Comment Buffy a façonné mon blog (et ma vie) ?

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Buffy a 20 ans et, désormais, mon blog a 200 articles. Oui, vous êtes en train de lire la première ligne du 200e article du blog, déjà ! C’est absolument dingue et ça en dit long sur le nombre de saisons que j’ai englouties depuis janvier 2016. Hum.

Cet article va être un peu long et surtout bien différent des autres, parce que je le mûris depuis à peu près deux semaines. Du coup, j’ai très peu posté de nouveaux articles ces derniers temps parce que je savais que je voulais quelque chose de spécial pour le 200e… et aussi parce que, soyons honnête, je n’ai pas eu beaucoup de temps au mois de mars ! J’ai passé un concours, je suis parti en vacances et j’ai rattrapé mes séries, et bam, c’est déjà la fin du mois. Horrible.

Je savais aussi depuis un moment que je voulais écrire un article pour les 20 ans de la série Buffy. Alors, oui, je sais, j’ai quelques semaines de retard et je n’ai pas critiqué les épisodes de Buffy sur ce blog, évidemment, mais tout de même, sachez que le premier article jamais publié ici le fut en janvier 2015 et c’était évidemment sur Buffy.

Oui, 2015. Oui, en anglais. Oui, avant que Just One More Episode ne devienne ce qu’il est aujourd’hui, c’était un tout autre blog que j’ai tenu pendant… allez, une semaine à tout casser, en janvier 2015. Oups. C’était la révélation du jour… et on va revenir sur la création de ce blog et mon amour pour la série Buffy en parallèle, parce que je ne peux m’empêcher de croire que si j’en suis à 200 articles et plus de 5 000 visites, c’est un peu (aussi) grâce à Buffy.

Attention, ça va inévitablement spoiler légèrement Buffy et être long, pas construit et sans but. Une parenthèse sur le blog, une errance qui en dira long sur celui-ci, sur moi, sur l’impact de Buffy et probablement sur tout un tas d’autres choses auxquelles je ne pense pas encore, puisque je vais laisser ma pensée me guider. Bonne lecture, si vous en avez le courage !

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Comme un automate

Dire que je suis devenu fan des séries en regardant Buffy serait un mensonge. Contrairement à beaucoup, je n’ai pas eu la chance de la découvrir durant la Trilogie du samedi… Et non ! Ma grande sœur voulait se garder une série pour elle et comme c’était elle la maîtresse de la télécommande dans sa chambre, j’étais fichu. Je me suis donc contenté de Charmed pendant des années… tout en regardant parfois des bouts d’épisodes de Buffy quand elle avait le dos tourné. J’ai des souvenirs très vifs de la saison 4 (et particulièrement Tara/Willow) et de l’épisode musical par exemple.

Ce n’est donc qu’en 2007 que j’ai pu découvrir véritablement Buffy, la blonde ado qui trucide du vampire à toute heure. Oui, c’était il y a dix ans seulement pour moi, et pas vingt. Suis-je pour autant moins fan que les autres ? Pas sûr.

Depuis, j’ai bien dû voir la saison 6 une vingtaine de fois, le musical une bonne centaine (je ne suis pas en train de l’écouter là tout de suite, c’est faux) et le reste au moins dix fois, en regrettant chaque fois de n’avoir pas pu suivre ça au jour le jour. Buffy, je finis toujours par y revenir, c’est comme ça.

Pourtant, petit, j’étais #TeamCharmed à fond : j’ai tellement regardé cette série que je peux vous citer des formules de mémoire, vous identifier certains épisodes avec une simple photo ou vous résumer l’intrigue avec le titre de l’épisode, surtout sur les premières saisons. Cela m’aurait paru aberrant de me voir devenir fan de Buffy un jour et être capable d’en faire tout autant (et même plus !). Oui, mais voilà, en 2007, je changeais de collège, j’arrivais en troisième, et je m’empiffrais de toutes les séries que je pouvais trouver (déjà !), à la télé (Veronica Mars… ou le terrible jeudi soir d’M6 Prison Break/Alias/The Inside me faisant coucher à 2h du mat avec un réveil à 7h, bien l’adolescence, bien !) ou en streaming (Prison Break aussi, Lost, Grey’s…).

Inévitablement, je suis tombé sur Tru Calling et de là, je ne pouvais que me retrouver devant W9 le 15 février 2007 pour voir un des derniers épisodes de la saison 3 de Buffy. Oui, je me suis fait avoir : je suis venu pour Eliza Dushku (véritable crush qui s’est confirmé avec Faith dont je suis bien plus fan que de Buffy) et Eliza Dushku n’était plus sur mon écran quatre jours plus tard (de toute manière, je n’étais moi-même pas devant le final de la saison 3 parce que c’était l’anniversaire de mon autre grande sœur. Arnaque !).

Avant Buffy, je venais donc de changer de collège, je n’avais plus beaucoup d’amis (inévitablement, imaginez débarquer quelque part en troisième, alors que les gens se connaissent depuis trois ans, et même depuis le CP ou la maternelle pour la majorité d’entre eux) et ouin, et ouin ? Un peu, ouais. Les séries étaient une bonne échappatoire après les devoirs (ou pendant, mais ça, il faut pas l’dire) et c’est tombé un peu par hasard sur Buffy.

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Moi j’ai une théorie

J’ai une vie passionnante, n’est-ce pas ? À partir de là, je me suis englouti tout Buffy et j’ai totalement changé de caractère. Mon caractère un peu chiant, très décalé et ô combien ironique, je le dois à une série et je n’ai pas honte de l’avouer. C’est l’anniversaire de Buffy et je suis heureux de m’en revendiquer tellement fan que la série a eu un impact sur moi !

C’est une série qui traite de l’adolescence et qui se sert de tout un tas de métaphores démoniaques pour parler des problèmes d’adolescents. Je ne vous apprends sûrement pas grand-chose car c’est le B.A.-BA de la série. Dire que ça a fonctionné sur moi me paraît un peu trop poussif malgré tout, mais une chose est sûre, j’ai accroché immédiatement et, de là, mes goûts en matière de séries ont changé du tout au tout. À regarder trois épisodes par soir (merci W9), il était évident que je ne pouvais pas en sortir indemne !

Je me suis mis à écrire énormément à cette période, et j’ai commencé à être un peu plus actif sur internet : je n’avais que 14 ans, mais j’écrivais pour le site Xtrem Charmed (Alexis, si un jour tu passes par-là, merci encore pour ça !). J’écrivais tellement que j’ai même fini par avoir mes initiales dans les remerciements du magazine Arthelius (sans déc’, ce magazine était trop ouf et je suis frustré à vie de ne pas avoir la fin de l’histoire !).

J’ai eu la bonne idée de commencer la série peu avant ses dix ans. Les fans étaient dans un vent de nostalgie et, même si j’étais hyper spoilé, c’était super de trouver chaque soir des gens pour commenter les épisodes sur MSN (AHA MSN !), des articles sur des sites divers et variés et de sentir peu à peu que la série devenait ma série préférée. Surtout, dès cette époque, j’ai compris que Buffy parlait à tout le monde : la série peut être vue à n’importe quel âge et résonner d’une vérité forte en son téléspectateur.

Oh oui, ma découverte de Buffy n’a finalement rien d’original : nouveau collège, nouvel environnement et du temps libre (j’étais en troisième, faut pas déconner). Je suis tombé dans la marmite en quelque sorte et en un an, j’avais vu l’intégralité de la série deux fois et acheté en promo sur Amazon l’intégrale d’Angel à 30€. Pour l’époque, c’était THE achat, vous ne vous rendez pas compte, et la série a résonné en moi, m’a fait me bouger et m’endurcir, puis m’a surtout aiguisé mon sens de l’humour et de l’ironie. J’ai su quel genre d’amis je voulais avoir à partir de là.

Avec l’achat des DVDs, autant vous dire que j’étais foutu, j’avais des épisodes à ne plus savoir quoi en faire et toutes mes soirées y passait. Sans regret.

Ma théorie est simple : j’ai compensé le manque relationnel du changement de collège avec une série, et même si j’ai reconstruit toute une vie bien mouvementée derrière, la série a marqué un tournant (c’était la pierre du chemin, oui, mais on n’y est pas encore).

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Ton Envoûtement

Bien sûr, tout ça, c’est le regard a posteriori qui me le fait remarquer. À l’époque, je regardais juste la série parce que je l’adorais, c’est tout. Et ça virait peut-être un peu à l’obsession par moment, avec en plus une malédiction (mon big bad à moi) qui m’a empêchée de voir TOUS les épisodes de fin de saison sur W9 (anniversaire pour la 3, conseil de classe pour la 4, invités à la maison pour la 5, diffusion tardive pour la 6 et diffusion à minuit pour la 7 !). Oui, j’ai vu le final de la série sur une VHS dont la bande était ruinée, avec l’image qui saute et tout. À l’ancienne. Quant aux saisons 1 et 2, elles ont eu droit à leur problème également lorsque j’ai finalement pu les voir en DVD.

Bon, mon big bad, j’ai fini par le vaincre et j’ai vu la série deux fois de bout en bout, et pareil avec Angel. En fait, cette série m’a marquée, et plus que je ne le pensais sur le moment. J’ai des anecdotes dessus, sur cet épisode que j’ai vu à tel endroit, sur ce twist de dingue, sur cette blague que j’ai fait juste avant qu’Anya ne la fasse tellement j’avais cerné l’humour de la série, sur cette citation que j’ai utilisée un jour sans que personne ne le sache et sur cette autre que j’ai mise en statut Facebook parce que eh ! c’était le début de Facebook et je ne postais que des statuts que je n’oserais même pas envisager aujourd’hui.

J’en ai fait le tour, à fond, des épisodes aux bonus des DVDs aux interviews des acteurs sur internet à la découverte et l’épuration de Whedonesque. Parce qu’inévitablement, j’ai fini par en vouloir plus.

Non pas que j’étais lassé, je ne le suis toujours pas !, mais j’avais besoin d’en savoir plus sur ces personnages, sur les intrigues, sur les coulisses, sur tout. J’ai donc commencé à lire des articles (en anglais pour la plupart) universitaires sur la série et, bien sûr, les innombrables comics qui m’ont occupé bien plus de temps (surtout qu’ils étaient en anglais eux aussi, et qu’à cette époque, j’étais bon, mais pas encore capable de voir un épisode sans sous-titre par exemple). Oui, j’ai amélioré mon anglais avec Buffy et Angel. J’ai aussi coutume de dire que j’ai appris l’anglais en lisant Harry Potter and the Deathly Hallows l’été qui a précédé, de toute manière.

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Il faut pas l’dire

Et puis, toujours pas satisfait, je me suis mis à stalker les acteurs dans tous leurs projets. Quand je vous dis que ça virait à l’obsession mon addiction pour Buffy, ce n’est pas une manière de parler : Firefly, How I met your mother, Dollhouse, Ringer, The Guild, Happy Town, The Crazy Ones, Gossip Girl… tout y est passé, du moment que ça avait un lien avec la série. Encore aujourd’hui, quand je lis qu’un acteur de Buffy a un job (grâce à Whedonesque généralement), même si c’est un petit acteur de rien du tout, je jette un œil au projet !

Et puis, ce fut l’équipe créative : Whedon, Marti Noxon et autre David Greenwalt. Tous les noms de l’équipe de Buffy, je les connaissais des bonus des DVDs et je me suis mis à les chercher ailleurs, IMDB aidant bien sûr. Et vous savez quoi ?

Ils ont totalement redéfini mes goûts et sont encore hyper perceptibles sur ce blog : je ne m’accroche pas à Once Upon a Time par hasard, pas plus que le fait que je regarde Agents of S.H.I.E.L.D ou UnREAL ne devrait être une surprise, vu leur degré de connexion à Buffy. Tout ça, je l’évoque déjà dans l’intro de ce blog cependant.

Et pendant ce temps, je propage mon amour de la série, à en parler encore et encore, sans fin, sur internet comme à mes amis, que j’ai tous saoulé un jour ou l’autre avec Buffy. À tel point qu’il y en a même trois qui ont commencé la série plus ou moins (surtout plus) à cause de moi ces dernières années (Pauline, Sophie, Joey, je vous affiche ici).

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Reposer en paix

Je pense alors naïvement pouvoir satisfaire mon besoin en séries à l’infini grâce à l’équipe et ainsi me reposer en paix. En vérité, avec le recul, je vois bien que ma relation à la série Buffy devient masochiste, je la recherche partout et ne la retrouve nulle part. J’y reviens de temps à autres et me fait plus de mal qu’autre chose quand je repars sur de nouvelles séries, et je suis toujours à la recherche d’un univers aussi bien approfondi.

Je dévore quelques fanfics dont la majorité est décevante (à part ce spin-off sur Faith !), j’écoute l’épisode musical en boucle, je fais ce que je peux sur mon temps libre pour retrouver Buffy là où elle n’est pas. Et je continue à en parler.

Pour ne rien arranger, Lost, mon autre obsession série sur laquelle je me suis pris la tête pendant des années, et Harry Potter, l’obsession de toute une enfance, s’arrêtent à leur tour, coup sur coup, alors que je passe mon bac, et je me retrouve orphelin de mes passions favorites. Cruel, cruel monde ! Est-ce que c’est ça sortir de l’enfance ? Probablement, un peu.

Autant vous dire que je m’en suis remis, mais c’est vrai que par moment, j’ai ce côté un peu con qui revient et qui me pousse à relancer mes DVDs pour un épisode, puis deux, puis trois, puis encore un autre, puis encore un dernier et encore un autre. Vous voyez ? Le titre de ce blog a une histoire et même si je privilégie le suivi de la diffusion américaine à la semaine aujourd’hui, j’ai toujours une tentation du binge-watching particulièrement violente, surtout quand il s’agit de séries que j’adore !

Tout ça pour dire : Buffy a beau avoir 20 ans, la série a beau mal vieillir niveau photographie, image et effets spéciaux, elle reste sacrément spéciale pour moi. Le truc, c’est qu’elle est aussi spéciale que ça pour une grande majorité de ses fans, on a tous notre histoire avec le visionnage de Buffy et c’est certainement ce qui explique la multitude d’articles qui ont fleuri pour son anniversaire, y compris en France.

Et comme en plus elle est tout à fait représentative de mes goûts, il m’a paru évident d’en parler dans ce 200e article, parce qu’elle me semble si bien expliquer ce qu’est ce blog !

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Ce que tu veux

Bon, d’accord, mais de quels goûts on parle au juste ?

Alors, j’aime le fantastique, mais pas la fantasy, l’urban fantasy est ma came. Une série qui ne fait pas évoluer ses personnages n’est pas une série que je souhaite regarder, car le personnage fait tout pour moi : il doit évoluer, il doit avoir des relations cools et des dynamiques sympas avec les autres.

Quant à la structure des saisons, Buffy m’y a rendu plus attentif que jamais, car c’était la première à expérimenter le modèle du Big Bad. Bien sûr, je regardais Charmed qui copiait cette structure, mais tout de même, c’est un héritage qui a marqué le sériephile que je suis. La structure est bien la seule chose que j’apprécie encore dans OUAT : aussi blasé que je sois devant cette série, son écriture est une croisière très sympa que j’aime retrouver.

Donc voilà : une bonne dose d’humour et des relations de groupe fortes et dynamiques, c’est tout ce que je cherche dans une série, ce n’est pas compliqué ! Et bien en fait si, c’est plutôt l’exception que la règle, y compris dans cette ère de séries TV par centaine. Heureusement, j’ai fini par me trouver Orphan Black ou Community pour me raccrocher à quelque chose de qualité (oui, l’une s’arrête cette année et l’autre est déjà terminée, je suis foutu, je sais).

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La Pierre du chemin

Quel rapport avec le blog ? Je vous l’ai dit pourtant ! Buffy est à l’origine de ce blog, jusque dans son titre. Au départ, je me suis dit que j’allais créer un blog pour améliorer ma pratique de l’anglais et pour vendre un ou deux produits dérivés sur Redbubble. Bon, ça commençait à marcher, mais j’ai lâché Redbubble en me rendant compte que c’était prise de tête de devoir déclarer tout ça si ça fonctionnait trop bien. J’y reviendrais peut-être un jour, parce que c’était cool de récupérer un peu d’argent comme ça.

Quant au blog ? L’idée de base était de traiter d’une série chaque mois, avec un article « marathon »/jeu d’alcool et de longues analyses. Ce n’est pas bien différent de ce que je voulais faire avec ce blog : plutôt qu’un énième endroit de critiques subjectives, je souhaitais écrire des articles thématiques et analytiques approfondis. Ouais… bon, c’est raté, je sais. Ce ne sont pas les idées qui me manquent, c’est le temps, parce que purée, c’est long de tenir un blog en vrai !

Tout ça pour dire : ce blog, je le dois à Buffy, parce que je l’ai créé en quête de retrouver ce sentiment de la découverte où tous les soirs, je me disais « allez, encore un dernier épisode ». Yep. Just one more episode. Et dernièrement, j’ai du mal à retrouver ce sentiment d’addiction et d’interdit dans mes séries (bon, il y a eu un peu Person of Interest l’an dernier, OK, encore une série lié au Buffyverse par Amy Acker, d’ailleurs).

Voilà toute la genèse de ce blog et la manière dont Buffy a été le premier pavé d’une route qui a mené à ce blog tel qu’il est aujourd’hui.

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J’voudrais rester

Nous voici donc en 2015. Je me relance dans un énorme marathon Buffy après avoir englouti Once Upon a Time sans jamais accrocher plus que ça (à part le début de saison 4) et j’abandonne le blog. Je passe de plus en plus de temps sur TVshowtime et Twitter, à commenter les épisodes, à discuter avec des fans… L’amour de Buffy est devenu amour des séries dans une quête un peu perpétuelle de retrouver des séries qui aient sa carrure, comme Orphan Black ou The 100 par exemple, dignes héritières de Buffy (je signe et persiste).

En fait, en 2015, il faut tourner la page Buffy, il serait temps, 18 ans après la fin de série, 8 ans après l’avoir découverte. Huit ans, putain ! C’est tellement long huit ans, où sont-elles passées ces huit années ? Mystère, et le mystère reste entier deux ans plus tard ! Une chose est sûre, je pourrais tout à fait regarder en boucle la série et avoir tout ce qu’il me faut, à l’exception de la flamme de la découverte, qui est finalement ce que je cherche un peu partout.

Oh, je retrouve bien de temps à autre la flamme de ma passion pour Buffy. J’ai commencé Haven par exemple (là aussi, vous trouverez facilement la connexion Buffy) et je l’ai engloutie en une semaine (OUTCH) avant de rencontrer Eric Balfour au Comic Con 2015.

Fort de cette rencontre, de mes comptes TVshowtime et Twitter, je me dis que je peux bien revenir à l’écriture sur les séries, un truc qui m’a toujours, mais vraiment toujours, plu.

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Marcher dans les flammes

En 2016, je me décide ainsi à reprendre le blog et en faire quelque chose de nouveau. Cette fois, je ne m’illusionne pas : tenir un blog prend un temps fou, alors autant l’écrire en français. C’est l’épreuve du feu : j’écris un article, puis deux, puis trois. Je les écris avant tout pour moi, pour libérer une plume qui ne cherche qu’à s’exprimer tout le temps, mais trop souvent bridée par le temps ou la difficulté d’une histoire suivie.

Je me rends assez vite compte que les analyses prennent trop de temps, que le challenge séries amène de plus en plus de monde à chaque fois, que mes mini-critiques d’épisodes me sont utiles pour me souvenir un peu d’épisodes vus quelques mois avant.

C’est l’épreuve du feu, véritablement. Sans vrai plan, je me lance dans l’aventure blog. Peu à peu, j’en arrive à faire des compromis avec ce que je voulais écrire au départ. Les articles à la semaine deviennent de plus en plus conséquents, puis sont mis à jour quotidiennement. La diffusion du 3×07 de The 100 et les bonnes « audiences » des articles sur les saisons complètes (comme celle de 11.22.62) me font prendre conscience que j’ai envie de développer un peu le côté critique, plus que celui de l’analyse.

C’est plus simple, plus vivant, plus rapide… et je craque. D’abord avec The 100, puis rapidement avec toutes les nouvelles saisons commencées en 2016. Avec la fin de Blindspot en mai, j’abandonne le côté hebdomadaire pour des critiques quotidiennes bien plus représentative de mon rythme de visionnage et de plus en plus longues (mon dieu, la longueur de l’article Shadowhunters !).

Peu à peu, je comprends aussi qu’il faut faire évoluer le format, et ma dernière résolution est d’enfin agencer les épisodes en plusieurs paragraphes plutôt qu’en un bloc compact. C’était logique en bloc quand je n’écrivais qu’une dizaine de lignes par épisode, mais comme avec le temps, je me suis mis à développer de plus en plus, ça devenait illisible. On ne va pas se leurrer, certains ne viennent que pour lire des avis ou des infos sur telle ou telle partie d’un épisode ; certains lisent en diagonale, et pour eux, les paragraphes sont bien plus pratiques pour s’y retrouver.

En fait, un peu comme les personnages de Buffy, j’évolue avec le temps pour me perfectionner. OK, cette comparaison était particulièrement naze, pardon !

En parallèle, je reçois les visites régulières de certaines personnes qui deviennent des habitués du blog, comme Yodabor ou Ludo pour n’en citer que les deux premiers. C’est un plaisir de voir des noms revenir sur le blog pour commenter, et je dirais qu’aujourd’hui, il y a une petite dizaine d’abonnés qui commentent régulièrement les articles. C’est tellement cool, ça me donne l’impression d’avoir réussi l’épreuve du feu !

Le blog s’agrandit de jour en jour, son audience augmente peu à peu et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

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Donne-moi une vie

Enfin oui et non : plus ça va, plus j’ai du mal à suivre le rythme que je m’impose en vrai. C’est assez logique : Netflix multiplie les diffusions de séries, je suis dans une année étudiante plus compliquée que les deux précédentes et je privilégie toujours ma vie sociale sur les séries (encore heureux !). Alors forcément, le manque de temps se fait cruellement ressentir et je suis de plus en plus forcé de prendre du retard sur le blog ou de mettre certaines choses de côté.

Il y a des périodes plus compliquées que d’autres : la fin d’année, du Comic Con au nouvel an, a été rude ; de même que ce mois de mars est passé tellement rapidement que j’ai l’impression qu’il vient de commencer. À chaque fois, c’est parce que la vie prend le dessus sur le blog. Ce qui est bien normal.

Et puis parfois, parfois, le blog prend le dessus sur la vie : par exemple, il y a une semaine j’ai rencontré Ludo et on a passé une très bonne après-midi à se perdre dans Bruxelles. Cela n’aurait pas franchement été possible sans le blog et c’est très cool de voir se dessiner des opportunités amicales comme cela. Un autre exemple ? En mai, j’irai participer à un colloque sur les séries, et je l’ai découvert via Twitter parce que je suis tout un tas de comptes sur les séries pour alimenter mon blog sans refaire ce qui existe déjà.

Bon et puis, en bon geek, je me suis aussi mis à rencontrer des acteurs quand je le pouvais, avec une méchante tendance à favoriser ceux étant passé par Buffy, et pour l’instant uniquement ceux-ci : j’ai une photo avec Felicia Day, Eric Balfour, Eliza Dushku et, depuis samedi, une aussi avec James Marsters et Charisma Carpenter. Et ils sont tous tellement sympas (surtout Felicia Day qui est celle avec qui j’ai pu le plus parler et qui, en plus, répond parfois sur Twitter et Facebook).

Finalement, ce blog est devenu peu à peu une partie de ma vie, là où je m’en détachais beaucoup au départ. Le côté neutre et froid des débuts a un peu disparu, parce que je sais bien que ce n’est pas ce que j’ai envie de lire sur un blog. Forcément, peu à peu, j’ai laissé ressortir un peu plus ma personnalité et il semblerait que ça plaise plus (vu les bons retours sur l’article Shadowhunters saison 2, encore et toujours cet article !). Ce blog oscille entre l’objectif des résumés et de quelques analyses et la forte dose de subjectivité des critiques, qui permet à chacun de se reconnaître ou de réagir, qui ne laisse pas indifférent !

Je vois bien que c’est ce qui vous attire le plus en tant que lecteurs. Et je le comprends, je suis pareil quand je découvre un blog. Alors si cet article est interminable, c’est aussi pour laisser s’exprimer ma personnalité : je suis un éternel bavard et je peux vous écrire des pages et des pages pour ne rien dire de particulier. Ce 200e article, c’est un peu une page de journal intime arrachée et diffusée (ou pas du tout, quand même, on repassera pour l’intimité de ce que j’écris ici), un éloge à la gloire éternelle de Buffy pour ses 20 ans et un récapitulatif de tout ce qui a permis de construire le blog et de le faire devenir ce qu’il est. Normal que je sois intarissable !

Au fond, et je dis ça parce que je viens de passer une bonne partie de mon année à étudier la forme de l’essai en littérature, un blog, ce n’est pas autre chose qu’un essai qui ne s’arrête pas, une pensée vagabonde sans cesse en train de s’écrire. Ce blog en particulier est un bon reflet des différentes pensées qui peuvent m’habiter, et j’y viens presque chaque jour. Je ne l’ai jamais publié sur mon Facebook parce que j’ai parfois l’impression de trop m’y dévoiler, mais en même temps, c’est un espace public et ça me fait toujours plaisir de découvrir que des amis le lisent parfois (eh ! Salut Sophie, salut Chloé, si vous passez par-là). Allez comprendre cette logique.

Cela dit, il faut bien que j’en finisse avec cet article un peu spécial qui ne fait que devenir de plus en plus long. J’espère que cette plongée dans mon subconscient vous aura plu !

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Maintenant qu’allons-nous faire ?

Se sentir vieux en écoutant les premières notes de « Close your eyes » qui, après tout ce temps, suffisent encore à filer des frissons. Oh et révéler aux gens qui n’ont jamais vu Buffy que l’ensemble de cet article est articulé autour des titres français de l’épisode musical (que je préfère évidemment en VO mais que je trouve sacrément courageux en français).

Se sentir vieux en se disant qu’on est toujours beaucoup trop fan d’un truc qui a vingt ans, au point d’aller payer pour une photo avec les acteurs.

Se sentir vieux aussi, en se disant qu’il y a déjà 200 articles sur ce blog.

Se sentir vieux et se demander où est passé le temps entre hier où j’ai vu mon premier épisode de Buffy et aujourd’hui, où ça fait dix ans que je bassine tout le monde avec, au point d’en rédiger huit pages Word (si, si, ceci est la fin de la septième et le peu qui suit est sur la huitième).

Se sentir vieux et vous demander si vous avez la moindre suggestion pour améliorer le blog, parce qu’il est en évolution constante, grâce à vous et vos conseils, pour vous et puis, à vrai dire, pour ressembler chaque fois un peu plus à ce que j’ai envie de lire quand je me rends sur internet.

Se sentir vieux et se lancer dans une nouvelle aventure avec le Week-end en séries.

Se sentir vieux et vous dire merci à tous devisiter régulièrement le blog, de lui assurer une vingtaine de visites quotidiennes et puis, te dire merci, à toi en particulier, qui aura lu ces huit pages en entier ou en diagonale, parce que, même si je prétends écrire ce blog avant tout pour moi, c’est toujours un plaisir de se savoir lu !

Voilà, voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui.

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P.S : Oui, il y a les seize principaux acteurs de la série ci-dessus.

Challenge #WESeries

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, c’est un article un peu particulier que je vous propose. Particulier, parce que je le passe avant toutes mes chroniques en retard et parce qu’il s’agit d’un challenge organisé avec l’ami Ludo (la vie est bien faite, donc si tu cliques sur son nom, tu arrives sur l’article de son blog qui présente ce même challenge. Dingue !).

Si vous suivez un peu mon blog, vous allez me dire : « comment ça un challenge ? Tu n’as déjà pas avancé d’un iota dans ton challenge séries 2017 ces deux derniers mois ! » et vous aurez probablement raison. Oui, mais voilà, j’aime beaucoup l’idée de base de ce nouveau challenge et, surtout, il est un peu plus dans mes cordes !

Si vous ne suivez pas du tout mon blog en revanche, vous allez vous dire que je suis assez soporifique comme type avec cette intro qui n’en finit pas, donc entrons dans le vif du sujet, si vous le voulez bien !

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Vous ne savez pas quoi faire ce WE ? Nous, on le sait pour vous : vous allez vous installer confortablement devant votre écran et regarder des séries, tous ces épisodes que vous avez en retard ou cette nouveauté Netflix que vous n’avez pas encore eu le temps de voir. Le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc assez simple et totalement inspiré du « Week-end à 1000 », un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air).

L’idée est aussi d’échanger entre nous (on a même un groupe Facebook par ici), sans spoiler merci, de se motiver à finir ces séries que l’on a toujours la flemme de voir (mais dont on aimerait connaître la fin quand même) et puis, surtout, de s’amuser.

Comme on a bien fait les choses, on a choisi comme date pour notre premier WE en séries le 31 mars 2017 à 19h. Oui, c’est dans quatre jours. C’est juste à temps pour tomber sur les vacances de beaucoup d’entre vous et juste avant le 1er, histoire qu’on ne nous accuse pas d’un mauvais poisson.

Bon, ça, c’est le concept de base… mais en détails ça donne quoi ?

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On sait bien que l’on propose un peu au dernier moment un challenge assez chronophage et conséquent. En plus, la météo (en tout cas par chez moi) joue un peu contre nous pour le moment, avec plein de soleil. Qu’à cela ne tienne, mon ordinateur fonctionne tout aussi bien dehors : à moi la bronzette !

Je m’égare, une fois de plus, pardon. Revenons à nos moutons : les règles de ce challenge sont on ne peut plus simple et voici les trois niveaux de difficultés que nous vous proposons !

  • Le basique : 600 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente tout bêtement 10h sur trois jours, soit à peu près 15 épisodes de 40 min ou 30 de 20 min (on vous laisse choisir entre faire les calculs au fur et à mesure parce que les épisodes ne durent jamais un nombre de minutes tout à fait rond ou vous en tenir à 15 épisodes de 40 min, quitte à dépasser). 600 minutes donc, et aucune autre contrainte, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Regardez des séries aux formats différents, des dramas longs le soir, mais des dessins-animés le matin (ceux de Netflix sont souvent de grandes qualités) et des comédies l’après-midi. Je vous conseille autant de sortir les paquets de mouchoirs devant This is us que de rire aux éclats avec Teachers ou de chanter avec Lost & Found Music Studios (mais là, ne cherchez pas la qualité). Vous aurez ainsi fini vos 600 minutes avant même de vous en rendre compte !

  • Le moyen : 800 minutes, ça se corse ! Là encore, vous avez du vendredi 19h au dimanche minuit pour regarder ces 13h30 de séries, soit environ 20 épisodes de 40 minutes. Comme pour le basique, vous êtes libre de choisir ce que vous regardez (nous ne sommes pas des tyrans, juste des fanatiques) MAIS il faut regarder au moins huit épisodes de la même série. Comme Ludo, qui a beaucoup plus réfléchi aux règles de ce challenge que moi il faut bien l’avouer, est un peu faible, c’est le challenge qu’il vise, je vous laisse suivre ça sur son blog ou son twitter ou sa chaîne youtube.

Je vous conseille : de trouver une série qui accroche bien et ne donne plus envie de lâcher son écran, quitte à se coucher plus tard que prévu. C’est un peu comme ça que j’ai empiffré Secret City ou les deux saisons de The Man in the High Castle, des séries que je recommande à fond… Pour plus de légèreté, vous pouvez viser des séries plus orientées science-fiction et fantasy, comme par exemple The Magicians !

  • Le difficile : 880 minutes d’épisodes à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. EASY. Cela représente 14h50, soit une saison complète de 22 épisodes de 40 min en un peu plus de 48h. Soit environ un tiers du temps. Gardez-vous un autre tiers pour dormir et il vous restera plus de 15h de vie sociale, c’est hyper jouable. Enfin, j’espère, parce que je vais tenter le difficile ! En termes de contraintes, le difficile est difficile (dingue, non ?) : il faut là aussi regarder au moins huit épisodes de la même série… mais aucun format court n’est autorisé ! Par format court, nous entendons les épisodes de moins de 40 min, qu’il s’agisse de dessins animés, de comédies, de webséries ou de mini-formats. Pour être validé, ce challenge difficile doit s’en tenir à des épisodes de quarante minutes minimum. Le level ultime du difficile, c’est de voir 22 épisodes de la même série. J’étais parti pour faire ça (je n’ai jamais que deux saisons de retard sur mon planning pour Supernatural), mais en fait, avec toutes les nouveautés Netflix du mois de mars, j’ai changé d’avis.

Je vous conseille : De trouver une ou deux séries qui vous accrochent vraiment et de vous y tenir. Il sera plus difficile de varier les plaisirs avec cette formule qui supprime les formats courts. À nouveau, il faut aller chercher la légèreté là où vous pourrez la trouver. Si vous sentez que vous décrochez vraiment trop, commencez-en une autre, ou vous risquez de faire pause et d’échouer.

Pour moi, le planning est assez simple : je compte bien voir tout Iron Fist et tout 13 reasons why ce WE. Oui, ça dépasse même les 880 minutes, oui, c’est très improbable et oui, il me restera encore la saison 2 de Love.

Oh et inutile de préciser qu’évidemment le speedwatching est interdit (et j’en profite pour dire que mes deux derniers articles sur le sujet sont écrits, mais que je n’ai juste pas pris le temps de les mettre en forme. OUPS.), mais que vous pouvez tout à fait faire un peu de ménage ou de sport devant vos séries. Et même, je vous le conseille, c’est mal d’être une larve !

 

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Si comme Clary de Shadowhunters ci-dessus, vous êtes perplexe, voici quelques bonnes raisons de vous lancer dans le Week-End en Séries !

Avant tout, pour le plaisir, le plaisir de se faire plaisir avec de bonnes séries (on vous le souhaite en tout cas !). Rien ne vous empêche non plus de décider de faire ce challenge entre amis (mais attention aux jeux d’alcools hein, faut pas oublier modération, on vous connaît !). 15h, ce n’est jamais que deux soirées de 7h30 (si vous commencez à 20h, ça s’arrête aux alentours de 3h30, ce n’est pas aberrant pour de vrais fêtards).

Et c’est tout ? Non : évidemment, si vous le faites, on vous encourage à nous en parler sur FB ou Twitter (#WESeries), donc vous gagnez aussi de nouvelles connaissances totalement barges de séries, comme vous (j’estime que si vous êtes encore en train de me lire après deux pages, c’est que vous devez être motivés pour le faire, donc un peu frappadingue, donc bienvenue au club !). Si vous décidez d’en parler sur vos blogs ou autres plateformes, faites-nous signe également, je vous ferai un peu de pub 🙂

Bon et surtout ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir !

Voilà, j’espère que l’on sera nombreux à participer, n’hésitez pas si vous avez des questions ou si vous voulez simplement nous dire ce que vous comptez regarder ou demander des idées de choses à voir, les commentaires sont là (aussi) pour ça !

À vendredi !

Février 2017 : Oups.

J’avais bien dit que j’aurais du retard pour publier mon bilan du mois de février, mais je ne m’attendais pas à galérer autant à trouver un peu de temps pour rédiger un article, surtout que l’article est bien plus court que prévu. Oui, février a été une catastrophe pour le challenge et si je suis 100% honnête, Mars s’annonce encore pire parce qu’on est déjà mi-mars et je n’ai rien avancé. Non seulement je n’ai rien avancé, mais en plus, j’ai du retard dans mes séries à la semaine. Oups. Bon, en même temps, j’ai passé un concours hyper dur et j’avais prévu d’être dans la merde. Mais pas à ce point !

01LE RECAP :

The Magicians, 2×02-05

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Tu parles, si je résume la saison 2 jusque-là (spoiler, donc), c’est l’histoire d’un groupe de jeunes paumés qui finissent rois d’un royaume fantastique qu’ils connaissaient uniquement à travers des bouquins, et qui sont totalement dépassés par les événements – jusqu’à en mourir.

La saison 2 s’avère particulièrement inégale pour l’instant, avec des épisodes tout bonnement hallucinants (le 3 !) et d’autres trop routiniers pour être vraiment passionnants (le 5). Il n’empêche que c’est très divertissant et que ça fait bien son travail pour le moment. Il y a des rebondissements de manière à peu près constante et, à l’image de la saison 1, les délires magiques sont assez bien fichus, avec des effets spéciaux réussis et des explications toujours plus dingues.

L’autre grosse amélioration cette saison, c’est le choix des lieux de tournage et des décors. Cela confère à la série une esthétique vraiment magnifique, particulièrement lorsqu’il s’agit de Fillory. Je suis moins fan des filtres qui s’appliquent à toutes les scènes de l’intrigue Jules, mais bon, c’est un parti pris intéressant de jouer sur les couleurs.

J’aime bien revenir chaque jeudi pour découvrir un nouvel épisode, et en même temps, je ne me sens pas toujours passionné par tout ça.

The Fades, saison 1

Cette série raconte l’histoire de Paul, un ado comme les autres qui voit des morts, pas comme les autres. Les esprits des défunts coincés sur Terre récupèrent peu à peu de la force et cherchent à revivre, ce qui engendre tout un tas de problèmes, dont l’apocalypse.

Je ne savais pas trop quoi m’attendre avec cette série, et c’est à peu près ce que j’ai eu. C’est un produit 100% britannique, jusque dans la longueur de la série (6 épisodes) et dans l’ouverture finale.

Concrètement, la justesse du casting, l’excellence de l’écriture et la vivacité du rythme font que je conseille cette série à tous ceux qui veulent un truc vite vu et malgré tout passionnant. Il y a quelques prises de risques bien sûr, des rebondissements assez dingues et une mythologie complexe que nous n’arrivons jamais à tout à fait comprendre. Et c’est ce qui en fait toute la force.

– Et l’angoisse de ce mois de février, c’est que je n’ai pas vu un épisode de Supernatural. Ni envisagé de réussir le premier mini-défi. Oups, oups, oups.

22ET LE MOIS PROCHAIN :

Autrement dit, ce mois-ci… Et ben, je ne vais pas m’avancer car je suis à la bourre partout. Donc ce mois-ci, il y aura The Magicians, c’est sûr, car je suis à jour. Et le reste, je vais tenter, surtout Supernatural, mais Netflix propose un calendrier de dingue avec la saison 2 de Love, les premières de 13 Reasons Why et Iron Fist, sans oublier la 3 de Grace and Frankie, mais comme je n’ai même pas encore publié mon avis sur la 2… Bref, hier, une amie m’a dit que ce blog demandait une rigueur qu’elle ne pourrait pas avoir et qu’elle trouvait cool que j’y arrive. Oui, beh peut-être pas tant que ça en fait ! Je fais ce que je peux, et c’est déjà pas mal après tout.

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ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Je profite de cet article pour revenir sur les saisons terminées en février en dehors du challenge, parce que mon blog ne traite pas que du challenge, déjà, et parce que les sériephiles que vous êtes aiment bien découvrir de nouvelles choses, j’en suis sûr ! Malheureusement, là aussi il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Fais pas ci, fais pas ça (S09) :

Les Bouley et les Lepic sont de retour pour de derniers épisodes mouvementés qui verra tout ce petit monde grandir une dernière fois sur nos écrans. Plot twist : la saison se déroule sur 10 ans.

Un peu de déception pour une fin moyenne à une série qui était brillante et géniale, drôle tout du long, malgré un humour percutant sur sa fin. Je retiens de la série de vraies révélations côté acteurs (de Valérie Bonneton à Tiphaine Haas, à la tête aujourd’hui de Jeune diplômée, une websérie marrante à découvrir sur Youtube), des répliques cultes (ta professeur de français est une CONNE) et une découverte non-négligeable : oui, on peut faire de bonnes séries en France. Dire adieu à la série n’a malgré tout pas été facile, et j’ai passé pas mal de temps à revoir mes scènes préférées ou des interviews des acteurs…

How to Get Away With Murder (S03) :

Nouvelle saison, nouveau mystère à éclaircir : la maison d’Annalise s’apprête à cramer et quelqu’un y laissera la vie. Plot twist : ben, il est déjà écrit dans la phrase précédente en fait…

Si la première moitié de saison s’est enfermée dans une routine un peu trop marquée, la suite a su se révéler comme passionnante. Comme toujours, la mi-saison était explosive, mais cette fois-ci, littéralement. Les personnages ont su évoluer, rarement dans la direction que j’attendais, les mystères ont été bien menés et les révélations à la hauteur de mes attentes. Je reconnais finir la saison un peu frustré, mais qu’à cela ne tienne, la saison 4 est programmée, tout va bien !

Voilà, c’est tout pour le bilan du mois de février. Je vous avais prévenu que c’était la catastrophe !

The Catch (S02)

Ci-dessous mon avis sur la saison 2 de The Catch, écrit au fur et à mesure de la diffusion de cette dernière saison pour la série. L’annulation aura pris les scénaristes de court : les intrigues ne connaissent donc pas de conclusions. Frustrant.

Avis : The Catch est de retour et… je suis encore là pour la regarder, parce que je suis pris au piège. Je viens de relire mon article sur la saison 1 et j’y ai retrouvé ce jeu de mots particulièrement mauvais par rapport au titre de la série (qui veut dire « le piège », concrètement). Je l’affectionne tout particulièrement parce que c’est exactement comme ça que je vis la série.

Le pilot m’avait bien plu, avec un casting excellent et une signature Shonda Rhimes écrit absolument partout, cette signature devenant de plus en plus la marque ABC, avec Quantico, Notorious ou Conviction qui ont toutes désormais une touche de Shonda Rhimes dans leur écriture.

Oui, mais exactement comme pour ces trois-là, The Catch a tendance à manquer cruellement de cohérence interne et d’enjeux, avec un couple phare qui a une excellente alchimie mais une histoire d’amour qui donne plutôt envie de fuir en courant, des personnages secondaires peu approfondis après dix épisodes mais auxquels on tente de nous faire croire que l’on est attaché, des détectives privés incapables de voir l’évidence quand il s’agit de la vie de leurs collègues et amis, de bons acteurs très mal exploités et la liste est encore longue.

Alors pourquoi je suis de retour ? Pour les annonces de casting que j’ai vu passer et, j’espère que ce n’est pas trop spoiler pour vous, particulièrement pour l’annonce de la présence de Gina Torres (inimitable Jessica de Suits, pour ne pas parler de Firefly). Outre cette actrice que j’adore, il y a bien sûr ma curiosité légendaire : je me suis investi dans cette histoire moyenne, je veux savoir ce qu’il en saura.

Et surtout, contrairement à d’autres séries (je pense là à Quantico surtout), je suis persuadé qu’il y a le potentiel de proposer une excellente série avec un fil rouge, alors j’ai espoir de voir cette saison 2 proposer une amélioration. Bon, en revanche, je ne me souviens pas énormément de la saison 1, et encore moins des personnages passés les deux principaux, signe clair que les secondaires étaient bien mal développés.

Quoiqu’il en soit je fais play, au moins pour ce premier épisode. J’ai toujours suivi tout le TGIT depuis quelques années, ce n’est pas pour arrêter en si bon chemin. Allez c’est parti pour le résumé épisode après épisode, attention aux spoilers !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

Capture d'écran 2017-03-12 11.45.03.pngÉpisode 1 – The New Deal – 15/20
I’d say… what’s the catch?

Je surnote légèrement cet épisode, mais je vais m’en expliquer : la série m’a parue bien mieux et plus divertissante que dans mon souvenir. Soit c’est parce que ça fait un moment qu’il n’y avait pas eu de nouveau épisode, soit l’écriture de la saison 2 fonctionne bien mieux avec l’introduction de deux nouveaux personnages. Joués par des acteurs que j’adore. Je pense que ça aide.

Pourtant, la série est partie de très loin avec une esthétique 50 Shades of Grey dans ses premières secondes qui m’a fait craindre le pire. Franchement, l’effet de mode est juste évident surtout que la scène est un simple songe éveillé de Ben, qui est en prison. Soit.

La série nous propose cette semaine trois intrigues qui se développent en parallèle pour mieux se nouer ensemble à la fin, avec de plus des sous-développement pour chaque personnage. Et ça fonctionne à peu près.

D’abord, nous avons donc Ben en prison qui se voit proposer un deal avec le FBI et la nouvelle figure qu’est l’agent Justine Diaz (Gina Torres, donc). J’aime beaucoup ce nouveau personnage, même si on ne sort toujours pas des clichés. Dao se voit offrir une promotion qui implique qu’il se rende de l’autre côté des USA, et ça ne plaît pas trop à Val, qui flirte toujours avec.

Quant au deal de Ben, il doit les aider à arrêter des criminels et a droit à la petite réplique pourrie de l’épisode (voir ci-dessus). Ok, ok. Bien sûr, il accepte, mais Rhys s’arrange pour le faire s’échapper de prison avant que ça ne se mette en place.

J’ai beaucoup aimé la réintroduction de Rhys que j’avais totalement oublié et qui m’a paru plutôt fun. Il avait pourtant eu son rôle à jouer en saison 1, mais c’est loin tout ça. Bref, Rhys s’est arrangé pour faire en sorte que Ben soit libre, mais cela n’est pas sans conséquence : ils ont une arnaque à monter, une histoire à dormir debout qui finit bien avec une Alice qui retrouve son Ben, qui se voit lui-même proposer un New Deal (oh, oh !) par Justine Diaz. Happy end pour ces deux-là, donc.

Ce n’était pourtant pas gagné pour Alice : elle voit son frère débarquer chez elle. Deux choses à ce sujet : j’avais oublié que T.R. Knight rejoignait le casting donc j’étais grave heureux de le retrouver malgré son coup de vieux depuis Grey’s Anatomy et d’où Alice a un frère ? C’est un peu gros mais la saison 1 nous a habitué à sortir un passé de nulle part pour ses personnages.

Le frère d’Alice apporte avec lui ses problèmes qui seront fil rouge de la saison (une histoire d’argent qui ne lui appartient pas et dont les propriétaires sont morts depuis une semaine – Qui rentre dans une maison où il y a deux cadavres ensanglanté depuis une semaine sans remarquer l’odeur ? Alice, bien sûr).

Il apporte aussi la création d’un triangle amoureux bateau entre lui et les sous-fifres d’Alice et Val, dont je ne me souviens pas les noms. Bon, Alice continue de tout gérer de front et s’en sort plutôt bien, en s’associant avec le FBI, mais en arrivant quand même avant eux sur les lieux. Et tout le monde trouve ça normal.

Elle réussit enfin à récupérer les documents et matériels confisqués par le FBI grâce à cette alliance bancale et le partage d’informations qui sont suffisantes pour la foutre en taule, mais non. Parfait.

C’est pile à temps pour que Margot vienne demander de l’aide pour sa sécurité aux filles. Hein, quoi ? Oui, oui, vous avez bien lu.

La troisième intrigue de l’épisode se concentre sur Margot qui prend la tête de la « Brittish crime family » comme la décrit le résumé de début d’épisode. Seulement, ce n’est pas facile de diriger une famille criminelle, elle est forcée de tuer un des hommes de main de sa mère d’entrée de jeu. Surtout, elle fait face à une véritable guerre lancée contre ses hommes et sa fortune. Si, au départ, elle soupçonne sa mère, elle s’aperçoit que ce n’est pas possible.

Elle demande donc de l’aide à Rhys, voit son mec se faire tuer alors qu’elle allait coucher avec et décide en toute logique d’aller demander de l’aide à ses anciennes pires ennemies, maintenant qu’elle a trouvé pire. Cela se tient. Ou pas.

La série manque toujours cruellement de cohérence, mais le rythme est bon et ils ont eu tendance à freiner les transitions un peu ratées et les découpages d’écran permanents en saison 1. Je ne sais pas trop pourquoi je note si bien cet épisode, mais j’ai aimé retrouver l’univers et les personnages, quitte à ce que ce soit pour m’en moquer et relever toutes les incohérences des développements.

Je ne doute pas que les prochains épisodes parviendront à me faire retomber dans l’ennui et les levage de yeux au ciel, mais force est de constater qu’ils ont su réparer deux défauts majeurs de la série avec cet épisode.

En effet, chaque personnage avait son temps d’écran et son intrigue propre, ce qui manquait énormément l’an dernier pour s’attacher à tout le monde, et l’introduction de deux nouveaux personnages permet la création de nouvelles dynamiques plus fonctionnelles que celles de l’an dernier (surtout avec le FBI).

Reste que le couple Alice/Ben ne m’envoie pas du tout du rêve, mais bon, ils n’en ont pas trop fait dans cet épisode, alors ça va, ce n’était pas trop gênant… Contrairement à leur scène de nudité floutée à l’arrache ou esthétisée avec jeux de lumière et plan de dos. Ridicules, mais c’est la mode 50 shades (ou du moins ce que j’en connais des bandes-annonces).

The Catch Season 2 Episode 2_0001440660.jpgÉpisode 2 – The Hammer – 13/20
Sweetie, you’re a criminal

Avec un trajet retour en bus interminable depuis mon lieu de vacances, je me suis dit que regarder The Catch pourrait être une bonne idée. Et puisqu’il faut bien que je mette à jour tous les articles du blog, autant commencer par là.

Comme la semaine dernière, la série propose de suivre en parallèle trois intrigues, ce qui s’avère assez efficace en terme de rythme.

Tout d’abord, on reprend sur le cliffhanger avec Margot qui embauche Alice et Val, ce qui provoque tout un tas de problèmes évidemment. Elle veut savoir qui a tué son mec, surtout qu’elle sait qu’elle était la cible car elle venait juste d’échanger de position avec son mec. Euh ? C’est un bien mauvais sniper quand même, vu le temps qu’il y a eu en vrai.

Alice et Val acceptent de travailler pour Margot, NORMAL, afin de récupérer de l’argent dont elles manquent cruellement. Bien sûr. Cela permet à Alice de prendre le pouvoir sur son ennemie de toujours (c’est-à-dire des trois ou quatre derniers mois dans la chronologie de la série où Ben n’est resté en prison que 72h). Seulement, les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît : Margot se trompe en désignant de potentiels ennemis voulant la tuer qui sont tous morts, Alice téléphone tranquilou à côté d’elle et lui révèle des bouts de sa vie privée.

Margot comprend alors qu’elle est la cible d’un tueur à gage connu pour être inconnu, justement, et se sent morte avant de l’être. De fil en aiguille, cela mène à une scène sympa pour démasquer le tueur, avec les filles de l’équipe qui se font toutes passer pour Margot. L’idée est sympa, mais un vrai tueur à gages tuerait probablement les quatre sans se poser autant de questions.

Cela dit, ce tueur à gage est un peu concon : non seulement il rate Margot dans l’épisode précédent, mais en plus il tourne le dos à Alice qui en profite pour l’arrêter. Règle numéro 1 de la vie : ne pas tourner le dos à ses ennemis. Non ? Je ne sais pas, on va dire que ce monsieur n’a jamais eu accès à une télévision.

Bref, le tueur est arrêté et tout va bien dans le meilleur des mondes. Val et Alice le laissent aux mains de Margot et s’en vont sans se poser de questions. De manière tout à fait prévisible, Margot décide donc de l’embaucher.

En parallèle, Ben et Rhys sont employés par l’agent Diaz pour une mission d’infiltration assez basique. L’agent Diaz essaye de les convaincre de travailler selon ses règles, mais ça ne prend pas sur les deux escrocs professionnels. C’est un peu gros, mais c’est loin d’être la mission la moins crédible de la série.

Il est question d’espionner un trafiquant qui planque des diamants dans des carcasses de viandes saignantes mais laissant les diamants impeccablement propres. Du jamais vu. C’est une intrigue vraiment sans plus, surtout parce que l’agent Diaz apparaît absolument pas crédible : elle débarque au dernier moment sans prévenir les deux criminels avec qui elle bosse.

C’est genre le meilleur moyen de ruiner leur couverture et clairement un truc qui ne peut pas arriver dans la vie. Bon, pourquoi pas après tout, je prends toutes les scènes avec Gina Torres moi. Pas bien brillant, mais pas catastrophique. La mission est une réussite, mais ça finit mal. Le trafiquant se casse au vert sur des conseils involontaires de Ben, qui doit annoncer la bonne nouvelle à sa nouvelle superviseur. C’est un cliffhanger peu convaincant, heureusement qu’il y a le reste.

Du côté du fil rouge de la saison, enfin, c’est-à-dire de l’intrigue Tommy, il faut noter que les enquêteurs sont particulièrement mauvais. C’est le petit frère d’Alice qui fait tout le boulot, et le fait mieux qu’eux en le faisant à peu près aussi bien que moi. Quel détective n’irait pas vérifier du côté des chiens ? Et du côté du courrier ?! C’est genre… La base ?

Du coup, Tommy s’impose petit à petit au sein de la firme. Tout le monde est surpris positivement par son boulot, notamment Alice qui est heureuse de voir son frère l’aider et lui propose un job. Cela crie le personnage qui cache quelque chose. Et effectivement, il est révélé en fin d’épisode qu’il veut juste récupérer l’argent qui est à son nom et se barrer. Pas de bol pour lui, l’argent appartient à un cartel hyper puissant.

La révélation nous offre aussi l’identité d’une taupe découverte en cours d’épisode, comme quoi, parfois les détectives sont capables de faire quelque chose de leur dix doigts. Pas mal, les gars !

Tommy apporte en tout cas un bon humour à la série, c’est appréciable. Quant au triangle amoureux qu’il forme avec Sophie et Danny, les scénaristes ne perdent pas de temps : Sophie l’embrasse quand elle est déçue de l’absence de réaction de Danny alors qu’elle vient de se faire tirer dessus. Le pauvre Danny faisait tout simplement son boulot à peu près bien. C’est aussi le seul à se méfier de Tommy. Comme quoi, faut pas désespérer.

Les trois intrigues forment une structure cohérente qui améliore grandement la série qui se divisait trop souvent en deux l’an dernier. En plus, quelques scènes permettent des réunions savoureuses, comme le coup de téléphone entre Alice et Ben/Tommy ou la scène du dîner le plus WTF et le moins crédible de l’histoire des séries Shonda Rhimes (ce n’est pas rien).

Côté couple, Alice et Ben s’engueulent, Alice reprochant une fois de plus à Ben de lui avoir menti, ce qui est à peu près la chose la plus logique du monde, mais Ben dit ne pas comprendre, surtout qu’il a quand même passé 72h en prison pour elle. OK. Alice se met à son tour dans une situation pourrie puisque Ben se réjouit de l’absence de mensonges entre eux alors qu’elle est en train de bosser pour Margot…

Ce n’est toujours pas crédible et rarement cohérent, mais je trouve pour l’instant cette saison un peu plus fun que dans mon souvenir, où la saison 1 avait été sacrément longue. Les ajouts au casting font beaucoup de bien et l’absence de Dao, vague intérêt romantique de Val, ne fait absolument aucun dommage à la série.

03.pngÉpisode 3 – The Dining Hall – 14/20
I kill people for a living, I don’t have friends.

Tommy souhaite donc se barrer avec le fric. Pas de bol pour lui, il a une sœur chiante qui veut le garder en sécurité. Du coup, il se barre tout court, avant qu’il ne soit trop tard. C’est le point de départ de cet épisode qui gère la fuite un peu trop facilement. Tommy étant présenté comme quelqu’un de particulièrement stupide, il n’est pas étonnant de le retrouver ensuite dans une bijouterie à acheter des boucles d’oreilles pour Sophie, une enquêtrice tellement douée qu’elle sait avant même de se connecter que l’argent a été récupéré par Tommy. Cela permet rapidement à Alice de retrouver la trace de son frère.

Ce n’était pas bien intéressant, du coup c’est une bonne chose que ça se déroule vite. Tommy se retrouve avec une nouvelle identité et se barre en Slovénie. Bien évidemment, il se fait rattraper par le cartel (représenté par un seul homme, qui a aussi menacé Alice et Val plus tôt), découvre qu’on lui a volé son argent et repart finalement avec sa sœur, qui n’hésite pas à le balancer à la police.

Franchement, cette intrigue n’était pas surprenante et plutôt pépère pour les scénaristes qui ne se foulent pas. On notera toutefois le retour des figurants à l’arrière-plan de la firme et, bien sûr, la création d’un ex-compagnon pour Val en la personne de Nick. Flic médiatique, c’est lui qui arrête Tommy quand Alice le retrouve. Mouais. Je crois qu’on peut définitivement dire adieu à l’agent Dao. De toute manière, il ne servait à rien.

Du côté de l’intrigue B, on retrouve Margot et son tueur à gage qui décide maintenant de draguer Sophie. En effet, Margot se retrouve à bosser avec l’équipe B, constituée de Sophie et Danny. Là encore, l’épisode nous offre du convenu et l’intrigue n’est pas passionnante. Il faut noter toutefois un nouvel intérêt amoureux pour Sophie et le serial killer, « Le Marteau ». Encore un pour Sophie, oui. Tout aussi prévisible, le rapprochement Danny/Margot ne surprend que par sa rapidité à se mettre en place, dans une espèce de relation haineuse tout à fait malsaine, forcément, mais du coup plutôt comique (le piège dans la banque notamment). Prévisible.

Enfin, la dernière intrigue s’intéresse à nos arnaqueurs bossant pour le FBI. Peu de choses à dire de ce côté-là aussi, si ce n’est qu’un fil rouge se dégage avec l’asiatique qui s’est barré dans l’épisode précédent. Il s’agit désormais d’attraper le méchant qui le dirigeait : une diplomate tout aussi asiatique. Le côté diplomate permet de complexifier la mission, qui se déroule sans l’accord officiel du FBI, et c’est l’occasion de nous révéler qu’il est très dur d’être arnaqueur, car leur boulot consiste à organiser une super soirée.

Il est toujours aussi marrant de voir le personnage de Diaz évoluer. Elle n’est clairement pas à la hauteur de ce que Gina Torres peut jouer et l’écriture du personnage est franchement pas dingue, mais les relations entre les trois fonctionnent et sont marrantes. Et puis, elle a un mari, qui finira sûrement par sortir de nulle part lui aussi (en espérant que ce ne soit pas Nick, ce serait du bon foutage de gueule).

En tout cas, pour eux, pas de bol, leur cible comprend assez vite qu’elle est la cible et se retourne contre eux. Pour s’en sortir, Rhys promet d’offrir les trois millions de dollars de Tommy qui sont dans le coffre de sa voiture, puisqu’il vient de lui voler. Évidemment. Ben se rend les chercher et tombe sur Alice en train de les récupérer.

La dernière scène est probablement la plus marrante et la plus réussie de l’épisode, avec les amants qui ne sont pas d’accord sur ce qu’ils vont faire de l’argent : sauver Rhys qui est comme un frère pour Ben ou Tommy qui est le frère d’Alice. C’est un cliffhanger réussi, même s’il ne fait aucun doute qu’ils vont aller s’occuper de Rhys d’abord, sa situation étant plus urgente.

Bon, cette saison est quand même meilleure que la première, même si ça reste un divertissement de bas étage avec bien peu de crédibilité.

Capture d'écran 2017-03-31 14.43.36.pngÉpisode 4 – Family Way – 14/20
You are really very, very good at your job.

Non, Alice n’est pas si douée dans son travail Tommy, mais ça je l’ai déjà pointé du doigt plusieurs fois depuis la saison 1, alors je vais arrêter de me répéter.

Cette semaine, l’épisode que nous propose The Catch possède un bon rythme bien vif et endiablé, avec des intrigues qui avancent un peu à toute vitesse et qui nous font presque oublier la médiocrité générale. Un 14 est donc plutôt une bonne note de ce point de vue-là, mais je trouve les répliques plus cinglantes et plus justes qu’en saison 1. En plus, je trouve qu’on a moins le temps de s’ennuyer avec la multiplication des intrigues et du rythme, même si c’est toujours bourré d’incohérences.

Tout d’abord, tout recommence au cliffhanger de la semaine dernière. Alice et Ben finissent par s’arranger en allant demander l’argent dont ils ont besoin pour sauver Rhys à… Margot. Cela fonctionne plutôt bien, même s’il aurait été plus simple de donner l’argent de Tommy pour sauver Rhys avant d’aller demander la même somme à Margot, mais bon. Nous ne sommes pas à une incohérence près dans cette série. Seulement Rhys a autre chose à faire que mourir dans son coin : il fait alliance avec les deux asiatiques qui s’en prenait à lui.

Dans un retournement peu crédible mais assez sympathique à voir, Rhys et Ben s’appliquent à faire tomber leur nouveaux associés en les faisant se soupçonner de se tromper l’un l’autre, ce qui leur permet aussi de couvrir le vol des diamants auprès du FBI. Je ne vois pas bien comment le FBI les laisse s’en tirer comme ça, même s’ils affirment ne pas avoir voler les diamants. C’est effectivement le cas, c’est bien sûr Margot qui les a, parce que Ben a eu la bonne idée de lui en parler et de lui révéler qu’il travaillait pour le FBI. C’est ce qu’on appelle une couverture très secrète tout ça, d’autant que Daniel l’entend aussi en parler.

En effet, Daniel continue de coucher avec Margot dans cet épisode. Celle-ci aurait pourtant bien d’autres chats à fouetter, mais non, les scénaristes préfèrent nous montrer longuement ces deux-là en train de faire l’amour plutôt que de nous expliquer comment elle a volé les diamants. Tant pis. Quant au « marteau », on ne sait toujours pas bien pourquoi il accepte de travailler pour Margot, mais il fait équipe avec Sophie cette semaine afin de retrouver la mystérieuse femme qui s’en prend à Margot.

J’ai du mal à accrocher à ces deux couples, même si Margot/Daniel réussit à être quand même un peu plus crédible. Il faut dire que Sophie a le droit à des scènes avec ses trois prétendants dans cet épisode, et ça fait beaucoup pour que ce soit vraiment intéressant : Daniel continue de vouloir la protéger, Tommy de se faire pardonner et le marteau la séduit l’air de rien. Ce n’est pas dingue.

À force d’un travail qu’on ne voit quasiment pas à l’écran, d’histoires à dormir debout (le sac à main ouvert dans la banque) et de bourdes de Val, toute l’équipe finit par mettre la main sur cette femme mystérieuse, qui nous offre un cliffhanger imprévu : c’est la fille de Margot ! Elle semble bien sympa pour une fille qui vient d’essayer de tuer sa mère et de la ruiner… En tout cas, la surprise est là, de même que les perspectives pour une suite qui bouge bien.

Avant tout cela, toutefois, il faut boucler l’intrigue Tommy. Malheureusement, ce n’est pas bien fou : Alice planque l’argent dans son bureau, il est donc aussitôt évident que l’épisode se finira sur la disparition du sac. Tommy le cherche en effet pendant tout l’épisode, après avoir réussi à se faire libérer de prison grâce à Ethan, un ex d’Alice dont il a vaguement parlé dans l’épisode précédent. Ledit Ethan semble drôlement attaché à Alice et leur rend tout plein de services, il y a donc fort à parier qu’on le reverra.

C’est d’autant plus évident qu’Alice ne semble pas encore remise de sa relation avec lui, quand elle comprend qu’il a aidé Tommy ou quand elle le voit. Bref, pour protéger son petit frère, elle se met une nouvelle fois en quatre et prend des risques. Tellement de risques d’ailleurs, qu’elle devrait être morte à l’heure qu’il est. Le chantage qu’elle fait au type du cartel est énorme, on voit direct qu’elle a un micro et je ne vois pas trop pourquoi le type ne la tue pas quand il entend la police arriver. Mais bon.

Comme d’habitude donc, cet épisode parvient à être divertissant grâce à des répliques sympas et des dynamiques entre les personnages qui se sont vraiment améliorées entre les deux saisons. L’arrivée de Diaz fait beaucoup de bien à Rhys/Ben, celle de Nick fonctionne mieux que Dao et Tommy apportait un peu de fraîcheur à l’équipe, fraîcheur désormais apportée par le Marteau (quel nom ridicule) et par Margot.

Je suis un peu déçu du départ de Tommy après quatre épisodes, mais je ne m’inquiète pas trop. Vu qu’Alice le laisse partir avec l’argent (qui appartient désormais à la police normalement, elle devrait donc finir en prison pour ça !) et lui dit de ne surtout pas revenir, il devrait vite réapparaître dans la série !

05.pngÉpisode 5 – The Bad Girl – 14/20
Nothing like plotting your mother’s death to keep a girl motivated.

Je continue de rattraper mes séries avant d’avoir un retard trop important, il est donc temps de parler du dernier épisode de The Catch, qui réussit une fois de plus à prouver que la série a désormais son rythme de croisière.

15 ans ?! C’est l’âge de Tessa Riley, la fille de Margot. Alice arrive à le deviner et elle est sacrément forte, parce que l’actrice n’a clairement pas cet âge-là. L’épisode commence donc très bien sur le WTF habituel avec Tessa qui déclare vouloir tuer Margot. Celle-ci reconnaît être un monstre et souhaite un test ADN sur sa « fille » pour savoir si elle l’est, laissant Alice face au dilemme de prévenir Ben ou non.

En effet, assez vite, il devient évident que Ben est le père de Tessa. Avant d’en arriver à la rencontre avec sa fille qui servira de cliffhanger à cet épisode, Ben aide le FBI à arrêter une nouvelle criminelle, Chloe Jackson. C’était une intrigue un peu bateau, avec une criminelle aux mœurs très libérée qui permet un baiser Jessica/Chloe pour les audiences et une situation classique de trahison qui mène à son arrestation. Le vrai but de cette intrigue était de mener Rhys sur la voie de la rédemption, puisqu’il débute l’épisode en méchant enchaînant les vols et le finit en aidant le FBI, exactement comme Ben.

C’était un peu simple comme retournement, et surtout ça n’a rien de permanent… a priori. Avec eux, ça suffira peut-être à tout justifier.

Cependant, cette intrigue n’était vraiment pas le cœur de l’épisode. C’est Tessa qui constitue tout l’intérêt de ce cinquième volet : après le départ du frère d’Alice, l’arrivée de la fille de Margot et Ben permet de relancer les intrigues générales, aussi bien sentimentales que dramatiques.

Et je dois dire que c’est plutôt efficace : Sybil apparaît de nouveau comme une femme a priori sans cœur, mais en fait simplement calculatrice. Quant à sa petite-fille, elle semble avoir hérité du fonctionnement familial sans le moindre souci : ses parents adoptifs ne veulent plus d’elle et elle manipule Felix, un associé de la firme, pour tenter de buter tout le monde. Bien sûr, elle échoue, mais Sybil suggère que c’est volontaire, puisqu’elle voulait simplement l’attention de sa mère.

C’est intéressant comme idée et ça permet surtout d’en finir avec l’intrigue « quelqu’un veut tuer Margot ». Les révélations sont plutôt cool et perturbent les couples de Margot et Ben, ce qui permet quelques pistes intéressantes pour la suite de la série. Surtout, cet épisode marque des réconciliations à un peu tous les niveaux et y compris entre Margot et Sybil. La famille n’a pas fini de nous pourrir nos héros… c’est tout ce qu’on demandait pour garder le divertissement à flot.

Enfin, l’épisode nous propose le début d’un nouveau fil rouge autour d’Ethan, l’ex d’Alice. On ne sait pas bien ce dont il est question encore, mais clairement le passé revient hanter l’héroïne sous la forme de Nick qui s’inquiète de son passé. En plus, le retour de Nick sert également le personnage de Val. Finalement, et ironiquement, c’est Sophie qui se retrouve sans intrigue perso cette semaine (je ne m’inquiète pas, le Marteau reviendra bien assez tôt).

Bref, malgré tous ses défauts, la série fonctionne mieux que l’an dernier je trouve, principalement grâce à des dialogues percutants. De ce point de vue-là, les additions de Justine et de Tessa sont deux excellentes choses, car elles font passer un bon humour dans la série et atténuent un peu le romantisme à deux balles pas crédible de Ben voulant acheter une maison…

06.pngÉpisode 6 – The Hard Drive – 12/20
Once again, the FBI is no match for Alice Vaughan.

Allez, on est reparti pour The Catch après un début de TGIT très moyen malgré le 100e épisode de Scandal.

Cet épisode démarre en 2009 et s’arrange pour que Val arrête Ethan et blesse Alice lors de l’arrestation de son ex-fiancé. Comme ça, on peut suivre l’épisode et savoir dans quelle temporalité on est tout du long.

En effet, l’épisode poursuit également dans le présent avec l’arrivée de Tessa dans la vie de Ben, Margot et Alice. C’est tout à fait le bon moment parce qu’en plus le FBI est compromis et une fuite met en danger Ben & Rhys. Assez vite, Ben a besoin de l’aide d’Alice dans son intrigue pour le FBI. Ils s’infiltrent sous couverture et tombent sur un mec à poil, avec cette bonne blague qui permet la citation de l’épisode. Une fois de plus, c’est un type à mémoire photographique, ce qui est un procédé hyper basique dans tout un tas de séries (à commencer par Suits dont Gina Torres vient).

Troy, c’est son nom, est avant tout un moyen de faire grimper les audiences féminines de la série de manière pas subtile du tout : il passe son épisode à poil. Bon, je suis méchant, il le passe avec quelques vêtements quand même, mais il est torse nu dans chacune de ses scènes. C’est beau…

Troy est aussi de nouveau un personnage bisexuel (enfin, il est surtout tellement narcissique qu’il veut juste plaire à tout ce qu’il bouge) pour la série. Un de plus, oui. Tous les pseudos méchants de la saison le sont de toute manière.

Bref, c’est en plus un bon moyen (il a tout pour lui) de fournir une nouvelle aide de poids pour le FBI histoire de régler la fuite et un nouvel allié de taille pour retrouver le mari de l’agent Diaz. Afin qu’elle le tue. Franchement, ne me demandez pas, c’est du Shonda et c’est du grand n’importe quoi. Cela relance ce trio dans une nouvelle direction sympa et Troy peut être un love interest marrant pour Rhys et/ou Tessa.

De son côté, Margot n’arrive pas à travailler grâce à sa mère et sa fille qui se mêlent de tout et interrompent tout. C’est marrant, mais tellement pas crédible, surtout qu’elle est toujours dans la planque fournie par Alice. Je la vois mal couvrir Sybil intentionnellement, c’est une criminelle. Cela dit, il y a un bon humour dans la cohabitation de ces trois-là qui me fait bien rire. L’épisode nous propose une intrigue qui comble un peu la saison avec une nouvelle trahison de Sybil, la mort de Fernando et le développement d’une relation Tessa/Margot. Je continue de bien aimer Tessa, il y a des choses à en tirer.

L’enquête sur Ethan n’est pas trop passionnante dans le présent, mais permet d’explorer agréablement le passé d’Alice : elle se droguait et protégeait Ethan sans savoir s’il avait tué ou non le policier qu’il était suspecté d’avoir tué. Val en policière paraît étonnamment plus jeune, contrairement à Alice ou Danny. Ce dernier rencontre Alice en la filant pour le compte d’Ethan. Il est intéressant de découvrir la manière dont ils sont devenus collègues (ou amis, même si là, elle l’embauche).

À mener l’enquête sur son passé comme ça, Alice finit l’épisode toute perturbée. Il faut dire qu’elle découvre qu’Ethan était bien innocent alors forcément, ça la perturbe. Comme en plus, Ben révèle qu’il avait effectué un profilage d’Alice pour la séduire plus vite (logique) et créer un personnage qu’elle était susceptible d’aimer, elle est vraiment chamboulée.

Il est alors temps pour un cliffhanger sur ce nouveau triangle amoureux qu’est Ben/Alice/Ethan. Et effectivement, l’épisode se termine sur une Alice tourmentée entre ses deux hommes. Oh lala. Je mets une note au-dessus de la moyenne uniquement parce que l’épisode avait des moments drôles et parvient à divertir un temps. Pendant que je fais la poussière.

Capture d'écran 2017-04-21 20.07.16.pngÉpisode 7 – The Birthday Party – 15/20
Why am I looking at a photo of a dead girl instead of your penis?

Bon et bien la série continue de me surprendre positivement en proposant un divertissement de qualité. Je le dis chaque semaine, mais il ne faut toujours pas s’attendre à une cohérence quelconque. À la place, il faut se contenter de quelques personnages très bons.

À commencer bien sûr par Tessa, qui est le nouveau personnage que je préfère dans cette saison de The Catch. Elle réussit à merveille à s’intégrer à la série et apporte avec elles des intrigues bien marrantes. Cette semaine, il s’agit d’un anniversaire auquel Margot l’envoie pour récupérer des infos et assurer sa domination. Tout commence autour d’un petit déj familial où Ben agit en père parfait alors que Margot se la joue Margot.

L’épisode est plutôt excellent du côté de cette intrigue, nous proposant une scène à la Gossip Girl, le côté argent corrompu et flingues en plus. Tessa déchire dans sa mission sous couverture et c’est très drôle à voir, surtout lorsqu’elle prend des initiatives. J’aime beaucoup ce genre de personnage qui est à fond dans l’honnêteté et qui apporte pas mal de fun. En effet, Tessa est clairement utilisée comme un élément comique dans cet épisode, surtout dans sa relation avec Ben. Celui-ci interfère dans la mission, ils se font prendre mais Margot débarque à temps pour tout rétablir.

L’intrigue était on ne peut plus stupide et trop énorme pour être crédible, mais elle m’a bien fait marrer, et je n’en attends pas beaucoup plus de The Catch.

C’était malheureusement moins bon du côté de Justine, autre personnage que j’aime beaucoup cette saison. Si la première partie de l’épisode la voit continuer à développer sa relation avec Troy (toujours aussi nu que possible) et surtout avec Rhys (avec une dragouille appréciable), elle retrouve bien vite son mari.

Et là, c’est beaucoup moins bon. Il dit être encore sous couverture et blablabla. Aucune action, donc, et, en conséquence, rien de bien intéressant à se mettre sous la dent. Dommage.

Enfin, du côté d’Alice, c’était à peine mieux. L’épisode reprend sur le cliff de la semaine dernière, avec Ben qui fait tout pour devenir super ami avec Ethan. Cela tombe bien, parce qu’Ethan est le nouveau client d’Alice car il a vu tous ses mails fuiter. Sophie s’en dit responsable à cause de son enquête de la semaine dernière, ce qui m’a un peu fait lever les yeux au ciel je dois dire.

Ce n’était que le début, parce que le personnage de Sophie ne m’a franchement pas plu cette semaine. On la découvre subitement hacker quand elle réussit à prendre le contrôle d’une voiture à distance, genre normal. La scène était marrante et bien fichue, mais c’est tout de même énorme. Bref, l’équipe n’a pas trop de mal à régler le problème d’Ethan.

Celui-ci révèle alors à Alice qu’il a une fiancé nommée Gretchen. OK. C’est cool, mais alors pourquoi l’un et l’autre passe l’épisode à se draguer, hein ? En effet, ils se vengent en provoquant une soirée catastrophe à la fête du riche qui s’en prenait à lui, se faisant virer de là illico. Et Alice en est très heureuse, à en juger par son sourire.

Comme en plus, Ben est très heureux de passer du temps avec Margot et Tessa, cela promet des scènes intéressantes pour la suite de la série. Pas autant que le cliffhanger qui voit le retour de Felicity chez Margot.

Felicity, on l’avait déjà vu en saison 1, et Rhys en parle lourdement dans tout l’épisode pour la réintroduire. Il pense l’avoir tuée, mais Margot la savait de toute évidence en vie. Alors oui, Felicity est à la fois l’ex de Rhys et de Margot, et c’était pour ça qu’il l’avait tuée. Cela dit, je dis ex, mais les deux filles n’hésitent pas longtemps à s’embrasser. Danny sera heureux, surtout après avoir envoyé une photo de son sexe à Margot en échange d’une info cette semaine…

Oui, cet épisode avait son lot de scènes comiques quand même : outre celle-ci et la voiture télécommandée, je pense également à Margot dans son coffre ou la réplique finale de Tessa à la fête. C’était bien mené et agréable à regarder, même si c’était un peu long du côté Justine/Rhys.

09Épisode 8 – The Knock-Off – 15/20
I just have sex with her. She’s alive.

J’étais assez peu motivé par le visionnage de cet épisode parce que le reste du TGIT m’a un peu déçu aussi. Cependant, le retour de Felicity m’intrigue assez pour faire play malgré tout.

Cela ne manque pas : cette semaine débute sur Felicity et Margot au lit, comme je m’y attendais. Felicity nous donne quelques informations vagues sur sa survie et son retour, puis Tessa débarque et les surprend de bons matins. Cela promet. Évidemment, elle pique sa crise au petit déjeuner mais Margot demande à Tessa de partir pour parler d’une mission avec Felicity. Il s’agit pour elles de voler une bouteille hautement sécurisée. OK, OK.

Mouais, mouais, mouais. Pour celle-ci, Margot largue Tessa à Alice puis récupère Danny et Sophie. Cette dernière surprend le couple dans l’ascenseur. Pas mal du tout pour foutre la merde avant une inévitable rupture Danny/Margot lorsqu’il apprendra l’existence de Felicity. Sophie est bien déçue par Danny, mais amusée de le voir tenter de lui prouver qu’il a une vraie relation avec Margot quand celle-ci veut juste travailler.

Bref, Margot l’utilise et ça ne plaît pas à Sophie. Pourtant, c’est rigolo, surtout que Margot excelle dans cet épisode. Ainsi, Felicity et elle n’ont aucun mal à remplir leur mission dans le casino. Fun, bien que vu et revu comme type d’intrigue.

À l’agence, Alice rencontre son sosie : Gretchen, la fiancée d’Ethan, une rousse aux yeux bleus. Il est sûr qu’elle ressemble beaucoup à Alice, mais cela ne peut que me mettre la puce à l’oreille après les révélations sur Ben faisant tout pour copier Ethan afin d’arnaquer Alice.

Gretchen a évidemment besoin de l’aide d’Alice et Val, parce que sinon, nous n’aurions pas d’épisode. Ce n’est pas bien intéressant et comme prévu, Gretchen est bien en train d’arnaquer Ethan. Elle a un projet de ligne de fringues stupide mais éthique. Le problème, c’est que son investisseur potentiel trempe dans des ateliers illégaux, alors elle demande à Ethan de financer ce projet. C’est gros, mais c’est gros !

Dans cette série cependant, plus c’est gros, plus ça passe. Ethan finance, malgré l’avertissement d’Alice, que Gretchen n’aime pas du tout. Après quelques recherches supplémentaires de Tessa, l’arnaque devient évidente. Alice parvient donc à faire entendre raison à son ex en lui montrant que Gretchen est déjà mariée.

En toute logique, donc, cet épisode nous montre que l’ex d’Alice est lui aussi piégé par une arnaqueuse et que celle-ci prend également le risque de faire appel à une détective privée pour bosser sur son mari. Voilà, voilà, quoi.

Pendant ce temps, Troy continue de se trimballer quasiment nu chez Rhys. C’est marrant, mais bon, comme ils l’ont introduit comme nudiste, c’est un peu con de le laisser tout le temps en caleçon, non ? Ah oui, c’est vrai, on est sur ABC, c’est juste pour là pour faire grimper l’audience. Ridicule, mais pas autant que sa réintroduction en tant que disque dur.

Le but pour eux cette semaine est de faire tomber les méchants que poursuit le mari de Justine. C’est une mission tout à fait routinière, qui permet à leur équipe de visiter un aérodrome déjà vu dans Scandal et bon nombre d’autres séries.

Une fois que la mission est terminée, ils comprennent un peu trop tard que le mari de Justine, Eddy, est en fait le grand méchant de l’histoire. J’ai envie d’ajouter : forcément. Là encore, c’est trop gros quoi. Ils se débrouillent pour l’arrêter malgré tout, Troy ne sert donc officiellement plus à rien… mais il est sûr qu’on le reverra, puisqu’il a la carte de Justine. Rhys le laisse filer sans même coucher avec, c’est étonnant… mais notre british semble avoir un vrai penchant pour Justine.

Enfin, tout ça, c’est avant que Margot débarque, frustrée d’avoir été doublée par Felicity, et lui révèle que celle-ci est encore en vie. C’est un bien meilleur cliffhanger que l’autre, qui voit Ben jaloux qu’Ethan embauche Alice à plein temps. Le triangle amoureux se développe quoi…

09-2.pngÉpisode 9 – The Cleaner – 18/20
I can’t believe you came all the way from the dead and didn’t call.

En bon plaisir coupable, The Catch délivre un bon épisode aujourd’hui, avec un mélange de toutes les intrigues… au point d’en devenir franchement excellent sur sa fin !

L’épisode recommence avec Rhys et Margot qui essayent de comprendre le plan de Felicity. N’y parvenant pas, Margot demande à Alice de l’aide, surtout pour retrouver le Cleaner. S’il a le titre de l’épisode, c’est bien tout ce à quoi il sert, car on apprend finalement qu’il ne s’est jamais débarrassé du corps de Felicity comme on lui avait demandé.

Travailler encore avec Margot sur des affaires illégales énerve Val, qui fait promettre à sa partenaire que c’est la dernière fois. Mouais, c’est d’une crédibilité, toujours. Enfin, cette fois, c’est juste qu’il est évident qu’Alice ment.

Rhys se barre soi-disant en vacances, malgré la demande de Ben de l’aider à trouver de quoi faire tomber Ethan. Face à ce refus, Ben demande l’aide de Justine, qui trouve bien sûr quelque chose. Le problème, c’est que bien sûr, il est innocent et se fait arnaquer par quelqu’un d’autre… Carol, une secrétaire qui bosse depuis des années pour lui. C’est sans grand intérêt franchement, mais c’était plutôt marrant, grâce à une bonne actrice secondaire. Cette pauvre Justine n’a servi à rien cette semaine, puisqu’elle était privée du duo avec Rhys qui lui apporte tout son côté comique habituellement. Toute cette intrigue n’est pas franchement passionnante, mais permet d’entendre parler de Mockingbird…

… Qui est très précisément l’homme qui Margot rencontre en fin d’épisode après avoir mené des recherches de son côté. En effet, Margot, Tessa et Danny ont mené ensemble leur mission qui a permis de faire évoluer la relation entre Margot et Danny ; qui deviennent ainsi un véritable couple. C’était efficace, sans prise de tête ni longueur… Et puis, il faut bien avouer que je suis sous le charme de Tessa, alors même si c’était tout pourri dans l’exécution, j’ai beaucoup ri.

En vérité, Rhys n’est bien sûr pas franchement parti en vacances. Il confronte Felicity qui s’en sort indemne une fois de plus en prenant Tessa en otage pour trente secondes. La rencontre entre Rhys et Tessa est parfaite, encore qu’elle aurait pu être encore plus drôle. Bref, Felicity se barre une fois de plus, Rhys fait donc appel à Alice pour mener l’enquête. C’est donc une nouvelle association avec un criminel qui voit le jour pour l’agence, c’est tout à fait logique. Bien sûr, la seule que ça énerve vraiment est Sophie, qui est érigée en compas moral cette saison. C’est la seule à être encore complétement neutre vis-à-vis des criminels, ou en tout cas à vouloir faire une différence bien/mal, surtout depuis la disparition du marteau.

Quant à Felicity, elle a disparu pour mieux revenir en fin d’épisode : elle tire une balle dans l’abdomen de Sophie et prend Tessa en otage, pour de bon cette fois. Sophie finit à l’hôpital, Danny révèle à Alice et Val qu’il sort avec Margot, le tout après qu’Ethan dise à Alice qu’il a encore des sentiments pour elle. Cette fin d’épisode est excellente, accélérant le rythme de manière surprenante et préparant le terrain de la fin de saison.

Pour cela, rien de mieux qu’une bonne révélation de dernière minute concluant un enchaînement d’événements déjà bien riches : le Mockingbird qui contrôle tout dans l’ombre depuis un moment et que Margot rencontre en fin d’épisode ? C’est bien sûr le frère d’Alice ! Oh, notre bon vieux Georges O’Malley a sacrément changé et c’est tant mieux, car ça promet de bons épisodes pour la suite.

The Catch Season 2 Episode 10_0001089923Épisode 13 – The Mockingbird – 17/20
He’s not Mockingbird, he’s my idiot baby brother.

La série est annulée alors que les producteurs et scénaristes espéraient clairement un renouvellement. Cet épisode est donc le dernier de la série et il ne conclut bien sûr pas toutes les intrigues entamées, au contraire. C’est frustrant et ça manque clairement de respect pour les gens regardant encore, mais bienvenue dans le système américain. Nous ne reverrons même pas Sophie dans cet épisode, elle finira donc la série comme une idiote à se faire tirer dessus et c’est tout. Frustrant, je vous dis.

Tout le début d’épisode manque un peu de rythme si vous me demandez mon avis. Il réussit très bien à nous transmettre un sentiment d’urgence avec Alice, Ben, Rhys et Margot qui se réunissent en apprenant l’enlèvement de Tessa. Comme en plus, Mockingbird/Tommy vient d’apprendre à Margot qu’elle avait perdu le contrôle de la firme, on sent bien que c’est la merde. Les quatre mettent au point un plan pour récupérer Tessa…

Pas de bol, Tessa fait finalement équipe avec Felicity, qui est celle qui l’a retrouvée. C’était un joli rebondissement, même si ça m’a un peu énervé sur le moment. Ils en ont fait beaucoup autour de Tessa pour que ce ne soit qu’un plan d’une gamine capricieuse. J’aurais été déçu qu’elle reste la méchante de l’épisode, mais bien sûr, en bonne capricieuse qui se respecte, elle finit par retourner sa veste et aider ses parents à se débarrasser de Felicity. Cette dernière réussit malgré tout à tirer sur Rhys avant l’arrivée d’Alice, qui a fait équipe sur ce coup-là avec Justine et Ethan.

Il y a du bon de ce côté de l’intrigue : il était savoureux de voir Justine forcée de travailler avec Alice, surtout que c’était efficace. Toute la partie avec Carole et Tommy était une belle manière de perdre du temps, mais ça restait divertissant, sans forcément proposer un rythme de dingue. En revanche, la balle que se prend Rhys était juste assez surprenante pour fonctionner. Seulement, ce n’était que le milieu de l’épisode et il était assez clair qu’il y avait d’autres plot twists à venir.

Tommy, arrêté par Justine et retenu sans raison dans les locaux de la firme d’Alice et Val, parvient à s’échapper grâce à des agents du FBI qui ne parlent même pas après avoir affirmé qu’il n’était pas Mockingbird. C’est stupide, c’est gros comme une maison, mais Danny se laisse avoir. Tout ceci permet la révélation ultime : Mockingbird n’est pas Tommy, mais… Rhys.

C’est naze. Je me suis laissé avoir comme un bleu et je suis frustré. Je pensais vraiment que ce serait Ethan (ou Sophie comme on ne l’avait pas vu de l’épisode). La révélation fonctionne à merveille du coup et donne pas mal de points à la note de cet épisode, car je ne m’attendais pas à ce que Rhys soit le « méchant » après tout ce qui avait été fait sur sa rédemption, de sa relation avec Justine et Troy à l’arrestation de Chloé. C’est franchement du gâchis, mais c’est retentissant.

Malheureusement, ça retentit dans le vide. Bien sûr, on nous ouvre de jolies perspectives de rivalité Ben/Rhys et une chasse à l’homme par Justine, mais nous ne verrons jamais tout cela. Pendant ce temps, Ben avertit Margot que Justine s’apprête à l’arrêter, Tommy redevient gentil et apporte tout un tas d’informations, Val fait de la figuration et n’a aucune conclusion, Danny décide de s’enfuir avec Margot, Tessa & Ben. Sans raison toutefois, il reste finalement auprès d’Alice pour l’aider à… à quoi ? On ne sait pas bien. J’aurais préféré une fin ouverte où tout le monde prenait l’avion, ça aurait été moins frustrant.

Finalement, cet épisode se conclut sur un avion qui s’en va, séparant Alice et Ben tout autant que Danny et Margot. Au loin, les sirènes de la police se font entendre et je ne vois pas comment Alice, Danny ou même Ethan qui a fourni le jet peuvent s’expliquer sans finir en prison quoi. De toute manière, je n’aurais jamais à le voir.

The Catch Season 2 Episode 10_0002410954

EN BREF – Je suis frustré par l’annulation de la série. Je n’avais pas aimé la saison 1, trop molle et incohérente. La saison 2 était partie dans une opération de récupération du public avec un casting réussi d’acteurs réputés (ce n’est pas un hasard et c’était pour gonfler les audiences). L’arrivée de Justine et Tommy ont redéfinit la série en un show marrant et basé clairement sur la famille, ce qui a encore été confirmé par l’arrivée de Tessa, reliant définitivement la firme aux « gentils ».

Tout ceci manquait bien sûr de crédibilité générale, mais la série ne se prenait plus au sérieux. Elle était devenue un vrai guilty pleasure, avec des intrigues réussies car divertissantes et de bonnes tranches de fou rire. L’arrivée de Tessa y est pour beaucoup, c’est vrai, mais je trouve que tous les personnages introduits cette année, même Troy ou Chloé, apportaient avec eux une certaine fraîcheur qui faisait du bien à la série.

Finalement, il est difficile de regretter d’avoir continué car je me serais bien amusé avec cette saison, mais ça aurait peut-être été préférable de me contenter de la médiocre saison 1 pour ne pas être si déçu. Je me remettrais de cette annulation, c’est sûr, mais ne pas avoir une vraie conclusion est frustrant. Avec ces treize épisodes, ils auraient très bien pu proposer une fin satisfaisante en plus, si au moins les couples étaient partis ensemble et que Val et Justine avaient arrêté Rhys par exemple. Là, ce dernier épisode a un amer goût de gâchis.

Tant pis et adieu.

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Adieu oui, sauf à Tessa, que j’espère bien retrouver au plus vite dans d’autres séries 😦