9-1-1 Lone Star – S03E07

Épisode 7 – Red vs Blue – 14/20
Un épisode au thème porteur et fécond… mais bordel, le niveau d’approfondissement n’est vraiment pas dingue. Par rapport aux séries d’ABC qui veulent vraiment entrer dans des questions politiques majeures, on sent que sur la FOX, on est là pour se divertir. Les personnages sont attachants et aident à accrocher à la série, mais j’ai trop l’impression de voir une série qui n’ose pas aller au bout de ses idées et qui veut faire du grand public. Quant au cliffhanger, bon, ça m’a énervé plus qu’autre chose.

Spoilers

Les pompiers se mettent un policier qui ne les aimait pas à dos, relançant une rivalité entre pompiers et policiers.


-Yeah, we’re kind of a middle of something.
-Yes, the road.

Carlos est là ! Il a la première réplique de l’épisode, et c’est parfait comme ça, non ? Bon, d’accord, j’arrête d’abuser. La première intervention de l’épisode vient poser un problème inattendu, qui est celui du titre de l’épisode : le sergent O’Brien débarque en plein milieu d’une intervention des pompiers pour leur demander de bouger le camion de pompiers qui créé un embouteillage monstre. Effectivement, ça me paraît une demande raisonnable MAIS.

Le problème vient du fait qu’O’Brien est présenté comme un emmerdeur qui n’aime pas les pompiers par Carlos. Owen le prend donc de haut immédiatement et n’hésite pas à lui refuser sa demande, surtout quand O’Brien en profite pour critiquer l’attitude des pompiers et la présence des médias. C’est donc face au média que le flic met une amende aux pompiers, et face au média que le pompier déchire l’amende comme si de rien n’était.

Cela ne fait pas trop plaisir à Tommy qui espérait une issue positive à ce conflit, et je crois qu’elle avait raison. En effet, cela force Carlos à être le porteur de mauvaises nouvelles à la caserne : la vidéo devient virale assez vite, et elle attise une rancune assez ancienne entre pompiers et policiers. Carlos explique donc que la rivalité peut poser un problème, et TK l’appuie car c’est assez courant à New-York.

Franchement, c’est plus drôle qu’autre chose parce que les pompiers se moquent des policiers qui les pensent fainéants à jouer à des jeux et cuisiner entre les interventions quand en fait eux sont incapables de la moindre action. Pff. Cette rivalité est ridicule, mais ça va tourner au pire : O’Brien met une amende aux pompiers qui sont garés, hors intervention, sur une place réservée aux urgences. Et non content de le faire, il réussit même à faire en sorte que le véhicule soit emmené à la fourrière. Cette fois, ça devient dangereux sur du court terme : mettre une amende, admettons (encore que c’est très con, parce que qui paie ? les gens qui ont besoin d’être sauvés probablement), mais quel est l’intérêt de mettre à la fourrière un véhicule de pompiers ?

Owen s’énerve donc assez légitimement des événements. Il décide donc de faire en sorte de trouver une solution pour ridiculiser les flics. Ce n’est pas si simple, mais il pense que les défier au baseball pourrait être une bonne idée. C’est si ridicule. Les américains, je vous jure, ça me passe au-dessus. Les flics ont donc une équipe qui n’a jamais connu la moindre défaite et la première idée d’Owen est d’aller les défier là-dessus ? Pauvre Carlos. Il reste totalement à la marge, évidemment.

Le match ? Il est mal barré, mais pour le gagner Owen et Tommy ont l’idée d’embaucher une nouvelle recrue qui pourra rejoindre l’équipe et qui sera excellente en football américain. La nouvelle recrue ? Pearce, la recrue de la saison précédente qui avait démissionné parce qu’il trouvait l’approche de la 126 trop agressive et tête brulée.

Il est servi avec cet épisode. Le fait de se faire embaucher fait qu’il se fait arrêter sans raison valable le jour du match pour être bien en retard. Les flics sont donc d’énormes tricheurs et ça se confirme encore quand Nancy réussit enfin à renvoyer la balle avec la batte et qu’un flic lui fait un croche-patte pour être sûr qu’il puisse gagner et qu’elle perde. Merveilleux.

Qu’ils sont cons. Le tout tourne à la baston générale, ce qui est ENCORE plus ridicule à vrai dire. Et hop, Pearce démissionne à nouveau après avoir fui la baston. Le pire ? O’Brien a pris soin d’appeler les médias avant, ce qui fait que l’ensemble est filmé… Je sens que ça va plaire aux politiques une affaire comme celle-ci.

Cette intrigue se termine par un incendie dans un entrepôt, incendie provoqué par les flics… et qui brûle des substances toxiques, rendant tous les flics hilares. Premiers sur les lieux, ils n’ont pas de quoi se protéger des drogues qu’ils inhalent. Super. Owen se retrouve également à devoir sauver O’Brien, complétement pété dans l’immeuble en flamme. L’avantage, c’est en plus que le flic se dit impressionné par le courage des pompiers.

La séquence est filmée à nouveau par les médias, et ça se termine même en câlin entre O’Brien et Owen. Interrogé face caméra, Owen peut ainsi affirmer qu’il n’y a pas de rivalité entre les différents départements de la ville d’Austin. Genre. Cela le met bien trop en valeur, je trouve, et ça ne peut pas plaire aux policiers… Sauf que nous sommes dans une série et que c’est la fin de l’épisode.

Tout se termine bien avec O’Brien qui vient manger à la caserne. Et pourtant, ça se termine mal pour lui théoriquement : comme le font remarquer les pompiers en fin d’épisode, ils n’ont pas gagné le match. C’était très chouette de voir les pompiers acclamer Nancy ayant provoqué la première défaite des policiers.

Franchement, la rivalité aurait pu être bien mieux traitée que ça, je suis assez déçu – mais c’est probablement parce que Station 19 a mieux géré cette thématique.

De son côté, Grace revient au travail après le week-end et elle est bien contente d’être un lundi pour pouvoir se relaxer au travail en s’occupant des autres plutôt que de son petit monstre. C’était sympa comme tout de la voir comme ça. Sa journée tourne vite au désastre pourtant : elle se rend compte qu’un nouveau collègue, Dave, a pris sa place habituelle, qu’elle occupe depuis cinq ou six ans au centre d’appels.

Le truc, c’est que Dave, lui, est à ce bureau depuis neuf ans, mais à un horaire différent : il travaille de nuit, contrairement à elle. Assez vite, on sent une rivalité se mettre en place, même si Grace accepte de changer de place. La rivalité reste cordiale tout du long, avec Grace qui ne l’aime jamais, mais jamais pour des raisons valables, à part peut-être ce moment où il lui vole de la nourriture. Je ne comprends jamais les fonctionnements des frigos communs comme ça – c’est assez évident que tu prends ce qui t’appartient, quoi. Bref.

Grace ne s’énerve même pas pour ça. Ce qui finit par la saouler et dont elle parle à Judd, c’est le fait que Dave ose s’occuper d’un de ses appels et lui venir en aide comme si elle était une jeune recrue. Franchement, c’était un peu répétitif de l’intrigue de May dans la série-mère, mais ça marchait malgré tout parce que l’intervention était glaçante : un père tentait de tuer son fils à défaut de le reconnaître, souffrant d’une maladie causée par un coup à la tête.

J’ai trouvé cette partie de l’épisode vraiment efficace, comme souvent avec la franchise : on nous propose des situations vraiment pertinentes dans la mise en scène et le drama. Le lendemain, après une scène où Grace a pu se plaindre à Judd, on retrouve Dave au téléphone avec un homme tentant de se suicider.

L’appel fait mal à Dave, parce qu’il lui rappelle son propre passé, son père ayant décidé de se suicider. En fait, ça lui fait tellement mal qu’il finit par faire une crise cardiaque devant une Grace désemparée. A terre, Dave lui demande encore de prendre le relai de l’appel qu’elle avait suffisamment entendu pour être efficace. Le pauvre type au téléphone, franchement. Il réussit tout de même à vomir toutes les pilules pour dormir qu’il a avalées et être secouru par Nancy et TK. Tout va bien quoi.

Quant à Dave et sa crise cardiaque, il respire à nouveau et prend même le temps de s’inquiéter de l’homme qu’il avait au téléphone avant d’être évacué par l’équipe médicale. Facile, ça. La fin d’épisode nous révèle que le père de Dave n’a jamais mis fin à ses jours – mais alors, allez comprendre son emportement au téléphone, même si je m’en doutais que ça finirait en gag comme ça. L’autre révélation de fin d’épisode qui ne va pas plaire à Grace ? Dave rejoint définitivement l’équipe de jour pour aider sa santé.

Enfin, le cliffhanger qui m’a fait prononcer un bon « ah non hein » concerne TK : il reçoit un appel qui lui annonce la mort de sa mère. Cela sort de nulle part dans la trame de la saison, et je ne suis pas franchement content de cette intrigue. Elle vient juste d’avoir un bébé en plus, j’espère que ça ne va pas être une manière tordue de nous mettre un gosse dans la vie de Carlos et TK. On verra, c’est trop tordu pour que ce soit le plan des scénaristes de toute manière.

9-1-1 Lone Star – S03E06

Épisode 6 – The ATX Files – 14/20
Un épisode sympathique mais plutôt routinier, qui a l’inconvénient de ne pas vraiment donner du temps d’écran à tout le monde. Certes, il se concentre sur des personnages que j’aime bien, mais j’aime bien tout le monde dans la série… Ce n’est pas grave, on a au moins des intrigues qui permettent de développer davantage certains d’entre eux et de poursuivre le travail entamé dans les épisodes précédents, donc on va dire que c’est un bon épisode quand même.

Spoilers

Judd et Grace accueillent Wyatt pour le week-end, Tommy accueille… Charles ?


Are we just gonna ignore the part about the blue-glowing creatures?

Il est temps pour moi de rattraper ces épisodes de retard que je commence à rattraper, non ?

J’ai beaucoup aimé ce début d’épisode, même si on sent dès le départ que le type qui promet à sa copine de ne plus jamais l’abandonner est sur le point de le faire. Par contre, malgré le titre de l’épisode, je n’avais pas vu arriver le délire des extra-terrestres, il faut bien le dire. Voilà donc ce couple qu’on ne connaît pas qui se met à voir des aliens pendant leur rencard, et le copain qui abandonne sa copine pour s’enfuir au plus vite.

Il n’en faut pas plus pour qu’il soit victime d’un accident qui ramène tous les pompiers sur le lieu. Une fois sur place, ils apprennent l’existence de ces étranges personnes aux reflets bleutés, mais pour les avoir vus dans la scène, je doute franchement qu’il s’agisse d’une rencontre du troisième type. Toujours est-il qu’Owen révèle ainsi qu’il en connaît un rayon sur les extra-terrestres, à nous parler des différentes espèces d’extra-terrestres. C’est ce qu’il fallait pour calmer le type qui est donc entremêlé dans des barbelés, et hop, on peut enchaîner sur le reste de l’épisode, mais le thème est donné.

Bien sûr, cet épisode reprend également sur l’excellente intrigue entamée la semaine précédente avec Judd qui se retrouve avec un fils sorti de nulle part, Wyatt. J’ai beaucoup aimé ce que ça donnait : Judd fait tout ce qu’il peut pour apprendre à connaître son gamin, mais ça commence par un repas foiré à défaut de savoir que Wyatt était vegan. Franchement, il y a de l’abus ? Qui vient à un dîner sans préciser à l’avance qu’il est vegan ?

Bon, pour le reste, Judd qui veut l’emmener à la chasse et à la pêche, ça semblait un peu trop cliché tout de même. C’est tout de même intéressant à voir, parce que Grace sauve le repas et la scène comme elle peut, à essayer de faire en sorte que tout se passe bien alors que ce n’est pas gagné du tout. Cela s’arrange quand Wyatt raconte qu’il est bizarre (juste parce qu’il joue à Magic ?) et que Judd décide de lui parler d’extra-terrestres.

Le lendemain matin, il vient donc voir Owen directement chez lui juste pour qu’il accepte de l’emmener en excursion avec Wyatt sur la piste des aliens du début d’épisode. Bien sûr. Si l’activité semble fun pour Wyatt malgré ses dix-sept ans, ça rapproche surtout Owen et Wyatt, laissant Judd sur la touche. Complètement. Même lorsqu’il est question de bouffe, Owen est plus au point sur la bouffe vegan quoi.

Le lendemain matin, par contre, l’ambiance change radicalement : Judd trouve un tas d’animaux morts, clairement affectés par des radiations. Bien sûr, il appelle les secours aussitôt que possible et il tombe sur Grace. Cela permet un peu d’humour bienvenue, franchement, et l’épisode enchaîne ensuite sur une enquête menée par les pompiers plutôt que la police. Pourtant, il y a des personnages policiers dans la série.

Non, je ne suis pas frustré d’avoir raté Carlos dans cet épisode, c’est faux. Après, l’épisode part un peu en vrille à nous expliquer que les extra-terrestres bleus ne sont finalement que deux junkies (bon peut-être pas, j’abuse) ayant volé du matériel d’un vieil hôpital. Ils ont trouvé une substance radioactive et magnifique, toute bleue. Ils en ont vendu sous la forme d’un collier et ils sont morts au bout de quelques jours.

Heureusement, Judd, Tommy et Owen parviennent à temps pour apprendre qu’une partie de la substance a été transformée en cadeau d’anniversaire et Grace réussit à retracer l’identité et l’adresse de la personne. C’est peut-être ma partie préférée de l’épisode : voir Grace être mise en attente au téléphone, ça rappelle de mauvais souvenirs de moments comme ça, on en a tous connus. Après, l’intrigue en elle-même n’était pas exceptionnelle et se conclue rapidement par un anniversaire raté. Mais bon, on ne va rien dire.

L’idée était aussi de nous montrer que Judd passait du temps avec son fils, et ça, ça fonctionne sans problème. Wyatt est ainsi ravi d’avoir passé ce week-end, même si le dimanche s’est fait sans son père, coincé au travail. Il a beaucoup aimé Owen, mais il a surtout aimé aller camper avec son père dans les bois. Si Judd s’est mis beaucoup la pression, on apprend donc que finalement tout s’est bien passé pour Wyatt. Eh, je crois que je vais l’aimer ce Wyatt.

De son côté, Tommy continue de devoir faire face à la mort de Charles. Elle en parle lors d’un groupe de paroles, parce qu’elle approche de l’anniversaire des quinze ans de sa rencontre avec lui. Si la scène est intéressante pour le développement du personnage, il est assez malheureux de voir que le plan des scénaristes est ailleurs : ils veulent juste la confronter au fantôme de Charles quand l’ampoule du salon se met à clignoter en suivant un rythme particulier.

Allons bon, on se croirait devant un épisode d’Evil, surtout que l’intervention suivante mène Tommy, Nancy et TK chez une sorcière qui s’occupait d’une jeune femme venant la consulter pour une relation amoureuse foireuse. Bon, la nana se retrouve avec des vers qui lui sorte de la bouche et du nez, au secours, et Tommy se voit prodiguer le conseil d’écouter attentivement l’esprit qui tente de la contacter.

C’est finalement Tommy qui la recontacte en premier, pour avoir plus d’infos sur la manière de traiter l’affaire : elle est sûre que Charles essaie d’entrer en contact avec elle en lui envoyant le code « 143 » qui signifie apparemment « I love you ». J’ai aimé le conseil de la médium cela dit : se comporter lors de leur anniversaire comme si c’en était un, et lui préparer le même repas que d’habitude. Forcément.

Pour le reste, c’est assez cliché : quand elle rentre chez elle, elle apprend finalement que le problème de la lampe venait d’une souris dans les murs. Malgré tout, elle prépare tout de même le repas pour Charles, lui parle, blâme son chat quand rien ne se passe… et reçoit un signe de Charles lorsque les bougies qu’elle vient de souffler se rallument. J’aurais préféré un signe moins allumé (c’est le cas de le dire), qui laisse une part au doute et qui nous explique qu’elle fasse le choix d’y croire. Là, les bougies qui se rallument seules, ça n’a pas beaucoup de sens quand même.

On va faire comme si c’était parfaitement normal malgré tout…

Vus cette semaine #06

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Euphoria – S02E05 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.

Mardi

9-1-1 Lone Star – S03E05 – Child Care – 16/20
Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E07 – In the Name of Honor – 16/20
C’est chouette comme tout les scènes d’action et les fusillades en veux-tu en voilà avec des effets spéciaux de dingue, mais tirer dans tous les sens ne fait pas oublier qu’il y a un sérieux problème d’écriture et de consistance pour l’épisode comme pour la saison. Finalement, la saison (la série ??) s’achève et les enjeux ne me paraissent toujours pas à la hauteur d’une série. Je déteste écrire ça, mais c’était vraiment juste un film étiré à l’envi pour pas grand-chose avec des flashbacks.

J’ai aussi avancé d’un épisode dans Law & Order SVU (c’est Noël !) et d’un dans Reacher

> Vus en 2022 

 

9-1-1 Lone Star – S03E05

Épisode 5 – Child Care – 16/20
Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.

Spoilers

Owen couche à tout va, Judd couchait à tout va et une gamine ferait mieux de se coucher.


I think you’re my father.

J’avais dit que je passerais ma journée devant des séries et c’est raté. Bon, j’ai tout de même promis de voir cet épisode aujourd’hui pour débloquer un Bingo Séries, alors c’est parti pour avoir au moins une critique sur le blog. C’est le minimum, tout de même.

Sans la moindre logique, la série commence par une scène nous rappelant que Mateo vit toujours chez Owen (mais alors pourquoi le chauffage était-il coupé quand Owen est revenu chez lui ??). C’est l’occasion de découvrir qu’Owen a de nouveau une vie sexuelle active – trop active même. Il couche donc tous les soirs avec une femme différente, et une femme clairement plus jeune que lui apparemment. Cela finit par poser problème à Mateo, mais aussi au reste de la caserne qui suit ces aventures-là grâce aux récits de l’ex-bleu.

Du coup, Owen décide de créer une vraie connexion avec une femme, mais tout ce qu’il y gagne, c’est une inscription à une application de rencontres qui craint beaucoup. Sur les conseils de Mateo, il décide donc de rejoindre une autre application, Ascent. Cette application est réservée aux stars, mais heureusement il en connaît une : Marjan. Et avec un peu de chantage et de négociations, en plus d’un bon repas, voilà donc Owen qui peut s’inscrire sur cette application.

C’est une excellente chose, parce que ça permet à la série de nous ramener dans le casting Amy Acker. Et là, je dis oui, immédiatement, elle a intérêt à être la future femme d’Owen. Bon, le rencard entre eux se déroule à merveille, c’est déjà ça, même s’ils finissent par être en désaccord sur un acteur, au point de mettre fin au rencard. Euh ? C’est un peu extrême, sur un simple désaccord concernant des films, d’en arriver là. Et ça vient de moi, ça en dit long, quand même !

Pendant ce temps à la caserne, un ado vient voir Judd. Sérieusement, j’ai vu trop de séries pour ne pas être immédiatement sûr qu’il allait balancer à Judd qu’il pensait être son fils. Cela ne rate pas, et la scène est quand même vraiment pas mal foutu du tout, parce que Judd n’y croit absolument pas. Bien sûr, Grace arrive à la caserne avec le meilleur timing possible. C’est peut-être cependant ce que j’ai préféré : Judd est sûr de lui et n’a clairement pas l’intention de cacher quoi que ce soit à Grace.

Quand il comprend que le gamin a toutefois raison, parce qu’il a des arguments imparables, du genre, l’ADN, il perd quelque peu ses moyens. C’est Grace qui est la plus réactive, finalement, prenant le numéro de l’adolescent pour pouvoir le recontacter alors même que celui-ci n’a pas prévenu sa mère de ses recherches.

C’est un coup dur pour le couple Judd/Grace. Ils ne pouvaient pas aller bien plus d’un épisode, tout de même. Leur fille vient à peine de naître, et voilà donc que Judd se retrouve papa suite à un coup d’un soir datant d’avant même sa rencontre avec Grace. C’est elle qui a réussi à le changer, elle le sait, mais ça ne l’empêche pas d’être énervée malgré tout. Allez, ça va clairement remettre sa foi en question tout ça, parce qu’elle se retrouve avec la famille qu’elle voulait depuis toujours pour découvrir qu’en fait Judd était déjà papa.

C’est violent pour elle, c’est violent pour Judd, c’est violent pour tout le monde. Et c’est terrible. Je trouve que ça l’est d’autant plus que Grace a conscience que sa réaction est irrationnelle, mais que ça ne la rend pas moins crédible pour autant.

A défaut de pouvoir en parler calmement à Grace, Judd se rend chez Tommy pour évoquer avec elle cet énorme problème. Il se souvient bien sûr de la nuit d’amour avec la mère de l’enfant, mais il était loin de se douter qu’il était déjà un mauvais père. Il me fait de la peine, franchement, mais Tommy a raison de souligner qu’il était sacrément débile comme gamin.

En fin d’épisode, Grace réussit heureusement à se calmer et à aborder la situation avec le sang-froid qu’on lui connaît. Elle explique donc à Judd qu’elle a préparé son dîner préféré afin de mettre en place un dîner de famille. Et comme il y a trois assiettes, je me suis dit que l’ado allait revenir pour entrer un peu plus dans leur vie. Ce n’est finalement pas le gamin qui se pointe, mais sa mère. C’est tellement la chose à faire, Grace est la plus maligne, évidemment.

Elle a appelé la mère du gamin afin d’entrer en contact avec elle et de parler de cette situation plus que déroutante, parce que la famille vient de s’agrandir de manière improbable des deux côtés. La scène est pleine de moments vraiment gênants, mais c’est parce qu’il est difficile de faire autrement quand on rencontre la femme qui a couché avec son mari des années plus tôt et a eu un enfant avec sans jamais le lui dire – faute de savoir qui il était.

Cela finit pourtant en scène drôlement familiale : Grace ne déconne pas quand elle dit qu’elle fera tout pour Judd et qu’elle considère son premier enfant comme une partie de sa famille. Elle en arrive au point où elle laisse cette inconnue prendre Charlie dans ses bras tout de même. Grace, tu es mon personnage préféré, à nouveau.

La première et seule intervention du jour est absolument terrifiante : une petite fille se fait séduire par « Mr Whisper », quelqu’un qui lui parle à travers une caméra connectée dans sa chambre. Ce Mr Whisper est tellement mignon qu’il offre un cadeau à la gamine : de quoi foutre le feu à toute sa maison. Mais ? Terrifiant. Qui irait mettre une caméra connectée dans la chambre de son enfant, après ? Je ne sais pas. Je comprends l’idée de la caméra, mais pourquoi connectée avec un micro ? Et puis, la gamine paraît grande en plus pour avoir une caméra.

Bon, l’incendie est horrible pour les papiers, parce que les pompiers réussissent à sauver les parents qui s’inquiètent pour leur fille. Le problème, c’est qu’ils annoncent avoir une petite fille, mais que Judd ne la trouve pas dans la maison alors qu’elle est sur le point de s’effondrer. Judd est sorti de là à temps et les flics comprennent vite qu’ils ont affaire à un enlèvement. Grâce à l’aide de Carlos, la détective sur l’affaire découvre ainsi l’existence de Mr Whispers.

Bon, Carlos est clairement dans l’abus avec la détective, parce qu’il va jusqu’à fouiller son bureau pour en savoir plus, mais ce cas montre qu’il est capable d’être un excellent flic. En effet, il passe tout son temps libre à étudier l’affaire, prenant le temps de vérifier toutes les caméras de surveillance du quartier, puis toutes les vidéos de Katie et Mr Whispers. Grâce à ça, l’enquête est vite résolue et, nous, on a des scènes toutes mignonnes où TK reste à ses côtés le temps qu’il visionne des heures et des heures de vidéo creepy. Sans être payé plus. Cela dit, je peux comprendre que cette affaire le travaille à ce point. Pas sûr que ce soit positif pour la suite de sa carrière de se laisser si affecter.

En tout cas, Mr Whispers est donc l’ancienne baby-sitter de Katie. Elle utilise un filtre vocal pour ne pas être reconnue, mais ça n’est rien face à la détermination de Carlos et de sa nouvelle pote détective. L’enquêtrice l’aime clairement bien, au point de lui conseiller en fin d’épisode de passer lui aussi le concours pour devenir enquêteur.

Avant ça, il fallait tout de même retrouver Katie. Grâce à une Amber-alert, c’est rapidement chose faite : Owen voit l’alerte sur son portable lors de son rencard désastreux et réussit à voler la voiture d’Amy Acker pour poursuivre la voiture de l’ex babysitter. Celle-ci perd clairement le contrôle de son kidnapping quand elle voit l’alerte, surtout que Katie en était à réclamer sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se mette à gifler Katie et à rouler à toute vitesse dans Austin.

Owen la poursuit donc au volant d’une voiture qui n’est pas la sienne, histoire de montrer à Amy Acker son vrai côté héroïque. Et voilà donc comment leur rencard se termine : bien. Owen est celui qui parvient à arrêter la baby-sitter et ravisseuse, ce qui lui fait gagner des points de charme auprès de sa nouvelle conquête, qui lui propose même d’aller manger avec lui. Euh, c’est vraiment une série, parce que c’est le genre de rencard qui donne vraiment envie de rentrer se terrer chez soi je pense, mais admettons. L’essentiel est que ça fonctionne pour Owen !