Resident Alien (S04)

On en était où ?

Après une saison riche en événement, Harry se retrouvait prisonnier des Gris sur la Lune pendant qu’un insecte métamorphe prenait sa place dans un vaisseau pour la Terre qui contenait aussi Asta, D’Arcy et le bébé de Kate et Ben. Rien que ça !

Ce que j’en attends

À ce stade, je sais exactement ce que la saison 4 va proposer : un humour totalement loufoque et décalé, des jeux d’acteurs excellents, des personnages tous plus attachants les uns que les autres et des intrigues bien ficelées qui se recoupent. C’est ce qu’on est en droit d’espérer, en tout cas, après trois saisons à le faire de manière bien efficace.

C’est amusant comme la série réussit toujours à me convaincre. Si elle ne fait pas partie de mes préférées ou de celles que je regarde en boucle, elle est toujours l’assurance d’un divertissement hyper efficace et de bons moments de rigolades. Peut-être qu’il faudrait que je la revoie davantage et que je l’estime mieux, finalement… En attendant, je suis un peu paumé dans les intrigues en cours et les noms des personnages. Après, ça ne m’inquiète pas plus que ça : je suis sûr que je vais vite la reprendre et retrouver mes marques. C’est le cas chaque année ! Bon, cette année en revanche, j’ai vu deux épisodes au début de la diffusion… puis je n’ai pas pris le temps de voir la suite avant quasiment trois mois. Et c’est terrible, parce qu’entre temps, il a été annoncé que la série touchait à sa fin. Toutes les bonnes séries s’en vont une à une !

Note moyenne de la saison : 17/20

Resident Alien – S04E01 – Prisoners – 16/20

Comme chaque fois, il me faut un petit moment pour me remettre dans l’humour et les intrigues de plus en plus complexes de la série. Bon, non, les intrigues ne sont pas si complexes, c’est juste que je ne me souvenais plus bien d’où on s’était arrêté dans la plupart d’entre elles et qu’il y…

Resident Alien – S04E02 – The Lonely Man – 18/20

Si la série a du mal à trouver parfois le bon équilibre entre blagues et moments tristes, qu’est-ce qu’elle excelle dans l’humour, le wtf et les décalages qui la rendent si unique. Le trio de tête est excellent quand il partage des scènes et les guests semblent tous s’éclater dans des rôles de plus en…

Resident Alien – S04E03 – Ties That Bind – 14/20

J’ai refait une pause dans mon visionnage et je n’aurais jamais dû faire ça, car je suis à nouveau paumé comme en début de saison. Pour autant, tout n’est pas de ma faute : j’ai vraiment l’impression que l’épisode est brouillon par moments et que la chronologie ne tient pas toujours. Je suis un peu déçu…

Resident Alien – S04E04 – Truth Hurts – 17/20

Ouf, cet épisode est bien meilleur : je retrouve le ton humoristique que j’adore depuis toujours avec cette série, c’est hyper efficace. L’épisode est drôle, tout simplement, ce qui ne l’empêche pas d’avoir quelques scènes d’émotion profondément humaines et top. L’équilibre est parfaitement trouvé, les intrigues sont bien foutues et cette saison a vraiment le luxe…

Resident Alien – S04E05 – The Human Condition – 17/20

Si l’épisode m’a paru vouloir ralentir le rythme au début, c’est pour mieux me rappeler qu’il s’agit en fait du milieu de saison en cours de route. Si ce n’est pas aussi bien géré que d’autres épisodes de mi-saison de la série (le dîner chez Harry restant vraiment iconique pour moi), j’ai aimé la construction…

Resident Alien – S04E06 – Soul Provider – 18/20

Cet épisode a su me prendre par surprise à plusieurs reprises, même si une grande partie de son intrigue était finalement dans le titre. Il s’y passe plein de choses, mais j’en retiens surtout que je suis passé par toutes les émotions grâce à l’intrigue donnée à celle qui doit être mon personnage préféré dans…

Resident Alien – S04E07 – Daddy Issues – 17/20

Il y a quelques longueurs dans cet épisode et on sent bien que la série prépare subtilement la fin de saison/fin de série, mais ça reste un très bon chapitre de la série. On a un tas de petites intrigues en fil rouge qui avancent, des secrets qui commencent à être révélés et, ouais, c’est…

Resident Alien – S04E08 – Mine Town – 18/20

C’est une excellente saison finale, franchement. On sent que l’intrigue est maîtrisée de bout en bout et que les scénaristes n’oublient pas de développer une dernière fois chaque personnage pour le mener à une vraie conclusion. Il reste un problème à tout ça : il n’y a pas assez d’épisodes pour tout raconter, alors on nous…

Resident Alien – S04E09 – Tunnel Vision – 18/20

Nooon. Je n’ai pas envie que ce soit la fin de la série, mais il faut bien reconnaître que j’y arrive. La conclusion est à portée de main, on voit très bien comment la saison se termine dans cet épisode et laisse juste le temps à un dernier épisode qui servira à dire au revoir.…

Resident Alien – S04E10 – The End is Here – 20/20

Voilà un titre qui ne laisse aucun doute sur le fait que la série n’aura pas de cinquième saison. Cela me rend triste, j’ai l’impression que c’est l’une des dernières que j’attendais chaque année et qui me proposait de la science-fiction bien foutue. Il faut bien se résoudre à dire au revoir tout de même,…

Twisted Metal – S02E07 – H1TNRVN – 18/20

J’ai l’impression que la saison va continuer sur le même rythme et nous proposer un sans faute jusqu’au bout maintenant qu’elle est lancée. Sans faute ? Pas tout à fait ! C’est une saison trop courte par rapport aux enjeux et à l’ampleur de ce qu’elle pourrait proposer : il y a trop d’ellipses temporelles à mon goût, c’est vraiment dommage ! C’est toutefois mon seul vrai reproche, parce que tout le reste est vraiment trop cool à suivre ! Eh, ça me donne presque envie de jouer au jeu vidéo.

Spoilers

Fin des qualifications, début de la vraie première course du tournoi !

It’s not naive to fight for a better world.

Une nouvelle course se prépare. On voit Sweet Tooth tout excité de tuer des gens et Mayhem confronter Raven du regard devant un tas de flingues (tout ça pour prendre un flingue trop lourd pour elle, qui était hilarant). Il y a tout ce qu’il faut, quoi. John, lui, décide de faire quelques réparations sur la voiture pour atténuer sa culpabilité. L’homme-roue s’en rend compte à peu près tout de suite, parce que John ne sait pas mentir et n’a jamais menti à Quiet. Cela aiguise un peu la compétition au moins.

Bizarrement, Quiet ne voit rien arriver elle. Elle bosse avec John comme si de rien n’était, lui rappelle de bien se concentrer sur la mission et se moque des vœux des autres participants (Mayhem veut être invincible en même temps). J’ai adoré la voir se vanter de leur vœu, j’ai aimé voir John la soutenir face à tout le monde… mais il reste un putain de menteur.

J’aime bien que Quiet fasse une leçon de morale à tous les participants de la course, cependant, je trouve que c’est un twist qui fonctionne plutôt bien.

12 voitures dans un labyrinthe, avec seulement huit possibilités de s’en sortir : il faut récupérer un pass pour pouvoir sortir du labyrinthe sans être tué. J’aime bien le concept.

John et Quiet ont toutefois un avantage parce qu’ils ont été les derniers lors des qualifications : ils ont un radar et une minute d’avance sur les autres. Les concurrents sont loin d’être ravis. Moi, je ne le serais pas à la place de John et Quiet : ils ont clairement une cible dans le dos là.

Ca m’a fait rire, parce que j’ai écrit ça dans mes notes et trente secondes après, Quiet a dit exactement la même chose.

Cela n’empêche pas la première vraie course de commencer, sous le regard bienveillant du masque de Krista. John culpabilise tellement de son mensonge à Quiet aha. Il finit par être incapable de conduire et demander à Quiet de prendre le volant. Elle ne comprend pas comment ça se fait qu’il ne veuille pas conduire, mais bon, elle ne se fait pas prier non plus. Après, John n’est pas très doué en lecture de carte non plus. Ils perdent donc leur minute d’avantage assez rapidement.

C’est ainsi qu’ils pensent arriver en premier pour récupérer le pass mais qu’ils se retrouvent face à Deacon (la team du bébé), Raven et Sweet Tooth/Stu. Cela fait beaucoup d’un coup. Le pass ? Il est au milieu d’une patinoire et personne ne sait patiner apparemment. Cela donne de l’humour et de la tension dramatique, avec un bébé qui tire dans l’épaule de Stu parce que, oui, il a un flingue ! Quiet est la première à obtenir le pass, mais elle le perd quand Raven veut lui tirer dessus et que John lui fait perdre l’équilibre pour la sauver. Le pass arrive dans les mains de Sweet Tooth, incapable de tenir debout non plus. Bref, on s’amuse bien des chutes… mais dans tout ça, John et Quiet n’obtiennent pas le pass.

Pendant la course, Mayhem est prise en chasse par l’homme-roue qui n’est pas hyper sympathique avec elle. Elle manque franchement de mourir et se retrouve dans un accident peu engageant suite au lancer d’une roquette par on-ne-sait-qui (j’adore l’idée, parce que ça fait très course de jeu vidéo où on se prend parfois des trucs sans savoir d’où ça vient effectivement), mais cela se termine en avantage pour elle. En effet, elle rentre dans un bâtiment où se trouve un pass. Elle se débrouille pour rentrer dedans… sauf qu’elle n’est pas la première à le faire. Elle se retrouve une fois de plus face à Chuckie, l’asiatique avec qui il est difficile de ne pas la shipper. Ecoutez, faut croire que je suis team Ennemies to lovers désormais.

Malheureusement, il faudra qu’ils restent ennemies : elle est forcée de le tuer dans un combat bien chorégraphié qui montre à quel point il faut prendre au sérieux Mayhem en fait. Elle s’en sort en lui foutant un coup de main (lol), main cadavérique qui tenait le pass à la base.

Elle a donc un pass… mais plus de voiture : Chuckie est tombé sur sa voiture et l’a détruite. Qu’à cela ne tienne, Mayhem se débrouille pour lui voler sa voiture… et découvre qu’elle a désormais une voiture qui parle. Cela permet de très jolies blagues avec un nouveau profil de conducteur à créer et surtout une voiture qui est pleine d’humour : j’ai adoré le coup de la clim qui s’active ou de Quattro (c’est le nom de la voiture) qui roule toute seule jusqu’à l’arrivée sans aucun problème. C’était si drôle de voir Mayhem vouloir tuer tout le monde pour mieux comprendre qu’elle était à la fin de la course, déjà.

Mayhem n’est pas la seule à finir la course. Allez savoir comment (et ça, vraiment, c’est un gros point négatif : l’épisode ou même, soyons fous, la saison aurait pu être deux fois plus long pour nous montrer la course en entier), Sweet Tooth et Stu ont récupéré un pass à un moment et passent la fin du parcours eux aussi. J’ai beaucoup aimé voir Sweet Tooth espérer d’être premier quand Mayhem, Mike, Raven et d’autres avaient déjà terminé la course apparemment. M. Grimm ? Il est malin : il n’a pas de pass, mais il fait rentrer sa moto dans le camion à glace de Sweet Tooth et peut passer la ligne d’arrivée avec un pass. AHA.

Par contre, c’est la fin pour John et Quiet : les deux tarés récupèrent le pass et le fusil boomerang de John. Lol. Boomerang ? On sait comment ça va finir : ça va se retourner contre eux quand ils vont tirer et ça va être brillant. La série nous fait quand même un peu de suspense avant d’en arriver là, mais aussi un peu d’humour avec le bébé qui demande de tuer John et Quiet.

Finalement, le « boomerang blast » porte bien son nom et sauve de justesse Quiet et John. La voiture de leur ennemi explose donc… mais le bébé survit. C’est lui qui teint le pass et qui force finalement John et Quiet à l’emmener à la sortie. Ils sont si ravis d’avoir un bébé pleurant dans leur dos ! Ils sont surtout ravis de s’en débarrasser quand Calypso veut le récupérer. C’est dommage, on perd tous les gags avec le bébé, je suppose. Et en même temps… On avait dû en faire le tour et John et Quiet n’en ont rien à faire de ce bébé psychopathe. Il leur reste à gérer le cas de Mayhem ; leur vraie enfant.

Celle-ci est ravie d’avoir un ami en Quattro, mais ça ne lui permet pas de se confier vraiment sur sa vie et sur ce qui la tracasse. Elle s’en confie ainsi à Quiet : elle a tué quelqu’un pour la première fois et a besoin de parler de sa première fois. Ouais, vous voyez très bien la blague qui va avec et que les scénaristes ne peuvent s’empêcher de faire – mais ça fonctionne bien.

Une fois qu’elle a papoté avec Mayhem, Quiet revient auprès de John et cherche à comprendre pourquoi ils ont passé une si mauvaise journée. John se sent alors forcé de confesser la vérité. PUTAIN. C’est un excellent cliffhanger : Quiet est choquée de découvrir qu’il a fait son propre vœu et tout s’arrête là. Tristesse. Vivement la semaine prochaine !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Twisted Metal – S02E06 – MKAW1SH – 18/20

C’est encore un excellent épisode qui permet à la fois d’enrichir la mythologie de la série et de développer ses personnages, tout en prenant le temps de caser plein de blagues et de l’action… Je ne m’attendais pas non plus à une petite séquence émotion, et pourtant, force est de constater qu’ils sont très doués pour en fournir. Bref, un épisode qui a tout ce qu’il faut et est une nouvelle proposition réussie au sein de cette saison 2.

Spoilers

La course continue pour que chacun puisse donner son vœu à Calypso.

The Calypso will be the great uniter of this broken nation.

J’ai failli être déçu et m’énerver sur le début d’épisode qui reprend en pleine nuit loin du cliffhanger où on a laissé nos héros… mais je me suis vite souvenu que la série commençait toujours par des flashbacks. Ce flashback nous renvoie avant la saison 1 : John rencontre Calypso, l’organisateur de la course donc, pour la première fois. C’est un approfondissement mythologique intéressant.

Calypso n’explique pas qui il est, mais vend à John le grand discours qui fait de lui un être exceptionnel. Il est un bon vendeur, en vrai. Calypso n’est pas hyper sympa, en revanche : il demande à John son vœu le plus profond pour mieux foutre de sa gueule lorsqu’il lui répond. Avoir une maison et un endroit où garer sa voiture ? C’est nul. John a la meilleure situation selon lui : il est un homme seul et libre de faire ce qu’il veut.

Je vois ce qu’il veut dire, mais ce n’est pas grandiose d’être seul – la preuve, John s’ennuie. Le plus grand souhait de Calypso ? Être vu, vraiment. Il est assez magicien pour ça, a priori, il laisse même des bières derrière lui. Dans un monde post-apo, c’est un sacré cadeau.

On reprend ensuite en pleine course, comme je l’espérais. Quiet et John viennent de faire demi-tour pour venir en aide à Mayhem, même si leur balise risque d’exploser. Mayhem ne leur a rien demandé et n’est pas ravie de leur aide, ce qui choque un peu Quiet, mais son « yeah whatever » faisait si ado rebelle, c’est grandiose.

La course se termine pour la plupart des concurrents : la première à passer la ligne d’arrivée ? Raven. Les autres qu’on connaît aussi arrivent aussi, que ce soit l’homme-roue, les fous avec le bébé (zut ils l’ont réveillé), Mike ou Stu. Sweet Tooth n’est pas trop heureux que Stu ne fasse pas tout ce qu’il lui dit à la lettre, mais ce n’est pas si grave tant qu’il est chaotique.

Pendant ce temps, la course continue. Mayhem était bonne dernière après tout. Ce n’est pas encore une question de rapidité alors ce n’est pas si grave. Comme promis, Quiet protège Mayhem avec l’aide de John contre plusieurs autres candidats, notamment une sorte de fossoyeur avec une faux… Ils s’en sortent avec difficulté, mais ils s’en sortent tout de même. Oh, ils demandent l’aide de Krista au passage. Le truc, c’est que la balise qui devait couper le courant et désactiver les armes ne fonctionne finalement pas.

Pas grave. Dollface reste une sacrée badass avec des cascades de dingue. Elle semble vraiment bien s’en tirer de sa course jusqu’à ce qu’elle se fasse tuer de manière totalement improbable. La voir être arrachée de sa voiture, c’était si triste ! Elle finit au sol devant les concurrents qui viennent de l’attaquer et sont à ça de la tuer. Qu’à cela ne tienne : elle sait comment réussir sa sortie ! Elle détruit d’une balle sa valise… et attire sur eux tous une tête chercheuse qui va les exploser. Ca me rend triste : je pensais qu’elle allait balancer la valise sur ses assaillants et survivre. Le montage ne laisse pas planer le doute, elle a clairement explosé. Après, vous me direz, y en a qui survivent avec la tête en feu… alors pourquoi pas elle ?

Ce qui est sûr, c’est que John et Quiet découvrent son décès avec bien de la tristesse. Je suis si déçu pour John. Bon, ce n’est pas son premier décès et il fait le bonhomme pas si affecté, mais on sait ce qu’il en est quoi.

Le tournoi doit toutefois continuer, même sans Dollface. D’autres sont morts et personne n’en fait état après tout. Calypso fait monter tous les participants encore en vie dans un bus et leur donne les règles de la compétition : ils n’ont pas droit de s’entretuer en-dehors des épreuves (à la déception de tout le monde) et seront colocataires entre chaque course. Les pauvres !

Ils sont hébergés dans un lycée et doivent s’accommoder de la vie en communauté : Raven est dépitée de son colocataire (M.Grimm), mais Stu aussi. Il commence à être vraiment jaloux de voir Mike s’entendre si bien avec son copilote quand lui doit se taper un Sweet Tooth qui le prive de matelas et passe son temps à lui donner des ordres. Pas simple. On note au passage que Raven a un passé avec Calypso, et un deal apparemment.

John et Quiet ont un peu de temps pour faire le deuil de la sœur du premier et pour se motiver à gagner la course quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coûte. C’est toujours délicat pour une série comique de gérer le deuil et ce genre de tensions dramatiques, mais je trouve qu’ils trouvent le bon équilibre pour qu’on sente la tristesse des personnages sans que ça ne plombe l’humour du reste de l’épisode. La scène surgit entre deux moments marrants – j’ai tellement ri des examens médicaux de chaque concurrent (la pisse noire de Sweet Tooth wtf ?) ou de l’homme-roue qui ne peut pas se prendre son propre sandwich. Mon plus gros fou rire, c’est quand même Mayhem qui boit de la bière (la réaction de Quiet, la grimace de dégoût de Mayhem, c’est parfait).

Tous sont finalement convoqués à la cafétaria pour se voir réexpliquer les mêmes règles – un seul vœu par voiture, aucune question posée pour l’exaucer – et pour être appelés les uns après les autres dans la pièce qui jouxte la cafétaria.

La pièce ? Quand Quiet et John y pénètrent enfin, c’est pour mieux découvrir le pouvoir de Calypso, une fois de plus. Il les embarque au beau milieu d’une forêt où se trouve un puits pour qu’ils puissent faire leur vœu. Main dans la main, Quiet demande que tous les murs des villes tombent. Moi, je trouve que le vœu n’est pas assez précis et que ça va clairement déconner. John, lui oublie de récupérer le masque de Krista sur le puits. Et on sent très bien ce que ça veut dire : il se retrouve seul face au puits des vœux, avec le masque de sa sœur.

Bien sûr, il fait le vœu de la ramener à la vie, même si ce n’est pas le plan de base, même s’ils n’ont droit qu’à un vœu par voiture. Je comprends son vœu, mais tant qu’à faire autant demander à revenir avant l’apocalypse pour qu’il puisse l’avoir avec ses parents aussi. Non parce qu’en plus, même s’ils gagnent la course, il faudra faire un choix entre les deux vœux et il n’y a pas de doute possible sur le meilleur vœu à conserver dans cette histoire… J’adore Krista, le flashback était émouvant… mais bon, une vie ou le futur de tout le monde ?

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Paradise – S01E08 – The Man Who Kept the Secrets – 20/20

L’écriture de cette saison est si parfaitement maîtrisée que c’en est vertigineux quand les réponses sont apportées le plus naturellement du monde dans cet épisode. Les mystères paraissent si simples à résoudre quand on a les bons éléments en main… et c’est tellement énervant de ne pas les avoir vus. Peut-être que si j’avais eu plusieurs semaines devant moi lors de la diffusion, j’aurais grillé un ou deux détails… mais là, comment voulez-vous qu’en regardant la série d’un seul coup, je me rende compte par moi-même que j’avais les pièces du puzzle ? Le cerveau est retourné, je valide à 100% cette fin de saison.

Spoilers

Qui donc a tué Cal ? On va enfin le savoir !

Sorry bud, wrong place, wrong time.

Voilà un épisode final plus court qui commence bien : on y suit la construction de la ville souterraine. C’est vrai que ça soulève plein de questions : des gens ont construit une ville post-apocalyptique sans que ça ne fuite alors qu’ils savaient qu’ils n’y seraient pas les bienvenues ? C’est assez étrange. On suit en tout cas la vie d’employés du chantier. Ils sympathisent et ont un bon groupe, même si on en suit surtout deux, Adam et un autre dont je n’ai pas retenu le prénom. Ils sont mignons comme tout, mais ils se tuent à la tâche.

Littéralement. Le chef de chantier se rend compte que le site choisi pour la construction de la ville est toxique. Pour lui, Anders, il s’agit officiellement d’un site pour un centre de recyclage, mais il n’est pas idiot et voit bien qu’ils construisent autre chose – c’est trop gros pour un centre de recyclage. Anders se fait en tout cas virer dès le lendemain du jour où il a signalé le danger. C’est plus simple comme ça : on le met de côté et les travaux peuvent continuer. Tant pis si des ouvriers meurent, hein.

Anders a tout de même l’info que quelque chose de grave se prépare. C’est ainsi qu’il se prépare lui-même pour un attentat grave contre le président des USA : celui dans lequel Xavier s’est fait tirer dessus en se prenant une balle à la place de Cal. C’est une sacrée origin story : on le voit être isolé suite aux travaux de construction, faire plein de recherches sur le président et sur la catastrophe qui pourrait arriver.

De retour dans le présent, on retrouve un Xavier qui est complètement paumé par les révélations de Sinatra. Il est forcé d’être son pantin désormais : Sinatra a sa fille en otage. Presley ? Elle va bien et ne se rend même pas compte qu’elle est l’otage de Jane. Elle pense faire quelque chose de bien en accompagnant Jane dans sa dépression suite à la mort de Billy. Pourtant, Jane est une sacrée connasse. Elle m’a fait mourir de rire : quand elle a Sinatra au téléphone, elle révèle qu’elle est capable de tuer Presley sans hésitation… mais surtout que son désir le plus profond est de récupérer la Wii présidentielle pour elle. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une petite partie de jeux vidéos, hein ?

En tout cas, Xavier a d’autres préoccupations, lui ! Il fait ce qu’il peut pour apaiser la situation qu’il a lui-même rendue explosive. Il convainc Robinson de relâcher les otages, puis retourne sur la scène de meurtre de Cal. Il cherche à trouver ce qu’il a manqué le jour J et il finit par trouver très vite : en se concentrant un peu, il se souvient que Cal manipulait les CD devant lui… et y trouve le CD enregistré pour Jérémy. Bien caché, mais pas assez.

Il apprend en l’écoutant que Cal est passé à la bibliothèque et y a laissé quelques secrets d’État… Il n’en faut pas plus pour que Xavier comprenne que le code trouvé dans le paquet de cigarettes de Cal soit en fait une référence d’un livre à la bibliothèque. Il s’y rend et trouve le fameux livre qui contient bien des secrets d’État… Mais alors qu’il les consulte, il se fait assommer par le bibliothécaire. BORDEL.

Je me sens tellement con de ne pas l’avoir reconnu. On l’a vu dans plein d’épisodes ce bibliothécaire et je ne l’ai pas reconnu une seule seconde : il s’agit d’Anders, l’homme qui a voulu assassiner le Président. Mais putain, mais comment il a pu entrer dans le complexe, sérieusement ? Un flashback nous révèle qu’il a été envoyé en prison, évidemment, et qu’il s’est alors raccroché à sa relation avec Adam.

Malheureusement, Adam ne voulait rien à voir avec lui : il était désormais en train de mourir. Le jour de la fin du monde, Anders a toutefois pu s’évader de prison assez vite et simplement. Il y avait une émeute, les gardiens se faisaient tuer, voilà quoi. Il a toutefois un plan, contrairement à tous ses codétenus : il sait exactement dans quelle montagne aller.

Il n’a pas d’accès ? Pas grave. Il se fait passer pour un officier en volant un uniforme de gardien à la prison, puis remonte les embouteillages menant à la montagne, essayant de trouver des personnes qui pourraient y avoir accès. Il finit par tomber sur un couple dans sa voiture : l’homme est bibliothécaire. Il tue le couple et prend son rôle de bibliothécaire. Il se métamorphose physiquement aussi, pour lui ressembler : petite calvitie, barbe taillée et hop, ce n’est plus le même. Ma foi, la saison est menée d’une main de maître. Jamais on n’aurait pu s’attendre à un coup pareil, les scénaristes sont très forts.

Ce n’est pas tout, en plus. Si ce perso secondaire un peu random est bien l’assassin du président, il a  une complice : la serveuse pote de Gabriela. Il la rencontre par hasard en pleine apocalypse alors qu’elle déprime dans sa voiture et hop, il l’embarque. Elle devient sa femme pour les papiers – et elle l’aide à pénétrer dans la montagne quand son bracelet cassé pose problème. C’est beau. Une belle équipe.

L’assassinat du Président ? Eh, il a survécu à la fin du monde, ça peut bien attendre. Il se fait à sa nouvelle vie dans la montagne et en oublie son désir de vengeance… jusqu’au jour où Cal passe dans sa bibliothèque pour faire sa nouvelle mixtape. Oh non, Cal est mort parce qu’il avait peur de se faire tuer par Sinatra, mais ce n’est pas Sinatra qui le tue ? C’est trop triste pour lui !

Le meurtre ? Le bibliothécaire s’infiltre dans une maison définitivement mal gardée, donne un coup au Président alors qu’il est sur son balcon avec la tablette. La tablette tombe. Le Président est trainé à l’intérieur de la chambre, mais a encore le temps d’indiquer avec son sang le paquet de cigarettes trouvé par Xavier en début de saison. Puis, Cal essaie de se battre contre son assassin, en vain. C’est d’une violence comme mort ! Et le choix de la version karaoké en fond sonore est incroyablement bien pensé. Bon, c’est logique, c’est le point d’orgue de la saison, le point autour duquel tout a été construit… mais tout de même ! C’est la fin d’une enquête par les aveux d’Anders lui-même – tout ça parce qu’il était amoureux d’Adam et voulait le venger en tuant le Président à l’origine de son empoisonnement lors du chantier dans la montagne, en vrai.

De son côté (et dans le présent), le nouveau Président est forcé de déclarer à ses citoyens que Cal a été assassiné. Il balance aussi un petit couvre-feu/confinement, l’air de rien. Sinatra, elle, pète un câble de manière de plus en plus évidente : elle est rongée par le stress et la culpabilité de tout le mal qu’elle a fait. C’est au stade où elle se sent obligée de virer Gabriela, parce qu’elle n’assume plus du tout. C’est assez dingue à voir : Gabriela se fait remercier au moment où elle s’y attend le moins. Pas si bonne psy finalement.

Quand Robinson lui rend visite, elle se laisse convaincre de l’aider à faire des recoupements pour l’aider dans son enquête pour trouver le meurtrier de Cal. Ben oui, Xavier sait qui c’est, mais il n’a pas pu communiquer l’info. Qu’à cela ne tienne, les deux femmes remontent la piste de Maggie, la serveuse, qui devrait avoir une allergie à la noix mais qui mange souvent du fromage à la noix. Gabriela comprend qu’il y a usurpation d’identité et la jeune femme finit par avouer qu’elle a été forcée par le bibliothécaire.

Cela permet à Robinson de débarquer à la bibliothèque et de trouver Xavier, ligoté. Anders s’est enfui depuis un moment, avec pour projet de rejoindre l’extérieur et de révéler au monde qu’il y a encore de la vie dans le bunker. Il abandonne Xavier en vie derrière lui pour qu’il puisse raconter son histoire – mais n’écoute pas la sienne et son envie de sortir de la montagne pour retrouver Terri. C’est bien écrit tout ça.

Robinson retrouve Xavier plus vite qu’Anders ne le soupçonnait : il n’en faut pas plus pour que Xavier la conduise directement à Anders, parce qu’il connaît son plan de sortir du bunker. Coincé dans le ciel de la montagne, Anders comprend que c’est trop tard pour lui. Il se suicide finalement en traversant le plafond-ciel de la ville. Impressionnant.

Xavier termine alors sa journée dans le bureau de Sinatra pour lui dévoiler le résultat de son enquête express et le vrai meurtrier du Président. Il ne lui raconte pas toute l’histoire, espérant surtout avoir des nouvelles de Presley. Malheureusement, les nouvelles que Sinatra a à lui apporter ne sont pas bonnes : elle a reçu un message de Jane qui lui dit que le problème est réglé. Elle en déduit que Presley est morte.

Sinatra s’excuse donc auprès de Xavier pour ce qu’elle a fait car elle ne voulait pas que ça aille si loin. Pour aller loin, ça va aller loin : Xavier tue les deux gardes du corps de Sinatra pour essayer de savoir exactement ce qu’il est advenu de sa fille. Alors qu’il est sur le point de tuer Sinatra, celle-ci se prend une balle inattendue : Jane débarque en effet et lui tire dessus, avant d’expliquer à Xavier que sa fille va bien. Le but de Jane est clair : elle s’assure que Sinatra reste en vie car elle a encore besoin d’elle, tout en continuant de passer pour la gentille. Vraiment, elle tire bien son épingle du jeu, elle est douée !

Xavier rentre chez Jane et y retrouve toute sa famille, qui va bien. C’est merveilleux. On est donc sur un joli happy end, avec toutefois le livre du Président qui est entre les mains de Xavier et Robinson. Ils y découvrent tout un tas d’infos sur l’extérieur, sur le possible nombre de survivants et surtout sur le fait qu’Atlanta n’est pas détruite. Wow. Forcément, Xavier décide donc de quitter la montagne pour aller chercher sa femme. Il laisse ses enfants sous la protection de Robinson (et probablement de Jane, fuck).

Le montage de fin de saison commence alors, évidemment avec pour BO Another Day in Paradise. Qu’est-ce que ça fonctionne bien ! On y voit d’une part Xavier faire le trajet lui permettant de quitter la montagne, utilisant les codes secrets qu’il trouve dans le livre pour cela. Il monte ensuite dans Air Force One et quitte la montagne avec cet avion. Seul. Il aurait pu au moins prendre un coéquipier ? Eh vous savez quoi ? C’est une DINGUERIE. Voilà, j’ai dit le mot.

Du côté des autres personnages de la série, on voit que Jeremy écoute les derniers mots de son père, qui lui conseille de réparer sa ville s’il ne l’aime pas. Il va tellement se lancer en politique, surtout que depuis la veille, il a déjà commencé à expliquer qu’il y a des survivants hors de la montagne et à révéler des secrets d’Etat.

Gabriela, elle, n’a plus envie de manger ses frites au fromage de noix. Au sommet de l’État, c’est le bordel : Cal est mort, Sinatra est gravement blessée, bon courage au Président qui tente de s’imposer. La seule qui finit vraiment bien sa saison, c’est Jane : elle a sa Wii et son jeu de tennis, alors elle est heureuse. Elle me tue, vraiment, j’adore ce personnage.

En bref

Je me doutais que j’allais beaucoup aimer la série quand j’ai vu la première fois une affiche sur Disney +, rien que parce que le casting envoyait déjà du rêve dessus. Ensuite, j’ai entendu plein d’avis positifs et j’ai eu peur – peur qu’on me la survende, peur de ne pas aimer à force de trop en attendre. Finalement, Paradise a su éviter ces écueils : même lorsqu’elle pond des twists auxquels je m’attends depuis plusieurs épisodes, elle le fait de la bonne manière pour que ça fonctionne. Les enjeux sont crédibles, les personnages sont pour la majorité bien écrits ou ont des défauts qui peuvent les rendre à peu près appréciables.

Il n’y a pas à dire, la série est une réussite. J’aimerais en voir plus souvent des comme ça et, en même temps, j’aimerais qu’elles sachent durer plus de huit épisodes par saison, car c’est vraiment trop peu. Il y aurait eu de la matière à faire une saison complète après ce pilote, sincèrement, quitte à faire des épisodes un peu plus courts. C’est vraiment pour lui trouver un défaut cela dit, parce que s’il y avait eu 22 épisodes, peut-être que je n’aurais pas osé me lancer dans un rattrapage estival.

Loin de ces défauts, la série est au contraire un véritable exemple de maîtrise du point de vue de l’écriture. Les aller-retours dans la timeline sont un vrai plaisir, avec des flashbacks qui sont tous véritablement utiles et une attention aux détails si poussée qu’elle en est rare et terriblement efficace ! J’aimerais que toutes les séries nous fassent ça.

Maintenant, il me faut attendre jusqu’à fin janvier pour la suite. J’ai déjà hâte de savoir de quoi il en retournera lors du retour de la série – et j’espère la voir lors de la diffusion. Je me connais, c’est pas gagné ça, surtout maintenant que je m’en suis fait une série estivale ! Une appréhension, déjà : comment attendre ce niveau d’écriture pour une saison 2 ? Y aura-t-il une telle convergence des petits détails pour résoudre un potentiel mystère ? Y aura-t-il simplement un saut dans le temps pour reprendre la structure avec les flashbacks ? Il y a tant de possibilités à explorer !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer