Il neige (sans déc ?) !

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, pas de série à décortiquer ni de film mémorable à partager ou de bon plan sorties. Non, juste quelques pensées sur ce genre de journée où l’on se laisse doucement happer par la magie – ou la paresse – de la météo hivernale. Bref, il neige, comme vous avez déjà dû le voir 150 fois aujourd’hui sur les réseaux, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas proposé un article 100% blabla ici.

La neige a décidé de jouer les trouble-fêtes sur toute la région parisienne où j’habite. C’était hyper hypnotisant dès le milieu de matinée et c’était un vrai plaisir de les voir enfin retomber ces flocons. Qu’importe si j’avais RDV 15 minutes dehors à 10h, qu’importe si j’ai ressorti un masque Covid ce matin pour me protéger du froid (parce que désolé, il n’y a pas mieux qu’un masque Covid quand il fait froid et qu’on a trente minutes de marche en vrai).

C’est rare d’apprécier autant le RER.

Alors, forcément, j’étais bien équipé pour parer le froid quand on m’a annoncé que je pouvais quitter le taf à 15h au lieu de 19h30 aujourd’hui. On peut difficilement faire plus cool. Cela me libérait d’un coup quatre heures pour les corrections de copies ou les rattrapages de séries. Pourtant, que dalle, une fois dans le train à regarder les rails enneigées défiler sous mes yeux, j’ai plutôt eu la brillante idée de prendre un détour en rentrant chez moi, histoire de passer par des quais et le parc de ma ville. Sans regret.

Certes, ce n’est pas hyper productif, mais il fallait bien profiter que ce soit si peu cher de se faire plaisir. Il neige, les flocons tombent, recouvrent (à peine) le sol : faut en profiter. Demain, tout ça sera une pataugeoire désagréable et pleine de plaques de verglas, mais au moment de rentrer, c’était juste kiffant.

Mood : dire au revoir à Halloween et se dire que Mariah Carey a raison. It’s tiiiime.

Inévitablement, une fois rentré, mission numéro un : faire un chocolat chaud. Parce que oui, s’il y a bien une chose que l’hiver m’apprend chaque année, c’est qu’on n’affronte pas ce genre de météo glaciale sans un peu de réconfort liquide. La neige, c’est encore plus sympa derrière une fenêtre. Moi, je gère ça avec un plaid, une tasse dans les mains, mon portable dans l’autre.

Le problème, c’est que ce combo chocolat chaud + plaid a un effet secondaire : la flemme. Une énorme flemme. Pas de séries, pas de livres, pas même l’envie de scroller sur mon téléphone finalement. Juste une grosse envie de profiter de ce moment pour… rien faire. Et honnêtement, ça fait du bien, alors voilà, j’en parle ici et tant pis pour l’article que j’avais prévu et rédigé pour aujourd’hui. Il sera encore temps de le poster demain (on parlera X-Men, parce que pourquoi pas ?).

C’était juste beau. Hypnotisant. Profitez des instants de la vie, tout ça, tout ça.

Cela dit, je vous rassure, ma journée n’est pas terminée. Il y a un truc qui pourrait bien me motiver à bouger un peu d’ici trente minutes : la raclette de ce soir. Ben oui. Faut bien la préparer, parce que franchement, y a-t-il une meilleure façon de finir une journée comme ça ? Entre le fromage fondu, les patates (qui seront des frites parce que je n’ai pas fait les courses, Y A QUOI ?), et la simple idée de manger comme si la neige allait me bloquer chez moi pour trois jours, c’est clairement la soirée parfaite. Je sais, je sais, dans trois jours, il fera 18 degrés (le réchauffement climatique n’existe pas, hein) et même demain matin, il faudra probablement que j’affronte les transports en commun et les plaques de verglas, mais laissez-moi dans mon déni.

Les séries n’ont aucune chance face à une raclette : la soirée qui se profile va me redonner le sourire bien plus que les derniers dramas de 9-1-1 n’ont su le faire. Et puis, j’habite à trois minutes à pied d’un ciné, alors regardez-moi bien aller digérer tout ça devant un film plutôt qu’une série. Bref, une fois de plus, ce soir, le froid, la neige, et la flemme ont gagné sur les séries. Et bizarrement, je ne m’en plains pas. De toute manière, mon rewatch Buffy/Angel a bien avancé puisque ça y est, la saison 5 est enterrée (sans jeu de mots) et le détour à Pyléa terminé.

Et vous, ce soir, vous binge-watchez tout sous un plaid, ou vous cédez aussi à l’appel de la flemme et du fromage fondu ?

Déjà la pause pour ABC

Salut les sériephiles,

Le planning d’ABC pour les prochains mois vient d’être dévoilé, et il y a de quoi se poser pour pleurer un coup. Bref, on parle séries aujourd’hui sur le blog, il dfaut bien que ça m’arrive de temps en temps.

Fin 2024

Commençons du côté des mauvaises nouvelles, puisque sans grande surprise Grey’s Anatomy et 9-1-1 diffuseront leurs derniers épisodes de l’année le 21 novembre avant une pause. La mauvaise nouvelle c’est que cette pause va s’étirer jusqu’au 6 mars, rien que ça. Je déteste quand la pause est si longue, je préfère largement la diffusion gruyère qu’il y a parfois entre janvier et avril avec un épisode une semaine sur deux. Je sais que c’est mauvais pour les audiences, mais bon, quatre mois de pause, c’est digne d’une pause de fin de saison… C’est assez long, surtout pour des séries qu’on aime retrouver chaque semaine.

En ce qui me concerne, j’avoue que je sentais cette coupure venir, avec ce que les intrigues laissaient présager dans les épisodes de la semaine dernière, mais ça n’en reste pas moins frustrant. Savoir qu’il faudra patienter tout l’hiver, c’est difficile à avaler, d’autant plus avec la probabilité de cliffhangers et de départs de personnages auxquels je tiens particulièrement. Autant dire que ça va me laisser sur ma faim et que je ne suis pas vraiment prêt à faire face à ces surprises-là.

Pour voir le bon côté des choses et éviter de commencer la journée que sur du négatif, cette pause va aussi me permettre de rattraper certaines séries qui attendaient dans ma liste, notamment Tracker. C’est le moment parfait pour replonger dans les épisodes que j’avais mis de côté et qui méritent bien un rattrapage quand je vois les audiences de la série toujours au top. Parfois, les pauses des séries principales nous rappellent qu’il y a toujours un univers à explorer ailleurs – même si, soyons honnêtes, rien ne remplace vraiment nos habitudes.

Cette coupure offre aussi en théorie une chance de découvrir les nouveautés des networks que la saison a à offrir, négligées pour l’instant. Parmi elles, deux titres attirent un peu mon attention : Dr. Odyssey, dispo sur Disney + donc je n’ai pas d’excuse, et Rescue: Hi Surf. Je ne sais pas encore si ces projets réussiront à se faire une place dans mes soirées, mais ça peut être l’occasion d’élargir mes horizons. Chaque saison a son lot de surprises, et parfois les nouveautés se révèlent être de véritables coups de cœur. On verra si le cœur m’en dit justement, et si j’ai le temps surtout.

2025

De plus, il y a une bonne nouvelle dans tout ce planning : The Rookie sera de retour dès le 7 janvier. Après avoir rattrapé deux saisons en début d’année, retrouver John Nolan et son équipe, ça va être sympa ! J’avoue que la qualité avait un peu baissé lors de la dernière saison, mais cette série reste un plaisir coupable que je suis content de revoir. Et avec ce retour prévu pour la rentrée, c’est presque comme une nouvelle saison qui démarre.

Cette date de reprise de la saison network, en janvier, a vraiment un bon timing : c’est idéal pour commencer l’année en douceur avec une série qui a su me manquer et ça tombe en même temps que la rentrée, histoire d’intégrer bien vite mon planning. Après une trop longue pause, The Rookie pourrait bien redonner du pep’s à la saison et me permettre de reprendre mes habitudes sans trop attendre. On dirait que la programmation a été bien pensée de ce côté-là, au moins !

En fin de compte, ce calendrier d’ABC est un mélange de frustration et de nouvelles possibilités. Oui, les habitudes bien ancrées de Grey’s et 9-1-1 vont sérieusement me manquer et j’attends encore de voir ce que fera la FOX. En attendant mars, je vais essayer de profiter de ce que la programmation ailleurs a à offrir et de rester ouvert aux surprises. De toute manière, j’ai tellement de séries à poursuivre, rattraper et découvrir, hein…

9-1-1 – S08E05 – Masks – 17/20

Jackpot : un épisode d’Halloween qui ne fait pas du tout dans la demi-mesure pour conclure ma soirée d’Halloween, c’est exactement ce que j’espérais pour au moins profiter un peu de l’ambiance. Bien sûr, avec cette franchise, on en fait des caisses et des caisses, mais ce n’est pas grave du tout ; ça donne des moments marrants et d’autres bien plus dramatiques. On a ce que j’espérais, un petit shot d’adrénaline et beaucoup de costumes. Que demander de plus ?

Spoilers

Nos héros se préparent à fêter Halloween.


No. I don’t speak stupid.

La malédiction

Je voulais un vrai épisode d’Halloween pour ce soir et je ne regrette pas de terminer par celui-ci. La série a toujours su fournir de bons épisodes pour fêter la fin du mois d’octobre, et qu’est-ce que ça fait plaisir ! Une fois de plus, l’épisode ne fait pas dans la dentelle et y va très fort avec la célébration d’Halloween. On commence ainsi par une photo de famille en costumes (ou pas) et toute la caserne est vraiment déguisée pour l’occasion.

Cela n’a aucun sens d’ailleurs : il y a des toiles d’araignées sur un camion de pompiers, tout de même. Chimney s’amuse à fond avec les décorations alors qu’Eddie trouve un bon moyen de casser l’ambiance en parlant de Christopher qui ne trouve plus ça si cool de faire le tour du quartier pour récupérer des bonbons. J’aime bien l’idée que la série parle un peu du temps qui passe (vite) et des enfants qui changent.

Cela dit, tout ça nous éloigne du sujet de l’épisode : les pompiers font tout ce qu’ils peuvent pour que leur caserne hantée soit meilleure que celle qui avait été choisie l’année précédente. Bobby y tient : il veut que sa caserne soit la plus terrifiante. Et honnêtement, c’est le cas. Dans la vraie vie, personne n’y mettrait autant de budgets : les décors, les costumes… C’est tellement sympa. J’aurais aimé – non, pardon, j’aimerais encore – avoir une maison de l’horreur si réussie à portée de mains.

Tout le fun est finalement ruiné, cependant, quand Bucky ramène une poupée de momie qui s’avère finalement être un vrai corps. Athena est appelée pour gérer le coup, mais c’est trop tard : les enfants sont traumatisés de toute manière. Moi, j’ai bien ri.

La première intervention de l’épisode est inattendue, mais plutôt marrante, avec un papa qui s’amuse à se mettre une citrouille sur la tête – ou plutôt la tête dans une citrouille – pour faire marrer ses filles. Malheureusement, cette fois, il s’étouffe dans une citrouille à moitié pourrie. Il a une réaction allergique et est coincé dans la citrouille. Il manque de peu de mourir. Par chance, tout finit bien pour lui, avec les pompiers qui font ce qu’il faut pour le sauver.

L’intervention finit toutefois avec Buck qui se démonte l’épaule comme un bleu en glissant sur un bout de citrouille. C’était plutôt drôle, surtout avec sa réplique expliquant que les gens se blessent pour des raisons plus débiles qu’une tête dans une citrouille. En revanche, le débile semble être là Buck : il se met en tête qu’il est maudit et subit une véritable malédiction, parce qu’il s’éclate l’épaule gauche après avoir arraché malgré lui le bras gauche d’une vraie momie.

Difficile de ne pas réagir comme Tommy et Eddie qui se foutent de sa gueule, mais nous au moins, on est derrière un écran. Cela ne me viendrait pas à l’idée de me moquer d’un pote – ou de mon mec, dans le cas de Tommy ! – de cette manière en face de lui ? Ils sont assez odieux avec eux.

Buck n’en veut pas plus que ça à Tommy, cela dit, parce qu’il accepte qu’il continue de veiller sur lui, chez lui. C’est une intrigue un peu naze : entre Tommy qui dort sur le canapé (ne sont-ils pas en couple ?) et Buck qui passe sa nuit à faire des recherches sur Billy Boils, sa momie, bon, voilà hein. Au réveil, Buck a des énormes boutons sur le visage – exactement comme sur le visage de la momie lorsqu’elle était encore en vie.

Les boutons font on ne peut plus faux, mais ce n’est pas grave, l’intrigue est un peu fun. C’est du Halloween typique. Buck refuse de se faire examiner à l’hôpital, même quand il s’y trouve en fin d’épisode, mais il trouve un moyen de rompre la malédiction selon lui. C’est déjà ça : il parle sur la tombe du défunt, comprenant bien qu’il a vécu seul et que le plus important, c’est de partager des moments ensemble. Eh, ça donne envie d’être avec quelqu’un pour ce Halloween, mais bon, comme je disais en intro, je ne suis pas exactement fréquentable ce soir. Tant pis.

Karen & Hen

De manière surprenante, l’épisode commence par Karen qui reproche à Hen d’être encore absente pour une fête et un jour de congé. Effectivement, dans cette série, ils bossent toujours dur sans jamais prendre de vrais congés. Après, quand ils en prennent, c’est pour monter sur un bateau de croisière et on sait comment ça finit.

Ce qui est surprenant, c’est que Karen s’en plaigne maintenant après tant d’années. Ce n’est pas exactement nouveau. Le changement ? Il y a désormais Mara dans leur vie. Mais bon. Le problème, c’est qu’Hen n’obtient pas son congé : Bobby n’est pas forcément contre, mais il refuse de laisser un congé en même temps à Chimney et Hen. Ils décident donc de bosser tous les deux ce jour-là, parce que c’est plus juste comme ça.

Bon, ce n’est pas exactement la vision de Karen sur la question, mais bon, elle le fait bien sentir à Hen au moins, y compris en visio au moment de partir faire la chasse aux bonbons. Et elle a bien raison, je trouve : bien sûr que Hen rate des tas de choses dans la vie de ses enfants.

La nuit d’Halloween

S’il y a bien une chose que j’attends toujours avec les épisodes d’Halloween de cette série, ce sont les interventions une fois le soleil couché. Cette année, la série ne fait même pas semblant de ne pas le savoir : Maddie et Josh sont tous les deux dans l’attente de la nuit au centre d’appels, parce qu’ils savent très bien ce qui les attend – de quoi oublier, pour Maddie, qu’elle n’est pas avec Jee, d’ailleurs.

On a quelques interventions amusantes comme toujours, avec des gens déguisés, un allergique aux cacahuètes qui en mange et demande à Buck si lui aussi vu sa face, un principal excédé par les blagues de ses lycéens, des clowns entassés dans une voiture. Du grand classique. Ce qui est moins classique, c’est que le principal excédé finit par prendre en chasse les lycéennes qui lui ont jeté des œufs.

Cela finit par excéder Maddie, qui refuse toujours d’envoyer la police pour quelques blagues, puis par provoquer un accident. Et comme nous sommes dans 9-1-1, c’est un peu sans surprise que l’accident implique la famille d’Hen et Chimney. Denny réussit donc à pousser à temps les autres mais se prend la voiture en pleine face, étant alors coincé entre la voiture et la maison.

Le chauffeur est le principal du lycée qui meurt sur le coup. J’ai un peu de peine pour lui, parce qu’il a été poussé à bout tout de même. Difficile de ne pas le détester malgré tout, parce qu’il manque de tuer Denny. Ils y vont fort comme toujours dans la série. Je n’ai pas cru un seul instant que Denny allait mourir, mais l’arrêt cardiaque est flippant tout de même et dure bien trop longtemps.

Finalement, tout ce petit monde finit à l’hôpital. Hen culpabilise évidemment, mais Karen finit par assurer qu’elle ne lui en veut pas, même si elle n’a pas décroché son portable quand Denny s’est fait renverser. Au moins, les deux mamans ont réussi à sauver leur fils : Karen en donnant son sang, Hen en tentant l’impossible et en faisant plus que ce qu’il se fait habituellement dans ces cas-là. Et comme le résume Karen : « Merci mon dieu, tu travaillais ». Jolie manière de réconcilier le couple face à ce problème, tout de même.

La série fait aussi un peu de pédagogie avec cet épisode, évidemment : Athena se rend dans un lycée avant Halloween pour demander à tous les lycéens de ne pas faire de la merde. Il y en a deux qui ne l’écoutent pas et qui sont évidemment les lycéennes qui finissent par être chassées par le proviseur. Il n’en faut pas beaucoup plus pour faire la leçon à tous les ados qui regarderaient : Halloween, c’est censé être fun. Faire de la merde, ce n’est pas fun et ça peut avoir des conséquences graves. Athena force ainsi les ados à faire un exposé en classe… Ma foi, ça fonctionne pour l’épisode en vrai.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S08E04 – No Place Like Home – 15/20

Bien que prévisible à des kilomètres à la ronde quand l’intrigue se met en place et que l’épisode avance peu à peu, j’ai passé un bon moment. C’était divertissant comme tout, il y a de la place pour tout le monde dans l’épisode, avec chacun mis en avant d’une manière ou d’une autre, il y a des interventions comme seule cette franchise en propose et, oui, c’était bien dans l’ensemble. Non, ce n’était pas génial avec parfois l’impression d’être devant d’autres séries du network, mais bon, les défauts ne sont pas si dérangeants finalement.

Spoilers

Buck découvre ce que ça fait d’être bien vu de son nouveau capitaine, et comme tout le monde, il espère récupérer l’ancien capitaine.


Wait, you- you want me to pick someone for you to fire ?

Je ferai mieux d’être en train de dormir, mais non, j’ai envie de voir cet épisode pour avoir au moins une semaine dans la saison où je suis parfaitement à jour dans les séries que je souhaite suivre à la semaine. C’est le cas avec cet épisode.

Buck

Le cliffhanger promettait que Buck soit dans les bonnes grâces de son nouveau capitaine, alors l’épisode commence par Buck qui est aimé par celui-ci au point qu’il l’invite à un golf. C’est déjà bien chiant comme situation pour Buck qui doit supporter tout ce que balance son patron sans trop broncher malgré son discours très « on ne peut plus rien dire » et « marre d’être woke et aimant quand ce qui fonctionne c’est de casser ses subalternes »… mais ça l’est encore plus quand il découvre ce que ça signifie d’être dans ses faveurs.

Cela signifie qu’il ne risque pas d’être viré. Toutefois, ça signifie aussi qu’il doit choisir qui de ses collègues sera virer : on demande des coupes budgétaires en hauts lieux, et voilà ce que ça donne. Qu’il annonce ça, c’est une chose, mais qu’il achète ensuite des bodycams à toute son équipe, ça n’a pas trop de sens je trouve.

Franchement, au-delà du fait qu’on parle d’économies budgétaires et qu’il achète soudainement des caméras, je n’aime pas du tout l’idée que la production en profite pour nous fournir des images de bodycam. Si je veux voir The Rookie, je regarde The Rookie. Je sais qu’on est sur ABC désormais, mais est-on vraiment obligé de tomber là-dedans ?

En plus, on parle de patients qui vivent les pires jours imaginables. Ont-ils envie d’être filmés ? Je ne comprends pas que le capitaine puisse se permettre ça comme si de rien n’était.

Eddie

Les pires jours imaginables ? On suit un accident de cheerleading qui affecte Weston, un jeune garçon bien déterminé dans son sport… et terriblement accidenté quand il se retrouve avec le bas du corps complètement à l’envers. Il est improbable qu’il survive, et pourtant. Nos pompiers font tout ce qu’ils peuvent pour que ça arrive : ils le sauvent une première fois sur le terrain, avec toute la foule qui acclame ce survivant.

Ils le sauvent une seconde fois dans le camion quand il fait un arrêt cardiaque et qu’Eddie comprend que le seul moyen de le sauver est de faire un acte chirurgical risqué. Il parvient à le sauver dans un move digne de Station 19, puis le gamin le prend pour son père, ce qui nous perturbe Eddie. Mouais.

Touché par ce gamin dont le père ne veut pas s’occuper, Eddie de se mêler de la vie de son patient. C’est du grand n’importe quoi : Weston demande que son père ne soit pas tenu au courant, Eddie va le voir et lui indique qu’il est à l’hôpital. Je comprends son point de vue, parce qu’il se projette et se met à sa place, mais sérieusement, j’ai l’impression que les scénaristes rivalisent d’ingéniosité pour s’assurer que je déteste le personnage d’Eddie.

Certes, ce qu’il fait a finalement un effet positif, parce que ça fait passer le message que les pères devraient aimer leur enfant quoiqu’il arrive. Et c’est évidemment le cas dans la série.

Ortiz

Une autre intrigue qui revient sur le devant de la scène cette semaine est celle d’Ortiz qui en veut toujours autant à Hen. Non contente de la blâmer de la mort de son fils, la politicienne se lance dans une course à la mairie qui permette de bien pourrir la vie d’Hen. Après, cette dernière est facile à atteindre : elle continue de voir Mara de manière illégale, mais sans se préoccuper de le faire en public. Ainsi, Hen et Karen sont prises en photographie lors d’un pique-nique avec Chimney et Maddie. Et Mara.

Même leur avocate n’est pas au courant de ce contact… Autant dire que sur ce coup, elles n’ont pas été malignes. Prises de court et sentant que c’est la fin pour elles, Hen et Karen sont dépitées. Hen décide donc de supplier la juge de l’écouter et de lui laisser la garde de Mara, parce qu’elle est sa fille à ses yeux alors qu’elle n’est qu’un pion pour Ortiz. Oui, oui, Hen accuse la politicienne directement pendant son audience.

Cela se termine mal : la juge décide d’ordonner une mise à distance. Hen et Karen ne peuvent plus parler ou voir Mara. Et bim. Dire que Chimney et Maddie passaient la meilleure aprèm possible. À court d’options, Hen fait ce qu’elle peut : elle retourne voir Ortiz pour tenter une fois de plus de la convaincre qu’elle est en train de punir une petite fille qui n’a rien fait de mal. C’est peine perdue : Ortiz veut punir Hen et elle lui fait bien prendre conscience de qui a le pouvoir. Et ce n’est pas Hen.

En fait, Hen découvre même qu’Ortiz est celle qui a fait nommer leur nouveau capitaine. Elle est bonne pour perdre son job, à ce stade.

Bobby

En parallèle, Athena et Bobby cherchent une nouvelle maison. Athena veut plus d’espace, même s’ils ne vivent que tous les deux désormais. Cela n’a pas trop de sens, mais ce n’est pas grave, on va faire avec. Athena est chiante, en plus du reste, parce qu’elle n’aime jamais les maisons qu’ils visitent ensemble, sans savoir exactement ce qui ne lui plaît pas. Bobby est patient avec elle tout de même. Cela dure un certain temps, mais ça a ses limites.

En effet, Athena finit par capter qu’elle a toujours le terrain de son ancienne maison brûlée. Elle peut donc reconstruire dessus et elle a même le contact d’un super architecte… Son ex-mari. Et oui, Michael est celui qui avait construit la maison et il peut toujours reconstruire la maison. L’idée est simple et motive grandement Athena.

Ce n’est malheureusement pas le cas pour Bobby : il n’aime pas trop l’idée de revivre dans la maison de l’ex-mari de sa femme, je suppose. Il s’en confie à Chimney, qui détourne vite la conversation pour se plaindre de son nouveau capitaine et espérer que Bobby revienne. Il n’est pas le seul à se confier à Bobby, en plus : il y a Buck qui passe se plaindre du capitaine, Eddie qui parle de son fils qui lui manque, Hen qui vient parler de problèmes politiques. Bref, toute l’équipe veut récupérer son capitaine.

En attendant, il continue de gérer le tournage de la série de pompiers, ce qui n’est pas si évident quand le nouveau capitaine de la 118 vient le voir. Bobby en profite pour lui indiquer que quitte à couper un budget, il ferait mieux de démissionner, parce qu’il n’est qu’un pion politique d’Ortiz à ce stade. Eh oui.

Un peu vexé, le capitaine débarque donc dans le bureau d’Ortiz pour la confronter et en savoir plus sur ses vraies intentions de briser Wilson. Tout semble aller pour le mieux pour Ortiz à ce stade : elle confirme avoir un juge dans sa poche et être contente d’avoir empêché l’adoption pour Hen. Elle est si détestable, franchement. Je veux bien qu’elle veuille se venger de la mort de son fils, mais c’est ridicule d’en arriver à une scène où elle reconnaît de la corruption et est prête à fermer une caserne par pure vengeance personnelle.

En plus, on voit le retournement de situation arriver à des milliers de kilomètres : elle parle de tout ça devant la bodycam du pompier – bodycam qu’elle a elle-même commandé et approuvé. Il s’agit donc d’un enregistrement public qui peut être utilisé dans un tribunal. Et hop, on assiste à une défaite bien violente d’Ortiz.

Je ne préfère pas imaginer la vengeance suivante. En attendant, tout est bien qui finit bien : Hen et Karen récupèrent la garde de Mara ; Bobby récupère son poste de capitaine. C’est un peu n’importe quoi, mais le nouveau capitaine redevient ancien capitaine, acceptant d’échanger son job avec celui de Bobby parce qu’il est fan de l’acteur de la série. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était amusant et ça permet, enfin, un retour au statu quo pour tout le monde.

Enfin, presque. En fin d’épisode, Bobby finit par avouer à Athena qu’il ne veut pas reconstruire la même maison, parce que c’était celle de Michael. Alors que c’était la seule chose qui lui redonnait goût de vivre, Athéna Accepte en un quart de seconde de ne pas la reconstruire mais de bâtir quelque chose de nouveau. Allons bon. C’est simple de la faire changer d’avis soudainement.

Tigre

Bien sûr, il y a une deuxième intervention dans l’épisode aussi, mais elle change un peu de d’habitude. Un patient débarque à l’hôpital avec des morsures vraiment inquiétantes. Les chirurgiens font donc appel à la police. Athena débarque et cherche à comprendre ce qui peut bien poser de telles morsures.

La réponse vient d’un appel que reçoit Maddie : un tigre, tout simplement. Le tigre attaque en effet au même moment la propriétaire de l’appartement du type qui venait juste récupérer son argent parce qu’en plus du reste, le type ne paie pas de loyer. Un tigre adulte dans un studio ? Athena découvre que le tigre était un bébé à l’origine, mais voilà, un bébé ça finit par grandir.

Nos pompiers doivent donc intervenir pour calmer le tigre et sauver la propriétaire. Cela nous donne une intervention vraiment classe, avec un passage par la façade de l’immeuble. Chimney a ainsi pour mission de shooter le tigre avec de quoi le paralyser, ce qui le fait bien rire. En vrai, c’était complètement perché, mais sympa comme tout.

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