Powerless (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mes avis sur les épisodes de la saison, à chaud, juste après visionnage.

Avis : Une série qui réunit Vanessa Hudgens, Alan Tudyk et surtout Danny Pudi – l’inégalable Abed de Community ? Évidemment que je me précipite dessus tout de suite, quelle question.

Je ne suis pas particulièrement plus renseigné sur la série en elle-même. C’est une comédie, ça OK, dans l’univers DC, ça, ça m’embête un peu plus parce que je ne suis pas à jour du tout dans Arrow/Flash et tout, mais bon, je survis avec ces retards et spoilers devant Supergirl, alors ce n’est pas une excuse suffisante pour ne pas commencer.

Bref, j’ai un peu peur d’être déçu quand même, car je me sens déjà fan d’avance alors si je n’aime pas, ça va me saouler d’avoir autant attendu un truc médiocre. Vous voyez ? J’ai déjà trop d’attente alors que j’en ai à peine vu une bande-annonce. Seulement, le casting et l’histoire de base (une compagnie d’assurance dans le monde des super-héros), c’est tout à fait ma came, comme dirait l’autre.

Allez, hop, le verdict avec les critiques de chaque épisode après chaque mes visionnages. Et on commence tout de suite avec le pilot !

01.jpgÉpisode 1 – Wayne or Lose – 16/20
What if it wasn’t? What if it was the opposite of a desk?

Verdict ? Ce n’est pas une déception, c’est même techniquement exactement ce que j’en attendais. Pas plus, donc, mais c’est déjà ça.

Je ne sais pas bien par où commencer : ce pilot était assez classique. Il introduit bien l’ensemble des personnages, une situation de crise qui ne dure pas et un schéma d’épisode qui va pouvoir tendre à se répéter à l’infini : problème, générique trop lent, solution, reproblème, solution définitive. Il lui manque a priori un fil rouge pour donner envie de revenir chaque semaine, et c’est peut-être ce qui fera défaut sur le long terme.

Pour le moment, cependant, la bonne humeur de Vanessa Hudgens est suffisamment contagieuse pour se surprendre à sourire sans raison. Les répliques fonctionnent pour la grande majorité d’entre elles, avec malgré tout quelques petits problèmes de rythme qu’il faudra corriger dans les épisodes à venir.

En soi, rien de surprenant dans un pilot, les premiers épisodes d’une série ayant souvent besoin d’un peu de temps pour ajuster leur équilibre, particulièrement en comédie. Les décors sont limités mais tous très travaillés, les effets spéciaux juste assez bons pour ne pas être horribles, juste assez mauvais pour nous rappeler qu’on est là pour rire. L’univers DC est pas mal exploité, histoire de nous donner l’impression d’être dans un monde connu, mais sans trop en faire non plus.

Chaque personnage est pour l’instant assez cliché, mais cela est un bon moyen de construire des personnages comiques et des comiques de situation qui se développent d’eux-mêmes. Chacun est parfait dans son rôle, et particulièrement Alan Tudyk en faux gentil/faux méchant ou Danny Pudi en Abed. Oui, bon, j’avoue que si j’ai autant aimé, c’est parce que j’ai vraiment l’impression de retrouver Abed de Community qui serait parti faire sa petite expérience dans le Dreamatorium.

Vraiment, c’est le même personnage pour l’instant, dans un univers décalé. Et ça me convient parfaitement.

Quoiqu’il en soit, chacun a réussi à me faire rire dans cet épisode, suffisamment pour qu’il soit dur de choisir un préféré, il n’y a donc pas que ça qui m’a convaincu. Je ne pense pas aller jusqu’à parler de coup de cœur pour le moment, car la première saison va devoir s’éviter pas mal de pièges pour réussir et il est dur de juger sur ces 22 minutes.

C’est un début solide, qu’il va falloir consolider et qui peut-être annonce le début d’une très bonne série !

02.pngÉpisode 2 – Wayne Dream Team – 11/20
You promised me that we were going to stand in awkward silence

La série est à peine commencée qu’elle est déjà en voie d’extinction avec des audiences catastrophiques, mais qu’importe, je suis de retour car moi, j’ai plutôt bien aimé le pilot.

Il est vrai néanmoins que j’attendais beaucoup de ce second épisode pour me faire une idée définitive. Avec le recul, je tiens à dire que le générique est finalement une valeur sûre. En revanche, cette semaine peine à me faire rire contrairement au pilot.

Cette fois, on a surtout l’impression que tout le monde fait de son mieux pour faire rire, mais ça semble forcé, autant dans l’écriture que dans le jeu des acteurs. Je n’ai pas réussi à rentrer dedans du tout, contrairement à la semaine dernière où le sourire de Vanessa Hudgens avait fait tout le travail à lui tout seul.

L’intrigue du parapluie protecteur est intéressante, mais traitée avec trop de négligence au sein de l’épisode. Le directeur qui se photoshoppe sur la photo de la boîte, c’était une bonne idée, mais son exécution peine à convaincre, même si le passage sur les memes était sympa.

L’autre bonne trouvaille de cet épisode vient de l’ajout d’un souffre-douleur pour tout le monde, qui n’est pas sans rappeler Sandra de Superstore, série diffusée juste avant… surprenant, non ? Non.

Et Emily qui veut se faire des amis… on pouvait difficilement faire plus forcé que ça comme intrigue, tout y tombe à plat, de l’idée de base à la vidéo anti-harcèlement de six heures. Du coup, ben, ça peine à me convaincre dans l’ensemble et je suis déçu parce que je rejoins les critiques négatives de la semaine dernière, malgré un casting que j’adore.

Tout le monde semble y mettre de la bonne volonté, mais ça ne prend pas et c’est bien dommage !

03.pngÉpisode 3 – Sinking Day – 13/20
Your father is a poor so it doesn’t matter if you have his respect

Moui. L’épisode commence par une scène d’introduction qui a réussi à me faire rire, mais la série peine encore à proposer une intrigue consistante dans ses épisodes. La structure en deux sous-intrigues est utilisée cette semaine, et s’il y a du mieux, ce n’est toujours pas ça.

D’une part, nous avons donc Emily qui galère avec Van, son boss. Il faut dire que celui-ci est un idiot finit et qu’il fait perdre un client important à la boîte. Il doit alors faire face à son père qui le considère comme une déception. Du coup, ces deux-là se démènent pour se trouver un nouveau client, la ville d’Atlantis, rien que ça.

L’humour est clairement forcé (littéralement dans une scène où les personnages font semblant de rire quand même) et tombe à plat dans cette intrigue, mais la relation Emily/Van fonctionne, ce qui n’est pas négligeable comparé à la semaine dernière. On voit donc ces deux-là apprendre à travailler ensemble et développer des running-gags qui sont au choix lourds ou efficaces, comme la constante mention de son père par Emily.

Il faudra voir comment ça évolue par la suite, mais c’est un peu tout le problème : cela fait trois épisodes qu’il faudra voir.

D’autre part, le reste de l’équipe traque la présence d’un superhéros au sein de la boîte. C’est plutôt très sympathique et fonctionne à merveille, avec de bonnes blagues et références au monde des super-héros et DC. Le côté parodie de Superman/Supergirl est une bonne réussite dans cet épisode, cela m’a fait sourire plus d’une voix.

Et puis, Danny Pudi parvient toujours à me faire rire, ce qui sauve pas mal de scènes.

Bref, l’épisode ne délivre pas toutes les promesses de la série, mais l’ensemble est meilleur que la semaine dernière. Il va falloir toutefois que Powerless se trouve bien vite un équilibre, parce que les répliques parodiant le racisme, c’est moyen, et la voix de dingue de Vanessa Hudgens, ça ne peut pas s’exploiter à chaque fin d’épisode.

04.pngÉpisode 4 – Emily Dates a Henchman – 11/20
Obviously.

Cela fait donc déjà six mois qu’Emily est arrivée dans l’entreprise. Alors je sais que ça fait deux semaines que je n’ai pas regardé, mais quand même, c’est long six mois, non ?

Quoiqu’il en soit, elle est célibataire et ça ne lui va pas quand elle reçoit une invitation de son ex pour… son mariage. Forcément. Elle fait donc une soirée filles au bar et rencontre l’homme idéal, un docteur qui n’est rien d’autre qu’un méchant homme de main.

L’intrigue est sympa, mais les scénaristes vont trop vite en besogne pour faire comme si Emily était subitement devenue amie avec l’ensemble de ses collègues et tout cela sonne particulièrement faux. L’équilibre n’est toujours pas trouvé dans les interactions des personnages, du coup, ce n’est pas franchement une bonne idée de proposer un saut dans le temps pareil.

C’est dommage car chaque personnage est sympathique, mais cela ne suffit pas à créer une dynamique d’ensemble.

De leur côté, les hommes de l’équipe récupèrent un boomerang de Batman et espèrent ainsi le rencontrer. Tous paraissent terriblement enfantins et l’intrigue n’est pas franchement drôle. En fait, c’est tout le problème de cette série qui est résumé avec cette intrigue : ça essaye d’être drôle en jouant sur les superhéros, mais ça finit par être trop enfantin et surtout, surtout, trop insistant.

Et du coup ça ne fonctionne pas du tout. La série est en passe de devenir la déception de la saison, surtout maintenant que sa fraîcheur est passée.

05.pngÉpisode 5 – Cold Season – 12/20
Is this exciting or Emily’s exciting?

Ayant pris du retard, j’enchaîne cet épisode après le précédent qui était extrêmement moyen. L’avantage, c’est que je suis confiant dans le fait que ça ne peut que difficilement être pire !

Donc comme d’habitude, deux intrigues. D’une part, Emily arrive au travail avec une bonne nouvelle : un concours du meilleur inventeur. Malheureusement, la concurrence est rude. Du coup, Teddy, dont je viens juste d’apprendre le nom (c’est donc Abed), stresse à fond sur le projet qu’il va tenter de présenter et c’est Emily qui l’inscrit contre son gré. Cela finit, sans surprise, très mal puisque Teddy perd et tombe en dépression, jusqu’à une petite conversation avec Emily, où ses gants chauffants finissent par trouver toute leur utilité. Plutôt classique, pas vraiment drôle, mais fonctionnel.

D’autre part, le boss part en week-end avec son amante et l’enfant de cette dernière, commandant une voiture en pièces détachées. Ron se laisse avoir par gentillesse et le boss abuse donc de lui pendant un temps… et en fait, tout court, car Ron a beau se défendre, il se fait avoir encore et encore. Sympa comme morale. Le tout se déroule en début de la saison hivernale, la saison où les super-méchants du froid débarquent en ville.

C’est un prétexte qui sert de titre à l’épisode, à quelques gags pas très réussis et… c’est à peu près tout. Et je veux pas dire, mais si même un épisode se concentrant sur Danny Pudi ne réussit pas à me passionner, c’est foutu.

Le niveau se maintient : une série qui tente d’être drôle sans vraiment trouver le bon équilibre pour l’être. Elle n’est pas ennuyante, mais pas drôle, divertissante, mais pas inoubliable. C’était une expérience sympa, qui aurait dû apporter une vraie révolution avec elle, mais qui arrive à peine à atteindre le rang de série sympa. Dommage.

06.pngÉpisode 6 – Bitch I’MA – 14/20
Aaaw people use my name as a verb?

Hey, on se retrouve aujourd’hui avec non pas un, ni deux, ni trois, mais bien quatre critiques d’épisode de Powerless. Eh oui, j’ai rattrapé mon retard et, comme ils ont déconné dans la diffusion (je suis bien content d’avoir pris du retard quand je vois comment ils se sont plantés), j’ai même pris de l’avance ! Sans regret.

En effet, c’était un peu plus agréable d’avoir plusieurs épisodes à se mettre sous la dent, histoire de bien rester dans le délire… et de confirmer qu’on a beaucoup d’inégalités dans la série. Cet épisode 6 débute sur le départ de Crimson Fox de Charm City. C’est très dommage : c’est l’une des seules super-héroïnes régulières de la série. Or, c’est bien de nous convaincre que nous sommes dans une ville habituée aux superhéros. Je ne suis pas trop convaincu par ce départ qui n’annonce rien de bon pour moi.

Le reste de l’épisode se divise comme toujours en deux intrigues. La première intrigue, celle qui donne son titre à l’épisode, rebondit sur ce départ de Crimson Fox avec Emily qui s’inscrit à un cours de self-defense, embarquant Jackie avec elle. Oui, mais Jackie lui pose des lapins car elle préfère être chauffeur Uber, soit disant pour payer un voyage à sa fille. Cette intrigue fonctionne mieux que celle des épisodes précédents, en prenant enfin un peu de temps pour approfondir les relations entre les personnages du casting principal. Malheureusement, ça peine à être vraiment drôle tant c’est convenu.

À l’inverse, Alan Tudyk continue à être dans le surjeu qui le caractérise. Le personnage de Van pète un câble cette semaine car quelqu’un a utilisé ses toilettes persos. Là aussi, on retombe assez vite dans des thématiques vues et revues, avec les trois amis ligués les uns contre les autres.

La fin de l’épisode propose heureusement une très bonne blague avec les caméras de surveillance (procédé que j’ai néanmoins vu il y a moins d’un mois dans Teachers). Parmi les bonnes choses, l’emploi des prénoms comme verbe est un autre classique qui m’a plu… et la réplique sur Spartacus était on ne peut plus vrai, merci pour le spoiler !

Bref, ça remonte la pente des épisodes 4 et 5, atteignant pour moi vraiment le statut de divertissement. Sans plus. Si, c’est mieux qu’avant où ça me donnait à peine envie de revenir. Sans ce casting, je serais parti il y a déjà longtemps…

07.pngÉpisode 7 – Van v Emily : Dawn of Justice – 13/20
Ouh say cubicle!

L’épisode 7 nous introduit une nouvelle superhéroïne, Green Fury, et je sens venir une valse incessante de super-héros. C’est en soi une bonne idée, car cela permet de renouveler un peu les dynamiques avec le casting. Enfin, encore faudra-t-il qu’ils arrivent à créer de bonnes dynamiques… et que ça ne soit pas trop dommageable de perdre de bons atouts !

Green Fury, donc, débarque et sauve Teddy qui oublie aussitôt sa copine du moment, Hannah. Alors, ça fait un moment que j’ai vu les premiers épisodes, mais je crois bien que nous n’en avions jamais entendue parler de celle-là. Et pourtant, on a vu sa famille dans un épisode. J’aime bien quand une série avance vite, mais je trouve qu’on nous pond toujours des trucs en fonction des besoins de l’épisode, et ce n’est pas toujours efficace.

Il passe le reste de l’épisode à chercher sa Green Fury (encore une actrice que j’aime bien, vue l’an dernier dans Grinder, où elle incarnait je crois le meilleur personnage). Il tente tout ce qu’il peut, se fait sauver par un autre super-héros, et la retrouve finalement par hasard quand il se promène dans la rue avec Hannah.

Son obsession pour les super-héros prend donc une nouvelle tournure, qui rend le personnage un peu plus niais et débile. Dany Pudi le joue à merveille, mais j’ai du mal à accrocher, exactement comme lors de l’épisode 4.

La seconde intrigue ne m’a absolument pas passionné. Une fois de plus, il était question de la relation Emily/Van et donc d’une bataille d’ego. Emily y gagne un bureau (mais ça va l’isoler du reste du casting, alors je suis sceptique) et Van un peu d’humilité (ou pas). Il y avait quelques trouvailles marrantes (l’employé du mois), mais c’est tout. Or, ça résume de plus en plus la série pour moi : il y a vraiment de bonnes trouvailles dans le scénario et l’écriture, mais la mayonnaise ne prend pas.

C’est frustrant, Powerless est en train de suivre l’évolution inverse de The Great Indoors, qui n’a pas une once d’originalité mais qui réussit à s’en sortir par je-ne-sais-quel-miracle grâce à de bonnes dynamiques entre ses différents personnages.

08.pngÉpisode 8 – Green Furious – 15/20
We were emasculated Superman!

Green Fury est de retour dans cet épisode. C’est une bonne chose que la série entre dans cette continuité, même si je redoute toujours une valse de superhéros. Le monde des superhéros n’est que trop effleuré à mon goût, ou trop exploité au contraire. Je m’explique : disons que c’est censé se passer dans l’univers DC, mais je n’ai jamais vu autant de superhéros se côtoyer dans les séries DC (bon, ce n’est pas comme si je les regardais toutes non plus), alors leur surnombre à Charm City (et idem pour les hommes de main) me laisse un peu perplexe. C’est en tout cas donné comme un fait, donc c’est comme ça et il faut faire avec.

Comme d’habitude, nous retrouvons deux intrigues dans cet épisode. L’une ne m’a pas transcendé du tout, alors qu’elle se concentrait notamment sur Jackie, qui est un personnage que j’aime beaucoup. Il y était question de sa fille, qui devient pote avec Wendy. Franchement, je n’ai pas grand-chose à en dire, ça se regarde, mais ce n’était pas particulièrement drôle.

C’était beaucoup mieux concernant l’intrigue d’Emily. La série aborde le féminisme dans cet épisode, un élément inattendu pour une comédie sur cette chaîne, mais étonnamment (et heureusement) plutôt bien maîtrisé. Emily tente donc d’imposer ses vues féministes après avoir sauvé la vie de Green Fury. Elle se retrouve fichée comme sa petite amie.

Cette intrigue se concentre sur l’acharnement médiatique que subit Green Fury parce qu’elle est une fille, avec en écho la vie professionnelle d’Emily, qui subit le sexisme de Van (sois belle et tais-toi, en gros). C’est plutôt bien géré dans l’écriture, qui mène les deux à devenir très amies.

De son côté, Teddy continue d’être désespérément amoureux de Green Fury, uniquement parce que c’est une super-héroïne. J’ai aimé le pull « This is what a feminist looks like » qui n’est pas sans rappeler Unreal et la critique de Game of Thrones. Tellement, d’ailleurs, que je me suis demandé si, finalement, ce déguisement de Teddy n’était pas qu’une parodie de moi. Et en bon narcissique, paf la note de l’épisode grimpe.

Bref, c’était un épisode sympa, avec une très bonne construction, notamment dans le retour de l’Olympian et le scandale du faux-féminisme évité. Il y avait un côté très acerbe dans la critique de ce qui est infligé aux femmes célèbres, mais aussi une critique de la pub. De ce côté-là, c’est tout bon.

Oui, mais… il me manque toujours un truc, un vrai bon humour. Le plus souvent la série, le scénario, les acteurs en font trop pour faire rire, et ça se sent, et ça gâche un peu l’humour. C’est forcé, et ça ne prend pas sur moi quand c’est forcé.

Une fois de plus, néanmoins, j’ai adoré la conclusion de l’épisode avec le mansplaining de Van qui était bien interprété et digne du perso. Malheureusement, même s’il finit tout seul, il n’y a personne pour le contredire et c’est un peu dommage. C’était en tout cas fait intelligemment.

09.pngÉpisode 9 – Emergency Punch-Up – 16/20
I guarantee you’ll lava it

J’ai bien aimé cet épisode, mais c’est peut-être parce qu’il commençait à se faire tard quand je l’ai vu (indulgence ?) ou parce que peu à peu j’entre mieux dans l’univers de la série. Il n’y a pas à dire, enchaîner les épisodes a fait du bien. Malheureusement, j’ai peu d’espoir sur la survie de la série par la suite. Bon, ça reste des acteurs que j’adore, alors je poursuis de toute façon !

Cette semaine, on sort un peu de la construction autour de deux intrigues, et ça permet à la série de respirer. C’est ironique, car tout le problème des personnages est justement de ne pas pouvoir respirer à cause d’une attaque de gaz sur la ville de Charm City. Et seul le casting principal est au boulot parce que le reste est parti en week-end détente.

Le personnage de Dorothy (la grand-mère) est sympathique et, là aussi, c’est agréable de voir une sorte de cohérence se développer entre les épisodes. Puisqu’on la déjà vue auparavant dans la série, ça donne l’impression d’être devant un truc solide ; un peu comme le faisait parfois Community (shut up Leonard).

D’ailleurs, j’ai pensé à Community plusieurs fois devant cet épisode : l’équipe qui s’alcoolise et le team building qui part en vrille me rappelait le study group, l’attaque au gaz un certain épisode d’Halloween, les jeux de mots foireux et l’obsession du karaoke étaient des twists sympathiques dignes de Britta. Il faudra voir si la série parvient à rebondir sur tout ça dans les épisodes suivants, car on tient là une bonne base solide de références et d’informations à réexploiter par la suite.

Oui. Une fois de plus, « il faudra voir ». C’est vraiment dommage après autant d’épisodes de continuer à attendre que la série se libère un peu et ose plus de choses, tout en espérant qu’elle arrête de forcer sur d’autres points.

Et puis, quand même, il n’y a pas à dire, Vanessa Hudgens n’a vraiment pas perdu sa voix ! Sa partie de karaoké était bien trop courte, du coup. Là aussi, c’est la deuxième fois qu’ils exploitent sa voix et je m’attends de plus en plus à les voir nous pondre un épisode musical.

Bon, il y avait malgré tout deux intrigues bien dissimulées au sein de cette grosse histoire d’attaque de gaz. D’un côté, nous avions Emily obsédée par la construction d’une amitié avec ses collègues, de l’autre, Van qui embauchait des comiques pour avoir enfin de la répartie (et mettre à mal Jackie). Cela fonctionnait drôlement bien d’ailleurs de voir Van dans ce genre de délire (et sans vouloir virer à l’obsession Community, c’était très « deanesque » comme gag).

En conclusion, nous avions donc là un bon épisode, avec des gags efficaces et la construction d’une vraie dynamique de groupe. Nous en apprenons un peu plus sur les personnages et il y a l’esquisse de choses qui peuvent devenir des running-gags par la suite… si les scénaristes se décident enfin à assumer leur délire jusqu’au bout.

Pour l’instant, la série souffre surtout de vouloir trop faire rire et de vouloir être trop convaincante… Bref, elle se prend au sérieux, à l’excès, et c’est là que ça pêche dans la majorité des épisodes… pas celui-ci, néanmoins.

Oh, et je veux le même T-shirt que Teddy, il faut que je me le trouve !

The 100 (S04)

Ci-dessous, mon article sur cette saison, avec mes avis à chaud à la diffusion de chaque épisode.

Avis : La série est enfin de retour ! Après un début qui m’avait laissé de marbre quelques épisodes en saison 1, The 100 a su conquérir mon coeur par son rythme vif et ses questions de vie ou de mort toujours très bien traitées. La saison 1 s’est emballée et a débouché sur une seconde saison extrêmement ambitieuse, qui n’a pas hésité à tordre le cou aux conventions et à poignarder les traditionnels schémas de triangles amoureux. Et la saison 3 ? C’était une hécatombe, autant du côté des personnages tués que des fans déçus de la mort de leur favoris. J’en fais partie, évidemment, puisque Lexa était quand même le meilleur personnage du monde et que Bellamy a eu une énorme période de n’importe quoi en début de saison.

J’ai malgré tout su passer au-dessus et apprécier le développement de l’intrigue qui, si elle ne m’a pas toujours plu, était extrêmement addictive. Les épisodes sont riches, les relations entre personnages toujours bien traitées (à l’exception Murphy/Harper, j’avoue) et les répliques parfaites. Après trois saisons, j’ai même fini par apprécier Murphy qui partait de loin, parce que je n’ai jamais pu le piffrer dans Continuum. Autant dire que, contrairement à beaucoup, je trouve que la série a su évoluer avec cohérence et pertinence, même si je n’approuve pas tout. En fait, c’est précisément ça qui est bien : la série n’a jamais pris le temps de s’occuper de ce que voulez les fans, elle a développé son histoire un peu indépendamment. Et du coup, ça donne une superbe trame générale, que beaucoup refuse de voir, j’ai l’impression, parce qu’ils sont énervés par la mort d’un personnage ou d’un autre. Ben oui, mais c’est justement ça qui fait que c’est une bonne série, que les gens regarderont encore dans dix ans. Sans tout ça, la série ne serait probablement déjà plus là.

Je suis donc tellement impatient de débuter cette saison 4 que j’ai commencé par un rewatch de la saison 3, terminé avant-hier. Je suis prêt, et j’en ai marre de cette introduction, alors je vais la faire courte pour le résumé des derniers épisodes. Clarke a réussi à sauver la Terre d’Alie… mais a annoncé à Bellamy que, non, ils n’avaient pas sauver la Terre car le monde est envahi de radiations qui sont prêtes à les tuer dans les six mois à venir. Oups. Quant à Octavia, elle a décidé de tuer Pike de sang-froid pour se venger de la mort de Lincoln, même si le grand méchant de la saison venait de lui sauver la vie. Reoups. La saison 3 s’achève sur ces deux bons cliffhangers qui concluaient un épisode ayant choisi la voie de la facilité et des petites incohérences, j’espère donc que la nouvelle salve d’épisodes saura gérer correctement cette base, d’autant qu’avec la mort d’Ontari, il n’y a plus de Commander. Ça va saigner !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

Note moyenne de la saison : 17/20

01-2.jpgÉpisode 1 – Echoes – 18/20
Looks like saving the world will have to wait.

Oh putain, The 100 est de retour en très grande forme, je suis tellement heureux (et peut-être pas tout à fait objectif non plus). Comme prévu, l’absence de commander vient foutre la merde dans la coalition. Je suis plutôt content du parti pris de l’épisode qui est de commencer tout de suite après la fin de l’épisode précédent. Cela permet de découvrir le chaos laissé par la City of Lights, malgré aussi une légère incohérence avec les aller-retours dans la tour (alors que normalement, ils sont censés escalader pour monter, hein). C’est un détail qui s’oublie vite tellement il se passe de très bonnes choses dans cet épisode ! L’épisode prend le temps de réintroduire vraiment chaque personnage, et c’est tout ce que je lui demandais.

Du côté de Polis, c’est donc le chaos dans les rues et tout le monde en veut à Wanheda ou au 13e clan, ce qui est assez logique. Le but de l’épisode est donc de réussir à stabiliser la coalition, ce qui n’est pas très original mais plutôt logique. Clarke et Bellamy décident de ne rien dire pour les radiations, même si à la fin de l’épisode, la majorité du casting est en fait au courant. Tant mieux, on ne s’attarde pas trop là-dessus. Parmi les choses que j’adore dans cet épisode : Roan est vivant ! Je n’aime pas beaucoup l’acteur, mais je suis bien content que le personnage soit encore là, car il peut encore apporter pas mal de choses. Et cet épisode le confirme assez rapidement, avec l’ajout de rebondissements autour de sa guérison-miracle qui permettent de ne pas voir le temps passer et le développement de sa relation de confiance avec Clarke, qui permet de réinstaurer la coalition. Comme d’hab, la série privilégie les avancées politiques à travers les relations entre ses personnages (ce qu’on retrouve aussi pas mal avec le couple Abby/Marcus et l’amitié Marcus/Indra, trop chou). Cela fonctionne très bien pour l’avancée de l’intrigue.

Autre chose que j’adore ? Echo, qui donne carrément son nom à l’épisode ! J’adorais le personnage en fin de saison 2 et je pensais que l’on en avait malheureusement fini avec elle lors de sa trahison de Bellamy en saison 3. Le résumé m’a mis la puce à l’oreille, mais la voir gagner une telle importance au sein de l’épisode, c’était juste jouissif ! J’espère qu’elle va réussir à mettre de l’eau dans son vin et survivre, car vu son tempérament de feu, j’ai juste envie de la voir survivre le plus longtemps possible. Ce qui est quand même peu probable avec The 100. Je suis déjà satisfait de savoir qu’elle survit à l’épisode, ce n’était pas gagné.

Toujours à Polis, Murphy et Emori se retrouvent et décident de fuir ensemble. C’était une partie un peu plus faible pour l’épisode, mais qui correspond bien aux personnages. Et c’était toujours plus solide qu’Octavia que tout le monde pardonne en deux secondes pour Pike. Je ne peux pas voir Pike, mais quand même, je m’attendais à un peu plus de remous. Ah et enfin, Jaha est toujours aussi chiant. Quatre saisons que j’attends de le voir y passer, et toujours pas, c’est frustrant !

Du côté d’Arkadia, c’est toujours assez désert avec seulement Raven, Monty, Harper et Jasper. Pourtant, chacun a son moment de gloire : Raven souffre encore et toujours, mais elle répare l’internet (et ça, c’est la classe), Harper et Monty font la fête et couchent une nouvelle fois ensemble (j’adore l’effet de répétition avec Raven qui les interrompt à chaque fois) et Jasper… continue de sombrer dans sa spirale dépressive. C’est un soulagement, pour deux raisons. Sa dernière scène dans l’épisode précédent ne me plaisait pas, son sourire ne disait rien qui vaille. En fait, il est juste blasé de la vie, et ça colle très bien à l’évolution du personnage. J’avais l’impression qu’il était bizarrement guéri de tout ce qu’il a traversé et cet épisode confirme que non. J’ai même cru qu’ils allaient vraiment le laisser se suicider. Double soulagement donc, celui de la cohérence de l’évolution du perso, et celui de le savoir en vie. Pour au moins six mois, donc, à en croire Raven, décidément oiseau de mauvais augure (c’est un jeu de mot sur son prénom et le poème de Poe, laissez tomber).

Enfin, le fan de Clexa en moi est contenté des scènes qui continuent de nous torturer de sa disparition. Quant au cliffhanger, il est un peu facile, mais ça fonctionne très bien. Les radiations arrivent les gars, va falloir songer à reconstruire Mountweather !

02.pngÉpisode 2 – Heavy Lies the Crown – 16/20
No I don’t want us to survive, I want us to live

C’est parti pour une petite dose de survie, qui commence par un flashback sur les dégâts provoqués par Alie et l’introduction d’un nouveau personnage qui va apporter beaucoup de choses je sens : Ilian. Cette intro est un peu discutable car trop rapide, surtout en ce qui concerne la mort de la mère, mais on sent une volonté d’avancer vite, comme souvent avec cette série.

On retrouve donc ensuite Ilian à Polis, faisant partie d’un groupe cherchant à se venger du peuple du ciel en tuant le roi pour prendre sa place. Bien qu’un peu simpliste, cette intrigue paraît dans la droite ligne de ce qui s’est fait jusque-là. Roan n’étant pas en mesure de combattre s’entraîne avec Echo, que j’adore toujours autant, malgré (grâce à ?) son fort caractère.

Pendant ce temps, Kane et Octavia tente de convaincre l’ambassadeur derrière lequel s’est rangé Ilian qu’il ne faut pas tuer le roi. Le complot politique ne renonce évidemment pas et Octavia finit par tuer l’ambassadeur par surprise. C’était froid et parfaitement exécuté, prouvant une fois de plus l’évolution dingue du personnage qui fait ce qu’elle a à faire pour survivre. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle Octavia, sans parler de son look mille fois plus sexy qu’avant que je valide totalement. Du coup, il ne faut pas chercher midi à quatorze heure pour comprendre qu’Ilian sera son nouveau love interest. Ça me va, je n’avais jamais pu blairer Lincoln de toute manière. C’est un peu rapide puisque ça fait moins de dix épisodes quand même, mais on n’y est pas encore.

En parlant de ship, cet épisode confirme définitivement la relation Kane & Abby, même si celle-ci décide finalement de retourner à Arkadia où elle sera plus utile.

Du côté d’Arkadia, justement, les Skaikru sont de retour. Deux intrigues se déroulent dans cet épisode pour eux : d’un côté, nous avons Bellamy, Monty, Harper, Nate & Bryan qui se rendent à la Farm Station, de l’autre, le reste du casting qui réapprend à vivre. Côté Farm Station, l’intrigue est excellente.

La solution proposée par Monty pour survivre aux radiations, vivre dans les vaisseaux ayant déjà résisté aux radiations, est aussi simple qu’efficace de la part des scénaristes. En revanche, voir le groupe se séparer m’inquiète toujours autant.

L’intrigue de la semaine à la Farm Station était assez simpliste et réaffirmait le personnage de Bellamy en position de leader. Clairement, il ne fait pas le meilleur des choix à long terme, mais y préfère le court terme. Cela marche bien comme dilemme, même si ce Riley sort quand même de nulle part. J’ai aimé la manière dont la décision sauver tout le monde/sauver les esclaves divisait profondément tout le monde, et notamment les couples. Nate & Bryan peinaient à me convaincre l’an dernier tant leur relation semblait uniquement là pour compenser Lexa auprès des fans LGBT, mais leur couple fonctionne finalement bien à cet égard, apportant encore des nuances avec une touche personnelle plus forte aux décisions de ce type.

Bon, cela dit, le coup de l’explosion qui tue tous les « méchants » esclavagistes, c’est un peu gros : pas de garde à l’entrée ? personne en expédition pour revenir en hâte les attaquer ? La série ne m’a pas habitué à de tels raccourcis et j’espère qu’on aura quand même quelques conséquences à tout cela.

Quant à ceux qui restaient à Arkadia, ils sont tout autant divisés. C’est Clarke qui s’en prend plein la gueule (comme d’hab) dans cet épisode et c’est elle qu’il faut suivre pour bien tout comprendre (forcément, c’est l’héroïne). Elle a en effet des choix conséquents à prendre, puisqu’elle doit choisir de révéler ou non ce qu’elle sait. Raven la presse à dire la vérité pour trouver des solutions globales, Jasper, qui est totalement parti en vrille, la confronte à ses choix passés et Jaha, devenu chauve entre deux épisodes, lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas mieux que lui. J’aime beaucoup l’évolution de Clarke qui permet d’atterrir à la solution du compromis dans un discours politique à la langue de bois finalement assez réaliste. Raven reste fidèle à elle-même dans ses choix et opinions, ce qui est un vrai plus.

Concernant Jaha, inutile de dire qu’il m’énerve toujours autant et que j’aimerais le voir y passer, le personnage tournant en rond dans des regrets qu’il ne semble pas véritablement avoir. L’ombre du père de Clarke n’a jamais été aussi présente que dans cet épisode, que ce soit avec Abby renonçant à son alliance ou Clarke passant du côté des dirigeants (et trahissant donc les opinions de son père). C’est un parallèle sacrément efficace.

Enfin, Jasper est certes parti en vrille, mais ça correspond à l’évolution logique du personnage et ça apporte une bonne dose de comique. Sa relation avec Monty est une vraie bonne chose qui réussit à résonner de sincérité malgré tout ce qu’ils ont traversé. Ce n’était pas gagné. Par conséquent, l’épisode est très bon du point de vue de l’évolution de chacun, continuant à s’attarder notamment sur les cicatrices de chacun (la jambe de Raven, bien sûr, mais aussi Bryan et Jasper torses nus, parce qu’évidemment, c’est aussi une bonne excuse pour faire de l’audience), mais use de ficelles un peu grosses et de raccourcis décevants côté intrigue.

N’empêche qu’on a un vrai fil rouge et que je ne peux m’empêcher d’imaginer le pire pour la fin de saison (de série ?), avec des choix drastiques pour savoir qui survivra.

03.pngÉpisode 3 – The Four Horsemen – 16/20
Chosing who gets to live or die is your speciality

Malgré une bonne migraine, je ne résiste pas à l’envie de lancer cet épisode à la première occasion. Sans grande surprise, cet épisode voit l’intrigue des radiations s’accélérer avec l’arrivée de Grounders malades à cause de celles-ci à Arkadia. Parmi eux, Luna, qui a d’une manière ou d’une autre quitté sa plateforme à un moment. Il faut dire qu’à peu près tout le monde y est mort, ça a dû la motiver.

À Arkadia, Jaha agite un nouvel espoir avec une tablette sortie d’on ne sait où, encore une fois, au plus grand désespoir de Raven qui, aussi chiante soit elle, a plus que raison dans toutes ses intrigues cette semaine. Murphy et Emori se planquent dans une cave et n’arrivent pas à régler leur problème de couple. Comme d’hab, Murphy choisit donc de retourner à Arkadia et y apprend en quelques minutes que la planète est foutue grâce à un débat entre Raven et Abby (qui n’est pas sans rappeler les problématiques de l’Arche en saison 1). Là encore, donc, Raven a raison même si son choix est atroce et Murphy interférant n’est vraiment pas une bonne idée, même si la raison évoquée est logique. Je suis assez dégoûté du parti pris des scénaristes qui est de donner tort à Raven alors qu’elle pense à la survie du plus grand nombre, et la tournure des événements me fait envisager une fin de saison avec uniquement une centaine de survivants, puisque les grounders contaminés y passent les uns après les autres. Luna pourrait probablement se sauver toute seule avec son sang et, peut-être, la flamme…

Oui, mais Roan réussit à perdre la flamme dans cet épisode, c’est bien joué ça quand même. Cela permet d’approfondir un peu la relation Octavia/Indra après l’absence de cette dernière la semaine dernière. Octavia devient la tueuse de l’ombre du royaume, j’adore l’idée. L’intrigue lui permet de retomber sur son futur mec et surtout sur Gaia, la fille de… Indra ?

Si cela sort totalement de nulle part, c’est plutôt juste par rapport à ce l’on sait du personnage (rien de précis, justement). Son histoire familiale est cohérente par rapport aux premières saisons et à la relation Indra/Octavia. Quant au plan qui permet de sauver la flamme, il est prévisible mais efficace, alors pourquoi pas. Tout cela nous mène malgré tout à une guerre civile inévitable, surtout avec Ilian qui est prêt à détruire toute technologie VS Arkadia qui mise tout là-dessus VS Octavia « Skairippa » prête à buter ceux qui s’en prendront au roi.

Loin de tout cela, Clarke et Bellamy accompagnent Jaha à la recherche de son bunker miracle, construit par une secte. C’est l’occasion pour la série d’augmenter encore sa mythologie et cette partie qui faisait bien aussi intrigue de la semaine (comme pour la flamme) a réussi assez rapidement à piquer ma curiosité. Malheureusement, cela n’apportait rien puisque tout le monde est mort dans ce bunker. C’était donc une intrigue perdant encore un peu de temps, exactement comme l’annonçait Raven et exactement comme la semaine dernière.

La fin de l’épisode voit Murphy logiquement annoncer à Emori qu’il faut rentrer à l’Arkadia et Clarke faire sa liste de 100 survivants (et l’abandonnant trankilou dans son bureau, LOGIQUE). Le cliffhanger est plus que prévisible avec Luna survivant grâce à son Nightblood et offrant un nouvel espoir au genre humain. Nous voilà bien.

En définitive, comme en fin de saison l’an dernier, chaque épisode apporte son/ses intrigues de la semaine pour faire avancer la trame générale, avec intro et conclusion, puis petit cliffhanger pour faire revenir. Ce n’est plus tout à fait du grand The 100 comme avant, mais ça reste très efficace et divertissant, avec des personnages vraiment bien définis et à l’évolution logique. Il est un peu regrettable que tout le monde ne puisse pas avoir son temps d’écran, mais les choix faits sont toujours pertinents.

Bon, sinon, il serait cool que The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D arrêtent de s’échanger les acteurs comme ça.

04.pngÉpisode 4 – A Lie Guarded – 18/20
Yu gonplei ste odon Octavia kom Skaikru

Mon dieu, cet épisode commence par un éclat de rire général… Autant dire que ça fait tout de suite peur tellement ce n’est pas habituel. Il faut dire que la survie sur Terre semble s’être sensiblement compliquée, avec carrément la peur de la pluie désormais. Cette intro fonctionne plutôt bien en resituant Jasper comme le connard de service (il a clairement pris la place de Murphy désormais) et Monty comme un allié proche de Clarke…

Ce qui ne peut évidemment pas durer et, effectivement, Jasper trouve la liste des 100 noms rédigés à l’épisode précédent. Il se fait gentiment arrêter par Clarke qui accorde un peu trop vite sa confiance à Monty malgré tout. C’est donc lui qui révèle à tout le monde la liste des cent noms, bon courage, Clarke, surtout qu’elle est toute seule à l’arche… avec Jaha, qui passe dans cet épisode de type ridiculisé à type qui sauve tout le monde avec l’idée d’une loterie. Clarke a néanmoins eu l’occasion d’expliquer un peu sa liste, avec des choix sacrément logiques mais douloureux, basé sur des statistiques et des moyens de préserver la race humaine. C’est presque trop intelligent pour Clarke. La liste était en fait l’intrigue de la semaine, mais elle est tellement intégrée au fil rouge qu’il est difficile de la considérer comme telle.

De leur côté, Abby, Raven, Luna, Nyko, Murphy, Emori, Miller, Jackson et quelques autres ne sont donc pas à l’arche, mais à la recherche d’un laboratoire pour créer un vaccin anti-radiation avec le sang de Luna. C’est une bonne chose de séparer autant le casting, surtout que l’air de rien, on commence à connaître vraiment beaucoup de personnages et il est évident que l’on peut en tuer quelques-uns… C’est donc Nyko qui y passe en premier, guérisseur des Grounders que l’on connaissait depuis pas mal de temps et qui a droit à une fin un peu bâclée, protégeant Luna d’une mort certaine. Luna étant Luna, elle en profite pour se barrer alors que le sort de l’humanité repose sur elle. Joie. Raven réussit à la convaincre de rester, se trouvant au passage une utilité après avoir été laissée pour compte à cause de sa jambe.

L’histoire des drones est un bon prétexte à ce développement et à celui de Murphy qui se retrouve tiraillé entre Skaikru et son désir de survie avec Emori. Les graines d’un conflit à venir sont clairement plantées, notamment avec Abby (qui n’est pas loin de se suicider inutilement dans cet épisode). Cette partie de l’épisode permet à ce gros groupe de découvrir le laboratoire de Becca, ouvrant de nouvelles perspectives pour la suite, tout en les protégeant des actions de Roan qui part en vrille à Polis.

Dans la capitale, justement, Octavia est enfin confrontée par Kane sur toutes les conneries qu’elle fait depuis quelques épisodes. J’adore le personnage, mais force est de constater qu’elle ne fait pas du bien pour la paix à long terme, instaurant un climat de peur plutôt que de respect… ce qui est un peu synonyme chez les Grounders. Il n’est donc pas surprenant de la voir se faire virer et partir à la recherche d’Indra, qu’elle ne trouvera pas.

Bellamy est parti en chasse avec un obscur inconnu et s’est fait capturer par les hommes de Polis où il est ramené auprès de Roan et Kane. Ce dernier doit alors réparer les erreurs du figurant accompagnant Blake et qui a beaucoup trop parlé, mais c’est peine perdue : avec toutes ces histoires d’arche pouvant sauver les Skaikru et de Nightblood caché, Roan n’a plus confiance et rompt l’alliance avec Skaikru, gardant Kane & Bellamy comme otage, ordonnant de capturer également Octavia & Indra, puis de tuer tous les autres, Skaikru comme Trikru. Cool, des figurants en moins et des actions qu’il ne regrettera pas du tout.

La guerre est ainsi lancée et Octavia s’enfuit pour prévenir l’arche que l’armée de Polis arrive pour s’en prendre eux (il est évoqué qu’Indra fait de même avec Trikru). Skairippa se fait rattraper en route par Echo et ses hommes, et après un excellent combat entre les deux, elle se fait transpercer par l’épée de la guerrière Azgeda et tombe dans un ravin. Octavia est donc laissée pour morte aux yeux d’Echo qui l’annonce à Bellamy. Octavia étant Octavia et The 100 étant malgré tout une série, O survit et remonte sur son cheval. Reste à savoir si elle arrivera à temps pour prévenir l’arche et si elle survivra à ses blessures une fois fait.

Je suis légèrement déçu par cette survie vraiment trop énorme pour être pleinement crédible dans une série qui jusque-là ne s’est jamais (trop) foutu de nous à ce niveau-là. Cela aurait été une belle mort pour le personnage, mais je ne suis pas sûr que le fandom s’en serait remis cette fois, déjà qu’ils votent encore pour Lexa. Non parce que sa survie est déjà difficile à avaler, mais qu’en plus son cheval la retrouve… Ce n’est pas un chien, normalement, un cheval.

Bon, allez, admettons, l’épisode était vraiment top et ne s’est pas gêné pour tuer quelques personnages tout en s’assurant de foutre la merde niveau politique, et c’est après tout tout ce que j’aime dans cette série.

05.pngÉpisode 5 – The Tinder Box – 15/20
Azgeda is coming. Army. War is here.

Vont-ils retrouver des téléphones portables et tous se mettre à draguer en ligne dans cet épisode ? Si à la vue du titre, la question pourrait presque paraître légitime, on se doute bien que non, malgré tout.

Maintenant que j’ai fait cette blague pourrie, je me sens prêt à commencer la critique.

L’épisode commence au bunker où toute la technologie semble impeccable après pas loin de cent ans sans avoir servi, et quand je dis impeccable, je ne parle pas que du fait que ça fonctionne mais aussi que c’est propre. Pourquoi pas, mais j’aimerais bien avoir une chambre qui prenne aussi peu la poussière, moi aussi. Enfin bon, ce n’est pas trop l’intérêt de cette scène qui développe deux situations en parallèle.

D’un côté, Abby et son fidèle Jackson craignent de ne pas réussir à reproduire le nightblood, ce qui serait sacrément con quand même, de l’autre Raven a une migraine (c’était déjà suggéré la semaine dernière) qui lui fait croire qu’elle s’envole… quand en fait, elle a une attaque cérébrale. Oh, ça sent les conséquences de la City of light, et je me suis dit que ça allait être joyeux si ça se généralisait (Raven étant la première à en avoir été déconnectée, et étant aussi la seule à avoir gardé autant de connaissances de son passage là-bas. J’entendais d’ici le « We didn’t save anyone » de Clarke. J’étais très loin du compte, lol).

Octavia est toujours bien mal en point cette semaine (logique) et sans trop de surprise, elle tombe sur celui que je voyais comme son futur love interest, Ilian. À Arkadia, on découvre que le troc continue avec Niylah, qui trouve ainsi le moyen de revenir dans la série, l’air de rien. Parce que quand je dis que ça continue, moi, je trouve surtout que ça commence, mais bon. C’est très mignonnet entre Clarke et elle, jusqu’à l’arrivée d’Ilian et Octavia. Qu’il est mignon lui aussi de l’avoir ramenée, ça permet à Clarke de la sauver avec un massage cardiaque (mouais, toujours pas convaincu par super-Octavia) et à O’ d’annoncer la guerre.

Du coup, tout le monde s’empresse de vaquer à ses affaires, laissant à Ilian le loisir de traîner dans la base de ceux qu’il tient pour responsable de la mort de sa famille. Bien joué Clarke, tu as juste oublié l’essentiel sur ce coup-là et ça va te revenir dans la gueule.

Arkadia fait ce qu’elle peut pour prévenir la guerre qui arrive évidemment à leur porte, et Monty propose un plan digne de Pike qui ravit énormément sa chérie, forcément. Je n’aime pas bien l’insistance autour de Monty depuis deux épisodes, ce n’est vraiment pas bon signe dans une série comme The 100. Ou peut-être suis-je juste trop parano.

Clarke se propose de parler à Roan pour lui retourner le cerveau, un grand classique de la série et un art dans lequel elle excelle, alors on comprend bien la confiance aveugle de Monty. Et il faut dire qu’à eux deux, ils mettent sur pied un plan qui fonctionne merveilleusement bien et permet effectivement la discussion, alors même que l’armée est bien plus nombreuse qu’eux. On notera au passage que ce n’est pas une armée bien maligne de n’avoir même pas un éclaireur, mais bon, ils ont pris la confiance en pensant tuer Octavia. Ma pauvre Echo, si tu savais.

Bon, je passe le moment moyen où Riley pique sa crise et celui pas beaucoup plus crédible où Bellamy décrète qu’Octavia est forcément en vie, quand n’importe qui d’autre aurait pu réussir à prévenir Arkadia. Comme il faut occuper un peu l’épisode, Clarke et Roan mettent un temps dingue à trouver une solution évidente : partager le vaisseau. Ils se décident à le faire au beau milieu de la fameuse cave de l’an dernier, réutilisation sympa d’un lieu déjà vu.

Pendant ce temps, Monty échange sa place avec Bellamy (non, je n’ai pas du tout imaginé le coup fourré venir) pour que celui-ci aide Echo à convaincre Riley de ne pas buter Roan. Tout ceci est très efficace dans la montée en tension, car j’ai bien peur que Roan ne passe pas la saison, vu qu’il est déjà embauché ailleurs. Fort heureusement, il ne meurt pas des mains de Riley, et toute cette intrigue qui occupe pourtant une bonne partie de l’épisode est finalement… parfaitement inutile.

En effet, une autre sous-intrigue de l’épisode dévoile toute cette importance à ce moment-là, celle qui voit Octavia être soignée par Niylah (c’est donc pour ça qu’elle est de retour !) et apprendre qu’Ilian est à Arkadia aussi. Elle comprend aussitôt que c’est la merde et elle a bien raison, car il prévoit juste de tout faire péter. Et avec des arguments absolument pas convaincants, Octavia est tout simplement incapable d’empêcher Ilian d’accomplir son plan.

Ainsi, si finalement tout le monde survit à l’épisode (j’ai vraiment cru que Monty allait y passer tant le début ressemblait à un adieu au personnage, j’ai même cru qu’il allait se faire buter parce que tout le monde se précipiterait à Arkadia en oubliant les otages, mais non, il survit pépère), l’épisode surprend avec la destruction d’Arkadia, longuement mise en scène histoire qu’il soit bien évident que c’en est fini de toute cette partie de la série.

Ce n’est jamais que la base même de The 100 que d’avoir l’arche. Personne ne tue Ilian, alors que pourtant il y aurait de quoi, et les scénaristes ne nous pondent heureusement pas la mort de Jasper – car oui, j’ai envisagé un instant de voir Jasper en feu sortir de l’arche. Ils en auraient été capables à une époque, mais je crois que j’en attends vraiment trop d’eux désormais. En effet, Octavia survit beaucoup trop facilement (une fois de plus) elle aussi, et la série finit par manquer vraiment de crédibilité.

Cela fait quelques épisodes de cette saison (et à vrai dire, les deux derniers de la trois aussi) que je trouve que les facilités scénaristiques se multiplient et c’est bien dommage, car ils proposaient jusque-là des enjeux sérieux avec des vraies conséquences. Cette année, j’ai l’impression qu’ils sont frileux de la gâchette après les révoltes des fans l’an passé sur les morts de Lexa et Lincoln. Si c’est ça, le fandom a vraiment diminué l’intérêt et la justesse de la série, et c’est bien dommage.

En même temps, je comprends que CW essaye de les calmer aussi si l’impact sur les audiences est négatif, mais, franchement, la série était plus prenante quand elle tuait ses personnages principaux sans crier gare (plus prenante, peut-être, mais surtout plus crédible, car là, j’ai l’impression d’en revenir à une banale série ado où l’on sait que tout le monde va survivre, avec une structure à la semaine qui oublie parfois son fil rouge – ou l’étend inutilement).

En revanche, j’aime assez le jeu de pouvoir qui s’est déroulé dans cet épisode, comme toujours, et la démonstration, une fois de plus, que quand deux grands pouvoirs s’opposent, il faut se méfier des dégâts que peuvent faire les petits. Du coup, ça redonne des points à l’épisode, car il y avait au moins l’élément de surprise de ce côté-là : à leur place, j’aurais tué Monty, et même Kane, mais sauvé le vaisseau. Au moins, cette fois, c’est sûr : tout le monde sera Nightblood ou les humains ne seront plus.

Les quatre premiers épisodes partent ainsi en flammes en même temps que la liste des 100 personnes et mes espoirs d’une fin de saison qui repart à cent personnages. Jolie surprise pour conclure l’épisode, donc.

J’aimerais pouvoir en dire autant de Raven, mais bon… Les scénaristes ont pété un sérieux câble. Son attaque cérébrale lui donne en fait la solution : il faut simplement dire adieu à la gravité pour réussir à créer du Nightblood (jolie dédicace possible à Finn avec la notion de « spacewalk », mais ils ne la font même pas). Avec son euphorie, elle est juste insupportable et ça semble beaucoup trop sauter le requin comme disent les ‘ricains. Même les informations qui suivent ne sont pas bien crédibles malgré de jolis termes scientifiques, tant Raven paraît d’un coup être investie de super-pouvoirs.

Pourtant, quand il s’agit d’intégrer le fait qu’ils sont en train de tuer Raven comme ça après quatre saisons, les choses sont beaucoup moins claires pour moi, car j’adore le personnage et je trouvais vraiment bien son évolution – notamment sa jambe qui ne guérit jamais. Bon, la disparition de son mec de la saison 2 en cours de route était un peu grosse, mais à part ça, ils avaient réussi à construire un bon personnage. Son côté totalement dingue cette semaine m’a rebuté, mais je n’ai pas pour autant envie de la voir quitter la série. Je dois être un peu schizo.

De ce côté de l’intrigue, on notera aussi des coupes budgétaires assez importantes dans le casting, avec simplement une mention de Luna, en train de dormir quelque part dans le bunker, et la disparition de Murphy et Emori. Je pense que le budget est parti en flammes avec la destruction d’Arkadia (j’ai commencé avec une blague pourrie, c’est normal de finir comme ça).

Quant au cliffhanger… J’ai beaucoup moins de doute sur la survie d’Abby (ils trouveront bien une solution) que sur la survie de Raven. Et j’ai aimé la manière dont ils ont justifié que ça ne touchait que Raven et Abby. Clarke n’a pas fini de culpabiliser d’avoir voulu sauver sa maman à Polis. Bref, c’est un épisode qui me laisse très mitigé : le rythme était celui de d’habitude la tension a fini par prendre un peu et la surprise a explosé en fin d’épisode, mais entre temps, la crédibilité et la cohérence générale ont encore pris un coup qui affaiblit mon avis général sur la série.

Alors, la note baisse, en espérant que les scénaristes me prouveront le contraire et me feront regretter de demander plus de crédibilité dans les blessures et morts. Je suis tellement attaché aux personnages que la mort d’un d’eux me fera de toute manière beaucoup trop chier – sauf si c’est Jaha, ou Ilian, allez.

06.pngÉpisode 6 – We Will Rise – 16/20
It’s the end of the world Kane, darkness is all we have left.

The 100 est enfin de retour après une bien trop longue semaine de pause !

Les personnages n’ont pas eu tant de répit : Arkadia est toujours en flamme sous la pluie au début de cet épisode. Jasper en profite pour continuer à voir la vie du bon côté et être insupportable, cette fois avec Jaha, qui traverse une petite crise de foi en arrière-plan de cet épisode.

Pendant ce temps, la foule s’en prend à Ilian, qui est protégé par Kane, allez savoir pourquoi. Il veut juste éviter que ça ne parte trop en vrille, en gros, mais ça fait un moment que c’est le cas pourtant et ça manque d’éléments concrets pour nous expliquer son comportement, je trouve.

Raven s’entraîne à s’envoler dans l’espace sans y parvenir pour autant, malgré les encouragements de Murphy (non). Elle finit par s’énerver violemment après lui et ses blagues stupides et c’est Luna qui parvient à la calmer. La relation entre ces deux-là est une des choses les plus étranges de cette saison, mais ce réconfort tout maternel de Luna était sacrément beau et, finalement, crédible bien que surprenant. Murphy ne pardonne pas si facilement à Raven qui s’en est pris physiquement à lui – mais bon, ces deux-là remontent à la saison 1 quand même – et laisse sa place à Luna, qui ne l’entend pas de cette oreille et tente de le raisonner. À eux deux, ils parviennent à focaliser l’attention de Raven et à trouver la solution à leurs problèmes. Comme la semaine dernière, l’écriture est bonne, mais l’on sent de plus en plus cette saison que les problèmes sont créés juste pour être surmontés en fin d’épisode.

Du côté d’Arkadia, tout n’est pas entièrement détruit, à commencer par la chambre de Clarke et ses dessins de Lexa. Les scénaristes jouent un jeu dangereux : Clarke entretient désormais sa relation avec Niylah, contre l’avis de la moitié du fandom qui veut la voir avec Bellamy et de l’autre moitié qui veut la voir célibataire à vie dans la glorification de Lexa. De mon côté, j’aime beaucoup la transition proposée avec les dessins de Clarke représentant Lexa (non, ils n’ont pas brûlé). Quant à Niylah, c’est un bon personnage qui mérite des approfondissements, mais que j’apprécie de plus en plus à chaque fois. Elle est tout dans la douceur, ce qui est un contraste avec la majorité des personnages que l’on connaît, et donc plutôt une bonne chose. Jusque-là, on n’avait que Monty qui avait ce type de caractère, et encore.

Octavia, à l’infirmerie parmi les nombreux blessés, révèle qu’elle en veut toujours à Bellamy pour la mort de Lincoln. C’est décidément un épisode qui prend le temps de faire le deuil des personnages perdus l’an dernier (ou il y a un mois ou deux, pour les personnages). Clarke savait bien que ça prendrait du temps à O, mais Bellamy lui répond assez justement que le temps, ils n’en ont plus. Ces scènes permettent de concrétiser un peu l’évolution des dynamiques et ne font pas trop forcées, même si le simple fait qu’on voit autant leur but est un peu dérangeant.

Octavia est ensuite aidée par Niylah, ce qui est une bonne chose car ça développe les deux personnages à la fois. O se retrouve alors seule à l’infirmerie avec Ilian dont les gardes ont disparu, et bien sûr la conversation n’est pas des plus amicales.

L’ensemble d’Arkadia n’est pas mieux, avec un discours de haine à l’encontre d’Ilian se faisant entendre de la part du papa d’un gentil petit garçon de cinq ans. CINQ. CIIIIINQ. Pardon, c’était tellement ridicule, je suis traumatisé. Bon, ce nouveau personnage est le Pike 2.0 en gros, et c’est donc un peu énervant.

Monty avertit ainsi Kane, et c’est frustrant, car j’aurais aimé le voir monter en grade, faire un grand et beau discours pour apaiser la haine. Les scénaristes ont fait évoluer Monty, mais en même temps, il doit rester ce pion de second rang et c’est un peu énervant à force. Après son sacrifice du dernier épisode, il aurait pu se faire entendre un peu plus. Mais non, il n’est pas un leader et les scénaristes ne veulent de toute évidence pas qu’il le soit. Et Harper est aux abonnées absentes cette semaine, dommage.

Octavia, encore elle, part ensuite en vrille et veut se venger d’Ilian, du moins en théorie : elle veut surtout se venger de ce qui est arrivé à Lincoln, donc elle livre le prisonnier à la foule en colère. Et quand elle se retrouve dans la position de Pike, prête à abattre Ilian de la même manière que l’avait été Lincoln, elle explose en larmes et s’enfuit. Je sais bien que tout ça, c’était il y a un an pour nous et qu’on a eu le temps de l’accepter, mais ça continue de me faire mal pour les personnages.

Autant j’ai apprécié le dessin de Lexa, autant le flashback du headshot de Lincoln, ce n’était peut-être pas si nécessaire. On sent que ça remue le couteau dans la plaie, et pourtant, je n’ai jamais été fan de Lincoln. Pendant un instant, j’ai cru qu’ils n’avaient plus le droit de le montrer à l’écran aussi, puisqu’ils tardent à nous montrer son visage. En tout cas, ils n’ont pas eu le budget pour Pike, clairement, et ça m’est bien égal.

Avec l’aide de Jaha et Kane qui font équipe pour la première fois depuis bien longtemps, et la complicité inutile de Monty, Ilian peut quant à lui s’enfuir à son tour. Bref, Arkadia est parti en vrille cette semaine, pour finalement rentrer dans les rangs bien gentiment.

Avant tout ça, Clarke, Bellamy et Roan ont pris la décision d’aller porter le carburant au bunker de Raven et compagnie. En effet, Arkadia est désormais totalement allié avec Azgeda pour créer du Nightblood. Il y a bien sûr quelques péripéties en cours de route avec Trikru qui en veut encore à Azgeda qui, dans sa déclaration de guerre, a détruit quelques villages en chemin pour Arkadia lors du dernier épisode.

Ces péripéties ne m’ont pas passionnées, j’avoue, car l’on sait bien que ni Clarke, ni Bellamy n’y passeront. Il restait un peu de suspens autour de Roan, mais c’est assez vite clair qu’il est bon pour survivre lui aussi, et il ne reste plus qu’à regarder d’un œil distrait une bonne course poursuite en jeep/camion, ce qui n’est clairement pas ce qui m’intéresse dans la série. En plus, l’absence d’Echo dans la garde rapprochée du roi n’est pas hyper logique, même si on peut imaginer qu’elle est repartie pour Polis afin d’y assurer l’ordre. Cela dit, quand on voit les mauvaises décisions qu’elle prend, Roan pourrait changer de second.

Sans vraie grande surprise, l’épisode se termine sur une mauvaise nouvelle supplémentaire : une flèche de Trikru a suffi à percer un baril en métal (?) et le carburant est perdu à jamais. Clarke en informe alors Murphy & Luna, qui sont chargés d’annoncer à Raven la mauvaise nouvelle, qui ne pouvait pas plus mal tomber car elle avait enfin réussi à trouver le moyen de sauver tout le monde avec tout le carburant dont ils disposaient. Du coup, elle prend assez mal la nouvelle et fait une nouvelle attaque cérébrale (je ne sais comment la qualifier en fait) bien plus violente qu’il y a deux épisodes. Inutile de préciser que Murphy court chercher Abby – que l’on n’a pas vu de l’épisode, donc, de même que Jackson ou Emori.

C’est marrant comment ils profitent de ce bunker pour cacher la moitié du casting comme si de rien n’était. Autant avec Arkadia ou Polis, c’est crédible parce qu’on connaît la taille gigantesque dont ils disposent, autant on ne connaît du bunker que la salle principale (et l’endroit où Luna dormait désormais) alors il y a une information qui nous manque. Et puis même si c’est crédible ailleurs, il y a des personnages qu’on ne voit plus depuis quelques épisodes sans explication, comme Miller et son copain. Ce n’est pas du tout frustrant après leur évolution à peine forcée en saison 3.

Si l’épisode ne monte pas beaucoup plus haut en terme de note, c’est justement à cause de toutes ces absences du casting (mais avec tant de personnages en même temps…) qui donnent envie de lire des dizaines de fanfics sur chacun d’eux (et en même temps, dur d’imaginer ce que peuvent faire Abby, Miller ou Emori dans ce bunker). Pour ça et parce que leur schéma narratif devient vraiment trop répétitif avec chaque semaine des personnages confrontés à un problème dont la solution est trouvée vers la 30e minutes histoire de laisser le temps de créer un nouveau problème.

L’évolution générale et les dynamiques entre personnages restent excellentes, mais je trouve ça trop schématique et ça ne me dérangeait pas autant avant. C’était peut-être le cas quand même, mais ça me semblait moins gros, peut-être par manque d’habitude. Si c’est vraiment ça, alors je vais peut-être me lasser et finir par descendre de plus en plus mes notes en saison 5. Oui, il y a une saison 5, c’est officiel !

Oh, et pour conclure, je dois dire que le changement de générique fait mal à voir : Arkadia y est désormais détruite et la nuit tombée ! C’est un bon choix de la part de la série de se mettre à jour comme ça; j’ai adoré les différents changements proposés au sein du générique pour coller au mieux à la situation proposée. On dirait une deuxième moitié de saison, déjà, mais il est possible que ça le soit.

07.pngÉpisode 7 – Gimme Shelter – 16/20
Why don’t you make a fire? You’re good at that.

Comme prévu et malgré quelques détours, il semblerait bien qu’Ilian et Octavia soient faits pour être ensemble. Alors qu’ils s’enfuient d’Arkadia, ils sont surpris par de la pluie radioactive, enfin, et c’est l’excuse parfaite pour les mettre à moitié nus dans une grotte. Ben, tiens. On notera l’absence de traces de coups sur le corps d’Ilian. Son visage est toujours tuméfié de tous les coups qu’il s’est pris dans l’épisode précédent. Même si Octavia ne veut pas lui parler, ils finissent par faire un peu plus connaissance.

Octavia se laisse consumer par ses regrets et ses envies de vengeance au point de tenter de se suicider. Ilian la sauve et, bien sûr, puisqu’ils sont toujours à moitié nus, la tension sexuelle grimpe aussitôt d’un cran. Déprimée, elle l’embrasse alors pour sentir quelque chose d’autre. Sans grande surprise, cela finit en scène de sexe censurée pour ces deux-là. Depuis l’introduction d’Ilian, il était à peu près sûr qu’on en arriverait là et ce n’est pas si mal fichu. Il aura fallu moins d’une saison pour qu’Octavia tourne la page Lincoln et, en même temps, on sent bien que tout ça n’est pas encore résolu.

Ce n’est pas franchement un couple de rêve sur le papier, mais cela reste intéressant à voir. Il est juste dommage qu’Ilian soit à ce point détesté de tout le reste du monde. Au petit matin, le couple se sépare, mais Octavia baisse les armes et décide de le ramener chez lui. Oh, ce couple n’a pas fini de nous surprendre.

Après des épisodes et des épisodes d’entraînements inutiles, Arkadia se fait malgré tout surprendre et c’est le chaos. Il y a un connard qui s’en prend à Harper et finit au sol. Bellamy et Kane ont la gentillesse de le sauver quand même, avant de se déshabiller comme le reste du casting. Oh, les scénaristes ont donc trouvé l’excuse parfaite pour foutre tout le monde à poil. Bien joué.

Harper passe le reste de l’épisode à culpabiliser de ne pas l’avoir aidé, alors qu’il a juste tenté de lui arracher ses vêtements pour se protéger, hein. Du coup, elle pleure sa mort. Mouais. Une fois de plus, l’écriture est un peu étrange : où est Monty pour la réconforter ? Nulle part, et la pauvre se retrouve à devoir se contenter de Kane qui, lui, n’a qu’une radio pourrie pour parler à sa chérie… Même Niylah aurait été plus crédible dans le rôle de Kane vis-à-vis d’Harper.

Bellamy quant à lui décide une fois de plus de jouer au héros : comme il ne peut trouver Octavia, il décide d’aller sauver un duo pris au piège de la pluie noire. Pas de bol pour lui, sa jolie jeep se retrouve coincée dans la boue et il doit reconnaître son incapacité à sauver tout le monde. Pas facile tous les jours la vie de héros. Il finit par rentrer à la base pour apprendre qu’Octavia n’a pas donné signe de vie. Voilà, voilà, les scénaristes ne sont vraiment pas cool avec notre petit Blake.

Clarke arrive au bunker et apprend d’Abby qu’à défaut d’aller dans l’espace, la moelle épinière de Luna peut suffire à créer du Night Blood, si on est prêt à le tester sur un humain. C’est marrant, ça me rappelle Mount Weather comme solution, hein. Et apparemment, Abby aussi vit mal la comparaison et la solution qu’elle vient de trouver.

Emori entend tout, parce que c’est Emori, et parce qu’il faut bien nous rappeler qu’elle est là, aussi, et qu’elle est le sacrifice le plus évident pour tester le transfert du sang de Luna, grande absente de l’épisode, une fois de plus. Clarke part ensuite en expédition avec elle en direction de la villa d’Allie où se sont installés Murphy et Emori. Ah ben oui, ça a de la gueule forcément, et surtout ça explique où ils ont disparu.

Murphy était juste en train de danser et faire la cuisine. J’approuve, je fais pareil. Avec cette explication sortant d’un peu nulle part, j’ai même cru un moment qu’ils allaient nous sortir Miller de derrière un placard (hum, mauvais jeu de mots pour un homo ?), mais non, il est toujours aux abonnés absents. Je comprends de moins en moins comment ils gèrent le casting, sérieux.

Ce retour à la vie moderne est une claque pour Clarke qui peut enfin prendre une douche chaude et retrouver le plaisir d’un bon lit deux places. Son réconfort est toutefois de courte durée, parce que faudrait pas que l’actrice prenne trop ses aises : alors que dans la cuisine, Emori s’active pour se casser, elle se fait surprendre par un Natif agressif. Malgré les protections de la villa largement mises en avant juste avant, celui-ci a réussi à pénétrer dans la baraque en cassant une vitre et s’attaque à elle pour de la bouffe. Incapable de le maîtriser, elle est finalement sauvée in extremis par John.

Elle prétend alors connaître son agresseur et vouloir le tuer, mais il paraît très vite clair qu’elle ment afin d’avoir un cobaye. C’est une sacrée performance de la part de l’actrice et je continue d’apprécier de plus en plus ce personnage. Et ça me fait chier, j’aime vraiment tout le monde dans cette série, les prochaines morts vont être dures. Clarke finit par en arriver après un long, long, temps de réflexion à la conclusion qu’elle tient son cobaye et Abby finit l’épisode en lui injectant du Night Blood, en présence aussi de Roan, même si nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il a pu faire de son épisode sans Clarke. Les scénaristes révèlent alors qu’Emori mentait et ne connaissait pas ce type. Ce dernier rebondissement est vraiment sans surprise tant c’était évident et c’est dommage de finir là-dessus, même si ça offre un cliffhanger intéressant sur la survie ou non de ce cobaye.

Quant à « Memori », ils sont plus amoureux que jamais dans leur désir commun de survie. Purée, ne me les tuez pas, plus ça va, plus je les adore.

En conclusion, cet épisode prend le temps d’approfondir un peu les personnages d’Octavia, Bellamy et Memori avec trois intrigues qui se déroulent en parallèle et permettent aussi de voir quelques moments de transcendance pour Ilian, Kane et Harper. La multiplicité des intrigues et l’arrivée de la pluie noire aide à camoufler un peu l’écriture routinière de la saison. Cette fois, il ne s’agit pas vraiment de trouver une solution à un problème, mais plutôt d’attendre la fin du problème pour la pluie. Quant au cobaye, tout cela se déroule sans surprise, car on sait bien dès le départ qu’ils trouveront quelqu’un sur qui tester.

Il y a de fortes chances que le test échoue… et que quelqu’un d’importance décide de tester une deuxième version de ce remède. Ou pas, on verra, c’est une supposition en l’air, comme j’avais pu le faire précédemment pour Octavia et Ilian. Bon, autrement dit, The 100 continue son jeu de domino et d’écriture stratégique pour que tout se mette peu à peu en place. Cette semaine, c’est bien fait, malgré un casting de plus en plus variable et de moins en moins logique.

Cependant, la seule solution que j’y vois, c’est de tuer quelques personnages… et ça, non merci.

Capture d'écran 2017-03-30 12.39.59.pngÉpisode 8 – God Complex – 18/20
I’ll be here if you come back. When. I mean, when.

Comme d’habitude, cet épisode se divise en trois intrigues traitées de manière inégale en termes de temps et d’importance. En revanche, contrairement à d’habitude, les scénaristes surprennent par des rebondissements qui viennent une nouvelle fois renverser la donne.

Tout d’abord, une première intrigue concerne la rédemption de Bellamy, encore et toujours. La semaine dernière n’a pas suffi, il faut maintenant ramener le personnage à un point où il est capable de lâcher prise et d’oublier sa culpabilité. Facile : il suffit pour ça de lui fourrer un Jasper toujours aussi insupportable dans les pattes.

Cette intrigue est de loin celle qui m’a le moins plus dans l’épisode, même si j’ai apprécié les références à la première saison de la série, du « whatever the hell we want » à la quête des fruits hallucinogènes. C’est une bonne chose d’en revenir à ces éléments-clés du passé, car cela solidifie la série de manière agréable, lui donnant un suivi plus crédible que l’invention perpétuelle de nouveaux éléments.

De plus, il était intéressant de voir Jasper marquer des points malgré son fichu caractère depuis Maya. Le personnage a beaucoup trop changé, mais ce côté « recherche du fun » était après tout ce qui le caractérisait en saison 1. Quant à Bellamy, il ne se ressemble plus du tout et le voir enfin lâcher un peu de lest était plutôt positif également, même si je n’aime pas du tout la manière dont c’est finalement amené. Il faut qu’une figurante sexy que nous n’avons jamais vu le drague pour qu’il change d’avis, et ça, c’est un peu n’importe quoi et contre-productif par rapport au personnage. Dans le même genre, j’aurais aimé voir Harper passer de son stade de dépressive du début d’épisode à fêtarde. Pourtant, la fête est une bonne chose et j’aurais aussi apprécié qu’on s’y attarde un tout petit plus longtemps, pour les voir profiter de la vie. La scène de 4×4 en début de saison 3 où ils chantent tous ensemble reste l’un de mes moments préférés dans cette série et je n’aurais pas été contre un développement dans ce sens. Cependant, on a déjà passé beaucoup de temps sur Bellamy cette saison, et j’espère qu’on avait là une conclusion (même s’il serait intéressant de connaître leurs hallucinations dans Arkadia).

La seconde intrigue se déroule bien loin d’Arkadia. La production a enfin remis la main sur l’ensemble du casting censé se trouver dans le bunker de Becca, et c’est ainsi l’occasion de les voir tester les radiations sur leur cobaye. Cette première scène de l’épisode se déroule pour ma part sans la moindre surprise avec un début d’expérience rassurant qui finalement foire totalement et laisse ce pauvre type mourir dans d’atroces souffrances.

Il faut alors trouver un nouveau cobaye et cela tombe, comme prévu, sur Emori ; surtout qu’ils ont l’excuse de son mensonge pour se rassurer. Clarke découvre en effet qu’elle lui a menti sur l’identité du premier cobaye et, apparemment, ça justifie de tenter de la tuer, n’en déplaise à Murphy. Le couple est emprisonné aussitôt. Ce n’est pas trop du goût de Luna qui se ridiculise un peu dans sa révolte vouée à l’échec et son combat contre Roan.

Tout cela m’a un peu laissé perplexe tant l’intrigue restait prévisible, mais j’ai aimé là encore la référence au passé de la série. Raven dresse la première le parallèle évident avec Mount Weather et, une fois de plus, cela permet de solidifier l’ensemble de la série tout en expliquant assez rapidement et facilement les enjeux de cette nouvelle décision de Clarke, surtout que ça vient de Raven qui s’était bien fait torturée en fin de saison 2.

Ma scène préférée est un peu centrale dans cette intrigue : Emori demande à Murphy d’arrêter de la protéger. Elle est prête à se sacrifier, mais elle veut encore le protéger pour qu’il ne soit pas le prochain sur la liste. C’est merveilleux et hyper bien joué de la part des deux acteurs. Les supplications de Murphy à Clarke, notamment, sont magistrales et s’appuient elles aussi sur les relations passées entre les deux personnages. Je n’en demandais pas tant.

De ses supplications, j’en ai tiré l’évidence du sacrifice de Clarke. Franchement, je n’en attendais pas moins vu les doutes de l’ensemble des personnages et sa scène avec Roan ; mais la petite phrase bien placée de Murphy l’a vite confirmé. Clarke décide de se sacrifier et tester le nightblood elle-même. De manière moins prévisible, le personnage d’Abby semble bien différent cette semaine. Elle hésite à sacrifier Emori, là où je m’attendais à la voir se faire stopper par Clarke. Bon, ça, à la rigueur, ça colle à peu près au perso.

En revanche, la voir péter un câble et détruire le laboratoire, ce n’est pas des plus crédible et on va mettre ça sur son cerveau désormais défectueux comme celui de Raven. Franchement, elle n’a pas hésité dix secondes à lui injecter le nightblood et la clé de la City of Light en fin de saison 3, là où les risques étaient infiniment plus grand ; alors il n’y a pas trop de raisons d’en arriver à de tels extrêmes (même si ça reste une réaction compréhensible de parents). J’ai envie de noter également que personne ne semble en vouloir à Abby, pas même Emori et Murphy libérés, alors qu’elle vient juste de tuer tout le monde. La libération de Memori est également une aberration, car je doute qu’ils pardonnent si facilement la situation dans laquelle on les a fichus – et notamment à Miller qui a suivi aveuglément les ordres (franchement le faire revenir pour ça, ce n’est pas cool).

J’ai aussi envie de dire qu’ils abandonnent bien vite le combat : il suffit d’attendre la prochaine pluie noire pour savoir si Clarke survit ou pas. Et de toute manière, l’espèce humaine est déjà sauvée car Luna survit, de même que des enfants nightblood (on sait qu’il en reste qui ne faisaient pas partie du conclave, normalement). Je dis ça, je ne dis rien.

Et effectivement, je ferais mieux de ne rien dire car de toute façon, la dernière intrigue de cet épisode permet de trouver une nouvelle voie vers la salvation. L’intrigue Jaha/Kane, redevenus de grands amis, apporte en effet une solution qui avait été un peu trop vite écartée en début de saison.

Si je déteste Jaha, je suis assez content de le voir, pour une fois, avoir raison de persister sur son délire de secte quand il se rend compte que la religion de Niylah reprend les mêmes termes et symboles que celle-ci. Ce que j’aime surtout dans cette intrigue, c’est la manière dont toutes les pièces du puzzle s’emboîtent de manière évidente alors qu’à aucun moment je n’y avais pensé avant. Pourtant, j’avais tout en main moi aussi. Il me reste toutefois le souci du rapport entre Becca et la secte, mais les hommes que l’on voit à la fin du 3×07 pour l’accueillir sortent peut-être du bunker, et de là, tout se tient.

Cette intrigue voit également le retour d’Indra, égale à elle-même, c’est-à-dire beaucoup trop violente et agressive pour être un bon leader politique, même si elle se laisse convaincre par Kane de temps à autre. Agressive ? Et bien oui, Trikru est toujours en guerre contre Azgeda, et donc contre Skaikru. Je n’ai pas trop aimé la manière dont Indra tue tous les Azgeda sur son chemin, car cela va encore provoquer des remous politiques et des combats par la suite, ni la manière dont les relations avec Gaia, sa fille, semble soudainement apaisées.

En revanche, j’ai adoré la façon dont Gaia était réintroduite, avec toutes les réponses que cherchaient nos héros, l’air de rien. Cela s’inscrit tout à fait dans la mythologie de la série et justifie un peu mieux l’invention du personnage de Gaia. C’est peut-être le plus gros point faible de cette saison finalement, le fait que le personnage-clé sorte de nulle part en début de saison. Toutefois, comme je ne la voyais pas obtenir une telle importance, c’est plutôt réussi je pense, car ce sont finalement tous les éléments de peu d’importance (la secte, le bunker inefficace, Gaia, la religion Trikru…) qui permettent d’apporter une nouvelle solution.

Cette dernière est efficacement trouvée par Monty, qui prend encore de l’importance dans cet épisode. Harper s’en rend bien compte et n’a pas l’air d’aimer ça beaucoup plus que moi. La scène du couple ressemblait fortement à une scène d’adieu et Monty a tellement pris du grade cette année que je me retrouve à sursauter pour lui à chaque scène. Je ne donne pas cher de sa peau ou de celle d’Harper, il me paraît de plus en plus évident que l’un d’eux ne passera pas la saison. Ils sont censés être bien plus secondaires que ça, et finalement, ils ont éclipsé Miller & Bryan qui avaient pris un peu d’importance l’an dernier, mais pas autant. C’est un peu la même chose pour Memori qui éclipsent Jasper (surtout), mais je vois moins l’un d’entre eux y passer. Peut-être à tort.

Enfin, l’absence d’Octavia ne m’a pas du tout dérangé, contrairement à ce que j’aurais pensé si on m’en avait parlé a priori.

Donc si je résume : l’épisode est très solide car il s’appuie sur les fondations de la série à de nombreuses reprises, tout en proposant un renversement de la situation avec la découverte du bunker et l’échec du Nightblood. La découverte du bunker, aussi immense soit-il, ramène de plus une ancienne problématique sur le devant de la scène : il va falloir faire une liste de qui peut survivre. Et comme cette fois, c’est Trikru qui garde le temple, il y a fort à parier qu’Azgeda va être mis de côté. La merde géopolitique est bonne pour un nouveau traité et de nouveaux combats, et j’aime beaucoup cette perspective.

C’est un épisode d’autant plus réussi que pas un instant je n’imaginais le retour de cette secte dans la série ou l’échec de la solution Nightblood. Je voyais déjà Clarke survivre aux radiations dans la machine et j’ai aimé la manière dont ils ont réussi à me surprendre !

Capture d'écran 2017-04-27 16.43.14.pngÉpisode 9 – DNR – 17/20
Not much point of fighting at the end of the world…

J’ai l’impression que ça fait un an que je n’ai pas regardé The 100, je suis tellement heureux qu’ils soient de retour après cette pause de trois semaines ! Si l’épisode a mis plus de temps à me happer que d’habitude, je l’ai fini sur les rotules. Alors, ma séance chez l’ostéopathe ce matin n’a pas aidé car j’ai fonctionné comme un zombie toute la journée, mais cet épisode, vraiment, m’a vidé émotionnellement. Je m’explique.

Plusieurs intrigues s’entremêlent cette semaine et aucune n’est de tout repos. Oh, nous avons bien Octavia et Ilan qui commencent par jardiner puis passer la journée au lit à nous dire que l’hiver (la mort) arrive. Non, sans déconner, la référence à Game of Thrones me paraît inévitable. Peu importe, tout ça n’est qu’une introduction pour nous faire croire qu’Octavia se repend. Finalement, Ankara (oui, oui, c’est un prénom, pas une ville), une pote d’Ilian, décide de s’en prendre à elle.

Il n’en faut pas plus pour qu’Octavia se réveille, le déclic se fait et paf, la revoilà guerrière. L’évolution de ce personnage est folle, elle se consume à petit feu à chaque meurtre, je le sens de plus en plus mal pour son futur.

À Arkadia, Jaha est de retour avec Monty pour déclarer l’existence du bunker. C’est intéressant, mais je n’ai pas aimé du tout la mise en avant, une fois de plus, de Monty dans sa relation avec Harper. Finalement, c’est elle qui a fini par me saouler. Elle est clairement en pleine dépression et décide donc de rester faire la fête avec Jasper plutôt que de se rendre au bunker. Autrement dit, elle décide de se suicider. Cela mène à une scène très forte entre Monty et elle qui a tout de la pire rupture dans une série. Il lui balance quand même qu’elle est lâche avant de se barrer. Oh Harper, mais ressaisis-toi.

Ils sont tout un groupe de jeunes à agir comme ça, car la vie sur Terre est trop compliquée à gérer, trop douloureuse. Monty ne peut tolérer ça, mais sa petite amie et son meilleur ami en sont là. Jaha essaye bien de les forcer à venir, mais sans surprise, ça ne fonctionne pas. C’est Bellamy le plus intelligent sur ce coup, c’est très bon de le retrouver : il fait prendre conscience à Jaha que ce n’est pas sa décision de les forcer à survivre. Il les a bien envoyés mourir sur Terre, après tout. C’était une bien jolie scène, avec même une apparition inattendue de Wells. Et puis, me sentir de nouveau Team Bellamy après tant de temps, c’était cool.

La majorité d’Arkadia se met donc en route pour Polis et le bunker, sans savoir ce qui les y attend. Avant cela, Bellamy prend le temps de dire au revoir à Jasper et Harper, tous deux dans une fête perpétuelle qu’il avait rejoint la veille malgré tout. Cette scène d’au revoir, particulièrement entre Bellamy et Jasper, était déchirante, à coup de répliques entendues et ré-entendues tout au long de la série. Oh, ce « Whatever the hell you want » m’a cloué sur place. Je suis tristesse infinie, sachez-le.

Monty décide finalement de rester à Arkadia auprès d’Harper et Monty. Ce sacrifice parfaitement romantique est très joli, puisqu’il dit rester au cas où ils changent d’avis. J’aime bien l’idée, mais… l’amoureux transi qui reste pour sauver sa copine, on sait tous que ça va mal finir. Je suis à peu près convaincu que Monty va finalement mourir pour sauver une Harper comprenant trop tard qu’elle tient effectivement à la vie, comme Monty le souligne justement dans cet épisode. Je tiens à dire direct que ça va être atroce et que je ne suis pas prêt non plus. DNR. Oui, ne me réanimez pas, je suis un cas perdu avec cette série. En plus, ce DNR de Jasper me rappelait évidemment LOST et ce n’était pas une bonne chose.

Il est quand même question de suicide collectif et il est à peu près sûr que tous ne pourront survivre. La série a été assez avare en cadavre cette année, je crains le pire, franchement.

Pendant ce temps, Clarke, Roan, Abby, Miller et Jackson arrivent à Polis pour découvrir le bunker. C’est évidemment un piège pour tuer Roan, puisque Trikru est toujours en guerre contre Azgeda. Clarke sauve juste à temps Roan (ben évidemment) mais Azgeda était déjà sur le coup. Echo dirige à merveille ses troupes, organisant un blocus autour du bunker et gardant tout le monde en otage.

Tout le monde, sauf Wanheda, que le roi Roan demande à voir, bien sûr. À six jours de la fin du monde (enfin, ce sera probablement en avance histoire de rajouter du drama), Roan est bien remis de sa blessure du début de saison et est drôlement prêt à écouter Clarke.

Celle-ci parvient à le convaincre de parler pacifiquement à Indra. Oh, le pacifisme grounder est relatif, bien sûr. La réunion au sommet se fait en présence des treize colonies et se conclut sur la décision de faire la guerre pour récupérer le bunker, faute d’une Lexa pour convaincre tout le monde de ne pas se taper sur la gueule.

Oh Lexa, que tu manques à cette série. C’est fou quand même l’impact de ce personnage. Lincoln est totalement zappé désormais, de même que Finn par exemple, mais Lexa est encore le moteur d’une bonne partie de la série. Qu’est-ce qu’elle me manque !

Ils m’ont fait espérer son retour improbable en plus, puisque Clarke se fait pote avec Gaia pour devenir la nouvelle commandeur (ça aurait été pratique l’an dernier quand même). C’était sans compter sur la connerie infinie d’Abby qui a peur que la flamme tue Clarke et révèle qu’elle n’est Nightblood que grâce à la science. Bordel.

C’est Roan qui pousse Abby à révéler ce qu’elle sait, alors qu’Abby était quand même prête à le tuer en début d’épisode et est désormais sa prisonnière. Du grand n’importe quoi Abby cette saison !

Finalement, Roan, qui a tout prévu, décide d’éviter la guerre en organisant à Polis les Hunger Games un dernier conclave entre les treize clans (y compris Skaikru donc). Le vainqueur gagnera le bunker pour son clan et basta. La bataille se fera dans l’ensemble de la ville. Et alors que Clarke et Bellamy se rendent compte qu’ils sont dans la merde, Octavia débarque, prête à faire la guerre. Oh…

Ce conclave est une bonne idée je trouve, mais ça va rapidement se résumer à Octavia/Indra/Echo. Et si Octavia doit tuer Indra, on aura franchi une ligne de non-retour. Et puis, je n’ai pas envie qu’Echo ne meurt non plus. Genre, l’idée est géniale, mais je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

Une dernière partie de l’épisode traite elle aussi du suicide, plus directement encore, et c’est probablement celle qui m’a le plus épuisé émotionnellement. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai toujours eu un gros faible pour Raven. Je n’aime pas bien son évolution cette année, forcément, car tout est fait pour la diriger vers sa mort prochaine. Je refuse toujours de croire qu’ils vont se séparer d’elle, je me dis qu’une fois dans l’espace, elle va nous trouver une nouvelle solution à tous leurs problèmes…

Et pourtant, plus on avance, plus il me paraît évident qu’elle ne survivra pas. Elle continue de partir en vrille tout au long de l’épisode, sous la surveillance de Murphy et Emori. Ces deux-là sont égaux à eux-mêmes, donc parfaitement géniaux tout du long. Ils craignent d’avoir été abandonnés derrière par Clarke & co, donc ils se préparent à aller survivre seuls dans le bunker de Becca.

Finalement, Miller et Jackson débarquent juste avant leur départ, s’excusant de leur retard et proposant de les amener. Avant d’en venir à la scène qui m’a achevé, parlons justement de Miller et Jackson. Cet épisode nous les montre en train de se draguer très ouvertement, avec les sourires complices qui vont bien. Je suis hyper mitigé sur cette intrigue, parce que nous n’avons pas de news de Bryan depuis des plombes et Miller est déjà en train de le remplacer. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont proposer comme intrigue autour de ces relations. Jackson n’avait jamais eu de vie personnelle jusque-là, je suis donc surpris… mais en même temps, ça colle très bien aux deux personnages comme relation. Si ça peut permettre de revoir plus souvent Miller, je ne suis pas contre. Alors en revanche, si c’est pour nous faire un code 307 (= la mort de Lexa), non merci.

J’envisage déjà le pire, oui, mais cette série me veut du mal, je crois. Il n’y a qu’à voir la scène finale entre Raven et Murphy. Raven a décidé d’aller se suicider dans l’espace, parce qu’il n’y a que là qu’elle se sent bien. C’est une information que l’on se traîne depuis la saison 2 et c’est absolument génial comme conclusion pour le personnage, mais j’ai du mal à digérer sa décision quand même. Et Murphy aussi. J’ai adoré leur scène où Murphy s’excuse du mal qu’il lui a fait et où elle l’absout véritablement. Leur relation dans cet épisode était juste parfaite. C’est peut-être l’amitié la plus improbable mais la plus réussie de la série, avec jamais la moindre ambiguïté…

C’était une vraie scène d’adieu. Il reste encore quelques épisodes, mais j’ai du mal à voir Raven revenir de certains points de non-retour qu’elle a franchi. Elle passe l’épisode à voir Becca et à lui parler. Ce retour de l’actrice est sympa, mais ces hallucinations sont vraiment mauvais signe.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce retour, mais il m’a épuisé et vidé. Je ne sais pas si je vais tenir la fin de saison à ce rythme-là.

Capture d'écran 2017-05-04 13.36.24.pngÉpisode 10 – Die All, Die Merrily – 20/20
The rules are not the problems, Marcus, the game is.

Cela faisait bien longtemps qu’un épisode de série ne m’avait pas retourné le cerveau comme l’a fait ce nouveau volet de The 100. Je me sens complétement arnaqué, trahi et stupide de ne pas l’avoir vu venir. Il y avait des indices, bien sûr, mais quand même…

Comme prévu, cet épisode se consacrait au conclave, des Hunger Games version CW. Et franchement, pas la peine de nous pondre une saga de films pour que ce soit efficace, cet épisode réussit parfaitement à faire monter la tension et les enjeux, avec pas mal de surprises malgré sa prévisibilité par ailleurs.

Déjà, dans les surprises, il faut que je parle des tributs. Bien sûr, Octavia défend Skaikru, mais j’ai été surpris par le choix de mettre un inconnu au lieu d’Indra parmi les Trikru. Bon, c’était sûrement pour ne pas tuer trop de gens importants d’un coup, parce qu’à côté de ça, nous avions Roan (je m’attendais à Echo !), Ilian et… Luna dans les tributs. Oui, Luna débarque de nulle part dans cet épisode, avec toujours sa vendetta habituelle contre le reste de l’humanité. Elle demande donc à avoir l’accès au bunker pour tous les regarder crever.

Sympa la meuf.

Sans perdre trop de temps, l’épisode prend le temps des préparatifs : Octavia se fait les tatouages de Lincoln, reçoit une épée d’Indra (qui prévoit clairement une alliance si elle gagne) et des conseils de Kane et Bellamy. Ce dernier lui propose la stratégie de la fille sous le sol : il suffit de se planquer et de tuer le dernier. Cela paraît une bonne solution. Leurs adieux se contentent d’un May we meet again.

Ailleurs, Clarke envisage un temps de tricher avec Jaha, mais Marcus leur fait remarquer que ce serait particulièrement con. Clarke tente également une alliance avec Roan, mais celui-ci l’envoie bouler. Pourtant, il est rapidement évident que les paroles de la blonde ne tombent pas dans les paroles d’une sourde en qui concerne Echo.

Un premier quart de l’épisode s’achève donc autour de cette préparation et il est ensuite temps pour le sort d’être favorable à nos héros de chaque clan. Le début du conclave est très esthétisé et c’est une réussite je trouve de nous montrer chacun des personnages à son début. Bien sûr, à ce stade, il est difficile de ne pas espérer une alliance ou une pirouette à la Katniss pour ne pas tuer tout le monde. Les scénaristes le savent bien et décident d’en jouer assez vite.

En théorie, nous savons vite quels sont les clans qui finiront le combat, et pourtant, Trikru tombe assez vite. Ce n’est qu’une demi-surprise comme nous avons un quasi-figurant pour le faire, mais tout de même ! Les tributs tombent les uns après les autres, souvent de la main d’un Roan drôlement bien soigné de sa blessure de la saison dernière.

L’épisode suit avant tout Octavia, forcément, et nous la voyons échapper autant que possible à tous les combats, tout au long de l’épisode : Trikru, Luna, Ilian… Oh, ce dernier lui propose une alliance, qu’elle refuse. Il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui sauve la vie. Et quand elle accepte enfin son aide, il se prend une flèche dans le cou. Putain, le coup de l’arc me fera sursauter à chaque fois, dans toutes les séries, depuis Dollhouse.

Bon, à propos de cet arc, il faut bien que j’en parle : Echo fait de la grosse merde. Par crainte de voir son peuple perdre, elle décide d’entrer en cachette dans l’arène pour tuer tout le monde, sauf Roan. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une excellente idée, qui correspondait bien à ce que l’on sait d’Azgeda. Bien sûr, Bellamy découvre le pot à rose et va se confronter à la guerrière. J’ai beau avoir envie de les shipper, il faut reconnaître que c’est de plus en plus compliqué. Roan déshonore finalement Echo en la surprenant.

N’empêche que, même si j’adore Echo, elle a tué Ilian et je la déteste pour ça. Je l’ai même insultée si vous voulez tout savoir. Octavia est forcée d’achever son nouveau copain et cela marque la première grosse perte de cet épisode. Elle entend ensuite Bellamy parler avec Roan et ainsi les adieux de son frère, qui a toute confiance en elle pour gagner. C’était mignon tout plein, on va dire.

Roan épargne finalement Bellamy qui ne parvient pas pour autant à sortir de l’arène sans se faire mystérieusement enlever… J’ai trouvé un peu dommage cette scène qui rend difficile d’être pleinement à fond dans la fin du conclave. Clairement, on comprend dès lors que ça va partir en cacahuète à un moment et qu’ils s’entretuent pour rien. Oh, j’ai eu l’espoir que le massacre s’arrête là cependant.

C’était avoir beaucoup d’espoir : Octavia et Roan font alliance contre Luna et, bien sûr, ils se retrouvent tous les trois pour le combat final. Luna est beaucoup trop forte, nous l’avons vu dans tout l’épisode, et elle réussit sans trop de mal à les maîtriser. Quand en plus, la pluie acide s’en mêle, c’en est fini de nos héros. Et c’est ainsi que Roan se fait achever. Oh !

Je n’ai jamais adoré ce personnage, mais c’est une fin quand même bien violente pour un acteur adoré et… pour un autre ship avec Clarke. La blonde n’est pas Wanheda pour rien, elle finit par collectionner les amants morts. Bon, certes, Roan n’a jamais eu l’occasion de l’être, mais cela faisait une saison et demi (déjà !) que leur flirt était permanent.

Il reste donc Octavia et Luna. La fin n’a pas énormément de suspens avec le classique coup du « je suis caché dans l’armoire, suis mes traces de sang… ET NON, j’étais derrière, CREVE PETASSE ». Je caricature cependant d’excellentes scènes en disant ça : j’ai adoré la relation entre Luna & Octavia cette semaine. Toutes les deux se battaient pour Lincoln et ses idées. Comme en plus Octavia achève Ilian, cela remuait pas mal de choses de parler autant de Lincoln. Le personnage d’Octavia évolue donc à la perfection.

Lorsqu’elle gagne le conclave, elle annonce à Gaïa qu’elle veut partager le bunker équitablement entre les clans. C’était bien la peine de tuer tout le monde. Bref, la meilleure solution est atteinte à quelques épisodes de la fin de saison et à trois jours de la fin du monde…

Difficile de ne pas sentir l’anguille sous roche, mais difficile aussi de l’imaginer précisément. Pendant que tout le monde se concentrait sur le conclave, Skaikru a investi le bunker et scellé la porte derrière lui. Clarke a décidé de s’y installer avec son peuple et fuck le reste de la planète… enfin, le reste de la planète, moins Bellamy, qu’elle a pris le temps de faire enlever. Kane en revanche, le mec de sa mère !, il peut rester à crever à la porte. Sérieusement ?

Clarke a fait beaucoup de merde dans les saisons précédentes, mais elle y était toujours forcée à un moment ou un autre. J’aurais dû me douter que la voir se rapprocher de la ligne de conduite de Jaha était mauvais signe, de même qu’apprécier un peu plus Jaha.

Clarke vient donc de condamner Kane, Octavia (dont elle ne connaissait pas le sort, OK), Jasper, Monty, Harper (qui l’ont choisi ?), Raven et tous ses alliés, avec bien peu de remords apparents. OH PUTAIN CLARKE MAIS TU FAIS DE LA MERDE !

Voilà, le temps où j’étais de nouveau capable d’apprécier Clarke vient de s’évaporer, je crois. Il reste encore une bonne brochette d’épisode dans cette saison et je suis du coup particulièrement ravi de voir qu’ils ont une approche innovante. Tout ce que j’imaginais est remis à zéro, avec de nouvelles alliances et dynamiques.

Il va falloir que ceux en-dehors du bunker se trouvent une nouvelle solution, car je doute que la série sacrifie la moitié de son casting comme ça… Ce serait absolument dingue de finir la saison sur leur mort à tous, mais j’ai du mal à l’imaginer. Tel que c’est parti, j’imagine plutôt des difficultés à l’intérieur du bunker (qui forcera peut-être à sortir ?) et une géopolitique qui va encore être bien complexe avec d’anciens alliés qui voudront se tuer. Et puis surtout, les 12 clans restants vont vraiment former une alliance cette fois.

En conclusion, cet épisode m’a totalement laissé bouche bée, cela faisait longtemps que des scénaristes ne m’avaient pas baladé à ce point… sans compter que le taux de la mortalité de la saison vient de monter en flèche d’un coup, quoi !

vlcsnap-2017-05-14-17h07m58s443.pngÉpisode 11 – The Other Side – 19/20
Yesterday we were right. Today, we have to live with being wrong.

The 100 avait beaucoup de travail à faire pour que je pardonne à Clarke après l’épisode précédent, mais force est de constater qu’ils ont trouvé un très bon moyen d’y parvenir. J’étais impatient de voir l’épisode, parce que je n’ai pas pu le voir suite à un emploi du temps très chargé (je vous en parle dans l’article à la semaine très vite) avant dimanche. Et qu’arrivé dimanche, quelqu’un avait déjà eu l’occasion de me dire qu’un personnage important mourrait (je hais les spoilers, vraiment ; mais bon, comme cette phrase est valable un peu pour la moitié des épisodes de The 100).

Alors bon, déjà, ils nous pondent que Clarke et Jaha ont fait en sorte de récupérer Bellamy, Marcus et Octavia, mais c’est un peu gros qu’ils n’aient trouvé que Bellamy alors que c’est le seul qui était là où il ne devait pas être ! Cette première scène est toutefois forte en stress et émotions. Bellamy et Abby finissent par contacter l’extérieur et Clarke découvre sa connerie.

Seulement, il est déjà trop tard car Jaha s’en mêle et refuse de partager le bunker. Il parvient à faire emprisonner Bellamy avec l’aide de Miller, devenu sacrément méchant maintenant qu’il a sa barbe. Bellamy passe une bonne partie de l’épisode à tenter de se libérer de ses chaînes, se déchirant les poignets au passage.

De son côté, Clarke déprime et justifie ses (mauvais) choix comme elle peut, une intrigue qui heureusement ne prend pas tout le temps de l’épisode, mais seulement deux scènes. La première voit Abby sembler d’accord avec sa fille et Jaha, même si on sent bien que ses doutes vont forcément la faire changer d’avis. La meilleure scène pour Clarke est toutefois celle qu’elle passe dans les bras de Niylah, qui incarne une fois de plus la douceur loin des prises de tête politique. J’aime vraiment beaucoup le personnage et la relation. Finalement, tout est dans le non-dit entre elles. Les sentiments ne sont jamais explicités, mais la Grounder est toujours là en cas de besoin, à l’écoute. Je trouve que cela est mieux pour Clarke, ça vaut bien plus que les longs discours et les prises de tête géopolitiques avec Bellamy (ou même Lexa… oui, j’ai écrit ça). Les scénaristes ont réussi à leur développer une relation aux antipodes de ce que Clarke a pu connaître avec Finn ou Lexa, une relation qui n’en est pas vraiment une finalement, mais qui est pleine de sincérité. Bref, je suis vraiment convaincu, c’est comme ça.

Sans grande surprise, Abby décide de piéger Murphy qui devait surveiller Bellamy. J’ai de la peine pour Murphy, qui est forcé de redevenir le connard lâche qu’il était. J’aurais aimé qu’il libère Bellamy, même s’il est vrai que Clarke avait parfaitement raison de le mettre à cette position. J’ai adoré ce résumé du personnage comme un survivant prêt à tout pour survivre, c’était très juste.

Une fois Murphy inconscient, Bellamy et Abby piègent Jaha qui passe pour un bon con. Juste avant d’ouvrir la porte, Clarke confronte Bellamy, au point d’essayer de lui tirer dessus. J’ai sursauté comme un bleu sur mon siège de bus, je m’attendais même à ce qu’elle tire vraiment dans sa jambe, j’ai même envisagé qu’elle le tue à cause du spoiler que l’on m’avait dit. Oui, ça ne m’aurait pas traversé l’esprit autrement, mais avec Clarke, tout est possible tellement elle était déterminée et tellement le personnage est parti loin la semaine dernière. Finalement, elle laisse Bellamy ouvrir la porte.

De l’autre côté de cette porte du bunker, il ne s’est pas passé grand-chose pendant l’épisode. Octavia et Indra ont passé l’épisode à attendre, même s’il a aussi été révélé qu’Echo s’était fait bannir par son roi. Cela me paraît à des années lumières cet épisode d’Hunger Games ! Puisque j’adore le personnage d’Echo, j’étais heureux de la voir approuver le plan d’Octavia.

Quand la porte s’ouvre, Bellamy retrouve donc sa sœur, ce qui permet de jolies réconciliations (enfin) et un « I love you ». Seulement, Octavia fait de la merde et vire Echo. Comme la fin de saison approche (seulement 13 épisodes ?!), il est évident qu’elle fait une grosse erreur en ne permettant pas à Echo de rentrer dans le bunker. Ou alors c’est simplement parce que je l’adore.

Octavia a donc finalement eu raison d’attendre son frère et Bellamy a eu raison de garder confiance en la diplomatie de sa sœur. Cette dernière est clairement la nouvelle Heda des treize clans réunis et elle annonce à Jaha, Kane (qui réapparaît pour le fun), Abby, Clarke et Bellamy que la problématique de début de saison est de nouveau valable. Il n’y a pas de place pour tout le monde dans le bunker et il va falloir décider qui se fait virer. Malheureusement, je suis déjà spoilé par l’annonce du départ d’un acteur, mais bon…

Au-delà de cette grosse intrigue nous rabâchant toutes les deux minutes qu’il faut sauver la race humaine (leurs mots, pas les miens), Raven doit surtout se sauver elle-même. La petite voix dans sa tête lui fait apparaître Sinclair. J’ai bien aimé ce retour, même si comme l’autre fois, je trouve un peu aberrant que ce ne soit pas Finn qui apparaisse. Bon, quoiqu’il en soit, ça fonctionne très bien ce désir de survie pour Raven et j’ai aimé ce trio improbable qui donne de bonnes scènes sur les choix radicaux de Raven.

En quelques scènes, elle trouve la solution à son problème médical (et à celui d’Abby, du coup, même si plus personne n’en parle). Raven choisit la vie (et le congélateur), risque tout pour se soigner et y parvient (en revanche, elle a l’intelligence de trouver une solution pour survivre, mais elle prépare pas du tout son réveil du congélo, elle est un peu conne, tout ça pour ajouter du suspens. Ce n’est finalement pas elle qui y passe toutefois et il faut regarder du côté d’une dernière intrigue pour le savoir.

Et la dernière intrigue, c’est bien sûr la fête d’Arkadia, qui m’a mis plus mal à l’aise que jamais et a fini par me faire verser une larme, comme je suis mignon tout plein quand je m’y mets. Bon, l’épisode débute sur la mort de Riley. Tant mieux. Ce personnage aura été aussi inutile qu’insupportable tout au long de la saison. Ici, il ne sert qu’à mourir et offrir une porte de sortie à tout le monde : l’overdose. C’est osé pour une série de traiter le suicide collectif à la drogue, mais The 100 met les deux pieds dans le plat.

Monty décide de se barrer, comprenant son impuissance. Une nouvelle scène avec Harper permet de nous offrir une nouvelle rupture, de manière un peu trop répétitive. Cela dit, Harper a clairement la meilleure réplique de l’épisode, ce « you’re not enough to make me wanna live and I’m not worth dying for » était parfait. Cette scène était belle et puissante, ça fonctionnait très bien. Je me doutais un peu qu’Harper hésitait encore, depuis le départ, j’étais persuadé qu’elle changerait d’avis au dernier moment. Le dernier moment n’était pas encore tout de suite, mais un peu plus tard dans l’épisode.

C’est durant la nuit que tous les jeunes restés faire la fête décident de leur overdose finale… Y compris et surtout Jasper, devant la lune rouge radiation. Monty le trouve juste à temps pour tenter de l’empêcher de se suicider, mais Jasper a pris sa décision et refuse une dernière fois de survivre. Quel gâchis ! Deux saisons que j’espérais sa rédemption pour le voir simplement s’enfoncer un peu plus à chaque fois. Il était mon personnage préféré en saison 1 et les scénaristes l’ont emmené dans une spirale dépressive terrifiante. Ces derniers mots à Monty ne disent pas autre chose : il lui demande de ne pas porter sur la conscience cette mort. Putain, je n’aimais pas Maya, mais ça aurait été peut-être mieux qu’elle survive finalement. N’empêche que ça fait deux saisons qu’on est là-dessus, c’est très bien joué de la part des scénaristes. Je suis dégoûté du suicide de Jasper et, en même temps, j’en suis soulagé. Ils ne gâcheront pas plus le personnage qu’avec ce suicide collectif. Je suis triste de ne plus revoir le personnage, de ne pas avoir droit à un arc où on le retrouve fun et cool. La fin de saison 3 m’avait fait espérer du positif pour son personnage, mais non. Au moins, il meurt dans les bras de Monty, il ne pouvait pas en être autrement, et à nouveau, l’importance du « I love you » final souhaité par Jasper en dit long.

Oui, j’ai versé ma larme à voir Monty effondré de la mort de son meilleur ami. Le personnage de Monty prend cher depuis deux ans, ses deux parents sont morts (il a tué sa mère deux fois quand même LOL), son meilleur ami est mort et sa petite-amie lui a fait vivre l’enfer, est complice du suicide de son meilleur ami et comprend finalement qu’elle l’aime au moment de mourir.

Harper choisit comme prévu de survivre. Cela devrait être un soulagement, mais je ne sais pas comment elle va pouvoir revenir de cette connerie. Elle a beau dire à Monty qu’elle l’aime, celui-ci ne l’aime plus. Il ne lui répond pas et il est à peu près certain qu’il lui en voudra toujours pour Jasper.

Bref, c’était encore un épisode bien condensé pour la série, qui nous laisse avec la perspective d’une dernière journée sur Terre où Skaikru a 12h pour choisir qui survit, où Raven est seule à des kilomètres de Polis (mais plus proche du bunker de Becca cela dit) et où Monty et Harper ont des choses à régler et une capitale à rejoindre. Ajoutons-y Echo et quelques troubles politiques qui ne vont pas manquer de semer la zizanie pour arriver à un épisode final avec de très bonnes bases. Je suis pressé de voir ça ! 

12Épisode 12 – The Chosen – 18/20
There’s only room for a hundred arkadians in this bunker

La fin de saison approche à grands pas, je sais donc que je ne suis particulièrement pas prêt pour les rebondissements à venir, mais je fais comme si. C’est donc parti pour un nouvel épisode, qui commence sur un véritable chaos dans le bunker, avec Skaikru viré des lieux un peu brutalement (mais ils l’ont cherché). Miller semble mal en point, mais il est dans les bras de Jackson… ils vont finir en couple ces deux-là. On découvre un papa à la recherche de son fils, John à la recherche d’Emori et la découverte par Skaikru de la situation tendue : 300 d’entre eux sont voués à mourir. Oh, ça va être tendu. Jaha fait son relou comme d’hab (et ce n’est que le début de cet épisode), mais oui, c’est le bon choix, même s’il est horrible.

Pas le temps de souffler : dans son coin, Raven est soulagée d’apprendre qu’elle a sa place et qu’on va venir la chercher. Marcus apprend au passage qu’Abby est malade, les scénaristes n’ont pas donc oublié cette histoire.

Très vite, les pions se mettent en place : Bellamy et Clarke vont chercher Raven. C’est bien Clarke, tu te casses une fois de plus au lieu d’assumer les conséquences. Bon, elle met un peu sa vie en danger avec 23h pour faire un aller-retour de 20h. Pire que mes trajets en bus interminables de la semaine dernière leur délire. Sans grande surprise, Murphy et Emori décident de partir avec eux. Je trouve ça particulièrement parfait, car il est dès lors évident qu’ils vont finir tous ensemble dans le bunker de Becca. Cela ne manque pas : Murphy révèle son plan à Bellamy. Pas de bol, il le fait sans vérifier qu’il n’est pas écouté, et bien sûr Écho écoute tout. Ah putain, Murphy, t’es plus malin que ça d’habitude.

Allez, je vais commencer ma critique par ce groupe-là, parce que ses troupes s’agrandissent au fur et à mesure. Le couple Memori est toujours choupi tout du long, Murphy faisant tout ce qu’il peut pour survivre avec Emori. C’est une vraie bonne surprise dans la série, ce couple, mais du coup, j’ai toujours peur qu’ils s’en prennent à eux. Cela ne manque pas non plus de se produire, mais Echo arrive juste à temps pour sauver la vie d’Emori (et des autres) quand leur camion se fait attaquer par… on ne sait pas bien à vrai dire, probablement des Trikru qui n’ont pas eu leur place dans le bunker.

Avant l’accident, Bellamy et Clarke ont droit à leur petite scène de réconciliation et, après celui-ci, Echo s’arrange pour avoir sa place dans le bunker de Becca. Voilà, le shipper Echo/Bellamy que je suis est ravi de cette situation. Sans camion, notre petit groupe passe un appel désespéré à un ami et tombe bien évidemment sur Monty et Harper. Je le sentais venir, il faut bien le dire, et ça fonctionne parfaitement. C’est de toute manière le bon choix pour ce nouveau couple : jamais Harper n’aurait pu accéder au bunker (entre la dose de radiations qu’elle s’est déjà bouffer et le fait qu’elle n’était même pas sur la liste de Clarke à l’origine, elle avait peu de chance de gagner la loterie… mais on y revient après dans la critique).

Du coup, il faut dire ce qui est, j’ai aimé cette partie de l’épisode. Le combat dans la neige (des cendres ?) m’a fait regretter de ne pas avoir mis un point neige dans le Bingo (oui, en plus, j’avais hésité), mais ça rendait très bien avec le sang. Le second bunker se remplit super vite et tous comprennent qu’ils en sont là : ils ont le choix entre abandonner Raven sans certitude d’avoir une place dans le bunker de Polis ou se rendre auprès d’elle pour tenter de survivre un peu plus longtemps… Le choix est vite fait.

Les voilà qui débarquent donc auprès de Raven qui se sera fait chier tout l’épisode à regarder un compteur de 23h défiler pendant 10h, comprenant qu’il est trop tard pour aller jusqu’à Polis. Clarke nous sort de derrière les fagots un ultime plan : leur petit groupe peut retourner dans l’espace pour survivre. Et avec Monty et Raven à leur côté, retourner sur l’Arche semble a priori tout à fait possible, quitte à survivre dans le bunker en attendant. Cela sent bon le sacrifice ultime d’un personnage la semaine prochaine, mais cette intrigue m’a laissé bouche bée, il faut bien l’avouer. Cela promet une saison 5 dans l’espace (sauf retournement de situation, encore), ça me laisse bien curieux, surtout avec Echo et Emori dans le tas.

Du côté de Polis, les Arkadians font de la merde tout au long de l’épisode, poussés par Jaha. Ils s’en prennent d’abord à Niylah qui ne leur a pourtant rien fait et qui est sauvée in extremis par Octavia. Celle-ci a vraiment gagné en potentiel depuis la mort de Lincoln et fait de loin une bien meilleure Heda que Clarke (et même que Lexa, je dois bien l’avouer) en mettant tout le monde d’accord. Elle s’oppose enfin à Jaha, publiquement, et déclare la mort de son peuple s’ils ne sont pas capables de se décider au plus vite à choisir qui seront les cent à survivre.

C’est la thématique de l’épisode et ça prend pas mal de temps et prises de tête. Les dirigeants décident d’organiser la loterie proposée par Jaha pour savoir qui seront les 364 personnes à sacrifier, une bien mauvaise idée qui heureusement n’aboutira pas mais aura permis de bonnes scènes : le père de Miller décide par exemple de sauver son fils en ne mettant pas son nom dans l’urne, Abby décide elle aussi de se sacrifier pour sauver une vie de plus et Jaha… nous fait du Jaha, donc de la merde, et met au point un plan pour s’attaquer aux Grounders. C’est la pire des idées du monde et heureusement Marcus finit par lui faire entendre raison.

Seulement, il est déjà trop tard puisque les Grounders sont aux portes du bunker pour venir chercher les cent qui survivront et les Arkadians sont prêts à se battre. Marcus et Jaha décident alors de gazer tout le monde et de sauver les cent personnes sur la liste de Clarke. Et c’est tout. Du coup, Abby reste contre son gré. J’ai un gros doute sur le sort de Miller, parce que la scène va trop vite. Je crois qu’il est sur la liste, mais j’ai un doute. Bryan est toujours aux abonnés absents, ce qui est bien dommage, et Jackson devrait s’en tirer, puisque c’est l’un des deux médecins de Trikru, je pense que Clarke lui avait fait sa place.

Du côté des sacrifiés, il ne reste donc plus grand monde que l’on connaît, car Niylah est graciée par Octavia. Les places de Bellamy et Clarke sont vacantes, mais je ne sais pas s’ils vont oser les remplacer pour autant. Il reste donc le père cherchant son enfant et prenant la tête de la révolution Arkadians… pas sûr que ce soit très intéressant de les voir la semaine prochaine, mais on devrait quand même voir les humains succomber aux radiations. Charmant programme.

Je ne sais pas bien ce qu’ils nous réservent pour le dernier épisode car nous avions déjà là une bonne fin de saison : Monty a eu le temps de dire à Harper qu’il l’aimait (zut, ma théorie tombe à l’eau), Clarke a compris que son nightblood était possiblement un échec en se prenant une dose de radiation, Octavia est la meilleure leader possible. Je suis toujours spoilé sur le départ d’un acteur néanmoins, donc je me doute que nous sommes loin d’avoir vu les derniers rebondissements du côté de Polis. Je suis aussi très intéressé par l’évolution des relations du casting qui est supposé aller dans l’espace, surtout autour d’Echo, il faut bien le dire.

Seulement, tout ça pourrait faire l’objet de longs développements en saison 5. Il y a fort à parier que le final se terminera par les rayons nucléaires tuant les humains et le groupe dans l’espace, avec peut-être aussi un cliffhanger à Polis. Hop, ce n’est jamais qu’une théorie et je risque fort de me tromper, la série parvenant à me surprendre à chaque fois. Vivement la semaine prochaine, même si je n’ai pas envie d’être privé plusieurs mois de la série ensuite.

14Épisode 13 – Praimfaya – 18/20
 Now we know the many ways we might die today. Why don’t you tell us the way to live?

Et voilà, c’est déjà le dernier épisode de la saison et il y a énormément à faire encore. Finalement, les scénaristes prennent le pari d’ignorer rapidement le bunker pour se concentrer uniquement sur les huit qui veulent retourner dans l’espace. C’est intéressant, mais ça finit par être un peu prévisible malgré le suspens de savoir s’ils survivront tous.

Avant cela, Bellamy et Octavia se disent adieux dans une scène très touchante où le grand frère n’a même pas le temps de dire adieu à sa sœur. On sent bien que les scénaristes savent qu’ils n’ont pas le temps de tout gérer, Clarke n’a ainsi pas le droit de dire au revoir à sa mère, mais Bellamy a le temps de caser sa petite référence mythologique. Oui, parce que voyez-vous, pour cette fin de saison, Bellamy se révèle hyper littéraire : il cite Prométhée, puis les oxymores. Bon, Bellamy passe encore, mais alors qu’Octavia le corrige sur la comparaison avec Prométhée, faut m’expliquer parce qu’elle était censée vivre sous une trappe et n’avoir jamais eu le moindre cours. Mais bon.

Côté bunker, on ne sait pas trop quelle est la réaction d’Abby ou des autres au réveil, mais Indra encourage Octavia à faire un discours d’unification pour que ça ne parte pas en vrille. C’est l’occasion de savoir que Gaia, Jackson et surtout Miller sont bien en vie et sain et sauf dans le bunker quand les radiations anéantissent Polis. Le bunker survit donc sans souci. Next.

Oui, next, justement, il reste une heure et demi avant que les radiations n’atteignent l’île de Becca. Tout le monde s’active donc autour d’une Raven qui énumère tout ce qui pourrait mal se passer dans l’épisode, histoire que l’on sache que, de toute façon, il y aura des choses qui se passeront mal dans leur mission pour retourner dans l’espace.

On commence tout d’abord avec les premières tensions entre eux et plus précisément entre Monty et Murphy. Ceux-ci sont en mission pour aller récupérer au bunker de Becca de quoi tous les sauver (une batterie ? J’avoue, je n’ai pas saisi le mot, j’étais trop dedans). Bien sûr, ils s’engueulent, parce qu’autrement, ce ne serait pas Monty et Murphy. Il n’empêche que Monty se retrouve forcé d’enlever ses gants malgré les radiations pour sauver tout le monde. Il se défonce totalement les mains et je suis curieux de voir quelles seront les conséquences !

À ce moment précis de l’épisode, je me suis dit que ça allait être Murphy qui se sacrifierait pour tout le monde. C’est tellement celui qui fait tout pour survivre tout le temps que ça serait apparu logique. Heureusement, il n’en sera rien. Bon, Monty s’évanouit quand même et Murphy doit ramener la batterie tout seul, avant de faire demi-tour en espérant avoir le temps de le sauver.

Pendant ce temps, Bellamy et Clarke discutent oxymores et sont très clairement plus en couple que jamais. Dîtes ce que vous voulez, je ne suis pas Bellarke non plus, mais il y a dans cet épisode un couple qui sait qu’il risque d’être séparé, et c’est assez magnifique. Clarke lui donne les mots dont il a besoin et cela fonctionne à merveille car, quelques minutes plus tard, alors que Raven perd tout espoir dans une énième crise de foi, Clarke se révèle incapable de l’aider… C’est donc Bellamy qui prend le relai et permet à Raven de trouver une nouvelle solution.

Super Raven est donc le cerveau incontesté de l’épisode, envoyant tout le monde en mission et s’assurant sa place à bord, mais aussi, enfin, son space walk qu’elle a tant désiré. Jolie conclusion de saison et d’arc narratif, mais un peu flippant quand même.

Clarke et Bellamy décident donc de partir ensemble pour une mission à la tour radio afin de réactiver l’électricité sur l’arche. Cela ne peut être si simple et ils sont aussitôt séparés par les scénaristes : Bellamy se rend aider Murphy à récupérer Monty, Clarke se lance en mission solo. Dès lors, on sent bien que ce sont des adieux non-dits entre eux. Ils n’ont plus que 20 minutes devant eux et Clarke a un aller-retour de 20 minutes à faire à la tour radio.

Pendant ce temps, Echo nous pète un boulon et décide de partir en vrille totale. J’ai envisagé un instant qu’elle trahisse à nouveau tout le monde, mais non, elle envisage juste de se suicider. Normal. Alors que Monty est sauvé à temps par Murphy et Bellamy, ce dernier doit alors convaincre Echo de rester parmi eux. Bon, les mots qu’il utilise ne sont pas forcément les meilleurs (il la traite de lâche, ce qui n’est pas la meilleure chose à dire à quelqu’un qui veut déjà se tuer), mais cela fonctionne. Raven découvre malgré tout ce qu’Echo s’apprêtait à faire et moi je ne peux pas m’empêcher de voir se dessiner un putain de triangle entre Raven, Bellamy et Echo. On verra si le futur me donne raison.

Clarke, elle, arrive à temps à la tour radio, mais le plan de Raven ne fonctionne pas. Elle doit donc grimper au sommet de la tour, voyant les ondes mortelles de Praimfaya se rapprocher, pour tourner manuellement la parabole. Inutile de préciser qu’il s’agit là d’un sacrifice/suicide. Comme il s’agit de Clarke, je me doutais qu’une pirouette scénaristique la sauverait, mais j’ai quand même eu un grand moment d’inquiétude. Après tout The 100 serait tout à fait capable de la tuer. Ce ne sera pas le cas.

Bien sûr, tout le monde pensera néanmoins qu’elle est morte, à commencer par Bellamy qui accepte de la laisser derrière. Là encore, dans ses réactions et sa reprise de l’oxymore de Clarke (« it’s the only choice »), ne venez pas me dire qu’il n’y a pas d’amour entre eux (mais je le shippe toujours avec Echo, promis).

Les sept restant montent donc à bord et ont chacun leur petit moment de gloire, surtout les couples. Murphy et Monty sont même réconciliés parce que Monty a compris les choix de Murphy, c’est dire ! Raven a droit à sa petite marche dans l’espace et Clarke rétablit l’électricité sur l’arche pile à temps. Elle réussit un peu miraculeusement à redescendre de la tour et finir dans le labo de Becca, je vois mal comment (y en a pour 20 bonnes minutes en théorie et cette idiote pète même son casque au point de se prendre les radiations). Elle s’évanouit une fois arrivée et on nous la laisse pour morte.

Le suspens n’est pas terminé pour les sept de l’espace qui arrivent à court d’oxygène et doivent encore rétablir l’arrivée d’oxygène de l’arche, justement. C’est Bellamy qui s’y colle pendant que tout le monde partage son oxygène de manière très jolie. J’ai particulièrement aimer voir Emori décider de partager le sien avec Raven. C’est la première fois qu’on la voit faire quelque chose qui n’assure pas sa survie à court terme (au contraire, même).

Finalement, après un petit suspens, tout le monde peut bel et bien survivre. Je m’attendais vraiment à voir un personnage mourir du manque d’oxygène, mais tant mieux. Bellamy et Raven prennent la tête du groupe en l’absence de Clarke. Ces deux-là, Monty, Murphy, Harper, Emori et Echo sont donc sain et sauf pour voir la planète orange.

Les possibilités scénaristiques sont immenses : la politique dans le bunker, la survie dans l’espace, et 5 ans de séparation où les radios ne fonctionnent pas. Cette séparation, la série en a souffert durant toute sa première saison et elle n’est apparemment pas prête à le vivre une nouvelle fois.

Du coup, petite avancée rapide de 2 199 jours, soit six ans et sept jours, pour retrouver une Clarke en pleine forme au soleil. Bien sûr. Sa tentative de se transformer en Nightblood a fonctionné et elle a survécu aux radiations. Je n’en attendais pas moins comme pirouette scénaristique. En revanche, le reste est plus surprenant : elle a gardé contact un temps avec le bunker où la politique a mal tourné. Elle a ainsi fini par perdre contact avec eux… Impossible de savoir donc ce qu’il s’est passé ou qui a survécu à ces six années. Frustrant. En parallèle, elle n’a jamais réussi à contacter Bellamy qui la pense donc toujours morte.

En six ans, il a eu le temps de refaire sa vie avec Raven, Echo ou les deux, et surtout d’être papa. Et oui, ne perdons pas le Nord : certes, ils sont dans l’espace, mais ils sont tous en couple sauf ces trois-là. Bien sûr, les relations ont eu le temps de se faire et se défaire, mais je ne serais pas surpris que la saison 5 voient les personnages devenir parents. Surtout que ce bond dans le temps permet de passer les inconvénients de la grossesse et d’avoir des enfants de 4/5 ans plutôt que des bébés sur le tournage. On verra, je vois loin.

Toujours est-il que Clarke, elle, n’a pas tourné la page et tente tous les jours de le contacter, même si ça fait un an qu’il pourrait déjà être revenu sur Terre ! Alors qu’elle déprime, elle entend puis voit soudainement un vaisseau tomber de l’espace… Elle s’en va réveiller Maddie, une nightblood enfant qui a survécu également et à qui elle donne des leçons (bien sûr qu’elle ne pouvait être la seule survivante sans perdre la boule !) pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Bien sûr, nous sommes dans The 100, la nouvelle n’est pas si bonne : le vaisseau qui débarque est énorme et ne vient pas de l’arche. Il a une jolie mention « prisonnier » sur lui et le suspense est total quant à son contenu. Du coup, ça ne rassure pas Clarke.

Il y aurait donc un autre vaisseau qui aurait survécu 105 ans dans l’espace avant de revenir sur Terre. Un nouveau groupe pour faire la guerre ? Pourquoi pas ! Surtout que nous ne savons pas ce qu’il est advenu du bunker et de l’espace. Et c’est inquiétant après six ans alors qu’ils en avaient pour cinq ans. J’espère que la saison 5 proposera des flashbacks sur cette période car moi, ça me motivait bien de suivre tout ça.

Ce cliffhanger, je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis frustré en tout cas, ça c’est sûr, et je ne vais jamais pouvoir attendre huit mois pour voir la suite ! C’est pire que l’an dernier !

13

EN BREF – Si tout le monde avait été déçu de la saison 3, je ne l’avais été que moyennement, c’est donc hyper confiant que j’ai entamé cette saison 4. Et je ne me suis pas trompé, puisque les scénaristes ont su cette année encore proposer une excellente intrigue, tant du côté politique que du côté des romances. Cette année aura été un peu avare en morts avant de tout nous donner d’un coup dans ces derniers épisodes particulièrement marquants (le conclave !).

Côté écriture, il y a une légère lassitude en cours de route, avec un schéma constructif parfois trop apparent et quelques facilités scénaristiques (l’accessibilité à la tour de Polis dans les premiers épisodes, l’oubli total de Pike ou la disparition de Bryan quand même très frustrante me reviennent en tête), mais, dans l’ensemble, c’est resté passionnant à suivre d’un bout à l’autre, avec de belles prises de tête et surtout de grosses surprises dans les décisions prises. Je pense que si cette saison avait été la dernière, Clarke n’aurait peut-être pas survécu… Et ça aurait été osé.

Je me serais imaginé à peu près treize fins de saison totalement différentes en cours de diffusion, et c’est quand même une prouesse de leur part de réussir à surprendre à chaque fois. Certes, il y a des choses prévisibles, mais dans l’ensemble, c’est quand même extrêmement bien mené. Et surtout, ça ne nous perd jamais en cours de route niveau explication, même quand Clarke semble prendre la décision la plus stupide du monde.

Je suis un peu frustré de cette ellipse de six ans, surtout que personne ne nous explique ce que Clarke a bien pu manger quand même, parce que c’est cool d’être Nightblood, mais ça ne fait pas pousser les tomates du jardin détruit aux radiations. La saison 5 va devoir poser de nouvelles bases et elles sont nombreuses, tant les conséquences sont incertaines. Je suis du coup impatient de découvrir tout ça et j’espère que la saison trouvera le moyen de ne pas me décevoir (parce que je me fais déjà tellement de films sur de possibles couples, enfants, mariages, morts…) et ne fera pas trop durer le suspens sur l’un ou l’autre des groupes, tout en proposant des flashbacks !

Donnez-moi une saison 5 de 22 épisodes sérieux, y a tellement de matière à exploiter !

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Janvier 2017 : un bilan positif

Mon dieu, le mois de Janvier s’achève déjà, il est donc temps pour moi de débarquer et de faire un premier bilan du Challenge Séries 2017. Et vous savez quoi ? Il est hyper positif, parce que j’ai tenu le rythme que je m’étais imposé. Alors, je ne me le suis pas tenu au jour le jour où j’avais dit que je verrais un Supernatural quotidien, mais j’ai vu la saison 1 avant la fin du mois, comme prévu. Certes, en faisant un énorme bingewatching. Bon, ne cassez pas mon groove, comme dirait l’autre !

01LE RECAP :

The Magicians, saison 1 | 2×01

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Tu parles, si je résume la saison 1 (spoiler, donc), c’est l’histoire d’un groupe de jeunes paumés jusque dans leur sexualité qui se retrouve pris dans des délires magiques et la visite d’un autre monde.

Une relative bonne surprise, je ne m’attendais pas à accrocher autant. Ce n’est pas ma série préférée, loin s’en faut, mais c’est de la bonne fantasy avec une vue sur notre époque qui fait que j’accroche. Parce que tout mon problème de la fantasy vient souvent du détachement avec la modernité, et c’est pour ça que je suis très friand d’urban fantasy ou d’anticipation. Oui, je profite du challenge pour comprendre mes goûts.

Je me suis empiffré la saison 1 sans complexe et j’ai commencé la 2 avec plaisir. Je recommande la série, elle se laisse regarder. En plus, j’ai l’impression que mes articles dessus font des vues sur le blog, c’est donc qu’il doit y avoir des fans dans la salle (salut !).

Supernatural, saison 1

Deux frères luttent contre les forces du mal à travers les USA. En gros. Dans cette saison, ils sont aussi et surtout à la recherche de leur papa qui n’a qu’une idée en tête : ne pas les croiser.

Pas de vraie surprise avec celle-ci, j’avais prévu de bien aimer de toute manière, puisque c’est un revisionnage, dix ans après. J’y ai retrouvé les défauts que j’avais en mémoire, mais ceux-ci sont un peu éclipsés par les retrouvailles avec une urban fantasy pure (comment ça, je me répète ? Tout mon challenge est comme ça) et des légendes urbaines plus ou moins bien traitées. Dean me gave déjà, les retards volontaires de l’avancée du fil rouge également. Cependant, c’est très plaisant, aussi bien en un épisode/jour (j’ai plus ou moins tenu une semaine) qu’en binge-watching. Du très bon, avec une bonne moyenne générale. A priori, pas de switch, je craignais de ne plus accrocher du tout à l’univers et de devoir le faire… ouf !

15ET LE MOIS PROCHAIN :

– The Fades, saison 1

En théorie, en février, je dois me faire les six épisodes de The Fades. Franchement, cela ne me paraît pas bien compliqué à tenir, mais vu que tous mes week-ends sont pris et que toutes les séries sont en cours de diffusion, je ferais bien de ne pas trop me reposer sur mes lauriers.

Supernatural, saison 2

Pareil, la théorie veut que je vois l’ensemble de cette seconde saison pendant le mois de février, et je vais tenter autant que possible de tenir le coup de l’épisode par jour qui est une vraie bonne solution, j’en suis convaincu. Bon et en même temps, si je n’y arrive pas, pour me rattraper il y aura toujours :

Le mini-défi du challenge qui consiste à regarder 15 épisodes de séries pendant une période de 10 jours. Cela dit, les dates tombent assez mal pour le moment en ce qui me concerne et j’attends de voir les consignes à appliquer pour valider ce mini-défi pour savoir si je vais pouvoir le tenter ou pas. Je vous en reparle très vite de toute manière !

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Je profite de cet article pour revenir sur les saisons terminées en janvier en dehors du challenge, parce que mon blog ne traite pas que du challenge, déjà, et parce que les sériephiles que vous êtes aiment bien découvrir de nouvelles choses, j’en suis sûr !

A Series of Unfortunate Events, saison 1 :

L’histoire d’orphelins pas comme les autres narrée par un type pas comme les autres dans un monde pas comme les autres. Plot twist : les orphelins ont un héritage, ça attire les convoitises.

J’ai bingewatché ça sur Netflix en une journée et c’est sans regret, car c’est ma meilleure découverte de ce mois-ci. Je sais qu’elle a beaucoup divisé et a été le sujet de conversation de pas mal de challengeurs, donc si vous voulez en lire une critique positive, c’est par ici !

Conviction, saison 1 :

L’histoire d’une fille à papa qui se retrouve malgré elle à la tête d’une équipe de pseudo-experts pour innocenter des gens déclarés coupables par la justice. Plot twist : son boss est aussi son ex.

J’ai suivi la diffusion des treize épisodes de cette série et j’en ressors avec l’impression d’un grand gâchis, malgré un divertissement qui se laisse regarder et un casting excellent. Il y aurait beaucoup à améliorer et beaucoup à en dire. Par chance, je l’ai fait dans mon article, donc si ça vous intéresse, cliquez 😉

The Good Place, saison 1 :

Petite visite guidée du paradis en compagnie d’Eleanor qui vient tout juste d’y arriver. Plot twist : elle n’a rien à faire là.

Une excellente comédie dont j’ai adoré suivre les 13 volets et dont j’attends déjà une seconde saison passionnante ! Gros coup de cœur, malgré des inégalités, je recommande chaudement, et pour le casting, et pour l’humour déjanté. Une vraie série rafraichissante, humoristique et avec un rythme de folie ! J’en voudrais plus des comme ça…

Voilà, c’est tout pour le bilan du mois de janvier, j’espère vous revoir au plus tard dans un mois pour un nouveau bilan (que je ferais peut-être à retardement, concours oblige), et puis je veux bien vous revoir avant si vous voulez suivre mon avancée dans The Magicians chaque semaine ou tout simplement lire mes critiques des autres séries que je suis à la semaine 😉

Bonne journée à tous 🙂

Supernatural (S01)

Attention, si vous décidez de laisser un commentaire, merci de ne pas me spoiler les onze saisons suivantes, même celles que je dis avoir vu, car je les ai vues il y a dix ans, donc j’ai oublié pas mal de choses et je n’ai pas envie de m’en souvenir avant d’y être. Merci.

Spoilers sur l’ensemble de la saison 1 dans cet article, évidemment, puisque j’y critique les épisodes un à un.

Avis : Et voilà, mon énorme morceau du challenge séries 2017 est Supernatural et j’ai prévu d’en voir au moins une saison par mois, autant dire que si ça a l’air faisable, ça reste pas mal ambitieux ! L’idée était de m’en faire un épisode par jour, mais c’est loin d’être simple.

Pourquoi j’ai envie de (re)voir Supernatural ? Déjà, parce que j’aimais bien la série quand elle passait sur M6. Mais si, pour de vrai. Et puis M6 en a tué la diffusion avec des horaires improbables et un ordre totalement aléatoire. Je n’étais pas méga fan de la forme un peu trop « à la semaine » de la série, surtout sur cette saison 1. Cependant, j’en ai vu un peu plus de trois saisons quand même, ce n’est pas pour rien. Elle est vraiment cool à regarder dans le noir avant d’aller se coucher. Et puis, les guest stars sont le plus souvent des acteurs que j’adore.

Je l’avais commencée à l’époque pour Jensen Ackles que j’avais adoré dans Smallville et pour sa ressemblance avec Charmed. C’est un peu la série Wyatt/Chris que nous n’avons jamais eu alors… Je ne crachais pas dessus. Je sais bien que la série n’est pas la meilleure dans son genre, mais c’est clairement l’une des plus longues et rien que pour ça je suis un peu frustré de passer à côté de près de dix ans. Alors je suis bien spoilé évidemment, mais pas encore assez pour que ça gâche tout mon plaisir. Et puis, les premières saisons, je les ai vues il y a presque dix ans, autant dire que c’est un peu loin ! Bon, cette introduction ne sert pas à grand-chose, tout le monde connaît déjà la série de toute manière, c’est parti pour les 22 premiers épisodes de cette grande saga qui occupera tout 2017 !

Note moyenne de la saison : 15/20.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 18/20
We’ve got work to do

Ce pilot est quand même drôlement bien foutu pour un pilot, du flashback initial qui nous montre la mort de la mère à la mise en place d’une intrigue à plus long terme, avec le père à retrouver et Jessica qui brûle à la fin. Beaucoup de mystères, ça promet tout de suite un fil rouge qui ne peut que réussir. Ironiquement, si j’ai commencé la série pour Dean à l’époque, j’ai toujours préféré Sam et ça se confirme dès ce premier épisode, donc voilà, vous êtes avertis pour les treize saisons à venir. Treize saisons qui s’annoncent déjà longues à base de « Moi, j’aurais pas fait comme ça », de « Mais n’y vas pas, reste dans ta caisse/baraque », de « oh mais c’est l’actrice de [insérer ici une série que j’adore] » et de bonne musique rock des années 80. Ce premier épisode met bien en place la série en cochant toutes ces cases l’air de rien (et même x2 pour certaines parce qu’il y a de bien jeunes Sarah Shahi – Person of Interest – et Adrianne Padalecki – Agents of SHIELD – en guest). La relation entre les frères est hyper bien travaillée, chacun ayant son caractère et une crédibilité fraternelle assez dingue malgré le manque de ressemblance. L’enquête de la semaine (que j’entends bien convertir en enquête du jour pour tout voir à temps) me laisse un peu plus de marbre, c’est sûr, puisque c’est une bête histoire de fantôme, de dame blanche qui tue les hommes infidèles, mais c’est là le principe de Supernatural de toute manière. Je reconnais que bien que toute bête, cette intrigue fonctionne et il va de toute manière falloir que je m’habitue à ingurgiter ce type d’histoire, j’en ai plus de 200 à avaler encore. Peu importe, la mythologie est assez bien établie avec deux frères experts, une histoire à la semaine réglée (mais qui peut tout à fait recommencer plus tard), la dose de frisson, le suspens du cliffhanger, tout est très bien équilibré. Et vous savez quoi ? Soudainement, la trilogie du samedi me manque parce que OUI, cette série en a un jour fait partie (ça doit bien être l’une des dernières d’ailleurs).

02.jpgÉpisode 2 – Wendigo – 13/20
Sam, you know we’re gonna find Dad right?

Le Previously On souligne quand même hyper bien l’importance du pilot, mais nous voilà déjà dans un épisode qui se suffit à lui-même. Et surtout, faut pas s’étonner que je la compare à Charmed quand ils font un épisode sur le Wendigo, quoi. La scène d’introduction me permet déjà de cocher quelques cases de Bingo, car moi, j’aurais pas sorti ma tête de la tente comme le fait… Cory Monteith ? Sérieusement ? C’est dingue, tous ces guests ! Cet épisode est assez similaire à ce que je me souvenais, à savoir qu’il n’est pas grandiose après un excellent pilot et qu’il entame une longue série de flirts pour les frères Winchester (ouais, j’avais réussi à m’épargner leur nom jusque-là). Donc, on a une intrigue de la semaine pas franchement passionnante et pas digne de me filer des frissons, même si elle est plutôt bien écrite et sympa, avec ses jumpscares bien foutus. Comme la série est elle-même bien fichue, on progresse aussi sur le fil rouge, avec Dean qui arrive à convaincre Sam de continuer le boulot de leur père tant qu’ils ne l’auront pas retrouvés. Et ce n’était pas évident, parce que si son brushing reste impeccable au beau milieu des bois, Sam n’en est pas moins énervé du meurtre surnaturel de Jessica. Je le comprends, mais bon, la colère ne lui va pas trop, vivement que ça lui passe. Un dernier point sur les effets spéciaux qui ont parfois un peu de mal à survivre à la HD, l’image elle-même étant elle-même pleine de grain parce que le filtre Supernatural veut ça. Ah, le passé !

03.jpgÉpisode 3 – Dead in the Water – 15/20
This isn’t a creature

Pas besoin de chercher bien loin ma guest dans cet épisode : Amy Acker, qui est l’une des raisons qui m’avaient fait adorer cet épisode à l’époque. Et pourtant, il est parfaitement inutile au fil rouge et n’est pas sans rappeler, à son tour, ce bon vieil épisode de Charmed (encore !) sur le monstre de l’eau. C’est un peu abusé comme les parallèles sont simples quand même, mais en même temps, les deux séries tapent dans la même mythologie, alors forcément l’originalité est un peu dure. Tant que j’en suis à parler d’Amy Acker, on note qu’elle est un flirt de plus pour Dean. Ceci n’est pas du tout abusé. L’épisode en lui-même n’apporte donc pas grand-chose pour la série, mais il est malgré tout très bien maîtrisé. J’en aime le suspense et l’histoire pas si évidente que cela à deviner à l’avance. Non et puis, de toute manière, Amy Acker sauve toujours tout et tant pis si j’ai écrit son nom trois fois en quelques lignes.

04.jpgÉpisode 4 – Phantom Traveler – 17/20
Time really does fly

Pas besoin de chercher loin pour trouver une guest qui a une tête connue : dès la scène de l’avion, j’ai reconnu une régulière de Veronica Mars (la femme du doyen). C’est un jeu sacrément marrant à faire et je me demande si ça va vraiment marcher pour chaque épisode, c’est pire qu’Ally McBeal à ce stade. Bon, il s’agit clairement du premier épisode de la série que j’ai dû voir, mais dont je n’avais aucun souvenir. Autant dire que j’ai trouvé ça un peu inquiétant en le commençant : s’il ne m’a pas marqué, ce n’est peut-être pas pour rien. Pourtant, j’ai trouvé ça plutôt sympa comme épisode. J’en arrive à me demander s’il avait été diffusé à l’époque sur M6, parce qu’il est vraiment cool et bien foutu. L’intrigue est plutôt originale et je ne vois pas comment j’ai pu oublier ça, alors qu’en revanche, j’imagine bien M6 le censurer suite à un crash d’avion, comme c’est souvent la « mode » dans ce cas-là. Bon, peu importe, l’épisode nous apporte que les démons se connaissent entre eux et ont des infos sur la mort de Jessica, ce qui sert carrément le fil rouge, tout en jouant sur la peur des avions. Très bien joué comme intrigue, surtout que les deux frères apprennent également que leur père est encore en vie et refile leur numéro à tous ceux cherchant de l’aide. Franchement, faudrait être difficile pour critiquer cet épisode et lui mettre une sale note, il a beaucoup de choses pour lui malgré son statut de stand-alone. J’en arrive carrément à me dire que la série est peut-être meilleure que dans mon souvenir et que les treize saisons vont passer vite à ce rythme.

05.jpgÉpisode 5 – Bloody Mary – 16/20
Believe me, I won’t say it.

Voici un épisode dont je me souvenais très bien et que j’avais trouvé marquant, trouvant totalement stupide l’idée d’aller dire trois fois Bloody Mary dans une salle de bain et terriblement flippant la sortie du miroir. Enfin bon, pourquoi pas, faut bien faire des épisodes et c’est sûr qu’il y en a pour le faire. L’intrigue en elle-même est bien menée et l’épisode ne perd des points que parce que je m’en souvenais un peu trop pour être surpris. Il n’empêche que cette saison démarre très bien et que si je tombais sur une série comme ça aujourd’hui, il y a de grandes chances que je choisirais de la regarder. Cependant, ça y est, je commence à sentir déjà avec cet épisode que la série étire un peu son fil rouge : les cauchemars récurrents et la culpabilité de Sam commencent à me saouler, même si c’est plutôt une bonne construction de personnage. C’est juste que je sais combien de temps ça dure et ça ravive mes souvenirs d’impatience d’avoir la réponse. Vu que je regarde ça plus vite cette année, ça m’aidera peut-être. Pour le long terme, l’épisode est intéressant car l’on apprend que Sam faisait des cauchemars avant le meurtre de Jessica et que c’est pour ça qu’il culpabilise. Huhu, je connais des scénaristes qui se préparent le terrain. Quant aux guest-stars, je me souvenais évidemment de l’insupportable Marnette Patterson dans cet épisode – cherchez pas, elle sera à jamais insupportable à cause de son rôle dans Charmed, oui, je sais, ENCORE cette série -, mais j’avoue avoir été totalement bluffé/surpris de tomber sur Genevieve Buechner (Fox dans The 100, génialissime Madison dans Unreal). J’avais pourtant dû voir qu’elle avait joué dedans quand j’avais consulté mon IMDB pour la nommer « performance de la semaine », mais ça m’était sorti de la tête. C’est dingue, elle est toute enfant dans cet épisode, que j’aimais déjà il y a dix ans et qui se confirme comme réussi. Quant à vous, j’espère que vous ne lisez pas cet article à voix haute dans votre salle de bain, sinon vous avez dit trois fois Bloody Mary et vous êtes dans la merde les gars !

06.jpgÉpisode 6 – Skin – 13/20
It does not sound like our kind of problem.

J’ai soit une mémoire bien meilleure que ce que je pensais, soit vu cette saison 1 plus d’une fois, car c’est un épisode qui ne me disait rien en lisant le résumé, mais qui m’est totalement revenu dès la première scène qui commence par la fin. Je n’aime toujours pas ce type d’épisode (et en plus plein de séries le font pour leur épisode 6, allez savoir pourquoi). Bref, il est question dans cette intrigue à la semaine de shape-shifter, mais ce n’est pas vraiment la meilleure intrigue de ce type que j’ai eu l’occasion de voir. Disons que comme toujours ça fonctionne, mais sans plus, surtout qu’il y avait pas mal de longueurs (mais qu’attends-tu pour tirer ?) que les scènes bien gores ne rattrapent pas forcément. Je trouve que les effets spéciaux patinent un peu avec le recul, genre on est loin du level Orphan Black quand il y a deux Dean à l’écran. L’air de rien, cet épisode travaille un peu le personnage de Sam, de manière à expliquer pourquoi il continue cet interminable roadtrip sans avoir besoin de faire référence au père. Ah et purée, j’ai bien cru pendant un moment qu’il n’y aurait pas de guests remarquables, et puis, j’ai reconnu un acteur de Daredevil. Bon, c’est clairement pas aussi WTF que d’habitude, mais quand même, c’est assez dingue. En même temps, ça fait 12 ans, ces acteurs secondaires ont eu plus d’une occasion de percer.

07.jpgÉpisode 7 – Hook man – 13/20
Dad would check it out

« Putain, mais t’as un portable et du réseau meuf ! » n’ai-je pas pu m’empêcher de crier lors de cette longue introduction qui voit la classique petite amie en danger de mort imminente. À quoi bon, me diriez-vous, quand elle peut simplement sortir de la voiture et se confronter à un agresseur invisible ? Oui, non, ça n’a aucun sens. L’intrigue n’est pas dingue d’originalité et, un peu comme dans l’épisode précédent, elle fonctionne mais ne me marquera pas outre mesure. Je pense que d’ici une ou deux saisons, j’aurais totalement oublié cet épisode. Bon, pas totalement, car la légende dont il s’inspire est connue, mais voilà quoi. Il ne m’a pas particulièrement fait frissonner (comme une majorité d’épisode donc), ni passionner. C’est comme ça. Au moins, il aura servi à ce que Sam prenne un bon temps en oubliant Jessica. Et puis, le complexe de Dean avec son papa, on en parle ? Non parce que le « il aurait vérifié » comme excuse pour aller checker chacun des cas de la saison, c’est moyen un peu. Côté guests, il y a bien le révérend dont la tête me dit grave quelque chose mais dont l’IMDB me dit qu’il est peu probable que je le connaisse et Drake d’X-Men 2, mais c’est le premier épisode sans tête familière à outrance. Je me demande comment le vive ces personnages secondaires qui n’ont pas eu de succès au milieu de tant de guests à la carrière de folie post-Supernatural.

08.jpgÉpisode 8 – Bugs – 11/20
I wanna find dad.

Cette saison s’occupe de toutes les légendes urbaines une à une, il fallait donc un épisode sur des insectes tueurs, sinon ce n’était pas drôle, et j’ai trouvé ça bien drôle que cet épisode explore un peu la relation au père (et le complexe de Dean dont je parlais ci-dessus). C’est bien le seul intérêt de cet épisode d’ailleurs, de nous montrer la différence d’éducation entre les deux frères, expliquant aussi leurs différents caractères. L’épisode est particulièrement mauvais et les effets spéciaux n’aident pas, c’est galère de créer une invasion d’insectes, que voulez-vous ? En plus, on n’a pas vraiment de conclusion et ça semble ne gêner personne. Dommage. Côté guest, la première réplique est énoncée par Brad de Continuum, donc j’ai pas eu à chercher longtemps, même si j’ai un peu galéré à reconnaître l’acteur qui a changé de look. Au départ, il m’a fait penser à Faraday de Lost, j’avoue. C’était rigolo aussi de voir ensuite un acteur de 4400… décidémment.

09Épisode 9 – Home – 17/20
 I have those nightmares… and sometimes they come true.

Retour à Lawrence, ça faisait longtemps qu’on n’était pas venu chez les Winchester… et eux aussi. Sam avoue enfin à Dean qu’il fait des cauchemars parfois prémonitoires. C’est ce qui leur permet un retour à la maison malgré un Dean pseudo-sensible et si fragile qui a décidé de ne jamais y retourner. OK, OK. Cet épisode propose de vraiment s’intéresser au passé des Winchester et c’est une excellente chose, car il donne l’impression d’avancer dans le fil rouge. Il révèle bien la sensibilité des deux personnages principaux, et ils en ont besoin après ces derniers épisodes où ils sont trop mis en avant comme des experts invincibles (mais tout le problème est qu’ils le sont, une série avec un si petit casting, on sait bien qu’ils vont survivre). Je n’ai aucun souvenir de cet épisode qui pourtant a de quoi marquer, notamment avec la scène du bébé dans le frigo, qui est pas mal stressante dans son genre. J’ai un problème avec les maisons hantées de toute manière et cet épisode y va plutôt fort de côté-là. Les épisodes qui touchent la corde personnelle des deux frères sont clairement nécessaires pour maintenir l’attention et l’intérêt pour la série, et ce cliffhanger avec l’excellent Jeffrey Dean Morgan sait comment le faire ! Il veut savoir la vérité, mais allez savoir sur quoi, et Sam a des pouvoirs, mais allez savoir lesquels. Il était cool aussi de s’approcher du fil rouge de la saison avec l’esprit de la mère, à ne pas confondre avec le démon tout feu tout flamme qui l’a tué. C’est juste génial cette manière de distiller les éléments dans l’épisode, mais c’est dommage qu’ils n’aient mieux réparti ça sur les 22 épisodes, car ça créé de sacrés différences de qualité entre les épisodes. Celui-ci manque un peu de clarté sur la mère, mais il gère plutôt pas mal. Côté guest, c’est Adèle de Grey’s Anatomy que j’ai reconnu à la voix, parce que le look est bien différent. Pourtant, c’est la même année que ses premiers épisodes dans Grey’s, mais bon, ça date, alors je ne me souviens pas…

10.jpgÉpisode 10 – Asylum – 16/20
Dude, she kissed me, I’m scarred for life.

Et voici le très classique épisode sur l’asile psychiatrique, un grand incontournable des séries d’horreur et/ou de fantasy. L’hôpital hanté est donc revisité de manière plutôt banale avec des fantômes, des possessions et une histoire chargée… C’est un classique qui a fait ses preuves et qui est très bien exploité. Certes, on n’est pas au niveau de l’épisode précédent, mais on remonte la pente des épisodes 7 et 8 qui avaient perdu en qualité avec cette très bonne légende urbaine. Et puis, il y a même un jump scare terriblement prévisible qui a fonctionné sur moi. Au-delà de cette intrigue, le fil rouge continue de s’étirer à l’infini : leur père leur envoie désormais des coordonnées par SMS, mais comme il n’est toujours pas là, Sam s’énerve et Dean s’énerve que Sam s’énerve car il veut juste suivre les ordres de papa. Une scène qui a tendance à déjà se répéter et ça ne fait que dix épisodes (sur 250, merci bien). Cette fois, l’absence du père est même au cœur de la possession par le docteur fou, puisque Sam dit tout ce qu’il a sur le cœur une fois possédé. Classique, comme je le disais plus haut, mais efficace. Quant au cliffhanger, il est assez violent car inattendu et brusque, avec une fin bien placée. Tu parles d’une mi-saison (oui j’ai vérifié, je pensais que c’était le précédent et en fait non, c’est celui-ci). Autrement, c’est encore un épisode qui a su me faire croire qu’il n’y aurait personne de connu parmi ses rôles secondaires, pour mieux me surprendre avec Nikki des 4400. Et comme j’adore l’actrice (qui n’a malheureusement pas trop percé depuis), c’était très bien. Ce défilé de visages connus, c’est juste dingue !

11.jpgÉpisode 11 – Scarecrow – 14/20
Well, then this selfish bastard is going to California

« Je regarde un épisode par jour en 2017 » qu’il disait. Et le voilà, le 28 janvier, à l’épisode 11. Tout va bien, c’est largement faisable, n’est-ce pas ? Suite au coup de fil du cliffhanger, le père Winchester donne des noms sur lesquels enquêter mais la division entre les frères n’est que plus perceptible. Sam veut chercher papa, Dean veut obéir à papa. C’est un peu le résumé de la saison 1, de toute manière, et je suis bien sûr du côté de Sam, toujours. Alors l’intrigue de l’épouvantail n’est pas vraiment super passionnante et fait un peu redite de l’épisode avec le crochet, jouant sur les mêmes peurs des petites villes des USA finalement. Le genre de ville que je kifferais visiter mais qui en même temps est toujours synonyme de films d’horreur. Il y a des côtés que j’aime bien dans l’enquête malgré tout, car elle montre bien la nécessité qu’ont les deux frères à bosser ensemble désormais, ce qui crève l’écran dans des scènes au téléphone. Le coup de tête de Sam est donc un peu libérateur par rapport à l’intrigue lourde et répétitive, ça permet de donner un peu de consistance au fil rouge et de le faire rencontrer une autre fille sexy, encore. Je sais, j’ai intérêt à m’y habituer, il me reste 12 saisons comme ça à avaler encore. Et puis, c’est Meg, je l’aime beaucoup comme personnage, elle apporte une touche féminine sympa au casting et il est évident qu’on la reverra après un tel cliffhanger, qui intrigue déjà beaucoup plus et donne encore plus envie de (re)découvrir la suite. Quoiqu’il en soit, il y a pas mal de facilités dans le scénario, notamment la nana qui n’en a plus rien à foutre de la mort de ses parents juste parce qu’ils ont tenté de la sacrifier ou Sam qui retrouve Dean en cinq minutes et sans galérer. Cela dit, pour la réunion des frères, c’était bien joué et l’intrigue avance. Pas trop de guests reconnaissables pour moi dans ce Scarecrow… mais il y a un acteur de Zoo, d’après IMDB. C’est dingue, ça va vraiment être dans chaque épisode ! Petite mention aussi sur la technologie de ouf, téléphones à clapet et tout ! Trop la classe, ces Winchester.

12.jpgÉpisode 12 – Faith – 15/20
I’m not gonna let you die, period.

Ah le classique coup de la marche et de l’escalier à trous ! Cet épisode est sympa parce qu’il change la structure habituelle de Supernatural en nous montrant d’avance la fin d’un cas et en envoyant Dean à l’hôpital. Croyez-moi, quand on sort soi-même d’une chirurgie ambulatoire où on a trouvé le moyen de se faire grave chier à l’hôpital alors qu’on y est resté 5h tout compris, on comprend l’angoisse de cet épisode ! Il faut donc sauver Dean dans cet épisode, et ça nous fait presque oublier le fil rouge de la saison. Bon, par contre, c’est un épisode dont je me suis souvenu en cours de route, alors ça casse un peu le suspens (déjà pas trop présent puisqu’on sait que Dean va survivre). J’aime bien cet épisode, qui exploite le concept des sectes, encore et toujours, concept qu’on retrouve dans pas mal des séries du genre. Il ne révolutionne rien, et certainement pas la série, mais il se laisse regarder avec de bons moments. Est-il utile de parler guest-star quand Julie Benz est dans l’épisode ? Non, c’est bien ce que je pensais. Oh et puis, il y a aussi l’acteur du révérend, qui était dans le premier épisode de la saison 2 de The Magicians, histoire de rester dans le cadre du challenge. Côté musique, excellent usage de « Don’t fear the Reaper », que j’ai adoré découvrir (du moins, je le croyais) en lisant Career of Evil de JK Rowling Robert Galbraith.

13.jpgÉpisode 13 – Route 666 – 12/20
Oh woh, she dumped you.

La route 66 est mythique, il fallait donc un épisode qui s’en inspire au sein de cette première saison, c’était tout bonnement inévitable… Mais ce n’est pas forcément leur meilleur, loin s’en faut. Dean décide donc de rendre service à son ex, Cassie, dont on n’a jamais entendu parler, lorsqu’elle l’appelle à la mort de son père, tué par un camion fantôme (mais ça, elle ne le sait pas encore). L’épisode est très ennuyeux et seule l’ancienne relation amoureuse de Dean vient sauver ça en approfondissant un peu le personnage (mais tout semble indiquer que c’est pour un épisode et qu’on oubliera tout ça dès le prochain, jusque dans le script). Cela dit, tout oublier, c’est un peu l’envie qu’on a en finissant l’épisode – et pourtant, je m’en souvenais, pas pour les bonnes raisons, donc. J’ai malgré tout apprécié le côté #AllLivesMatter avant l’heure, mais ça paraît un peu trop forcé, malheureusement. Disons que ça se note pour l’époque, c’est osé (et tout à fait nécessaire), mais la l’histoire de fond est chiante et les courses poursuite pas si bonnes que ça, alors ça ne rattrape pas tout. Côté guest, c’est donc un vrai plaisir de découvrir Megalyn Echikunwoke interprétant l’ex de Dean. L’actrice que j’ai adorée dans 4400 est juste géniale, alors ça ne devrait pas m’étonner que ses débuts soient dans Supernatural. Elle remonte largement le niveau de cet épisode médiocre en tout cas, et pas que grâce au personnage. Dernière réflexion, parce que je trouve ça surprenant, pour un épisode 13, ils auraient pu faire sur le vendredi 13… ou tout simplement, ne pas laisser la piste Meg traîner si longtemps.

14Épisode 14 – Nightmare – 14/20
The same things killed our mother

Ah, encore un épisode dont je me souvenais en fait, c’est marrant comment tout me revient petit à petit (bon et un peu rassurant pour ma mémoire également, même si c’est le côté prêtres qui m’est revenu en premier aha, puis les différents meurtres qui m’ont marqué, allez savoir pourquoi). Sam fait un nouveau cauchemar, mais il arrive trop tard pour sauver la victime, un peu comme pour Jessica, et il y a de quoi être frustré. L’épisode en lui-même est très prévisible, avec Sam qui a des visions de futurs meurtres, qu’il cherche à endiguer et le fils complétement cinglé qui est responsable de tout ça. C’est triste, parce que j’avais un bon souvenir de cet épisode, mais finalement, ce n’est pas si exceptionnel que ça. Il est intéressant de voir les pouvoirs de Sam se développer un peu plus, en tout cas, mais tout est trop prévisible jusqu’à la révélation du démon, qui nous apprend plein de choses sur le fil rouge de la saison et permet à Sam de débloquer la télékinésie. Autrement dit, il y a beaucoup de choses qui se dessinent avec ce nouvel épisode, mais toujours pas d’avancées majeures. Toute la saison traîne en longueur, exactement comme dans mon souvenir. Côté guest, il faut parler de Beth Broderick évidemment, de Sabrina l’apprentie sorcière. Encore une déjà célèbre avant de venir dans la série, mais quand même, un visage connu de plus.

15.jpgÉpisode 15 – The Benders – 07/20
But the best hunt is human

Je devais beaucoup trop de temps sur M6 le samedi soir très tard, car cet épisode, je m’en souviens aussi, de mon premier visionnage dans le noir pendant la trilogie du samedi (tellement de souvenirs !). Il y est question d’enlèvement, et c’est Sam qui disparaît dès le départ de l’enquête. Et franchement, ce n’est pas bien passionnant. La série s’éloigne des histoires surnaturelles pour proposer une intrigue hors propos du fil rouge et du genre : une famille de cinglés qui aime traquer les humains. Pourquoi pas, l’idée, sur le papier, est bonne… mais seulement sur le papier. Aussitôt vu, aussitôt oublié, franchement. C’est décevant, jusque dans la pseudo relation entre Dean et la flic, quoi. D’ailleurs, quel mauvais perso que cette flic hantée par la mort de son frère. Rien n’allait. Et oh ! Comme c’est étonnant, c’est un épisode où personne n’a percé dans les guests ! Tous ont eu des petits rôles à droite ou à gauche d’après IMDB, mais c’est tout. Décidément, cet épisode n’a rien pour lui… mais ça peut être pour ça aussi que personne n’a percé. Allez savoir, il faut bien des ratés dans chaque saison. Celui-là en revanche, il y va fort et je me demande si je ne m’étais pas endormi devant petit. On ne saura jamais, je pense, mais ce ne serait pas étonnant.

16.jpgÉpisode 16 – Shadow – 16/20
Hiding’s a little bit childish, don’t you think ?

Et c’est le retour des écouteurs qui ne fonctionnent pas avec cet épisode, la série propose quand même beaucoup de récurrences (et une ruelle qui a servi à de multiples épisodes d’Angel, entre autres). J’aime bien l’idée d’origine en tout cas, cette ombre qui s’attaque à ses victimes. Cet épisode entre une nouvelle fois dans la liste de ceux que j’avais oublié mais dont je me souviens une fois devant, principalement grâce à Dean se vantant de ses conquêtes, parce que c’est bon, stop. Je dis la même chose de quasiment toute la saison, je sais. Le retour de Meg est absolument génial, même si vraiment pas crédible du point de vue de Sam, qui heureusement s’en méfie. J’aime beaucoup l’intrigue autour du personnage de Meg, même si je continue de regretter les quelques stand-alones depuis sa dernière apparition. C’est un truc qui m’a toujours énervé dans Supernatural, il y a trop d’épisodes qui servent à combler les trous de manière pas trop discrète. L’avantage, c’est que ce n’est pas le cas de cet épisode qui joue aussi avec nos nerfs : les victimes de Lawrence, Meg qui s’avère être une invicible bitch totale et le retour du père parfait, qui aide enfin à avancer… du moins, le pense-t-on ! Voir les Winchester ensemble est un truc qu’on a attendu seize épisodes, juste pour que ça dure deux scènes et que le cliffhanger nous relance dans la série qu’on a connu depuis le début et en conservant le mystère de Meg qu’on a cru réglé un moment. Ah les bâtards ! Côté guest star, j’ai eu un doute qu’IMDB a confirmé : la victime de base de l’épisode (Meredith) a servi d’assistante à un certain Mike Ross dans Suits. Et puis Jeffrey Dean Morgan, quand même.

17.jpgÉpisode 17 – Hell House – 15/20
You did this ? You’re a freaking jerk !

Nouvel épisode, nouveau grand classique et comme j’enchaîne les épisodes tout mon dimanche, ça devient presque too much. Peu importe. La relation entre frères fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode qui relance les hostilités amusantes entre eux. Et heureusement, parce que l’intrigue est donc plutôt banale avec une maison hantée et deux pseudo-journalistes web qui enquêtent sur des fantômes. Il était temps que l’on rencontre d’autres chasseurs pour la crédibilité de la série, malheureusement, ces deux-là sont juste le cliché habituel des mauvais amateurs qui se croient pros. S’il n’y a rien de bien original dans la proposition d’histoire pour cet épisode, celle-ci est bien menée du début à la fin, avec des twists un peu prévisibles, mais sympas, et surtout plus d’humour que d’habitude. Or, la série fonctionne toujours bien quand elle se lance dans l’humour… et ici, avec en plus, une pseudo morale philosophique sur les gens qui croient trop facilement aux histoires d’horreur. Côté guests, on retrouve la Stargirl de Smallville, dont je savais avoir vu le visage quelque part. J’aurais été incapable de dire où et elle ne sert à rien, je tiens à le dire. Sinon, et c’est un spoil sur la suite de la série, je me rappelle que les deux cinglés du site web sont appelés à revenir. C’est donc des visages qui deviennent connus grâce à la série.

18Épisode 18 – Something Wicked this Way Comes – 14/20
Because I’m the oldest which means I’m always right

Comme ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de Charmed dans cet article, je profite du titre de cet épisode pour le faire. De rien. Et pour ceux qui ne comprendraient pas, c’est le titre du pilot (et du 7×22, à peu de choses près). Cet épisode est absolument terrifiant d’un point de vue enfantin, avec un monstre qui vient aspirer leur force vitale pendant la nuit. Côté fil conducteur de la saison, cet épisode explore à nouveau la relation entre les deux frères (il n’y a que ça dans cette série de toute manière) à travers des flashbacks de Dean protégeant son frère… et foirant son rôle de grand frère, ce qui le trouble encore aujourd’hui. Trow de sensibilitad kwa. Je me moque, mais ça donne un épisode vraiment sympa, malgré l’absence de vraie avancée. J’aurais aimé par exemple que Sam se serve de son pouvoir contre le monstre, mais non. Quant au monstre en lui-même, il a le look des détraqueurs en plus creepy encore, alors forcément, ça file les frissons. Niveau guest… Il y a un gamin qui a joué dans Angel aussi, ce n’est pas forcément un visage connu, je sais, mais sa tronche de merdeux (ouuups), je m’en souviens.

19Épisode 19 – Provenance – 15/20
It’s not a who, it’s a what.

Oh, je me souviens de ce tableau et de ces idiots achetant un tableau si creepy. Je veux dire, il y a des gens qui cherchent à mourir quand même ! L’épisode en lui-même ne m’a pas passionné pendant un bon moment, il faut bien le dire. Disons que c’est un autre moyen de passer le temps, et que c’est un peu frustrant quand on sent toute la mythologie en place derrière dans la série. Sam drague encore une nouvelle nana, Dean aussi au départ dans le bar d’ailleurs et ça finit par être un débat entre eux, qui est probablement la scène la plus intéressante de tout l’épisode. Sam est mignon à draguer et à avoir peur pour la vie de sa future petite amie. Quant au tableau, il s’avère que l’esprit du père de famille le hante pour aller égorger tous les proprios… à moins que ce ne soit la petite fille qu’il tente de surveiller. L’intrigue fonctionne, une fois de plus, sur un bon rebondissement final qui améliore la qualité du tout et un jump scare qui m’a totalement eu malgré sa prévisibilité. Côté guest star, on retrouve une vraie tête connue (en tout cas pour moi) avec une actrice d’Heroes (et d’une mini-série Heroes). Mais il m’a fallu un peu de temps pour la replacer. Plus on avance dans la série, plus c’est difficile de trouver… Il y avait également une actrice des 4400, mais j’avoue que j’ai cherché sur IMDB, je ne sais pas si ça compte vraiment aha !

20.jpgÉpisode 20 – Dead Man’s Blood – 17/20
We’re not different. Not anymore.

La fin de saison approche avec cet épisode sur les vampires et la cohérence interne est à peu près respectée (plus que d’habitude en tout cas) avec une mention de Sarah, la nana draguée par Sam dans l’épisode précédent. Cependant, ce n’est pas ça qui nous approche de la fin de saison, mais bien l’intrigue : le mentor de John Winchester se fait buter par des vampires (surprise, ils existent… Je ne vois pas trop pourquoi ils ont décidé d’en faire une surprise avec tous les monstres qui existent de toute manière) et donc le papa se pointe pour aider ses gosses. Sam passe son temps à le questionner, et il n’y a pas à dire, je le préfère vraiment à Dean, surtout quand il s’engueule avec son père. Il faut de la gueule pour s’engueuler avec Jeffrey Dean Morgan (et que ça soit crédible). Toujours pour aider l’intrigue générale, qu’il faut bien amener à sa conclusion maintenant qu’on est à l’épisode 20, l’idée du Colt est introduite ; une arme capable de tuer n’importe quel démon… pratique et un peu deus ex machina comme solution, mais l’épisode est plutôt bon avec son gang de vampires… et un Jeffrey Dean Morgan tellement badass avec le colt. C’est une fin magistrale, avec un cliffhanger parfait. Côté guest, j’ai immédiatement reconnu Warren Christie, acteur dans la trop éphémère Happy Town et dans tout un tas d’autres séries depuis, apparemment. Tant mieux pour lui, parce que John n’a pas laissé beaucoup de chance à son personnage !

21Épisode 21 – Salvation (part.1) – 18/20
After all these years we’re finally here

Meg est de retour ! J’en avais presque oublié son existence, c’est mal. Les Winchester sont enfin unis pour trouver et tuer le démon qui s’en est pris à leur famille, et comme ça ne fait jamais qu’une saison que j’attendais ça, c’est parfait. Et puis, l’épisode parvient même à jouer sur ma peur des clowns, l’air de rien. J’aime la manière dont les visions de Sam se produisent de plus en plus souvent et suggèrent une avancée vers une mythologie plus poussée. Mythologie qui se développe d’elle-même avec une Deb particulièrement violente dans cet épisode et un chantage autour du Colt, ajout de l’épisode précédent qui révèle toute son utilité scénaristique ici dans une intrigue qui en revient au premier démon à l’origine de tout. Et cette fois, les deux frères parviennent à sauver Monica, mais pas à tuer le démon pour autant. Pendant ce temps, leur père se plante avec Meg qui découvre (à ses dépens) que le Colt est un faux. Bref, autant dire que l’épisode y va à fond dans les tensions, les twists, les drames et que jusqu’au coup de fil final, la tension est à son comble. Très bon cliffhanger qui lance parfaitement le season final ! Côté guest (je vais réussir à tenir toute la saison !), j’ai reconnu l’héroïne de Riftworld Chronicles, websérie dont j’attends toujours la suite et encore plus maintenant que j’ai revu l’actrice (dans le rôle de Monica).

22.jpgÉpisode 22 – Devil’s Trap (part.2) – 19/20
Fine, you’re both so sure. Go ahead. Kill me… I thought so.

Les deux frères s’en font à nouveau pour leur père, mais cette fois, ils ont de bonnes raisons d’avoir peur et on ne sait pas non plus s’il est en vie ou non. Ils se rendent chez Bobby, un ami de leur père qui sort un peu de nulle part et qui les aide à capturer Meg. C’est parfait : il est temps de la torturer avec un petit exorcisme, mais tout cela va un peu trop vite, je trouve, une impression que j’avais déjà eu il y a dix ans. La mort de Meg parvient quand même à être touchante malgré cette rapidité d’exécution. C’est frustrant d’avoir attendu 22 épisodes pour que tout se précipite comme ça, mais ça fonctionne bien parce que le rythme est du coup carrément plus pressant que l’habitude créée par la série. Le coup des possessions dans l’immeuble est un excellent moyen d’ajouter de la pression, de même que le décompte des balles du Colt. Côté twist, ça fonctionne bien avec la révélation du père possédé, la torture de Dean, la balle perdue dans la jambe de John et bien sûr l’accident de voiture final. Cliffhanger de merde ! C’est genre la pire des fins de saison, l’épisode est dingue, mais rien n’est résolu, pire on régresse. J’avais réussi à oublier la frustration du final… et pourtant ! Je la revis de plein fouet et il n’y a pas à douter, je serais de retour pour la saison 2. Côté guest… Eh bien, il n’y en a pas dans cet épisode, il n’y a que des acteurs récurrents de la série ou des figurants, ce qui est un peu normal pour un final. Cette saison restera la plus compacte de ma vie en guests, c’est pire que quand je regardais Ally McBeal !

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Incroyable mais vrai : j’ai tenu toute la saison sans poster une seule photo de la voiture. BAM.

En bref – La saison a bien tous les défauts dont je me souvenais (beaucoup d’errance et un fil rouge trop souvent absent), mais elle est aussi bien meilleure que ce que je croyais. L’urban fantasy me manquait ces derniers temps et le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis servi avec Supernatural. C’était un plaisir de revoir ces épisodes, la majorité d’entre eux en tout cas, et de redécouvrir une intrigue complexe enveloppée dans une mythologie qui tarde toujours à se dévoiler. L’intrigue de la saison n’est même pas achevée avec un recommencement promis juste avant un accident qui va changer la donne, de manière évidente. Malgré cette frustration finale, la saison 1 est tout bonnement géniale, réunit un tas de très bons acteurs tout au long de ses 22 épisodes et propose une histoire bien à elle, passionnante, au milieu de réécritures de légendes urbaines plus ou moins réussies qui font tout le charme de la chose. Je ne regrette vraiment pas de me relancer dans l’aventure Supernatural, et ce n’était pas gagné avec autant d’épisodes à revoir ! Rendez-vous en février pour la saison 2 🙂