Teachers (S02)

Spoilers

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’excellente saison 2 de Teachers.

Avis : J’ai attribué la note de 18,5/20 à la première saison de Teachers, je pense que ça ne surprend donc personne que je sois là pour la reprise et si vous êtes là par hasard sans n’avoir jamais vu un seul épisode… Foncez la regarder !

J’ai l’impression que la première saison était il y a une éternité et je ne me souviens que peu de choses, si ce n’est « Do the maths people » et de bons gros délires loufoques. Malgré cela, je suis plus qu’impatient de retrouver l’école et ces personnages de profs totalement cinglées qui donne envie de retourner en classe (et ça tombe bien, je veux être prof – pour des élèves plus vieux, certes).

Je n’attends pas grand-chose de cette seconde saison, si ce n’est un fou rire minimum par épisode. Non, je n’abuse pas du tout, ce n’est pas grand-chose, si ?

Note moyenne de la saison : 17,5

capture-decran-2017-01-18-19-22-40Épisode 1 – First Day Back – 18/20
Do you ever feel like an old Tupperware whose lid is lost and doesn’t get filled with leftovers anymore?

Je crois que je surnote légèrement cet épisode parce que c’est un épisode de retour, mais tant pis, je le fais de bon cœur. Comme prévu, j’ai adoré retrouver chacune des profs et leur directeur. L’épisode était tout bonnement excellent.

La structure classique d’intrigue A et B est abandonnée au profit d’une exposition des nouvelles situations de chacun pour cette nouvelle année scolaire. C’est tant mieux, cela permet de retrouver tout le monde (à l’exception des élèves évidemment) à parts égales.

Miss Snap se voit confier la Hell Class et son monde s’en voit chambouler. Il va falloir travailler et gagner en autorité, une intrigue marrante et très bien menée d’un bout à l’autre de l’épisode, même si c’était un peu prévisible. Cela promet de grandes choses pour la suite.

Mary-Louise est probablement celle qui a le moins d’intrigue, car rien ne change pour elle. Elle est donc drôle malgré elle, et c’est tant mieux.

Pendant ce temps, Caroline découvre que son prince charmant le plus parfait n’est autre que le proviseur. Et ça fonctionne très bien de nous mettre ces deux névrotiques ensemble, c’est totalement « out of box » comme la série sait si bien le faire et la conclusion est épique.

Mrs Feldman oublie que c’est la rentrée et passe sa journée sur la route, prétendant au besoin avoir une diarrhée alors même qu’elle donne cours en FaceTime.

Mrs Cannon se retrouve à enseigner les arts sans budget (dure réalité) ni salle fixe et Deb est délocalisée en dehors des bâtiments dans une roulotte.

Enfin voilà quoi, c’était un retour réussi, et je l’ai su dès cette première scène chantée qui n’inspirait que du bon et qui m’a aussitôt mis le smile. VITE, la suite !

02.pngÉpisode 2 – Stranger Danger – 17/20
Remember : PERVERTS ARE EVERYWHERE

On s’éloigne des préoccupations de l’épisode 1 et je ne sais pas si c’est dommage de ne pas suivre un fil rouge Hell Class/Trailer Class ou si c’est au contraire une excellente chose fidèle à l’ADN de la série.

Cette semaine, l’intrigue de base est donc qu’un inconnu s’infiltre dans l’école pour boire le café gratuit de la salle des profs. De cette idée déjà bien délirante en elle-même découle tout un tas de blagues qui fonctionnent plutôt pas mal : Deb apprend à ses élèves comment reconnaître les pervers et en fait trop comme d’hab (elles le font toutes, mais elle, quand même), Mary-Louise & Miss Snap décident de monter un groupe de défense pour les femmes (la partie un peu décevante de l’épisode en elle-même, mais avec d’excellentes répliques, Mrs Cannon et looks pour sauver le tout), et Caroline trouve l’amour grâce à un mannequin qu’elle nomme et trimballe partout avec elle – jusqu’à ce qu’il la trahisse avec Mrs Feldman.

Enfin, le proviseur embauche un vigile et part en mode commando tout seul dans son délire, ce qui fait qu’il passe pour un pervers. L’épisode avait un bon rythme, trois sous-intrigues (donc une de plus que d’habitude) et j’ai encore passé un beaucoup trop bon moment devant la série, qui m’a bien fait rire… et du coup, je mangeais devant, c’était n’importe quoi, autant vous le dire !

03.pngÉpisode 3 – School Sweet School – 19/20
I’m gonna read that… again.

Bon, la série gagne à être vu en binge-watching, je crois, j’ai toujours un peu de mal à re-rentrer dans les épisodes chaque semaine, et comme ils sont assez courts, perdre 30 secondes, c’est vraiment dur. Oui, c’était totalement de l’ironie !

Cette semaine ne déroge pas à la règle de cette seconde saison, avec une multitude d’intrigues permettant d’exploiter un peu tout le monde. Deb ramène son mari à l’école quand son mari (Damien, donc) fait livrer la maison à l’école. Celui-ci va alors avoir une influence positive sur l’ensemble des profs à l’exception de sa femme. C’est donc un épisode qui parvient à réunir tous les personnages autour des problèmes de couple de Deb, et ça fonctionne à merveille.

Mrs Cannon vit un vrai échec avec sa classe d’art et décide donc de créer sa propre ligne de boucles d’oreilles, qui sont absolument horribles. Ses collègues n’osent pas lui avouer la vérité et se retrouvent forcées de les acheter, ce qui permet de bons gags vu que tout vient évidemment des poubelles, dans lesquels on retrouve tout ce que Mary-Louise se voit forcer de jeter.

Le problème de Mary-Louise, cette semaine, c’est qu’un de ses élèves aime se mettre des objets ronds autour du pénis, ce qui est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode en ce qui me concerne. La toute fin de l’épisode est notamment géniale, avec Miss Snap qui ferait mieux de vérifier ce qu’elle met dans la bouche… Mon dieu, quoi.

Et si j’ai une intrigue la plus drôle, j’en ai également une la plus évocatrice pour moi, celle de Mrs Feldman. La pauvre n’a pas préparé son cours, comme d’habitude, et se retrouve à improviser face à des élèves qui, eux, ont lu le livre qu’ils devaient lire. Et quand on est prof, il arrive toujours un moment où on est censé savoir un truc qu’on ne sait plus, et il n’est pas toujours évident de reconnaître sa limite, alors j’ai adoré la voir se lancer dans des questions hyper larges.

Drôle et efficace, ce nouvel épisode permet toujours quelques fous rire. Si seulement la série pouvait être plus connue, car elle le mérite vraiment !

04.pngÉpisode 4 – Held Back – 18/20
Oh my God, I don’t even need therapy, I just fixed myself.

C’est le retour de Hot Dad ! Mary-Louise part en vrille totale à sa vue, comme toujours, et cherche à savoir dans quelle classe son fils sera lorsqu’il redoublera. C’est plutôt drôle à voir, puisqu’elle s’associe avec Deb pour trouver la réponse (Deb qui, elle, pète un câble sans café). Pas de chance, Hot Dad lui préfère Caroline, du coup elle se lance dans une opération passive-agressive génialissime avec un bon détournement des films d’horreur.

Cela permet de découvrir que Caroline continue de voir le directeur (le chien de Miss Snap en dit long sur leur relation !) et de conclure sur un rapprochement entre Hot Dad et Mary-Louise… ruinée par le directeur.

Miss Snap s’est donc achetée un chien qu’elle a appelé Ryan Gosling. Évidemment. Cela la force à aller voir la psy de l’école quand le directeur décide de mettre un peu d’ordre dans l’école. C’est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode, et c’est pourtant considéré comme une sous-intrigue vu le titre, tout est dit sur la qualité de l’épisode.

Cela fonctionne un peu moins avec Miss Feldman qui est forcée par le directeur de suivre le programme. Elle part alors en plein délire toute seule, imaginant Miss Cannon l’aider à résoudre un problème.

Sans ça pour casser le rythme, j’aurais passé l’épisode à rire franchement, cette saison 2 est géniale.

05.pngÉpisode 5 – Snap Judgement – 17/20
And then my boring week was blessed with the most magnificent trainwreck of all

Miss Snap se lance en politique pour représenter les profs et elle fait des promesses faciles à tout le monde. Mary-Louise se lance dans une opération de conversion des profs qui est marrante et toutes ses collègues habituelles lui viennent en aide. L’intrigue occupe tout l’épisode sans B-story, et c’est une excellente chose car cela fonctionne merveilleusement bien.

Il est dur de ne pas penser à l’élection américaine, mais c’est marrant et le message est sacrément fort. Ryan Hansen est l’acteur parfait pour incarner le macho misogyne cliché et il le fait avec beaucoup d’humour.

L’épisode gère à merveille les doubles standards, les clichés et la victoire de Miss Snap aussitôt flinguée par un connard sexiste qui lui dit comment se comporter. Il va même jusqu’à oser la parodie de Game of thrones, dans une scène peut-être un brin trop décalée et loufoque, mais parfaitement réussie.

Cet épisode est un petit bijou anti-sexiste qui en plus parvient à faire rire plus d’une fois. Tout bon et dans la lignée d’une saison excellente et sans faute.

06.pngÉpisode 6 – Brokebitch Mountain – 16/20
Yes, it’s because teachers are paid crap. It’s part of the 1%’s conspiracy to keep the masses dumb and compliant.

Mrs Feldman n’a plus d’argent et ça la rend totalement dingue. Elle tente de se calculer un budget, mais sa classe lui fait comprendre qu’elle est trop pauvre pour espérer s’en sortir. La critique n’est pas subtile, mais elle a le mérite d’être assez efficace : les profs sont sous-payés et pas qu’en France. Rassurant, dis donc.

Cela finit par une scène très « cheesy » comme ils disent là-bas, à savoir qu’elle est tellement mignonne que ça donnerait presque envie de pleurer, avec son élève qui arrête de bégayer en chantant. Tout ce que j’en retiens cependant, c’est vive la Finlande, les gars.

Une autre intrigue voit Caroline croire à nouveau en l’amour grâce à ses élèves, et plus particulièrement Craig & Amy qui « sortent ensemble ». Pas forcément la meilleure des intrigues, c’était toutefois l’occasion de quelques bonnes répliques (« don’t be that girl ») et situations qui prêtaient à sourire.

Enfin, l’autre point était une réflexion sur les règles. Parodiques à l’extrême dans les réactions du proviseur, cette intrigue m’a bien plu. Elle ne m’a pas vraiment fait rire, mais elle est assez juste malgré tout et il est bon de voir des séries aborder un sujet aussi tabou que ça sur le ton de l’humour.

Je ne suis pas tout à fait certain que la conclusion soit vraiment la meilleure, mais je prends. Je n’ai pas tout à fait accroché à l’épisode, mais je suis plutôt crevé et de mauvaise humeur en ce moment, alors je n’étais pas dans les conditions idéales. J’ai malgré tout ri et adoré l’intrigue de Feldman, alors ça valait le coup de le voir.

07Épisode 7 – Thirty-One and Done – 16/20
You guys know who Lou Bega is, right?

C’est l’anniversaire de Chelsea et comme tous les profs, elle ne le vit pas si bien quand ses élèves tentent de deviner leur âge. Elle découvre au passage qu’elle est la plus vieille de ses collègue et que prendre de l’âge est son pire cauchemar. Les choses ne font qu’empirer quand Mary-Louise lui rappelle toute la journée que c’est son anniversaire ou quand elle se flingue les cheveux toute seule.

Par ailleurs, la photocopieuse est en panne : Feldman fait lire le manuel de la photocopie à ses élèves, puis innove avec le lecteur DVD. C’est la guerre dans l’école, pour trouver des activités pour les élèves ou pour savoir qui est responsable de la panne. Les grands classiques des écoles.

Pour oublier les différents et pour l’anniversaire de Chelsea, les profs se rendent donc à une soirée universitaire.

Toutes, sauf Mary-Louise qui, quant à elle, s’arrange pour revoir son Hot Dad autant qu’elle peut, au point d’accepter un baby-sitting. Elle est toujours aussi dérangeante dans son affection pour lui, mais quand en plus il est OK pour qu’elle passe la soirée avec lui, elle ne peut que se faire des films, tenter de l’embrasser et tomber dans les vapes. Bien joué. Elle empire encore les choses en s’enfuyant et se prenant la vitre.

De leur côté, Chelsea et les filles passent la pire des soirées où chacune se sent vieille à sa manière, et pour oublier ça, elle finissent en soirée déjantée qui casse la photocopieuse. Brillant. Ce n’est pas le plus drôle des épisodes, mais il est efficace et fait toujours autant rire.

Je n’en demande pas plus, mais comme en plus il fait avancer certaines intrigues, j’approuve !

08.pngÉpisode 8 – Getting Drilled – 19/20
Oh Deb, I’m so sorry that you are mentally ill.

Une tempête éclate en ville et cela affecte bien sûr l’école : une tornade approche et l’école part en chaos total, malgré un plan bien révisé qui foire à merveille avec le caractère de chacun des profs (vive Sharknado, cela dit !).

Dans le genre chaos total, la tête de Deb est pas mal non plus : elle transporte avec elle le cadavre de son chat empaillé. Le directeur n’a d’autre choix que de les envoyer en thérapie de groupe, qui part en vrille elle aussi puisque ses profs sont incapables de rester normales trente secondes. Cela tombe bien car leur thérapie est tout sauf normal : elles finissent donc en parcours d’obstacles.

Entre la tornade et le parcours d’obstacles torturant Chelsea, cet épisode était l’un des meilleurs. Les gags étaient tous hyper perchés mais fonctionnaient à merveille justement parce qu’ils étaient abusifs.

En plus, cela permet de réaffirmer la cohésion du groupe malgré ses différences et la fin de nous prouver que la série sera toujours la même de ce point de vue-là. C’est juste génial comme fonctionnement et les six profs ont eu leur moment de gloire dans cet épisode.

Bref, Teachers est toujours aussi efficace, et clairement, c’est mon humour.

09.pngÉpisode 9 – In Security – 16/20
That’s what hypocrisy looks like

Bam, trois épisodes dans la journée, ça valait le coup de prendre un peu de retard dans la diffusion rien que pour la dose de rire.

Deb se voit forcée d’entraîner l’équipe de Kickball de Fillmore, et ça entraîne pas mal de situations marrantes, avec notamment la coach Beist de Glee. Cela dit, c’est rapidement devenu lourd de la voir entraîner une équipe incapable de faire quoique ce soit, tombant trop vite dans le cliché.

De son côté, Mary-Louise essaye de faire comprendre à Feldman l’importance du drapeau américain de l’école quand elle doit se faire remplacer un matin pour la cérémonie (c’est ça pour elle) du lever de drapeau. Elle le voit tellement sacré qu’elle est forcée de brûler le drapeau chaque fois qu’elle le désacralise. Un peu lourd également comme intrigue et, surtout, hyper américain.

Pendant ce temps (heureusement il reste une intrigue excellente), des vols sont commis en toute impunité à l’école et le directeur veut les stopper. Avec l’aide du garde, Tobby compte bien y arriver : tout ce que les caméras révèlent, c’est que Cecilia n’est pas si Vegan que ça, que Chelsea a des problèmes de sous-vêtements et que Caroline est la pire des voleuses : elle fait le ménage pendant la nuit. Quant à Tobby, il danse dans les couloirs. C’était bien drôle comme intrigue et ça change un peu des problèmes habituels de la série.

La conclusion est toute trouvée avec Mary-Louise, mais j’ai aimé voir ces deux personnages devenir potes, c’était une évolution cool. Dommage que ça ne continue pas par la suite avec cette fin, il y avait un bon running-gag potentiel quand même !

Bref, un épisode un peu en-dessous, mais qui se rattrape de manière inattendue !

10.pngÉpisode 10 – Lunchtime! The Musical – 20/20
Don’t tell me looks don’t matter

C’est déjà la fin de saison pour mes professeurs préférées ! Comme j’ai passé quelques semaines sans regarder les épisodes, j’ai l’impression que la saison a défilé à une vitesse incroyable. Il faut dire que dix épisodes, c’est bien peu.

Pour bien conclure la saison comme il se doit, les scénaristes bouclent la boucle avec un musical, c’est à la mode cette semaine après le crossover Supergirl/Flash et c’est déjà la manière dont ils avaient entamé la saison. La seule différence, c’est qu’eux, ils savent ce qu’est un musical et ils nous pondent un épisode de dingue avec du rythme, une histoire, des chorégraphies réussies, bref, ils font un vrai musical.

Il n’y a pas de vraie explication concernant ces morceaux chantés, mais qu’importe, l’univers déjanté de Teachers s’y prête à merveille. Tout part d’un problème simple : Chelsea ne rentre plus dans ses jeans et, puisqu’elle est élue, elle décide de bannir la junk food de l’école. Elle est alors placée dans le rôle de la méchante pour le reste de l’épisode, avec un besoin de maigrir ridicule mais hilarant.

Ses chansons sont géniales et approfondissent ce problème existentiel (ou pas), pour la faire suivre un classique arc de rédemption qui la verra recommencer à manger n’importe quoi. Pendant tout ce temps, elle négligera complètement Mary-Louise, qui a pourtant bien des problèmes.

En effet, Hot Dad est volontaire pour servir les repas à la cantine cette semaine. C’est l’occasion d’une excellente chanson romantique en début d’épisode et d’une révélation de sentiments sans cesse retardée pour Mary-Louise. Cela fonctionne à merveille et il est dur de ne pas vouloir que ce couple se concrétise.

Comme les scénaristes font à peu près bien les choses néanmoins, la femme de Hot Dad sort de nulle part juste après que Mary-Louise avoue ses sentiments pour lui. Paye ton cliffhanger, il y a intérêt à avoir une saison 3.

Miss Feldman, elle, est contre la tyrannie de la nourriture imposée par Chelsea. Elle a donc le droit à sa petite histoire de réclamation et de révolte… mais aussi à la chanson la plus traumatisante de l’épisode lorsque Tobby se met à son tour à chanter. Et ce n’est pas beau à voir, parce qu’il tente d’être… sexy ?

Enfin, Deb a un énorme bouton sur le visage, offrant un côté plus gothique à cet épisode (ou pas), Caroline chante la non-importance des apparences (pour les moches) et Cecilia… se fait rembarrer chaque fois qu’elle tente de chanter, forcément.

Cet épisode est probablement le meilleur de la série, les chansons sont toutes très bien écrites et rythmées, j’ai eu le smile pendant les 23 minutes parce que, oui, cet épisode est en plus plus long que les autres !

Une fin parfaite à une autre excellente saison.

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EN BREF – Cette série est toujours aussi déjantée et mon dieu que ça fait du bien ! Malgré quelques épisodes un peu plus faibles en seconde partie de saison qui explique une légère baisse de note par rapport à la saison 1, ces dix épisodes conservent un excellent niveau et s’achèvent sur le meilleur épisode de la série, l’air de rien. Cette année voit une évolution notable des relations de chacune et l’introduction de quelques éléments d’intrigues qui se retrouvent d’un épisode sur l’autre, renforçant encore la qualité globale de la série. J’en redemande, c’est léger et pas prise de tête, un vrai coup de cœur qui se confirme !

 

 

Colony (S02)

Spoilers

L’article ci-dessous a été rédigé pendant trois mois, juste après la diffusion de chaque épisode. Chaque critique contient des spoilers sur l’épisode dont il est question, mais pas sur ce qui suit, évidemment.

Avis : Après une première saison qui m’a principalement ennuyé, le masochisme me fait revenir pour assister au délire de la saison 2. Bon, pas uniquement : l’épisode final de l’an dernier était absolument intrigant et lançait enfin les choses que j’attendais de voir depuis le pilot, avec la révélation sur les aliens notamment.

Bref, j’avais très envie de voir la saison 2… et puis, j’en ai vu la bande-annonce (donc attention spoilers), qui m’a assez vite appris de quoi il allait en retourner. Nous voici donc en plein flash-back, reprenant avant l’invasion. Je ne sais pas si c’est brillant (on va enfin connaître les pièces manquantes de l’an dernier) ou juste parfaitement irritant (de repartir à zéro alors qu’il leur a fallu dix épisodes pour être intéressants).

Quoiqu’il en soit, comptez sur moi pour vous dire tout le bien (et le mal!) que je pense de Colony cette année !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Eleven. Thirteen – 13/20
I need your help

Le parallèle est rapidement fait avec le pilot dès la première scène de cet épisode : on observe les personnages prendre leur petit déjeuner en famille. Avec l’arrivée de l’aîné, on comprend tout de suite que quelque chose ne va pas et qu’on a changé de place dans la chronologie. Si l’idée est intéressante avec une intro qui nous suggère l’arrivée d’OVNI, elle s’avère rapidement hyper chiante car les dramas qui occupent les personnages sont déjà résolus pour la plupart en saison 1.

On n’apprend donc rien de nouveau et l’ennui arrive bien vite, exactement comme l’an dernier finalement. Je ne sais pas ce que j’attendais, toutes les séries ne peuvent apparemment pas nous proposer une métamorphose réussie : n’est pas Supergirl qui veut. L’invasion est aussi intéressante que prévue, mais elle ne suffit pas à effacer une trop longue introduction.

Quant à la conclusion, elle nous renvoie sans prévenir au présent histoire de nous montrer des personnages encore plus paumés.

Bon, c’était un retour qui me laisse très mitigé. Il y avait du bon, mais aussi pas mal de moins bon. C’était un peu meilleur que dans mon souvenir grâce à l’action des scènes de l’invasion, même si la majorité de celle-ci se devine plus qu’elle ne se produit. Comme toujours avec Colony, on nous montre qu’il y a beaucoup à voir, mais qu’on ne le verra pas.

« Démerdez-vous avec le peu qu’on vous donne » est un peu le crédo de la série, et j’ai beau être imaginatif et adorer ça, à un moment, quand on raconte une histoire, ça peut être pas mal de la raconter. J’attends la suite, mais j’ai peur de vite retomber dans l’ennui (tout en gardant l’espoir des excellents épisodes qu’il y a pu avoir l’an dernier).

02.jpgÉpisode 2 – Somewhere Out There – 09/20
What else did he do to you?

Il n’aura pas fallu longtemps pour que la série retombe sous la moyenne, et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Seulement, un peu comme pour Blindspot le jeudi midi, mon dîner m’a paru plus passionnant que cet épisode. Alors que s’est-il passé ?

L’épisode se divise schématiquement en trois parties. D’une part, nous suivons Will, comme toujours, dans la quête de son petit garçon au milieu d’un pays affamé et en ruine, en compagnie de son ex partenaire (allez, encore un épisode ou deux et ils couchent ensemble).

L’intrigue avait a priori tout pour être chiante et ça n’a pas manqué. Comme bien souvent à la télé américaine, le gamin a une tronche à claques et son comportement est tout bonnement insupportable. L’intrigue n’a rien de bien original… et n’est sauvée que par une excellente scène de fusillade, surtout impressionnante du point de vue technique.

De toute manière, la série se rattrape souvent par ses tentatives scéniques et filmiques. C’est le cas cette semaine avec une scène où Will déglingue tous ceux faisant partie d’un système réduisant les enfants en esclavage. Manichéen, simpliste et très bateau, cela finit donc par nous offrir la perspective d’un Charlie encore plus chiant la semaine prochaine.

D’autre part, nous suivons Katie qui tente de retrouver son autre fils (je reviens sur lui juste après). Pourquoi pas. Cela nous permet d’effleurer comme d’habitude le côté politique et ses liens avec la résistance, remettant en question pas mal de choses. L’association avec Jennifer (après fouille de sa maison et scène dramatique où son passé est évoqué grâce à un cadre photo brisé, ouin ouin) est tout ce qu’il faut en retenir, avec peut-être la dispute qui éclate entre sa sœur et elle. Mais bon.

Enfin, c’est donc le destin de Bram en prison qui m’a le plus intéressé, car on touche au plus près à la question extra-terrestre cette fois. Il y a de quoi faire avec cette intrigue elle aussi un peu trop prévisible (la relation amoureuse là, c’est bon quoi, on vous voit venir).

Un épisode médiocre donc, avec plus d’ennuis et de longueurs que de points d’intérêt, mais au moins, ça avance un peu. On apprend notamment cette semaine que l’invasion extraterrestre date, le gouvernement américain (toujours eux) ayant reçu les premiers messages d’alien il y a plus de cinquante ans (et ayant répondu, bien joué les gars).

Il y a donc un culte dont fait partie Maddie et qui attend le Grand Jour, un truc qu’on nous avait déjà bassiné en saison 1 mais que j’avais totalement zappé. Oups.

03-2.pngÉpisode 3 – Sublimation – 14/20
You collaborate, you die

Et c’est reparti pour un tour avec un excellent résumé des épisodes précédents qui aide un peu à se remettre dans la série, voir à comprendre des choses un peu mieux… avant de nous balancer un attentat à la tronche.

Pas de quoi s’inquiéter cela dit, Katie continue de couper ses légumes et d’avoir des rendez-vous secrets d’une discrétion particulièrement pas discrète. Elle change aussi d’avis et demande de l’aide à sa sœur avec qui elle vient juste de se brouiller, mais ça termine en câlin. Tu parles d’un changement de perspective. Du coup, pas étonnant que ses gosses soient tout aussi insupportables chacun de leur côté.

Bram se fait donc agresser et perd ses chaussures, ce qui constitue une sous-intrigue de l’épisode quand même. Si on m’avait dit ça, je ne l’aurais pas cru, et pourtant ! Cela suffit à lui faire devenir un espion de la tête de rat dont j’ai de nouveau oublié le nom cette semaine. Je ne suis pas des plus attentifs, je sais.

Will tente le tout pour le tout pour rentrer à LA, c’est-à-dire qu’on le voit planifier ça et c’est tout et qu’on sent bien que sa pote va y passer. Je suis triste, je l’aimais bien, mais alors la manière dont elle explose, j’ai eu du mal à ne pas rire face à cette partie de paintball. Je suis quelqu’un de mauvais, je crois.

Pendant ce temps, Katie, encore elle, décidément !, s’occupe enfin de sa gosse et lui apprend qu’il existe tout un tas de foi. Il était temps de commencer à faire quelque chose pour la sortir de sa secte, quand même, mais elle ne le fait que parce qu’elle se vend aux autorités et à la blonde dont je ne connais pas le nom non plus.

J’ai trouvé cet épisode un peu plus supportable et clair dans ses intentions que la semaine dernière, même si rien ne se passait pendant une bonne moitié. Je ne pensais pas que les choses allaient avancer si vite dans les dix dernières minutes, et ce fut une excellente surprise de voir la manière dont l’épisode se finit sur une scène de retrouvailles qui n’aura pas été trop longue à attendre.

Finalement, beaucoup de choses se passent et c’est agréable de voir que la série nous donne enfin un peu plus de qu’on veut voir… La patience paie.

04.pngÉpisode 4 – Panopticon – 17/20
People die. You want an orange?

Les scènes d’introduction de cette série me laissent toujours perplexe, c’est dingue, il faudrait faire toute la série uniquement là-dessus. Cette fois, on découvre donc le niveau international de l’invasion et des colonies, avec une Los Angeles à deux doigts de se faire bousiller. C’était hyper prenant comme moment, alors qu’assez prévisible.

Une fois cette intro passée, on entre dans un épisode très bien foutu, inattendu pour la série et qui, en 42 minutes, me fait changer d’avis une fois de plus sur la qualité globale de celle-ci. J’en ai marre de cette qualité en dent de scie !

Les retrouvailles familiales sont moins heureuses que prévues parce que Will y découvre que Bram est un petit con et Katie que son Charlie a vécu plein de trauma, mais l’air de rien, la série a réussi par je ne sais quel miracle à me raccrocher à l’intrigue familiale. Surtout que pendant tout ce temps, ils sont observés par Jennifer, qui est tiraillée entre les protéger ou les vendre.

Comme à chaque fois avec Colony, ça dépend des épisodes : il y a des moments où c’est vraiment top, et des moments où la série est plus ennuyante que tout ce que j’ai pu voir. C’est bizarre… mais cette semaine, ce petit côté voyeur était sacrément brillamment exploité et permettait un bon développement des relations entre chaque perso, avec la fascination de Jennifer reflétant assez bien celle du spectateur.

Très peu d’intrigues séparées cette semaine, avec un épisode qui se concentre uniquement sur Jennifer et ce qu’elle voit à travers son écran. Cette immersion est un pari risqué, pas du tout original (coucou Black Mirror, qui déjà n’était pas bien originale à son lancement), mais qui fonctionne à fond ici, puisqu’elle permet de se confronter à pas mal d’intrigues tout en entretenant la réflexion sur la Colonie lancée par l’intro. Réflexion qui se fait trop souvent oubliée dans la série alors qu’elle est censée être au cœur de l’intrigue, hein.

Bref, l’épisode se permet de faire avancer quelques intrigues assez subtilement, tout en proposant une qualité bien meilleure à celle des semaines précédentes. Charlie  doit se réadapter à la vie de famille, et ce n’est pas gagné. C’est une partie un peu chiante car je déteste ce gamin, mais c’est une évolution logique qui réussit à être convaincante tout au long de l’épisode. Et puis, il s’en prend à l’insupportable nounou, alors il marque quelques points.

Katie et Will se parlent enfin, et ça paraît être une des premières fois de la série. Ce n’est évidemment pas le cas, mais, comme à chaque fois, ça fonctionne à merveille et ça fait regretter que ce ne soit pas plus souvent. Les deux acteurs sont géniaux et leur alchimie fonctionne réellement. C’est con, parce que Will finit par critiquer violemment une Jennifer qui prend malgré tout la décision de les couvrir.

Cette décision était l’enjeu implicite de cet épisode, et c’était assez prévisible, mais pour une fois que la série propose une évolution construite et rapide, je ne vais pas m’en plaindre car j’ai bien aimé le reste. Le couple finit par comprendre qu’il est surveillé en fin d’épisode, sans se douter que Jennifer est en train de supprimer toutes les informations compromettantes… et de devenir au passage mon perso préféré dans cette série, une évolution qui s’est faite dans ces quatre derniers épisodes alors que je ne me souvenais même pas d’elle en lançant la saison 2.

Le cliffhanger nous révèle l’évidence : tout le monde est surveillé, y compris Jennifer, qui tente de se suicider… quand personne n’est derrière son écran à l’observer. Du coup, on nous laisse dans le suspens jusqu’au prochain épisode, pour savoir si ou non elle va y passer, et ça me frustre vraiment, car les deux décisions se tiennent niveau cohérence de la série à long terme.

Merde, suis-je vraiment en train d’accrocher à Colony alors ?

05.pngÉpisode 5 – Company Man – 13/20
Where is Jennifer?

Comme toujours, l’introduction de cet épisode se détache des personnages principaux pour nous montrer une situation plus générale concernant la Colonie. Seulement, cette fois, on comprend bien vite que les personnages introduits sont là pour rester, car on n’embauche pas Bethany Joy Lenz juste pour une scène (et parce qu’elle est avec Broussard, aussi, qui signe un retour moyen).

Et ça ne rate pas, on suit la vie de ce groupe de résistants pendant quelques scènes de l’épisode. Grosso modo, ils en apprennent plus sur les drones, mais rien d’exceptionnel. J’imagine que nous allons être amené à les revoir et qu’ils vont combler le temps d’écran que nous perdons avec la disparition de Jennifer.

Le sort de cette dernière reste assez floue cette semaine : tout porte à croire qu’elle est morte, mais en même temps, puisque son corps n’est pas chez elle, les scénaristes se laissent définitivement une opportunité de la faire revenir. Will passe son épisode à la chercher et en découvre plus sur la surveillance dont il se pensait victime. Certes, il l’est, mais de savoir que c’est le cas de tout le monde devrait le rassurer un peu.

En parallèle, il se récupère un nouvel associé (Burke) absolument insupportable et le contrôlant plus que ne l’aidant dans son job. Il a aussi le droit d’échapper de peu à encore un autre attentat, introduisant le mystère d’une main ensanglantée.

Pendant ce temps, Katie continue de s’occuper des gosses bien sagement à la maison, ce qui ne lui va pas trop. Elle finit par ENFIN péter un câble contre la nounou et la met à la porte. Ce n’est pas bien révolutionnaire et de toute manière son fils est un petit con donc elle n’est pas au bout de ses peines.

Comme l’inaction ne correspond pas du tout au personnage, elle fouille par la suite dans le bureau du mari de sa sœur à la recherche d’une clé USB pour sauvegarder un document officiel et secret. Bref, elle enchaîne les actes de résistance cette semaine alors qu’elle est censée se tenir à carreau, c’est bien joué (mais ça correspond assez bien au personnage tel qu’on nous le présente depuis le début).

Enfin, du côté de Bram, on voit que le fils Bowman assume son rôle de taupe à merveille, au point d’être grillé en deux minutes par sa copine. Ils en profitent pour balancer leurs ennemis qui se font assassiner froidement par le garde. Oups. Cette partie de l’épisode n’était pas grandiose, mais en même temps, l’ensemble de l’épisode n’était pas grandiose non plus.

Cette semaine comble le temps de la saison en faisant à peine avancer l’intrigue et sans dévoiler totalement son fil rouge. Cela m’irait si une saison 3 était déjà annoncée, mais pour le moment j’ai surtout peur que la saison 2 se finisse sans qu’on en sache beaucoup plus et que la série disparaisse à jamais. Ce serait frustrant.

06.pngÉpisode 6 – Fallout – 12/20
To risk our family to someone else’s would be foolish.

Ce serait mentir que de dire que cet épisode m’a passionné, puisque je l’ai vu sur trois jours et dans le RER à deux reprises. Cependant, il y a de bonnes intrigues par rapport à l’an dernier et je suis quand même plus accroché qu’en saison 1. C’est parti pour la critique, donc.

Commençons par le point faible de cet épisode, qui est une fois de plus Bram. Il continue sa crise d’adolescent et son passage à la résistance du fin fond de sa prison, refusant les biscuits apportés par sa tante et finissant par découvrir que ses camarades ont une bombe toute prête. Reste à savoir de quel côté il se rangera en définitive, puisqu’il tout aussi bien les balancer et acheter sa liberté.

Je suis moyennement convaincu par cette intrigue, donc, car elle tombe à chaque fois comme un cheveu sur la soupe dans un épisode autrement assez intense. Cela permettait toutefois d’approfondir un peu le personnage de Madeline et les différents choix qu’elle doit prendre, et ça c’était plutôt bien géré.

L’autre intrigue de cet épisode est déjà bien plus prenante, avec un retour sur le groupe de résistants de l’épisode précédent. En fait, je n’ai compris que devant cet épisode que Bethany Joy Lenz est un recasting d’une actrice de la saison 1, oups. C’est dire comment j’étais attentif l’an dernier, quand même.

Bref, le groupe continue de bosser sur sa trouvaille de la semaine dernière, mais très vite, il devient évident que l’un d’entre eux développe une maladie assez inquiétante. Pour une fois, Katie et Will décident de travailler ensemble pour se couvrir et franchement, c’est toujours un des points forts de la série quand les scénaristes se reposent sur ce couple d’acteurs excellents et de personnages torturés par leurs opinions.

Chacun de leur côté, ils sont chiants, mais ensemble, ils sont intéressants à observer. Toutefois, avant d’en arriver là, on a droit à une intrigue solitaire pour Will qui essaye d’en savoir plus sur la localisation de son fils et sur le sort de Jennifer. C’est juste assez pour ne pas être chiant, mais je suis bien content qu’ils n’aient pas passé l’épisode là-dessus.

Ensuite, donc, il aide sa femme à soigner l’un des résistants en faisant appel à un docteur qui se retrouve mêlé à la résistance contre son gré, photos à l’appui. Pas de bol. Leur pote résistant est donc bien malade, contaminé par des radiations, et la fin d’épisode est un peu longuette, mais passionnante du côté drama : il n’a que quelques heures à vivre encore, et une vie douloureuse. La décision est alors prise : il faut l’aider à mourir.

Une fois de plus, Colony s’embarque sur le chemin de la réflexion sur des sujets difficiles et le fait bien, malgré des longueurs. En définitive, le fil rouge (si tant est qu’il y en ait un) n’avance que bien lentement, mais le développement des personnages mis en avant est bien fonctionnel.

Je regrette juste ces longues phases d’ennuis entre deux moments pleinement intéressants qui me font rester et les quelques incohérences énormes qui subsistent (d’un côté, on nous dit que les caméras sont partout et que Will est observé, de l’autre, il se balade comme bon lui semble un peu partout quand même et rate forcément des heures et des heures de boulot).

07.pngÉpisode 7 – Free Radicals – 14/20
This isn’t a colony. It’s a death camp.

Une fois n’est pas coutume, la série se décentre le temps d’une longue introduction sur deux nouveaux personnages. On ne sait pas bien vers quoi ils se dirigent durant toute cette scène, mais c’est totalement le but en même temps, et j’avoue que je n’ai pas vu venir cette trahison et ce nouvel attentat.

Plutôt pas mal, c’est une intro très réussie pour la nana, Frankie. Et alors qu’elle semble toute contente de sa badassitude, elle ne se rend pas compte qu’elle a attiré l’attention des flics et qu’elle se retrouve être le nouveau cas de Bowman. Will se rend ainsi interroger sa famille et se compromet une fois de plus auprès de son coéquipier en étant trop gentil avec des petits vieux.

Cela mène à une intervention sanglante, qui voit la mort de tout un tas de résistants, mais pas de Frankie, bien sûr. Le coéquipier de Will est une fois de plus un énorme connard à tuer tout le monde sauf elle, puis il s’amuse à la torturer, alors que Will en laisse s’échapper un en toute discrétion, ce qui ne peut que lui retomber sur la gueule par la suite. C’est évidemment le cas, mais avant ça, il assiste à la torture de Frankie, tente de la sauver et lui permet ainsi de se suicider. Bien joué.

De son côté Katie recontacte ses potes de la résistance afin de décrypter le fichier contenant des infos sur Bram. Madeline, elle, comprend que Katie a téléchargé le document qu’elle vient de filer à la résistance lorsque Nolan lui apprend une brèche de sécurité. Comme Katie lui jure que ce n’est pas elle (elle sait bien qu’elle est filmée), Maddie lâche l’affaire mais lui conseille de se réconcilier avec Lindsey, l’insupportable nounou. Ô joie.

Évidemment, Katie le fait et ça ne plaît pas à son boulet de Charlie. Elle retrouve Broussard qui la veut de retour car il a découvert que la colonie n’est qu’une couverture pour exterminer tout le monde, dans les deux ans, trois mois et neuf jours à venir. Bon, ça laisse le temps à encore quelques épisodes tout ça.

Bram, lui, est occupé à faire l’amour à Maya. Cela dure dix secondes à peu près et même s’il s’en excuse, elle s’en contente largement car elle veut simplement le manipuler pour qu’il récupère à Snyder une carte de sécurité servant aussi de clé. C’est magique comment rien que par le cul et quelques baisers, elle arrive à en faire ce qu’elle veut, exactement comme Frankie en début d’épisode.

Magique, et pas du tout du foutage de gueule de la part des scénaristes côté construction de perso. Dans le même genre et de manière un peu abusive, on découvre que Maya est du même groupe que Frankie. Forcément, du coup, vu qu’elles ont le même mode opératoire. L’opération, justement, se déroule assez violemment et voit le garde connard se faire tuer de manière bien rigolote.

On apprend surtout que les étranges containers contiennent des gens vomissant du liquide vert. Rassurant. Le plan fonctionne à merveille et Maya réussit à faire péter le vaisseau au moment du décollage, ce que tout le monde voit bien peu importe où il est.

Entre ça et la lente extermination, Katie réussit à convaincre Will que c’est une bonne chose qu’elle retourne bosser pour les résistants. C’est une bonne chose, oui, surtout si la série continue à nous montrer le couple se faire confiance ainsi, pas si on repart dans les divisions de l’an dernier.

En tout cas, on progresse beaucoup avec cet épisode, mais je regrette un peu que le délai annoncé avant extermination soit si long, car je ne sais pas si la série tiendra encore si longtemps ! Je trouve que l’épisode était émotionnellement moins prenant que la semaine dernière, mais étrangement, j’étais beaucoup plus à fond dedans, alors ça s’en ressent sur les notes.

08.pngÉpisode 8 – Good Intentions – 18/20
You worked for them.

Au sommet politique, l’explosion du vaisseau à la fin de l’épisode précédent n’est pas passée inaperçue et pour cause, il y a de fortes chances que la responsabilité leur soit attribuée. Cette scène d’introduction est bien calme par rapport à d’habitude, mais en même temps, il fallait la voir comme un avertissement : l’épisode gagne en intensité par la suite.

Chez les Bowman, l’ambiance maritale est au beau fixe en début d’épisode, et c’est tant mieux pour eux, car un peu de bon temps ne peut pas faire de mal avant toute la merde sur le point de leur arriver : là encore, ce n’est qu’un signe avant-coureur.

En début d’épisode, Will est envoyé en mission pour retrouver le terroriste qu’il a laissé s’échapper dans l’épisode précédent. Il retrouve simplement la mère de Frankie, effondrée. C’était une scène pas bien utile mais assez intéressante dans les enjeux concernant la sécurité. En fait, toute l’intrigue de Will ne sert qu’à combler un peu l’épisode.

De son côté, Katie rejoint la résistance pour de bon cette fois. Et c’est elle qui obtient les infos dont Will a besoin en faisant équipe avec Broussard. En tentant d’aller sauver le terroriste, elle est à deux doigts de se faire prendre, mais non, ce n’est que le « gamin » qui se fait prendre dans sa fuite. Le stress monte déjà avec Katie à deux doigts d’être approchée, mais ce n’est rien comparé à la fin de l’épisode qui approche.

Côté résistants également, il faut noter une mutinerie qui échoue contre Broussard qui tue donc son ancien allié, qui était à deux doigts de le tuer lui-même. Rien que ça, mais ce n’est toujours pas le plus dingue. Tout dans cet épisode est prise de tête !

En effet, en attendant, Bram est mis face à un choix épique par Snyder. Il n’a d’autre choix que de trahir ses amis qui se font tous buter sous ses yeux d’une balle dans le crâne. C’est violent, mais là encore, ce n’est qu’un début, car l’épisode monte crescendo du début à la fin. En vrai, ses potes n’ont perdu que quelques heures de leur vie : les aliens ont pris la décision de détruire l’usine dans laquelle ils étaient tous prisonniers. Voilà qui est fait.

Enfin, l’épisode voit Charlie continuer d’être insupportable avec la nounou. C’était de loin ce que je regardais avec le moins d’attention et mal m’en a pris : Charlie a plus l’oreille que moi et il comprend qu’il est en danger bien avant sa sœur et la nourrice. Cette dernière se fait fusiller au beau milieu du hall, sans raison, alors que des hommes armés jusqu’aux dents débarquent chez les Bowman.

Mon dieu, que c’est bon de voir Lindsey mourir, elle qui concentrait tant de haine de ma part !

Les enfants sont sacrément malins, surtout Charlie, et les parents Bowman débarquent juste à temps, c’est-à-dire au beau milieu de l’attaque terroriste (comme le suggère la main ensanglantée). La série propose alors un plan-séquence tout bonnement dingue dans la maison. Pas un raccord, pas un changement de plan, juste un long traveling prouvant une fois de plus que ces acteurs sont beaucoup trop bons et que Colony est toujours prête à prendre des risques sur le plan de la réalisation, avec cinq minutes sans pause et sans possibilité de reprendre son souffle.

Pari réussi qui ferait presque oublier l’excellent happy end de cet épisode : les Bowman sont enfin réunis. Snyder a sauvé Bram de l’usine et l’a ramené à ses parents, désormais dans un appart miteux sous protection militaire. Cette scène un peu niannian à la fin aide à reprendre son souffle après cette excursion dans la maison Bowman.

Finalement, une fois les 40 minutes finies, j’ai pris conscience de l’avancée énorme des intrigues et du nombre de morts, surtout. C’était tout simplement excellent, il n’y a pas d’autres mots. Je n’en attendais pas tant de cet épisode en le débutant !

09.pngÉpisode 9 – Tamam Shud – 16/20
If they’re coming for me, they’re coming for all of us.

Pour être honnête, j’hésite presque à enchaîner cet épisode avec le précédent, tant le 8 remettait à plat pas mal d’intrigues et coupait le souffle de manière ultra-efficace. Cet épisode est donc victime du succès du précédent : dur d’être à la hauteur quand la barre est si haute.

Pourtant, l’introduction confirme que la série a encore beaucoup en stock, sans même parler de son compte à rebours : on y voit deux personnes en-dehors de la colonie prendre un avion et y entrer. Seule l’une survit, mais c’est déjà trop pour les autorités politiques de la série.

Katie retrouve le bonheur de savoir toute sa famille en sécurité. C’est de courte durée : le partenaire de Will (Bob) pense que Katie bosse pour la résistance après avoir vu la vidéo où sa sœur l’accuse d’avoir voler le fichier tombé aux mains des résistants. Bien joué.

Il remonte ensuite la piste jusqu’aux suppressions de Jennifer. Pas de doute : les Bowman ont un nouvel ennemi tenace et redoutable.

En parallèle et une nouvelle fois, les deux époux bossent sur la même mission : retrouver le pilote de l’avion qui s’est échappé dans le bloc. Katie fait équipe avec Broussard et découvre que la résistance est compromise, avec le meurtre d’un allié dans un lieu de rendez-vous secret.

Une fois de plus, Will, lui, suit une piste qui ne le mène nulle part. Pendant ce temps, Bob découvre toute la vérité sans grande difficulté. C’est étonnant, je pensais que ça tiendrait plus longtemps que ça. Les enfants sont enfermés dans la planque et voient débarquer les flics, ce qui est toujours hyper rassurant, comme on peut imaginer.

Will se fait arrêter et, lorsque Bob menace ses enfants, il se met à en révéler un peu trop. Il a le moyen de contacter le pilote grâce aux informations de Katie et il l’utilise pour gagner du temps. C’est un bon plan car Katie et Broussard parviennent sans difficulté à récupérer les enfants avec quelques coups de feu. Ils s’enfuient ensuite dans les égouts avec Broussard, et Bram ne parvient pas à cuisiner sa mère autant qu’il le souhaiterait.

Will comprend assez vite que ses enfants sont libérés alors qu’il est en pleine mission pour les aider à capturer le pilote. Il parvient à son tour à s’échapper sans trop de difficultés, poignardant Bob avec une bouteille de verre cassée et l’aide du pilote, une femme appelée Noa. Après des retrouvailles express avec sa famille, Will rencontre une nouvelle fois Noa en compagnie de Broussard.

On apprend ainsi que la résistance en-dehors de la colonie est sacrément bien préparée et qu’une guerre est sur le point d’éclater. Sans être aussi prenant que le précédent, cet épisode parvient à maintenir le rythme et le suspens. Il laisse des cliffhangers pas trop violents mais assez intrigants : les révélations de Noa d’une part, les tribulations politiques de l’autre.

Surtout, cet épisode casse définitivement le principe de base de la série. Cette fois, Will est compromis et découvert comme résistant, c’en est fini du double jeu de policier.

Cela fonctionne à merveille et garde la tension mieux que la saison 1 n’avait jamais réussi à le faire : les 20 dernières minutes de cet épisode se dévorent, tout simplement. Je suis surpris très positivement par cette saison 2 qui me passionne, ce qui est totalement incompréhensible et inattendu après une telle saison initiale. Comme quoi, les bonnes surprises existent !

10.pngÉpisode 10 – The Garden of Beasts – 15/20
The only reason I’m in trouble is because of what you did.

Cette saison confirme qu’elle est bien moins inégale que la première avec un nouvel épisode plutôt solide, malgré des lenteurs, encore et toujours.

Comme toujours, l’introduction est un peu déconnectée du reste, mais elle se déroule en plus dans le noir. Filmer sans lumière est une grande mode des séries, mais c’est un peu chiant à force de ne jamais voir ce qu’il se passe. Cette fois, c’est un atelier de résistants qui est découvert, et l’un d’entre eux finit dans un vaisseau alien.

Le vrai intérêt de l’épisode réside dans le personnage de Maddie. On revient en effet enfin sur son cas et sur celui de Nolan, ce qui est une bonne chose car l’intrigue est drôlement intéressante. Katie contacte donc sa sœur pour l’informer de la situation. Cela ne se passe évidemment pas au mieux, mais ça me laisse un peu mitigé.

La chute des Bowman lors de l’épisode précédent entraîne des remous pour le couple de Maddie, mais aussi pour le proxy Snyder. Ce dernier avait embauché Will, alors forcément, il attire les soupçons. C’est plutôt pas mal, même si peu développé.

Côté résistants aussi on avance peu. Will, Katie et Broussard organisent un plan pour pouvoir traverser en-dehors de la colonie, en utilisant le van des « black jacks », les gardes qui réussissent à traverser le mur sans problème. Le plan tourne autour de la situation de Maddie.

En effet, tout le monde comprend assez vite qu’elle est interrogée : Nolan se sent dans la merde et passe pour elle un marché. Maddie est alors obligée de trahir sa sœur pour s’en sortir, et elle le fait après de bien courtes hésitations. Dommage.

Le plan est foireux mais ça fonctionne plutôt pas mal. Le début est mauvais, avec des lenteurs énormes, mais ensuite tout s’accélère au moment du coup de fil de Katie et Maddie. C’est appréciable, les scènes d’action continuent de bien valoir le coup. J’ai envisagé un moment que Broussard y passe, mais non, l’épisode ne monte pas trop haut dans les enjeux cette semaine.

En parallèle, Bram continue sa crise d’ado et est insupportable. Les enfants Bowman se passent le mot pour l’être l’un après l’autre de toute manière, comme tous les gamins des séries. L’avantage, c’est qu’au moins, ils ne sont pas trop mauvais acteurs. Cette semaine, Bram contacte donc la mère de Maya, une scène qui ne sort de nulle part. On le voit nostalgique de son ex et de ses mauvais dessins. Pourquoi pas.

La fin de l’épisode est décevante. Si la trahison de Maddie propose de bons enjeux et de bonnes scènes très bien jouées, notamment par Sarah Wayne Callies, le cliffhanger retombe comme un soufflet avec Bram qui s’enfonce dans les méandres de la résistance. Je suis surtout pressé d’être à la semaine prochaine voir ce que la série réserve !

11.pngÉpisode 11 – Lost Boy – 17/20
Today, we hit them where they live.

L’intro ne perd pas de temps cette semaine : on reprend directement avec une vidéo de la femme vers laquelle Bram s’est tourné la semaine dernière. Cette résistance plus violente encore que celle des Bowman prépare un attentat et Bram est de la partie.

L’épisode se construit comme un épisode de The Affair (oh, encore une série qu’il faut que je reprenne) avec le point de vue des différents personnages. On commence par Bram qui échappe comme d’habitude à la vigilance de ses parents pour revenir à la scène d’introduction que l’on vient de voir. Il rencontre alors Patrick, une figure de toute évidence importante pour ce mouvement « to liberty ». Ils ne sont pas du tout chiant à se le répéter toutes les dix secondes, et ce n’est pas du tout subtil de nous montrer Bram avoir du mal à suivre le mouvement en lui faisant répéter ça en retard. Cela donne plutôt l’impression qu’il est un peu neuneu.

Cette impression se confirme tout au long de l’épisode, et notamment dix secondes plus tard quand il stresse lors d’un contrôle de son sac. Bon, on le comprend, il s’apprête à commettre un attentat après tout. On le suit donc ensuite infiltrer une villa, au sein de laquelle Patrick se fait abattre comme une merde. C’est con.

Le second acte est alors du point de vue de Will, qui apprend de son second fils que Bram fait de la merde. C’est vrai qu’il n’y avait pas de quoi le voir par lui-même. Bon, cette scène se déroule en fait la veille et Bram confesse à son père la mort de Maya. C’est aussi chiant que prévu, si ce n’est qu’il ment à son père sur les raisons de sa mort, probablement pour éviter d’être surveillé en permanence. Cela fonctionne puisqu’il parvient à s’enfuir, comme on vient de le voir dans le premier acte de l’épisode. Will raconte tout à Katie, et paf, nous sommes le lendemain matin. Et là, contrairement à mes attentes, l’épisode change de point de vue. Du coup, je me demande aussitôt s’ils ne vont pas tuer Bram, parce que ça faisait très scène d’adieu au personnage tout ça.

La troisième partie se concentre sur Maddie qui reprend une vie à peu près normale… jusqu’à ce qu’un attentat vienne la menacer elle et son fils. Et oui, c’est l’attentat mené par le groupe de Bram et Patrick dans la green zone, sinon ce n’est pas drôle. Bram arrive à visage découvert et demande de l’aide à sa tante. Il lui ment en disant qu’il sort à peine de l’atelier. Cependant, elle n’est pas dupe. Elle l’aide à s’enfuir, prenant tous les risques, puis lui demande de quitter sa voiture. C’était une partie vraiment bien intéressante, mais en même temps, j’adore le personnage de Maddie, alors ce n’est pas surprenant.

Il se passe décidemment beaucoup de choses cette semaine et on enchaîne ensuite avec Snyder, un personnage auquel je n’ai au contraire jamais accroché. L’épisode nous présente sa routine matinale et son arrivée sur les lieux du futur attentat. Évidemment, il est question de politique, une fois de plus dans cette série. Ce n’est pas bien passionnant, jusqu’à ce que l’attentat commence et que ce bon vieux Snyder ait la trouille de sa vie et s’enfuit en courant. Oui, bon, ce n’est pas bien malin de nous montrer ça en vrai vu la situation actuelle un peu partout dans le monde, mais bon. Snyder s’enfuit dans la forêt et n’est retrouvé que durant la nuit. Il se rend alors utile à la blonde qui dirige la colonie.

Nouvelle partie de l’épisode, nouveau personnage. Cette fois, c’est Katie qui intéresse les scénaristes. Elle s’occupe de ses deux enfants pendant que Will part à la recherche de Bram. Ce dernier revient trankilou en larmes pour pleurer dans les jupons de sa maman. Complétement con, mais ce n’est pas nouveau. Quand Will rentre, il raconte enfin toute la vérité à ses parents qui, de nouveau, se déchire, Will reprochant à Katie le comportement de leur fils. Il affirme cependant n’avoir tué personne, malgré du sang sur ses vêtements. Mouais.

Enfin, les dernières minutes de l’épisode sont consacrées à l’Ambassadeur King, auquel Snyder a rendu visite. Au départ de celui-ci, il reprend sa journée tranquille mais entend l’attentat. Par conséquent, il appelle au secours et on lui indique la position d’un fusil et d’un refuge. Pas de bol, il tombe sur Patrick en chemin vers le bunker de protection. Du coup, il le tue et il se fait ensuite tuer par Bram, qui a bien menti à ses parents. Cela fait une belle conclusion, avec la main ensanglantée laissée sur la porte comme symbole de la résistance.

Cette structure éclatée de l’épisode est diablement efficace, même si j’aurais préféré un fil conducteur différent. Bram n’est pas spécialement un personnage que j’apprécie comme vous avez pu le comprendre dans ces lignes, mais force est de reconnaître que ce n’était pas mauvais du tout comme approche. L’attentat est finalement peu mis en scène, juste entendu. L’intérêt des scénaristes se portent sur les personnages, pas sur la situation.

Une fois de plus, Colony cherche à se démarquer par une structure originale qui permet d’améliorer un épisode qui aurait été autrement plutôt moyen.

Capture d'écran 2017-03-31 16.38.08.pngÉpisode 12 – Sepukku – 16/20
To Nolan, who shot for the moon and finally got it.

Difficile de croire que nous sommes déjà à l’avant-dernier épisode de cette saison, et pourtant, c’est bien le cas ! Quoiqu’il arrive, cette saison aura su se prouver bien plus solide que la première malgré des débuts difficiles.

L’introduction de cet épisode s’attarde sur le passé militaire de Broussard, c’est un peu long et pas bien intéressant, a priori, puisque ça reprend après l’accident et la bavure évoqués il y a un ou deux épisodes. Il n’y a donc à apprendre de cette scène…

De retour dans le présent, Nolan confirme qu’il souhaite vraiment se débarrasser de Maddie ! Je savais bien qu’il ne fallait pas lui faire confiance. Il parvient à la convaincre d’envoyer son fils dans un bus qui l’amènera dans un camp pour les enfants des plus riches, de manière à les protéger.

Cette pauvre Maddie en prend vraiment plein la tronche cette saison et plus le temps passe, plus je l’adore. Nolan profite d’elle une dernière fois (et un peu contre son gré en plus) avant de la trahir. Elle se fait donc arrêter.

Pendant ce temps, Snyder continue ses manipulations politiques, de manière à ce que Nolan soit écarté de son chemin. Il apprend au passage que la population de la colonie est bien vouée à la mort. Il confronte ensuite Nolan qui s’y était clairement préparé.

Désormais au courant de ce qu’il se passe, il se décide à aider Maddie en la prévenant à son tour de manière à obtenir autant d’informations que possible sur Nolan. Elle apprend donc que le Grand Jour tant attendu est une arnaque. Bam, encore un truc qu’elle se prend dans la tronche.

Snyder s’en tire donc plutôt bien, obtient ce qu’il veut et prend le pouvoir sur un Nolan qui se fait arrêter. Maddie, elle, se retrouve à la rue et je suis curieux de voir quel chemin elle va suivre désormais. J’ai beaucoup aimé cette intrigue qui nous débarrasse de Nolan et qui affirme Snyder comme homme de pouvoir, même s’il ne se rend toujours pas compte qu’il est manipulé par une femme bien plus puissante que lui. C’est drôlement intéressant ce jeu de pouvoir politique et je ne sais pas pourquoi je n’avais pas accroché à cet aspect en saison 1. Il faudrait presque que je la revois, mais en même temps, je n’en ai pas vraiment vraiment envie, vu mon sentiment général sur celle-ci…

Pendant ce temps, les parents Bowman veulent contacter le groupe de résistants de la « main rouge » et passent par Bram pour le faire. Il est d’abord hésitant, mais il finit par donner ses infos à ses parents. L’idée est d’aller préparer un attentat bien plus important (et surtout de récupérer ce dont ils ont besoin pour se casser du bloc).

Malheureusement, il n’est pas facile de s’entendre avec la taré qui les dirige. La solution de Broussard est aussi radicale qu’habituelle : tuer tout le monde. Bon, le plan s’adoucit un peu par la suite, mais Katie prévient quand même Bram des risques qu’elle décide de courir.

C’est dommage de voir que les résistants ne peuvent s’entendre entre eux, surtout que la main rouge est assez peuplée quand même alors que le groupe de résistants que l’on suit depuis le début n’est plus constitué que de cinq personnes. C’est suffisant pour prendre d’assaut le théâtre dans lequel la main rouge se réfugie… et nous offrir une nouvelle scène d’action en une prise.

J’aime vraiment énormément ces moments interminables dans la série, caméra à l’épaule. Malheureusement, Noa y laisse sa peau sans donner toutes ses informations. La dirigeante de la main rouge y passe également et Broussard se sacrifie pour le reste de l’équipe.

Du moins, c’est ce qu’il pense, mais il se fait ensuite cerner pas des drones qui lui sauvent la vie. La résistance est sacrément affaiblie par ce massacre, il ne reste plus que les Bowman et Bethany Joy Lenz (j’ai encore oublié le nom de son personnage, zut)…

Jusqu’à ce que Broussard les rejoigne et leur révèle que les drones ne l’ont pas tué. Katie suppose alors l’existence d’une liste qui protège Will et Broussard, puisque tous deux n’ont pas été exécuté par les drones. Reste à comprendre pourquoi…

Quant au cliffhanger de cet épisode, il prépare radicalement le terrain : la colonie de Los Angeles va devoir se rendre… donc tout le monde va devoir y passer. La fin de saison (ou de série ?) sera sanglante et violente la semaine prochaine !

13.pngÉpisode 13 – Ronin – 18/20
I just don’t wanna be a rat anymore

Cette semaine, Colony a déjà tout gagné : c’est le premier vendredi depuis bien longtemps où je ne commence pas ma journée en visionnant l’inédit de Grey’s Anatomy avant les autres. Oui, mais voilà : c’est la fin de saison, Bethany Joy Lenz l’a survendu sur Twitter au point de que ça apparaisse dans mon fil d’actu et j’ai eu une dose de Sarah Wayne Callies avec le retour de Prison Break qui m’a donné encore plus donné envie de voir ce final. Et en plus, Colony est renouvelée pour une saison 3 ! Bref, que du bon cette semaine !

Oh putain et cet épisode commence fort, avec une suite d’images buguées enregistrée par un drone, un « host unite »… qui n’est pas n’importe quel drone ! C’est celui du dernier épisode de la saison 1, lorsque Katie et Will était confrontée pour la première fois à un extraterrestre. Bref, la série répond assez clairement à nos questions pour savoir ce que sont ces extraterrestres qui dominent le monde. Et il s’avère que ce sont des machines.

Pour en revenir à notre petit de la saison 1, il est impératif de lui sauver la vie au plus vite, et l’équipe recrutée pour le faire y parvient. Le suspens n’est pas énorme, car on se doute qu’on serait au courant si Los Angeles s’était fait exploser !

C’était une fois de plus une excellente intro qui nous remet directement dans la série et ses mystères.

L’épisode reprend ensuite sur Will & Katie tentant de joindre les contacts de Noa en dehors de la colonie. Ce n’est pas si simple, car tout est codé et ils n’ont pas les codes.

On suit également Snyder qui constate l’effervescence du commissariat sans la comprendre. Il apprend que le bloc est évacué de ses officiels et va être détruit. C’est bien, ça ne met pas du tout la pression. Il se rend voir la Gouverneur-Générale, la blonde qui dirige tout ça, pour découvrir qu’il a le choix entre déménager en Europe sans sa fille ou se rendre comme le reste de la population. Et il a six heures pour faire ses adieux. Cet épisode ne traîne pas, comme prévu et expédie bien vite toutes les intrigues des deux dernières années. C’est bien joué.

Du côté des résistants, Will et Katie découvrent qu’ils ont amené les blackjacks à leur porte. C’est bien joué. Alors que les enfants évacuent, Katie confie un flingue à Bram. Bien, on est bien dans cet épisode, ça ne fait pas dix minutes qu’il a commencé et ça part déjà en vrille.

Morgan (Bethany Joy Lenz, je connais ton prénom !) se fait tirer dessus avant même de tirer sa première balle, et les grenades qui explosent dans le repaire rajoutent au stress de cet épisode. Je suis accroché à mon écran alors que c’est une scène plutôt classique, y compris dans ses effets sonores qui nous privent d’une ouïe au point. Hyper classique, oui, mais vu que je suis enfin accroché par la série, je suis à fond dedans, espérant que les résistants s’en sortent. C’est heureusement le cas pour les Bowman, parce que Broussard est hyper badass, mais Morgan ne s’en tire pas. Je suis dégoûté, elle n’aura pas servi à grand-chose alors que j’adore l’actrice ! C’est dommage de l’avoir sous-exploité comme ça.

Pas le temps de s’apitoyer néanmoins. Nos résistants se retrouvent à envisager de devoir contacter Snyder pour échanger le gant avec lui, histoire de s’assurer une place loin du soleil de Los Angeles. Alors, le gant… C’est un truc dont j’ai peu parlé cette saison alors que c’est un gros enjeu, mais je ne savais pas comment le traduire : gauntlet veut dire un gantelet, un gant de protection. Bon, j’en ai déduit que c’est tout simplement un bout de l’alien quoi ; mais comme j’ai mal suivi la saison 1, ça fait partie des choses un peu floue. Il faudra que je revois la saison 1, et comme elle sort bientôt en DVD, je me dis que c’est peut-être l’occasion.

Sans grande surprise, Snyder accepte le deal dans l’espoir de sauver le bloc. Il comprend bien vite que ce n’est pas possible. Dans une des meilleures scènes du personnage, il demande alors à Will de rejoindre la résistance, terrifié par ce qu’il se passe et qu’il a en partie provoqué. C’est un retournement inattendu pour Will.

Pendant tout ce temps, Maddie continue de s’en prendre plein la tronche : elle est rejetée de la protection de l’église qu’elle a financé et invitée à se rendre dans un bus, soi-disant la menant à San Fernando. Il est assez vite clair qu’il est question de se rendre à l’usine pourtant. Elle le comprend vite, mais il est bien impossible pour elle de faire marche arrière. Et quand elle essaye de le faire, elle se prend des coups, pour changer.

Broussard décide finalement de rester à Los Angeles, alors que Katie et Will, eux, cherchent encore à joindre les contacts de Noa. Le résistant en charge leur confie le gant avant qu’ils aillent chercher Snyder. Ce dernier se retrouve alors en fuite avec l’ensemble des Bowman, n’en déplaise à Bram.

La famille doit alors traverser de la manière la plus légale possible : le couple se déguise en gardes, les enfants paraissent être de gentils enfants voulant être amenés en sécurité et Snyder étant lui-même. Bien sûr, leur histoire a beau avoir l’air la plus crédible possible, elle ne l’est pas assez et ils sont finalement arrêtés par les gardes suspicieux.

Will tente donc le tout pour le tout et révèle son identité, ainsi que le futur du bloc de Los Angeles. La tension est à son comble, vraiment, durant une longue scène où il s’agit de faire changer le sergent en charge d’avis. Cela finit par fonctionner contre toute attente, de manière presqu’un peu trop grosse. J’ai bien aimé, évidemment, ce moment de gros stress, mais je trouve un peu trop simple qu’ils arrivent à convaincre une personne et que cela suffise. Il y avait une bonne dizaine de gardes et pas un ne se rebelle contre le sergent. Dommage, mais l’épisode manquait peut-être un peu de temps.

La longue scène ifnale se veut magnifique et y arrive bien : les Bowman et Snyder s’enfuient, voyant dans leur rétro le sort du bloc. Tout le monde est évacué par les extra-terrestres, dans un immense vaisseau spatial. Tout le monde, y compris Maddie, mais exceptée la gouverneure générale, en larmes elle aussi.

Ce cliffhanger n’étant pas suffisant pour lancer une saison 3 solide, il est alors suggéré que Snyder est en mission puisqu’il active en toute discrétion ce qui ressemble à un traqueur… Oh putain, le con ! Moi qui croyais à sa rédemption, je me suis bien fait rouler dans la farine !

Cet épisode était donc rythmé, mais prenait malgré tout le temps de faire monter l’angoisse et le stress de manière plus originale. Plutôt que de se concentrer sur d’innombrables scènes d’action, le côté psychologique était cette fois mis en avant, et ça fonctionnait. C’est assez étonnant d’ailleurs : je reprochais beaucoup à la saison 1 de manquer de rythme et de ne pas arriver à construire ce genre de scènes alors qu’elle tentait d’en proposer régulièrement. Peut-être que je ne l’ai pas regardée assez attentivement, peut-être que la série s’est vraiment améliorée, en tout cas, c’est réussi.

Et par égo, je choisis de croire à une amélioration plutôt qu’à une erreur de ma part. Forcément.

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EN BREF – La saison 1 de Colony m’avait énormément déçu malgré un casting de choix et des intrigues qui, parfois, se révélaient passionnantes à suivre. Cette année a commencé sur le même rythme inégal, entre moments vifs et longs temps morts. Toutefois, progressivement, je me suis surpris à accrocher aux épisodes et à enfin cerner les enjeux et les personnages. La réunion du couple Bowman en tant que résistants est le gros point fort de cette saison, exactement comme les meilleurs épisodes de l’an dernier réunissait le couple. Depuis qu’ils sont ensemble, la série fonctionne bien mieux, ça s’est vu dans les notes et ça a totalement changé ma perception de Colony, au point d’en faire une série que j’attendais chaque semaine avec impatience.

C’est loin d’être la meilleure série de la saison, mais l’amélioration a été telle que j’ai envie d’en parler longuement en bien, de célébrer ses prises de risques techniques et son casting véritablement exceptionnel.

Désormais, je me retrouve à attendre vraiment la saison 3 (alors que je n’étais pas spécialement motivé à voir la 2) : qu’arrivera-t-il à Broussard et au vieux qui a hébergé les Bowman ? Où se rendent les Bowman et quand comprendront-ils la trahison de Snyder ? Suivra-t-on l’histoire de Maddie au sein du vaisseau (mon plus gros espoir, finalement) ?

Tellement de questions me restent en travers de la gorge, vivement 2018, surtout si la série continue à garder ce très bon rythme !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

 

A Series of Unfortunate Events (S01)

Avis : Une série Netflix avec Neil Patrick Harris au casting, en faut-il vraiment plus pour expliquer pourquoi je me suis lancé dans le visionnage de cette série ? Faut-il parler du fait que ce soit les Orphelins Baudelaire et que, du coup, j’ai lu ça dans une autre vie ? Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire, alors sans plus tarder, voici mon avis sur ces huit épisodes, couvrant les quatre premiers livres de la série !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 18/20

01.jpgÉpisode 1 – The Bad Beginning : Part One – 20/20
We have absolutely nothing

Oh un générique super original avec une ambiance déjà bien définie et Neil Patrick Harris qui m’ordonne en chantant de regarder ailleurs ? C’est largement plus qu’il n’en faut pour m’accrocher et, coup de bol, la première scène ne dit pas autre chose tout en m’impressionnant avec le craquage réussi (et parfait) de deux allumettes dans le même plan. Il faut toujours qu’une allumette ne s’allume pas quand je m’y tente. Peu importe, pour en revenir à la série, il faut bien peu de temps pour accrocher à cette série qui transporte aussitôt dans cet excellent univers délirant mais merveilleusement bien retranscrit avec la présence d’un narrateur à l’écran. J’avoue que j’étais plutôt frileux par rapport à cette adaptation, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je change d’avis et sois totalement convaincu par la réussite incroyable de la mise en scène et le jeu à la hauteur des acteurs, y compris enfants, ce qui n’est jamais simple à trouver. Neil Patrick Harris semble fait pour le rôle et ne pouvait probablement rêver mieux tant le rôle est fait pour lui. Ce pilot est une pure réussite qui propose une histoire qui se tient et ouvre quelques-uns des mystères à explorer pour la saison, finissant sur le couple des parents et là, perso, le fan en moi a hurlé de joie : Cobbie Smulders ?! Je n’étais pas du tout au courant, mais c’est tellement génial de la revoir dans un rôle – et en plus dans la même série que NPH. Ah Barney et Robin… Je ne pouvais pas demander mieux ! C’est sans hésitation que je monte la note à 20.

02Épisode 2 – The Bad Beggining : Part Two – 18/20
Yessica Haircut is my name

Bon, si j’adore le générique de cette série, je trouve un peu dommage qu’il soit si plein de spoilers, il fallait que je le dise. Ce n’est pas non plus bien grave, car il y a de bien nombreuses qualités pour le compenser. Ce second épisode propose un flashback sympa pour expliquer la manipulation du Comte Olaf auprès de Mr Poe pour réussir à obtenir la garde des orphelins Baudelaire. Je continue de rêver devant la bibliothèque de Justice Strauss, mais c’est assez dingue de posséder autant de livres tout en étant si naïve. Dans cet épisode, Olaf tente en effet de se marier à Violet et tout le plot d’une longue heure va tourner autour de ça et la crédulité de tout le monde qui y assiste sans comprendre le problème. Bien évidemment. Tout cela permet la mise en place d’un épisode très réussi dans un univers toujours aussi déjanté, qui ne perd son point que par sa longueur, qui aurait pu être moindre en réduisant la longueur de certains plans ou en équilibrant mieux sur plusieurs épisodes. Autre petit défaut, j’ai trouvé le début d’épisode assez lourd avec un « previously on » intégré à l’épisode qui n’était franchement pas nécessaire vu que la diffusion sur Netflix fait que l’on peut être à peu près certain que les deux premiers (au moins) seront vus à la suite. Cela aurait à la rigueur pu être utile en diffusion à la semaine – et ça m’arrangerait si Netflix proposait certaines de ses séries originales comme ça, car je suis juste incapable de m’arrêter en cours de route. Pour conclure sur une note plus positive, j’ai adoré les innombrables jeux de mots sur figuratively/literally, qui ne sont pas étrangers à n’importe quel fan d’HIMYM (2×09 les gars). Et comme il y a NPH et Cobbie Smulders dans cet épisode, il est difficile de ne pas y penser.

03.jpgÉpisode 3 – The Reptile Room : Part One – 19/20
Life is a conundrum of esoterica.

Pris d’une curiosité inutile, j’ai changé la langue sur le générique et, surprise, il est bel et bien traduit en plusieurs langues. C’était un peu inévitable tant il est constitutif de l’épisode – puisqu’il le raconte en annonçant assez clairement « Spoiler alert »… Au moins, c’est fait, et l’épisode en lui-même n’arrête pas de nous annoncer la suite. L’exposition est aussi un peu lourde quand on en arrive au troisième épisode, mais c’était aussi le cas des livres, de mémoire. Les orphelins Baudelaire arrivent donc enfin chez leur oncle et le pauvre acteur a bien du mal à égaler l’inégalable Neil Patrick Harris, mais l’effort est clairement là et l’univers toujours parfaitement créé. L’intrigue est bien plus entraînante dans cet épisode où le comte Olaf revient s’en prendre aux enfants quand ils se croient en sécurité, et cela provoque d’excellentes scènes au suspense bien plus haletant. Quant aux personnages, Sunny continue d’être un bon comic relief, Violet a un petit côté irritant que je ne saurais trop expliquer (peut-être son faux air de Jennifer Lawrence, allez savoir, de toute manière, je piffrais pas l’actrice dans Supergirl, alors ça n’aide pas) et Klaus continue d’être génial, comme dans mon souvenir (mais bon, ayant lu le livre gamin, inutile de vous préciser à qui je m’identifiais hein ?). Et pour conclure le très très bon de cet épisode, le méta était parfaitement maîtrisé.

04.pngÉpisode 4 – The Reptile Room : Part Two – 16/20
That’s absurd?

L’épisode reprend sur la mort de Monty et la série continue dans son absurdité parfaitement mise en scène avec l’arrivée de Mr Poe sur les lieux, puis de tous les complices d’Olaf. Les dialogues absurdes s’enchaînent et sont bien savoureux, surtout que Mr Poe est une vraie réussite d’interprétation, comme la majorité des personnages de toute manière, même si les acteurs sont tous dépassés (et de loin) par un Neil Patrick Harris en très grande forme. C’est malgré tout l’épisode qui possède le plus de longueurs (avec le labyrinthe notamment). Il se laisse regarder, mais il est plus facile d’être distrait devant, puisque les quiproquos sont le seul vrai intérêt et que les effets spéciaux ne sont pas tous au point (le paquebot), donnant envie de regarder ailleurs. Jacquelyn débarque à nouveau pour aider les orphelins qui doivent désormais se rendre chez leur tante Joséphine. Bref, rien n’est terminé, mais en même temps, c’est le milieu de la saison. L’intrigue autour des parents n’est toujours pas éclaircie et même pire, elle ne fait que s’obscurcir. La structure en double épisode est plutôt sympa pour un visionnage en plusieurs soirées, j’aurais pu m’organiser comme ça, mais ça se saurait si je n’enchaînais pas les épisodes !

05Épisode 5 – The Wide Window : Part One – 17/20
The safest strategy is to be afraid of them all.

Tante Joséphine est donc totalement dingue, et pas de bol, c’est à son tour de garder les orphelins Baudelaire. Elle est simplement hilarante avec ses nombreuses peurs et Alfre Woodard l’interprète à merveille. Je ne doutais pas de ses capacités d’actrice, mais elle prouve une fois de plus son brio, qui parvient presque à éclipser NPH. Et les enfants s’en tirent plutôt pas mal à côté de ces acteurs renommés, même si je continue à préférer Klaus à Violet. Tante Joséphine est une Grammar nazi, donc même si elle tombe amoureuse du comte Olaf comme une bleue, je ne peux pas lui en vouloir et je l’adore aha ! Grosso modo, cet épisode a perdu la fraîcheur que la série proposait dans ses premiers épisodes, principalement parce qu’on commence à connaître l’univers. Pourtant, la délocalisation constante, tous les deux épisodes, fonctionne à merveille et apporte assez de renouveau pour toujours garder l’intérêt. Quant à Neil Patrick Harris, il excelle dans son rôle et est quasiment méconnaissable une fois déguisé en capitaine, c’est juste incroyable à quel point c’est un très bon caméléon, capable de jouer la folie sous toutes ses facettes. Il ne me reste plus qu’à dire que cet épisode se termine sur un gros cliffhanger autour du sort de la tante.

06Épisode 6 – The Wide Window : Part Two – 19/20
You made a serious grammatical error!

Je ne me souvenais pas du bouquin, mais merci Klaus, car dès que j’ai vu la lettre, j’ai remarqué les fautes de grammaire/conjugaison et je ne suis même pas anglais ! Soyons clairs, si je me suicide, promis, je laisse une lettre sans faute… et s’il y en a, enquêtez en mon bon souvenir ! Bon, après, si je me suicide, enquêtez, parce que j’ai pas l’intention de me suicider, hein. Et puis, vous allez me dire qu’il y a des fautes dans mes articles, et vous aurez raison, mais c’est parce que je ne me relis pas… C’est mal, je sais, mais je pense qu’une lettre de suicide, je vais me sentir forcé de la relire avant de passer à l’acte, ce que je ne souhaite toujours pas faire. Peu importe, revenons-en à cet épisode qui respecte une fois de plus la structure habituelle de la série – que je me souviens avoir trouvé redondante dans les livres qui finissent par me revenir un peu. Je ne sais plus si j’ai tout lu, je crois que j’en avais raté quelques-uns, mais c’était il y a tellement longtemps et j’ai tout lu d’un coup. Donc, structure habituelle, ouragan et orphelins trop forts grâce à leurs allergies (sacrément bien jouée pour la langue de Klaus, sérieusement). La maison de la tante qui est détruite par l’ouragan part totalement dans l’absurde, mais ça fonctionne bien avec l’humour de la série, de même que le voyage en bateau et la correction incessante des abus de langage et fautes de grammaire. C’était absolument atroce (et plutôt rassurant sur mon niveau d’anglais) d’être irrité par toutes ces fautes d’ailleurs. Même si la structure était habituelle, j’ai trouvé la construction particulièrement bien jouée avec la très bonne utilisation des peurs de Joséphine et des petits détails distillés tout au long des épisodes 5 et 6. J’ai particulièrement aimé le cliffhanger qui promet un peu de changement.

07.jpgÉpisode 7 – The Miserable Mill : Part One – 18/20
I’m having a very terrible childhood right now

Les orphelins arrivent donc à Lucky Smells après de courtes péripéties et les voilà à recevoir quelques réponses bien décevantes sur leurs parents… et moi, je commence à être frustré de me dire que la fin de saison approche et que je ne me souviens plus des livres – vous voyez très bien où ça risque de me mener ! Cet épisode nous en apprend donc plus sur les parents, même si les infos sont données au compte-goutte. C’est assez intéressant à voir se mettre en place, même si l’intrigue dans la scierie n’est pas ma préférée du tout et que l’histoire d’amour du comte Olaf sort de nulle part. C’est un épisode un peu plus faible que les autres, mais bon, ce n’est pas comme si la série ne pouvait pas se le permettre. Et puis cet avant-dernier volet a l’avantage de voir Klaus se faire lobotomiser pour deux-trois minutes, les parents enfin rejoindre leurs enfants qui ne sont pas les Baudelaire contre toute attente et les Baudelaire qui reçoivent la visite de Dr Orwell et d’un Neil Patrick Harris qui semble totalement gérer en femme. Cette fin remonte clairement le niveau en tout cas. Au passage, gros coup de gueule contre Netflix qui t’affiche la fin de l’épisode lors de l’attente du chargement et en miniature de présentation. Un peu abusé, quoi, et ce n’est pas la première fois.

08.jpgÉpisode 8 – The Miserable Mill : Part Two – 16/20
Haven’t you learn anything this year? Week? Season?

Mr Poe subit des conséquences bien désagréables à la disparition des orphelins, ce qui promet quelques scènes amusantes. Klaus est à nouveau lobotomisé depuis qu’il a ses lunettes et ça vire à l’accident. Le début de l’épisode était un peu trop long. Le mystère des parents est laissé de côté trop longtemps et tous les jeux de mots sur le noir et blanc est une idée sympa, mais un peu trop lourde. Bon, j’avoue, qu’ils m’ont récupéré avec une bonne citation de Beckett et un Neil Patrick Harris qui fait une excellente femme. C’est presque un problème d’ailleurs : le comte Olaf est un beaucoup trop bon acteur ! Bon, ce dernier épisode m’a un peu moins convaincu, il faut bien l’avouer, les reproches d’Olaf à Orwell sont assez justifiés : ça marchait mieux quand il était seul et que ça ne partait pas dans un délire d’hypnose. Quoiqu’il en soit, l’histoire en elle-même fonctionne, mais l’absurde est poussé un tout petit trop loin pour moi. Peu importe, je serais là pour une saison 2 et il est possible que je ne résiste pas à l’envie de relire les livres d’ici là. Le cliffhanger est plutôt très bien fichu et donne envie de se jeter immédiatement sur la suite… qu’ils auraient pu tourner au passage, franchement. Non ? Bon, non peut-être pas. En tout cas, je l’attends impatiemment, en espérant d’autres chansons comme celle-ci, parce que c’est toujours un plaisir d’entendre la voix de NPH.

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EN BREF – Une excellente adaptation de très bons bouquins que j’avais aimé petit. Empruntés à la biblio, ce sont toutefois des livres à peine lus une fois. Je ne suis même pas sûr d’avoir tout lu, car la révélation sur les parents dans l’épisode 7 ne me disait rien, mais alors rien du tout. Alors que c’est plutôt big quand même.

Et sinon, pour parler de la série en elle-même, c’est une énorme et excellente surprise. Bien sûr, j’en attendais beaucoup de bien, mais pas autant. Là, la narration d’origine est parfaitement respectée, les images subliment le texte, l’absurde est hyper bien rendu dans le scénario, avec quelques références meta intelligemment glissées tout au long de la saison, et l’univers si particulier est là. Difficile de ne pas accrocher et de ne pas se sentir retomber en enfance. Bref, c’était une excellente production Netflix, peut-être même celle qui me plaît le plus à ce jour (en concurrence rude avec Kimmy Schmidt) et clairement la meilleure saison que j’ai vu en 2017 pour l’instant. Elle était facile celle-là, pas vrai ? Énorme coup de cœur !

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Lost & Found Music Studios (S02)

Avis : Depuis un moment déjà, la saison 2 de Lost & Found Music Studios (je ne me lasse pas de ce titre) me faisait de l’œil sur Netflix. Alors j’ai fini par craquer, malgré tout le mal que j’avais pu dire de la saison 1. Autant être honnête, la qualité de la série n’a pas changé, mais c’est un bon guilty pleasure hyper fun à regarder !

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La série est toujours un bon gros mélange de Glee, Un dos tres ou High School Musical, à la sauce Disney Channel, mais en plus pauvre. Toujours pas de sujets qui dérangent dans cette série clairement destinée aux enfants et qui semble sortir des années 90. Je ne note toujours pas, parce qu’une fois de plus, je l’ai regardée pour me marrer et pas autre chose, même si je n’ai toujours pas eu le courage de tenter Next Step.

Cette saison 2 reprend tous les éléments de la première, et pourtant, j’en ai gardé peu de souvenirs alors ils auraient pu se permettre de virer un ou deux membres du casting sans que je ne m’en rende compte. On a donc toujours Luke Bieber et l’insupportable Leia qui se tournent autour, on rencontre la mère d’Eva très déçue par sa fille qui se dévergonde un peu trop, notamment à cause de Jude qui… ah ben qui sert pas à grand-chose cette saison, mais il continue de rapper, ouf ! La série tourne principalement autour de deux groupes, le boys band (avec James l’inutile, Théo le débile trop cool, John le sensible… menés par Luke, forcément, vous suivez ou pas ?) et le girls band (Leia, sa meilleure amie Rachel – mais ça dépend des épisodes parce qu’elle aussi trouve Leia insupportable -, Maggie – qui aimerait toujours sortir avec Luke – et Annabelle, même si je ne comprends toujours pas ce qu’elle fout dans ce groupe). Bref, pas de changement, toujours le même vent de folie (et un trailer qui te fait croire des trucs mais en fait non) :

Le cliffhanger de la saison 1 est vite expulsé avec des retournements passionnants (le van rose ! Michelle et John !) et ces treize épisodes sont super drôles malgré l’absence d’audition. On se concentre aussi sur ceux arrivés un peu après d’ailleurs, comme Mary (dont la voix magnifique sauve la storyline pourrie) alors que d’autres restent à l’arrière-plan comme Nate ou Clara. Cependant, cette dernière pète un boulon dans les derniers épisodes et remonte grave le niveau de saison. À un point où je me suis dit, « putain, c’est limite bon et c’est bien joué ». Comme quoi, tout arrive !

On continue encore et toujours dans le cliché, c’était parfois un peu galère de me remettre les persos en tête, mais je continue d’enchaîner les épisodes qui sont finalement feel good. Comme j’étais/suis en période compliquée en terme de fatigue, c’était très cool d’enchaîner les épisodes… et hyper frustrant d’arriver à la fin, qui n’a même pas de cliffhanger, mais qui est sous le signe de la tristesse, histoire de pousser le téléspectateur un peu concon (c’est moi) à revenir pour une saison 3. Et vous savez quoi ? Je crois que je reviendrais, la musique est sympa et le côté enfantin pas si mal finalement.