kieran et de sa mort, vue en cauchemar par Emma. Cette dernière se laisse convaincre par le cousin de son petit-ami que c’est une bonne idée d’organiser une grande fête chez elle… Ce qui crie dès le début aux spectateurs que ça va partir en cacahuète. Le fait que Jake envoie une bouteille de tequila n’arrange rien et bien évidemment, c’est sans surprise que tous nos personnages se retrouvent drogués, en commençant par Brooke. Bon, bon, bon. Alors ce n’est pas qu’on se fait chier devant Scream, mais la longueur de ce premier tiers de saison (et plus même) est vraiment pas cool. Tout le long de cet épisode, j’attendais la cérémonie des Miss dont il était assez clair qu’elle révèlerait enfin la mort de Jake, puisque Brooke avait reçu un sms comme quoi il serait là. Autrement dit, tout l’épisode est long et fait des détours inutiles, notamment dans le plan à 3 (on en parle du retour de la nana d’Audrey ?) ou la fausse piste évidente que constitue le fils du shérif. Les choses devraient ENFIN s’accélérer dans la suite de la saison, mais prenons un instant pour être triste pour Brooke qui parvenait enfin à oublier Jake… pour découvrir qu’il est mort de manière pas cool du tout, dans une scène rappelant de bons moments de la saison 1.

05.jpgÉpisode 5 – Dawn of the Dead – 14/20
I am not gonna play your little game anymore

WTF? En quoi un huis-clos est-il une bonne solution quand on a un cadavre qui tombe du ciel devant la moitié du lycée ? Comment est-il possible que la sortie de secours de la pièce dans laquelle ils sont tous enfermés ne soit pas surveillée ? EN QUOI C’EST UNE BONNE IDÉE DE BRISER TOI-MÊME LA VITRE QUI TE SÉPARE DU TYPE QUI VEUT TE TUER ? Non, vraiment, ils abandonnent définitivement la moindre cohérence dans cet épisode… ce qui ne l’empêche pas d’être intéressant par ailleurs dans la construction des personnages. M’enfin bon, c’est pas ouf tout ça, surtout en ce qui concerne Emma, qui finit par mentir (et tant pis pour le syndrome de Stockholm) ou Audrey, qui perd le sang-froid qui la caractérisait jusque-là, jetant Stavo en pâture et le regrettant aussitôt. Bref, la seule vraie réussite de la semaine, c’est Brooke, une fois de plus, et à la rigueur, on va dire que Noah s’en tire plutôt pas mal… Et donne envie de revenir la semaine prochaine. Les deux dernières minutes remontent la qualité de beaucoup d’un seul coup.

scream-season-2-episode-6Épisode 6 – Jeepers creepers – 14/20
Horror movie logic says we’re about to die. Real world logic does too.

Bad TV show logic says you’re about to survive once more. Sacrés farceurs ces scénaristes à essayer de nous faire croire qu’ils sacrifient Noah quand il n’en est rien. Les twists de cet épisode laisse tomber la logique pour se concentrer sur le développement psychologique des personnages, ce qui fonctionne en partie mais est franchement dommage. Audrey se confesse enfin, ce qui remonte finalement le niveau de l’épisode, heureusement porté tout du long, et une fois de plus, par Brooke. Quant à Emma, ne m’en parlez pas pitié ! La série est donc de plus en plus médiocre en terme de qualité et de cohérence, d’autant que je doute que ce virage psychologique soit suffisant pour porter les épisodes restant. Bref, ça décline de plus en plus.

07.jpgÉpisode 7 – Let the right one in – 15/20
One way or another, this is about Emma

Les scénaristes pouvaient-ils résumer tout le problème de la série en une ligne ? Et bien oui, tout tourne autour d’Emma, mais c’est définitivement un très (très) mauvais choix quand tous les secondaires sont plus intéressants qu’elle, oui, y compris Audrey. L’épisode était plutôt bon par ailleurs, sacrifiant une seconde fois un personnage que l’on pensait mort la semaine dernière et épargnant à nouveau une victime qui aurait dû y passer. On est très, très loin du slasher promis cette saison et c’est un peu dommage, même si je suis bien content de voir Noah ou Brooke survivre encore et encore. Ayant vu cet épisode avec cinq jours de retard, j’ai pu, ENFIN, le voir de nuit sur une terrasse avec un grand verre de glaçons (oui, oui, seulement de glaçons) et le bruit des pommes de pin tombant autour de moi pour me faire sursauter. C’est comme cela que je savoure le mieux les séries d’été, en chassant machinalement les moustiques et en profitant d’une nuit chaude. Merci la canicule d’avoir amélioré un peu la qualité de cet épisode.

08.jpg Épisode 8 – Village of the Damned – 11/20
The only thing scary here is your dress

C’est à croire que les scénaristes cherchent à souligner tous leurs problèmes les uns après les autres dans leurs répliques. Oui, il n’y a pas grand-chose de flippant dans Scream… Ce qui est plus que problématique pour un slasher qui approche de sa fin. Pas un instant, je n’ai senti Emma en danger et c’était un peu la seule mise en avant. Ils essayent de plus en plus de nous faire passer Eli ou Zoe pour le(s) tueur(s) quand Kieran est un peu trop vite laissé de côté en bonne victime cette semaine. Il ne m’inspire plus du tout confiance. Pour ne pas changer, l’épisode est sauvé par la performance de Brooke et les références de Noah, mais on est très loin du niveau du début de saison 1 et l’annulation est probablement une bonne chose. Je ne reste que pour avoir le fin mot de l’histoire, en espérant qu’il soit bien écrit, tourné et bientôt diffusé. Je garde espoir, mais ça ressemble un peu trop à un teen soap et plus du tout assez à la série horrifique que ce devait être.

 09Épisode 9 – The Orphanage – 11/20
A very special friend

Pff. Donc, Emma continue à agir en réfléchissant à peu près autant qu’une plante, notamment lorsqu’elle écoute cette cassette audio avec Kieran. Une fois de plus, personne dans le casting majeur de la série n’est sacrifié, mais un personnage très secondaire y passe (et cette fois, on est bien content qu’elle y passe). Toutes les pistes nous mènent gentiment à accuser Stavo cette semaine. J’espère vraiment que les scénaristes vont nous pondre autre chose, je soupçonne toujours autant Kieran cette semaine. Sans surprise, c’est Noah qui continue à être le personnage le plus intéressant à suivre, même si je n’ai pas pu m’empêcher de rire très très fort devant sa première fois ou la manière dont il détruit le micro plutôt que de s’en servir contre le tueur…  Oh et je me demande quand même ce qu’ils feront niveau explication pour le corps de Piper qui surgit de nulle part. Bon, on approche de la fin, je reste zen. À ce sujet, contrairement à ce que je suis sûr d’avoir lu dans plusieurs tweets et plusieurs articles lors de l’annonce du changement de diffusion, le sort de la série reste incertain pour une saison 3. Mea culpa pour les fois où j’ai dit que c’était annulé, donc.

10.jpgÉpisode 10 – The Vanishing – 16/20
This is not how it is supposed to end.

Merde, j’étais sûr que cet épisode marquait la fin de saison, mais en fait il en reste encore deux. Bien joué. Ces quarante minutes ont deux buts : torturer Noah pour nous rappeler qu’on est dans un slasher et rapprocher enfin Emma & Audrey. Il était temps que ces deux-là s’engueulent une bonne fois pour toute pour se réconcilier, cela fait facilement sept ou huit épisodes que l’on voit le truc venir, pour ne pas dire toute la saison, pour ne pas parler non plus du final de l’an dernier. Voilà, c’est chose faite, il est temps d’avancer et de ce côté-là, c’était une transition plutôt réussie. En ce qui concerne Noah… Bon et bien, il survit une fois de plus, mais cette fois il n’est pas indemne, aussi bien physiquement que psychologiquement. Il n’aurait peut-être pas dû coucher avec Zoe finalement, allez savoir. Je suis assez triste de la voir mourir comme ça, non pas que j’aimais le personnage, mais parce que ça manque d’éléments : l’actrice n’a pas eu grand-chose à jouer cette semaine, on ne sait pas bien comment elle s’est fait choper par le tueur. Dommage. Quant au cliffhanger… Bien, il y a encore beaucoup de choses à creuser dans le passé alors je doute que les scénaristes n’aient pas prévu d’autres retournements de situation. En tout cas, ouf, la série reprend quelques lettres de noblesse avec cet épisode !

20160810144116.pngÉpisode 11 – Heavenly Creatures – 16/20
It’s like you said: I turned death into a puzzle I can solve instead of focusing on my feelings.

Voilà encore une longue introduction pas bien utile qui prouve une fois de plus qu’Emma n’a aucune crédibilité en tant que personnage : qui ne réveillerait pas immédiatement toutes les personnes présentes dans la maison, ne serait-ce que pour savoir si elles sont mortes ou pas ? Audrey en tient une bonne couche quand même elle aussi dans cet épisode, abandonnant son meilleur ami quand il a besoin d’elle ou insistant pour que Kieran retourne dans la maison de celui qu’elle croit être le tueur. Bref. Il faut que j’abandonne. Noah est totalement traumatisé par les événements de l’épisode 10 et change du tout au tout, ce qui déstabilise tout le monde, alors que pour une fois la série propose une évolution de personnage crédible. Pendant ce temps, l’épisode continue de nous faire croire qu’Eli est le coupable, mais je me sens baladé plus qu’autre chose, surtout quand Kieran trouve les objets dans sa chambre. C’est tellement gros… que je préfèrerais encore l’option Stavo, qui ne semble pas totalement à abandonner puisque c’est lui qui propose à Noah de continuer The Morgue. L’épisode se voit offrir des rebondissements intéressants (bien qu’un peu prévisibles) qui permettent de faire accuser Emma & Audrey et d’en finir avec le père de Brooke. Bref, ça promet de bonnes scènes pour la semaine prochaine, je reprends un peu espoir malgré les gros égarements en cours de route.

Capture d'écran 2016-08-17 11.52.53 Épisode 12 – When a Stranger Calls – 16/20
Piper showed me than killing people is more fun than therapy

Bon, et bien cet épisode final fut (presque) sans surprise pour moi, cela fait déjà quelques épisodes que je soupçonnais Kieran d’être le tueur et j’en étais quasi-certain depuis qu’Emma lui a tiré dessus à la fête foraine. Au-delà de ça, l’épisode réservait de bons moments, notamment concernant Brooke ou Noah. D’ailleurs, la seule chose que je n’ai pas vu arriver avant était Brooke se faisant poignarder, il y avait 50% de chance que ce soit Noah. J’ai trouvé vraiment pourrie la révélation concernant Kieran comme tueur, car elle était vue et revue dans plein de films/séries et je crois que les scénaristes n’ont pas tellement géré l’intrigue autour d’Eli, bien vite sacrifié et oublié. Je veux dire : OK, il était à Lakewood pour se venger, mais qu’est-ce qu’il foutait à l’enterrement ? Qu’est-ce qu’il fichait dans les buissons quand la mère d’Emma a laissé un message au tueur ? C’est un peu bâclé de ce point de vue-là, mais c’est vrai aussi que je m’en remets sans trop de problème. Le happy end était sympa et la fin ouverte pas si étonnante, je trouve. Je l’ai vu arriver en tout cas et je ne sais pas trop si j’ai envie d’une saison 3 pour autant. Pff, je sais que je la regarderai si elle est produite un jour.

Saison 2Saison 3

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EN BREF – Cette seconde saison a eu la mauvaise idée de conserver tous les défauts de la première (manque de crédibilité, mauvaise écriture de l’héroïne, prévisibilité) et a hérité en plus de ceux d’une seconde saison (longueur, peine à rebondir, revirements de situation pas toujours au point). Pour autant, elle a su proposer de bons épisodes de lancement et de fin : elle a vraiment juste trop traîné en route. Je ne supporte toujours pas Emma et j’ai du mal avec Audrey, ce qui est un peu con vu que ce sont les héroïnes. Donc, c’est une saison globalement réussie qui plaira aux amateurs du genre pour le divertissement bien que rien ne les étonnera. Pas de saison 3 annoncée pour le moment, mystère pour la suite espérée par les scénaristes qui nous ont pondu un cliffhanger.

Saison 2Saison 3

 

 

Semaine 21 : du 23 au 29 mai

Et voilà, c’est la dernière fois que je publie « en avance » cet article qui, à partir de la semaine prochaine, sera de nouveau mis en ligne chaque dimanche, avec un recap des articles mis à jour dans la semaine, comme je le faisais au tout début. En effet, cette fois ça y est, avec le dernier épisode de la saison de Blindspot, chacune des séries que je regarde a sa propre fiche saison accessible depuis le menu « à la semaine », et ce n’est que le début ! Oui, que le début parce que malgré la fin de saison, j’ai déjà une longue liste de séries inédites (ou non) à découvrir cet été.

Cela dit, avant d’épiloguer autant sur ce qui sera, je ferai mieux de me concentrer sur ce qui est, alors voilà ce que je regarde cette semaine :

FTWD (2×07), 15/20
Silicon Valley (3×05), 13/20
Preacher (1×01), 14/20
Person of Interest (5×06), 14/20
Blindspot (1×23), 17/20
Person of Interest (5×07), 17/20
Containment (1×06), 15/20
Orphan Black (4×07), 20/20

SPOILERS BLINDSPOT 1×23

21.jpgC’est un concentré de réponses que Blindspot propose dans ce dernier épisode de la saison, qui sépare étonnamment l’équipe en 3 storylines distinctes. Sans surprise, c’est celle autour de Patterson & Tasha que j’ai trouvé le plus intéressant, avec la course au trésor qui s’installe concernant le dernier message de Mayfair. Certes, ça manquait un peu d’action, mais ça ouvrait des perspectives vraiment cool et prouvait que l’équipe était désormais soudée (d’ailleurs, ce câlin Tasha/Kurt en début d’épisode était une super idée). La clé du code est une fois de plus David, mon dieu, qu’il manque à la série ! Aucun suspens sur le cadavre de la petite Taylor, car il est clair que Jane/Taylor ne pouvait plus être cette gamine après les révélations du père de Kurt la semaine dernière. Du coup, c’est justement l’intrigue de Jane qui est la plus intéressante, car elle comprend les manipulations dont elle a été victime et voit s’enflammer ses dernières chances de réponses. La saison 2 est toute tracée dans ce final qui manie subtilement des tas d’éléments perçus comme secondaires ou inutiles dans d’anciens épisodes. Avec Orion et la nouvelle quête identitaire de Jane, sans compter le fait qu’elle se fait arrêter, il y a de quoi tenir facilement les 22 prochains épisodes. Les conséquences de cette saison 1 promettent un retour réussi et je serai au rendez-vous en septembre. Ce n’était pourtant pas gagné quand j’ai vu le pilot cette année ! Comme quoi, il faut toujours laisser sa chance aux séries.