Scandal (S06)

Ci-dessous, mes critiques d’épisode de la saison 6, juste après visionnage.

Avis : Scandal est de retour ! À une époque, je me serais jeté sur l’épisode avec plaisir, mais aujourd’hui, je le regarde entre Grey’s et HTGAWM uniquement par habitude de me faire le TGIT américain dans l’ordre. Et oui, Shonda Rhimes a fini par me saouler l’an dernier avec son Olivia Pope devenue franchement chiante, un couple Olitz qui ne m’a jamais fasciné et un très mauvais traitement des personnages secondaires dans Scandal. Cela fait déjà plusieurs saisons que la série a perdu mon intérêt et quand j’ai appris que cette saison serait raccourcie, j’ai trouvé que c’était une bonne idée. J’ai même espéré que ce serait la dernière !

Bon, je ne vais pas faire les chroniques d’un désastre non plus, mais disons que si je regarde la série, c’est surtout pour savoir comment elle se terminera et comment elle va traiter l’élection de Trump. Parce que oui, même si c’est une Amérique fictive, la force de la série ces dernières années est d’avoir réussi à coller à peu près à la vie politique américaine. Et vu que non, je ne regarde pas (encore) House of Cards car je lui ai préférée Scandal à l’époque (triste vie !), et que oui, Braindead a été annulée, il ne me reste plus que celle-ci pour avoir ma dose de politique US. Alors voilà, Scandal est de retour, et moi aussi. Pour le moment. Au moins pour cette semaine et ensuite, je verrais si j’accroche ou pas, et en fonction dans quel ordre je regarde mes épisodes, mais mon habitude du TGIT est bien ancrée.

Allez, je lance l’épisode en espérant très fortement un previously on, car j’ai tout oublié, comme d’habitude !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Survival of the Fittest – 16/20
We lost. They won. It’s over. Make the damn call.

Oh bordel, pas de previously on et une scène d’entrée explosive, cet épisode a autant la volonté de me perdre que de m’accrocher. Et flashback aussitôt, évidemment. Retour sur la campagne présidentielle ? Non, bien sûr, seulement sur la défaite de Mellie, oh bordel, pour la victoire de Carlos Francisco Vargas, au moins, ce n’est pas Trump, je vais partir dans cette Amérique et me bourrer la gueule avec Mellie. Pourtant, j’ai du mal à compatir en me rappelant les réactions qui ont suivi Trump, mais bon.

Le premier acte s’achève alors sur un attentat (oh original) à l’encontre de Vargas, qui ne me rappelle pas du tout le moment où Fitz s’est fait tirer dessus. Heureusement, la série aborde la comparaison d’elle-même (par deux fois !), malheureusement, ils se débarrassent de Vargas. Bon, si je suis déçu pour le personnage (et l’acteur), je suis plutôt content de ce que ça introduit dans la série comme nuances politiques et batailles pour le pouvoir…

Pendant ce temps, Papa Pope est toujours en vie et là, en liberté, mais mon dieu, pourquoi ? Et il ose encore nous faire le couplet du « je suis gentil », PUTAIN, mais il a pourri la série, c’est bon maintenant. Bref. C’est too much. Qu’il accuse Cyrus, franchement pourquoi pas, mais que ce soit vrai ? Vraiment ?  Ça a intérêt à être une fausse piste, car ça part trop loin.

Autrement, j’ai adoré voir Abby continuer à prendre du galon, ce qui était déjà une excellente chose l’an dernier et Mellie passer d’un extrême à l’autre pendant tout l’épisode. C’est hyper agréable de regarder une série qui te pond ce genre de twists après six saisons et le fait à tous les actes, par contre, ça fait un moment qu’ils ont jumped the shark comme on dit et qu’il n’y a aucune cohérence. Enfin quand même là ça y va fort.

J’imagine que ça fait partie des choses qui me font revenir chaque saison, ce rythme effréné au scandale supplémentaire, mais je suis partagé entre mettre une bonne note (parce qu’après tout j’étais pas mal scotché à mon écran) et la baisser face au manque de logique dans la construction des personnages, à commencer par Cyrus, donc.

Je vais commencer la saison gentiment, parce qu’il y a des qualités et de quoi tenir en haleine, parce qu’il y a un fil rouge intéressant, parce que la série semble remettre tout le monde en avant (la demande en mariage la plus WTF de 2017 – mais ça ne vaut pas celle de Club de Cuervos), et on verra par la suite si je change d’avis ou non…

En tout cas, tout semble m’indiquer que c’est encore une saison de trop, comme l’an dernier, mais je reste. What is wrong with me?

02.pngÉpisode 2 – Hardball – 16/20
We are done, Olivia.

L’épisode commence par un nouveau flashback sur la campagne électorale, que j’aurais bien aimé voir développer plus longuement si Kerry Washington n’avait pas été enceinte.

Je ne suis pas convaincu en revanche par ce recours aux flashbacks, surtout pour développer la relation Marcus/Mellie. Ils méritaient mieux que ça, clairement : j’aime beaucoup le personnage de Marcus, j’aurais aimé avoir une intrigue consistante pour lui, plutôt que ce condensé pas très efficace de pseudo-tension sexuelle et des scènes mettant en avant le relation Mellie/Olivia.

Ces dernières fonctionnent très bien, ce qui n’est pas nouveau et Olivia est la pire des amies imaginables, ce qui n’est pas nouveau non plus.

Dans le présent, Olivia tente de convaincre tout le monde que Cyrus a tué Vargas, et elle n’arrive même pas à m’avoir. Cyrus, lui, propose à Mellie de devenir vice-présidente, ce qui ne fonctionne que parce que Bellamy Young est une actrice de dingue. Ce n’est pas exactement nouveau, mais elle le prouve une fois de plus. Ce n’est pourtant pas évident quand on voit ses scripts et l’évolution de son personnage. Cet épisode encore la voit faire volte-face à deux reprises, pour atterrir exactement là où elle était au départ, donc.

Cette saison parvient à me récupérer un peu, principalement parce qu’OPA revient un peu sur le devant de la scène. Voir la moitié du casting être sous-exploitée pendant plus d’une saison était particulièrement stupide/douloureux, et ça fait plaisir de revoir la série profiter de tout le monde. Côté crédibilité, ça ne passe toujours pas trop, mais les rebondissements fonctionnent et le rythme reste aussi vif. Pour une fois, ils ne sont pas trop dans la surenchère et se servent assez bien du passé de chacun pour faire avancer les choses, que ce soit l’inutile Jake et la torture ou l’évolution d’Abby ou même, même !, Quinn et ses doutes insupportables.

Pour le moment, donc, cette saison est assez solide pour me faire fermer les yeux sur ses défauts et sur l’errance des saisons précédentes. Je continue de craindre un retour des éléments qui ne fonctionnent pas avec moi (principalement Jake/Papa Pope) et qui m’empêchent de trop me réjouir.

Quant au cliffhanger, ce n’est toujours pas assez pour me convaincre. Je vais rester du côté de Cy innocent pour l’instant.

03.pngÉpisode 3 – Fates Worse Than Death- 14/20
I’m done being your bitch, Cyrus

La structure en flashback est de toute évidence là pour rester : l’enquête sur la mort de Vargas continue, avec l’introduction plus approfondie de Jennifer cette semaine et des manières de la faire taire, surtout. Cyrus est donc bien responsable de pas mal de merde, se servant évidemment de Tom. Il finit bien sûr par comprendre que Tom va trop loin, mais c’est peut-être déjà trop tard.

Quant au présent, Cyrus est accusé assez clairement par la presse d’avoir tué son Frankie et reçoit l’aide inattendue de Liz et OPA cherche à comprendre ce qu’il s’est passé, en y arrivant bien sûr. Le côté enquête est sympa, mais un peu inutile puisque nous avons les flashbacks pour nous apporter les réponses.

La réponse définitive arrive au trois quart de l’épisode lorsque Cyrus rencontre Tom au beau milieu de la nuit – et je vois pas bien comment il a pu sortir de chez lui sans être suivi. La scène est plutôt efficace, j’ai même eu l’espoir que Tom tire vraiment, car Cyrus est vraiment parti en vrille depuis une saison ou deux.

Franchement, tout cet épisode centré sur lui ne m’a pas spécialement passionné, surtout que l’on voit Olivia remontée contre lui sans raison apparente dans le passé et que je n’aime pas du tout l’évolution de son personnage, ni de celle de Tom d’ailleurs. Enfin bon, Tom, c’était n’importe depuis un moment déjà.

C’était encore pire avec Abby, qui semble incapable de rester calme, alors qu’à son poste, c’est un peu la base du job (et on nous a démontré plus tôt qu’elle en était capable ; mais Abby n’a jamais eu une évolution constante, changeant énormément d’un épisode à l’autre, ce qui est un peu bizarre cette saison).

Bref, cet épisode fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, à savoir des bases friables et des personnages dont je n’ai jamais compris l’évolution. J’aime beaucoup la manière dont l’épisode se conclue, avec l’arrestation de Cy qui annonce a priori de bonnes choses pour Mellie. Je ne crierais pas victoire trop vite à leur place, avec Scandal, on ne sait jamais trop ce qui arrivera et c’est bien ça qui fait rester.

D’ailleurs, ce qui paraissait être le fil rouge de la saison est désormais terminé, alors je suis curieux de voir vers quoi les scénaristes vont se diriger. Le côté couple maudit de cet épisode aura au moins réussi à être surprenant, même si l’épisode en lui-même m’a paru bien long. La qualité est toujours meilleure qu’en saison 5.

04.pngÉpisode 4 – The Belt – 15/20
Mellie Grant danced in my office.

Alors autant cette semaine devant Grey’s j’avais l’impression de regarder Scandal, autant avec Mellie et Olivia dansant, j’ai eu l’impression d’être devant Grey’s.

En vrai, ce début d’épisode, c’est surtout la merde pour Cyrus qui se retrouve en prison (où il est très mal traité, forcément) pendant que le reste du casting débat pour savoir s’il va devoir subir la peine de mort ou pas. Cyrus décide de contacter Tom pour tenter de s’en sortir, mais ce n’est pas si évident.

La vie n’est vraiment pas simple pour lui qui doit ruser pour avoir un papier et un crayon, tout ça pour voir son mec se retourner contre lui, apprendre que la peine de mort n’est pas hors de question et se faire tabasser. J’ai même bien cru à sa mort avec leur petit délire de nous faire croire qu’il allait être président, mais non, la série n’a pas eu le cran d’aller si loin.

Huck dragouille la meilleure amie (je crois?) de Jennifer qui s’inquiète de savoir qui a bien pu la tuer. Du coup, OPA se remet au boulot en constatant qu’il y a un problème dans leur enquête.

De son côté, Abby fait une erreur de débutante en parlant pour le président sans lui demander son avis et elle se met donc remettre à sa place.

Tout cet épisode avait quand même beaucoup de failles et de longueurs, mais il restait dans l’ensemble très intéressant à suivre et la révélation finale est plus qu’efficace : Tom est innocent, donc Cyrus aussi. C’est la merde pour la suite de la série, mais ça me rassure un peu.

Bref, Jake redevient le suspect principal pour la mort de Jennifer et de Vargas… Se terminant sur un rebondissement efficace, cet épisode est encore un peu trop centré sur Cy, mais prend aussi le temps de développer le personnage d’Huck, ce qui est largement nécessaire.

Je suis content de voir que la série est en bonne voie d’amélioration, mais je reste frileux sur la suite et sur le rôle de Papa Pope, beaucoup trop absent pour que je crois à son innocence.

Capture d'écran 2017-03-11 12.30.06.pngÉpisode 5 – They All Bow Down- 13/20
You’re above politics now, OK?

C’est reparti pour Scandal et quand je vois le début de l’épisode, je me dis que j’ai vite fait d’oublier beaucoup de choses ou que l’on nous case encore un passage bien intéressant de la campagne en quelques secondes.

Bref, Meli et Jake deviennent présidente et vice-président des USA ? Pas mal pour Jake que l’on n’a pas vu depuis le début de la saison. Seulement tout semble soudainement bâclé. La saison raccourcie ne leur fait peut-être pas du bien, et Jake n’a pas envie de bosser pour Olivia, mais il le fait quand même. OK, OK. En fait, l’épisode oscille entre flashbacks et présent, mais ne parvient pas à convaincre.

Cet épisode revient également aux fondamentaux avec la femme de Jake le trompant et ayant besoin d’OPA travaillant pour elle à couvrir ses traces. Et c’est excellent d’avoir quelqu’un qui confronte Olivia, enfin, sur toute la merde qu’elle provoque partout.

On apprend enfin ce que faisait Jake quand Vargas s’est fait tirer dessus. Sans surprise, il était avec Papa Pope, comme d’habitude. Et voilà, cela fait six épisodes que je le vois venir et c’est désormais bien le cas : on repart dans tout ce qui a rendu la série chiante avec clairement un retour discret mais évident de toute la merde B613.

Du coup, ben, je suis saoûlé. Déjà, d’avance, sans savoir si ça va être pire ou mieux.

Jake a donc bien fait exploser la cabane de Jenny également, ce qui paraissait évident dès le premier épisode avec sa disparition. J’ai envie de revenir aussi sur la bombe qu’il prépare à exploser dix secondes plus tard, avant de partir en marchant tranquillement. Il se retrouve à 1 min de distance en marchant et n’est pas propulsé au sol non plus lorsque ça explose. Balèze.

OPA aussi est balèze à résoudre enfin tout cela en dix minutes, mais Jake les devance comme d’habitude et l’on apprend qu’une nouvelle menace se profile à l’horizon lorsque Olivia découvre que quelqu’un veut la faire tomber pour avoir payé l’assassinat de Vargas. Cela se complique donc avec une nouvelle force toute puissante dans l’ombre des USA et une conspiration qui va nous occuper la fin de saison.

Quant au cliffhanger final, on le voit venir à mille kilomètre : Jennifer n’est pas morte. Joie !

Bon, vous l’aurez compris, je trouve tout cela trop gros pour être pleinement cohérent et crédible. En plus, la saison n’est pas géniale à diviser ses intrigues dans tous les sens : pas de Cyrus ni de Fitz dans cet épisode par exemple, donc il faudra revenir sur Fitz lors d’un futur épisode, et ça me blase d’avance !

Un ensemble qui me laisse mitigé du coup : ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas bon non plus et on perd ce qui rendait intéressante cette saison en repartant sur les perspectives que l’on a déjà vu cinq ou six fois lors des saisons précédentes.

06.pngÉpisode 6 – Extinction – 13/20
They’re everywhere, don’t you understand Elie? They’re everywhere!

On continue de découvrir le passé et la course présidentielle en flashback, mais cette fois il est question de Papa Pope qui drague une vieille connaissance qui a tout de l’Annalise locale, y compris l’amphi utilisé dans la saison 3 d’HTGAWM. Il se trouve ainsi un job au côté de cette Sandra, bravo.

De son côté, Olivia est perdue parce que Mellie couche avec Marcus et qu’elle ne sait comment gérer ce problème. En toute logique, elle vient demander conseil à son père ?? Et elle est surprise de l’entendre dire que l’amour est une faiblesse ?? Non, franchement, je ne comprends plus Olivia depuis longtemps, mais là c’est franchement juste une scène qui n’a aucune cohérence autre que proposer une scène Olivia/Elie.

Bon, dans ce nouveau travail, Elie Pope se rend vite compte qu’il est espionné par une caméra, et cela lui monte à la tête. Il s’en prend donc à son amie pour avoir la vérité et finit par rencontrer des gens plus tarés que lui prêt à s’entretuer et à en faire beaucoup trop pour que Mellie soit présidente. OK ?

Elie accepte et se retrouve pris dans un engrenage improbable à la Scandal où il doit finalement s’arranger pour que Cyrus soit accusé du meurtre de Frankie, afin que Mellie soit présidente. Non mais franchement… C’est beaucoup trop poussif, comme d’habitude avec cette série. Et en plus, c’est hyper prévisible.

Je leur reconnais la surprise d’avoir fait en sorte que Papa Pope se mouille les mains et ce headshot de Frankie, mais pour le reste, pas d’étonnement. Oui, je pensais que Jake était le responsable de ce meurtre, mais sous ordre d’Elie. Finalement, c’était juste Elie. Cela en revient un peu au même. Le chantage final pour qu’Elie obéisse à ses nouveaux boss, qui se fait sur Olivia après qu’il tue Sandra, est juste totalement prévisible et largement annoncé par la déclaration d’Elie que l’amour est une faiblesse.

Bref, c’était un épisode prévisible, que l’on voyait venir à des kilomètres, mais qui était bien joué quand même et qui, heureusement, n’insistait pas trop sur B613. Au moins, on découvre un peu plus Elie. Bof, mais pas mauvais, ça aurait pu être sympa d’avoir aussi le reste du casting présent dans l’épisode (je le crains de plus en plus l’épisode sur Fitz qui va inévitablement arriver).

07.pngÉpisode 7 – A Traitor Among Us – 16/20
You are asking me to kill your father.

Ah ça y est, enfin un épisode qui nous épargne les flashbacks ! Et quel épisode !

Comme bien souvent avec Scandal, ce septième volet fait le choix de ne se concentrer que sur un seul personnage : Huck. Toute la saison est construite de cette manière, ce n’est donc vraiment une surprise et ça fonctionne plutôt bien, et même mieux que tous les épisodes centrés sur ce personnage jusque-là (à part peut-être le tout premier sur B613 qui m’avait un peu marqué).

Chaque acte de l’épisode suit Huck et le voit progresser en tant que personnage. On le découvre d’abord amoureux, avant que Liv ne sorte de nulle part et ait la très bonne idée de demander la mort d’Elie ! Alléluia. Si seulement ça pouvait se concrétiser (mais on sait bien que non).

Non, c’est juste un moyen supplémentaire de perdre un peu (beaucoup) de temps avec une réexplication par Olivia de tout ce que Jake lui a dit et que l’on sait déjà. Ce n’était pas franchement nécessaire, même si ça remet en tête la relation entre Olivia et Huck, qui est un peu essentielle dans l’épisode, même si pas au cœur de celui-ci.

Une fois convaincu qu’Elie est un méchant bonhomme à abattre, Huck se rend donc pour le tuer – ou en tout cas pour lui demander des explications. Évidemment, Papa Pope comprend immédiatement qu’il n’est pas du tout en danger, et force est de constater qu’en tant que spectateur, je n’ai pas eu le moindre doute non plus. La station de métro reste absolument déserte pendant tout le temps de l’explication entre les deux hommes, grosse crédibilité, qui se résume à : il y a une taupe auprès d’Olivia, une femme.

Huck suspecte aussitôt Quinn quand il est déjà évident que le problème vient de sa copine, ce que l’épisode cherche en effet à nous prouver. Seulement, il faut d’abord en venir à Quinn, qui en fait est simplement de mèche avec Jake. J’étais très content d’avoir enfin un peu de développement pour Quinn. C’est globalement mieux cette saison, mais ce n’est toujours pas ça je trouve. J’adorais le personnage quand on la voyait, mais désormais elle est devenue totalement secondaire et c’est très dommage.

Bref, sans grande surprise, Huck comprend ensuite que sa copine est la taupe et, pour obtenir plus d’infos, il révèle à Abby que Jennifer est en vie. La nana, tout le monde la pense morte pendant cinq épisodes et dès qu’Olivia découvre la vérité, la Terre entière est au courant. Cela sent tout de suite le gros malaise à venir.

Après un détour par la case prison pour parler à Becky (aucun souvenir de qui elle est supposée être, mais ça permet à David d’apparaître 30 secondes pour ne rien faire du tout), Huck confronte sa nouvelle copine dont je n’ai toujours pas retenu le prénom (mais j’imagine que la semaine prochaine saura me le donner en le répétant 150 fois). La scène est extrêmement bien jouée de la part des deux acteurs, mais je n’ai pu m’empêcher de lever les yeux au ciel en voyant Huck la laisser partir. Il est assez évident qu’elle est la taupe et son explication sur la blonde n’est pas franchement convaincante. Quoiqu’il en soit, c’est assez pour Huck qui lui fait ainsi confiance.

Petite réunion de crise ensuite pour OPA dans un garage sous-terrain où se trouve le cadavre de Sandra, la nana qu’Elie a exécuté de sang-froid après être sorti avec pendant un épisode. Huck croit comprendre que Papa Pope l’a manipulé… sauf qu’on sait bien que ce n’est pas le cas. Deux choses à en retenir : il y a enfin quelqu’un qui révèle à Olivia qu’elle est faible dès qu’il s’agit de son père et c’est un très bon moyen trouvé par les scénaristes pour que Huck découvre des infos sur la relation Sandra/Papa Pope. Enfin, très bon… La cohérence n’est pas dingue, car franchement, la police était destinée à trouver le cadavre un jour ou l’autre. Et alors là, bonjour le merdier avec ces bandes de vidéo-surveillance !

Peu importe donc, puisque c’est Huck qui met la main dessus, les regarde et les diffuse à Olivia. Nous voyons donc Olivia regarder sensiblement le même épisode que nous la semaine dernière et surjouer la surprise à la mort de Sandra. Je veux dire, je l’avais vue venir sans savoir qu’elle mourrait, Olivia a vu son cadavre avant. Elle connaît vraiment mal son papa. Forcée de constater qu’elle s’est encore plantée, Olivia demande alors à Quinn de ne pas tuer Papa Pope. Quinn qui doit quand même sacrément se toucher parce que Huck et Olivia ont eu le temps de visionner un bon mois de vidéosurveillance chacun avant que la mission ne soit annulée. Genre quand même elle aurait pu se dépêcher de faire le boulot.

Tout cela nous amène à la fin d’épisode : Olivia et Huck révèlent à la copine de ce dernier que Jennifer est en vie. C’est une idée parfaitement stupide car ils n’ont toujours pas trouvé leur taupe. Donc forcément, c’est la copine la taupe et elle nous massacre Jennifer en deux balles et deux secondes. Bam, ça c’est fait. La Jennifer aura vraiment servi à rien quand même !

La vraie surprise de cet épisode (ouf, il y en a une pour justifier cette note) vient du fait qu’elle en profite pour tirer sur Huck à trois reprises (mais il n’y a que deux taches de sang sur son corps). C’est très con car cela conclue un épisode qui me faisait apprécier Huck de nouveau après des années de mépris de ma part et de celle des scénaristes. Enfin cela dit, je doute fortement de sa mort puisque l’épisode ce conclue sans qu’il ne soit mort, code international pour signifier qu’il est encore en vie et va connaître une guérison miracle.

Franchement, ça, ça me gave d’avance, il n’y a plus grand-chose d’original à faire avec ce personnage et une petite mort reboosterait la série.

Bon, donc, la surprise, c’est que tout ça vient d’Abby qui voulait voir Jennifer morte. Ah ? Bon, et ben, j’imagine que la semaine prochaine sera un épisode sur Abby. Tant mieux, j’adore le personnage (mais alors là aussi, zéro crédibilité qu’elle veuille s’en prendre à Huck).

Bref, 16, mais juste parce que le développement sur Huck était sympa, que je ne pensais pas qu’il allait se faire tirer dessus et que ça promet un retour sur Abby. (Cela dit, toujours pas de Fitz, je crains le pire quand ils vont se souvenir qu’il ne sert pas qu’à diriger les épisodes).

08.pngÉpisode 8 – A Stomach For Blood – 17/20
– Olivia is never going to Vermont for you.
– That was low. Lower than you.

Est-ce que cet épisode se fout de notre gueule dès le début ? Oui. « Election Night. Again. » Les scénaristes se rendent compte eux-mêmes de la manière dont ils abusent ? C’est une bonne blague, mais bon quand même.

Enfin bon, sans surprise, cet épisode se concentre cette semaine sur Abby. Au moment de la fusillade, elle est en état de choc total. Il faut dire que ça fait un sacré boulot à encaisser et surtout qu’elle est au courant de quelque chose. C’est malin et ça permet de peut-être justifier le cliffhanger de la semaine dernière, dont je sens dès le départ qu’on entendra pas parler. Cette introduction est violente et, sans surprise, la suite de l’épisode repart encore plus loin, deux mois avant l’élection.

C’est en effet à cette date qu’Abby se fait détourner du droit chemin par les méchants que nous connaissons depuis deux épisodes. J’adore le personnage d’Abby, mais je trouve que ça sort vraiment trop de nulle part cette idée d’en faire une politique. Elle aimait beaucoup trop être dans l’ombre juste là, comme Olivia, pour avoir soudain envie d’être à la lumière. Certes, bosser pour Fitz doit avoir de quoi rendre dingue, mais quand même.

J’ai aimé la manière dont elle est poussée à bout par le président, mais c’est un peu la base de leur relation depuis qu’elle bosse pour lui, alors c’est un peu gros de la voir craquer comme ça.

On reprend alors à l’élection et on comprend qu’elle est dans la merde car elle a accepté de l’argent sale sur un coup de tête. Elle est aussi tenue parce que Léo, avec qui elle sort toujours, est enlevé et torturé pendant tout ce temps. L’ensemble de la saison prend un nouveau tour à la lumière de ces informations, car toutes les actions d’Abby sont en fait téléguidées.

J’avais bien dit qu’Abby était bizarre, mais j’avoue que je n’avais pas songé aussi loin, principalement parce que je ne me prends plus trop la tête sur Scandal. J’avais donc mis ça sur le dos d’une mauvaise écriture du personnage parce que la série m’a habitué à ça, mais en fait, c’est tout l’inverse pour une fois. La saison est vraiment bien écrite et Abby était une pièce manquante du puzzle qui explique pas mal de choses de ce qui n’allait pas.

Du coup, je dois reconnaître que, si je m’en méfiais beaucoup, cette saison 6 est de plus en plus en train de me plaire, tant dans l’intrigue (ça reste du Scandal un peu « over the top », mais en même temps, c’est une sixième saison, difficile de faire autrement) que dans la construction qui me laissait un peu perplexe. Il y a une vraie prise de risque à faire un épisode par personnage, mais pour l’instant, ça s’emboîte très bien. Le report du cliffhanger de la semaine dernière n’est qu’une demi-surprise, puisque je m’attendais bien à un épisode sur Abby.

En revanche, qu’elle négocie pour sauver Cy, je ne m’y attendais pas, surtout si qu’elle met Huck en danger au passage. Et ça, ce n’est pas très Abby. Allez, la semaine prochaine, on devrait avancer un peu avant de revenir ensuite pour un épisode centré sur David, dont les relations amoureuses sont toutes plus merdiques les unes que les autres quand même !

En tout cas, on sait désormais vers quoi se dirige la saison : Abby présidente (et Olivia qui devra tout faire pour l’en empêcher en faisant tomber ce nouveau groupe surpuissant). C’est l’un des gros défauts pour le moment d’ailleurs : nous manquons cruellement d’informations sur ces méchants qui sortent de nulle part et ont toutes les informations sur tout le monde.

09.pngÉpisode 9 – Dead in the Water – 17/20
Then you’re worthless.

C’est reparti pour un épisode où Olivia comprend soudainement que peut-être la petite-amie d’Huck est la connasse qui trahit tout le monde. Il serait temps, mais c’est déjà trop tard. Ils essayent aussi de rendre cool le fait de mettre des gants et des plastiques autour des chaussures, mais non. Et Quinn comprend que Huck est peut-être mort, c’est assez triste.

Olivia a la très mauvaise idée d’aller demander de l’aide à Abby, ce qui bien sûr ne sert un peu à rien, étant donné que c’est elle qui est à l’origine de tout ça.

Huck continue d’agoniser dans son coin, c’est-à-dire dans le coffre de sa copine, au côté du cadavre de Jennifer. Pas de crainte à avoir néanmoins, malgré ses trois balles dans le corps, il est toujours en état d’agoniser et de tenter de s’enfuir. Qu’on m’explique quand même pourquoi elle ne l’a pas tué avant ? Elle prend le temps de foutre une balle dans la tête de Jennifer, mais pas dans la sienne ?

Les scénaristes ont donc clairement envie de le laisser vivre. Sa scène d’agonie est plutôt sympa, car il tente de trouver les moyens de survivre en compagnie de ses amis d’OPA. J’ai beaucoup aimé cette scène. Elle n’a rien de crédible bien sûr, encore que parfois on réfléchit comme telle ou telle personne dans les cas où on se sent bloqués.

Bloqués, oui, un peu comme cette porte de la voiture qu’il réussit à entrouvrir. Le type pense à se faire des calculs pour savoir qu’il peut ouvrir les portes de la voiture, mais il tente une porte sur quatre. SERIEUSEMENT ? Et donc, contre toute crédibilité, il parvient à s’extirper de la voiture et à flotter. Pas à nager. Il s’est quand même pris trois balles.

Abby tente d’avoir le plus d’infos possibles sur Huck et découvre ainsi qu’il est mort. Magique. Elle demande alors à Fitz d’être son ami, pendant qu’Olivia fait de même avec Marcus.

Cela permet une petite ellipse temporelle où l’on découvre que Huck a réussi à nager jusqu’au rivage et se parle désormais à lui-même.

Pendant ce temps, toujours, Jake découvre qu’Abby connaît nos méchants et le dit à Olivia qui pète un câble, giflant la rousse trois fois avant de lui cracher tout son venin ç la face. Il y a du très bon dans cette scène niveau jeu, la tension est à son comble, mais elle gâche un peu tout avec son « you messed with the wrong gladiators » qui tombe comme un cheveu sur la soupe. C’est un script trop poussif.

Il est excellent d’avoir enfin un épisode qui se concentre uniquement sur OPA et sur Oliva qui explose, surtout que les enjeux sont énormes avec la vie de Huck dans la balance. En théorie. On sait bien qu’il va s’en sortir après un tel épisode et, effectivement, Liv finit par le retrouver après un épisode très fort en émotion.

Du coup, forcément une fois de plus, elle finit dans les bras de Fitz, mais il lui demande de pardonner à Abby et de la sauver. Là encore, Olivia a besoin d’être convaincue quand tout le monde passe la série à lui pardonner. C’est abusé, mais c’est Liv. Et elle finit par le faire sur Let it be, alors c’est cool.

L’épisode passe surtout beaucoup de temps à nous montrer la rage et la douleur de Quinn, qui ne laisse aucun doute sur son amour pour Huck. C’est merveilleusement joué par l’actrice qui a ENFIN son épisode, après deux (trois ?) saisons à ne rien faire. Bon, elle en a sûrement eu d’autres, mais elle est vraiment sous-exploitée depuis trop longtemps. Et donc, sans surprise, Huck survit bien et se réveille. Reste à savoir les séquelles qu’il aura ou non, mais cet épisode avait un sacré rythme, alors j’ai bien accroché, malgré quelques incohérences.

Je regrette malgré tout l’absence de Mellie. Décidément, le casting n’est jamais au complet cette saison !

10-2Épisode 10 – The Decision – 13/20
We are not fixing this election.

Une fois de plus, la série se résume à Olivia, Jake et Fitz qui s’engueulent pour décider du futur du pays… et Olivia en revient à Huck quand Fitz veut se battre pour que Cy soit président alors que Jack à évoque l’élection truquée de Defiance. Selon lui, la vie aurait été bien pire sans ce trucage. Du coup, Olivia se retrouve à l’imaginer pour le reste de ces quarante minutes. Franchement, ils auraient pu trouver mieux pour leur centième épisode… car oui, c’est leur 100e épisode, un anniversaire qu’ils célèbrent avec un générique spécial très cool (une capture de chaque épisode) et un univers alternatif.

Meh.

Je ne sais pas. J’aime bien ce genre d’épisode habituellement, mais cela ne fonctionne pas trop dans la dynamique de la saison. En plus, ça ne sert pas à grand-chose franchement, à part nous fournir du Olitz dans des plans beaucoup trop longs. Bref, c’est sans scrupule que je me suis lancé dans du speedwatch, parce que tout était affaire de plans interminables et qu’Olitz n’est vraiment pas un couple que j’apprécie, alors leur mariage… il me passe un peu au-dessus.

Cet épisode aurait pu fournir de bonnes choses et il le fait, avec certains retours très appréciables, comme celui de James ou de la sonnerie de portable de Liv, et une avancée extrêmement rapide de la chronologie, passant plusieurs mois d’un coup. Seulement, cet épisode fait aussi des choix complétement cons, comme le mariage Mellie/Cyrus (bam j’ai Wrecking Ball en tête et j’ai à peine honte de l’avouer !) ou Quinn participant au Bachelor pour finalement tenter de coucher avec Fitz. Sérieusement. Je vois le côté comique que ça propose, mais bon, ça ne marche pas trop sur moi, quoi. J’adore le personnage de Quinn, alors voir qu’ils célèbrent son centième épisode comme ça… Franchement ? Il est où le respect ?

Et puis, il y a trop de personnages laissés de côté, comme Abby et David a priori mariés, Huck qui ne découvre pas le B613 et Leo, évoqué mais pas présent. Bref, ça se concentre toujours sur les mêmes et pour un 100e, ils auraient pu vraiment faire l’effort de réunir tout le monde et leur donner un moment de gloire chacun.

Bon. C’était sympathique. C’était même divertissant et il y avait quelques bons moments. C’est un épisode dont on se souviendra, donc ça marque bien le centième épisode, on va dire. Cela n’empêche que c’est décevant. Pas d’Henry Ian Cusick, pas assez de mise en avant de certains acteurs, pas même un vrai scandale d’ailleurs, alors que je m’attendais au moins à un retour de Papa Pope ou une scène traumatisante… Cela reflète assez bien la série finalement : de bonnes idées, des choses qui ne fonctionnent pas et une exécution pas toujours au top, pour un divertissement fonctionnel, marquant, mais loin d’être parfait, avec une moitié du casting clairement mal traitée.

Quant aux perspectives d’avenir… cet épisode marque un tournant, avec Fitz et Olivia qui s’unissent de nouveau pour faire en sorte que Cyrus soit président, et non Mellie. Tout ça parce qu’Olivia imagine un avenir glorieux si elle n’avait pas truqué l’élection à Défiance. Mouais, mouais, mouais.

Allez, bon anniversaire, Scandal.

Capture d'écran 2017-04-21 18.46.59.pngÉpisode 11 – Trojan Horse – 16/20
White hat?! For the love of… Get off your cross!

Bon, cette fois on devrait réussir à s’éviter un retour à la nuit de l’élection (eh non, on y a droit quelques secondes quand même en fait) mais nous avons tout de même le droit à une scène bien gênante avec David à moitié à poil qui découvre le rôle de sa petite amie dans le merdier politique. C’est un très bon début d’épisode totalement oublié par la suite… vivement la semaine prochaine.

Nous avons ensuite la même découverte du côté de Mellie, avec Olivia qui refuse de l’aider à battre Cyrus. Au moins, cette fois, la série se dirige vers sa fin de saison : tout le monde sait à peu près contre qui se battre et pour quoi, surtout. Cependant, il reste deux épisodes, c’est donc trop tôt et, bien sûr, nous avons le droit à quelques rebondissements supplémentaires.

Cyrus est libéré de prison, enfin, et Abby lui apporte tout son soutien, probablement parce qu’elle sait très bien qu’elle le veut comme futur boss. En parallèle, Scandal nous refout des scènes Olitz dont je n’ai pas grand-chose à carrer. Mais bon, c’est une constituante importante de la série… qui, contre toute attente, est hyper efficace en fin d’épisode !

L’autre constituante importante, c’est bien sûr Mellie : elle passe son épisode à changer d’avis… ce n’est plus vraiment une surprise, c’est une girouette depuis la saison 1 (et Liz North n’aide pas). Ainsi, ces quarante minutes nous divertissent avec une nouvelle confrontation au sommet entre Cyrus et Mellie… avec en twist le fait que Cyrus refuse d’être le client d’Olivia.

Ce n’est pas le seul bâton dans les rues de Liv et d’OPA (même si OPA se réduit dans cet épisode à la chambre de Liv et deux scènes inutiles) : il y a également son père qui s’inquiète pour elle, il y a aussi Michael qui enfonce Cyrus, bref, il y a de quoi occuper l’héroïne de la série. Comme d’habitude, elle gère un problème à la fois : c’est Fitz qui s’occupe de remotiver Cyrus. Pas de chance, leurs ennemis sont bien plus forts que prévus (enfin, qu’eux le prévoyaient).

Les grands méchants font donc en sorte que les grands électeurs votent pour Mellie malgré d’excellents discours de Cy, tout en faisant en sorte de diriger Mellie. Ils tuent ainsi Liz, me laissant dégoûté car l’on perd un excellent personnage. Après la manière dont ils ont reculé pour ne pas tuer Huck, j’avais un doute tout au long de cette scène. Je voyais bien ce que s’apprêtait à faire la blonde (je m’attendais à un coup de feu), je ne pensais juste pas qu’ils oseraient passer à l’acte sans au moins un vrai avertissement. Mais si. Tant mieux, c’est osé et ça paye.

Du coup, l’épisode se termine sur Mellie présidente, sur Elie arrêté par Fitz (donc en fait toujours en liberté et loin d’avoir un problème) et sur le couple Olivia et Fitz renforcé par toutes ces pirouettes scénaristiques. Le dernier acte enchaîne les retournements de situation et l’on voit bien la position délicate de Mellie, forcée d’appeler Olivia à la rescousse.

Je l’ai déjà écrit plus haut, mais c’est donc un bon merdier politique que nous laisse cet épisode. Avec Mellie présidente bossant pour les méchants et Jake vice-président, la série prend désormais un virage osé. Mellie aurait mieux fait de se retirer, mais bon, ça n’aurait pas permis une bonne fin de saison pour la suite. Aussi perchée soit-elle, cette saison s’en tire très bien je trouve, avec une nouvelle menace qui fait oublier le B613 resté trop longtemps le grand méchant de manière répétitive. Cette fois, on a quelque chose d’un peu nouveau et, avec cet épisode, l’ensemble du casting se retrouve à se battre contre une puissance qui les dépasse.

Scandal avait encore des cartes à jouer, et je suis bien heureux qu’elle le fasse enfin cette année !

12.pngÉpisode 12 – Mercy – 14/20
You can’t take Olivia Pope. Olivia Pope takes you.

Cet épisode commence sur un petit déjeuner entre Olivia, Fitz et Papa Pope. Bien évidemment… C’est une des scènes les plus ridicules de la série. Par chance, elle est rapidement rattrapée par Abby qui pète un câble sur ce pauvre Léo, de retour pour une scène pas très utile (mais bon, ça fait plaisir de le revoir après le Prison Break de cette semaine).

Ce n’était une fois de plus pas mauvais cette semaine, mais ça prenait un peu trop de temps dans l’exécution pour mener aux bases d’une fin de saison qui devrait être passionnante à suivre. J’espère.

Une première partie de l’épisode mettait les choses en place : David qui couche avec l’ennemie sous les ordres de Jake, Mellie qui prend ses ordres auprès de cette nouvelle faction surpuissante, Olivia qui se laisse balader et accepte que Jake ne soit plus vice-président. Le rythme est fluide, mais franchement, le tout est très prévisible, avec peu de scènes qui sortent de la routine et peu de performances magistrales. Tout cela nous amène à ce qui sera le centre de l’épisode.

OPA organise une « attaque » contre la maison blanche, de manière à pouvoir récupérer la présidence de Mellie. Il n’est plus du tout question de politique, mais juste de pouvoir. C’est intéressant comme perspective, mais la série aurait pu gagner à développer des vues politiques comme elle le faisait lors des premières saisons. Bon, qu’importe, nous ne sommes pas là pour ça.

Cette attaque est menée d’une main de maître par un Huck complétement rétabli (tout ça pour ça) qui dirige un drone à distance. Là encore, quand on voit le système de sécurité de la maison blanche, il est difficile de ne pas penser « tout ça pour ça ? ». Ces scènes autour du personnage de Huck permettent surtout d’approfondir sa relation avec Quinn, de manière à ce qu’elle affirme son amour pour Charlie à la fin de l’épisode, après avoir retrouvé ce dernier qui bouffait juste un burger dans sa voiture pour étouffer sa jalousie envers Huck. OK. Alors franchement, je ne sais même plus comment ces deux-là se sont mis ensemble à la base et j’ai du mal à voir en quoi elle est si amoureuse de lui que ça. Ils ont tous les trois été tellement sous-exploités pendant toute la série, je n’en ai plus rien à carrer alors que j’adorais Quinn. Mais bon.

Abby, mon personnage préféré dans cette série, est quant à elle coincée avec notre grande méchante de la série, qu’elle balade comme si de rien n’était tout au long de l’épisode. C’était sympa, mais pas révolutionnaire.

Non, ce qui est révolutionnaire, c’est que l’ensemble du casting « politique » se réunit à la Maison Blanche pour contrer la faction ennemie et établir un plan pour l’avenir. Si j’ai aimé ce twist, j’ai détesté l’importance accordée à Papa Pope, cela ne fait aucun sens. J’ai aussi détesté qu’ils se réunissent pour ça mais qu’ils passent l’épisode sur une « pause » de 5 minutes alors qu’ils sont supposés être pressés par le temps.

Qu’à cela ne tienne. La pause de cinq minutes permet la création de petits duos pour remotiver et redessiner les motivations des personnages. Je me suis endormi pendant la scène entre David et Fitz, mais elle offrait une perspective intéressante sur leur vision du pouvoir et des femmes. Idem pour mon état devant Cyrus et Elie, car il était évident que Cy ne parviendrait pas à tuer Elie, même pour se venger de la mort de Frankie. Beaucoup de temps perdu avec ces quatre-là, pour peu de choses.

Du temps perdu ? Nous en avons aussi entre Liv & Jake, qui discutent une fois de plus des états d’âme de Jake et des décisions d’Olivia. Pas bien passionnant. Enfin, Marcus remotive Mellie et c’est peut-être ça le point le plus fort de cet épisode.

Mellie annonce qu’elle est prête à prendre Cyrus comme vice-président, mais c’est lui qui ne veut plus. Sa scène avec Elie lui a fait prendre conscience qu’il n’était pas assez bon pour le rôle. OK, qu’à cela ne tienne, ce sera donc Luna Vargas la vice-présidente. La meuf sort de nulle part, on ne savait même pas qu’elle avait une opinion politique ou une envie d’entrer dans la politique, mais hop, elle est à la Maison Blanche en dix secondes, normal.

Cela énerve notre blonde ennemie, mais Olivia débarque et parvient à la faire arrêter. Mais attendez, si c’est tout ça pour ça, pourquoi ne pas l’avoir arrêté directement, ça ne servait à rien de la foutre dans le bunker tout l’épisode ? Déjà que je trouvais la démission de Jake précipitée, mais alors ça, ce n’était pas bien fichu.

Bref, c’était un épisode moyen. J’ai aimé l’idée d’un cabinet politique qui se réunit pour reprendre en main l’avenir du pays, malgré ses différences. En revanche, il n’y avait pas une once de crédibilité et beaucoup d’incohérences dans les décisions prises, pas mal de perte de temps en milieu d’épisode et une décision de Quinn très mal amenée, après deux épisodes passés à faire les yeux doux à Huck.

Divertissant, mais décevant.

À noter : Je viens de voir que, contrairement à ce que j’avais lu il y a quelques mois, cette saison aurait 16 épisodes, et non pas 13… Je suis perplexe sur ce qu’ils vont proposer du coup, car tout semblait en place pour un final.

13Épisode 13 – The Box – 14/20
Should we stop drinking?

Bon, donc les USA a une nouvelle vice-présidente élue ce qui ne plaît pas à Peus qui organise aussitôt un attentat avec neuf drones bombes. Bon, le plus angoissant dans cet épisode est qu’il s’agit là d’un attentat qui pourrait franchement faire la masse de dégâts pour de vrai. C’est tout bonnement terrifiant.

L’épisode devient donc une course contre la montre pour retrouver Peus avant qu’il ne fasse exploser tous les drones. La construction est assez simple : Olivia suit une piste qui ne mène nulle part et qui aboutit à chaque fois sur l’explosion d’un des drones. C’est efficace pour le rythme et la tension dans l’épisode.

Elie continue de ne servir absolument à rien alors que Fitz et Olivia comptent sur lui pour résoudre magiquement le problème. Du côté du président, il faut réfléchir à une tactique stratégique : Abby se fait doubler par Cy en dix secondes, Jake organise une ruse stupide avec Samantha, la bonde avec sa couette qui s’appelle finalement Grace. Cela fonctionne un temps (ce qui est déjà complétement stupide), puis elle se rend compte du pot-au-rose grâce à David qui ne sait pas mentir. Évidemment.

La piste d’Eli Pope reste la meilleure à exploiter : Olivia découvre que son père a reçu des boîtes avec une brique de la part de Peus. Et comme c’est ce qui donne son titre à l’épisode, il faut bien comprendre assez vite que c’est important.

C’est en fait comme cela qu’ils contrôlaient Eli : chaque boîte pesait à peu près le poids d’une tête. Du coup, Eli vivait dans la peur permanente qu’il s’agisse de la tête d’Olivia. Par la suite, il s’arrange avec Fitz pour monter une arnaque afin de retrouver Peus. C’est tellement énorme que ça ne fait aucun doute dès la première scène où il s’enfuit qu’il s’agit d’une arnaque. Cela permet à Jake de tuer Peus et à Eli de tuer Samantha, lui coupant la tête qui finit dans une boîte. C’est très dommage, j’aimais bien Samantha, il y avait encore tant à faire !

Cy explique à Abby qu’elle doit regagner sa place par elle-même si elle le souhaite vraiment, Huck et Quinn ne servent à rien (je ne suis même pas sûr que Quinn soit dans cet épisode) et on nous fait une petite référence au « Nasty Woman » de Trump. Hop, c’est tout, c’est fini, l’intrigue Peus est pliée.

Finalement, je pensais que la saison durait treize épisodes et je ne me suis pas tant trompé que ça car, oui, l’intrigue de la saison se déroulait sur treize chapitres. Tout ce qui était entamé depuis « Survival of the Fittest » est désormais résolu. La suite de la saison nous proposera sûrement un nouveau fil rouge plus expéditif encore, avec le mariage de Quinn et Mellie présidente.

J’ai trouvé un peu trop bâclé cet épisode conclusif : l’attentat était une bonne idée sous-exploitée, la chute finale de Samantha & Peus est trop rapide après une telle mise en place. Ils se font avoir comme des bleus, franchement. Et puis, leur boss est encore dans la nature, donc nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Bref, c’était mieux que ce que j’attendais de Scandal en début de saison, mais ce n’était pas dingue non plus.

vlcsnap-2017-05-14-20h22m25s637.pngÉpisode 14 – Head Games – 14/20
It’s not my Olivia.

L’épisode reprend après l’attentat alors que Fitz et Olivia couchent une nouvelle fois ensemble et Quinn prépare son mariage. OK. Il reste cinq jours à Fitz en tant que président, et c’est étrange de se dire qu’il ne sera pas président pour la septième et dernière saison de la série.

David rend visite à Papa Pope pour tenter de découvrir l’identité de la blonde qui couchait avec lui. Mouais, il n’a que ça à faire… mais pas Elie qui prépare ses vacances (oh, c’est le nom de code pour une mort à venir ça). Pendant ce temps, Fitz ne fait plus confiance à Abby et la renvoie chez elle pour la journée. Elle a de la chance car ça permet à David de lui rendre visite avec la tête de son ex. En effet, il sait qu’Abby a un grand frigo pour y stocker la tête en attendant que Jake s’occupe du reste. Franchement, c’est du grand n’importe quoi, mais ça m’aura fait rire, parce qu’Abby a les meilleures répliques possibles.

En parallèle, les scénaristes occupent OPA avec une intrigue de la semaine pas bien intéressante, Cela permet surtout de se souvenir de l’existence d’OPA. Le problème, c’est qu’Olivia a désormais beaucoup trop de travail avec son nouveau job pour Mellie, celle-ci étant quand même toujours amoureuse de Marcus quoiqu’elle en dise. Elle lui offre un job, mais il le refuse pour aller bosser avec Fitz. Comme quoi, on peut être présidente et se faire rejeter malgré tout.

Quant à OPA, ils fonctionnent depuis quelques années déjà sans Olivia Pope, contrairement à ce qu’ils disent et semblent penser. Je ne vois pas trop ce que son absence changerait à leur métier, vu qu’on ne les voit plus jamais faire leur métier. Bon, certes, je dis ça à la fin d’une saison où on les a vus bosser plus que d’habitude, mais la saison 1 est loin quand même.

J’aime bien l’idée cependant d’enfin voir Quinn confronter Olivia sur toute la merde qu’elle leur laisse depuis quelques saisons. En plus, elle prend enfin les galons qu’elle devrait avoir pris depuis des dizaines d’épisodes au moins : le look ne lui va pas trop, mais elle fait une excellente Olivia Pope 2.0 lorsqu’elle s’engueule avec le président. Bien sûr, tout ceci est un test d’Olivia, ce qui est malheureusement un peu prévisible et très chiant. Une fois de plus, Quinn est présentée comme une marionnette d’Olivia. Enfin, au moins, elle prend la tête d’OPA, ce qui promet des confrontations savoureuses pour le reste de la série. Et puis, Quinn revient de loin côté désert scénaristique !

Elie continue ses préparatifs de vacances en disant au revoir à Olivia autour d’un dîner. C’est d’un original, c’est une scène vue et revue de la série. Il dit au revoir à sa fille pour de vrai. Qu’il meure ou non, j’espérais que cela signifie qu’on ne le reverrait plus hanter la série. J’étais naïf, parce que David, Jake et Abby finissent par découvrir que le grand méchant de cette saison pour lequel travaillait la blonde n’est autre que la mère d’Olivia. Cela suffit à réintégrer pleinement Elie dans la série. Et le pire, c’est que je ne me sens même pas surpris par cette révélation (c’est un peu comme The Catch la semaine dernière, en encore plus prévisible). Quel dommage, sérieux. La mère d’Olivia est une fugitive, mais elle a réussi à réunir assez d’argent pour mener un complot faisant tuer le futur président et faisant en sorte de manipuler le futur président ? D’où est-ce que ça sort cette soif de pouvoir, et surtout, pour quoi faire ? Je suis hyper mitigé, le final a intérêt à être bon. Au moins, tout ça peut permettre une dernière saison intéressante, mais bon, on en revient encore à la famille Pope. Or, ce que j’aime dans la série, c’est la saison 1, c’est OPA, pas Olitz, pas la famille Pope. Il y a eu erreur sur la marchandise, je crois.

Concrètement, cet épisode proposait beaucoup de bonnes choses que j’avais envie de voir développer depuis un bon moment, mais ça ne le faisait pas de manière fascinante et scandaleuse. C’est problématique, parce que je n’ai pas eu l’effet « Waow » que la série sait proposer habituellement.

15.pngÉpisode 15 – Tick Tock – 16/20
She’s gonna assassinate Mellie

L’épisode démarre assez fort cette semaine et, comme il s’agit d’un double épisode fin de saison, c’est plutôt une bonne chose. Jake est donc en pleine opération supervisée par le président pour arrêter Maya Pope. Il découvre qu’elle a pour plan de s’en prendre à Mellie pendant sa cérémonie d’inauguration. Alors oui, mais c’est un peu gros comme plan pour imaginer qu’elle laisse autant de photos à portée de main du premier venu.

Olivia avertit Mellie qu’elle devra peut-être annuler l’inauguration (bien sûr oui, aucune inauguration n’a jamais eu le risque d’un attentat ?), ce qui a tendance à l’énerver. Elle finit par aller demander conseil à Fitz (ouh le vilain féminisme bafoué) et il lui propose évidemment d’annuler, mais plutôt parce qu’il se souvient avoir été victime d’une fusillade. C’est une jolie scène, d’autant qu’il est rare d’avoir une description précise de ce que cela fait de se faire tirer dessus à la télévision.

Peu importe, cependant, ce n’est pas suffisant pour la convaincre d’annuler la cérémonie d’inauguration de la première femme présidente des USA. Et elle a raison, bien sûr. La série a de toute manière toujours eu une portée féministe assez évidente et importante, il ne pouvait en être autrement.

Assez rapidement, Jake réussit finalement à mettre la main sur Maya. Dès lors, il est évident que les scénaristes nous réservent quelques surprises, ce qui est une bonne chose. Maya déclare qu’elle est uniquement là pour sauver Olivia, parlant toute seule pendant un bon trop longtemps, sachant très bien qu’elle est entendue par Eli (et Olivia, et Jake). L’actrice est excellente dans sa folie finissant sur un « tick, tock » qui donne son nom à l’épisode et qui serait presque glaçant si nous n’étions pas devant Scandal et une méchante déjà connue.

Eli la laisse parler jusqu’à ce qu’elle craque, mais même à ce moment-là, elle continue de clamer son innocence et son envie de protéger Olivia. Elle finit par faire douter Eli qui entre dans son jeu des remords et regrets. Liv comprend que son père n’est plus le plus apte à la protéger, ce que lui avait d’ailleurs suggéré Huck dans la scène précédente. Ce n’est franchement pas fou comme développement, mais je crois que c’est tout ce qu’aura Huck cette semaine, ça et une pauvre réplique sur le bureau de Quinn.

Parce que, oui, pendant ce temps, Quinn prend la tête d’OPA, redécorant vite fait le bureau d’Olivia, ce qui est apparemment un truc énorme alors que je ne l’avais même pas remarqué. Liv leur confie la tâche de trouver le tueur qui accepterait de perpétrer l’attentat contre Mellie. J’ai aimé dans cet épisode la manière dont Abby est utilisée par les scénaristes pour apporter des informations sur les méchants et récupérer une place à OPA.

Bien sûr, c’est Abby qui finit par trouver la solution qui les aide : Maya n’est pas la tête de l’opération, mais le tueur engagé. Je dis bien sûr, parce qu’il paraît évident que les scénaristes ne sachant plus quoi faire d’Abby vont la faire revenir travailler pour OPA. Liv se rend donc auprès de sa mère pour la confronter, tentant en vain de la piéger pour obtenir des informations. Finalement, elle passe juste ses nerfs sur sa mère et tente de l’étrangler. Un vendredi normal pour la famille Pope, donc.

Moins normale et prévisible est la scène où Quinn avoue à Abby qu’elle est enceinte, ce qui est sa manière de lui faire comprendre qu’elles sont de nouveau amies (heureusement, quand je m’engueule avec une amie, nos réconciliations ne vont jamais si loin, hein). Je dois dire que je ne m’attendais pas à cette intrigue ! C’est étonnant cette idée d’une grossesse pour Quinn, mais ça peut être intéressant pour la suite de la série d’avoir un bébé à protéger. Il sera de toute façon absent de la moitié des épisodes, c’est obligé.

La fin d’épisode voit Olivia refuser un ordre du président avec l’aide de Jake : elle relâche sa mère, la traquant dans l’espoir d’avoir des infos sur son commanditaire. En parallèle de tout cela, Eli, lui, demande à Fitz de réinstaurer le B613 et d’en prendre la tête. Oh putain, non, pitié pas ça. Je sais bien qu’il faut trouver un rôle à Fitz pour la suite de la série, mais le retour de B613, c’est la pire des idées. J’étais vraiment heureux que cette saison laisse tomber ça… J’espère que c’est une fausse piste qui sera reniée dans le dernier épisode de la saison.

C’était en tout cas un bon épisode de lancement pour ce final, mais je suis surpris qu’il soit diffusé en double épisode. Disons que, contrairement à Grey’s Anatomy, cet avant-dernier épisode de saison n’avait pas de cliffhanger et qu’on aurait pu attendre une semaine de plus pour le dernier épisode.

16.pngÉpisode 16 – Transfer of Power – 19/20
I’m gonna go pick an outfit now so that I can be done with that nonsense and focus on what’s really important… Running the damn country!

Je ne boude toutefois pas ce seizième volet qui suit donc immédiatement la diffusion de l’épisode 15. Au moins, cette fois, on reste dans l’ambiance (non parce que j’ai commencé le 15 sans prendre le temps de réfléchir au 14 et j’avais zappé que Maya était de retour, moi… c’est le problème de regarder trop de séries).

Cet épisode débute sur une Olivia qui attend gentiment Fitz dans le lit présidentiel au chevet duquel une photo de son fils trône. J’ai trouvé ça un peu dérangeant dans l’idée (jamais il ne me viendrait à l’idée de mettre ce genre de photos sur un chevet, en fait) quand même, mais c’est leur dernière nuit ensemble, voyez-vous, donc on s’en fout, on veut juste les voir s’embrasser et coucher ensemble. Mouais, je n’ai jamais été fan du couple, alors ça ne surprendra personne si je dis que j’ai trouvé cette scène inutile.

Le lendemain, et sans surprise, Maya se débarrasse de sa puce et prend la fuite, malgré une dizaine d’agents à l’affût. Bien sûr, bien sûr. La meilleure réaction est celle de Charlie (je crois) qui s’exclame « déjà ? » tellement tout le monde savait que ça arriverait.

Cet épisode voit le retour de Luna Vargas en tant que vice-présidente élue et de Cyrus qui regarde sa télévision… Tranquille, tranquille, mais pas très utile tout ça. Alors que la cérémonie d’inauguration bat son plein, OPA est en pleine activité pour trouver le commanditaire de l’attaque qui risque de se produire. Leur travail leur permet de comprendre qu’un des VIP de la cérémonie a payé Maya pour perpétrer son attentat, qui bien sûr n’est pas contre Mellie !

Enfin, ça, c’est si l’on en croit les informations qu’elle communique à Liv au téléphone au beau milieu de la cérémonie via téléphone (mais bien sûr). Le problème, c’est qu’Eli s’attaque à Maya avant le moment où elle allait révéler le nom du grand méchant, ce qui décale encore un peu la révélation. Cependant, et à vue de nez, j’ai parié pour Luna, vu les personnages présents. À ce moment-là, je me suis dit que c’était bien joué si c’était elle car c’est aussi inattendu que… prévisible. Or, si c’est prévisible, j’aurais dû le voir venir, mais je me suis laissé balader. Vous voyez le délire ? Vous comprenez la bonne note pour cet épisode ?

Bon, pendant ce temps, Fitz travaille avec David pour recréer le B613. Oh joie. Cela se produit donc bien, Fitz reste à Washington pour diriger un nouveau B613 ? Et bien non : finalement, il suffit qu’Olivia s’énerve un peu pour que Fitz lui assure que le B613 ne renaîtra pas de ses cendres. Putain, la saison suivante aurait été chiante s’il l’avait fait… mais avec Scandal, il faut se méfier de l’eau qui dort et le départ de Fitz me laisse perplexe.

Leur dernier au revoir est assez beau, avec les caméras du monde entier pour immortaliser un dernier baiser entre eux, pendant que le staff de la Maison Blanche s’amuse à redécorer les lieux mythiques de résidence de la future présidente. Le nouveau bureau est assez sympa, même si je ne sais pas trop dans quelle mesure c’est féministe de virer tous les portraits d’hommes pour les remplacer par des femmes. Détails, détails, mais bon, j’aime bien critiquer, vous avez dû vous en rendre compte si vous en êtes à ce stade de l’article.

Loin de tout ça et enceinte, Quinn ne se sent pas de rester à la tête d’OPA et demande à Abby de la remplacer. Sur le moment, j’ai trouvé ça super con, mais cinq minutes plus tard, quand elle avait Olivia sur le dos pour la stresser à trouver des résultats, je me suis dit que c’était peut-être une bonne idée finalement.

Olivia comprend que Luna est responsable de tout et est la grande méchante derrière toutes les merdes qui leur sont arrivées. Et donc, je dois dire que je suis bien sûr surpris de ce choix des scénaristes, même s’il m’a paru évident un quart d’heure plus tôt quand on a su qu’un VIP était responsable de l’attaque.

En fait, ça marche très bien que ce soit elle, comme on la connaît peu, il est facile de lui donner le mauvais rôle. C’était même évident que ce serait elle, si j’avais pris le temps de me poser et de regarder un peu tous les personnages qu’il nous restait, mais ne l’ayant pas fait et me laissant balader par l’équipe de scénaristes, je suis forcé de reconnaître que c’est bien écrit.

Oh, bien sûr, je suis un peu triste, parce que ça faisait un joli Girl Power d’avoir deux femmes sur le ticket présidentiel fictif, mais bon. C’est donc Olivia qui comprend tout juste à temps, mais se retrouve coincée avec Luna comme vice-présidente : il est trop tard pour se débarrasser d’elle. En théorie en tout cas, parce que malgré tout, Maya lui conseille de reprendre le pouvoir, ce qui pave les vingt dernières minutes de la série qui vont encore plus justifier cette excellente note. Je veux dire, la révélation autour de Luna était excellente, mais la fin qui arrive ensuite, elle m’a laissé bouche bée !

Les scénaristes se débarrassent d’abord des personnages d’OPA : Abby refuse d’en prendre la direction, mais y récupère son travail, ce qui se pressentait déjà dans l’épisode précédent. Elle et Quinn trouvent donc un terrain d’entente pour gérer la grossesse de cette seconde, qui l’annonce à Charlie. C’est un beau moment de joie pour conclure la saison.

De son côté, Mellie célèbre sa victoire en buvant un whisky dans son nouveau bureau, sacré bureau, et en demandant à Cyrus de l’accompagner au bal d’inauguration. Le retour de Cy dans la vie politique de la Maison Blanche n’annonce rien de bon, mais je ne m’attendais pas à ce qui suit.

Olivia trouve en effet le moyen de se débarrasser de Luna : elle lui demande de se suicider, tout simplement, lui laissant le choix entre une pilule pour mourir (officiellement, d’une crise cardiaque) ou de Jake pour la tuer violemment. C’est un coup de poker parfaitement calculé car Olivia sait que Luna veut protéger ses enfants avant tout. En effet, ceux-ci n’étaient pas sur scène la nuit de l’élection de leur père, et c’est comme cela qu’elle a compris que Luna était responsable de l’attaque.

C’est joliment écrit et clairement préparé depuis le début. Les Vargas marquent donc l’histoire fictive des USA comme le couple de victimes maudites qui meurent en s’approchant du pouvoir, c’est triste. Devenue une vraie prédatrice assoiffée de pouvoir, Liv récupère donc tout le contrôle : c’est elle qui prend la tête de B613 en mentant à Mellie, elle qui conseille Mellie dans toutes ses décisions, elle qui a tout le pouvoir. Nous avions déjà eu un aperçu de ce que donnait Olivia quand elle avait trop de pouvoir, mais alors là, ça part en vrille sec.

La dernière scène nous la montre avec Cyrus en train de boire un verre pour célébrer la fin d’une campagne bien terrible. À l’écouter parler, elle comprend que Cyrus est bien responsable de ce qui est arrivé à Frankie : c’est lui qui a planté la graine de la folie en Luna avec des discours terribles sur ce qu’était la présidence et il essaye de lui faire la même chose. Les deux partagent donc à demi-mots des confidences terribles, qui ramènent leur amitié au-dessus de tout le reste.

Cette dernière scène est vertigineuse et les dernières répliques échangées, qui font d’Olivia Pope la femme la plus puissante du monde, ne sont pas celles d’une fin de saison, mais celles d’une fin de série. Shonda Rhimes avait clairement prévu le coup en cas d’absence de saison 7. La fin aurait été ouverte, mais elle aurait été parfaite. C’est la fin de l’ère Fitzgerald Grant, la fin d’OPA dirigé par Olivia, la fin de toute une période et le début d’une autre. Je suis un peu frustré de l’existence d’une saison supplémentaire, car il sera dur pour eux de mettre la barre plus haut que ça pour le final.

fin

EN BREF – J’ai commencé cette saison en étant vraiment sceptique et en espérant qu’elle soit la dernière, car B613 avait ruiné la série qui tournait désormais trop en rond. Finalement, n’avoir que 16 épisodes fut un plus pour cette saison 6 qui n’a pas perdu de temps et a proposé une construction vraiment différente des précédentes.

L’intrigue générale autour de Frankie était excellente et, bien qu’un peu répétitive par moment, elle fonctionnait à merveille. Je me suis peu ennuyé. Bien sûr, il y avait les défauts habituels de la série, le centième épisode est un peu raté et ça manquait parfois de moments à couper le souffle, mais dans l’ensemble, cette saison est une vraie réussite. L’écriture parfaitement maîtrisée d’un bout à l’autre, les coupables successifs qui s’emboîtent à merveille comme des poupées russes, la révélation finale sur le grand méchant, tout participe à faire de cette saison 6 une saison qui savait où elle allait et qui nous dirigeait vers une fin de série.

Bien sûr, ce n’est pas la meilleure saison de Scandal, parce qu’après tout, il est dur de revenir de si loin après s’être tant perdu. Cependant, le niveau est probablement le meilleur qu’ils pouvaient encore atteindre après tant de détours. Rien que pour ça, je tire mon chapeau bien bas à cette saison.

Je serais forcément de retour pour la dernière saison… mais je doute franchement de l’utilité de celle-ci.

The Magicians (S02)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Spoilers

Ci-dessous, mes critiques des épisodes de la saison 2 de The Magicians juste après leur visionnage.

Avis : Parfait, moins d’un moins après mon bingewatching intensif de la saison 1 pour le Challenge Séries 2017, la saison 2 de The Magicians débarque. Bon, pour être tout à fait honnête, ça a quand même été une pause assez longue pour oublier certains éléments, mais bon.

Histoire de ne pas prendre de retard, surtout que mes jeudis vont être chargés en février, j’ai décidé de me lancer dès que possible dans cet épisode, surtout que le tout Twitter (oui, toi aussi, probablement) en parlait déjà. Je ne sais pas trop ce que j’attends de cette saison 2, probablement une exploration plus poussée de Fillory, qui risque de me blaser un peu, mais bon.

Allez, c’est parti (avec spoilers) !

Note moyenne de la saison : 15/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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Épisode 1 – The Knight of Crowns – 16/20
It’s a little hard to kill me at the moment

C’est gagné pour l’exploration de Fillory, je n’en attendais pas tant ! Dès le début de cet épisode, on en voit plus que prévu avec Quentin qui fait un pacte bizarre qui ne sert finalement à rien car Alice a la situation sous contrôle et a soigné à peu près tout le monde, sauf les mains de Penny. Franchement, je ne m’attendais pas à autre chose que la résurrection de tout le monde, mais pas si vite.

Autant dire que cet épisode démarre sur les chapeaux de roue et reste à ce rythme, ce qui est déjà un bon point par rapport à la saison 1 qui traînait parfois en longueur. J’ai adoré l’exploration de Fillory, là où je m’attendais à être blasé. Les effets spéciaux sont quand même bien foutus et les plans hyper travaillés, notamment du côté de ce pont de fleurs (mais un peu moins au moment du couronnement).

Côté évolution des personnages, j’aime beaucoup l’intrigue sur les mains de Penny, il y a de quoi faire, surtout avec son sale caractère. En plus, ça apporte une touche d’humour et j’adore ce perso, alors je suis satisfait pour le moment. Eliot semble d’un coup devenir beaucoup plus attaché à tout le monde, ce qui peut se justifier puisqu’il ne quittera plus Fillory, mais ça se fait un peu trop rapidement par rapport à la saison 1 où il était pas mal détaché du groupe. Idem pour Margo, d’ailleurs.

Les choses se sont déroulées vite, tellement vite qu’ils sont déjà en 2017 dis-donc, et tous couronnés en un rien de temps. Le retour à Brakebills pour s’attaquer à la Bête risque d’être sympa après tout ça.

Malheureusement, Jules est une fois de plus de séparée du reste du groupe. C’était prévisible, surtout avec cette fin de saison, mais j’attends déjà le moment de la réunion avec impatience, surtout que cette fois, je n’accroche pas du tout à son intrigue et à celle de Martin. Son viol est trop rapidement laissé de côté et je ne vois pas trop vers où ils se dirigent… J’avais qu’à lire les bouquins, me direz-vous.

Quoiqu’il en soit, c’est un retour plutôt réussi avec de bonnes répliques (même meilleures que dans mon souvenir récent de la saison 1, tant en humour que dans les références aux années 90 et à Dirty Dancing – dafuq?), qui aurait sûrement pu marquer quelques points de plus en clarifiant les choses, car je l’ai trouvé un peu confus par moment. Peut-être pour mieux se dévoiler par la suite, allez savoir !

La série a en tout cas énormément changé en une saison, elle en dévient méconnaissable et est partie dans un vrai trip fantasy en fin de saison 1… qui se passe très bien pour l’instant !

Capture d'écran 2017-02-02 17.05.21.pngÉpisode 2 – Hotel Spa Potions – 14/20
Magic is the problem.

Malgré quelques problèmes de rythme, c’était un second épisode solide pour cette deuxième saison. Je n’aime pas trop cette habitude qu’ils ont de diviser les personnages et intrigues, mais au moins, ça m’aide pour mes critiques. Alors c’est parti.

D’un côté, nous avons le retour (de courte durée) de la majorité du casting à l’université. C’est de loin l’intrigue la plus consistante de cet épisode, où il faut se réhabituer à la vie sur le campus, tout en cherchant une nouvelle arme pour se battre contre le grand méchant. Le côté énigme fonctionnait plutôt pas mal, même si la majorité des trucs qu’ils font avec de la magie, moi, je peux les faire avec internet (surtout le coup des anagrammes). Mais pourquoi pas, l’ensemble était assez solide et donnait du rythme à l’épisode. Et il y en avait besoin, car il n’y avait pas de gros moment explosif cette semaine, où chacun vit sa petite vie de son côté.

Une sous-intrigue voit Penny se battre avec ses mains, ce qui est surtout une excuse pour entretenir sa relation un peu chelou avec le Professeur Sunderland. Les scènes érotiques de Penny manquaient un peu trop la semaine dernière où on ne l’a vu à poil que par principe, ouf, nous sommes sauvés avec cet épisode qui réaffirme cette ambiance étrange.

Ailleurs en ville, Julia se tape l’intrigue la plus chiante de la semaine, avec un Martin toujours de bonne humeur et toujours chantant. Contrairement à elle, je trouve qu’il a heureusement une plutôt jolie voix, mais je n’ai pas du tout accroché à cette partie de l’épisode, et pourtant j’aime bien le personnage, en théorie. Même ses retrouvailles rapides avec Quentin n’ont pas réussi à me convaincre, puisque ces deux-là sont tellement dans le conflit qu’ils en oublient de s’écouter vraiment. Frustrant.

Enfin, c’est Eliot qui m’a contre attente le plus plu cette semaine (je vois d’ici Yodabor sauter de joie à la lecture de cette nouvelle). En effet, j’ai trouvé très pertinentes ses scènes, que ce soit la gestion de son rôle de roi et de l’agriculture ou celles avec sa femme. J’espère que ça pourra continuer sur cette voie, car étonnamment le personnage s’en sort très bien tout seul, et même mieux qu’avec Margo ou Quentin dans ses pattes. J’ai trouvé le personnage beaucoup plus posé, malgré une touche de fantaisie qui fait du bien, là où j’ai l’habitude de lever les yeux au ciel tellement ils vont trop loin dans le délire d’habitude. Pas sûr que ça plaise à ses fans, mais moi, j’étais content de le voir s’occuper un peu de la vie de son royaume.

Du coup, le cliffhanger ne m’a pas spécialement enchanté, avec le retour de tout le monde à Fillory. Oui, je sais, c’est moi qui demandait à ne pas avoir trop d’intrigues séparées, mais puisque j’accrochais enfin avec Eliot, c’est un peu con ces retrouvailles si rapidement dans la saison.

J’ai trouvé un peu moins de bonnes répliques dans ce second volet, mais de manière générale, ça reste assez drôle et vif pour maintenir l’attention même dans les mauvaises scènes, alors je suis plutôt satisfait.

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Épisode 3 – Divine Elimination – 19/20
Sorry not my problem

Wow cet épisode est passé d’un extrême à l’autre et nous a pondu une fin de saison au beau milieu de l’épisode 3. On m’explique ?

Non parce que j’avais commencé ma critique devant l’épisode, et ça partait comme ça : « Mais qu’ils sont cons et mauvais ! Eliot se fait ensorceler en s’asseyant sur son trône et ils sont pas fichus de s’en rendre compte alors que c’était plus gros que le château de Fillory. Du coup, hop, on perd Margo, Quentin et Alice, et nos héros se lancent dans une course pour s’entretuer, avec un Penny paumé pour les sauver. Si le début n’est pas hyper subtil, l’idée de base fonctionne et est marrante pour occuper un épisode divertissant, qui risque d’être vite oublié. »

Oui, bien sûr…

Et puis, en fait non, pas du tout, la fin m’a totalement laissé sur le cul et ce début n’était qu’un moyen de perdre un peu de temps et de nous faire croire que tout serait facile cette semaine. Cette intrigue de départ est donc vite expédiée pour passer à une fin bluffante et changeant définitivement la suite de la série.

De son côté, Jules continue de vivre sa vie dans son coin, avec un Reynard tueur de chaton et bouffant les doigts de Marina. C’est pas dingue, tellement pas dingue que je ne suivais pas vraiment l’épisode (bouuuh). Finalement, Jules croise de nouveau le chemin du groupe pour une petite minute qui fonctionne vraiment bien et qui lui est suffisante pour bousiller les mains de Penny à nouveau. Cela devient un running gag plutôt efficace et embêtant pour le personnage, dont on ne sait pas ce qu’il devient après avoir été attaqué par ses propres mains.

Cela dit, ce qui révolutionne la série, ce sont les dix dernières minutes : Alice se transforme toute seule en monstre pour réussir à venir à bout de Martin au bout d’une seconde confrontation avec lui dans cet épisode.

La série nous fait croire à sa mort, mais elle revient finalement complétement surchargée de pouvoir et capable de tuer Martin en quelques secondes. Ainsi, son plan fonctionne, sauf qu’elle s’en prend ensuite à ses amis, qui décidément n’auront pas fait grand-chose d’utile cette semaine, et que Quentin, pour les protéger, se retrouve à la… tuer ?

L’épisode se termine comme ça, alors que côté de Jules, c’est Marina qui s’est fait tuer. Tu parles d’un putain de cliffhanger !

J’aurais aimé que Marina reste un peu plus longtemps dans la série, mais je doute qu’on la fasse revenir comme ça, elle a largement eu le temps de servir à ce à quoi elle devait servir – à moins que sa mort ne recèle une surprise, vu qu’on ne l’a pas vu à l’écran, mais c’est peu probable. Quant à Alice, j’ai du mal à croire qu’elle soit vraiment morte vu la rapidité avec laquelle ils ont expédié les morts du season final… mais en même temps, ses adieux étaient parfaits, avec la scène où Quentin semblait avoir mûri par rapport à leur relation.

Oh putain, je suis sur le cul, ils ont géré la manière d’introduire cette double mort, c’est juste totalement dingue.

04.pngÉpisode 4 – The Flying Forest – 13/20
I don’t know how to politely ask you to fuck me

Il ne faut pas longtemps pour que le royaume se divise à la mort d’Alice, parce que même Margo et Eliot en arrivent à s’engueuler pendant les opérations de Quentin. Penny parvient enfin à rejoindre Fillory et y apprend la mort de sa pote.

Quentin se réveille trois semaines après tout ça et après ses opérations par les centaures. Le seul que l’on voit nous vient tout droit de The 100 et j’ai du mal à me faire l’idée. Bref, l’idée est surtout de réunir Quentin et Penny autour d’une même intrigue, c’est nouveau et plutôt bien fichu de les voir travailler ensemble. Leur but est de capturer la White Lady qui devra alors leur donner ce qu’ils veulent (Alice et des mains, respectivement). Cela n’est pas sans problème et ils partent alors dans un trip au beau milieu de la forêt…

Franchement, cette série trouve toujours le moyen de partir en vrille sévère, c’était une « weed forest » quand même. Ils finissent par la trouver, mais bien sûr, Alice ne peut être ramenée par la magie (sans autre explication que cela) et Penny retrouve ses mains dans la douleur. Quentin conclue alors par un petit discours tout mielleux sur son amour perdu et le fait qu’il a tout ce qu’il a toujours voulu mais ce n’est pas suffisant, ouin ouin. Bon, OK, il a des raisons de pleurnicher, je veux bien.

L’intrigue retombe violemment par rapport à la semaine dernière, j’ai déjà beaucoup plus l’impression d’un épisode à la semaine. Bref, Quentin quitte Fillory en pleine dépression…

En parallèle, Margo a la brillante idée de fabriquer un double d’Eliot, mais je ne vois pas trop ce que c’est censé apporter à la saison, à part des scènes de cul de plus (mais c’était marrant cette double scène). Il se rend auprès d’Henry pour demander des conseils, mais Henry a de toute manière ses propres problèmes avec ses sorts qui foirent. Il ne lui en parle pas et le conseille de vivre une seule vie plutôt que deux… OK.L’intrigue Eliot/Margo se conclue sur l’idée qu’ils peuvent se servir de la magie pour rendre hommage à Alice. Franchement, tout cela n’était pas hyper passionnant et ne servait pas vraiment de fil rouge.

Étonnamment, Alice ne manquait absolument pas à la série…

Enfin, Julia retrouve Kady dans un squat misérable et la ramène chez elle. C’est probablement une très mauvaise idée après tout ce qui est arrivé dans cet appartement, mais bon, elle a l’air de vouloir rester y vivre avec le cadavre de Marina. Cela tombe bien, car ça lui permet d’apprendre que ce qu’elle cherche est dans la bibliothèque de Brakebills.

Ce n’est pas bien intéressant de la voir se confronter à Margo, qui est décidément partout dans cet épisode, mais ça s’améliore quand elle fait revivre pour quelques instants une Marina qui a des infos cruciales à lui filer.

Je suis donc forcé de reconnaître que j’avais tort la semaine dernière de la penser morte pour de bon à l’inverse de ce que j’en pensais, et Alice y est bien passée. C’est osé de pondre ça en début de saison, même si ça respecte le livre. Je leur reconnais au moins ça, mais l’épisode était tout ce qu’il y a de plus classique, et à peine divertissant.

05Épisode 5 – Cheat Day – 15/20
You can’t cheat everyday

Penny a récupéré ses mains… mais pas de bol, ce ne sont pas les siennes et il est incapable de jeter des sorts avec. Il retourne donc voir le professeur au nom imprononçable dans son igloo pour accomplir des taches ridicules et infiniment longues qui le mènent dans une quête supplémentaire. Mouais, pas bien brillant.

Quentin vit désormais une petite vie de bureau bien pépère. Étrange par rapport au caractère du personnage, mais pourquoi pas, surtout qu’il se retrouve à bosser avec la nana qui s’était défigurée et était responsable de la mort du frère d’Alice. Il va falloir que j’apprenne son nom car c’est une périphrase pas très simple à utiliser. Bref, ils critiquent ensemble l’usage et l’apprentissage de la magie fait à Brakebills, se disputent et se rapprochent de nouveau, un peu dangereusement. Si peu de temps après Alice, c’est un peu abusé, mais en même temps, je n’ai jamais particulièrement shippé ce couple et je ne trouve pas qu’elle me manque.

En même temps, la nana fantasme sur son ancien prof (le fameux russe de Penny, envoyé dans son igloo à cause de cette coucherie) et avec un peu de magie s’arrange pour coucher avec. Quentin, lui, en profite pour passer une nuit avec un clone d’Alice… avant de larguer la nana au petit matin. C’est une intrigue sans grande surprise jusqu’au cliffhanger, où Quentin aperçoit Alice lui demander de l’aide. Allez savoir.

De leur côté, Jules et Kady s’amusent à faire des cercles dans les journaux et la première découvrent qu’elle est enceinte, sans vraiment savoir de qui. Peu importe cela dit, elle veut aussitôt avorter, et je la comprends. Cependant, ce n’est pas si simple et le monde semble se retourner contre elle. Forcément, le fœtus se protège ou est protégé, allez savoir. Jules n’est pas au bout de ses peines, je crois.

Eliot découvre lui aussi qu’il s’apprête à être papa dans son royaume. L’avantage, c’est que c’est une intrigue que je n’ai pas vu venir, contrairement à la seconde où son serviteur essaye de le tuer. Cela reste sympa avec de bons jeux de mots, allégeant un épisode un peu lourd avec l’intrigue Jules et le deuil de Quentin. En plus, il y a un rebondissement final avec la femme d’Eliot de mèche avec le FU fighter.

Bref, c’était un épisode plus divertissant que la semaine dernière, mais toujours pas exceptionnel pour autant. Sympathique, il met en place des choses qui seront intéressantes à développer par la suite.

Capture d'écran 2017-03-09 19.39.52.pngÉpisode 6 – The Cock Barrens – 14/20
You and Alice had sex to Cirque du Soleil?

Bon allez, j’ai un challenge à assurer quand même, je me décide à rattraper mon retard dans The Magicians tant qu’il est temps. Pas comme Supernatural où j’ai juste pris un mois de retard dans mon planning, quoi.

Quentin tente de ramener l’esprit d’Alice à lui, et ça ne fonctionne pas vraiment, au-delà du fait qu’il est ridicule. Il se rend ensuite à son enterrement, où il tombe une nouvelle fois sur elle, ou en tout cas où il hallucine sur sa présence. Il est tellement discret qu’il se fait griller en dix secondes par son ex beau-père quand il commence à fouiller la maison.

Cela part dans une intrigue pas géniale d’Égypte, de ka, d’esprit et autre quoi. Je ne suis pas convaincu, en plus le père d’Alice est ridicule et je n’aime pas trop le personnage de la mère. J’aime déjà beaucoup plus la révélation finale : Alice est coincée dans le tatouage dorsal de Quentin. Cela n’aurait aucun sens dans n’importe quelle autre série, mais c’est The Magicians.

De leur côté, Jules and Kady continuent leurs recherches de la nana qui a réussi à se débarasser de Reynard. Cela fonctionne trop vite et trop simplement pour que ce ne soit pas un piège : et ça l’est. On apprend donc qu’elle a banni Reynard en accouchant, ce qui n’arrange pas trop Julia. Prise en otage, elle est libérée par Kady. Génial quoi, juste un petit contretemps sur le fil rouge, même si elles récupèrent au passage un autre otage étrange, un Haxenpaxen, pendant que leur tortionnaire finit face à face avec son pire cauchemar.

Enfin, Penny continue de vouloir sauver ses mains et demande de l’aide à Eliot. Malheureusement pour lui, ce n’est pas dans cet épisode qu’il avancera à ce propos. En effet, la femme d’Eliot tente de lui annoncer la vérité sur son passé, mais elle est interrompue par Penny, puis par le Prince Ess. Sympathique nom. Celui-ci prend le château en otage après que Margo refuse de l’épouser, et heureusement, juste après le départ de Penny. Pas franchement passionnant, mais assez divertissant pour être amusant.

Margo couche évidemment avec le prince en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, mais c’était marrant. Elle fait ensuite le cauchemar le plus cliché du monde où Penny la rejoint et découvre où le château de Fillory s’est retrouvé. Eliot, lui, apprend la vérité sur sa femme et Penny comprend que le château n’a jamais été pris en otage. Cela suffit pour que Margo décide de déclarer la guerre au royaume de Loria. Évidemment.

Cette série a le don de s’embarquer dans des intrigues totalement perchées quand même !

Capture d'écran 2017-03-09 20.08.28.pngÉpisode 7 – Plan B – 18/20
Our garbage relationship that ended with Eliot’s dick in your mouth?

Alice continue de hanter Quentin, mais cette fois-ci elle parle. Bon, finalement, ils ont donc réussi à trouver le moyen de ramener Alice dans la série comme si de rien n’était. Je ne m’étais pas trompé lors de l’épisode 3.

De son côté, Julia continue de chercher un moyen d’avorter et s’adresse à des coréennes qui lui demandent pour le faire un million de dollars. Du coup, Kady et elle décident d’aller cambrioler une banque et se font attaquer avant de mettre un plan au point par une créature invisible. Elles sont fort heureusement sauvées par le Haxenpaxen, qui meurt au passage. OK, grosse utilité dans la série le mec. Bon, paumées, elles se rendent donc à Brakebills.

Parfait, ça lui permet de retrouver Quentin, qui continue donc d’avoir l’avis d’Alice sur tout ce qu’il lui dit. Ils décident donc d’aller voler une banque ensemble. Bien sûr, c’est logique.

En parallèle, la guerre se profile à Fillory et Margo découvre alors que le royaume est fauché. C’est con. Ou pas, puisque que Quentin leur explique vouloir cambrioler la banque.

Penny continue de vouloir sauver ses mains à Brakebills et tombe nez à nez avec Kady. Ils s’embrassent aussitôt et Kady arrive à le convaincre de voler la banque. Oh, j’adore comment cet épisode réunit tout le monde de la manière la plus logique qui soit.

Margo déchire et a tout de suite un plan pour faire le casse du siècle. Autant en saison 1, elle me saoulait, autant elle est devenue mon personnage préféré cette année de manière hyper rapide. Kady déchire à gérer le problème du Gobelin invisible qui s’en prend à Julia. Et tous se lancent dans le cambriolage comme si c’était parfaitement normal. Et ça l’est à vrai dire.

Le plan foire évidemment de la meilleure manière possible, un peu à cause de tout le monde. De péripéties en péripéties, l’épisode se termine sur quelques très bons cliffhangers : Alice négocie le contrôle du corps de Quentin pour 30 minutes par jour, le double d’Eliot se fait tuer, donc à Fillory le vrai Eliot a ce qui ressemble fort à une attaque cérébrale et Julia réussi à se faire avorter, mais finit l’épisode avec des complications dont on ne sait rien.

Le tout était saupoudré de références à Harry Potter, Twilight et autres phénomènes de la pop-culture. Autant dire que si chaque semaine pouvait être comme ça, la série serait peut-être parmi mes séries préférées. Cet épisode avait un excellent rythme et mêlait à merveille l’ensemble des intrigues. J’adore, tout simplement, et j’en voudrais plus souvent des épisodes comme ça !

08.pngÉpisode 8 – Word as Bond – 14/20
Take this bitch to the dungeon

L’épisode reprend à peu près là où le dernier s’est arrêté : Julia a donc perdu son ombre, tu parles d’une complication. Ce n’est pas bien clair et ça perd tout le monde, y compris les magiciens. Ce n’est pas dans cet épisode qu’on aura une explication, même si, en terme de conséquences, on dirait que Julia est juste encore plus dingue qu’avant. Bien qu’avortée, elle continue de vivre à Brakebills, de même que Kady. Logique. En tout cas, ça permet de se débarrasser du filtre lumineux pas très joli de son appartement. Pour se débarasser des grands méchants, les filles décident de retrouver le bébé de Dana, ça promet (il est peut-être dans la vallée – pardon).

À Fillory, Alice harcèle Quentin pour avoir possession de son corps. Elle finit par y arriver et lui promet d’en prendre le contrôle à minuit. On apprend au passage qu’il y a toujours des problèmes magiques dans le royaume et que cela n’aide pas les enchantements pour s’occuper d’un Eliot affaibli par la mort de son double. Pendant tout l’épisode, c’est traité comme une intrigue secondaire dont les explications ne sont pas bien claires. C’est dommage, parce qu’il y aurait eu matière à proposer un bon épisode sur son absence pour le royaume misogyne (ce qui n’est que peu traité malgré quelques conséquences évoquées).

Après des péripéties rapides, Julia se retrouve à Fillory grâce à (à cause de ?) Quentin. Elle aide alors Margo à gérer le royaume, car sans Eliot elle n’y arrive pas. Ce n’est pas hyper intéressant, même s’il est marrant de voir Julia draguer un type recouvert de plantes pour mieux le faire exploser ensuite. Elle est cinglée, mais voulait juste se faire bannir de Fillory. Pas de bol, elle finit dans un donjon. Je ne suis pas sûr que ça apporte grand-chose à la série, mais ça a comblé un peu de temps de l’épisode.

Pendant ce temps, Quentin échange son corps avec Alice, mais contrairement à elle, il ne possède absolument aucun contrôle ou souvenir de ce qu’elle fait, et elle fait ses propres recherches : elle continue de vivre sa vie de son côté et réussit à demander de l’aide à l’esprit d’un moine qui lui refuse. Au moins, elle apprend qu’elle peut être sacrément dangereuse pour Quentin et que sur le long terme, leur cohabitation mènera à la mort. Oh, oh?

De son côté, Penny continue ses propres recherches pour retrouver l’usage de ses mains et de ses sorts. Il se rend donc dans la bibliothèque avec tous les livres du monde, déjà aperçue en saison 1. Cela lui permet d’apprendre qu’il peut tout aussi bien signer un contrat le faisant devenir bibliothécaire pour une éternité et retrouver l’usage de ses mains. On sent bien que la scène n’est pas innocente et que la série va se tourner par là. Au moins, le personnage s’assure une quasi-immortalité plutôt positive dans ce genre de série.

De retour à Brakebills, il décide d’aider Kady à retrouver le bébé de Dana (lalalala dans la vallée oh oh) et se rend compte que quelque chose a changé avec Quentin. Il serait temps, il n’a rien vu la semaine dernière. Peut-être que la prise de contrôle par Alice a changé les choses… En tout cas, cette dernière négocie toujours plus de temps avec Quentin dans les pires moments possibles, et les scènes de ce duo sont excellentes quand ils sont face à des personnages qui ne voient pas Alice. Bon, retrouver le bébé n’est pas si simple car Dana a tout fait pour le protéger. Penny et Kady suivent donc une fausse piste avec Quentin.

L’épisode se termine alors avec le réveil d’Eliot (c’était juste une manière de faire dormir le personnage un épisode donc?) et Penny, devenu bibliothécaire, qui aide Kady dans la recherche du bébé grâce à ce nouveau job/cette nouvelle vie, qu’il a choisi par amour pour elle. Mouais. Il découvre surtout qu’Alice a pris possession de Quentin, ce qui ouvre une piste intéressante pour la suite.

L’épisode était un peu moins bon que la semaine dernière, mais il continue de mélanger l’ensemble des intrigues et des personnages. C’est plus compliqué à critiquer, mais bien plus sympa à regarder, car ça donne une force sympa à la saison, qui manquait beaucoup en saison 1. Et puis, comme ça, je ne sais jamais à quoi m’attendre quand je lance un épisode, tant en terme d’intrigue que de qualité, et c’est déjà ça !

09.pngÉpisode 9 – Lesser Evils – 15/20
We’re magicians, being hunted by an Evil God and so are you.

Quentin est désormais enfermé dans une cage, à cause d’Alice, et se retrouve à proximité d’un loup-garou lui aussi prisonnier de Brakebills. Tout cela ne plaît pas trop à Alice… ni à moi d’ailleurs, car ça sort de nulle part et ne va nulle part.

A Fillory, Eliot à peine réveillé, décide un combat en face à face avec son ennemi. Pas du tout risqué, surtout que son rival est un pro du duel, ce qu’il attend après coup, bien sûr. Il se fait heureusement aider par sa femme et l’épée du grand-père de celle-ci. La série continue de partir dans des gros délires, avec un numéro musical tiré des Misérables. Normal ?? C’est la semaine des musicaux, après le crossover Supergirl/The Flash et le final de la saison 2 de Teachers, je ne suis plus à ça prêt. Celui-ci fonctionne plutôt bien, surtout avec l’humour de Margo (et surtout des scénaristes). C’est le moment d’avouer que je n’ai pas vu Les Misérables. Lalala.

Le roi qu’il affronte brièvement s’enfuit alors et Eliot n’a d’autre choix que de le suivre. Au moment où il s’apprête à gagner, il y a une nouvelle coupure magique et ça le force à s’enfuir à son tour. Cela retarde le duel.

De son côté, Margo doit gérer les fées, ou plutôt leur ambassadeur. Celui-ci réclame le bébé d’Eliot et sa femme pour restaurer le puits de magie de Fillory. Ce n’est jamais qu’un problème de plus. Une fois la magie restaurée, Eliot ne tue cependant pas le roi ennemi. Non, il décide de se marier avec. C’est une fin surprenante et bienvenue, digne de la série. Quant aux fées, elles forment un bon cliffhanger.

Penny et Kady libèrent Julia comme si de rien n’était. Ils reprennent ensuite leur quête en s’attaquant à un sénateur, qui n’est autre que le fils de Raynard. Forcément, il est voué à de grandes choses, ça aurait été étonnant aussi.

C’était sympa, même si totalement tiré par les cheveux. Julia continue d’être complétement cinglée, mais ça fait du bien au personnage. Elle comprend par la suite que Quentin est possédée par Alice, mais je ne vois pas bien l’intérêt de cette scène, à part montrer l’état de Quentin empirer. Qu’à cela ne tienne, il y a mieux à gérer avec le sénateur qui entend la voix de Raynard dans sa tête. Raynard parvient alors à s’infiltrer dans Brakebill, c’est con. Julia livre ensuite Quentin à Raynard dans l’espoir de voir Alice prendre le dessus, mais les choses ne se passent comme prévu : le fils de Raynard est enlevé par celui-ci.

Julia finit enfermée dans une pièce où elle ne peut utiliser la magie, grâce à la sympathie de Kady. De son côté, Quentin libère Alice. C’est une ouverture sympa pour le reste de la saison. Cet épisode traite de front l’ensemble des intrigues et avance comme chaque semaine dans des territoires totalement inconnus.

C’est l’une des bonnes surprises de la série : son horizon d’attente est toujours transcendé vers des choses plus délirantes. Difficile de savoir à quoi s’attendre quand même les coupures pubs sont si mal foutues qu’elles sont imprévisibles.

Capture d'écran 2017-03-30 15.52.25.pngÉpisode 10 – The Girl Who Told Time – 14/20
What’s behind the door?

Le résumé spoile déjà bien l’épisode, avec le retour d’intrigues autour de la place de Julia à Brakebills que j’avais bien oubliées. L’épisode commence avec son intégration comme élève de la connaissance, mais il doit s’agir d’une temporalité différente, de toute évidence. En fait, le directeur de Brakebills vient la libérer et lui rappeler qu’il l’a connu 39 fois. C’est lourdement introduit, mais on sait vers quoi se dirige l’épisode.

De son côté Quentin déprime depuis trois jours du départ d’Alice, c’est-à-dire trois mois à Fillory. Margo en a marre et le bouge un peu. Pendant ce temps, Eliot prépare son mariage et galère sur le plan de table, rien de bien dingue.

Quant à Margo, elle a laissé passer trois mois sans rien dire de son deal avec les fées. Celles-ci sont de plus en plus présentes et apparaissent constamment à Fen qui devient folle. Elle se fait enlever en fin d’épisode par une fée masculine. OK, OK. Fillory est un peu bâclé cette semaine, je trouve. Disons qu’on sent qu’on y reviendra au cours d’autres épisodes.

Côté intrigue de la semaine/fil rouge de la saison, Quentin rencontre dans un rêve l’ombre de Julia, une enfant de 12 ans qui aimerait retrouver son hôte (et ça tombe bien, son hôte aussi aimerait bien).

Il quitte donc Fillory pour aider Julia à remettre la main sur son ombre. C’est une intrigue sympa, mais pas dingue, qui permet de recontacter l’Alice de la 23e temporalité. Le problème de ces 39 temporalités, c’est que ça sent la solution de facilité pour pas mal d’impasses de la série.

Il faut donc être mort pour atteindre le monde sous-terrain dans lequel les ombres se planquent. C’est intéressant comme perspective pour les prochains épisodes, mais les retrouvailles avec cette Alice ne m’ont pas spécialement convaincues.

Enfin, dans une dernière intrigue, Penny devient officiellement un bibliothécaire de l’Ordre désormais, et ça n’a pas l’air de l’enchanter. Cela dit, c’est bien utile pour Kady qui profite de la bibliothèque pour faire des recherches et découvrir que rien n’a été écrit sur comment tuer un dieu. Mouais, un peu comme elle, je vois direct que ce n’est pas crédible.

Penny doit de son côté retrouver des livres jamais rendus. Passionnant. Il se rend avec Kady à la recherche d’un livre emprunté il y a dix ans par une muette. C’est intéressant de voir que Kady connaît le langage des signes et d’avoir une représentation pas trop mal fichue de ce handicap, mais l’intérêt narratif est assez peu élevé, jusqu’à ce qu’il soit révélé qu’un sort se trouve sur la carte d’emprunt.

La bibliothèque révèle alors son secret : derrière une porte se trouve une salle dont les livres possèdent bien des réponses, puisqu’ils sont carrément capables de détruire des mondes. Évidemment, c’est logique et c’est là que se trouve ce que cherche Kady. Cela nous est révélé dans un cliffhanger franchement très prévisible, qui reste un peu prise de tête sur la manière dont la muette a fait disparaître sa société ou ses véritables intentions. Les mystères à la Magicians, donc.

Bref, cet épisode est un peu moins bon que d’autres et repose, je trouve, sur pas mal de facilités scénaristiques. La bibliothèque l’était déjà mais le devient encore plus et les 39 temporalités désormais poreuses apportent une réponse facile.

C’est d’autant plus frustrant que, malgré ces facilités, l’épisode n’avance pas spécialement dans toutes ces intrigues et se conclue sur un cliffhanger qui nous vend un dragon à venir. Ils gagnent du temps pour la suite en préparant le terrain donc, mais c’est décevant par rapport à ce que la série peut parfois proposer autrement.

10.pngÉpisode 11 – The Rattening – 13/20
No I eat you, I’m a fucking dragons, what do you expect?

Je dois bien avouer que je ne suis pas spécialement motivé par le visionnage de cet épisode, mais je ne saurais expliquer pourquoi. La série a pris l’habitude de me perdre, je crois, dans des intrigues multiples trop souvent transitoires. Comme je suis en plus fatigué, j’ai mis le temps avant de lancer cet épisode, alors qu’habituellement, mon jeudi est plein de séries.

Quentin et Julia trouvent le dragon qu’ils cherchaient assez simplement dans les égouts de la ville. Normal, c’est mieux que les légendes urbaines sur les alligators. Afin d’accéder à l’underworld, ils sont prêts à tout, y compris à céder le bouton qui permet d’accéder à Fillory. Sympa, le Quentin.

L’underworld est donc un enfer administratif, ça promet. Il y a quelques bonnes blagues malgré tout, mais je n’aimerais pas y vivre, surtout si c’est pour être bloqué dans une interminable partie de bowling. En plus, on apprend vite fait que sans ombre, Julia ne devrait pas pouvoir rester là (sachant qu’elle n’a en plus pas de corps, c’est sympa). Cela ne l’empêche pas d’exposer à deux reprises son absence de ventre en public. NORMAL.

Bref, avec Quentin, elle finit par trouver le chemin vers son ombre dans une maison pour enfants. Il y a des bonnes choses dans cette intrigue, notamment la mini-Alice, mais ça me laisse perplexe sur les enjeux de la série par la suite. Julia refuse en effet de récupérer son ombre, embarquant à la place celle d’Alice. Mouais, mouais, mouais. Comme je ne sais pas bien ce que représente cette histoire d’ombre, c’est compliqué de se faire une idée précise !

Pendant ce temps, Eliot apprend à connaître un peu mieux son futur mari, mais ça ne nous apporte pas grand-chose. Alors que tout allait bien se passer entre eux, son futur mari se transforme en rat, comme le reste de son peuple. C’est marrant comme intrigue.

Eliot donne du sérum de vérité à ses conseillers proches pour en savoir plus, mais Margot finit par avouer son deal avec les fées. Du coup, le roi se sent trahi et envoie la reine au donjon. Nous voilà bien, Margot dans donjon, c’est marrant comme idée, mais ça semble être une fois de plus un bon gros passage de transition en attendant qu’il se passe vraiment quelque chose.

Ainsi, en fin d’épisode, il approuve l’idée de mettre en place une démocratie et… se retrouve à Brakebills, viré de Fillory. Euh quoi ? Cela sent encore le retournement magique étrange. En plus, de son côté, Margot se barre dans le royaume des fées. Il n’y a donc plus ni roi, ni reine dans le royaume. Oh, ça sent mauvais à l’approche de la fin de saison…

À la bibliothèque, Penny continue son travail, où Kady le pousse à aller fouiller la salle interdite. En attendant qu’il y arrive, les deux font l’amour dans leurs rêves. Normal. Pour réussir à atteindre son but, il se met alors à draguer la bibliothécaire, plutôt insensible à son charme. C’est marrant, sans plus. Il joue aussi les baby-sitters pour une ado qui a tout compris et sait tout, le genre de personnage insupportable malgré un bon sens de l’humour. Elle parvient ainsi à rendre visite à Penny et Kady directement dans leur subconscient, ça promet pour la suite.

Bon, cet épisode poursuit aussi une intrigue plus politique avec le sénateur, mais je n’ai pas accroché du tout à ce personnage de sénateur qui n’est pas humain, mais fils de Dieu. Il finit par rejoindre Kady à Brakebills néanmoins, donc on avance sur l’intrigue Reynard.

Oui, on avance, mais on avance à pas de fourmi encore cette semaine. C’est un peu dommage : même si ça permet de préparer le terrain pour la suite, on s’ennuie surtout. C’est peut-être aussi parce que je ne suis pas assez attaché aux personnages cela dit !

Capture d'écran 2017-04-13 13.27.29.pngÉpisode 12 – Ramifications – 15/20
OK, is anything not fucked?

Un jeudi avec uniquement un épisode de The Magicians ? Il n’y a décidément plus rien à la télé américaine en ce moment ! Bon qu’importe, j’ai au moins ça à voir !

La série n’a pas le budget pour le dragon apparemment, car une ellipse nous permet de retrouver Julia et Quentin avec le russe. Ils arrivent à le convaincre de les aider à ramener Alice. Heureusement qu’il est là pour interrompre Julia et son joli discours sur l’amitié, car on était en train d’atteindre un point niaiserie flippant. L’avantage, c’est qu’Alice retrouve vite son ombre… du coup, l’épisode passe vite à autres choses plutôt que de régler la storyline Alice/Quentin. C’est un peu dommage de ne pas approfondir l’un des points forts de la série, mais on sent que cet épisode accélère et boucle pas mal de choses, comme j’y reviendrais en conclusion.

Quentin a donc pas mal de problèmes à régler avec elle, mais Eliot vient le voir dans l’espoir de retrouver le bouton qui lui permette d’accéder à Fillory. Pas de chance, il arrive évidemment trop tard puisque c’est désormais le dragon qui l’a. Bien joué. C’est rigolo de le voir se bourrer avec Quentin, surtout que cela mène à un début de solution pour retourner à Fillory. Forcément. La série ne fait pas dans la finesse, une fois de plus, et la solution a un problème théoriquement imparable est trouvée en un claquement de doigts. En même temps, c’est bien fait car ça s’appuie sur des éléments déjà évoqués par la série.

Quentin et Eliot se rendent donc à Vancouver chez un collectionneur qui a tous les objets imaginables liés aux livres sur Fillory. Après quelques minutes, celui-ci s’avère être un des dieux de Fillory. Dans une scène tirée par les cheveux, il leur révèle que le royaume n’est pas fait pour être gouverné. Quentin & Eliot tentent alors de le convaincre de sauver le royaume. Seulement lui a perdu tout espoir sur la survie du royaume. Il finit par leur laisser l’horloge qui leur permet de retourner là-bas. Là encore, tout semble un peu forcé dans l’écriture. Les scénaristes dressent de faux obstacles aux personnages qui mettent une minute montre en main pour les surmonter. C’est un peu dommage d’accélérer autant les choses, même si c’est très caractéristique de la série jusqu’ici.

À Fillory, le royaume est à l’abandon et c’est donc Josh, un bouffon (au sens premier du terme voyons) qui prend le pouvoir car c’est le dernier terrien que l’on peut trouver à Fillory. C’est marrant, à base de références Disney et de drogue (encore et toujours). Cependant, la vie de roi n’est pas de tout repos et il gagne le droit d’être hanté par une Margo indignée de le voir dormir plutôt que de la chercher.

En plus de tout, le nouveau futur beau-fils d’Eliot est à la recherche de son père (qui sera donc le futur mari d’Eliot, faut suivre), le roi de son royaume, et apprend qu’il est devenu un rat. Ce n’est pas franchement pour lui plaire, étrangement. Après trois scènes, nous le voyons donc boire une potion qui devrait l’emmener au royaume des fées, si j’ai bien suivi. Expéditive, cette intrigue développe un personnage très secondaire et je ne sais pas trop vers quoi elle se dirige (comme toujours avec The Magicians).

Bon, Alice n’est pas totalement laissée de côté non plus. Nous apprenons ainsi qu’elle a perdu ses pouvoirs et qu’elle perd peu à peu ses connaissances. C’est très con pour une assoiffée de pouvoir comme elle et ça laisse une porte ouverte pour la semaine prochaine…

Julia, elle, a désormais perdu son ombre pour toujours et demande à Kady de l’aider. Cela tombe bien, Kady a besoin d’elle également avec son sénateur. Peu à peu, le combat final se dessine, et je l’attendais avec impatience pour la semaine prochaine. Oui, sauf que non, en fait, car ce n’est pas ce que la série a en réserve pour moi.

Le fils de Raynard découvre donc que sa femme a été tuée à cause de ses fréquentations avec les magiciens. Comme c’est sympa. Il retourne à Brakebills pour manipuler Julia et Kady à son tour. La première s’en va acheter des pizzas et la seconde est forcée d’accomplir un rituel pour lui prendre son pouvoir. Kady tue donc leur seul espoir, contre son gré. C’est une fois de plus totalement tiré par les cheveux, mais cela résume bien la série.

De son côté, Penny continue d’essayer d’infiltrer la poison room à l’aide de Sylvia, la jeune bibliothécaire. Celle-ci possède bien beaucoup de réponses et ne m’inspire pas du tout confiance, car Penny s’est trop vite laissé convaincre par elle la semaine dernière. Dans cet épisode, nous apprenons également de sa part que les livres de la bibliothèque finissent par 20 pages blanches, tous, ce qui n’est bien sûr pas normal. Aussi, chacun à un livre de vie, et ceux des héros de la boucle temporelle a connu 39 exemplaires. Original, original.

Tous les deux sautent donc dans la fontaine pour retrouver les livres qu’ils cherchent. En fait, Sylvia avait son propre plan et Penny rentre seul auprès de Kady. Il lui fournit le livre nécessaire, mais s’effondre au sol.

Julia et Kady s’attaquent donc seules au dieu pour le tuer une bonne fois pour toute… mais la déesse de Julia finit par arriver, révèle qu’il s’agit de son fils et sauve Raynard, avec l’accord de Julia. Kady se révolte contre Julia suite à cette trahison, mais cela importe peu à Julia puisqu’elle récupère son ombre en cadeau. Du coup, le combat final dure une minute et est vite expédié. C’est un peu décevant après la construction de cette saison entièrement autour de cela pour ces personnages, de même qu’il est énervant de voir la rapidité avec laquelle Alice est finalement ramenée à la vie, après huit épisodes de recherches qui pataugent.

Seulement, il y a toute l’intrigue Fillory à boucler pour l’épisode final, donc encore pas mal de choses à voir. Et puis surtout cet épisode a réglé pas mal d’intrigues et permis à chaque personnage de se retrouver. Reste à voir ce qu’ils vont nous pondre la semaine prochaine et en saison 3 (parce que oui, la série est renouvelée).

L’épisode de cette semaine était donc divertissant, c’est sûr, mais frustrant par la rapidité avec laquelle il règle ses intrigues. Décidément, cette série me surprend toujours car elle part dans tous les sens, sans jamais que l’on ne sache à quoi s’attendre.

Capture d'écran 2017-04-20 16.23.15.pngÉpisode 13 – We Have Brought You Little Cakes – 16/20
Enter Quentin Coldwater and his friends: the addict, the victim, the bitch, the scowl and the martyr.

C’est déjà la fin de la saison et, franchement, je ne l’ai pas vue passer !

Ember assure la narration de ce début d’épisode, ce qui est une drôle d’idée, mais tout à fait dans la lancée de la série. C’est plutôt cool, ils nous résument ainsi l’ensemble de la série en quelques minutes et c’est bien drôle. Nous avons alors pas mal de blagues, de faux playbacks et de clins d’œil dans cette introduction, qui rappelle les pistes encore ouvertes et tease ce qui est à venir avec l’annonce du dernier soupir de Fillory. Rien que ça. Si je n’avais pas su que la série était renouvelée, j’aurais pensé à une fin définitive, mais non, ce n’est qu’une fin de saison.

Une fois cette introduction un peu longuette malgré son fun passée, Alice reproche une nouvelle fois à Quentin de l’avoir ramenée. C’est encore et toujours pareil.

Penny apprend qu’il est en train de mourir d’un cancer qu’il s’est chopé dans la Poison Room. Avec un nom pareil, il aurait peut-être dû s’en douter. Ironiquement, il vient d’apprendre sa mort prochaine, mais il se retrouve à réconforter Kady, vexée de son intrigue de la semaine dernière. Pourquoi pas. Les situations de chaque personnage avancent à vitesse grand V, je ne sais plus quoi en penser.

Julia n’est pas en bien meilleur état lorsqu’elle reçoit la visite d’Eliot. Celui-ci cherche de l’aide pour sauver Fillory et, malgré leur passé, c’est à Julia qu’il pense. Entre autres.

Penny, qui a lu le livre d’Eliot, lui conseille de ne surtout pas continuer ses recherches : c’est comme cela que son livre s’arrête. Il est ensuite convoqué à la bibliothèque, n’en déplaise à Kady qui voulait le garder avec lui. Là encore, on sent bien, rien que dans ma critique, que les choses s’enchaînent à toute vitesse, ce qui est plutôt un bon point. La série n’a jamais souffert d’un rythme trop lent que je reproche souvent, mais elle est parfois atteinte du syndrome inverse. À vouloir aller trop vite, elle me perd un peu parfois.

C’est le cas de son intrigue au royaume des fées où Margo tente de récupérer le bébé d’Eliot, qui est né et qui est une petite fille. Seulement elle n’y arrive pas. Elle reçoit de la reine des fées de quoi contenter Ember qui en a marre de Fillory et pourrait bien décider de détruire son monde. C’est un peu précipité, mais ce n’est pas si mauvais. À son retour du royaume des fées, Margo se retrouve avec un œil de moins, et c’est là que je vois que je n’ai pas tout suivi (WikiYoda, si tu passes par là ?). EDIT : C’était simplement le prix à payer pour rentrer du royaume des fées. Évidemment.

De son côté, Eliot parvient à revenir à Fillory, tentant de changer son destin… ou simplement de draguer son futur mari. Pendant ce temps, Quentin essaye d’en savoir plus auprès du dieu de Fillory pour sauver le royaume. On sent que ces intrigues évoluent en parallèle pour une bonne raison, mais le dessin général tarde à se faire voir (ce qui est plutôt une bonne chose pour le suspens quand même).

Ainsi, Eliot et Margo se retrouvent et préparent des petits gâteaux à Ember, pour le satisfaire et sauver ce monde. Quand il arrive, il s’emporte contre Umber, qui de son côté est avec Quentin à Cuba en train de faire exactement pareil. Non, pas notre Cuba, le sien, un vrai cube dans lequel il a embarqué Quentin.

C’est bien sûr un plan de notre groupe de héros pour réunir les deux frères : Julia débarque à Fillory avec la boule à neige qui contient Cuba. Ember et Umber sont donc réunis, mais l’un tue l’autre avant de s’en prendre à Julia. Quentin tue le deuxième frère qui s’apprêtait à détruire Fillory. Hop, il n’en faut pas plus pour sauver le monde. C’est presque décevant tant c’est simple ! Tout a été très vite, le plan ne s’est pas franchement révélé dingue, les enjeux ont été à peine perçu avec une partie du château un peu abîmée… et c’est tout.

Il reste alors à conclure un peu l’intrigue Alice : celle-ci est en vie, comme si de rien n’était bien qu’elle soit un peu renfermée, et très vite, elle retombe sous le charme de Quentin. Celui-ci lui explique qu’il a tué un dieu et elle lui révèle alors, trop tard, que c’est une grossière erreur. En effet, elle sait comment fonctionne l’univers maintenant et elle lui annonce qu’il a provoqué les parents d’Ember et Umber. Rien que ça.

Ceux-ci se vengent alors en faisant disparaître la magie sur Terre, à la bibliothèque (où l’on voit Penny, affaibli mais en vie) et à Fillory.

Deux mois plus tard, les fées veulent envahir Fillory, Alice apprend qu’elle est pourchassée et Julia retrouve Quentin pour lui apprendre qu’elle a de nouveau la magie. Voilà trois cliffhangers qui promettent une saison 3 plutôt intéressante, car il y a pas mal de suspens et de mystère à résoudre. Cependant, cet épisode était moins fort que ce que je croyais et les résolutions, comme la semaine dernière, m’ont paru drôlement simples. En fait, je n’ai pas assez senti les enjeux de chaque décision, c’est étrange comme sentiment.

Capture d'écran 2017-04-20 16.22.56.png

EN BREF – The Magicians reste une bonne série cette année, mais elle a ses hauts et ses débats. Son rythme infernal est aussi appréciable que dangereux, me perdant souvent tant il est improbable. La qualité globale est véritablement inégale : certains épisodes sont très ennuyeux, d’autres au contraire, sont tellement bien écrits que la série pourrait être ma série préférée. En fin de compte, cela fait deux saisons que je ne sais pas quoi en penser. Parfois, j’ai envie d’arrêter, souvent, de continuer. Au moins pour connaître le prochain twist totalement perché. En quatre mots comme en cent, cette série s’avère être pleinement unique en son genre.

Et c’est un genre que j’adore. Il est donc certain que je reviendrais me perdre avec eux pour la saison 3. En attendant, j’ai enfin fini une de mes séries du Challenge Séries 2017… oui, j’y pense encore même s’il est clairement très très mal barré.

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Suits (S06B)

Spoilers

Avis : J’ai l’habitude de faire un seul article par saison, mais Suits fait les choses tellement bizarrement avec une pause de mi-saison aussi longue que la pause entre les saisons que je me perds dans les épisodes, alors autant y aller franco et tout diviser en deux. Vous pouvez retrouver mon avis sur le début de la saison 6 ici.

Alors, je ne vais pas mentir, j’avais oublié pas mal de choses avant de lancer, à commencer par la storyline de Louis qui demande le mariage, mais l’avantage avec Suits, c’est que tout revient assez vite entre deux « goddamn » et « shit » et autres jurons. Je ne crois pas que la série mérite beaucoup plus d’intro que ça à ce stade, alors c’est parti pour la critique des épisodes !

Moyenne de la mi-saison : 14,7/20

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Capture d'écran 2017-01-26 22.29.40.pngÉpisode 11 – She’s Gone – 14/20
Told you it was worth the wait

Oh, ils ont osé nous faire le coup du rêve dès les départ, avec Donna/Harvey. C’était grillé à 100 km, mais quand même appréciable de les voir ensemble comme ça. Limite, ça m’a donné envie de les shipper alors que je n’ai jamais pu piffrer Harvey (sauf peut-être pendant ses crises d’angoisse). Pff, ceci est le pire début de critique du monde, il faut que je mette un peu d’ordre dans mes pensées. Jessica manque à l’épisode. Voilà, c’est dit, et l’épisode porte vraiment à merveille son nom. Autant il y a des séries qui gèrent bien le départ de leur personnage, autant là, Jessica est tellement intégrée à l’ADN de la série, qu’il est dur de ne pas s’attendre à la voir débarquer mettre un terme aux incessantes et prévisibles disputes entre Louis et Harvey. Évidemment, ces deux-là veulent être calife à la place du calife et s’en prennent même au père de Rachel qui leur propose son aide. C’était une partie d’intrigue vraiment lourde et ralentissant le rythme de l’épisode, même si j’ai aimé retrouver une nouvelle fois Katrina Bennet et les caprices de Louis. Heureusement, le personnage grandit (un peu) et comprend ses erreurs, mais malheureusement, comme d’habitude, Harvey lui tombe dessus pour passer ses nerfs. J’aimerais bien avoir un punchingball comme Louis à portée de main, moi aussi. Je ne peux pas en dire autant pour Anita Gibbs, que j’espérais ne jamais revoir, un peu comme Mike. Cette reprise nous permet donc d’en savoir un peu plus sur le sort de Mike libéré de prison : le voilà désormais qui se retrouve forcé d’être prof dans sa paroisse. Je trouve que c’est une bonne idée, très en accord avec le personnage. En revanche, toute l’intrigue pour lui donner de l’autorité là… C’est totalement déconnecté de la réalité, voire même risible (le coup du livre sur la table, mon dieu, comme si ça fonctionnait). Je suis un peu perplexe sur ce qu’ils en feront, mais j’ai aimé l’impact que ça avait sur Harvey. Sans Jessica, ni Mike, il est tout perdu et le cliffhanger est génial. Je m’attendais à voir Donna tomber dans ses bras, pas à ce coup bas final sur la famille d’Harvey. C’est un peu anti-Donna de réfuter l’idée d’une grande famille, mais en même temps, ça promet une suite de saison intéressante. L’autre vraie bonne surprise vient de Rachel qui a enfin finit de pleurnicher et prend en main son destin dans la firme en profitant de la générosité de Gretchen. Cette dernière est vraiment un bon ajout au casting, j’ai l’impression que ça ne fait pas longtemps qu’elle est là, mais je suis sûr qu’en fait, ça doit bien faire plus d’une saison déjà. Comme je le disais dans l’intro, je me perds dans les saisons avec leur hiatus bizarre, je n’aime pas ça. En plus, avec Suits, les premiers et derniers épisodes sont toujours meilleurs entre deux gros ennuis… Et, quand même, je m’inquiète car si la reprise n’est qu’à ce niveau-là, le coup de mou avant la fin de saison risque d’être violentissime ! En même temps, pour une fois, les perspectives semblent vraiment intéressantes, alors j’espère me tromper.

12Épisode 12 – The Painting – 13/20
What exactly is my job?

Comment dire ? Cet épisode n’est pas mauvais, mais il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe pour le duo Mike/Harvey, qui est évidemment au centre de l’épisode et pour qui tout se passe tranquillement, c’est-à-dire avec quelques remous prévisibles. Mike change donc à nouveau de boulot et se retrouve sous-payé pour un super job. Rien de bien étonnant vu la manière dont ça s’était passé la semaine dernière, mais c’est quand même sacrément cool la ville d’un héros de série où les jobs te tombent dessus comme ça. Je suis un peu sceptique sur ce nouveau travail de Mike et sur ce que ça va apporter à la saison dans son ensemble. Évidemment, pour l’instant, ça se passe bien, avec une nouvelle nana un peu sexy (Marissa) pour créer du conflit et un nouveau bestie (Oliver) pour mieux l’aider (et le trahir dans quelques épisodes ?). Bref, schéma classique, avec introduction des personnages, des problèmes et création de relations dans la résolution des problèmes. Prévisible, mais efficace. De son côté, Harvey se barre chez lui. Il a un frère et une maman avec qui se réconcilier ? Après six saisons, pourquoi pas, après tout, il serait peut-être temps. Malheureusement, ça passe par de nouveaux flashbacks, comme par hasard se déroulant juste avant le début de la série. Cela paraît un peu forcé, dirons-nous. L’épisode se déroule sans trop de surprise de ce côté-ci : Harvey débarque dans sa famille, ce qui fait plaisir à tout le monde. Très vite, cependant, les choses tournent vinaigre, avant de se résoudre en fin d’épisode. C’est sympa, ça se regarde, mais la raison pour laquelle Harvey fait la gueule à sa famille est toujours aussi enfantine et ne fait pas justice au personnage. Et comme je n’ai de toute manière jamais trop aimé Harvey… je me suis contenté de chanter tout l’épisode sur cette chanson passant en boucle et déjà sur-exploitée par Walking Dead il y a une saison ou deux. Il reste donc peu de temps pour le reste du casting. Rachel sert de plante verte à Mike, Donna continue de tout gérer à la firme où la plante verte est Louis. En définitive, depuis quelques saisons, Suits est passée en vitesse de croisière. Il ne faut plus en attendre quelque chose d’exceptionnel, mais la série continue de faire son job en divertissant et en créant quelques rebondissements qui restent agréables. Après tout, pourquoi toujours chercher à faire mieux quand on peut se contenter d’être bon ? Il faut juste que j’arrête d’en attendre un peu trop et que j’espère un retour de Jessica, un jour ou l’autre.

13.pngÉpisode 13 – Teeth, Nose, Teeth – 15/20
When did you get so sassy?

Wouhou, les scénaristes ont meilleure mémoire que moi : Rachel et Mike remettent le sujet du mariage sur le tapis ! Cependant, ça ne sert que l’introduction. Le reste de l’épisode développe des problèmes persos pour un peu tout le monde et ça lui permet d’être vraiment intéressant à suivre. Louis (re)commence à stresser par rapport au bébé qui arrive et surtout par rapport au père. C’est d’ailleurs lui qui donne le titre de l’épisode, magnifique réplique d’Harvey sur ses premières pensées face à Louis. Mike continue de s’intégrer dans son boulot et de remonter le niveau de la clinique où il bosse, mais ce n’est pas passionnant, surtout que ça finit sur un nouvel échec de son pote. Rachel, elle, se voit refuser le droit de passer le barreau et s’en plaint à Louis, qui a donc enfin grandit dans cet épisode en allant demander directement conseil à Harvey, qui prend les choses en main. Une fois de plus, Rachel remet son sort dans les mains des autres, c’est un peu frustrant à force de ne pas la voir régler ses problèmes toute seule, mais bon, il fallait bien donner quelque chose à faire aux autres. C’est d’autant plus frustrant que cela se termine sur la classique scène où elle se rend compte qu’elle n’avait pas toutes les infos et vient régler ses comptes avec Harvey. Je sais bien que c’est comme ça que les personnages fonctionnent, mais cette routine finit par être dommageable pour le personnage de Rachel. Finalement, c’est Donna qui sauve totalement l’épisode, aussi bien dans son excellente relation amicale avec Rachel que dans sa relation un peu malsaine avec Benjamin. Le robot Donna était une bonne idée sur le papier, mais ça marche moyen quand elle se parle à elle-même, même si le dialogue est à mourir de rire. En fait, c’est tout ce côté léger qui m’a convaincu face à cet épisode. Je ne sais pas trop où cette intrigue va nous mener, mais j’adore le fait que l’on va revoir Benjamin, parce que son personnage m’a toujours bien fait rire. Contrairement à la semaine dernière, cet épisode n’était pas si prévisible ni routinier, parce qu’il a eu la bonne idée de recentrer les choses sur l’ensemble du casting plutôt que sur le duo Mike/Harvey. Cela fonctionne beaucoup mieux et était bien plus agréable à suivre. Quant au cliffhanger, il est plutôt classique et voit Mike trouver un moyen de redevenir avocat, après avoir été frustré de ne pas pouvoir l’être. Classique, mais efficace.

14.pngÉpisode 14 – Admission of Guilt – 15/20
Holy shit, you are ready!

Louis a été capitaine du Glee club ? Vraiment ? Ooook. Hormis ce détail, cet épisode poursuit ses storylines sans vraiment surprendre. Mike rassure son nouveau meilleur ami Oliver sur ses capacités en tant qu’avocat et galère dans son nouveau job où son patron n’est pas vraiment ravi de la charge de travail que Mike rajoute à sa clinique. On le comprend, mais bon, le parti pris de la série est clairement de soutenir les actions de Mike. Harvey gère le deal avec le type de la semaine dernière, mais doit aussi gérer Rachel malheureusement pour lui. Celle-ci réussit son examen sans même passer l’oral et cela ne lui va pas car elle sait ce que ça signifie (et pour une fois, je la rejoins). Cet épisode s’amuse à réunir enfin Mike et Harvey sur le même cas de la semaine, tout en faisant de même avec Katrina et Rachel, un duo tellement sous-exploité dans la série que je n’en crois pas mes yeux ! Évidemment, elles fonctionnent toujours aussi bien (quoiqu’en dise l’idiote qui vire la firme après cette présentation) et c’est un vrai plaisir à suivre. De son côté, Donna continue de travailler sur le Donna, et cela continue d’apporter un peu d’humour supplémentaire à la série (et de scènes où Benjamin déprime face à l’ampleur du boulot). En parallèle, elle s’occupe encore et toujours de soutenir Louis dans son job, mais malheureusement pour elle, c’est un échec. Que j’aurais dû voir venir, puisque cela permet de montrer que le Donna est prêt. Magique. En tout cas, je me suis de nouveau rendu compte dans cet épisode que Jessica me manquait. C’est étrange car je devrais m’y être habitué et elle ne manquait pas la semaine dernière, et peu celle d’avant, mais nous y revoilà. Le personnage manque vraiment dans les interactions de chacun. En définitive, l’épisode était un peu long parce qu’il n’y a pas grand-chose de neuf, mais le peu qu’il y a (Rachel/Katrina) est vraiment bon. Quant au cliffhanger, je n’ai pas vraiment accroché à cette intrigue qui est pourtant celle de la mi-saison, alors il ne m’a pas plus traumatisé que cela.

15Épisode 15 – Quid Pro Quo – 14/20
Welcome back to the bar, Mike

Donna félicite Benjamin pour son excellent travail et lui prépare les premières réunions pour le Donna. Je la sens pas cette machine, je sens qu’elle va n’apporter que des emmerdes d’ici la fin de saison. Elle en parle donc au nouveau relou, Stu, mais cela est une affaire de gain de temps pour les scénaristes, car bien sûr il en demande trop. Donna cartonne de toute évidence beaucoup trop vite en femme d’affaire, et effectivement tout cela se retourne contre elle. Je ne m’attendais pas à une telle violence néanmoins, donc chapeau bas aux scénaristes et wow, me voilà devenu Team Benjamin ! Je trouve quand même que Stu n’est pas le meilleur des associés, mais bon. Une seconde intrigue voit Mike refuser finalement l’illégalité du plan d’Harvey, créant un nouveau rebondissement retardant son retour à la firme. Bien sûr, Harvey refuse d’abandonner et embarque avec lui Louis, puis Rachel, qui dépasse un peu de son cadre habituel, tandis que Mike s’enfonce dans son affaire sans parvenir à gagner, à cause d’Harvey. Comme cela ne suffit apparemment pas, Mike découvre qu’Harvey est aussi responsable du fait que Rachel est mêlée à tout ça. Finalement, elle parvient à le convaincre et Mike fait tout ce qu’il faut pour redevenir un avocat. Quant à Louis, il parvient une fois de plus à bousiller une de ses relations, mais cette fois, parce qu’il est trop honnête, sur les conseils de Rachel. Bon, ce n’était pas un épisode des plus passionnants, mais il fonctionne et fait avancer le fil rouge de la saison. On s’approche néanmoins de la fin sans vraiment discerner de gros truc à venir, alors je suis un peu mitigé sur la saison en elle-même. En tout cas, la série prouve qu’après six ans, elle a encore beaucoup à raconter. Oh et pour conclure, parce qu’il faut bien en parler, ils ont apparemment annoncé un spin-off centré sur le personnage de Jessica. Je ne sais vraiment pas quoi en penser après son départ. Je n’imaginais pas un spin-off à Suits.

Capture d'écran 2017-03-03 13.31.13.pngÉpisode 16 – Character and Fitness – 17/20
You’re in.

Six semaines et puis s’en va, c’est déjà la fin de cette seconde mi-saison et, pour tout vous dire, je n’avais pas percuté, sinon je l’aurais vu bien plus tôt. Tant pis, je me suis exposé 24h aux spoilers et j’ai eu du bol, je n’ai vu qu’une photo en rapport à Donna, et qui n’en disait pas trop. Je n’aime pas prendre du retard dans mes visionnages, mais bon, la semaine prochaine, j’ai un concours au moins aussi difficile que ce pour quoi se bat Mike, et moi je n’ai pas une mémoire visuelle aussi développée que la sienne, hein (ça me serait tellement pratique, pourtant). Bref, et si je commentais l’épisode ? Je l’ai trouvé très inégal, et plus que la coupure de mi-saison, même si j’y mets finalement la même note. Il y a un côté cyclique très appréciable dans cette série, qui fait que le début et la fin de saison sont toujours à peu près au niveau, avec des passages à vide entre deux (là où dans les premières saisons, ça me paraissait hyper rythmé en binge-watching et parce que l’attrait de la nouveauté faisait bien son job). Quoiqu’il en soit, cette saison se termine sur un épisode qui divise un peu trop ses personnages et ses intrigues à mon goût. Je vais commencer par Louis, qui lors de l’épisode précédent révélait sa pire action sur les bons conseils de Rachel. Bon, ben, Rachel aurait mieux fait de se taire, parce que du coup il se fait larguer comme une merde. Tellement, d’ailleurs, que c’est par un message vocal qu’on n’entend même pas, et que l’actrice a juste droit à une petite scène nous expliquant qu’elle ne veut pas être avec un colérique comme lui. Oui, il fallait peut-être s’en rendre compte avant, on parle de Louis, ce n’est pas spécialement un côté caché de son caractère. Comme je n’ai jamais accroché à ce couple en carton tout au long de la saison, je suis soulagé plutôt que triste, et prêt à tourner la page. Cela dit, c’était beaucoup de longueur dans l’ensemble de la série si c’est juste pour en arriver à ça. Dans l’attente de sa sentence, Louis bosse sur l’affaire du Donna pour permettre à Donna de réussir à lancer son produit avec Benjamin. Là encore, j’ai eu une grosse impression de « tout ça pour ça ? » et de précipitation un peu brouillonne. Je ne sais pas, je trouve que l’on manque de scènes, on ne voit même pas Donna prendre sa décision finale et l’annoncer à ses partenaires (même s’il est évident qu’elle va suivre le conseil d’Harvey de prendre l’argent et lâcher l’affaire). C’est d’autant plus énervant que le développement du personnage est enfin pris en compte : cela fait six ans que l’on voit Donna être badass sans vraiment connaître ses failles et développer quelque chose d’autre du personnage. Elle est clairement assez intelligente pour être plus qu’une simple secrétaire (et elle est plus qu’une simple secrétaire, y compris au niveau de la paye de ce qu’on en sait), mais cela ne semblait pas la déranger jusque-là. Oui, jusque-là, précisément, parce que maintenant elle veut quelque chose de plus. Il faudra voir comment ils vont gérer en saison 7, il y a moyen de proposer quelque chose d’intéressant. Cette sous-intrigue sur le Donna ne servait donc qu’à ça, et c’est dommage d’avoir proposé un très bon gadget qui finalement n’était qu’accessoire. Moi qui imaginais tout un tas de choses à son propos ! En plus, je trouve qu’elle est un peu injuste avec Louis dans cet épisode, et l’injustice n’est pas ce qui la caractérise habituellement. Enfin, la vraie intrigue cette semaine concerne Mike, forcément. Il est donc temps pour lui d’affronter le jury pour être de nouveau avocat, et s’il pensait que ce serait une simple formalité, ça ne l’était évidemment pas : Anita Gibbs revient s’immiscer dans sa vie une fois de plus en prenant position comme juré. C’est gros. Je n’en demande pas beaucoup plus de Suits cela dit, et comme c’est l’épisode final, il fallait bien un rebondissement et une nouvelle épreuve à affronter. Cela doit être épuisant d’être eux quand même, ils passent leur vie à marchander et tout contourner. Je sais bien que c’est le principe de base de la série, mais il y a des moments où c’est un peu fatigant, et j’ai trouvé que ça me fatiguait presque dans cet épisode, même si c’est toujours aussi bien écrit. On a même eu l’occasion de voir Rachel briller cette semaine, même si ça n’a été que de courte durée, lorsqu’elle a justifié que Mike pouvait avoir un témoin. Comme c’est la fin de saison, ce témoin, les scénaristes vont nous le chercher dans les premiers épisodes sans trop le réintroduire : le psy de la prison. Bon, une fois qu’on le remet, c’est sympa à suivre, même s’il est sacrément versatile, passant d’un « je ne sais pas si j’ai envie de témoigner » à une défense digne du plus grand des avocats et des attaques frontales envers Anita Gibbs. Les échanges de répliques sont savoureux, bien sûr, mais qu’il ait autant de répartie dans une situation qu’il ne connaît pas, c’est quand même surprenant. Surprenant, oui, mais pas autant que le retour de Jessica qui vient sauver cet épisode et fait grimper la note en flèche. En effet, Harvey passe l’épisode à remuer ciel et terre pour virer Anita Gibbs du jury qui va juger Mike, mais sans y parvenir. En dernier recours, il appelle donc Jessica qui prend le premier avion tout en dénichant rapidement le moyen de pression que ni Donna ni Harvey n’avaient trouvé. OK, normal. Il est à noter quand même qu’on a enfin trouvé un personnage dans Suits qui n’avait rien à se reprocher ! Mais qu’importe, il n’est pas destiné à revenir de sitôt. Ce retour de Jessica comme Deus ex machina fonctionne comme il se doit, avec une scène où elle est totalement badass et une scène de groupe en guise de second au revoir au personnage. J’en aurais aimé plus, mais je crois que je suis déjà consolé, puisque, oui, le spin-off sur le personnage de Jessica est officiellement commandé. Et si je n’ai absolument aucune idée de ce qu’ils vont bien pouvoir en faire, ce n’est apparemment pas le cas de son interprète, l’excellente Gina Torres, qui a proposé elle-même ce spin-off. Cela promet, je serai évidemment au rendez-vous ! Pour en revenir à Suits, l’intrigue Mike est la seule qui finit bien, malgré l’intervention un peu bacle de Jessica (elle sort de nulle part avec la solution, c’est un peu gros quand même) puisqu’il redevient avocat et accepte enfin l’offre d’Harvey de travailler de nouveau pour lui. Il leur a donc fallu six saisons pour résoudre l’intrigue entamée au cours du pilot, c’est bien joué, mais ça pourrait presque servir de fin de série. Je ne sais pas trop où ils iront passé la saison 7 (s’ils sont renouvelés pour une huitième saison, mais on n’y est pas). La saison 7, justement, qui, non contente d’être annoncée depuis juillet, promet déjà de grandes choses ! Mike négocie effectivement les conditions de son retour, et il semble bien qu’Oliver finira par intégrer la firme, car le personnage a pris beaucoup trop d’importance dans la vie de Mike pour être laissé de côté. Cela fait un novice à entraîner et assure le cycle : Jessica laisse sa place à Harvey, Harvey à Mike, Mike à… Oliver ? J’espère ne pas me tromper, surtout qu’il manquait quelque chose à Suits lors de cette demi-saison maintenant que Jessica était partie. Ne pas remplacer son personnage était un choix assumé des scénaristes, mais cela a créé quelques temps morts, je trouve. Pas dans cet épisode qui, bien que très inégal dans le traitement de ses intrigues et malgré une fin en demi-teinte (triste pour Donna & Louis, heureuse pour les autres), conclue une saison 6 à la hauteur de ce que j’attends de Suits : un bon divertissement, qui peine à vraiment surprendre, quitte même à ennuyer, en-dehors de ses épisodes-clés.

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Moyenne de la saison : 14,5/20

EN BREF – J’ai l’impression d’avoir déjà tout dit plus haut, et surtout dans la critique du dernier épisode de la saison : Suits a proposé une bonne saison 6 qui poursuivait son chemin sur un long fleuve pas si tranquille et plein de remous. Le début de saison a proposé des arcs pour chaque personne, hormis Donna, la seconde partie de saison a rétabli l’équilibre en effaçant un peu trop Rachel à mon goût. Comme prévu, l’absence de Gina Torres a été difficile à compenser, mais en même temps, moins que ce que j’aurais pensé : les personnages se sont assez vite remis de son départ (même si son retour final suggère quand même qu’ils auront toujours un peu besoin d’elle). Finalement, c’est du côté de l’écriture de la série que ça s’est senti, ou peut-être que c’est simplement moi qui y réfléchit trop. La saison 6 a su me surprendre à plusieurs moments, notamment dans sa rapidité à conclure certains fils rouges qui auraient pu être développés plus longuement. Sans l’attachement aux personnages, j’aurais peut-être déjà passé mon chemin : la série se poursuit désormais dans un train-train moins dingue qu’avant. Malgré tout, j’attends déjà la saison 7 et son spin-off, donc je pense pouvoir parler, une nouvelle fois, d’un bilan positif sans trop me tromper !

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Ulysse (S02)

Spoilers

Ci-dessous mes avis sur la saison 2 de cette websérie géniale que vous pouvez retrouver sur Youtube.

Cependant, avant tout, si vous voulez soutenir l’équipe et la série pour assurer une saison 3 au même niveau de qualité dinguissime, achetez-vous ce super t-shirt (promis, il est super, je le porte en ce moment même).

Avis : J-3 avant le retour de cette excellente websérie, je me décide donc enfin à compiler mes avis (positifs) sur les cinq premiers épisodes de la saison 2 déjà diffusés en janvier/février 2016. C’est aussi l’occasion de se rafraîchir la mémoire avant dimanche 18h si vous n’avez pas le temps de tout refaire (mais essayez de le trouver, en plus ça leur fera des vues). Si vous ne connaissez pas Ulysse, pas de panique, comme ils ont fait une très bonne vidéo de présentation et que je n’ai pas d’article sur la saison 1, je leur cède la parole (c’est facile, je sais) :

Voilà, maintenant que c’est dit, hop on passe aux notes et critiques, rédigés après visionnage de chacun des épisodes l’an dernier (oui, cet article n’est que du recyclage pour le moment) 😉 Et comme je suis très malin, je n’avais pas fait de critique de l’épisode 1, mais je la ferai un de ces quatre, promis, de toute manière, je vais le rererevoir et je referai des critiques plus approfondies, car on ne va pas se mentir, entre les quatre/cinq lignes par épisode de l’an dernier et les critiques que je fais aujourd’hui… y a un petit gouffre, que j’ai franchi avec plaisir tout au long de l’année.

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18/20

Nous voilà donc dimanche, 18h, et c’est la diffusion sur Youtube de l’épisode 2 d’Ulysse. Rien de nouveau pour moi, puisque j’étais présent à l’avant-première des deux premiers épisodes à la Cité des Sciences en décembre dernier. Rien de nouveau (ou presque), certes, mais toujours autant de brio dans les dialogues, dans le choix de la B.O, dans la réalisation, le jeu des acteurs, bref, partout. La qualité n’a cessé de s’améliorer, les épisodes de s’allonger, et nous sommes désormais vraiment pris dans l’intrigue. Là aussi, je ne saurais que trop vous conseiller de vous mettre à cette série, en s’accrochant un peu sur les premiers épisodes peut-être. La saison 1 dure 3h environ, c’est en français, c’est sur Youtube, c’est gratuit, c’est génial et plein de références. Mélange parfait de comédie et de science-fiction, à voir absolument, en commençant par le début juste ici. Et pour en revenir à cet épisode 2, il propose un double cliff-hanger extrêmement frustrant – mais moins que celui non résolu de l’épisode 1 – qui ne me donne qu’une envie : être déjà le 24 janvier pour l’épisode 3 !

1419/20

Et dimanche, c’est Ulysse qui a rendu tout le reste de la semaine un peu désuet avec un épisode qui atteignait une fois encore le meilleur de ce que la websérie a pu faire depuis son début. Il est loin le petit épisode 1, cette fois c’est clairement dans la cour des grands qu’évolue Ulysse, et à tous les niveaux : jeux, musique, réalisation (cadrage !), décors, scénario… Tout y est ! On ne comprend pas encore tout, mais ça s’emboîte petit à petit et l’épisode n’était pas avare du tout en révélations. Des réponses… et de nouvelles questions. Une nouvelle dynamique pour la suite de la saison et personnellement, beaucoup beaucoup de théories. L’épisode est impeccable et jouerait presque au même niveau que les séries américaines… Alors après, je suis peut-être pas objectif, je sais pas. Je suis figurant dans l’épisode, j’ai rencontré une bonne partie de l’équipe, ça m’aveugle peut-être un peu. Mais quand même, putain, cet épisode m’a plus immergé dans un univers propre et complexe que tout ce que j’ai pu voir cette semaine. Et en plus, il m’a changé les idées sur une journée plutôt très mauvaise et il m’a même fait rire. Je réserve juste le dernier point manquant… parce qu’ayant été figurant, je sais qu’il y a encore mieux à venir dans le(s) prochain(s) épisode(s), merde !

15
Quand Charlie n’est pas si Charlie – 19/20

On approche déjà malheureusement de la fin de cette première partie de saison (le 28 février), mais on l’approche en continuant sur une lancée très positive. Tout y est parfait (bon, ok, presque, on a des petits reflets gênants dans cet épisode, mais ils sont vite oubliés). Les personnages se retrouvent enfin, et heureusement, c’est un peu le titre de ce double épisode. L’intrigue avance à vitesse grand V côté 2038, où Elena comprend… quelque chose. Des flashbacks qui remontent au pilot nous montrent que tout était calculé d’avance et c’est un pur plaisir que de suivre le raisonnement du personnage, avant une scène finale bluffante et incroyablement montée pour une petite websérie. Et je suis bien placé pour commenter le montage, puisque j’étais figurant sur place. C’était déjà super à vivre au-delà de l’expérience de figuration, mais le rendu-final est tellement magistral ! Côté 2012, tout s’emboîte aussi bien, que ce soit du côté de Ted, de M&M’s ou du retour d’Ulysse. Les rues de Versailles servent à merveille la série. Bon, assez blablaté, il faut surtout que je souligne l’incroyable travail de Gaëtan Delaleu dans cet épisode, qui bascule d’une subtilité à l’autre de son personnage à merveille, offrant toutes les nuances nécessaires (et il y en a la masse !) et insufflant toute la crédibilité qu’il lui faut et juste assez de mystères pour nous donner la masse de théories à travailler. Ce cliff-hanger ! Sacré travail, tant du côté de l’écriture que du jeu, c’est superbe. Sinon, je parlais théories, alors je dois dire que Léonie (étonnamment silencieuse cette semaine) est aussi l’objet de toutes mes attentions depuis l’épisode 3. J’espère me tromper dans ce que je pense, et j’espère qu’on en saura plus le 28, même si je crains le cliff-hanger de mi-saison (et du même coup celui non-résolu de l’épisode 1). L’équipe annonce une intrigue un peu spéciale, j’ai comme l’impression qu’on va suivre un peu Acus. Bref. Je veux la suite. En attendant, je vais écouter en boucle la B.O de cet épisode.

21
Le concours interne du plus grand nombre de coupes de cheveux chez les acteurs d’Ulysse continue, avec une légère avance de Charlie – 18/20

Dimanche, c’était déjà la fin de la première partie de saison d’Ulysse et oui, je suis en pleine dépression depuis. C’était à nouveau un excellent épisode plein de révélations. J’en retiens principalement une scène à couper le souffle entre les deux Orphelines, un personnage de Charlie encore un peu plus complexe que prévu (et parfaitement maîtrisé par son acteur) ainsi qu’une scène d’effets spéciaux digne des plus gros blockbusters (genre, regardons Avengers 2, X-Men DOFP puis cette scène où des personnages tirent sur Acus, puis discutons-en). Bluffant. Bluffé aussi par la qualité de jeu de l’ensemble des nouveaux personnages et de l’intrigue. Je dois avouer avoir eu deux petits problèmes dans l’épisode : je n’ai pas compris comment Eléna faisait le lien entre Charlie et Fitz (boouh, son nom était probablement dit dans l’épisode 4, dans une scène où j’étais figurant. Good job) et surtout je n’ai pas compris l’indice (Alkemade) qui lui a permis de déchiffrer les indices (et c’est frustrant). Bon, et comment ne pas parler de ces très bons liens entre les 4 personnages principaux du présent, tissés dès le passé, avec les origines de la gazette (encore une intrigue bien drôle pour Ted) ? Et de cette putain de scène où M&M’s a ses chaussures rouges simili-cuir et… je n’ai pas la mémoire d’Ulysse pour le reste de la réplique. Excellent !

EDIT : évidemment, l’équipe d’Ulysse est tellement parfaite que leur compte Twitter a répondu à mes questions l’article à peine publié (je n’exagère pas) : Eléna découvre l’identité de Fitz en fin de saison 1 comme le spectateur lambda en lisant le carnet et Alkemade est le nom du pilote de l’histoire qu’Ulysse raconte en début de saison 1. Et je me disais bluffé avant de savoir ça ? Pff. Je sais plus quoi dire, du coup.

06-2.pngÉpisode 6 – Les âmes soeurs (part.1) – 17/20

Retour tout en douceur et en sentiments pour ma websérie française préférée, mais en même temps je peux difficilement dire autre chose maintenant que toute l’équipe a fait la pub de cet article (merci) et m’attend au tournant sur Twitter pour la suite ! J’espère que c’est OK pour la capture d’écran ci-dessus, sinon je changerai, mais voilà, je voulais parler des cadrages et gros plans réfléchis et réussis, et c’était un bon exemple. Du coup, je vais commencer par le côté technique pour ce retour, et franchement, c’est époustouflant. La HD est au top y compris sur écran plasma (mais ça, ça ne change pas), les cadrages toujours soignés et réfléchis et le plan d’introduction de la base militaire en 2038 franchement bluffant (drone + effets spéciaux ?). C’est un vrai plaisir de voir du travail amateur gentiment égaler celui des pros (et ça paraît tellement simple alors que non), et il en va évidemment de même pour la musique de l’épisode qui accompagne avec justesse les scènes (ce remix final, j’adore). Rien que pour tout ça et pour l’esthétique (oui, ça passe par la coupe de M&M’s), la note grimpe déjà beaucoup, malgré une ou deux mini boulette(s) que la HD ne pardonne pas (15h44.. mais après tout, Ted est bien le genre à ne pas mettre son four à l’heure). À l’inverse, la HD permet aussi de déceler immédiatement l’easter egg du cliffhanger de chien sur lequel je vais revenir juste après ou la mention du Chesnay sur le tableau d’Ulysse – et franchement, j’y habitais quand j’ai commencé à regarder, alors c’est tout bête, mais ça m’a fait sourire et ça prouve une très belle attention au détail. Il est peut-être temps de parler un peu de l’intrigue en elle-même pour justifier la note. J’ai beaucoup aimé cette reprise qui se concentrait sur les personnages, surtout en 2013. Le rythme de l’intrigue est un peu plus lent, mais permet de resituer tout le monde, surtout que les trois mois de décalage aide à se remettre dans le bain, malgré quelques changements de look. La perruque de M&M’s attire tous les regards, c’est bien drôle (mais ça a dû être un casse-tête pour l’équipe, les passants versaillais dévisageant littéralement les acteurs quand ils sont dans la rue… cela dit, là encore, ça passe très bien vu son look qui ne passe pas inaperçu). Je ne m’attendais pas à un retour du Baradoz, mais cette scène très bien écrite entre entre Ulysse et Ted nous montre bien l’évolution des persos depuis la saison 1, peut-être autant que ce regard de Charlie dans sa seule scène (ah trop court !). Et ce cliffhanger de chien, bien joué grâce à un excellent choix de casting, c’est bluffant, là aussi. Bon alors, pourquoi seulement 17 ? Pas assez de Charlie (mais enfin un peu plus de Ted – bref, je ne suis jamais content, mais sur la saison, ça s’équilibre bien). J’ai eu quelques difficultés sur l’intrigue 2038 pour resituer cette base militaire et pour savoir de quoi il en retournait. Je ne suis toujours pas sûr d’avoir bien compris les motivations du sergent. Dit autrement, je n’en ai pas eu assez, voilà tout. Petite mention spéciale quand même pour le maquillage très bien fichu d’Elena (surtout que le monde étant petit, le maquilleur est ami avec une amie alors). Les deux orphelines sont toujours au top dans leur jeu de regard, oscillant entre assurance et peur pour Elena, stress et terreur pour Léonie, c’est toujours aussi parfait, j’adore (et Elena n’a pas perdu tout son humour malgré la situation). Bref, j’ai juste eu un peu de mal avec le bond dans le temps en 2038, car je n’ai pas tout de suite compris cette histoire de soubrette. Ca se reconstitue tout seul, mais c’était un peu déroutant. Allez, vivement la suite, et en attendant passez une bionne fin de journée 😉

ELENA.pngÉpisode 7 – Les âmes soeurs (part.2) – 20/20

Bordel, mais par où je suis censé commencer là ? Allez oui, ça y est je fais péter le 20, parce que l’intensité de l’épisode est absolument dingue et que je pouvais plus me décrocher de l’écran sur la fin. Excellent début d’épisode qui reprend bien toutes les infos connues par Ted, avec une mise en abîme, un Easter Egg et un jeu d’acteur qui l’air de rien a dû être galère. Il faut courir et parler au rythme de fou de Ted, ça doit être une sacrée épreuve physique ! Nora est de retour, pour être honnête, je ne l’attendais plus, c’est cool de la savoir dans le coin, mais elle foire bien sympathiquement sa mission qui est de tenir Ulysse éloigné d’Eris. On y revient juste après, car il y a d’abord le cliffhanger de l’épisode précédent à gérer. L’actrice incarnant Emilie est toujours aussi douée pour copier les mimiques du personnage, le travail de casting est impressionnant et permet des flashbacks faisant l’aller-retour d’une Emilie à l’autre sans que ça ne paraisse faux. Impressionnant, c’est le mot. 2013 n’a que rarement été aussi intense que cette scène Emilie/Ulysse/Marie. Charlie continue de me manquer cette semaine, mais je ne doute pas que cela permettra un retour en force pour la fin de saison. Du côté d’Ulysse, le plus dur paraît passé après le coup de couteau et une scène explicative… mais évidemment, la série nous pond un des twists dont elle a le secret : Eris, une autre immortelle. Difficile de ne pas accrocher immédiatement au personnage, qui s’avère déjà assez fun malgré toutes les prises de tête qu’elle annonce, surtout s’il faut la tenir normalement à l’écart d’Ulysse. Acus est lui aussi enfin de retour, après une attente de plusieurs épisodes et il vole littéralement la lumière aux autres en faisant le lien entre les deux équipes. Et pourtant, je suis #TeamOrphelines. On en apprend légèrement plus sur le conseil qu’il contacte. La plume se laisse un peu emporter sur ses explications, il faut s’accrocher pour suivre, mais comme toujours ça fonctionne bien. Il reste à traiter de 2038 et putain, putain !, le personnage d’Acus déchire absolument tout, mais avant ça, c’est Alice Dessuant qui est (une fois de plus) totalement bluffante. Elena est torturée à travers Léonie, intensité dramatique plutôt classique en soi… Sauf que pour l’actrice, souvent limitée à son côté comique dans les premiers épisodes, c’est l’occasion de prouver tout son talent. C’est rare que je vois autant d’intensité dans une production française (bon, ok, c’est rare que je regarde des trucs français vous allez dire, mais franchement déjà que la scène d’Ulysse au départ m’avait bluffée, là j’ai eu envie de remettre la scène du « pour qui tu bosses ? » aussitôt qu’elle était terminée). Il faut bien que j’avoue que j’attendais l’intervention d’Acus tout au long de la torture, mais ce coup de feu m’a fait hurler car il est hors de question qu’il arrive quoique ce soit à Léonie (bon, au-delà des coups déjà pris et de ce excellent make-up). Une fois qu’Acus arrive, tout se débloque en quelques instants et le personnage apparaît plus énorme que jamais, avec l’utilisation de ces pouvoirs toujours aussi bien foutus en post-prod. Il faut bien reconnaître que les décors grandioses (mais où trouvent-ils tout ça ?) et la musique aident à se plonger dans l’univers, mais le rythme d’écriture, les boucles bouclées (le sergent putain !, la ruelle, …), les plans et les jeux d’acteurs contribuent tous vraiment à rendre cet épisode beaucoup trop dingue. Mais le 20/20, ça veut dire qu’il est parfait et il est parfait parce que « Fais un truc d’héroïne ». Quoi ? J’ai dit que j’étais #TeamOrphelines !

08.pngÉpisode 8 – Les âmes soeurs (part.3) – 17/20

La barre est haute pour cet épisode qui suit un excellent septième volet et que j’ai même failli garder pour mon anniversaire, mais j’ai craqué avant, oui je suis comme ça (bon, j’étais surtout pas chez moi à 18h et rentré trop tôt pour attendre minuit). Difficile de garder le même rythme, mais comme toujours, la série sait garder ses révélations pour les moments les plus improbables. Et des révélations, putain, il y en avait dans cet épisode qui ENFIN apporte les réponses tant attendues ! Je vais commencer par 2038 cette semaine, avec un temps d’écran moindre mais pas négligeable : Acus largue les orphelines en une scène, sympa le maître du temps. Les deux filles sont cependant pleines de ressources et trouve un nouveau lieu, qui ressemble un peu à une chambre de Ted qui aurait mal tourné avec les années. Comme je sais que l’équipe passe lire cet article, j’en profite pour demander si le plan de la porte qui s’ouvre était une référence à la trappe de Lost, parce que ça m’y a fait penser en tout cas. Bref, ce nouveau lieu recèle clairement d’informations, qui auraient dû être incarné par un nouveau personnage qui n’a pas le temps de vraiment parler avec une Léonie survoltée. J’ai adoré cette introduction du personnage, qui paraît aussi taré que Ted, avec un brin de narcissisme en plus. Et surtout, j’ai rigolé aux deux coups de plateau dans la tronche, avec un vrai éclat de rire sur le deuxième tellement je ne m’y attendais pas après cette révélation ! Ted est donc le père d’Elena ! Putain, mais putain ! J’approuve tellement l’idée du couple Ted/Nora qui donne naissance à Elena. Et surtout, comment j’ai raté ça dans l’épisode précédent ? C’est évident qu’il y a un truc entre les personnages, et les acteurs nous le jouent à merveille ! Le duo est parfait et monte clairement le niveau, les deux acteurs profitant de cette opportunité pour travailler encore un peu plus leur personnage (en tout cas, j’ai l’impression). Quant aux avancées de l’intrigue pour ces deux personnages, elles sont un peu moindre (encore que), mais leur alliance est vouée à faire des étincelles et désormais on le sait. Je ne m’attendais pas à cette révélation dans cet épisode, et franchement, c’est bien joué. Il me reste à parler d’Ulysse, donc, avec des explications posées avec Eris. Après un début vertigineux dans l’épisode précédent, le développement de leur amitié est sympathique, mais provoque quelques petites longueurs en début d’épisode. Cependant, c’est nécessaire aussi pour apprendre à connaître le personnage et voir la définition de leur relation. En parallèle (et il est difficile de ne pas faire le parallèle des scènes de canapé), Charlie conseille M&M’s. Charlie et Eris en arrivent aux mêmes conclusions l’un après l’autre, à deux moments différents de la journée et c’est très efficace. Cela nous amène à des retrouvailles explosives entre Ulysse et M&M’s. On sait tout de suite vers quoi on se dirige, la claque me faisant sourire mais n’étant même pas surprenante avec le personnage (je l’attendais, clairement). Leur scène est grosso modo ce qu’on voulait tous voir depuis le début de la série, n’en déplaise à Nora et son père. C’était donc parfaitement cool à voir ! Enfin, je veux revenir sur le cas Charlie. J’en connais qui jouent un peu avec nous. Avec la fin de saison 1, on s’attendait à en découvrir beaucoup plus sur Charlie Fitz, et finalement, on ne fait qu’effleurer les choses dans cette saison pour l’instant. Après l’avoir vu en méchant en début de saison, il est bizarre de retrouver le personnage blagueur qui regarde How I met your mother, lit Game of Thrones (putain, mais tellement de clins d’œil dans son appart !) et fait de bonnes blagues (le coup des « un mètre » est génial). Bien qu’encore sous-exploité, le personnage apporte une excellente justification sur le titre de ces trois derniers épisodes et un peu d’intensité avec une scène de téléphone. Et après tout ça, l’attente de trois semaines va être longue ! J’ai envie d’en savoir plus sur les nouveaux personnages, d’en voir plus sur les relations de couple et sur les orphelines, ainsi que sur Charlie. En fait, je suis tout simplement à fond dedans à chaque épisode, chacun apportant quelque chose d’unique et nécessaire à la série. Et puis, je ne suis jamais déçu, même avec quelques longueurs, cet épisode a réussi à me faire rire et me décrocher la mâchoire, ce n’est pas rien quand même.

09.pngÉpisode 9 – Son Choix (part.1) – 19/20

Quinze jours que Marie et Ulysse couchent ensemble alors ? Ma foi, pourquoi pas ! L’épisode commence fort en annonçant l’anniversaire d’Ulysse, ce qui promet une fin de saison épique, dont on a déjà été spoilé il y a fort fort longtemps dans le pilot de la série. Du coup, la demi-heure qui débute s’annonce aussitôt forte en émotion. Ce retour pour un nouvel épisode marque aussi le retour de la Saxo bic et d’un personnage de Charlie décidément pas très au fait de la technologie quand on voit son portable. Qu’à cela ne tienne, moi je suis surpris qu’ils soient encore en état de fonctionnement (surtout la Saxo !). Le début de cet épisode est un peu longuet, mais le rythme se tient justement sur la longueur : le but est d’arriver petit à petit à recréer les bons moments de la saison 1, et ça fonctionne (oh nostalgie quand tu nous tiens). La partie dans le présent (qui est désormais bien notre passé, quand même) occupe la majeure partie de l’épisode et c’est presque tant mieux pour cette semaine ! En effet, on retrouve quasiment toutes les dynamiques de la saison 1 : Ulysse/Marie, Charlie/Ulysse, Marie/Ted. Ces derniers ont une scène tout à fait adorable chez Ted, leur relation étant tout bonnement une réussite tant en terme d’écriture que de jeu. Des amis comme ça, on en voudrait à la pelle. J’ai tout de même eu un bug sur Nora nue dans le lit, genre : quoi, ils sont en couple ? Je suis un peu idiot, c’était forcément du grand Nora et rien que ça ! On note quand même qu’elle se déshabille en deux secondes, mais se rhabille beaucoup plus lentement, hein. Très vite, on en arrive à une scène faisant écho à la saison 1 : le trio d’origine devant Star Wars. Non seulement, ça fonctionne parce que ce rituel entre potes titille la nostalgie de manière réaliste, mais aussi parce que les parallèles qui sont faits avec la prélogie, bien que parfois un peu trop gros, sont d’une évidence déconcertante. Pour jouer avec nous, un ou deux détails se glissent ça et là dans l’épisode : M&M’s qui lit l’Iliade pour faire écho à 2038 (et pour nous rappeler qu’elle est étudiante, peut-être) ou les scènes de Star Wars qui reflètent la situation de Charlie. Ce dernier continue d’être l’un des personnages les plus passionnants de la série et revient enfin sur le devant de la scène : il apprend la mort d’Alexandra (quoi ? déjà ? Comme ça ? Mais non ? Si ?) au téléphone avant de devoir reprendre le cours de sa vie avec un couple, au secours. Il passe donc du côté obscur en tout cas puisqu’il enlève à présent Marie. Oh putain. En parallèle, Paynes s’en prend à Eris, qui voulait juste prévenir Ulysse, et Nora court, court, court, pour arriver à temps (mais en fait, non). J’ai adoré la mise en place des différentes sous-intrigues se recoupant les unes aux autres et l’ignorance totale de ce qui se tramait du côté d’Ulysse, une fois de plus à l’ouest des événements. Tout se recoupait à merveille et les longueurs du début d’épisode sont vites oubliées tant la fin est vive : si elle paraît aussi explosive, c’est aussi grâce aux scènes un peu plus longues des débuts ; l’enchaînement des plans et des situations en fin d’épisode provoque une accélération tout à fait jouissive. En 2038, on retrouve les orphelines et leur nouvel allié un peu cinglé dans un décor qui a quand même dû être bien relou à créer maintenant que j’y pense. Alors, je suis peut-être un mauvais fan, mais je n’ai pas réussi à capter le prénom du nouveau. En tout cas, il est largement en passe de devenir mon personnage préféré, tant son humour pourri est savoureux (et me rappelle le mien) ! Non content d’être drôle, il apporte aussi la dose de révélations qui met en trame la suite (et fin) de cette saison, en expliquant tout un tas de données qui répondent, l’air de rien (comme d’hab !), à une masse de questions qui étaient en suspension depuis le premier épisode. Les références plus ou moins subtiles (de la brochure d’article aux véritables flashbacks) à celui-ci sont hyper efficaces et, comme trop souvent, j’ai refait un tour du côté d’Un Nouveau Départ pour constater que, oui, la photo de Nora est bien visible depuis le 3 novembre 2013. Bien joué, les gars. Bon, le reste est tout aussi efficace, avec Léonie qui voit son rôle s’étoffer à vitesse grand V. J’ai ce même exemplaire de l’Iliade et le coup du cheval de Troie, je l’ai vu venir dès que l’on a aperçu le livre au loin. Là aussi, j’ai aimé la subtilité de la chose, le parallèle étant proposé sans être explicité. Bref, ça continue à jouer avec nous et nos références culturelles et intellectuelles, semant des indices par-ci, par-là. Bon, voilà, les révélations étaient moins dingues que la semaine dernière, mais tout ce jeu de piste et de parallèles, associés à un jeu d’acteur de dingue de la part d’un peu tout le monde (grosse mention spéciale à Gaëtan Delaleu – et bon anniversaire au passage !) font que les points remontent. Quant au dernier épisode très largement évoqué en 2013 et dans le cliffhanger de cette semaine, je suis déjà mort d’impatience de le voir sur grand écran dans un mois… parce que, oui, évidemment, je serai à l’avant-première organisée à Paris !

PS : je ne sais pas comment j’ai pu oublier de parler du cosplay de M&M’s, mais chapeau, fallait oser comme cadeau d’anniversaire (et en même temps, c’était tellement évident).

Capture d'écran 2017-04-09 18.49.57.pngÉpisode 10 – Son choix (part.2) – 20/20
– En plus, il le fait tellement mal.
– Quoi ?
– Le mort !

Je ne sais même pas par où commencer tant j’ai de choses à écrire sur cet excellent épisode que j’ai eu la chance de voir sur grand-écran lors de l’avant-première hier à Paris (bim, le 20e point de mon Bingo Séries). Il y a énormément d’infos à retenir de l’épisode et de l’avant-première, alors installez-vous confortablement dans votre fauteuil car cette critique va être longue – mais de toute manière, si vous venez ici après avoir vu l’épisode, vous en aurez probablement pour digérer et si vous venez ici avant… mais allez voir l’épisode avant que je ne vous spoile !). En plus, il commence par un excellent résumé des choses et une scène qui nous éclaire sur Acus et sa mission (qui touche à son épilogue).

Je vais commencer par le moins traumatisant de l’épisode cette semaine, et donc par 2038. Il y a peu de scènes sur cette partie de la série tant il se passe de choses en 2013, mais tout de même. Léonie trahit Elena & Harry comme prévu, et cela nous permet une scène intense entre elle et Charlie, pleine de gros plans qui nous montre l’impeccable travail make-up sur les cicatrices. Oui, je sais, c’est étrange comme réflexion, mais ça m’a frappé (ceci n’est pas un jeu de mots) et j’en ai parlé à d’autres à la sortie du cinéma, je ne suis apparemment pas le seul.

Léonie galère un peu à gagner la confiance de Fitz (ça fait trop bizarre de l’appeler Charlie quand on voit comment il est parti le vrille le bonhomme) et celui-ci la met donc au test. Elle doit tuer Elena, qui ne sert plus à rien. Euh ouais, mais non. Bon, déjà avant ça, la gravité de l’échange entre les deux était absolument merveilleuse, avec une Léonie qui cherche par tous les moyens de le convaincre, dans un salon très versaillais qui contraste énormément avec le reste de la saison. Tout ce luxe pour Charlie !

Bien sûr, avant d’en arriver à Fitz qui demande à Léonie de tuer Elena, on a une montée en tension excellente. La musique est oufissime tout du long, montant en même temps que le drame qui se noue et les répliques.

On se doute assez vite qu’Elena ne peut pas y passer comme ça (enfin elle pourrait, mais tuer Elena comme ça devant une salle de ciné remplie, ce serait un peu du suicide pour eux, non ? Non pas forcément vu ce qu’il s’y passe dans cet épisode, j’y viens après), du coup, je me suis vite douté de l’issue qu’allait prendre cette scène. Et inévitablement, Léonie finit par tuer Harry qui nous livrait pourtant une belle prestation encore dans cet épisode. Je suis déçu car j’adorais le personnage, mais en même temps, c’est très bien joué d’arriver à me décevoir de la mort d’un perso qu’on ne connaît que depuis trois épisodes. C’est très bien fait, aussi, parce qu’il s’agit plus d’un suicide que d’un meurtre. Harry prend la parole un peu trop et fait signe à Léonie, un simple geste de tête qui veut tout dire. Quant à la décision de Léonie, elle est largement explicitée par des flashbacks sur toutes les infos qu’a eu Léonie et qui nous montre bien tout ce à quoi elle pense dans cette minute de forte tension. Et donc, elle tue Harry, assurant qu’Elena a beaucoup d’informations de toute manière.

C’est son choix, comme dirait Evelyne Thomas (j’ose toutes les blagues de merde aujourd’hui, oui). Ou le titre de l’épisode, plus simplement. Fitz finit par croire Léonie qui réussit ainsi son infiltration. À couper le souffle.

Et donc (bis), c’était ça, le moins traumatisant ? Bon, OK, j’avoue, je suis totalement traumatisé aussi. Léonie qui tue quelqu’un comme ça, un pote en plus. Cela ouvre de belles perspectives pour la saison 3.

Autre lieu, autre époque, Eris est torturée par ce cher monsieur Paynes. Celui-ci en profite pour nous fournir toutes les informations nécessaires à la compréhension de la série et du pouvoir d’Ulysse. Et en gros, ce sont les Templiers qui comptent bien profiter de lui pour renverser le cours du temps et se sauver les fesses de la destruction. C’est un enjeu sympathique, que l’on sentait bien se dessiner dès la saison 1 et qui renverse un peu les cartes, faisant de Nora et son père des presque-méchants, en fait. Comme d’habitude avec Ulysse, les « méchants » ont de vrais motifs, et il est difficile de vraiment les détester. D’autant plus que Nora semble encore ignorer quelques-unes des intentions de son papounet et Eris ne compte pas se laisser faire par ce méchant, toute rebelle qu’elle est.

La scène est un peu longue en explications, comme souvent, mais cette fois, le rythme y est, puisque les révélations pleuvent et qu’Eris passe son temps à tenter de se libérer. Ce n’est pas si facile (d’être une femme libérée, oui, j’ose la faire celle-là), mais en même temps, c’est elle et elle sait y faire, tout en récupérant toutes les informations dont elle a besoin, notamment sur ses origines… et sur la faiblesse d’Ulysse, Marie.

Du coup, elle réussit à se détacher juste à temps car Paynes était prêt à la sacrifier avec sa fameuse épée, la seule capable de tuer les immortels (qui ne sont donc pas si immortels, finalement). Cela mène à un combat sympathique entre les deux, une scène d’action qui sait jouer du décor et des accessoires, tout en enchaînant les cascades. Eris y apparaît plus badass que jamais… et finalement réussit à gagner, en tuant Paynes d’un bon coup d’épée, mais plus par accident qu’autre chose. Elle, elle se défend, lui, il se jette sur elle. Elle refuse également de l’achever (les bruitages de l’épée !), jurant qu’elle a changé depuis les temps où elle tuait tout le monde. Excellent.

D’autant plus excellent que Paynes nous ouvre lui aussi des pistes vers la saison 3, avec un message à faire passer à Nora, qui clairement ne sait pas tout des activités de son paternel… Et peut-être pas tout de sa mère non plus. Il y a une insistance intéressante qui est consacrée à ce personnage dont on ne sait rien et qui est celle qui nous fournit le papillon d’Elena. Et oui, le papillon appartient donc à sa grand-mère. Et là, autant vous dire que ça m’a fait partir dans des théories un peu dingues et des suppositions dans tous les sens, ne serait-ce que pour savoir à quel moment Nora va récupérer le papillon, mais aussi concernant l’identité de cette grand-mère. On verra bien. En tout cas, c’était une très belle mort dans la mise en scène, avec une transition vers Nora assez géniale (et le rythme parfait entre tristesse et retour à l’humour).

Enfin, la dernière partie se consacre à 2013 et se déroule à merveille, avec une très bonne musique d’introduction et une introduction qui, de toute manière, fait frissonner par le rappel des images d’épisodes diffusés il y a quatre ans. Et oui, on découvre enfin en contexte les images du premier épisode de la série !

Ca, c’était trop cool et encore plus quand dans l’intro de l’avant-première, les deux réalisateurs nous ont prévenu que cet épisode était la conclusion de tout ce qu’ils avaient imaginé en début de saison 1. Cela se sent à de nombreuses reprises, avec pas mal de flashbacks et d’images qui datent de 2013, mais qui s’intègrent parfaitement à l’histoire de la saison. C’est juste super cool, ayant suivi depuis quatre ans (pardon, trois ans et cinq mois), d’enfin voir toutes les pièces du puzzle s’emboîter. Je comprends largement pourquoi ils ont fini de monter l’épisode à 8h du matin hier (pour une projection à midi, HEIN), car l’attention aux détails se ressent partout, des effets spéciaux au scénario. Le montage n’a pas dû être évident, et pour ça, bravo !

Quoiqu’il en soit, cet épisode commence par Ulysse & Nora qui se rendent à la recherche de M&M’s qui s’est fait enlever par Charlie à la fin de l’épisode précédent. Ils se retrouvent donc dans la fameuse tour d’Emilie à s’infiltrer en tant qu’architectes… ou pas. La couverture n’a aucune crédibilité, d’autant qu’Ulysse la balance à des gens qui enquêtent sur lui. Forcément, ça ne passe pas trop.

Cela offre l’opportunité aux acteurs de nous fournir une excellente scène d’action, avec une chorégraphie de combat faite par des pros. On sent que la série a franchi un nouveau cap d’ailleurs, entre la durée (40 minutes) et la justesse de ce type de scènes (même si on remarque un peu les doublures au second visionnage – au premier, j’étais trop à fond dans l’histoire pour ce genre de détails ; et pourtant, c’était sur grand écran). Bref, j’ai coutume de dire que chaque épisode est meilleur que le précédent du côté de la qualité technique et je suis content de pouvoir continuer à dire ça de cette fin de saison 2. Pourtant, ce n’est pas évident à force, mais ils le font comme si de rien n’était.

Bon, là encore, l’AVP permet d’avoir quelques informations supplémentaires : l’épisode a coûté plus cher que d’habitude, culminant à 1500€ soit… absolument rien par rapport aux coûts d’un épisode de série TV. C’est hallucinant ce rendu avec un si petit budget (enfin, je ne veux pas minimiser non plus les dons des fans, hein – nos dons, en fait, lol).

L’infiltration de Nora et Ulysse est aussi l’occasion d’une bonne scène comique de la part de cette première, lorsqu’Ulysse joue son bouclier pare-balle et simule la mort. C’est très bon et très efficace, toute la salle de cinéma s’est marrée.

Malgré tout, à eux deux, ils perdent contre les méchants qui emprisonnent Nora d’une part et emmènent Ulysse d’autre part. Rien de bien surprenant de ce côté-là, jusqu’à ce que Ted intervienne pour libérer Nora. Bon, c’est un peu gros côté crédibilité, mais ça offre un bon comique de situation hors scène, avec Ted qui se dispute pour la 4G de son voisin de bus tout en étant sur le haut-parleur de la prison de Nora. Décidemment, Nora est de toutes les scènes qui me font rire depuis que l’on sait qu’elle finit avec Ted ! En même temps, ces deux-là se sont bien trouvés (ou plutôt, se trouveront bien) et les deux acteurs ont une excellente alchimie.

Tout le monde finit par se réunir dans un hangar lugubre (et très froid d’après l’équipe). La situation est rapidement mise en place : Charlie livre Marie à une Emilie Sommerville qui garde Ulysse prisonnier contre son gré pour lui voler son pouvoir. Pas de surprise de ce côté-là. Marie est utilisée pour activer le pouvoir d’Ulysse, mais pour ça, il faut la torturer. Charlie le refuse, mais il est déjà trop tard, et celle-ci se fait tirer dessus une première fois. Mais putain, M&M’s quoi !

Ce n’est que le début, car très rapidement la situation devient tendue, grâce à une intervention involontaire (et sacrément comique) de Ted. Marie récupère un flingue et se retrouve face à un choix impossible à faire : celui de se suicider. Cela est très bien amené, même si j’ai naïvement cru un instant qu’elle allait tirer sur Ulysse pour tenter de gagner du temps. Non, au lieu de ça, elle comprend (là encore, flashback à l’appui) que c’est à elle de se sacrifier et se tire une balle. PUTAIN.

C’est horrible à voir tout simplement, et encore plus sur grand écran. Histoire d’empirer encore un peu notre état, nous avons droit à tous les flashbacks de sa relation avec Ulysse, après un gros plan de tous les personnages, y compris Nora qui arrivent une seconde trop tard. C’est beau, tout simplement beau comme scène. Et triste. Et horrible. Et Charlie l’éloigne d’un Ulysse qui s’apprête à exploser, et Ted sauve Nora in extremis, et putain, sérieux ?

Après l’épisode, ils nous ont demandé si ça nous plaisait et on a répondu oui, mais en fait non, les gars, merde, vous avez tué Marie ! Cela dit, c’était largement (largement) sous-entendu depuis la série que cela finirait par arriver et, à nouveau, c’était hyper plaisant de voir les pièces du puzzle s’emboîter.

Et puis, là encore, c’est… son choix. Bon, donc l’épisode se divise en trois parties, chacune menant à la mort d’un personnage important (et de plus en plus important dans l’ordre de leur mort, en plus – c’est aussi celui que j’ai choisi pour cet article).

Les dernières minutes de l’épisode nous lancent alors la saison 3 à leur tour : Ulysse fait un petit détour dans le passé, en 1307, et est aidé par Acus qui lui permet de s’enfuir (menant à la constitution d’un duo qui me plaît énormément et que je suis pressé de revoir !) en abandonnant Sommerville à son sort. Le rôle d’Acus se précise enfin dans cet épisode, de l’intro (où on lui demande de tuer Ulysse si nécessaire) à cette conclusion où il fait le choix de l’aider. C’est toujours joué à la perfection par l’acteur, en plus.

En 2038, Elena découvre qu’Ulysse est encore en vie dans la cellule à côté de la sienne… mais en fait, non. Cette supposition qu’elle faisait à cause de la pilosité de l’homme qu’elle a aperçu s’avère fausse et elle se retrouve à parler à… son père ! Et en plus, c’est lui qui lui révèle, sans oser nous faire le coup du « Je suis ton père » (j’avoue, je l’attendais, c’est bien joué de l’avoir désamorcé). Le tatouage Batman et le look de Ted rajoutent un bon humour à cette scène qui ouvre des perspectives folles, surtout qu’Ulysse est lui aussi encore en vie, quelque part.

Eris tombe sur le portable d’Ulysse et entend le message de Marie sur le portable d’Ulysse, sachant qu’elle est déjà en retard pour empêcher l’horreur de se produire. Ulysse utilise un portail temporel et, alors que le message de Marie se fait entendre, on revient au hangar froid, Nora, Ted et Charlie se retrouvent autour du corps de Marie… On sent bien se dessiner l’affrontement à venir : Charlie est isolé et son évolution vers le rôle du général Fitz se fait déjà sentir dans sa douleur et ses regrets. Il a perdu sa fiancé et sa meilleure amie dans la même journée, finalement… Et là encore, c’est à cause de son choix. Excellent titre d’épisode quoi. Et moi qui voulait du Charlie… Pff.

Cette saison 2 se conclut sur un regard d’Ulysse plein de désir de revanche. Wow.

Enfin, ils annoncent officiellement en post-générique ce que l’on savait déjà si l’on était à l’avant-première du premier épisode de la saison 2 (bah quoi, je les fais toutes et alors ?) : il y aura en tout trois saisons, pas une de plus, puisque l’intégrale fait trois saisons. Et la dernière sera pour 2018. Novembre 2018, probablement, mais 2018 quand même. Cela va être dur de tout boucler de ce nouveau chapitre qui s’apprête à commencer en seulement dix épisodes ! Je suis déjà hyper impatient, sans vouloir foutre la pression à qui que ce soit !

Traumatisés par LOST (j’imagine), Nicolas et Emilien nous ont aussi trollé pour qu’on ne les accuse pas d’avoir tout inventé au fur et à mesure (en même temps, tout est tellement annoncé dès le pilot que ce serait dur de le faire). Je propose donc de terminer cette critique sur cette photo de l’épisode 2 dont ils ont parlé hier, épisode diffusé le 17 novembre… 2013.

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RIP M&M’s. Voilà, voilà.

(alors le pire, c’est qu’en effectuant ce zoom, j’ai eu l’impression d’avoir déjà cherché à déchiffrer cette plaque avant et abandonné à cause du flou malgré la HD, mais je ne sais plus en fait…)

EN BREF – Cette saison 2 ne déçoit jamais, faisant monter d’un cran la tension et l’énorme bordel qu’est cette intrigue. Toutes les pièces du puzzle s’emboîtent à la perfection, au point de nous révéler comment se met en place toutes les informations que nous avions depuis le début. Mieux encore, les scènes sont réutilisées, les petits détails exploités et les clins d’œil expliqués… le tout en adéquation parfaite avec tout un tas de références plus ou moins explicites à la pop-culture, parfaitement disséminées dans les épisodes pour assurer un contre-poids comique à une histoire qui pourrait n’être que dramatique.

Au fond, c’est encore ce mélange de genres qui fonctionne le mieux, le décalage entre l’humour constant des personnages et la gravité de ce qu’ils vivent. Cela nous vend la série à merveille, nous fait passer au-dessus des petits défauts qui se corrigent d’épisode en épisode, tout en nous accrochant à l’intrigue autant qu’aux personnages.

Du coup, il est bien difficile de s’imaginer que l’on se sépare de Marie. Le concept des voyages dans le temps, introduit cette année, me fait espérer un peu plus de M&M’s pour la suite, j’avoue. Quant au reste, la série a atteint au cours de cette saison 2 une qualité impressionnante, que ce soit du côté de l’écriture, de l’acting (chaque acteur se révèle encore meilleur qu’avant à un moment ou un autre de la saison, je trouve), des choix musicaux (putain, j’adore tout ce que j’y découvre), des effets spéciaux (dont je n’ai pas assez souligné l’efficacité dans le dernier), de la technique (de plus en plus osée pour certains plans), du make-up… Je m’arrête là, en espérant ne pas oublier trop de monde. De toute manière, ce résultat global est le fruit du travail d’une équipe qui donne tout ce qu’elle a, et ça se voit, alors félicitations à tous !

Vivement la saison 3 !!

Et un dernier mot pour remercier les très nombreux Ulyssiens/Ulyssiennes qui sont passés sur le blog lors de la diffusion de cette seconde partie de saison. Vous avez fait de cet article le plus consulté de 2017 (loin, loin devant le succès de 13 Reasons Why) et même du blog depuis sa création (détrônant de peu la saison 5 de Person of Interest). Ce n’est pas rien ! 🙂

PS : eh, il me reste une question que je n’ai pas pensé à poser lors de l’AVP… Serge, il est devenu quoi ? Retour à l’orphelinat ?