Station 19 – S02E11

Épisode 11 – Baby Boom – 14/20
Une fois encore, le niveau de la série est super inégal : il y a des intrigues qui me passionnent et il y a des intrigues soporifiques ; et le tout est mélangé de manière pas toujours savante. Il est difficile de me faire un avis définitif sur cette série, et ça m’énerve quelque peu. Il y manque définitivement quelque chose, reste à savoir quoi.

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Spoilers

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It’s not necessary to update everyone on everything.

Puisque la semaine dernière, la série a réussi à me convaincre un peu plus, j’ai espoir que cet épisode poursuivra sur cette bonne lancée. Il est évident que l’épisode reprend dès le départ sur l’amitié Andy/Maya. Tout se déroule bien entre elles, mais ça ne pourra pas durer, et on le sait. Malgré tout, Maya prend le temps de se moquer de sa meilleure amie et de Ryan, puisque ces deux-là n’assument toujours pas que leur relation est autre chose qu’un plan cul non-exclusif, quand il est évident qu’ils n’ont pas envie d’aller voir ailleurs.

Forcément, l’épisode revient aussi sur la relation Maya/Jack, et c’est assez dingue parce que ce nouveau secret entre eux réussit à me les rendre intéressants là où je trouvais que depuis le début de saison, ils étaient devenus assez insupportable.

Pendant ce temps, Ben continue de travailler pour rejoindre Medic One, et Miller lui conseille d’en parler à Sullivan, parce qu’il est sûr qu’il est de bonne humeur. Ouep, Ben a besoin de l’accord de son capitaine pour ça, et pour l’obtenir, il veut être sûr d’avoir un Sullivan heureux de vivre. Pour Miller, c’est le jour ou jamais, parce que le capitaine lui a accordé du temps libre pour qu’il le passe avec sa famille. Mouais. Cela mène donc à une scène où Ben aide son chef à s’entraîner et se prend un mauvais coup de sa part. Pas passionnant, franchement.

En parallèle, Travis est heureux de pouvoir faire chier Vic parce qu’il sait qu’elle est en couple avec Ripley et qu’il l’a deviné seul. Oui, ces deux-là sont enfin de retour à la normale après les événements de la fin de saison 1. Il aura fallu le temps pour en revenir là, quand même. Maintenant que c’est fait, on peut donc les laisser recevoir un bébé abandonné dans le hall de la caserne. C’est gros comme intrigue, juste après un épisode de Grey’s Anatomy qui abordait brièvement le sujet. C’est gros, parce que Ripley comme Travis disent tous les deux que c’est rare… et paf deux épisodes de suite.

Vic se retrouve donc coincée avec le bébé, avant de se débarrasser à la première occasion grâce au père d’Andy. Oui, parce qu’Andy n’en veut pas et parce que lui, il se pointe une fois de plus à la caserne avec un carton plein de souvenirs de l’enfance d’Andy. C’est n’importe quoi. Plus personne ne sait quoi faire de ce personnage, alors on lui confie le bébé et c’est pas plus mal.

Le cas de la semaine était plutôt intéressant dans l’idée, mais pas forcément bien mis en scène. Après l’épisode de la semaine dernière, il est question désormais de faire des économies, avec un épisode coincé à la caserne : l’accident a ainsi lieu au beau milieu du garage de la caserne quand une ado y débarque en camion et rentre dans un camion de pompiers. Comme on est à l’économie, on ne voit pas l’accident et la situation de panique qu’il  provoque est finalement peu clair à appréhender pour nous.

Toujours est-il qu’Andy s’occupe de la conductrice, une adolescente diabétique en plein roadtrip avec sa mère, qui convulse et fait une attaque d’on ne sait trop quoi. Cela la rend impossible à transporter tant qu’elle n’est pas stable, et c’est assez drôle parce que ces crises finissent par foutre un coup à Vic. Bien sûr, l’idée est d’avoir un cas médical compliqué qui soit aussi une urgence, parce que c’est exactement ce qu’il faut pour que Ben se fasse remarquer. Il trouve en effet la solution médicale parfaite et la mère peut être évacuée vers l’hôpital.

Tout se passe bien, mais ça enchaîne ensuite avec l’adolescente qui s’enferme dans une salle alors qu’elle est censée être sous la surveillance d’Andy. De manière prévisible, elle fait un malaise par manque de sucre, parce que sa machine s’est cassée dans l’accident. Cela nous rajoute de l’adrénaline dans l’épisode, mais ce n’est pas surprenant je trouve. Et puis, Andy explose une vitre au passage, et tout le monde semble se moquer pas mal des dégâts matériels de la caserne. Autant quand ils ne sont pas chez eux, je comprends que l’urgence prime, mais dans leur propre caserne, franchement… Bon, l’ado s’en tire à merveille bien rapidement.

Le problème du camion qui défonce le mur de la caserne ? Il faut réparer le mur, et Travis s’en occupe avec Ripley. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ce soit la merde entre eux : Travis fait la gaffe de révéler qu’il connaît sa relation secrète et c’est génial à voir, parce que Ripley comprend de lui-même que son collègue en sait trop, parce qu’il dit trop sans le dire tout à fait. Dès lors, on sait que ça va foutre la merde entre Vic et Ripley, et comme j’aime ces personnages, c’est cool.

Bien sûr, Ripley ne tient pas sa langue très longtemps et finit par reprocher à Vic d’avoir la langue bien pendue. C’était plutôt chouette et ça mène Vic à détourner Travis de son boulot. C’est la pire des idées possibles, parce qu’il abandonne la caravane qui se trouve au milieu du garage à une fuite de gaz qui provoque une énorme explosion dans la caserne.

Cela fait de jolis effets spéciaux et provoque tout un tas de mouvements dans la caserne. Même Maya comprend l’urgence de la situation : elle s’occupe du bébé qu’elle a refusé de prendre dans ses bras pendant tout l’épisode. Elle s’isole donc de la situation problématique et reçoit un appel de Jack… juste ce qu’il faut pour comprendre qu’ils ont l’un et l’autre envie de recommencer à coucher ensemble. C’est du grand n’importe quoi, mais il était marrant de voir Maya enfin avoir quelqu’un à qui se confier, même si c’est un bébé.

La fin d’épisode voit en tout cas Vic et Ripley mettre les choses à plat, et ce n’est pas une fin positive : Ripley prend très mal que ses hommes soient au courant de sa relation avec elle, parce que justement, ils sont sous ses ordres. Le problème, c’est que ce sont les amis de Vic, alors elle, elle le vit mal. Bref, ils sont au bord de la rupture, et c’est apparemment plus important que le fait qu’une caravane vient d’exploser au beau milieu de la caserne. Faut dire, ça ne fait aucun blessé et tout le monde s’en fout totalement, apparemment.

Après tout ça, Ben se retrouve juste à devoir soigner Sullivan pour une blessure mineure suite à l’explosion. C’est l’occasion de parler un peu de Medic One et d’avoir l’aval de son supérieur. Bon, est-ce que c’est un moyen de préparer le départ du personnage de la caserne en cas d’annulation de la série, histoire qu’on continue de le voir dans Grey’s ?

Ce ne serait pas étonnant, en tout cas. Qui aurait envie de ne pas annuler une série qui nous termine l’épisode par le père d’Andy clairement amoureux de son agent immobilier, Reggie, qui est une femme lui apportant du champagne sans raison ? Une série où tout le monde fuit le bébé toute la journée mais lui dit au revoir avec affection, juste parce que eh, tous les pompiers ont eu une interaction avec malgré tout ?

De son côté, Miller reçoit donc sa famille, sur invitation de Jack, et il se met à cuisiner ce qui ressemble fort à des fajitas. C’est important de savoir ce qu’il cuisine, pour le Bingo Séries, j’ai un point cuisine à respecter. Et je n’ai pas envie de manger du Camembert comme la mère de Miller. Bon, c’est bizarre comme tout ces scènes : Miller reçoit sa famille mais ne veut pas parler boulot ; alors qu’il est en colocation avec un collègue. On a connu plus pratique, franchement.

Bon, donc, il a une mère insupportable qui juge tout ce qu’il fait et une petite sœur, Yemi, qui profite d’un dîner de famille pas génial pour dire qu’elle veut déménager. Euh ? En quoi est-ce que c’est censé nous intéresser ? En plus, l’actrice embauchée paraît super jeune pour un personnage de 25 ans. C’est bizarre, c’est généralement l’inverse.

Bref, le dîner de famille se passe mal, quoi, avec Miller qui finit par s’en prendre à sa mère qu’il trouve insupportable. Finalement, il est révélé que la mère voudrait que son fils fonde une famille, donc évidemment, elle prend mal qu’il devienne pompier et ne veuille pas d’enfant alors qu’il est à un âge où ça devrait se faire. Franchement, cette série, je ne comprends pas comment ils se débrouillent pour trouver autant de situations inintéressantes avec des personnages pourtant intéressants. C’est fou.

Tout ça termine par Miller acceptant des rencards organisés par sa mère. Allez comprendre. Heureusement, on a tout de même un cliffhanger réussi, avec Maya n’arrivant pas à dire qu’elle est amoureuse de Jack à Andy, à fond sur Ryan à cause d’une lettre écrite il y a plus de dix ans à son future elle. Et alors qu’elle comprend enfin qu’elle est possiblement prête à plus avec Ryan, celui-ci lui présente Jenna, une nana canon avec qui il se rend dans le même bar. Ben oui, avec le nombre de bars qui existent à Seattle, fallait qu’ils tombent sur le même et qu’il présente Andy comme une « amie ». Allez, à la semaine prochaine.

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Grey’s Anatomy – S15E19

Épisode 19 – Silent All This Year – 19/20
Cet épisode revient sur une intrigue que j’attendais depuis quelques semaines et le fait bien, avec un message très clair à faire passer. Le message est présenté de manière un peu simpliste par moment, j’ai trouvé la fin, surtout, trop condescendante et utopique, mais dans l’ensemble, c’est le genre d’épisode qui a besoin d’exister. Ce n’est pas le premier du Shondaland sur ce sujet, de toute manière. Ce ne sera probablement pas le dernier. Malheureusement, il y a des messages qui doivent être répétés, encore et encore.

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Spoilers

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One conversation. And you’ll never hear from me again.

Oh, cet épisode se centre très clairement sur Jo, et c’est parfait. Après le cliffhanger de la semaine dernière, j’ai vraiment envie d’en savoir beaucoup plus sur ce qui lui est arrivé quand elle s’est rendue voir sa mère. Je ne suis pas le seul, parce qu’Alex aussi aimerait bien plus d’informations, mais elle l’ignore totalement.

En flashback, on la voit galérer à énoncer sa théorie à sa mère… et on voit la réaction peu bienveillante de sa mère. Commence alors une longue journée pour Jo : sa mère refuse de reconnaître son identité devant sa nouvelle famille – parce qu’évidemment, elle a une famille, des enfants, un mari, un chien… – et Jo lui donne rendez-vous dans un diner où la mère met trois plombes à arriver.

Quand elle arrive enfin, c’est pour mieux annoncer à Jo qu’elle ne compte pas rester bien longtemps. Comme souvent dans ces cas-là, cas qu’on ne voit que trop souvent dans les séries, on sent bien que la confrontation à venir va demander beaucoup d’énergie à tout le monde. Jo en veut clairement à sa mère de l’avoir abandonnée, et celle-ci a beau avoir une vie parfaite à présent, on connaît assez Shonda Rhimes pour savoir que ça ne peut pas avoir été toujours le cas.

Quoiqu’il en soit, Jo en apprend plus sur sa demi-sœur, Alexandra, son demi-frère, Josh et celui qui aurait pu être son beau-père, un avocat nommé Daniel. La vie parfaite, quoi. Tout ce qu’il faut pour énerver encore plus Jo, qui est loin d’avoir eu une enfance parfaite, comme on le sait. Il y a de la rage en elle, et ce n’est pas nouveau. C’est une colère qui dépasse clairement la raison : elle est médecin et est censée être assez intelligente pour savoir qu’il doit y avoir des dizaines de raisons pour expliquer cet abandon, qui n’est pas forcément un abandon de confort.

Pourtant, elle semble vouloir vraiment faire un procès d’intention à sa mère, et elle demande autant d’informations que possible sur son passé en étant hyper agressive. La mère a beau envisager de partir, elle reste à chaque fois, et elle finit par donner pas mal d’informations à Jo, d’abord médicales, puis familiale.

Jo apprend alors que son père est mort et que sa mère n’a jamais aimé ce dernier. Si elle le prend mal, il est pourtant évident que ça cache une histoire terrible et traumatisante. Et ça ne manque pas, et elle finit par le comprendre. Après avoir failli partir, Jo décide donc de rester pour apprendre à connaître la vie de ses parents, et leur « romance ». Son père était donc un prof de fac qui a violé sa mère. Ah, la vérité fait toujours du bien, il paraît, mais là…

Il lui a fallu plusieurs années pour que la mère finisse par reconnaître ce qui lui était arrivé. Le viol lui paraissait donc irréel puisqu’il avait eu lieu lors d’un rencard qu’elle avait accepté ; et elle a complétement caché sa grossesse à ses ami(e)s et sa famille. Pourtant, ça devait être neuf mois bien durs à vivre, puisqu’elle avait peur d’accoucher pour découvrir le portrait caché de son père violeur, surtout si ça avait été un garçon.

L’histoire est crédible. C’est un classique des séries d’avoir un personnage qui découvre ses origines comme ça. Pour Jo, c’est évidemment super dur, parce qu’elle découvre qu’elle est toujours un rappel de ce viol pour sa mère ; et c’est horrible. Horrible, mais extrêmement bien joué de la part des deux actrices. Les scènes sont longues et réparties dans l’épisode, mais franchement, il était difficile de lâcher l’écran des yeux.

Les deux actrices sont excellentes, et les deux personnages se racontent les chapitres les plus durs de leurs vies. Le viol pour la mère, l’avortement pour Jo – un avortement dont on n’avait jamais entendu parler mais qui n’est pas trop surprenant. Malgré les larmes, malgré cette proximité, la mère refuse que Jo ne lui touche la main, et elle ne parvient pas non plus à rester.

Dans le présent, Jo est donc de retour à l’hôpital et se heurte à Abby, une nouvelle patiente, complétement paumée dans l’hôpital et clairement terrifiée par tout son entourage. Assez rapidement, il est évident qu’il s’agit d’une femme battue et c’est évident que ça ne tombe pas sur elle sans raison. Abby est terrifiée de tout, y compris d’Andrew.

Avec l’aide de Quadri, Jo s’occupe donc d’elle et fait appel à Teddy pour s’occuper de cette patiente qui cache forcément quelque chose à mentir sur ses différentes blessures. C’est là que Teddy explique à Quadri qu’elle a probablement été violée et qu’il ne faut surtout pas l’emmener dans un endroit stérile avant qu’elle ne parle.

Si l’approche de Teddy est assez soft pour gagner la confiance d’Abby, Jo la possède déjà, alors elle se montre bien plus agressive pour obtenir la permission d’effectuer le kit de viol. Cela rappelle de bien mauvais souvenirs de Private Practice, et c’est tout aussi bien joué franchement. L’épisode est lourd à voir, car la douleur est ressentie.

De la terreur d’Abby à accepter le kit à l’enchaînement de questions qui lui sont posées pour savoir si elle accepte un à un tous les tests, c’était horrible à regarder. Et l’épisode enchaîne ensuite avec son départ vers l’opération, qu’elle refuse parce qu’elle a peur de tomber sur un homme. La scène était bien joué, mais ça part un peu loin ensuite, avec toutes les femmes de l’hôpital réunies dans un couloir pour lui faire une haie d’honneur.

Je ne sais pas, elle ne veut pas que son viol soit connu des autres, mais ça lui fait du bien d’avoir des dizaines d’inconnues qui la regarde ? C’est un peu bizarre. Et puis, je sais bien que c’est une série, mais ça donne des attentes irréalistes du traitement qui peut suivre un viol, et là, je ne sais pas si ça fait plus de bien que de mal au message qu’ils veulent faire passer avec cet épisode.

Le protocole suivi par Teddy est drôlement froid, mais c’est le protocole officiel. Elle trouve en revanche que les réactions vives de Jo sont parfaites, parce qu’elle a brisé le silence et raconté sa propre histoire, son passé avec son mari, et que c’est ça qui a fait changer d’avis Abby sur le kit. C’est aussi ce qui la fait changer d’avis, en fin d’épisode, sur le fait d’en parler à son mari, puis à la police. Trop forte, Jo.

Pendant ce temps, on continue de suivre la vie de Miranda et Ben, puisqu’ils emmènent Tuck à l’école… et que ce dernier grandit. Il a en effet une copine et les parents passent l’épisode à en parler. Vu le sujet de l’épisode, on sait bien vers quoi ça se dirige : le message est clair, Tuck grandit, et il va falloir lui expliquer ce que c’est que tout ça, le consentement, la sexualité, les problèmes de manque d’éducation. Forcément, il fallait que cet épisode nous apporte ces scènes, mais j’aurais presque préféré que l’introduction se fasse dans l’épisode précédent et qu’on se contente de la scène entre Ben et Tuck.

C’est une explication simpliste, rapide, dans un épisode qui montre à quel point l’absence de cette explication essentielle peut causer bien des ravages. S’il est important d’entendre ce genre de message, je continue de penser que c’est un brin naïf de penser que cette simple conversation peut empêcher n’importe qui de devenir un violeur ; parce que je ne peux pas croire que tous les violeurs n’aient jamais entendu ce genre de choses avant. Après, si ça peut en éviter certains, alors c’est utile de le remettre à la télé. Encore et encore.

En fin d’épisode, Alex retrouve Jo pour lui annoncer qu’il n’est plus chef par interim et pour passer du temps avec elle, parce qu’il voudrait qu’elle lui parle. Le problème, c’est que Jo s’y refuse. J’ai du mal à comprendre ce qui pose tant problème à Jo, franchement. Et aussi, j’ai du mal avec cette dernière scène où elle envoie paître Alex sans même au moins que l’un ou l’autre ne dise « je t’aime ». J’ai trouvé que ça manquait, parce que ça provoque une sorte de séparation entre des personnages qui, de toute manière, s’aiment ; même si Jo n’est pas prête à en parler. Bref, pas tout à fait fan de la fin de cet épisode.

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Station 19 – S02E10

Épisode 10 – Crazy Train – 15/20
La majeure partie de l’épisode est géniale, à se concentrer sur une intrigue très réussie et deux personnages, même s’il est dommage que ça n’occupe pas tout l’épisode ou que ça ne laisse pas plus de conséquences que ça pour la suite. Malgré tout, et malgré trois sous-intrigues soporifiques, je termine l’épisode en ayant envie de voir ce que donneront les prochains, ce qui est une nette amélioration par rapport aux derniers que j’ai pu regarder.

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Spoilers

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I convinced myself that I was fine.

L’épisode reprend sur Jack et Miller qui jouent au babyfoot pour mieux se prendre la tête sur le rendez-vous de famille organisé par le premier au deuxième. Ils sont surpris par Maya qui s’inquiète toujours pour l’état de santé de Jack, mais ça n’arrive pas à m’accrocher autant que ça devrait. Elle essaye de s’en confier à Andy, mais ce n’est pas très efficace. Oui, une fois de plus, Andy se montre difficile à supporter dans cet épisode, parce qu’elle en veut à son père de prendre la décision logique de vendre sa maison d’enfance.

L’épisode se concentre toutefois plus sur Andy et Jack qui sont appelés sur une mission à quinze minutes de leur fin de journée, pour tomber sur un accident de métro un peu chiant. Cela sent bon la catastrophe à venir, surtout que Maya est persuadée que Jack ne dort toujours pas assez et passe son temps à vérifier le travail qu’il fait. Officiellement, elle s’en défend puisqu’elle est en charge de l’affaire – elle est lieutenant et n’a pas conduit. Officieusement, elle s’inquiète donc toujours pour lui.

Comme on les suit traiter tout plein de patients, on se doute bien que la série a une idée derrière la tête pour eux. Maya se retrouve ainsi à checker un ado assez insupportable avec son père qui ne le connaît presque pas et ignore une sale toux qu’il trimballe depuis deux jours. Comme il est question d’un vol de 15h dont ils reviennent, on sent que ça peut vite tourner à la quarantaine. Du coup, quand il s’est mis à cracher du sang alors qu’une autre patiente demandait à Jack s’il avait vu une bague de fiançailles en examinant son mec, il était assez clair qu’on en arriverait au CDC.

Eh oui, il revient du Moyen-Orient le petit Will, et il crache du sang sur Maya. Organiser une quarantaine dans une rame de métro ? Pas évident. Ils se font vite déborder Maya et Jack, et Jack particulièrement. Heureusement, Maya fait une excellente lieutenante, avec juste ce qu’il faut de bonnes idées pour garder tout le monde coincé dedans.

C’est pourtant difficile de les convaincre qu’il n’est pas risqué de rester dans un wagon avec le patient zéro, surtout sachant qu’ils n’en ont pas qu’un de patient zéro, puisqu’ils en ont identifié un autre. Bon, Jack est assez insupportable dans cet épisode à ne pas réussir à maîtriser les patients et ses émotions. Il finit par se prendre la tête avec Maya qui lui dit clairement qu’elle ne le pense pas prêt à reprendre le boulot.

Malgré leurs différends, ils font du bon boulot ensemble pour sauver leur deuxième patient zéro, qui est en plus le crush d’une autre passagère du train. Et oui, elle le croisait tous les matins dans le train et elle a finit par tomber amoureuse de cet inconnu lui réservant un siège de temps à autres. Mignon. Bon, bien sûr, il y a un homme d’affaire insupportable dans ce métro, parce qu’il est frustré de rater sa réunion. C’est un classique, il se fait taser par un gardien et finit en crise cardiaque, sinon ce ne serait pas drôle.

Forcément, cela mène à une situation de crise avec trois patients en état critique. En plein stress, Jack est à deux doigts de criser, mais il prend finalement la bonne décision. Un rapide petit discours de sa part suffit à redonner confiance à tous les passagers qui font le nécessaire pour s’occuper des trois patients. C’est gros, trop gros, avec même la nana qui finit par faire du bouche à bouche à son inconnu malade.

Finalement, tout finit bien : les patients s’en sortent tous, Maya et Jack ne sont pas contaminés et on a même un peu d’humour avec une dame faisant collection de médicaments. C’est plutôt sympa comme intrigue, mais c’est dommage que ça ne dure qu’un épisode. C’est aussi dommage que ça ne dure pas plus longtemps, parce que le reste de l’épisode, mon dieu, quoi.

En parallèle, Andy et Vic rencontrent Kathleen, une jeune recrue qui veut devenir pompier dans un futur proche et fait le tour des casernes pour voir où elle s’intégrerait le mieux. Mouais. Elle a l’air chouette comme tout la petite, mais elle a déjà peur de se faire bouffer par les autres étudiants de son académie. C’était un peu lourd comme sous-intrigue, et ça m’énerve, parce qu’habituellement, je compte sur Vic pour me sauver les épisodes.

Pendant ce temps, Ben, Travis et Miller ont prévu une soirée ensemble mais sont surpris par Sullivan qui n’a rien à faire de sa soirée. Une fois de plus, il essaye de s’incruster dans le groupe et y parvient. Il les accompagne donc pour repeindre l’appartement de Travis et ce n’est pas dingue à voir non plus. Le plus intéressant est encore Ben continuant d’hésiter sur son avenir professionnel, c’est dire.

Sullivan essaye bien de faire la conversation avec Travis, et ça finit par attirer l’attention de tout le monde quand il raconte le décès de sa femme. Cela remet tout le monde à sa place… mais pour ne pas casser l’ambiance, Sullivan est aussi capable de danser en rythme. Oui, oui, on touche le fond à voir les quatre pompiers danser tout en repeignant l’appartement. On a connu mieux.

Sinon, il fallait bien faire quelque chose de Ryan dans cet épisode. Par conséquent, il se retrouve coincé avec Papa Herrera voulant vérifier le casier des possibles futurs acheteurs de sa maison. Rien de bien fou là non plus. Décidément ! On découvre en tout cas que Ryan est triste de voir Pruitt quitter le quartier.

Après tout ça, l’ensemble de ceux qui n’étaient pas dans le train se retrouvent dans un bar dont je n’ai pas trop souvenir mais où ils semblent avoir leurs habitudes puisqu’ils s’y retrouvent un peu par hasard. C’est l’occasion pour Kathleen de rencontrer Sullivan, pour les hommes de la caserne de se rendre compte qu’ils aiment bien leur capitaine et pour Ryan de comprendre qu’Andy se réconforte avec lui, mais que leur relation n’ira pas beaucoup plus loin vu comment elle le traite.

Comment elle le traite ? Eh bien, par exemple, en ne l’écoutant pas quand il parle ou en le plantant au beau milieu d’une phrase en découvrant que Maya a failli y rester. Elle se rend donc au plus vite à l’appartement et a la bonne idée, pour une fois, de ne pas entrer dans la salle de bain pendant qu’elle y est. C’est une bonne idée, parce que Maya s’est tellement réconciliée avec Jack dans cet épisode qu’elle est en train de prendre sa douche avec lui. Voilà un couple que j’avais vu venir sans le voir venir, parce que ce n’est pas tout à fait la sexualité qu’on connaissait de Maya. C’est en tout cas plus engageant comme couple que beaucoup d’autres de la série. Qui sait ? Ca pourrait peut-être même me donner envie de revenir !

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Grey’s Anatomy – S15E18

Épisode 18 – Add It Up – 15/20
C’était encore un petit épisode cette semaine : on sent que la série joue la carte de la sécurité en prolongeant certaines intrigues qui seront abordées plus tard et en se concentrant sur des patients qu’on aura vite oublié après l’épisode. Ce n’est pas une si mauvaise idée : il reste encore quelques épisodes de toute manière et les intrigues relationnelles avancent malgré tout. C’est juste que ce n’était pas aussi dingue ou passionnant que ça aurait pu l’être.

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Spoilers

18

They called me DeLoser for two whole years.

On est vendredi et le vendredi, c’est jour de Shonda Rhimes. Cette saison de Grey’s Anatomy continue dans les médecines alternatives et les manières chouettes de réduire le stress. Ainsi donc, l’épisode commence par une visite de nouvelles pièces de l’hôpital pour les internes. C’est Maggie qui s’en charge et leur présente une pièce transformée en forêt tropicale, une en salle à lumière bleue et une pour… Jouer à des jeux vidéos. Bailey devient totalement accro à Tetris, c’est dire !

Il y a toujours une gêne évidente entre Meredith et Deluca, c’est dommage, surtout que Meredith semble s’en moquer beaucoup trop, préférant bosser sur ses recherches. Alex s’en inquiète pour elle, principalement parce qu’il veut éviter de penser à Jo qui est partie rencontrer sa mère et parce qu’il va bosser avec Andrew. Je suis un peu dégoûté, parce que j’aurais aimé qu’on suive Jo dans cet épisode, mais il faudra clairement faire sans.

Andrew se retrouve donc à bosser avec Alex dans ce qui s’avère être la meilleure intrigue de la semaine : une petite qui ne veut pas se faire opérer pour ne pas retourner à l’école et qui s’avère aussi être un génie des maths. Cela frustre Quadri qui passe l’épisode à essayer de la battre, quitte à embaucher au passage Schmit, Bailey et Maggie. Ces médecins n’ont vraiment rien à foutre de leurs journées dans cet épisode, c’est abusé.

On s’amuse toutefois bien avec cette intrigue, jusqu’à ce que Quadri découvre que la gamine mange en cachette… et le cache pour prolonger le fun. Il faut pourtant se rendre compte que la petite ne veut pas retourner à l’école parce qu’elle adore les maths et qu’elle n’a pas d’amis. Et forcément, comme les médecins l’adorent, elle se sent entourée d’amis à l’hôpital.

La mère est complétement dépassée d’apprendre tout ça sur sa fille et hésite à la faire opérer, parce que l’hôpital apparaît soudain comme une bonne solution pour tout le monde. Ben voyons. DeLuca est assez lucide pour expliquer à la mère que ce n’est pas le cas du tout. Il s’énerve contre elle quand même, ce qui fait qu’Alex envisage de virer Andrew… jusqu’à ce qu’il réussisse à convaincre la petite de se faire opérer.

Malgré tout, il le fait en contredisant les ordres d’Alex et, du coup, celui-ci refuse de le voir assister à l’opération de la petite. C’était un peu exagéré de sa part, je trouve, mais l’idée est de montrer qu’Andrew est sur le même chemin qu’Alex il y a quelques années : il s’en prend en tout le monde parce qu’il est énervé par son père et ce n’est pas une bonne chose. Alex lui fait donc la morale, y compris sur sa relation avec Meredith.

Allez, l’avantage, c’est que ça fonctionne et calme Andrew qui invite Meredith chez lui. Et finalement, Meredith a passé l’épisode à être stressée et se poser des questions sur DeLuca, alors elle est toute heureuse de pouvoir se réconcilier avec lui, qui est le petit ami parfait.

En parallèle, Owen continue d’en faire trop pour Teddy, et c’est voué à l’échec quand 1/ Tom veut accompagner Teddy au même cours de préparation à la grossesse et 2/ Teddy se met à avoir des contractions. Dans l’urgence, elle fait biper Carina, qui s’occupe bien d’elle, et… Owen. Elle pose donc un lapin à son mec et n’y songe même pas, préférant laisser Owen parler à son ventre. Magique.

Il est surtout marrant de voir Teddy être terrifiée à l’idée d’être mère et être incapable de parler à son futur bébé tant qu’il est dans son ventre. Bon, ce n’est pas l’intrigue du siècle, mais c’est sympathique. Le plus chouette, c’est de voir Tom se vexer fortement quand il comprend qu’Owen lui a caché l’état de santé de Teddy. Il le menace donc comme il faut, en lui rappelant la vérité, à savoir qu’il lui a préféré Amelia et qu’il ferait mieux de s’en souvenir. Le plus intéressant, c’est surtout que Tom se dit amoureux, pour de vrai, de Teddy.

Pendant ce temps, Amelia profite de la lumière bleue et en parle à Maggie… il faut dire qu’elle est sur un petit nuage depuis qu’elle a couché avec Lincoln. Le problème, c’est que celui-ci débarque et ruine déjà leur secret. Elle lui en veut et le lui reproche, et ils prennent donc la décision de s’éviter autant que possible, surtout qu’Amelia aime les phéromones de Lincoln. Mouais. C’est donc sans surprise qu’ils se retrouvent à travailler ensemble sur la même patiente grâce à Richard.

Notons que l’hôpital s’est encore agrandi dans cet épisode, parce que Weber et Jackson s’occupent de patients qui arrivent en hélicoptère et il y a désormais un couloir sur le toit. Les patients ? Il y a parmi eux un(e) non-binaire, Toby, et pour la première fois, je me rends compte que le « they » anglais est intraduisible pour le français. Enfin, ce n’est pas la première fois, mais c’est la première fois que j’y suis confronté.

Du coup, je ne suis pas mieux que Richard dans cet épisode. Contrairement à Helm ou Jackson qui n’ont aucun mal à traiter le changement de pronoms, Richard n’y arrive pas. C’était sympa comme type d’intrigue, mais sans être particulièrement révolutionnaire non plus.

Toby s’en sort sans trop de dommage, mais ce n’est pas le cas de la mère dont s’occupent Amelia et Lincoln et qui finit paralysée. Sans trop de surprise, les deux médecins se retrouvent alors à s’embrasser dans la pièce bleue. C’est nul ça comme évolution du couple, ça, c’est trop banal, trop plat, je n’arrive pas encore à shipper.

Tout aussi frustrante est l’intrigue de Jo, qui rentre chez elle sans parler à Alex et prend soin de faire semblant d’être endormie quand il lui dit qu’elle lui a manqué. Pas un bon signe pour son intrigue familiale, ça !

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