Legion (S01)

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la première saison de cette série, écrit après visionnage.

Avis : Encore une série basée dans un univers de superhéros ? Vraiment, mais pourquoi je me fais ça ? Et bien, parce que j’adore ça, déjà, et ensuite parce que le projet est plutôt cool sur le papier : il est assez déconnecté de l’univers X-Men pour avoir son identité propre et la hype autour n’a cessé de grandir au cours des derniers mois.

Cette série est donc inspirée d’un comic que je n’ai jamais lu, chez Marvel. David est un schizophrénique qui, pour ses 30 ans, est de nouveau en hôpital psychiatrique. Comme c’est du Marvel, il s’avère qu’en fait, les voix dans sa tête ne sont rien d’autre qu’une manifestation de son pouvoir…

Alors certes, mon jeudi est suffisamment plein comme ça, mais voilà, j’avais un peu de temps samedi en faisant la cuisine, donc j’ai lancé, car ce synopsis m’intriguait. Ce n’est pas forcément la meilleure des idées de faire autre chose devant cette série, mais elle m’a suffisamment convaincu pour que je vous en parle et surtout pour que je la suive !

Note moyenne de la saison : 17/20

Capture d'écran 2017-02-11 13.42.39.pngChapter 1 – 18/20
How does that make you feel?

Wow, je comprends toute la hype autour de cette série : un casting impeccable, une image léchée et une post-prod soignée font qu’on a plutôt l’impression d’être devant un film Marvel à gros budget que devant une série. Pas étonnant que la saison soit réduite à huit épisodes, car ils doivent individuellement coûter bien cher. Pas vraiment une série classique donc, on est bien sur la mode des mini-saisons éclatant tout le budget de l’année en très peu de temps. Qu’à cela ne tienne, les effets spéciaux sont magistraux.

Parmi les premiers défauts qui me viennent en tête sur cet épisode, je relève toutefois l’extrême lenteur des plans. Cela a l’avantage de bien introduire l’univers (il ne faut pas longtemps pour comprendre que le parti pris est de nous perdre autant que ne l’est le personnage), mais a aussi ses inconvénients car l’épisode est long et il y a des moments où on se demande quand est-ce que ça va avancer.

Toutefois, c’est plutôt une grosse réussite : l’épisode nous présente deux timelines autour du personnage de David et de sa rencontre avec Syd, une femme mystérieuse qui s’avère avoir elle aussi des pouvoirs. Il y a de bonnes blagues (la sœur qui retire l’outil de jardinage du sous-sol), des répétitions infernales et tout est fait pour nous perdre. Un peu trop, peut-être, car on sort de cette heure sans trop savoir vers quoi la série se dirige, il faudra donc revenir pour le savoir.

Côté casting, c’est impeccable, et j’ai adoré retrouver Aubrey Plaza dans un rôle bien différent de celui qu’elle avait dans Parks & Rec (qu’il faudra que je finisse un jour), mais qui lui va tout aussi bien. J’ai adoré aussi retrouver Hamish Linklater dans une série… même si c’est de courte durée puisqu’il finit cramé à la fin de l’épisode. J’étais dégoûté, c’était un méchant parfait, et c’est rare de connaître ce genre d’extrême sur un pilot.

Bref, beaucoup de hype autour et c’est dur de ne pas en faire partie pour le moment, car c’était vraiment prenant et immersif comme épisode. Je reste un peu plus sceptique sur le long terme, mais il faudra voir la semaine prochaine ce que ça donne !

Le logo final donne une bonne indication de l’univers qui nous attend, et j’ai aimé que ce soit la seule référence évidente à l’univers X-Men pour l’instant.

02.pngChapter 2 – 15/20
I’m not an easy guy to…

Wow, le début de cet épisode m’a totalement perdu dans ces premières minutes, mais je pense que c’est un peu l’idée, de donner l’impression d’une explication alors qu’en fait non. Cela finit par passer quand on plonge dans le passé et les souvenirs de David. Son histoire commence à prendre forme, puisque son enfance se met en place.

En revanche, la chronologie de la série est totalement floue, mais là encore c’est clairement volontaire. J’aime beaucoup le personnage de Ptonomy (nom que j’ai chopé sur TVshowtime, j’avoue) qui permet toute cette confusion cette semaine avec son pouvoir.

En revanche, je ne vois pas bien ce que la série cherche à développer, ni si un fil rouge existe, mais l’impression qui persiste est que oui. Du coup, c’est un peu étrange à suivre, mais les relations entre personnages sont assez fortes pour donner envie de poursuivre et voir vers où ça va, surtout en ce qui concerne Syd et David.

La photographie et la réalisation restent heureusement au top et le mystère est complet, surtout avec le personnage du père (Xavier, donc) toujours dans l’ombre. Il y a tellement de choses qui sont suggérées, c’est d’un frustrant !

Je me sens presque comme la sœur de David, Amy, qui apprend que son frère n’a jamais été dans l’hôpital psychiatrique où elle lui rend visite depuis des années. Brillant, surtout qu’elle finit l’épisode au bord de la torture.

Oh, et aussi, j’en ai juste marre de cette journée. J’ai vu énormément d’épisodes et beaucoup d’acteurs se trouvaient dans deux à la fois. Cette fois, c’est un rôle secondaire de l’épisode de Suits du jour qui est aussi dans cet épisode de Legion (le psy, et franchement, des oreilles comme ça, ça ne s’oublie pas !). Sérieux, quoi.

Bon, en gros et quitte à me répéter (après tout cette série le fait sans complexe, pourquoi pas moi ?), cet épisode continue de me paumer dans sa chronologie, dans son fil rouge, dans ses explications et je suis méga frustré de pas voir ce que je sens que je devrais voir pour comprendre le tout. Ouais, je me sens bon pour l’hôpital psychiatrique moi aussi à ce stade, et le générique final (excellent) ne m’aide pas non plus…

L’épisode est très bon parce qu’il réussit à provoquer le sentiment qu’il veut, mais je ne peux taper dans l’excellente note car il maque quelque chose, définitivement.

03.pngChapter 3 – 17/20
« Control » may be an overstatement

C’est reparti pour le grand mystère qu’est cette série et la scène d’introduction commence fort, avec toute une succession de plans me montrant bien que je suis toujours autant paumé. Parfait.

On recommence ensuite à se balader dans l’esprit de David, et son esprit est toujours aussi cinglé lui aussi : on en apprend un peu plus sur la scène de la cuisine, impressionnante dans le pilot… impressionnante encore dans cet épisode. Cette fois, cependant, David aperçoit un « monstre » qui ressemble au dessin de la semaine dernière et téléporte tout le monde (Paul, Mélanie et lui) ailleurs. Normal. Et vite expédié.

On continue aussi de suivre le développement de David et Syd. C’est marrant et mignon, même si leur conversation sont hyper lentes et perchée. Je ne comprends pas trop ce qui me fait trouver ça cool ou me donne envie de rester, mais en tout cas ça fonctionne.

Les tests reprennent sur un moment stressant (un épisode d’Halloween) et David part en vrille de nouveau, vers la dernière intrigue de l’épisode : Amy, la sœur de David, se fait torturer pour que d’autres récupèrent des infos sur son frère. Les corps astraux de David et Syd parviennent à lui rendre une petite visite, mais se font repérer par les méchants, dont Oliver. Je me note son nom là, j’imagine que ça me sera utile.

Les choses sont un peu plus développées à leur retour, avec des explications, mais même ces explications restent un flou total pour moi. En plus, ça mène à la première non dispute entre Syd et David, qui se réveillent en pleine nuit et partagent un peu de temps dans les douches communes. Et non, c’est moins fun que ça ne le paraît quand je le raconte, mais leur réconciliation est touchante.

On retourne une dernière fois dans la tête de David et c’est voué à partir en vrille maintenant que Syd est là aussi. Bien sûr, puisqu’elle peut toucher David dans ses souvenirs, il va sans dire que David est là en tant qu’enfant, soit disant parce que le sédatif ne lui permet pas d’être adulte. MOUAIS, on repassera pour l’explication, mais c’était rigolo. J’aime beaucoup l’actrice, même si je ne cerne pas encore le personnage.

Le côté cauchemar qui tourne mal, avec changement de format de l’image est une excellente chose, avec des plans qui par moments me rappellent Channel Zero et à d’autres la saga Insidious. Bref, on vire un peu du côté de l’horreur gentillette, et je ne m’y attendais pas en commençant la série.

Quoiqu’il en soit, cet épisode propose une fois de plus des choses très sympas, surtout du côté de la réalisation et des effets spéciaux, avec la concrétisation des pouvoirs de David via effets spéciaux très réussis.

Niveau écriture, je suis paumé, mais je suis aussi drôlement accroché et le cliffhanger de David ne se réveillant pas est efficace. Il est bon aussi de savoir que même blessés, les autres se réveillent des souvenirs de David sans séquelle physique ou que Syd voit les mêmes choses que David, quand les autres y sont aveugles.

Beaucoup de questions restent posées sans l’ombre d’une réponse, en tout cas.

04.pngChapter 4 – 18/20
What was real? That was the mission.

Double dose de mystères et de prises de tête cette semaine où je rattrape mon retard en séries des quatorze derniers jours. Il faut bien. Et comme je ne comprends rien à Legion, je me réserve une bonne soirée.

Sans surprise, les trois premières minutes de cet épisode ne dérogent pas à la règle, alors qu’un présentateur nous expose de longues idées sur la science et la nature humaine. C’est parfaitement inutile a priori, mais bien sûr la suite de l’épisode vient apporter un nouvel éclairage à cette scène.

On enchaîne ensuite avec un David inconscient qui ne se réveille pas, perdu dans ses souvenirs et dans des flashbacks. Il n’est pas en mort cérébrale, mais son esprit n’est pas là non plus. Paul, Syd et Kerry (la laborantine jusque-là inutile) sont envoyés en mission pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé avec le docteur. Et nous avec. Le problème, c’est que les éléments ne sont pas tous à notre portée.

Les scénaristes nous proposent donc un développement de la pensée de Syd, puis de Kerry. Il s’avère qu’elle vit à l’intérieur du scientifique, qu’ils sont liés d’une manière ou d’une autre, comme des jumeaux d’âges différents qui partagent un même corps mais peuvent aussi se dissocier l’un de l’autre. C’est un pouvoir vraiment intéressant, comme tout ceux choisis jusqu’ici par cette série, car c’en est un que l’on ne voit jamais exploité à la télévision. En plus, sa personnalité qui est de vouloir de l’action à tout prix est vraiment sympa.

La mission se poursuit ensuite avec l’ex petite amie de David et ses souvenirs tout aussi cryptiques de leur relation. Les mystères s’épaississent grâce à elle (et la jalousie de Syd) : Lenny (Aubrey Plaza) est un homme qui s’appelle Benny, par exemple. Notre équipe se retrouve alors piégé chez le psy, confirmant qu’il faut se méfier de tout dans cette série où aucune certitude n’est acquise. Sympa. Le piège voit Paul et Kerry se faire maîtriser en quelques secondes, et Syd changer de place avec le méchant qui les poursuit.

Mélanie possède quant à elle un secret bien gardé, Oliver, un homme dans un scaphandre. C’est vrai que cette série n’avait pas encore assez de mystères, merci. Cet homme est donc celui qui nous parlait directement (cassant le 4e mur) en début d’épisode et qui se trouve désormais en pleine conversation avec l’esprit de David, dans son esprit, ou allez savoir où. Cela permet en tout cas d’affirmer l’existence d’un monstre : tout ne se joue pas uniquement dans l’esprit de David. C’est en tout cas ce que j’en déduis, mais je peux tout autant me tromper pour ce que j’en sais.

De son côté, Amy est toujours retenue prisonnière contre son gré quelque part, en compagnie du docteur de son frère. Cela nous permet d’avoir quelques informations supplémentaires sur l’esprit de David. Il a parlé d’un chien à son docteur, mais il n’en a jamais eu. Super.

Finalement, nous sommes aussi paumés que lui, c’est désagréable de ne rien comprendre, mais c’est agréable de se sentir des points communs avec le personnage. Et surtout, on sait déjà que la série a une histoire bien définie à nous dévoiler, il suffit de se laisser porter finalement. Ce que je fais.

La scène finale voit ainsi David réussir à retrouver l’équipe après avoir été énervé par Lenny. Kerry se fait tirer dessus (non, putain !) donc Cary (le médecin/scientiste) tombe lui aussi et David comprend qu’il a arrêté Syd au lieu du méchant dont je ne connais pas le nom.

Complexe, mais j’ai l’impression de comprendre un peu mieux certains enjeux.

05.pngChapter 5 – 17/20
Who teaches us to be normal when we’re one of a kind?

L’épisode reprend le lendemain du précédent, avec une opération pour Kerry. Pendant ce temps, David apprend à Mélanie qu’il a parlé à son mari et à Syd qu’il a trouvé le moyen de la toucher autant qu’il veut : dans son esprit. L’une et l’autre sont bouleversées par ces nouvelles, et ça se comprend.

Mélanie espère ainsi pouvoir retrouver son mari et Syd comprend qu’elle va pouvoir lui faire l’amour, ce qui est aussi l’occasion d’un nouveau développement sur son passé et de nouveaux mystères sur les pouvoirs de David, car il y a des signes discordants dans ce paradis.

L’intrigue part bien vite sur tout autre chose, à savoir David voulant retrouver Amy. Seulement, il semble que le monstre prenne possession de David sur ce coup-là : il bute ainsi le monde entier. Et nous y voilà, les premières vraies explications nous viennent de Cary : il y a bel et bien un monstre, qui vit dans la tête de David et qui explique tout le bordel auquel on a le droit depuis le début. Ce monstre est comme un ver solitaire mental qui bouffe ses souvenirs et vit en lui depuis 30 ans, d’où la schizophrénie.

Tout le reste de la série semble soudain tellement plus clair maintenant qu’on a cette explication, et cet épisode est d’ailleurs plus facile à suivre.

Amy libérée, elle est amenée par David dans la maison parentale où elle lui révèle qu’il a été adopté. Bon, la révélation est un peu gâchée par le fait que la série a été annoncée depuis le début comme centré sur un personnage qui est « fils de », mais l’intensité dramatique est assez juste dans le jeu comme dans l’écriture.

Le reste du casting débarque alors pour retrouver David et l’aider, et l’on entre dans un épisode silencieux. C’est sacrément long et pourtant c’est une bonne idée sur le principe : seulement, il aurait fallu accélérer le rythme. Buffy l’a fait sans souci l’épisode silencieux. Peut-être que c’est le manque de musique qui n’aide pas non plus à trouver ça raisonnable. Toujours est-il que les choses s’accélèrent, l’action est simplement dingue cette fois, avec le monstre qui s’attaque à David et Syd, puis le méchant qui débarque pour leur tirer dessus et le passage dans la pièce blanche pile au bon moment, la nouvelle attaque du monstre et la fin totalement délirante où Syd se retrouve en psychothérapie de groupe. Tu parles d’un cliffhanger qui fait retomber toute la dimension dramatique !

C’est plutôt bien joué de la part des scénaristes, car c’est le contrepied total des habitudes que l’on peut avoir. En plus, ce n’est pas sans rappeler Inception ces enchaînements de situations.

Du coup, j’ai vraiment apprécié cet épisode car j’ai enfin l’impression de comprendre où la série souhaite aller, et en tout cas l’impression de savoir d’où l’on vient. C’est la première fois que j’ai pu suivre l’épisode sans sentir qu’il me manquait des infos. J’aime vraiment les différents mutants proposés, leur pouvoirs et leurs relations. Je suis curieux de voir ce que donneront les trois prochains épisodes, maintenant que toutes ces pièces maîtresses du puzzle sont dévoilées.

Il reste à résoudre cette énigme du monstre, mais aussi celle du mari de Mélanie, donc il y a de quoi faire ! Je suis pressé de voir la suite, même si ironiquement, la hype retombe un peu maintenant que je comprends mieux de quoi il en retourne…

06.pngChapter 6 – 17/20
Maybe this place, the hospital, maybe it’s a version of reality and not reality itself

L’introduction de cet épisode poursuit sur le cliffhanger dingue du dernier épisode : Lenny psychanalyse l’ensemble du casting, et le fait même plutôt bien. Difficile de démêler le vrai du faux, de savoir précisément où est le vrai, surtout quand des flashbacks viennent encore s’en mêler. Aubrey Plaza est juste géniale dans ce rôle de la psy.

En fait, Legion ne propose pas autre chose que le classique épisode qui fait croire à son héros qu’il est en hôpital psychiatrique, et c’est d’autant plus violent que les personnages de cette série ont commencé en hôpital psychiatrique.

On devine assez vite que la porte qui fascine Syd va avoir son rôle à jouer pour un retour vers la réalité, mais il est très cool en même temps de voir le détour que prend cet épisode avant d’y arriver, surtout quand il s’agit de voir la série partir en vrille sévère et Lenny danser dans les souvenirs de David (non, vraiment, Aubrey Plaza est brillante, je le dis d’épisode en épisode, mais c’est chaque fois un peu plus vrai).

Les développements de chacun dans l’hôpital psychiatrique sont sympathiques, mais pas hyper nécessaires puisque l’on sait bien que tout ça n’est qu’un énorme rêve de la part de Syd, qui est elle-même dans la tête de David. Enfin, on sait… plus l’épisode avance, et plus je me rends compte qu’il s’agit encore et toujours d’une supposition, car Legion ne prend pas le temps de s’expliquer.

Amy est ainsi une infirmière hyper violente avec ses patients, Kerry est harcelée et ne retrouve plus Cary, Paul est un patient, Melanie est accrochée à son ex-mari qui la mène dans la maison où Syd est sur le point de se prendre les balles dans le dos. Seulement, Mélanie ne peut rien faire. N’est pas Quicksilver qui veut.

En fait, il apparaît peu à peu clair que chacun, dans cet hôpital, se retrouve à vivre son pire cauchemar. Et c’est une bonne chose.

Finalement, ce sixième chapitre n’est qu’un énorme détour qui prolonge la série d’un épisode pour le plaisir de la prolonger et de partir dans un délire total. Tant mieux, de toute façon, elle est commandée pour une saison 2, alors le fil rouge devra être prolongé ! Je suis du coup partagé sur la note à mettre à cet épisode, parce que c’est une perte de temps hyper bien foutue et que cette série est faite pour le délire, de toute manière. De là à proposer un cliffhanger (le sort de Kerry) dans le cliffhanger (Syd qui imagine cet hôpital) du cliffhanger (Syd attaquée par le monstre) du cliffhanger (Syd sur le point de se faire tuer), c’est… osé. Si ce n’est plus.

Alors que le cinquième épisode me donnait l’impression de vraiment comprendre les choses, je me trouve à nouveau perdu grâce à celui-ci, qui complexifie tout. J’en retiens que le monstre est en train de réduire autant que possible la place laissée à l’esprit de David dans son corps, mais c’est d’une folie rarement atteinte dans toutes les séries que je regarde.

07.pngChapter 7 – 16/20
What did he do with it?

Pourquoi tester la drogue quand on peut regarder Legion ? C’est tout ce qui me vient quand je vois l’intro de cet épisode. Difficile de ne pas être totalement paumé devant cette série et, même si je sais que les scénaristes ont une idée assez précise en tête, je commence à être frustré de ne rien comprendre.

Les premières minutes de l’épisode exploitent sans résoudre le cliffhanger de la semaine dernière autour de Kerry, puis le monstre/Lenny interroge Amy sur le passé et celle-ci le raconte comme elle peut. Ce n’est pas bien clair et il est impossible de savoir où veulent en venir les scénaristes avec ces scènes.

Cary rencontre le mari de Melanie et prend les choses en main. Les explications viennent alors de Syd qu’il rejoint et libère de sa léthargie. Les transitions entre toutes les intrigues sont brillantes et magistrales côté effets spéciaux, mais c’est vraiment un casse-tête sans nom.

Melanie finit par retrouver Oliver, mais celui-ci ne se souvient pas d’elle, même s’il reconnaît en sa femme un visage familier. C’est déjà ça. Avec l’aide de Cary, Melanie tente de déplacer Syd et David de la trajectoire de la balle, sans succès. C’est finalement Oliver qui parvient à faire quelque chose avec son don, mais je ne suis pas sûr d’avoir saisi exactement comme il faisait… C’est tout le problème de Legion, j’ai l’impression de n’avoir aucune certitude, mais que des théories.

Dans l’esprit de David, Syd parvient à protéger un à un tous ses amis en leur mettant des lunettes qui leur fait voir la vie en noir & blanc. L’avantage, c’est qu’ils ne voient alors plus leur ennemis. Pourquoi pas ? C’est une autre partie de l’épisode qui manquait encore de vraie explication et d’approche concrète de la situation.

De son côté, David se créé un double pour comprendre un peu ce labyrinthe mental qu’est le sien. Là encore, la série se distingue par des effets spéciaux magistraux sur le tableau noir. David nous raconte son histoire, mais le vrai problème est que l’histoire qu’il raconte est ce que nous savions déjà. Cette fois, c’est lui qui reconstitue tout, et c’est ce dont nous avions besoin pour le voir tenter de reprendre le contrôle. En plus, ça confirme aussi un peu les théories que l’on n’oublie vite d’une semaine à l’autre.

De nouveau, la série propose une scène psychédélique, avec également un hommage aux films muets. Tout s’accélère au cours de celle-ci et chacun revient à la réalité : le méchant est tué par le monstre, David réussit à intercepter les balles par l’esprit et tout le monde s’en sort. Tout ça pour ça. N’empêche qu’il faut encore que David parvienne à tuer le monstre qui est dans son esprit, mais a priori sous contrôle grâce à une machine mise sur la tête de David par Cary.

Autre conséquence désastreuse : Oliver a disparu à cause du monstre. Il réapparaît en fait à l’institut où tout le monde se rend. Tout le monde, et même le personnage interprété par Hamish Linklater qui a finalement survécu au premier épisode où il avait fini brûlé vif. Oh putain, tellement heureux de retrouver cet acteur que j’en oublie presque le mal de crâne que m’a encore infligé cet épisode ! Cette fois, Hamish n’est pas venu seul et il ordonne à ses hommes de main de tuer tout le monde, sauf David.

C’est ce qu’on verra pour la fin de saison la semaine prochaine ! En attendant, il va encore falloir réfléchir à tout ça et théoriser sur ce que je viens de voir, car se laisser porter par la série n’est pas suffisant pour obtenir toutes les réponses. La satisfaction de la compréhension de l’intrigue n’est pas celle du simple visionnage, déjà très agréable grâce à la photographie léchée et à la bande-sonore impeccable.

Sept épisodes et je suis encore et toujours perdu.

08.pngChapter 8 – 16/20
You don’t have to be afraid

Le méchant est de retour et je suis on ne peut plus heureux de le savoir. On suit à présent sa convalescence passée, auprès de son mari et de leur fils. J’ai dû mal à y voir un grand intérêt, mais l’acteur est assez génial pour que je sois heureux de son temps à l’écran. Évidemment, il se lance dans une grande opération de vengeance et l’équipe technique s’arrange pour qu’on le voit au maximum de son bon profil.

Par la suite, on reprend sur le cliffhanger qui est vite expédié : David a tellement de pouvoirs qu’il parvient à se faire son chemin sans le moindre souci. Et moi, j’ai un gros problème, c’est que je n’accroche pas à cet épisode et je ne sais pas expliquer pourquoi. David nous fait soudainement une crise existentielle, encore une, avec ses pouvoirs dans lesquels il doute, pendant que notre méchant se fait emprisonner.

Bien sûr, il a une caméra dans son œil brûlé et retransmet tout à la Division 3, qui se régale des informations qu’elle obtient grâce à lui, notamment lorsque Mélanie l’interroge, après un rapide rapprochement avec Oliver. Quant à David, il a encore le monstre en lui et cela provoque un sale compte à rebours où le monstre tente de reprendre le contrôle. Pourquoi pas. C’est d’autant plus efficace qu’il hésite à lire son esprit.

De leur côté, Carry et Kerry sont toujours en pleine embrouille, c’est un peu dommage pour une fin de saison.

Le monstre s’en prend ensuite à Syd, directement dans son esprit, en utilisant la télépathie de David. C’est un rebondissement intéressant, surtout que le monstre insiste pour dire qu’il doit s’en aller de lui-même s’ils ne veulent pas faire de mal à David. Cela ouvre pas mal de perspectives, de même que Syd qui révèle tout ce qu’elle sait de son amoureux à la Division 3.

Pour virer le monstre, Carry fait une nouvelle tentative qui permet un nouveau bon gros délire dans l’esprit de David, sur de petits airs des Pink Floyd. Lenny s’avère une nouvelle fois un personnage passionnant et Aubrey Plaza une actrice beaucoup trop douée.

Tout s’enchaîne alors car David ne fait pas le poids face à son monstre. Syd décide alors de l’embrasser, échangeant aussitôt de place avec David. Puis, c’est Kerry qui est contaminée par le monstre et l’action semble ne plus pouvoir s’arrêter. Tout s’enchaîne violemment vers une confrontation David/Kerry, et un Oliver qui se barre en chantant après avoir été confronté à Kerry. Pas très clair tout ça, mais grosso modo, le monstre est en Oliver.

Au laboratoire, tout le monde est chaos, y compris Mélanie, même si je n’ai pas trop compris comment ni pourquoi. La victoire est en demi-teinte : David est libéré de son monstre, mais celui-ci est désormais avec Lenny en route vers le Sud. C’est con, parce qu’Oliver venait juste de se souvenir de Melanie.

Comme tout cela ne suffit pas, nous avons un cliffhanger post-générique (sérieusement, c’est odieux de faire ça aux séries !!) où David se fait enlever par un drone. J’étais déjà sûr de vouloir revenir pour la saison 2, mais cela me permet d’en être certain. J’aime beaucoup les perspectives ouvertes pour les prochains épisodes, que ce soit retrouver David ou retrouver Oliver, il y a de quoi faire !

En plus, je me suis rendu compte que j’avais commencé à m’attacher à plusieurs des personnages. Ce n’était pas gagné avec ce sentiment général de confusion permanente.

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EN BREF – Sacrée prise de tête que Legion, il m’aura fallu six épisodes et demi pour être à peu près certain de comprendre ce qu’il se tramait dans la série. Pourtant, pas un instant dans cette errance je n’ai eu le sentiment que les scénaristes ne savaient pas où ils voulaient aller.

La photographie et la réalisation sont impeccables, le casting excellent et les mystères extrêmement difficiles à percer : tout ceci rend la série sacrément solide pour une nouveauté. C’est un vrai plaisir que de se perdre chaque semaine devant cette série, même si c’est aussi un peu douloureux par moment de devoir tout remettre en question.

Le moins qu’on puisse dire c’est que la série aura su me dérouter et me surprendre par son originalité, à peu près dans chacun de ses épisodes. La qualité globale fait qu’on est forcé d’y revenir et les cliffhangers de fin de saison m’accrochent bien. À l’année prochaine, Legion !

 

 

Fais pas ci, fais pas ça (S09)

Cet article a été rédigé entre le 8 et le 23 février 2017 et rassemble mes réactions à chaud après le visionnage de chacun des épisodes. Bonne lecture !

Pour l’épisode de Noël de 2020, c’est par ici !

Avis : Clap de fin pour la meilleure série française ! Après une saison 8 qui perdait un peu en qualité et dont la conclusion ressemblait déjà à une fin de série, l’annonce est tombée l’an dernier : la saison 9 serait la dernière. Six épisodes bien trop courts pour tout boucler définitivement et dire au revoir aux deux familles les plus attachantes (pour ne pas dire attachiantes) de la télé française, voilà qui n’est pas simple.

C’est plein d’émotion et d’anticipation que se commence cette saison cette semaine sur France 2 et, même si je sais d’avance que je ne suis pas convaincu par le plan général des six épisodes  à venir (à savoir le procédé des bonds dans le temps), je suis impatient de retrouver les Boulay et les Lepic pour ces dernières aventures, car ils m’ont toujours fait beaucoup trop rire.

Note moyenne de la saison : 16/20

capture-decran-2017-02-08-23-50-42Épisode 1 – Parents un jour, parents toujours – 13/20
Detenik !

Voilà un titre qui, déjà, annonce bien la fin de série à venir. Pourtant, l’épisode est loin de ces considérations et resitue un peu tout le monde dans ses problématiques générales. Côté adulte, Valérie et Fabienne tiennent leur boîte avec Corinne, ce qui apporte de bonnes situations comiques. Cependant, je ne suis que moyennement convaincu par la panne d’inspiration de Fabienne qui, bien que crédible, n’est pas si drôle. Renaud a 50 ans, est débordé par sa famille et se tape une dépression par peur de la mort. Cela fonctionne plutôt pas mal au début, mais ça devient rapidement lourd avec sa vie de boulot. Je suis moins dedans que d’habitude et les clichés sur les chinois finissent vite par être gênants, surtout avec sa collègue où on est en permanence dans une relation malsaine qui peine à convaincre. Denis, lui, a son foodtruck mais sa meilleure scène reste Medusor. Du côté des enfants, Tiphaine part en Corse et on ne voit que peu Christophe, Soline est toujours aussi géniale, Charlotte est en dépression suite à sa rupture, Lucas… ben rien, comme souvent, et Eliot sauve l’épisode. Vraiment. Comme souvent, il est le personnage le mieux écrit de la série et ses interrogations politiques portent à bout de bras l’ensemble du comique de l’épisode. De manière générale, j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode. Les répliques géniales sont toujours là, mais le rythme ne suit pas, je trouve. On sent que la série s’est essoufflée et la magie n’opère plus trop, et croyez-moi bien que ça me tue de dire ça alors que j’ai toujours adoré cette série.

Capture d'écran 2017-02-08 23.50.56.pngÉpisode 2 – Une vie de rêves – 15/20
Tu sais combien de temps j’ai été enceinte ? 3 ans !

Fabienne et Renaud traversent une nouvelle crise de couple qui vient pourrir un peu plus la vie de leurs enfants, Valérie se met à fantasmer sur Renaud pendant que Denis connaît une crise existentielle à cause d’Eliott désormais à gauche. Gros, gros malaises sur cet épisode qui parvient malgré tout à être plus drôle que le premier. Alors mon plus gros malaise, c’est Fabienne. Le personnage m’a toujours fait rire car l’actrice est géniale, mais cette fois, ça part trop loin dans les clichés homophobes (et même racistes). Habituellement, Soline ou Charlotte rattrape la série quand elle va trop loin sur le sujet, mais cette fois, Fabienne est en roue libre sur les trois quart de l’épisode et ça devient problématique, vraiment. Heureusement que la fin d’épisode remet les choses un peu au clair, sans pour autant offrir un vrai discours contredisant les préjugés de Fabienne. Autre personnage que j’adore, autre malaise avec Eliott. Ses préoccupations politiques étaient super bien gérées dans le premier épisode, mais cette fois, ça tombe à côté en allant trop loin dans le cliché, de nouveau. Dernier malaise avec l’intrigue Tiphaine, c’est une énorme décision qui se joue pour la famille, mais tout est plié en trois scènes, étrange. Pourtant, malgré ces malaises et des facilités d’écriture énormes (Charlotte et Géraldine quoi), l’épisode nous sort de très bonnes répliques (« je viens me faire prendre »), des situations cocasses et une bonne dose d’humour. Difficile de tout lui pardonner, mais la patate de Charlotte pour défendre son frère ou Soline portant sa famille à bout de bras m’aident à rester optimiste (même si je n’aime toujours pas FX). Mon vrai problème, c’est qu’avant la série tordait le cou aux clichés alors qu’aujourd’hui, elle se contente de les utiliser pour faire rire, sans jamais proposer quelque chose de vraiment original ou d’osé. Finalement, il y a quelques défauts bien français qui ont fini par revenir dans l’écriture et ça se sent même parfois dans l’écriture. Quant à la fin, c’est un choix osé et on verra ce que donne le prochain épisode, mais pour le moment, je reste sceptique. J’ai ri devant ces deux épisodes, c’est certain, mais moins qu’avant car les excellentes répliques et répartis ont tendance à retomber plus vite qu’auparavant. La série a perdu de son pep’s et je finis par me dire que ce n’est peut-être pas une mauvaise chose qu’elle touche à sa fin si elle ne sait plus se réinventer. La suite la semaine prochaine !

03.pngÉpisode 3 – Mon ami Squiky – 12/20
On va zigouiller la vieille

Désolé, mais pour moi, cette saison est une catastrophe industrielle et ces épisodes ne sont plus que les ombres d’eux-mêmes. Heureusement que les bonnes répliques qui font mouche continuent de surgir de temps à autres, car l’intrigue n’a plus une once de cohérence. Nous voilà donc en 2022, ce qui n’apporte absolument rien narrativement parlant mais offre quelques aperçus de la vie dans le futur, qui sont possibles, mais pas franchement très intéressants/utiles à l’intrigue (les lunettes de réalité virtuelle ou le barbecue connecté, par exemple). Grosso modo, les nouveaux gadgets permettent de faire ressortir certains côtés des personnages et c’est tout. Le changement des acteurs les plus jeunes est hyper frustrant/dommage après neuf années à voir grandir les mêmes acteurs. L’une des forces de la série réside quand même dans les relations entre personnages, et le changement d’acteur bousille un peu tout ça. En plus, difficile de ne pas revoir Christophe dans les scènes avec Lucas et de ne pas sentir comme une répétition pas très habile. Les intrigues de Renaud et du tennis, je préfère même pas en parler tellement ça ne vole pas haut, mais j’aime beaucoup le caractère donné à Salomé, qui fait de la petite Boulay une vraie pitbull. Charlotte est mariée à (encore) une nouvelle nana qui est à l’opposé du personnage Charlotte, une artiste incomprise (et incompréhensible ?) étant à fond dans le cliché de l’artiste incompris… Une fois de plus, la série déçoit dans ses choix qui peinent à être comique. Et en parallèle, Christophe, Tiphaine et Soline font de la figuration ; Denis concrétise son projet de fust qui semble être ce vers quoi la série veut s’orienter pour la fin. Un déménagement des deux familles ? Bon, ça devrait faire remonter les souvenirs et franchement, c’est tout ce dont la série a besoin… Enfin, Eliot embarque ses parents en Inde pour rencontrer sa belle-famille. Pourquoi pas, mais on ne connaît rien de sa copine, dont je n’ai même pas retenu le nom. C’est un peu faible, mais je suis content de voir qu’ils ont laissé tomber la ferveur politique à outrance du personnage dans les deux premiers épisodes (et en même temps, c’est une piste abandonnée sans la moindre explication). Je tiens quand même à dire que les sous-titres à cette heure-là, c’était osé et appréciable. Surtout que cet épisode devait déjà déterminer la position de chacun cinq ans plus tard.

04.pngÉpisode 4 – Chapati Chapata – 15/20
TU TE DROGUES !

Ouf ! La série parvient à toucher juste dans les dernières minutes de cet épisode qui remet en avant la relation Charlotte/Eliot, une des meilleures choses qui ne soit jamais arrivées à Fais pas ci, fais pas ça. Et puis, Soline n’est plus avec FX (pour l’instant ?), c’est une excellente chose. Cet épisode voit tout le monde se délocaliser en Inde pour le mariage d’Eliott et allez-savoir-comment-elle-s’appelle. L’Inde est aussi la solution aux problèmes de la boîte de Fabienne & Valérie, ça tombe bien. Cet épisode remonte un peu le niveau en nous faisant retrouver ce qui fonctionnait dans les séries – les relations humaines, notamment parents/enfants – même si c’est parfois franchement téléphoné (le coup du chauffeur, de Hashish et Poppers, de Valérie qui pète son câble…). Les facilités scénaristiques s’enchaînent en fin d’épisode, avec Corinne restant en Inde par exemple, et les scénaristes osent s’aventurer dans de drôles de terrain avec la FIV pour Charlotte. Qu’on m’explique ce qu’elle fiche avec Martha, sérieusement (même si OK, dans cet épisode, Martha a une excellente scène avec les parents Lepic). La réunion de tout le casting est vraiment sympa, mais Christophe & Tiphaine continuent de faire de la figuration et il y a des moments que je ne comprends pas (Martha qui fait l’amour à un poteau alors que Lucas demande à son frère de prendre son cul en photo, le tout en Inde ??). Un mot de Soline qui part donc en vrille dans sa vie, avec un côté rebelle qui continue de s’affirmer au-delà de l’adolescence… Le problème, c’est que son côté rebelle resurgit d’un épisode à l’autre sans grande cohérence, parce qu’il y a des moments où elle est posée (les deux premiers épisodes de cette saison par exemple) et d’autres où on retrouve l’ado en crise. Et puis, elle sort quand même avec un type qui s’appelle RAGOÛT. Je suis vraiment mitigé et presque pressé que ça s’arrête, du coup. Surtout qu’Eliott nous fait à son tour le coup de quitter son propre mariage. Décidément les Boulay n’ont pas de bol avec les mariages de leurs gosses !

Capture d'écran 2017-02-22 23.53.44.pngÉpisode 5 – Guerre froide – 14/20
Fourzytout, mais pas Fourzynimportequoi

Bienvenue en 2027 ! Bien que je ne sois toujours pas convaincu par les bonds dans le temps, force est de constater que certains gags fonctionnent (la commande vocale) et offrent un bon aperçu de ce que sera sans doute le quotidien du futur. En revanche, il y a aussi tout un côté un peu lourd sur Hulot président, les poubelles et le refroidissement climatique. La volonté de bien faire et de passer le message politique est là, c’est un peu trop tiré par les cheveux par moment. Cet épisode replace enfin Christophe et Tiphaine au centre des préoccupations… avec un divorce et, pendant un moment, le doute sur la survie de Tiphaine. Cet épisode s’amuse à nous faire croire qu’elle est morte, quelque chose que je n’aurais pas réussi à leur pardonner. Finalement, l’intrigue est plutôt bien vue : je trouve peu étonnant et même plutôt bien que les personnages ne finissent pas ensemble (certains vont me tuer pour ça), la raison est néanmoins un peu énorme quand on se remémore l’épisode où elle annonce qu’elle est enceinte. Mais bon, c’est surprenant et ça fonctionne très bien. Difficile d’en dire autant du couple Christophe/Aminata, qui peine un peu à convaincre, exactement comme Martha et Charlotte, d’ailleurs. Soline est toujours célibataire et repasse à l’arrière-plan cette semaine, Lucas… nous fait du Lucas, à savoir du Christophe en plus débile, avec des théories du complot. Il y a de bons moments néanmoins et le guest d’Arielle Dombasle respecte bien la tradition des guests improbables qui fonctionnent contre toute attente dans des scènes tout à fait ridicules. Côté Bouley, Salomé a bien grandi et est devenue une ado capricieuse, parfait mélange entre Tiphaine et Eliott quand on y réfléchit un peu. Son histoire de natation synchronisée n’est pas des plus passionnantes, mais il y a quelques bonnes répliques. Quant aux parents, la paternité de Kim a lancé une véritable guerre froide entre les deux familles, ce qui leur donne l’opportunité de s’étriper les uns les autres. La série ne pouvait s’achever sans revenir à cette mésentente pas si cordiale entre voisins, les disputes Boulepic étant bien souvent mémorables. La résolution est un peu extrême et rapide, mais pourquoi pas. Il me reste à parler d’Eliott. Difficile de ne pas être frustré : deux épisodes en Inde pour finir comme ça ? Plus aucune référence à l’Inde, pas de mec pour Corinne, plus de Fabia, j’en passe, j’en passe. C’est comme si l’épisode précédent était déjà oublié. La fuite d’Eliott a forcément provoqué des remous énormes, mais on n’en saura jamais rien. Frustrant. Cependant, le voir développer sa passion du dessin et créer sa BD est excellent et promet de bonnes choses pour le final.

Capture d'écran 2017-02-22 23.46.25.pngÉpisode 6 – Nous vieillirons ensemble – 15/20
Embrassez-moi

Et il était temps que ça se termine, la série arrive à bout de souffle sur son épisode final et ne réussit pas vraiment sa sortie. La BD d’Eliott est de loin le meilleur élément de cette fin, car elle permet un clin d’œil sympa au premier épisode et une fin qui casse l’illusion avec le passage personnages/acteurs très réussi. Malgré la promesse initiale d’un album photo et un générique très réussi, l’absence de flashbacks ou de bons gros discours (comme celui de Charlotte à la fin de l’épisode 4) ne permet pas de verser sa larme, et c’est un peu embêtant quand on quitte des personnages qu’on a adoré pendant 10 ans. Plus gênant encore, je ne reconnais pas Charlotte et je n’aime pas du tout ce qu’elle dit à sa mère. Du tout, du tout. C’est pourtant le coeur de cet épisode qui voit les parents des deux familles affronter une nouvelle crise : d’un côté, Fabienne regrette de n’avoir jamais embrassé personne, de l’autre, Renaud et Valérie découvrent qu’ils sont leur premier amour respectif, dans une intrigue du 10 mai 1981 que l’on voit arriver de loin. Du coup, les couples s’inversent le temps d’un baiser et c’est une drôle de morale conclusive, habilement rattrapée par des comédiens géniaux et des comparaisons réussies. Ce n’est pas la fin que j’imaginais pour cette série, dont même les répliques peinent à faire mouche par moment. J’ai aimé malgré tout le retour de l’excellente Christiane Potin, qui a énormément manqué cette saison. Là voilà diseuse de mauvaise aventure, une énième reconversion qui lui va comme un gant et apporte quelques péripéties. J’aurais apprécié le retour d’autres personnages secondaires, mais il faut se faire une raison : en six épisodes, difficile de tout développer. Du côté des enfants, on reste dans un flou assez vaste : Christophe file apparemment le parfait amour avec Aminata, qui accouche hors écran d’un petit garçon qui n’aura jamais de nom. Soline est de toute évidence revenue en France, mais vit apparemment chez ses parents, où elle ne se sent pas aimé. Le coup du robinet Soline est un beau moment digne de la série, entre ridicule et vraiment touchant. J’aime le fait qu’elle reste célibataire à la fin de la série, déjà parce que je n’aime pas FX, ensuite, parce qu’elle le vit bien et que c’est très en accord avec le personnage. Charlotte se laisse séduire par un mec parfait qui aurait habituellement été pour Soline et ne s’occupe pas un instant de ses gosses ni de sa femme, d’ailleurs, qui semble peu perturbée par la présence du monsieur. C’est un peu gênant. Enfin, Lucas continue d’être Lucas, sans grande conclusion. Tiphaine n’a pas le droit non plus à une conclusion, et pour le coup, c’est étrange, surtout qu’elle reste célibataire dans son boulot d’enquêtrice, alors qu’elle, je la verrais bien profiter d’applis de rencontres en ligne. Eliott a une belle conclusion en apportant la fierté à ses parents avec la BD qui cartonne. Par contre, rien sur le plan sentimental, et après l’Inde, c’est frustrant. Cela dit, de tous, c’est celui qui a la storyline la plus aboutie et l’évolution la plus géniale de la série, alors j’approuve. Il est définitivement (et contre toute attente !) le personnage que je préfère parmi les enfants, alors qu’au départ, il m’énervait pas mal. Enfin, Salomé est une ado en crise parfaitement insupportable. Tous les enfants ont malgré tout droit à une scène conclusive où l’on sent les acteurs percer la carapace, un pique-nique dans le jardin des parents, sans leurs propres enfants. En fait, c’est ce qui manque le plus à ce final, je trouve : j’aurais adoré voir les enfants devenir parents et éduquer leurs enfants, surtout Christophe et Tiphaine (on a eu le début, quoi, et Kim semble à peu près stable dans sa tête). La série a privilégié les parents du début, comme lors des deux dernières saisons, débordée probablement par le casting sans cesse plus large et le nombre d’épisodes sans cesse plus réduit. En définitive, il a fallu faire des choix et je crois qu’il aurait été impossible d’être pleinement satisfait. En même temps, ce n’est pas étonnant, après avoir suivi les Boulepic pendant dix ans.

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Pour l’épisode de Noël de 2020, c’est par ici !

  • EN BREF – Pleine de bonnes intentions, cette saison surprend par des choix osés et des thématiques larges, qui l’éloignent un peu des habitudes que nous avions avec mes deux familles préférées de la télévision française. Comme en saison 8, on sent bien que l’écriture s’essouffle, que des choix sont faits faute de temps et que l’équilibre est souvent instable… Néanmoins, l’excellent jeu d’acteurs des parents et de certains enfants vient compenser tout ça. C’est un peu décevant de voir s’achever la série comme cela après autant d’épisodes et de saisons parfaites, mais ce n’est pas non plus étonnant : la longévité de la série est impressionnante, d’autant plus pour une production française qui n’avait au départ pas grand chose pour elle avec une diffusion confidentielle le samedi après-midi. C’était il y a dix ans et je m’en souviens très bien : j’avais allumé ma télévision par flemme de faire un exercice de maths pour le lundi et j’étais tombé sur le premier épisode. Autant dire que j’étais là depuis le début et que je m’attendais à verser ma larmichette ce soir. Si ça n’a pas été le cas faute d’un dernier discours fort (Eliott aurait été parfait après la projection de son film), j’ai adoré l’idée de la BD et suivre ces personnages pendant autant d’années. Clairement, cela se voit dans certaines de mes notes qui pour d’autres séries seraient peut-être descendues plus bas, mais je ne peux pas m’y résoudre. En plus, même si je n’ai pas pleuré devant ce chapitre final, je peux déjà vous dire que putain, merde, les Bouley et les Lepic me manquent !

The Fades (S01)

Avis : Le planning de mon challenge séries est un peu allégé ce mois-ci, puisque je suis simplement censé voir les six épisodes de The Fades et une saison de Supernatural. Bref, un jeu d’enfant ! Je ne sais pas grand-chose de cette série britannique, si ce n’est que son acteur principal est le génial Ian de Caestecker (Fitz d’Agents of S.H.I.E.L.D), que je ne m’attendais pas à retrouver si jeune. Le casting comprend aussi la géniale Natalie Dormer (mais non, je n’aime toujours pas Game of Thrones) et Jack Thorne a produit/écrit la série. De ce dernier, j’ai choisi de retenir le très bon travail sur How I live now plutôt que le médiocre Harry Potter and the Cursed Child.

Autrement dit, il y a du beau monde sur cette série, mais du beau monde qui est sur le point de se faire connaître, et non l’inverse. Cela fait quelques années déjà que je me dis qu’il faut que je regarde, je profite donc de ce challenge pour enfin m’y coller, en espérant ne pas être trop déçu.

Si vous voulez simplement savoir s’il y a une vraie fin ou non sans spoiler, continuez de lire ce paragraphe, autrement, passez votre chemin. La réponse est toute simple : la saison se conclue de manière ouverte, mais répond malgré tout à l’ensemble des questions qu’elle pose.

Note moyenne de la saison : 17,5

01.pngÉpisode 1 – 18/20
My dreams are coming true

Ce pilot introduit sacrément bien l’intrigue de la série en offrant d’un coup pas mal d’éléments de sa mythologie, mais en parvenant à créer un mystère savoureux qui se regarde et fait se poser pas mal de questions. On suit un ensemble de personnages, là où j’avais compris que Ian de Caestecker était l’acteur principal. Que ce ne soit pas le cas n’est pas vraiment une déception, car l’ensemble est très solide. Alors, certes, Paul est un personnage important : c’est notre point d’entrée dans l’univers fantastique et étrange de la série, celui qui voit des choses sans les comprendre, ni les savoir. C’est un ado un peu perturbé, le loser de base avec son meilleur pote (Mac), qui ne comprend rien au monde qui l’entoure, que ce soit celui des vivants (de sa sœur jumelle, Anna, notamment) ou celui des morts. Il s’oppose ainsi à Neil, Helen et surtout Sarah, qui eux en savent beaucoup trop et vivent dans un monde où les morts sont parfois coincés et frustrés de l’être. Ce sont les fades du titre, qui font aussi toute l’intrigue de cette série et que Neil introduit à peu près au trois quart de l’épisode, alors qu’on en a déjà vu un paquet auparavant, avec aussi un exorcisme et la mort de Sarah. Autant dit que quand je parle d’un ensemble solide, ça l’est, parce qu’il faut quand même réussir à le faire pour pondre un scénario crédible avec autant d’éléments. D’ailleurs, un dernier pan de l’intrigue se concentre sur Mark, l’ex-mari de Sarah, qui n’est autre que… Tom Eillis, que je retrouverais plus tard dans mon challenge avec Lucifer. Inattendu, mais ça boucle la boucle ! Bref, on est à fond dans le fantastique, et ça tombe bien, c’est un peu le fil rouge de mon challenge avec Supernatural. Ma plus grosse critique pour le moment serait les transitions pourries entre les actes, car vraiment, j’ai énormément accroché à ce pilot et ces nombreux mystères introduits les uns après les autres avec beaucoup de brio. Le cliffhanger est diablement efficace et donne envie de tout de suite enchaîner, ça tombe bien j’ai le temps. En tout cas, ce premier épisode a de quoi me faire regretter d’avoir presque six ans de retard !

02.pngÉpisode 2 – 15/20
The world’s coming to an end… There’s nothing you can do.

La violence de cette série ne fait que commencer, apparemment, puisqu’après les morts de Sarah et Helen dans le pilot, ce deuxième volet démarre par la mort de toute la famille de Paul… Dans ses rêves. Forcément. Cet épisode m’a un peu moins fasciné que le pilot, car j’en ai trouvé le début long à se mettre en place et que c’est un peu gros que Sarah et Helen soient toutes les deux coincées sur Terre. C’est un peu le risque des séries qui démarrent trop fort (en rythme ou en écriture), la suite retombe forcément un peu. Pourtant, les scénaristes tentent de garder le rythme et le casting est vraiment excellent. Seulement, le côté vie adolescente qui continue malgré tout n’est pas aussi porteur que ce qu’ils essaient de nous faire croire. À cet égard, la métaphore finale (Superman) m’a fait lever les yeux au ciel assez violemment. Quelques scènes sortent clairement du lot, comme cette Sarah creepy à suivre Mark absolument partout, les cauchemars de Paul ou ce moment une morte sexy cherche à l’électrocuter. Malgré tout, je trouve qu’on ne fait plus forcément bien la distinction entre les rêves de Paul et la réalité et que sa relation avec Neil comme mentor est moins efficace que prévue. En revanche, la paranoïa qui commence à gagner Mark sur la mort de Sarah est plutôt du genre excellente. Enfin, je trouve le pari d’origine de la série plutôt risqué, puisqu’elle introduit une mythologie qui se contredit d’elle-même avec les morts qui peuvent désormais toucher notre monde et manger nos chairs. Le cliffhanger ne m’a pas donné spécialement envie d’enchaîner, ce qui est toujours un problème quand je me prévois une soirée de bingewatching, mais j’aime beaucoup la petite-amie de Paul.

03.pngÉpisode 3 – 16/20
I grow wings when I ejaculate.

Un jour, j’aurais tellement de temps libre devant moi que je ferais un article sur les anglais et l’art des scènes gênantes. L’intro de cet épisode qui voit Paul se masturber y figurerait en bonne place, croyez-moi, cette métaphore des ailes qui surgissent étant au moins aussi dérangeant que tout ce qui précède ! Le couple fonctionne heureusement plutôt bien, même si tout cela est fortement british et que moi, j’ai un peu de mal avec cette vision de la jeunesse et du traitement des pouvoirs/métaphores (oh j’imagine déjà Yodabor passer par ici et me dire que les style british, c’est chouette). Cela m’a beaucoup rappelé Misfits et un peu Skins. J’ai beau aimé ces séries, je ne les trouve pas aussi fun que beaucoup d’autres, ayant souvent du mal avec le décalage anglais (qui, ici, est frappant quand Paul coud la bouche de sa sœur devant Jay… scène qui m’a même pas vraiment de résolution logique proposée). Les sous-intrigues ados continuent donc de pas trop me passionner (même si j’ai aimé le concept du « birth-yester-day »), surtout que ça va un peu loin (l’escalade de l’arbre oh la la) et la trame générale me laisse perplexe, avec des visions de plus en plus fréquentes de la part de Paul. Bon, autrement, les choses s’annoncent plutôt cool pour mon challenge, car j’aime beaucoup le jeu d’acteur de Tom Ellis. Je prévoyais de voir Lucifer en y allant à reculons, car j’ai toujours du mal sur les séries capitalisant leur succès sur leur beau gosse de personnage principal, mais il semble fichu de gérer les nuances nécessaires à un rôle titre. Dans cet épisode, le perso de Mark commence par être totalement rongé de la disparition de son ex-femme avant d’apprendre que Neil voit son fantôme, puis d’être arrêté pour meurtres, au pluriel. Vu comme ça. La fin d’épisode rattrape un peu l’ennui initial de cet épisode, avec un Paul renforcé par un camion devant son meilleur ami, une Helen qui s’envole enfin vers d’autres cieux et un monstre évidemment beau-gosse qui vient au monde. Nu, tant qu’à faire.

04.pngÉpisode 4 – 18/20
Paul is braindead

Putain, les anglais aiment renverser les gens pour le fun, c’est pas possible ! S’ils roulaient dans le bon sens, ça irait peut-être mieux aussi. Et donc, la série nous tue Paul au beau milieu de sa saison 1, un truc que les anglais aiment bien faire aussi, ce qui a l’avantage d’être surprenant (autant que déprimant, c’est le héros bordel). Pas autant que la storyline autour de John, notre monstre à poil tout droit venu de Skins, au passé évidemment bien compliqué. Tout ça pour se faire buter en deux secondes.. Ce qui n’est pas bien grave, car il est évidemment immortel. C’était donc bien un grand méchant qui décime en une scène le clan de Neil. Pendant ce temps, Mark est accusé du meurtre de Sarah et passe pour un dingue à tenter de communiquer avec elle au beau milieu d’un interrogatoire. Il finit par lui demander d’arrêter d’être aussi curieuse avec lui et de se casser, une partie de l’intrigue dont je ne vois pas bien l’intérêt narratif pour le moment. Les scénaristes nous pondent alors, comme sorti de nulle part, une fin énorme. Un rituel qui permet de faire revenir Paul d’entre les morts parmi tout un tas de papillons. Fuck, j’aurais pas dit mieux. Faut pas s’étonner qu’ils n’aient pas de saison 2 avec des rebondissements pareils après. En plus, le côté teen qui avait envahi les épisodes précédents disparaît totalement ici avec un drame beaucoup trop important pour continuer dans cette légèreté initiale. L’épisode se conclue donc en beauté, mais c’est bien étrange et mieux vaut ne pas trop chercher à chipoter les détails de la mythologie.

052.pngÉpisode 5 – 19/20
He was dead and now he’s not. It makes him a zombie.

Paul revient chez lui en un rien de temps, car il va mieux depuis qu’il est sorti du « coma », c’est-à-dire de sa mort cérébrale. Cela ne demande pas vraiment de réadaptation, apparemment. Pendant ce temps, John continue de massacrer des victimes innocentes et parvient à convaincre Sarah de se joindre à son groupe de morts-vivants. Il faut dire qu’avec l’épisode précédent où Mark la chassait, c’était un peu obligatoire, mais ça ne peut pas annoncer de bonnes choses. La transformation se fait tranquillement dans l’épisode, préparant le terrain d’un épisode final qui s’annonce plutôt intéressant. De son côté, lui, Mark retrouve Vicky, son coup d’un soir… qui devient la bonne occasion de se prendre des coups de jour quand le gang de morts-vivants s’empare du centre de survie (le lycée, c’est pratique) pour tuer tout le monde. C’est une intrigue qui fonctionne bien et débute une jolie épidémie de zombies. L’épisode était sacrément bien foutu et monté à partir de là, avec même un plouf-plouf pour savoir qui allait mourir.La tension est palpable tout du long et il est dur de décrocher de l’écran tant la qualité y est, avec des interactions bien écrites entre les personnages. En même temps, je reste perplexe, car la série ne s’annonçait pas trop comme une invasion de zombies au départ : leur mythologie était plus complexe que cela quand même. Désormais, Paul est simplement devenu une arme capable de tuer les morts et même les relations sont prévisibles. Alors certes, ça fonctionne très bien, et bien mieux que (FearThe Walking Dead d’ailleurs, mais j’ai l’impression d’un potentiel perdu en cours de route. Et pourtant, je ne vois pas trop non plus vers quoi d’autre ils auraient pu se diriger. Bref, autant dire que je suis juste chiant et que j’ai savouré l’épisode, alors je devrais arrêter de me plaindre et me jeter sur la fin de saison, malgré ma peur d’une fin ouverte. De toute manière, je n’ai plus trop le choix.

06.pngÉpisode 6 – 18/20
Well, that reaction I wasn’t expecting

Les enjeux étaient plutôt bien cernés par l’épisode précédent et cette dernière heure prend la forme d’un compte à rebours vers les visions de Paul et de la fin du monde. Paul cherche un moyen de sauver le monde sans avoir à tuer les morts (oh l’ironie) car il ne veut pas être un tueur. Il aurait mieux fait de protéger sa famille car Neil décide de s’en prendre à eux. Désespéré et fou à l’idée que Paul refuse de l’aider, il entend lui faire prendre conscience des choses en menaçant de tuer Jay. Sauf qu’il la tue. Putain d’anglais ! Il a la bonne idée d’enfermer Anna et Mac ensemble cela dit, ce qui tombe bien car les deux se sont beaucoup rapprochés dans l’épisode précédent. Sarah, elle, découvre les problèmes de son nouveau statut et s’en prend à un John déjà déstabilisé pour avoir des informations, alors qu’elle a à son tour des visions. Bizarrement, il y a moins de tension dans cet épisode que dans le précédent, même si elle finit par arriver lors de la confrontation entre Neil, John et Paul. J’ai aimé le soin que les scénaristes ont pris à apporter une fin à tout le monde dans le casting principal, surtout Mark qui termine donc avec Vicky. C’est moins vrai des parents, mais ce n’est pas la chose qui va me torturer non plus. Le but de cet épisode était bien de boucler la boucle, avec un retour au centre commercial désaffecté du pilot, qui me paraît dater d’il y a des années alors que j’ai pourtant enchaîné les six épisodes en une seule soirée (oh, le manque de sérieux). Les ailes de Paul réapparaissent donc pile au bon moment après une intervention tout aussi bien sentie de Sarah. Finalement, et contrairement à ce que je disais à l’épisode précédent, la mythologie de la série explose dans ce merveilleux épisode conclusif. Ils auraient pu choisir une vraie fin en faisant en sorte que Neil se trompe, mais non, la fin sera ouverte sur fond d’apocalypse, une autre des grandes modes anglaises. J’aurais adoré avoir une saison 2 sur l’apocalypse mais, en même temps, force est de constater que la série fonctionne bien sur ces six épisodes, sans avoir nécessairement besoin de plus.

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EN BREF – Difficile de ne pas employer le mot coup de cœur quand il faut parler de The Fades. La série se dévore hyper vite et l’on fait vite abstraction de ces défauts, qui n’en sont pas vraiment : le décalage de ton est purement anglais et on ne peut pas faire autrement que de l’accepter dès le premier épisode. Je n’ai pas insisté assez, je trouve, au sein de mes critiques sur l’énorme talent du casting : ce n’est pas un hasard si trois d’entre eux ont vu leur carrière exploser aux USA par la suite. Les prestations de Natalie Dormer et Ian de Caesteker dans le dernier épisode sont particulièrement marquantes à cet égard et contribuent aux critiques positives sur la série. Il est vraiment dommage que celle-ci ne soit pas plus connue, car elle gagne à être vue, c’est un vrai petit bijou. Dommage, il faudra faire sans suite et cantonner à imaginer la suite, comme avec tant de séries britanniques. C’est frustrant, mais au moins, les conclusions apportées sont satisfaisantes.

Pourquoi je suis passé au speedwatching? #1

Cela faisait un moment que j’avais envie de refaire une chronique « On ne va pas se mentir », mais quand j’ai une idée, je n’ai pas le temps, et quand j’ai le temps, je n’ai pas d’idée. Du coup, je vais me tenter une nouvelle formule, celle du dossier publié sur quatre semaines. Bref, je suis de retour en février pour la rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument effrayante : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ».

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

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Ces mots sont terribles ! Quitte à appeler cette rubrique « on ne va pas s’mentir », autant vous dire la vérité tout de suite : oui, j’ai speedwatché certains épisodes de séries ! Bouh, c’est mal. Et oui, tant que j’y suis, je l’avoue : certaines critiques de ce blog sont issues du speedwatching aussi (BOUUUUH), mais je ne suis pas certain que vous saurez deviner lesquelles pour autant ! Indice : la taille ne compte pas.

En réponse au podcast de Monsieur Séries qui a récemment cherché à comprendre le phénomène, voilà donc mon témoignage sur la vilaine bête noire des sériephiles : vous saurez du tout du pourquoi, du comment et de mon avis définitif sur cette pratique apparemment un peu honteuse. Enfin, vous saurez tout d’ici un mois, parce que comme je disais en intro, je vais vous faire quatre articles sur le sujet, qui est tellement vaste que j’aurais de quoi en écrire un livre. Oui, je suis motivé comme ça. Par contre, vous, vous avez peut-être un peu autre chose à faire que de lire tout ça et moi, mon but, c’est que vous me lisiez aussi quand même. J’adore parler tout seul, mais c’est toujours sympa de se sentir écouté/lu aussi. Au moins un peu, quoi.

Bon, puisque je vais écrire trois autres articles dessus, en tout cas, laissez-moi aujourd’hui vous proposer une introduction sur la chose, c’est-à-dire simplement une définition et un exemple. Histoire de comprendre de quoi je parlerai plus longuement et plus précisément ces prochains samedis ! Bref, j’avoue, c’était un titre accrocheur, mais la réponse ne viendra que la semaine prochaine, OUPS, restez avec moi quand même, j’ai des photos marrantes pour illustrer l’article :

bonus-logan

Le « en-train-de-regarder-en-vitesse », c’est quoi ?

Explique-nous tout, Jamy ! Nouvelle (soi-disant) dérive mise à la mode par les médias (, ou , et puis ici ou , pour ne prendre que les cinq premiers résultats Google) au passage à l’an 2017 (grosso modo, les articles s’étendent du 28 décembre au 7 janvier), c’est une pratique qui consiste comme son nom l’indique à regarder plus rapidement un contenu multimédia en accélérant sa vitesse de manière variable (du x1.12 au x2, si ce n’est plus). Cela existe depuis des années sur VLC ou Youtube, mais quelqu’un a eu la bonne idée d’en faire un pseudo-débat en fin d’année, et depuis les passions se déchaînent chez les (soi-disant ?) spécialistes. Et du coup, je viens ajouter ma pierre à l’édifice des débats avec ma série d’articles, mais je tiens à le faire surtout en réponse, car j’ai vu beaucoup de critiques faciles, mais peu de justification vraiment solide du pourquoi du comment. Et comme j’aime pas subir des insultes (mais si, promis, ça va jusque-là) sans y répondre,  me voilà.

Donc, certes, je suis en retard sur le mouvement, mais j’espère que ce gros dossier (tous les samedis de février si tout va bien) vous plaira et je commence déjà à réfléchir à quels autres sujets je pourrais traiter par la suite (et je suis preneur de vos idées).

Allez, pour vous faire une idée, je vous laisse cette vidéo Youtube. Vous verrez en l’accélérant que l’on comprend tout à fait les mots prononcés, et même que l’on ne note pas vraiment la différence en 1.25 si l’on n’est pas au courant. C’est assez dingue comme concept. Pour tenter le speedwatching, il suffit d’aller voir dans les paramètres en bas à droite et de changer la vitesse. Pour commencer, on y va gentiment, je vous mets une vidéo française :

J’avoue, j’ai choisi cette vidéo pour vous faire découvrir l’excellent travail de PV Nova au passage. Si vous ne connaissiez pas son projet 10 days/10 songs, je vous invite à aller découvrir l’album (en vitesse normale, HEIN) par ici. Je me laisse rarement l’occasion de parler d’autre chose que des séries sur le blog, c’était l’occasion.

OK, quel intérêt, me direz-vous ? Le speedwatching est supposé faire gagner du temps. Ni plus, ni moins. Bienvenue dans la société de consommation. Personnellement, j’ai d’abord entendu parler du « speedreading », avec des logiciels ou des sites (par ici) proposant de lire des textes beaucoup plus rapidement en faisant défiler les mots devant les yeux plutôt que l’inverse. Et vous savez quoi ? Cela fonctionne. J’ai lu en « speed reading » pas mal de choses complémentaires pour les études. L’attention et l’apprentissage y sont forcément moindre, mais pour revoir des choses déjà connues, c’est sacrément pratique. Scientifiquement parlant, le cerveau est capable de capter beaucoup plus de mots que ce que permet la vitesse de lecture traditionnelle. Il existe également des méthodes qui consiste à diviser une page en quatre et à ne faire que regarder chaque morceau quelques secondes. Si l’on vous pose des questions sur le texte, vous êtes alors capables de répondre assez précisément, alors que pourtant vous ne l’avez pas lu. Flippant ? Oui, c’est aussi comme cela que fonctionne la publicité, hein, si on vous matraque des logos que vous ne regardez pas un peu partout, c’est parce que vous les voyez quand même. Tout un programme.

Il en va exactement de même avec l’audio, où notre cerveau peut gober bien plus de mots que ce que nous permet d’en prononcer la bouche. C’est d’ailleurs pour ça que certaines personnes peuvent traiter les informations données en même temps par deux interlocuteurs parlant en même temps. Et parce que je suis un blog série, je ne résiste pas à l’envie de souligner que certaines séries n’hésitent pas à en jouer dans leurs premières saisons, comme Grey’s Anatomy (Cristina et Meredith qui parlent vite, chacune leur tour certes, de choses totalement différentes) ou plus encore Agents of S.H.I.E.L.D (avec Fitzsimmons parlant cette fois en même temps, le plus souvent pour se compléter…).

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Et comment tu fais ? Il paraît que certains lecteurs DVD permettent de le faire, moi perso il coupe le son si j’essaye l’avance rapide, alors je ne fais pas comme ça. En revanche, il existe tout un tas de manière de regarder en vitesse accélérée, et je suis loin de toutes les connaître. Pour ceux qui téléchargent (et ce n’est pas mon cas), il y a VLC qui permet de le faire dans les options de « Lecture » (il y a un bouton « vitesse », ou sinon vous pouvez accélérer/ralentir la vitesse à coup de 0.5 en appuyant sur les touches +/- de votre clavier). Youtube permet de le faire, bien sûr, comme je le disais plus haut. Parmi les lecteurs de streaming, certains le propose, à commencer par Openload qui, en plus, propose généralement une qualité pas trop dégueu. Et pour Netflix ? L’application ne permet pas de le faire, mais il paraît que des extensions Chrome/Firefox offrent cette possibilité. Je confirme qu’il en existe pour Firefox, car j’en ai une (pour les vidéos des sites d’info notamment, mais aussi pour certains cours et conférences en ligne, où j’adapte la vitesse des profs à mon rythme de frappe/de fatigue), mais je viens de vérifier, elle ne fonctionne pas sur Netflix. Oui, la vie n’est pas un long fleuve tranquille quand on choisit de speedwatcher, en plus de faire face aux critiques, il faut se débrouiller pour trouver comment faire. Cela dit, je vous garantie à 100% que ça peut être pratique et vous sauver un emploi du temps chargé !

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Alors pourquoi pas ? Parce que les autoproclamés puristes des séries hurlent à l’hérésie quand il est question de speedwatching, qui suppose (obligatoirement) de casser un rythme voulu par le showrunner, d’accélérer (et donc perdre) des nuances de jeu d’acteur ou tout simplement ne pas entendre/savourer le dialogue. Bref, ce n’est plus regarder une série de la manière dont elle a été conçue, mais c’est être dans de la consommation pure et dure, sans savourer.

« Mais attends, me direz-vous encore, le bingewatching est à la mode, or ça consiste à regarder toute une saison d’une série diffusée sur treize/vingt-deux semaines en une journée/deux nuits, non ? Est-ce que ce n’est pas de la consommation pure et dure, sans tout savourer et sans regarder de la manière dont elle est conçue avec des cliffhangers pour faire revenir la semaine suivante ? ». Si, vous répondrai-je. Le speedwatching, c’est exactement comme le bingewatching, en fait.

En pire.

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Du coup, j’ai beaucoup de choses à en dire au-delà de cette introduction assez brève (mais déjà longue à mettre en page en fait). On se retrouve la semaine prochaine avec « Les (vrais) avantages du speedwatching »… car non, ce ne sont pas forcément ceux mis en avant par les articles cités plus haut, loin s’en faut ! En attendant, n’hésitez pas à tenter de deviner quelles séries ont fait les frais du speedwatching sur le blog, vous gagnerez des likes de vos commentaires ci-dessous. Vous avez déjà quelques indices dans cet article, même si les photos ne sont pas représentatives car pas exclusivement tirées de séries accélérées. Comme je le disais plus haut, je ne suis pas contre vos retours également sur d’autres sujets qui pourraient faire les frais d’un dossier estampillé « On ne va pas se mentir ».

À très vite sur le blog !

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