9-1-1 Nashville – S01E10 – Let It R.I.P – 14/20

C’est plutôt un bon épisode, mais il laisse de côté le cliffhanger de l’épisode précédent pour se concentrer sur d’autres intrigues. Si celle qui est proposée en fil rouge pour la suite ne parvient pas à me motiver, je trouve ça bien qu’on développe de plus en plus certains autres personnages qui étaient traités comme des personnages secondaires alors qu’ils sont (de qui je me moque : elles sont) des centres d’intérêts plus grands en ce qui me concerne.

Spoilers

Blue et Taylor continuent de se rapprocher, et ça ne passe pas inaperçu.


You’re making goo-goo eye at Taylor.

Heated Rivalry n’a qu’à bien se tenir, les pompiers de Nashville ont leur propre hockey, apparemment. C’est sur rollers qu’ils tentent de briller pour être la meilleure caserne de la ville en hockey. L’idée de ce tournoi sort de nulle part et n’est pas vraiment utile, à part pour offrir plus tard une scène entre Cam et Blythe. Je ne suis pas convaincu du tout, je me demande même si l’épisode a été tourné au moment où la série canadienne commençait à exploser (mais probablement pas ?). Pas de chance, nos pompiers apprennent en plus qu’ils ne participeront au tournoi de cette année, parce qu’ils doivent rester de garde pendant tout l’événement. Bref, ils seront les seuls pompiers en ville et ça pourrait promettre de bonnes interventions… Sauf que non.

Bon, bien sûr, comme nous sommes dans la franchise 9-1-1, il y a bien des interventions dans l’épisode, mais elles n’ont rien d’incroyable. On découvre ainsi une policière pour la première fois, mais celle-ci se fait avoir comme une bleue par un ivrogne qui s’amuse sur un engin de chantier. C’est franchement abusé : elle fait venir les pompiers pour que Don se contente d’appuyer sur le bouton off de la machine afin que la policière puisse l’arrêter. De l’argent public bien dépensé, ma foi !

Une deuxième intervention amène nos pompiers sur un stand de tir. Il y a eu un accident idiot où une femme a tiré sur son petit-ami. Oui, c’est un accident, oui elle lui tire dans le visage et lui ruine son œil l’air de rien. Bien sûr, les pompiers parviennent à régler la situation grâce à une intervention rondement menée sur le terrain : Roxie est capable de rétablir la vision du type qui était en train de devenir aveugle. Pour autant, le couple finit par rompre, à l’initiative de cette petit-amie qui a tiré le coup accidentellement. Ben… Super.

Sans trop de surprise, le flirt entre Taylor et Blue continue dans cet épisode. Cette fois-ci, Rox et Ryan s’en rendent compte alors qu’ils font la cuisine ensemble et ils tentent aussitôt de mettre un stop à ce qui ressemble fort à un cauchemar RH à venir : il est clair pour Ryan, lieutenant, que cette relation ne peut que compliquer les choses pour le nouveau bleu de la caserne – dire qu’il s’appelle Blue, en plus.

Bien sûr, une fois qu’on le met en garde, Blue ne sait plus comment se comporter avec Taylor : il était en train de flirter avec elle mais pensait être discret. Désormais, il cherche à l’éviter, sans y parvenir parce qu’ils bossent ensemble. En plus, Taylor est folle de son nouveau collègue : elle se jette sur lui, limite, en complimentant sa mère et en lui demandant de l’inviter à un dîner. Blue n’a que peu de force de caractère : il accepte évidemment.

Par contre, il découvre ensuite qu’il ne connaît pas toute la vie de Taylor. Un joli policier noir semble très proche d’elle, au point de l’embrasser sur la joue lors d’une intervention. Le policier est ravi de rencontrer Blue et de lui dire qu’il vit avec Taylor. Pff. Les scénaristes nous font croire qu’ils sont en couple, mais ils vont clairement être de la même famille ou un truc comme ça.

En attendant, Blue est clairement jaloux et le fait bien sentir à Taylor qui ne comprend pas son changement d’attitude. Elle finit par confronter le beau pompier pour comprendre pourquoi elle a droit à des douches froides à chaque fois désormais. Sans trop de surprise, ça permet à Blue de dire qu’il développe des sentiments pour elle mais laisse tout tomber, principalement parce qu’il sait qu’elle est en couple. Le truc, c’est qu’elle ne l’est pas : son colocataire est gay, évidemment. C’était hyper prévisible, mais ça permet de faire avancer cette intrigue de manière amusante.

Taylor révèle donc à Blue qu’elle développe aussi des sentiments pour lui et qu’elle veut toujours aller au restaurant avec lui, même si c’est une idée de merde de sortir avec un collègue. Ben super. Ryan ne peut que constater que sa parole de lieutenant n’a pas beaucoup de poids, finalement.

De manière assez logique, la série revient aussi sur le groupe de parole auquel Cam a été invitée il y a deux épisodes par Nick, l’agent qui cherchait à mettre fin au hack de la ville. C’est une belle occasion pour les scénaristes : ça permet de les voir se draguer l’air de rien, tout en développant l’intrigue sur le deuil de Cam. C’est bien que ce personnage soit introduit par cet angle, c’est rare qu’une série prenne le temps de développer vraiment le deuil sur plusieurs épisodes.

Malheureusement, Cam n’est pas prête pour le groupe de parole, parce qu’on l’invite à rire de son défunt mari. Cam s’enfuit donc et passe la soirée à laisser un message vocal sur la boîte vocale de son mari. C’est triste. Elle en parle ensuite à Blythe qui lui rappelle qu’elle est encore en vie et a le doit d’accepter un peu de joie et de rire.

Elle finit par s’en rendre compte d’elle-même quand elle retourne au boulot. Cam doit convaincre deux adultes d’arrêter de se battre pour une baballe de baseball. OK, j’abuse un peu, je sais que ça représente beaucoup pour beaucoup de gens les balles de la victoire là. Cela dit, ça permet surtout à Cam de prendre conscience qu’elle doit lâcher du lest dans son deuil et apprendre à lâcher la balle pour aller de l’avant. C’est une métaphore un peu foireuse mais qui fonctionne bien dans l’épisode.

Cam annule donc le service qui lui permettait de continuer de laisser des messages vocaux à son mari, puis invite Blythe au groupe de paroles. Pour la première fois depuis longtemps, d’après elle, elle s’autorise donc à rire – et c’est un beau fou rire, en présence aussi de Nick.

En parallèle de tout le reste, on nous ajoute une nouvelle intrigue où Rox s’inquiète pour la santé de Don lorsqu’elle le voit avoir un début de crise de panique alors qu’il a un simple coup de fil. Don nie tout quand elle essaie de l’interroger sur ce qu’elle croit être lié à un choc post-traumatique. Cela s’avère être bien le cas : lorsqu’il reçoit une lettre venant de la même prison que le coup de fil précédent, Don s’effondre carrément au sol.

Il révèle ensuite à Rox, qui cache à tout le monde l’état du capitaine, qu’il s’agit bien d’un choc post-traumatique. L’homme qui a tué toute sa famille et est en prison cherche à le contacter pour parler, et apparemment, Don ne veut pas lui parler. Mouais. C’est un cliffhanger qui remet encore Don au centre de l’intrigue, et j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Taylor ou Rox, parce que j’ai plutôt envie de les découvrir elles que de repasser encore du temps du côté de la famille de Don.

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9-1-1 Nashville – S01E09 – Pipe Dreams – 13/20

La série poursuit ses intrigues, ses interventions et son fil rouge comme s’il n’y avait jamais eu de gros événements sur trois épisodes il y a peu de temps. Cela fonctionne dans l’ensemble, même si je reste hyper détaché vis-à-vis des personnages. Je trouve que la série ne parvient pas à trouver l’angle qui fait qu’on s’attache à eux. Et pourtant, on voit qu’elle essaie, et pas qu’un peu !

Spoilers

Dixie doit se faire opérer au plus vite.


Relationship goals.

Même si la série est en pause pour quelques semaines, j’ai envie de me mettre à jour au plus vite pour la reprendre dans les temps pendant les vacances scolaires. L’épisode commence par une soirée surbookée – et on sait donc vers quoi on se dirige vu le style de la série. Le vigile a beau avertir du problème que cela peut poser, personne ne l’écoute. Et pourtant, il a raison. Lors d’une altercation, le gérant utilise un spray avec du poivre et… ça tourne mal.

Il y a un mouvement de foule qui n’est pas sans rappeler la terrible actualité du nouvel an. C’est terrible de voir à quel point les scénaristes ont eu une idée qui s’est concrétisée bien vite. Par chance, il n’y a pas d’incendie ici, juste un mouvement de foule avec des gens qui se retrouvent bloqués à la sortie de la boîte, parce qu’ils ont voulu s’y précipiter. De là à utiliser la musique de Tetris quand les pompiers interviennent, je trouve que la série va un peu loin dans le foutage de gueule. Cela dit, ça me pose problème parce que j’ai fait le lien tout seul avec l’actualité. Sans ça, j’aurais probablement éclaté de rire.

Nous suivons étonnamment l’arrivée des patients à l’hôpital. Cela n’a finalement rien d’étonnant : le but est de voir Ryan et Sam travailler ensemble. Ils sont mignons comme tout quand ils sauvent une vie et sont clairement réconciliés désormais, avec une patiente qui comprend même qu’ils sont ensemble. Perso, ça me ferait plus flipper qu’autre chose. Pour le reste, c’était un cas terrifiant parce qu’on sait que oui, ça peut arriver qu’une foule veuille sortir trop vite et finisse par être complètement coincée.

De son côté, Dixie apprend qu’elle a besoin d’une chirurgie au plus vite. Certes, elle ne fume plus, mais c’est trop tard : son cancer prend de plus en plus de place. Le problème, c’est qu’elle n’a pas l’argent pour se soigner, mais que la chirurgie doit être faite le plus rapidement possible. Elle tente alors de convaincre Blue d’extorquer plus vite de l’argent auprès de son père biologique.

Blue est clairement dans une situation dérangeante, tiraillé entre sa fidélité à sa mère et sa nouvelle position de recrue à la caserne. Il est en plus accueilli à bras ouverts dans la famille de son père biologique : il l’invite même au déjeuner de famille désormais. C’est l’occasion de voir Cam dans l’épisode, mais aussi de se concentrer à nouveau sur Ryan et Sam. J’ai envie de les trouver mignons et d’être heureux qu’ils soient ensemble, mais comme on les a d’abord vus se détester et qu’on ne connaît absolument rien de leur passé, je n’accroche pas encore.

En plus, cette idiote de Blythe les questionne sur leur couple, leur réconciliation et… l’air de rien, elle se débrouille pour ramener une conversation dérangeante qui finit en engueulade de couple. Oh, tout se fait d’un ton posé, mais il est assez clair que Ryan veut commencer à avoir des enfants quand Sam veut attendre maintenant qu’ils ont failli divorcer. Et ça, Ryan ne s’y attendait pas. Ah, les repas de famille. C’est dérangeant comme tout. Allez, tout finit bien pour le couple : il s’embrouille, avant les enfants, sur la question des animaux domestiques et ont alors la même idée. Ryan offre un chat à Sam, même s’il n’aime pas ça, alors que Sam offre un chien à Ryan, même si elle n’en voulait pas. Cela fait beaucoup à gérer d’un seul coup, un chat et un chien.

En tout cas, Blue assiste à tout ça et est clairement un membre de famille désormais. Pour autant, Dixie continue de vouloir s’imposer dans la famille, au grand désespoir de Blythe. Lors d’une fête à la caserne, Blythe a la joie de voir sa rivale demander une photo avec son fils et le père biologique, avec une main qui se balade en plus. Cela ne plaît pas à Blythe et les scénaristes en profitent pour faire un peu d’humour.

Pourtant, l’humour tourne court : Dixie rencontre Roxie et Taylor, chante un duo avec Taylor et se met à tousser du sang devant toute la caserne. Elle s’effondre et est évidemment amenée à l’hôpital. Cette fois, Blue s’inquiète vraiment pour sa mère. Il a beau savoir qu’elle est malade, il ne s’attendait pas à ce que ça dérape si vite. Bien sûr, notre capitaine propose aussitôt de payer pour la chirurgie de son ex. Blythe est une fois de plus énervée. Elle n’a aucune raison de l’être, parce qu’il est évident que n’importe qui ferait la même chose à leur place ; qu’en l’absence de son mari, elle l’aurait proposé aussi… Mais voilà, les scénaristes veulent nous coincer dans ces intrigues de triangle amoureux immature, alors on doit composer avec. Pas de quoi s’inquiéter ; bien sûr que le couple se réconcilie avant la fin d’épisode, devant un petit coucher de soleil sur leur ranch en plus.

Quant à Dixie, elle a la voix cassée pour le reste de l’épisode. Sa manipulation a parfaitement fonctionné, en théorie. En pratique, Blue finit par comprendre que sa mère lui ment et est une actrice : elle a simulé une blessure plus grave à la gorge devant tout le monde pour obtenir plus vite l’argent dont elle a besoin. Blue a beau être choqué par les mensonges de sa mère, il continue ensuite de lui obéir quand elle lui dit d’aller se coucher comme s’il était un ado… Etonnant.

Une deuxième intervention voit nos pompiers intervenir sur un accident de tracteur très bête et très con, avec une ado qui accepte de conduire sous la pression de son père et qui le regrette bien vite. Pour ne pas tuer un chat, elle renverse le tracteur dans une énorme flaque ; et son père est coincé sous le tracteur. C’est si triste. Le père s’en sort très bien et est dégagé du tracteur assez vite par nos pompiers. Ceux-ci ont alors la surprise de découvrir toute une portée de chats coincée dans le tracteur. Tout ça pour le facteur cute chaton + pompier…

Une autre intervention voit les pompiers intervenir pour s’occuper d’une femme qui a un accident de voiture alors qu’elle est au téléphone avec son fils. Si la femme est sauvée, ce n’est pas le cas de son mari, transpercé par quelques branches d’arbre. Malheureusement, la femme apprend la mort de son mari et est dévastée… mais elle n’est qu’une horrible actrice.

En effet, nos pompiers se rendent compte que le mari était mort avant l’accident. Voilà donc la femme qui est emmenée à l’hôpital en étant menottée, parce qu’elle est coupable du meurtre de son mari, qu’elle a tenté de maquiller en accident. Terrible… Mais ça permet à Blue de comprendre que sa mère lui ment, c’est toujours ça de pris.

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9-1-1 Nashville – S01E08 – All Hands – 15/20

C’est encore un bon ensemble cette semaine, avec une grande intrigue qui fonctionne bien pour nous accrocher et nous donner envie de savoir comment tout sera réglé. Malheureusement, ça se fait un peu trop au détriment des personnages dont on ne sait pas encore assez de choses, je trouve : on passe plus de temps sur les urgences que sur le développement des personnages et je n’ai pas l’impression que c’était autant le cas dans les autres séries de la franchise. En même temps, les autres mettaient trop vite en danger les personnages, ce qui avait tendance à leur retirer en crédibilité. Existe-t-il une bonne formule ? Pas sûr !

Spoilers

Il est temps d’en finir avec le hack ET le chantage familial.


You wanna cut her open in the back of a moving ambulance?

Quel étrange début d’épisode cette semaine : on se retrouve à l’hôpital où une maman chante une berceuse à son bébé (enfin, une berceuse, je suis trauma par cette chanson depuis Angel) prématuré. Samantha, la fiancée de Ryan, vient s’occuper de cette maman en larmes qui ne dort plus tellement elle s’inquiète pour son bébé. Son but est de la convaincre de rentrer chez elle.

Seulement voilà, son application type Uber lui indique qu’elle en a pour deux heures pour rentrer. Elle décide donc de prendre un café et de rentrer en voiture. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Même pas besoin de s’endormir au volant : la ville est hackée et tous les feux passent au verte en même temps. Bim.

Une heure plus tôt, Cam et l’agent du FBI contactent le maire, sur son lit d’hôpital, pour lui expliquer où ils en sont de leur enquête. Leur suspect principal est maintenant Ariella, la nana qui était embauchée pour faire des coupes budgétaires. Son passé révèle qu’elle était dans toutes les villes hackées. Ce sera donc son assistante la coupable, mais en attendant, ils ont besoin de 45 minutes pour localiser l’appareil qu’elle pourrait utiliser.

Elle paraît effectivement coupable dans l’attitude quand on se rapproche d’elle. À dix minutes de la fin du compte à rebours, elle se rend dans un bureau qui n’est pas le sien avec une excuse pourrie pour y être. Et pourtant, Cam observe de loin tout ce qu’il se passe et remarque que l’assistante d’Ariella s’échappe bien vite pour aller vers les toilettes.

Là, Cam la voit récupérer un portable qu’elle avait planqué. Oh, Tilda, l’assistante, essaie d’attaquer Cam au couteau, mais c’est peine perdue : elle a un spray au poivre à lui balancer au village. Cela suffit à stopper Tilda, mais pas l’attaque malheureusement. Il pourrait y avoir du suspense, mais on est déjà au courant que ça va arriver : tous les feux de la ville vont être vert. Tilda est arrêtée, mais elle assure ne pouvoir rien faire : elle s’est juste contentée de voler des mots de passe dans les centres d’appel, mots de passe qu’Ariella lui donnait quasiment les yeux fermés, pour les vendre aux terroristes contre une belle somme d’argent.

Allez, ça se tient, mais j’aurais aimé une petite réaction d’Ariella, surtout qu’elle est clairement la coupable idéale à cause de son assistante qui a fait en sorte de la présenter comme telle.

Du côté de nos pompiers, c’est difficile d’apprendre à les connaître au milieu du chaos, en vrai. Roxie et Taylor s’amusent à faire des paris sur Blue qui a de bonnes idées pour faire le plein malgré les hacks de la ville ; Blue finit par apprendre le chantage odieux du père de Blythe et… voilà, en fait, il n’y a pas grand-chose à dire.

Ils sont rapidement envoyés à l’hôpital pour s’occuper de la mère du prématuré qui se retrouve coincée sous un camion. Ce n’est pas bien inspiré, il s’est passé la même chose dans 9-1-1 dans l’épisode diffusé juste avant tout de même. On va dire que ce n’est qu’une coïncidence. La femme est rapidement sauvée et les pompiers peuvent l’emmener à l’hôpital. Sur quelle route ? Mystère. Il y a des accidents à travers la ville, mais le camion semble pouvoir avancer vite. En plus, Millie, la jeune maman, a beaucoup de chance : Roxie est celle qui l’emmène à l’hôpital et c’est une ancienne chirurgienne. Cela lui permet de commencer une opération et lui sauver la vie – on se croirait dans Station 19.

Millie peut donc arriver à l’hôpital où Taylor et Roxxie deviennent infirmière et chirurgienne pour la journée, parce qu’on manque de personnel à l’hôpital. La série peine à nous montrer le chaos dans l’hôpital et cette histoire est un peu déjantée, mais admettons. L’essentiel est de sauver des vies après tout, surtout que c’est juste avant une autre attaque des hackers. L’opération se passe bien, jusqu’à ce que la troisième attaque intervienne justement. On était au courant qu’il y en aurait une, avec les hackers ne laissant qu’une demi-heure pour payer une rançon improbable et impossible.

Remplir les hôpitaux et couper le courant ? Ces hackers sont diaboliques et malins. C’est un classique – provoquer un mouvement de foule vers une bombe, tout ça tout ça. On l’a vu dans des tas de films, on l’a vu dans la réalité aussi probablement, c’est terrible car ça fonctionnera toujours. L’opération doit continuer le noir et c’est la catastrophe car les hackers ont réussi à faire en sorte de bloquer aussi les générateurs.

Pas d’inquiétude à avoir : nos pompiers sont dans l’hôpital et savent comment travailler ensemble pour rétablir le courant. C’est un beau travail d’équipe qui réunit tous les personnages de la série : le père de Blythe passe un coup de fil à Cam qui en passe un à Hart qui en passe un à Blue, et hop, problème de générateur réglé. Grâce à ça, tout est bien qui finit bien : Millie est sauvée.

En parallèle, le bébé de Millie, Jude, est en bonne santé grâce à Blythe et son père. Bien qu’elle soit patiente de l’hôpital, elle promet à Samantha de venir en aide comme elle peut et s’occupe donc de faire respirer le bébé de Millie quand le respirateur tombe en panne à cause du hack. C’est simple et efficace : ça permet d’oublier la rancœur que le père et la fille ont depuis qu’il a découvert qu’elle connaissait l’existence de Blue depuis 20 ans et ça permet aussi au père de voir que la caserne 113 fait du bon boulot. Il s’efface donc un temps pour aller payer la rançon très généreuse demandée par les hackers, puis pour payer tout le département des pompiers, y compris Blue. Yeah.

Tous les problèmes sont donc résolus en un rien de temps : il n’y a plus de hack, personne ne parle des multiples autres conséquences qui ont dû avoir lieu pendant ces hacks successifs, on se contente de se concentrer sur nos héros qui sauvent des vies plutôt que sur toutes celles inévitablement perdues et… C’est tout.

La fin d’épisode voit même Hart et son beau-père se réconcilier officiellement et nous laisser sur un happy end alors que cette intrigue a dû tuer des centaines de gens, l’air de rien. Mais bon, ça valait le coup : en parallèle, Cammie a pu se rendre compte que l’agent Turner du FBI était tout à fait charmant. Un petit câlin de victoire instaure ce qu’il faut de gêne entre eux ; une dernière scène les voit échanger leur numéro parce qu’ils ont en commun d’être veufs et qu’il lui propose de rejoindre un groupe de paroles. Eh, en vrai, je parais être un peu mauvaise langue, mais je trouve que c’était plutôt bien comme scène finale pour ces deux-là, même si le rapprochement est bien peu crédible. Un peu comme pour Taylor et Blue la semaine dernière (d’ailleurs, on a rien à ce sujet cette semaine ; les scénaristes semblent se chercher plus que les personnages ne se cherchent).

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9-1-1 Nashville – S01E07 – You’ve Been Boarded – 15/20

La série reprend sur un épisode qui fonctionne plutôt bien du côté du drama, pas tellement du point de vue de l’humour. Elle souffre ainsi de la comparaison avec la série-mère (c’est bien la première fois de la saison !), surtout que l’on ne connaît pas encore bien tous les personnages et qu’il y a des parties peu crédibles. L’ensemble reste sympathique.

Spoilers

Les officiels de la ville doivent décider quoi faire face à la cyber-attaque.


That’s a creative way of saying citywide hack.

La dernière fois que j’écrivais une critique pour cette série, j’étais plein de bonnes résolutions et je pensais finir Lone Star pendant la pause. C’est un fail, mais pas grave, me voilà de retour pour voir la fin de ce hack monumental avec 6h pour trouver 10 millions. J’ai hâte de voir ce que les scénaristes vont nous pondre !

La série reprend avec un résumé complet de l’intrigue autour de Blue, histoire qu’on se souvienne de tout le bordel. Le résumé termine avec la chute de Blythe après l’alerte tornade. Elle est tombée sur du fil barbelé, ce qui est quand même un sacré manque de chance. Pour ne rien arranger, son cheval est pris aussi dans le fil barbelé, ce qui fait qu’elle est reliée directement à lui et que chaque fois qu’il bouge, ça la blesse au bras. Faudra quand même m’expliquer comment le fil s’est enroulé comme ça autour de son bras.

Bien sûr son mari s’inquiète pour elle, mais comme elle est supposée être énervée après lui, il se dit qu’elle ne fait que lui faire la gueule. Elle, elle se débrouille pour récupérer sa sacoche dans laquelle se trouve son portable. Malheureusement, le portable est éclaté par la chute et probablement quelques coups de sabot. Conte toute attente, elle a aussi une pince pour couper le fil, heureusement. C’est un peu ridicule de l’imaginer se balader avec ça franchement, mais allez, pourquoi pas, c’est rigolo.

En se relevant, Blythe découvre qu’elle s’est aussi tordue la cheville. Bref, tout semble aller pour le mieux, elle parvient même à retirer le fil de fer qui est pris dans le sabot de sa monture. Dès que le cheval est libéré, cependant, il décide de se barrer sans attendre sa cavalière. C’était presque drôle : je m’attendais tellement à ce que le cheval la blesse par accident que le fait qu’il l’abandonne à son triste sort comme ça, ça m’a fait sourire. Je suis un monstre.

Blythe se débrouille en tout cas pour se faire une attelle de fortune (ce serait rigolo qu’elle perde trop de sang à la jambe, aussi, histoire qu’on lui coupe comme à la belle époque de Grey’s Anatomy), puis part en randonnée pour rentrer chez elle. Elle prend le temps de marquer son chemin, tout de même, parce qu’elle n’est pas idiote.

Pendant ce temps, en ville, c’est la panique mais, bien vite, les alarmes s’arrêtent. C’est presque frustrant, j’aurais adoré un épisode de chaos complet avec les alarmes en fond sonore. Quitte à ce que tout soit piraté, montrez-nous l’urgence. Là, on retrouve les pompiers tranquillement devant la télévision pour entendre le maire dire qu’il ne s’agissait qu’un petit bug dans le système. Lol.

L’excuse du bug dans le système ne convainc pas Cam non plus, évidemment. Elle en parle directement avec le capitaine des pompiers, qui est venu lui rendre visite au centre d’appels, allez savoir pourquoi. L’épisode reprend trois heures après le hack et c’est ce qui explique cette visite surprise : il y a une réunion d’urgence des officiels pour décider quoi faire de ce chantage dans lequel ils sont.

En attendant, notre capitaine des pompiers continue de gérer son propre chantage avec son beau-père : il lui rappelle ses conditions et la situation est bloquée. Du côté de la ville, le FBI débarque pour expliquer à la ville que ce sont probablement les mêmes hackers qu’à Los Angeles il y a cinq ans. La violence de cette scène : les animaux du zoo dans 9-1-1, c’était déjà il y a cinq ans ? Je ne me souvenais même pas que c’était un hack, en plus.

En tout cas, ils comprennent que c’est la catastrophe : il est possible que les hackers déclenchent un tasde catastrophes. Bien sûr, Cam, et une bonne partie des officiels s’offusquent de considérer qu’il est possible de ne pas payer les hackers. Pourtant, c’est la décision qui est finalement prise une fois que le père de Blythe s’en mêle : c’est bien beau de parler de catastrophes, mais si la ville cède, rien n’empêchera les hackers de lancer une autre alerte et de leur extorquer en plus d’argent.

En vrai, je trouve son argument tout à fait juste, mais quand il est question de la sécurité et de millions de vies, j’ai plus de mal à voir les choses exactement comme lui. De toute manière, la majorité du conseil d’urgence considère qu’il ne faut pas payer.

Ryan avertit aussitôt la caserne de la décision qui est prise et qui les affecte tous : en l’absence de son père, il dirige et ils doivent se préparer à faire face à plein d’urgences sans tout leur matériel. Par exemple, ils n’ont pas accès à tous les médicaments et ils doivent se préparer à communiquer par radio. On a une scène super étrange et sortant de nulle part où Taylor en profite pour draguer ouvertement Blue, en lui apprenant à aiguiser une hache. C’était bizarre et gênant, mais eh, grand bien leur fasse si les hormones les travaillent à ce point au boulot, devant Roxxie qui s’en amuse apparemment.

Au centre d’appel aussi on se prépare à gérer l’urgence en utilisant des radios et… des annuaires téléphoniques. J’ai ri. C’est fou de se dire à quel point on a pris des bonnes habitudes avec toute la technologie. Bien sûr, tout ça était un début facile pour le centre d’appels : ils doivent aussi remettre tous les appareils électroniques présents sur le site au FBI. L’agent en charge de l’enquête annonce également une quarantaine avec interdiction de sortir du building tant que l’enquête sera en cours – ce qui fait que le comité chargé de virer les gens est aussi coincé sur place.

Les trois heures passent si vite que nous en sommes déjà à la fin du compte à rebours. Franchement, la série y met beaucoup de stress pour pas grand-chose : on sait déjà que le premier élément piraté va être le bateau touristique.

J’ai eu du mal à accrocher à ces cinq minutes de l’épisode où l’on voit comment le centre d’appel a un rôle capital dans la gestion de crise. Cam s’amuse beaucoup trop de tout gérer à mon goût quand on connaît les enjeux, avec l’écroulement possible d’un pont de la ville… Et en même temps, je la comprends : c’est kiffant de réussir à gérer et de faire face à des situations de stress quand on parvient à les maîtriser comme elle le fait.

Du côté des pompiers, tout se passe bien : ils interviennent à temps grâce à l’emprunt d’un bateau à moteur. Ils soignent le capitaine, qui se réveille et peut leur donner des instructions pour réussir à éviter que le bateau ne se dirige vers le pont, comme prévu. Cela demande un sacré travail d’équipe, de la communication par radio entre les pompiers et avec le centre d’appels, mais tout est bien qui finit bien, avec une attaque qui est finalement un échec pour les pirates. Une fois que tout va bien, par contre, tout va mal : les 6h du timer repartent à zéro et promettent une nouvelle catastrophe à venir. Ils ne font que commencer…

De son côté, le capitaine Hart continue de s’inquiéter pour Blythe. Elle ne lui répond toujours pas, alors il demande à Ryan de l’appeler pour voir si elle va bien. Comme elle ne répond pas, il laisse son fils gérer la caserne, conscient que cela signifie qu’elle est probablement en danger quelque part. Et il a raison : en arrivant au ranch, il voit arriver le cheval de sa femme, toujours avec le fil barbelé.

Il peut donc partir à sa recherche, ce qui permet de voir qu’elle a laissé une piste pour qu’on la retrouve. Si elle s’est effondrée en cours de route, elle se relève encore, sachant que c’est une question de vie ou de mort. C’est mal connaître son mari : il la retrouve très vite, à temps pour la voir soulagée, avant qu’elle ne s’effondre.

C’est une chance : il peut s’occuper d’elle et lui faire une transfusion de sang sauvage parce qu’il est donneur universel et qu’elle a besoin de beaucoup de sang tout de suite. La série abuse un peu à nous montrer qu’elle se réveille presqu’aussitôt que le sang lui arrive. En tout cas, ce qui est bien, c’est qu’elle est sauvée.

Elle se réveille ainsi à l’hôpital, où son père et son mari sont à son chevet, inquiets pour elle. Elle est heureuse de les voir ensemble, mais il ne s’agit bien sûr que d’un petit cessez-le-feu entre eux. Dès qu’elle apprend que la ville est sous attaque, toutefois, elle congédie son mari (et son fils qui passait par là, tout de même) pour qu’ils retournent sauver la ville.

Ben oui, parce que la ville est dans la merde quand même. Alors qu’il reste plusieurs heures au compteur avant la prochaine attaque et en pleine conférence de presse, le maire fait un malaise qui ressemble fort à une crise cardiaque. On nous fait croire que ce sont nos pompiers qui interviennent, comme s’il n’y avait pas de base une équipe para-médicale avec lui, surtout dans ce contexte de hack !

Comme pour 9-1-1, je suis plutôt énervé de voir que les pompiers doivent intervenir alors que la pièce est pleine avec tout le public de la conférence de presse et plein de caméramen. Où est la décence des gens ? Les pompiers vont jusqu’à opérer le maire en live quand Rox comprend ce qu’il se passe : le pacemaker du maire est hacké, comme tout le matériel médical de plusieurs officiels dans la pièce. Cette fois, Rox balance donc devant toute la presse que quelqu’un a piraté les implants et matériels médicaux de ces officiels. Le problème, c’est qu’il y en a qu’on peut sauver facilement… et d’autres qui ont un pacemaker. Voilà qui n’est pas du tout stressant.

En parallèle, au centre d’appel, Cam est mise à part dans une salle où elle doit être interrogée. Elle est en effet soupçonnée d’être derrière l’attaque, car le FBI a eu confirmation que l’attaque venait de l’intérieur et qu’elle est en pôle position des suspects puisqu’elle a fait installer tout le nouvel équipement informatique du centre.

Après deux heures d’attente, l’agent du FBI informe alors Cam que la nouvelle attaque a eu lieu pendant qu’elle attendait son retour. Il est horrible avec elle, l’informant à demi-mot qu’il y a eu une nouvelle attaque concernant le maire, mais sans rien lui dire de plus. C’est dur comme manière de la traiter alors qu’elle clame son innocence.

Cela dit, il faut bien pouvoir la suspecter pour se faire une idée de son innocence. Une fois libérée, Cam mène sa propre enquête sur les personnes qui n’ont pas été affecté par la seconde attaque de l’épisode. Elle comprend alors qu’ils ont un problème bien plus gros que prévu : leur pirate est bien quelqu’un de l’intérieur, quelqu’un qui a assisté à la réunion d’urgence du matin ou qui bosse au centre d’appel. La série nous laisse donc sur un cliffhanger où Cam doit suspecter tous ses collègues et ne rien dire en attendant la prochaine attaque, une heure plus tard.

Moi, je me méfie quand même de l’agent du FBI, parce que lui aussi il est bien placé pour savoir tout ça, mais bon, nous verrons ce qu’il en est la semaine prochaine !

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