Station 19 – S02E15

Épisode 15 – Always Ready (II) – 18/20
S’il s’agit probablement du meilleur épisode de la série, je ne peux pas dire qu’il s’agira de mon préféré non plus. Il était bien écrit (encore que je trouve ça prévisible) et magistralement interprété par l’ensemble de l’équipe. Difficile d’en dire plus sans spoiler dans un sens ou dans l’autre, alors eh, regardez-le et puis c’est tout !

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Spoilers

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Eggy OK ? He calls me eggy.

Hop, on reprend après l’épisode de Grey’s Anatomy où Ripley a eu la bonne idée de sympathiser avec sa chirurgienne, Maggie, qui est déprimée de le voir se barrer alors qu’elle l’avait convaincue de rester. Sullivan, Andy et Ben se mettent aussi à la recherche de leur chef, qu’ils finissent par convaincre d’aller à l’hôpital quand ils l’ont téléphone.

Simple, efficace. Il se rend au Presbyterian Hospital qu’on connaît surtout pour son inefficacité dans cette série. Ce n’est donc pas une idée magistrale de sa part d’y aller alors qu’il a ingéré des produits toxiques qui pourraient le tuer. Heureusement, Maggie arrive vite à l’hôpital.

Pendant ce temps, le reste de la caserne continue de s’amuser dans l’usine de café qui a cramé. C’est plutôt drôle à voir, même si c’est terriblement frustrant. Ben oui, Vic y bosse et s’enferme dans un mutisme terrible, refusant de parler avec Travis de ce qui est clairement la chose la plus blessante de sa vie.

Elle finit par l’évoquer devant Gibson, histoire de pouvoir continuer à vivre sa journée tranquillement. Et quelle journée ! Evidemment, elle se retrouve sur un cas où elle ne pourra pas répondre à la radio, parce qu’elle grimpe en haut d’une tour radio où se trouve une femme anxieuse comme tout qui n’a pas vraiment envie de se suicider.

C’est là-haut qu’elle reçoit la nouvelle de l’état de santé de Ripley qui se dégrade, parce qu’Andy décide de lui dire quand elle arrive sur place. Enfin, Andy et Sullivan ; malgré l’avis contraire de Travis et Ryan. Et puis, c’est d’ailleurs Travis qui lui apprend ce qu’il se passe. Vic continue malgré tout de faire tout ce qu’il faut pour sauver la femme.

Sauvetage réussi, et hop, direction l’hôpital où Vic retrouve Jennifer, la sœur de Ripley. Si de prime abord elles semblent très bien s’entendre, cela ne dure pas longtemps quand Vic avoue que c’est de sa faute si Ripley a quitté l’hôpital avant d’être soigné. Dès lors, Jennifer refuse d’avoir Vic lors des mises à jour sur l’état de santé de son frère, ce qui créé du drama inutile jusqu’à ce que Maggie finisse par avouer à la sœur ce qu’il se passait dans leur vie sentimentale.

Dès lors, Vic a le droit aux mises à jour, et Maggie se met à la chercher pour mieux la trouver dans un placard où Andy l’avait amenée, pour reproduire ce que Meredith lui avait appris lorsque Pruitt avait été hospitalisé. La scène était touchante, mais franchement, ce n’était pas nécessaire. Cela dit, l’ensemble de l’épisode n’était pas vraiment nécessaire non plus, puisque Maggie annonce à Vic et Jennifer que Ripley est en train de mourir et qu’elle ne peut rien faire. Gé-nial.

En parallèle, Miller parle à Maya pour mieux lui expliquer qu’il est au courant de se relation avec Gibson. Pas très intéressant au milieu d’un épisode génial entre Vic et Ripley. Quand ils arrivent à l’hôpital, c’est Sullivan qui est dans la chambre de Ripley pour lui faire ses adieux, parce qu’il fallait cette scène entre meilleurs amis.

En revanche, Miller et Maya ne comprennent pas bien pourquoi Ripley réclame ensuite à voir Vic. Celle-ci est emmenée par Travis auprès de Ripley, et devant tout un tas de pompiers : bien sûr que la nouvelle de son intoxication se répand. Bien sûr que c’est tout aussi rapidement que tout le monde est au courant pour Vic et Ripley. Et comme c’est un moment de tristesse totale, cela révèle aussi le rapprochement Sullivan/Andy à Ryan et Maya.

Mais on s’en fout purée, Ripley est en train de mourir, tout en acceptant la demande de Vic, évidemment. La tristesse est totale et il finit par mourir hors écran, laissant Vic traverser la haie de pompiers seule, bonjour le moment de solitude totale.

Sinon, l’épisode propose aussi des flashbacks de la relation entre Vic et Ripley. Même si je n’avais pas été partiellement spoilé par accident, j’aurais immédiatement compris que c’était mal barré pour la suite. On voit donc un autre début de la relation entre eux, avec Vic invitant Ripley à boire un verre et avec la première qu’ils ont couché ensemble. Forcément.

On les retrouve ensuite dans leur café, et leur relation est encore mieux dans cet épisode que ce qu’elle n’a jamais été. Ripley raconte son passé à Vic, alors qu’ils sympathisent avec le serveur à force d’y aller. Et la relation fonctionne tellement bien entre eux que Ripley a donc fait en sorte que Vic rencontre Jennifer, sa sœur.

Un dernier flashback les voit se dire « je t’aime » pour la première fois, alors qu’en parallèle on voit Vic s’énerver lors des préparatifs de l’enterrement (c’est rare qu’on voit ça dans une série !) pour mieux aller s’allonger sur un camion de pompiers où le reste de ses collègues vient la rejoindre. Si tout le monde est triste, moi, j’ai surtout les nerfs, parce que pour une fois qu’on avait un bon couple dans cette série, c’est frustrant. Et puis bon, ce n’est pas comme s’il s’agissait du couple qui m’avait fait rester devant cette saison 2, mais un peu quand même.

Ce n’est pas sans me rappeler la fin de saison 2 de Grey’s finalement… Bref, je suis dégoûté et je ne comprends pas trop cette décision scénaristique, surtout si proche de la fin de saison !

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Grey’s Anatomy – S15E23

Épisode 23 – What I Did For Love (I) – 17/20
Ce n’est pas exactement l’épisode de crossover que j’attendais ou espérais, mais les intrigues proposées dans l’épisode fonctionnent toutes très bien. Mieux que ça, j’ai l’impression que l’ensemble de la série avance dans cet épisode. Fini le sur place, on va droit vers la fin de saison, j’imagine.

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Spoilers

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I just… I need to break something!

Est-ce que j’ai déjà vu cet épisode ? Oui, il a eu la bonne idée de fuiter lui aussi, c’est la semaine décidément.

L’épisode reprend chez Meredith et ses sœurs, avec Zola qui ne parle que des copains de tout le monde. C’était plutôt sympathique et clairement, ça nous introduit l’épisode avec Maggie qui n’a pas répondu à la question de Jackson lorsqu’il lui a demandé de vivre avec elle.

De son côté, Amelia se demande si elle est vraiment en couple quand Zola l’interroge sur sa relation avec Linc, mais il y en a qui ne se pose aucune question, c’est Owen. Il voit bien la main baladeuse de Linc, et c’est assez pour qu’il tire les conclusions qu’il s’impose. J’espérais qu’il n’allait pas recommencer à nous souler, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il se fasse envoyer chier illico presto par une Amelia très en forme. C’était jouissif.

Sa situation de couple se stabilise avec Lincoln, donc c’est chouette. Il en va de même pour Tom et Teddy, puisqu’elle se fait carrément louer un appartement par Tom. Le problème ? Owen sait enfin ce qu’il veut, grâce à la technique NET (qui est de la kinésiologie, donc). Il veut lui dire qu’il l’aime. Qui ? L’épisode ne le précise pas encore, mais j’espère vraiment que c’est Teddy.

En parallèle, Andrew et Alex s’occupent du cas d’une petite fille qui est une immigrée. Rapidement, la question de l’argent s’impose, parce que le système de soin aux Etats-Unis n’est pas franchement bien foutu. Une fois de plus, la série fait dans le social et les chirurgiens dans le pro-bono : ils découvrent que Luis, le gardien légal de la petite, gagne trop d’argent pour que l’Etat ne prenne en charge les frais médicaux… mais pas assez pour qu’il paye de lui-même l’assurance. Allez, nous aussi on a un système de pallier après tout.

Meredith est toutefois révoltée de voir que le système est aussi pourri et elle décide donc d’opérer la petite… en mettant le nom de sa propre fille. Richard s’en rend compte à temps pour tout arrêter… mais il ne le fait. Non mais franchement, c’est n’importe quoi, là ! Meredith prendre le risque de partir en prison, alors qu’elle a trois gamins ? Et pour un truc qu’elle voit probablement tous les trois jours dans son boulot ? Je n’arrive pas à accrocher à l’idée ; pas plus que je ne peux croire que ni Alex, ni Andrew, ni Richard ne l’en empêchent pas vraiment.

Après, évidemment, l’épisode en rajoute une couche, sinon ce ne serait pas drôle : la gamine a besoin d’années de traitement. Richard engueule donc Meredith après coup, mais il trouve aussi la bonne solution pour elle : il suffit que la petite reste trente jours à l’hôpital pour que l’Etat paye pour l’opération.

Tout est bien qui finit bien ? Pas exactement : Andrew avoue à Meredith que ce qu’elle vient de faire lui fait prendre conscience qu’il est amoureux d’elle… Et elle ne répond pas à son « je t’aime ». Dans le langage des séries, c’est un gros problème qu’elle ne le dise pas en retour, alors eh, c’est la merde pour la semaine prochaine !

Jo reprend le travail avec plein de café et peu de vodka, pas facile. Elle agit un peu comme un zombie, jusqu’à ce qu’elle obtienne une bonne nouvelle médicale capable de sauver la vie de Gus, le patient au sang super rare. Et aussitôt, elle retrouve le smile et l’énergie, c’est merveilleux. En revanche, elle s’avance beaucoup à annoncer la bonne nouvelle à sa mère. C’est toutefois cool de la voir communiquer de nouveau avec Alex. Rien ne vaut le travail, j’imagine.

Et rien ne vaut la dépression non plus : ce que Jo a trouvé, ce n’est pas un donneur, c’est quelqu’un qui a besoin de sang aussi. Magique. Bonjour la dépression de Jo. Elle n’a évidemment pas le courage de l’annoncer à la mère et pète un énorme câble.

Ben est le premier à s’en rendre compte et il ne s’occupe même pas vraiment de son amie, la laissant s’échapper dans le pire des états. Heureusement que Teddy est là en revanche, parce qu’elle s’en occupe autant que possible… jusqu’à ce que Jo l’envoie paître parce qu’elle ne veut pas de son aide si ce n’est pas pour lui fournir un sang inexistant. C’est si triste de voir Jo dériver comme ça.

Ben et Teddy ont la même excellente idée de prévenir Bailey, mais ils le font trop tard : Jo a déjà annoncé la mauvaise nouvelle à la mère et c’est elle qui a craqué dans ses bras au lieu de l’inverse. Bonjour l’angoisse pour la mère. Et pour Alex, bien sûr, dont les problèmes de couple sont désormais bien visibles pour tous.

C’est assez atroce comme situation : Jo ne peut plus s’arrêter de pleurer, Alex est en pleine crise et voit ses nerfs bien testés par ce qu’il se passe. Mon moment préféré de l’épisode (de la saison ?) est alors clairement Bailey qui lui tend quelque chose à casser quand il dit en ressentir le besoin pour passer ses nerfs. Même s’il ne le fait pas, c’était assez touchant tout de même.

Du côté des urgences, enfin, et c’est ce qui m’intéresse le plus avec cet épisode (!), Owen et Teddy récupèrent l’ambulance qui amène Ripley à l’hôpital, suite à l’épisode d’il y a deux semaines dans Station 19. C’est enfin le crossover que j’attendais : Schmitt a donc sauvé la vie du chef des pompiers, et c’est top… mais la série traite ça comme un énième cas médical au milieu de son épisode. J’en attendais plus.

Bailey reconnaît évidemment Ripley et fait venir aussitôt Ben, Andy et Sullivan. Ils ne mettent pas longtemps à débarquer franchement, et ils veulent savoir ce qu’il se passe avec leur chef, évidemment. Forcément, ça interroge rapidement Andy de savoir qu’il achetait des fleurs à quelqu’un. Schmitt ne met pas longtemps à révéler qu’il s’agissait de Vic, mais dans sa tête, Vic était un mec. La scène est plutôt comique, mais je regrette un peu l’absence de Vic à l’hôpital pour ce moment.

La présence de Maggie était plutôt sympathique en revanche, parce que forcément, la non-réaction de Ripley à la demande en mariage de Vic, ça lui rappelle des choses. J’aime bien la relation amicale qui se tisse entre eux : je n’avais pas vu auparavant les points communs entre les intrigues de ces personnages avant, mais ça fonctionne complétement d’avoir Ripley et Maggie qui s’échangent des conseils sur leurs romances respectives.

Pendant ce temps, Vic ne répond pas au téléphone, évidemment, puisqu’elle est en service et qu’elle pense qu’elle vient de se faire larguer. Ah, Shonda Rhimes ! On ne la refera pas. C’est donc sans surprise que Maggie finit par accepter la proposition de Jackson juste avant de recevoir de bien mauvaises nouvelles de la situation médicale de Ripley… Qui s’est barré bien sûr ! AAAAH. Je veux voir Station 19 maintenant (mais bien sûr, il n’a pas fuité, lui).

Sinon, dans les choses imprévues de l’épisode, c’est Lincoln qui arrive à aider Schmitt dans ses problèmes de couple. Ben oui, il n’a pas acheté de fleurs à Nico, mais il s’est quand même pris la tête avec.

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The Rookie – S01E20

Épisode 20 – Free Fall – 18/20
Je pense que je m’attendais à un tout petit trop de choses pour la fin de saison, mais c’est parce que je me suis englouti la saison en une dizaine de jours ça. C’était un très bon épisode, avec encore et toujours plus de guests que j’adore et avec une intrigue qui, forcément, sort de l’ordinaire tout en respectant parfaitement les codes de la série. Il y avait beaucoup de choses à gérer et dans l’ensemble, c’est réussi.

Saison 1


Spoilers

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Luckily, he’s contained. But Tim might be infected too.

Pour une saison commencée sur un coup de tête, on peut dire que c’est une réussite : me voilà déjà à la fin, qui est très sincèrement l’épisode qui m’a donné envie de commencer la série plus que tout ce que j’en avais vu cette saison.

On recommence avec la formule habituelle, avec une première scène marrante qui voit tout de même les bleus apprendre par cœur la loi. Ben oui, c’est le jour du grand examen pour eux, et on demande à leurs tuteurs d’être sympas et de ne pas les épuiser lors des six premières heures. Chacun interprète ça comme il veut : Talia et John se retrouvent à gérer un cadavre ; Tim et Lucy nous font une journée classique et habituelle et Angela force Jackson à prendre les commandes de la journée, pour refaire un « Plain Clothes Day » plus efficace.

L’épisode boucle aussi un peu trop rapidement l’intrigue de Talia à mon goût : plutôt que de choisir d’espionner ses collègues, ce qui aurait pu être un bon dilemme en saison 2, elle choisit de balancer les pratiques douteuses des affaires internes et de l’officier Ruiz. Voilà qui est fait, elle se retrouve juste avec une lettre de réprimandes.

Et du côté de la vie privée des personnages, on note que John continue de voir Sarah Shahi (qui s’appelle Jessica dans la série) et qu’il veut désormais lui présenter son fils, Henry. Tant que Sarah Shahi continue de revenir, moi ça me va. Et elle revient vite dans l’épisode puisque le cadavre trouvé par Talia et John n’est pas qu’un simple cadavre, mais un homme faisant partie d’un réseau terroriste traqué par le CDC, incarné par… Felicia Day.

Felicia Day et Sarah Shahi dans le même épisode, jouant des collègues travaillant ensemble ? Et on s’étonne que j’ai voulu commencer la série ! Une cellule terroriste envisage donc de s’en prendre à Los Angeles et ça reporte l’examen des bleus, puisqu’il faut prévenir cet attentat venu tout droit de Phénix. Tout le commissariat est mis en alerte et peut tout de même prévenir sa famille de l’alerte attentat qui doit rester discrète. Humph, on les connaît ces rumeurs qui se propagent vite sur les réseaux sociaux une fois que les familles sont informées. Angela aussi les connaît, elle décide donc de ne rien dire à Wesley, son avocat préféré, parce qu’elle ne lui fait pas assez confiance.

Elle se retrouve toutefois forcée de le faire quand Talia et John avancent bien dans l’enquête et retrouvent un premier suspect vivant évidemment dans le même quartier que Wesley. Angela décide donc de le mettre en garde à vue pour trouble à l’ordre public, histoire qu’il ne puisse pas communiquer avec le reste du monde et avertir de l’attaque possible à venir. Le truc, c’est qu’il se retrouve dans sa voiture et je n’aime pas bien ça.

Bien sûr, ça fait une jolie intrigue pour une fin de saison parce que Talia et John remontent ensuite la piste de leur suspect qui les mène à comprendre que l’attaque aura lieu à l’aéroport de Los Angeles. Cela nous mène aussitôt à une course poursuite en voiture dans les rues de Los Angeles, et ça finit en fusillade. Cela laisse le temps à Jessica d’arriver, mais aussi à la voiture de Jackson et Angela, avec Wesley dedans. Allez pépère, mettons tous les personnages dans une situation de danger.

Finalement, Jackson et Angela réussissent très bien leur boulot et arrêtent un premier suspect – en le tuant. C’est Angela qui s’en charge, blessant légèrement Jackson au passage, ce qui signifie qu’elle ne peut plus s’en débarrasser en tant que tutrice : elle n’a pas le choix de le garder. C’est un drôle de règlement, mais eh, après toutes les aberrations qu’on a eu l’occasion de voir, on n’est plus à ça près.

En parallèle, il y a un deuxième terroriste à arrêter, et ce sont John et Jessica qui s’en chargent. Comme Jackson et Angela, ils ont accepté qu’ils risquaient de mourir pour ça.

C’était assez intéressant de les voir travailler ensemble, même si ça manquait de crédibilité d’avoir John qui s’en tirait mieux que Jessica à parler au terroriste. Il y arrive tellement bien que ce dernier décide de se rendre, mais Jessica tire malgré tout. John le prend très mal, surtout parce qu’elle lui dit qu’elle l’a vu essayer de prendre une arme. Le truc, c’est que c’est la deuxième fois que Jessica choisit de ne pas dire toute la vérité à John dans cet épisode – la première fois, en ne lui disant pas qu’une attaque terroriste était prévue sur Los Angeles alors qu’Henry s’apprêtait à venir.

Tout finit à peu près bien, mais comme c’est une fin de saison, on sait bien que le pire peut encore arriver. Et le pire dans cet épisode, c’est encore Tim qui se retrouve enfermé avec un homme contaminé par le virus, qui tue entre 60 et 90% de ses victimes, s’il est pris à temps. Bien sûr, le possible vaccin est en route, mais il doit venir par avion et avec l’aéroport fermé, ça sent bon les délais impossibles. Comme il s’agit de l’un de mes personnages préférés, je n’ai pas bien aimé cette intrigue qui le voit enfermé dans la chambre de ce patient zéro ; même si ça apportait de bonnes choses à l’épisode.

Déjà, il gère totalement en claquant la porte au nez de Lucy pour qu’elle ne soit pas en risque d’infection elle aussi. Ensuite, il utilise sa bodycam pour aider le Dr Morgan (Felicia Day, donc) à faire le point sur le risque d’attaque. C’est grâce à Tim que l’enquête peut avancer en sachant exactement comment l’attentat est prévu…

Mais cela dit, une fois le patient zéro qui veut s’enfuir maîtrisé, il ne reste plus rien à faire pour Tim, à part se lamenter auprès de Lucy. Comme il n’est pas du genre à se lamenter, ça limite les interactions et les actions pour ces deux personnages. Tim voit le patient zéro mourir et il se refuse de finir dans tant de souffrances. Il envisage ainsi de se suicider avant, et il en parle à Lucy. Je suis si dégoûté.

En plus, je me suis fait spoiler la toute fin de saison sur Twitter quand quelqu’un a commenté un tweet de Felicia Day qui n’avait rien à voir avec un « Too bad you didn’t save Tim ». Humph. Elle lui donne pourtant un vaccin le docteur Morgan, mais il faut effectivement attendre de voir s’il fait effet.

En fin de quarantaine, Lucy peut sortir de la maison sans avoir été infectée… Tim doit encore être pris en observation par le CDC pour 24h, mais malheureusement, il s’effondre devant tous ses collègues alors qu’il allait être emmené par le CDC. Et c’est ce qui permet de faire le cliffhanger de la saison. J’étais donc spoilé sur les toutes dernières secondes, et maintenant, je suis hyper impatient d’être en septembre pour la suite !

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EN BREF – Si The Rookie n’est a priori pas mon genre de série avec ces épisodes de type 100% procédural, elle a réussi à bien m’accrocher puisqu’elle peut être vue en faisant d’autres choses à côté. En laissant tomber l’idée d’une critique par épisode, j’ai donc pu m’empiffrer tranquillement toute la saison en une dizaine de jours, me confortant dans l’idée de faire la même chose prochainement avec Blindspot.

Au-delà de cette remarque qui n’a pas grand-chose à voir avec la série en elle-même, j’ai trouvé cette première saison vraiment bien écrite et bien interprétée. Elle est très aidée par un casting impeccable et un défilé de guest-stars que j’adore. J’aurais aimé, d’ailleurs, avoir plus de scènes entre Felicia Day et Nathan Fillion, puisqu’ils sont amis, mince !

Autrement, la série se dévore bien en bingewatch parce que les relations avancent super lentement. Je ne sais pas si j’aurais autant accroché avec un épisode par semaine ; alors que de tout voir en dix jours m’a permis de suivre les avancées avec plus de simplicité. Il est quand même très frustrant d’avoir des personnages secondaires absents plusieurs épisodes (je pense surtout à Jessica et Wesley) alors qu’ils sont toujours censés être là dans la vie des personnages principaux. Je comprends l’idée qui est que la série suit uniquement la vie du commissariat et un peu le privé de chaque flic, mais c’est précisément ce qui me dérange habituellement dans ce type de séries.

Bref, The Rookie est un bon procédural, avec des points forts évidents (ses personnages, ses acteurs), mais aussi des points que j’aime moins. Il faut s’y faire, je crois.

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Don’t you guys have paperwork to do?

Saison 1

The Rookie – S01E16

Épisode 16 – Greenlight – 20/20
Cet épisode est de loin le meilleur, parce qu’il bascule totalement dans le format série qui peut aller loin plutôt que de se contenter de rester dans le procédural. C’est bien écrit et bien joué, et je me suis retrouvé à être fond devant ma télévision alors que je ne m’y attendais pas.

Saison 1


Spoilers

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Word is… You kill a cop, you never see the inside of a cell.

Je n’avais pas prévu de commenter cet épisode, parce que j’étais parti pour une petite soirée pépère. À vrai dire, je regardais cet épisode entre deux, en pensant faire totalement autre chose en même temps. La situation de base le permettait bien, avec un épisode aussi banal que d’habitude.

Concrètement, l’épisode commençait tout simplement avec l’ensemble du commissariat informé par la capitaine que de faux criminels allaient être envoyés dans la rue pour vérifier que tous les flics font correctement leur boulot. J’ai trouvé l’idée sympathique pour faire un bon épisode de procédural, parce que je sais les apprécier même si je n’aime pas ça. Ainsi, j’étais content de voir Lucy et Tim arrêter une star et se rendre immédiatement compte que c’était un fake, et content aussi de voir Tim encore faire de la merde en se comportant en parfait connard, de même que je trouvais marrante l’intrigue qui voit John craquer la robe d’une nana par accident en l’arrêtant.

Le problème, c’est que c’est aussi ce qui va provoquer le changement de ton soudain de l’épisode lorsque John est soudainement pris à parti par un homme qui n’hésite pas à lui tirer dessus à la mitraillette, sans raison apparente. Rapidement, la capitaine débarque sur le lieu de l’agression pour expliquer à John qu’un gang a décidé de le tuer, parce que la nana à la robe craquée est la femme d’un chef de gang – ou plus exactement du fils du chef de gang, parce que le père est en prison.

Très honnêtement, je n’ai pas compris l’escalade de cet épisode, mais c’est ce qui le rend brillant. Je ne m’y attendais tellement pas. Et cette situation n’entraîne que du bon : elle renforce le lien entre Lucy, John et West, qui passent une nuit ensemble à parler. J’aime bien ce trio de bleus, et leur amitié n’est pas assez mise en avant je trouve, alors qu’ils passent tout leur temps ensemble, et ce, pour toute l’année puisqu’ils n’ont pas de vacances.

Bien sûr, cet épisode fait aussi et surtout la part belle au capitaine Andersen. C’est un personnage auquel j’ai immédiatement accroché et que j’avais adoré voir sur le terrain. En début d’épisode, elle parle d’ailleurs à nouveau à Lucy, de manière bien plus humaine et sympathique que ce que son poste l’autoriserait à faire. C’est une bonne capitaine, clairement, et c’est là-dessus que cet épisode capitalise ensuite quand John prend la décision courageuse mais un peu stupide de retourner au travail.

Même si l’on apprend que l’ordre de le tuer est levé, je n’ai pas cru une seule seconde que ça allait être le cas. Ainsi, alors que Tim s’énerve de savoir qu’on continue de l’observer malgré la situation qui fait que tout le commissariat est sur les dents pour faire tomber le gang qui veut tuer Nolan, ce dernier et la capitaine sont appelés sur une opération de routine qui sent immédiatement mauvais.

Et ça ne manque pas : ils se retrouvent pris en otage par Cole, le fils du chef de gang, qui veut se venger de Nolan. Il n’hésite pas à s’en prendre physiquement aux agents, n’ayant aucune idée qu’il s’en prend à la capitaine. Celle-ci est complétement géniale, n’hésitant pas à se moquer de lui, tout en confiance qu’elle est. Pour moi, elle gagnait du temps avant que quelqu’un n’arrive pour les sauver in extremis, comme dans toutes les séries procédurales. Après tout, le central savait très bien où ils étaient, non ?

Probablement, mais pas assez bien en tout cas : c’est ainsi que la capitaine se retrouve menottée au fond de la piscine alors que Nolan ne peut pas l’aider puisqu’il l’est tout autant.

Il négocie comme il peut avec Cole, parce qu’il négocie toujours tout après tout. C’est efficace, mais pas autant que la capitaine qui est capable de se déboîter le pouce juste pour survivre. C’est une idée de dingue, et ça ne l’empêche pas non plus de se servir de son arme.

Elle surgit donc de la piscine, à l’américaine, et se retrouve à se battre au fond de l’eau avec un méchant qu’elle tue. D’où les armes à feu fonctionnent avec de la poudre mouillée ? Qu’importe, je sais, parce qu’elle déchire et met à terre (ou à l’eau, ouais) trois hommes en un rien de temps. Malheureusement, Cole parvient à s’enfuir et en lui foutant une balle dans la gorge. Je ne l’ai tellement pas vue venir celle-là !

Franchement, ce personnage méritait mieux que le cliché de la capitaine badass qui se fait tuer. On l’a déjà vu ailleurs quoi. Non, ce n’est pas du tout la frustration et la rage qui parle, mais je ne m’attendais vraiment pas à voir un de mes trois personnages préférés (avec Lucy et Tim, donc, même si j’aime bien aussi West) se faire dégager de la série comme ça. Je me répète, mais elle mérite mieux.

Allez, tout ça permet encore de bonnes leçons pour nos bleus, puisque Tim gère assez bien le deuil de Lucy lorsqu’il est question d’aller arrêter Cole le lendemain, parce que son père l’a balancé, sachant très bien qu’en tuant un capitaine, il a franchi une ligne qu’il n’aurait pas dû. C’est intéressant malgré tout, mais c’est la première fois que l’on voyait un gang dans cette série ; et la deuxième fois qu’il était question du copinage flic/criminel, même si là, ce n’était pas vraiment du copinage, mais plutôt un échange de mauvais procédés.

Sans trop de surprise, Cole est rapidement arrêté et, comme il n’est pas tué, j’espère qu’on le reverra pour son procès. C’est aussi un classique, après tout. Et puis, je pense que comme tous les flics ici présents, on veut notre vengeance sur ce petit imbécile non ? Cette pauvre capitaine Andersen disparaît ainsi de la série bien trop vite, et je suis dégoûté.

En parallèle, l’épisode en profite aussi pour revenir sur la situation personnelle d’Angela, et ça paraît totalement dérisoire désormais. Pourtant, j’adore cette intrigue, hein, parce que j’adore l’acteur choisi pour jouer l’avocat et que j’aime beaucoup Angela aussi. Il n’empêche que bon, ce n’est pas très intéressant par rapport au reste de cet épisode. Quant à Tim, on apprend à connaître un peu mieux le personnage puisqu’il n’a pas balancé Isabelle lorsqu’elle se droguait, alors qu’il aurait dû… Mais ça aussi, c’était dérisoire après tout ça, même si j’ai aimé le retour de cette intrigue après la médiocre conclusion de l’épisode de St Valentin !

Saison 1