Grey’s Anatomy – S17E12

Épisode 12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.

Spoilers

En plus de l’épidémie de coronavirus, les médecins de l’hôpital voient affluer aux urgences des patients blessés lors de manifestations du mouvement Black Lives Matter.


Cette épisode fait suite au cliffhanger de son spin-off :

Station 19 – S04E11

Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très…


What would Meredith Grey do?

Après le choc du cliffhanger de Station 19, j’ai fait une petite pause dans les séries. Je reprends bien sûr avec Grey’s anatomy qui aborde à son tour le problème de George Floyd, sous la forme de la fiction. Seattle s’embrase donc après ce qu’il vient d’arriver à Minneapolis : un homme s’est fait tuer par des policiers, qui l’ont étouffé jusqu’à ce qu’il meure.

Il y a des protestations qui éclatent dans tout le pays, et en ville aussi, comme Jackson le voit en faisant son jogging, alors qu’un couvre-feu est installé à Seattle. Richard, qui vit mal tout ce qu’il se passe, décide ainsi d’envoyer un mail aux médecins pour qu’ils prennent le temps de s’en remettre si besoin avant de lui-même aller en ville pour manifester.

Si Jackson met son masque pour faire un jogging, il ne le met pas sur le parking de l’hôpital avec sa mère. Allez comprendre. Il est arrêté en chemin par Cormac et ses garçons, parce que Cormac est blessé au crâne. Il est allé protester avec ses fils en ville, et ça a mal tourné lorsqu’une contre-protestation est arrivée de la part de nazis (c’est en tout cas le mot employé par Cormac, et il est difficile de lui en vouloir).

Jackson le soigne, sans se douter qu’il s’agit du premier patient d’une longue série. Richard arrive à son tour du centre-ville avec une patiente. Elle a été blessée par un flic, elle, si j’ai bien suivi, et c’est d’autant plus choquant qu’il s’agit d’une femme d’un âge assez avancé. Jackson et Richard s’en occupent ensemble, et c’est donc l’occasion pour eux de parler de tout ce qu’il se passe en ville et de cette patiente qui semble retrouver sa jeunesse grâce à cette manifestation.

Jackson en profite pour avouer qu’il n’a jamais été participer à la moindre manifestation, parce qu’il avait toujours une raison de ne pas y aller et parce que signer un chèque était bien plus pratique que d’aller manifester. Et plus rapide aussi.

La patiente finit donc par être sauvée par nos médecins, avant d’assurer qu’elle en a vu d’autres, cicatrices à l’appui. Richard, qui se révèle être un habitué des manifestations dans cet épisode après 17 ans parce que pourquoi pas ?, essaie d’entrer en compétition avec elle, mais il est difficile d’entrer en compétition avec une femme qui était là lors d’une manifestation de Martin Luther King.

Tout cela finit par énerver Jackson qui décide d’aller confronter sa mère pour savoir pourquoi eux n’ont pas de cicatrice. Il a l’impression que la fondation a beau faire du bien, elle ne change pas grand-chose au monde. Mouais. Quand même, le monde a changé, et ça se voit rien qu’entre le pilot et cet épisode, alors Jackson paraît juste être en pleine crise de la quarantaine, et ça ne lui va pas si bien que ça, franchement. Je n’ai pas trop accroché au personnage de Jackson dans cette scène.

Sa colère est une bonne chose, mais je la trouve mal placée. Pourquoi s’en prendre à sa mère ? Il finit par lui demander si c’est vraiment une mauvaise chose de ressembler à son père, avant de vouloir quitter l’hôpital à pied en plein couvre-feu. Ce n’est pas la meilleure des idées, mais le cliffhanger le voit monter dans sa voiture pour onze heures de route. J’imagine qu’il retourne donc voir son père ? Humph.

Maggie stresse énormément dans cet épisode, mais elle a de bonnes raisons pour une fois : Winston est en train de traverser le pays en voiture pour elle, au beau milieu d’une pandémie et d’une révolution menée par le mouvement Black Lives Matter. Je peux comprendre sa peur, pour une fois. Elle envisage donc de prendre un appartement avec lui, et elle n’est pas heureuse d’apprendre qu’il en accepte un sans son avis, juste pour ne pas finir à l’hôtel.

Ces soucis s’envolent rapidement toutefois lorsque Winston est confronté à un contrôle de police. Une voiture de police lui demande en effet de se garer pour ce contrôle, et ça les fait stresser tous les deux. Difficile de ne pas être terrifié dans ces conditions, surtout quand elle n’entend plus rien (pourquoi a-t-il coupé le micro ?) et que le policier demande à Winston d’arrêter l’appel, sans la moindre raison. Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix face à deux flics et un chien. Les pauvres, franchement.

Maggie passe vraiment une journée de merde, avec un patient qui est en arrêt cardiaque à ce moment. Elle doit prioriser le patient, mais laisse tout de même son téléphone à une interne pour que les flics sachent bien que quelqu’un s’inquiète vraiment pour lui, même s’il est seul dans sa voiture. Sa crise d’angoisse n’est pas près de s’arrêter : elle passe vingt minutes à continuer de l’appeler en vain, tout en sauvant la vie du patient.

Quand elle l’appelle en renfort, Richard accepte de prendre son téléphone pour continuer de vérifier si Winston va bien en l’appelant en boucle ; alors que Maggie doit continuer de sauver la vie de son patient. Et quand Richard parvient enfin à joindre Winston, il lui passe aussitôt Maggie. Winston lui confie qu’il ne va pas bien, et je le comprends : les flics l’ont forcé à descendre de la voiture et ont tout inspecté de ses affaires, le forçant à tout déballer au bord de la route, sans rien remettre en ordre ensuite, c’est évident.

Maggie fait ce qu’elle peut pour le réconforter, mais que voulez-vous dire ou faire à distance face à une telle injustice ? Déjà que j’adorais Winston, cet épisode en rajoute une couche, honnêtement. Le vrai problème, c’est que je suis sûr que ce genre de choses a pu vraiment arriver au cours du printemps dernier quand tout s’est embrasé, et ce genre de situation, c’est vraiment ce qui donne envie que tout s’embrase.

Et ce qui paraissait être le plus fou, à savoir que toutes les personnes blessées sont pressées de retourner manifester, paraît soudainement être la seule chose à faire. Les fils de Cormac veulent donc y retourner pour être une partie du changement, et ça choque un peu Jo de voir que le père interdit à ses enfants de manifester… même si elle comprend bien son point de vue. Il est carrément stressant et flippant d’aller manifester devant les flics, et en pleine pandémie, en plus, et avec des gaz lacrymogènes qui font tousser tout le monde.

Et pourtant, après cet épisode, Cormac n’interdit plus à ses fils d’aller manifester ; mais il veut être avec eux chaque fois qu’ils iront. Ce n’est pas suffisant pour leur assurer une sécurité complète, seulement, il faut bien tenter de faire quelque chose…

Pendant ce temps, Meredith n’est toujours pas réveillée, mais Teddy et Bailey font tout ce qu’elles peuvent pour la soigner. C’est Levi qui se retrouve à s’occuper d’elle, qu’il considère comme une patiente VIP, et à l’emmener dans la fameuse machine qui ne s’ouvre plus une fois qu’on est dedans. Malheureusement pour lui, la machine est également squattée par un nouvel interne et son patient. Ils peuvent bien la partager, en théorie.

En pratique, l’interne est hyper chiant à demander confirmation sur la réputation de Meredith et à être incapable de prévenir une complication médicale rare sur son patient, alors même que Levi la voyait arriver : les intestins de l’homme perforent soudainement son ventre et sortent de son corps. Glamour. Heureusement, Levi entend la voix de Meredith dans sa tête et, tout en continuant de s’assurer que sa boss va bien, il peut donc prendre en charge ce second patient. Sans l’aide de personne, comme le héros qu’il est. Elle est loin l’époque où on l’appelait Glasses.

En fin d’épisode, il peut alors parler à Jo qui change bien de spécialité et redescend dans l’échelle hiérarchique, tout en prenant le temps de féliciter son ami pour ce qu’il a fait. Par contre, si on entend bien la voix de Meredith pour aider et guider Levi dans ses décisions, Ellen Pompeo continue de dormir pendant tout l’épisode. Vivement qu’elle aille mieux.

Bailey, quant à elle, enchaîne dans sa journée avec un bon bâtard de patient qui pense que le covid n’existe pas. Il refuse donc de se faire tester alors qu’il a pas mal de symptômes qui y correspondraient. Et il balance ça au beau milieu des urgences, à deux chirurgiennes vivant l’enfer depuis plusieurs mois. Merveilleux. Et bien sûr, cet imbécile a le covid, ça va de soi.

Il y a de quoi péter un câble, parce que malgré ça, il refuse toujours de croire qu’il a le covid, il ne met pas son masque et il continue d’affirmer à Bailey que ce virus n’existe pas. Il s’enferme dans sa bêtise au point d’ignorer une chirurgienne qui lui affirme qu’il est en danger de mort. L’homme signe donc une décharge et fait un arrêt cardiaque en sortant de l’hôpital.

Ma foi, c’est la sélection naturelle à ce stade. Je sais que la série fait là de la prévention, mais c’est un peu tard dans la saison – les sceptiques du covid ne doivent plus la regarder depuis longtemps. L’avantage de cette intrigue, c’est toutefois que Teddy apparaît plus sympathique parce qu’elle est celle qui essaie de remonter le moral de Bailey carrément hors d’elle face à ce patient et sa stupidité. Tu m’étonnes.

Station 19 – S04E11


Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20
Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très prenant. Qu’on ne vienne pas me dire que les séries devraient éviter le covid et les sujets d’actualité, parce que la qualité des intrigues qui le font cette année est glaçante. Et nécessaire.

Spoilers

Les pompiers sont appelés en intervention dans une patinoire où une machine en feu glisse sans fin d’un bout à l’autre de la glace.


They took more time ending that man life than we did saving one.

Ah, mais je suis à l’ouest ! C’est la mère de Dean que j’avais pris pour une avocate il y a deux ou trois épisodes. Je suis mort de rire. Elle paraît si jeune, en même temps, je suis sûr que vous pouvez comprendre ma confusion. En parallèle, on découvre que Marsha est rentrée chez elle, avec Jack et sa copine qui s’occupent d’elle avant de devoir partir au boulot. Carina est hyper angoissée et n’arrive pas à trouver la bonne tenue pour sa journée de travail, où elle a prévu de démissionner pour partir en Italie.

Tout aussi stressée que Carina, Andy ne trouve pas ses clés. Vic et Travis aussi sont sur le point de quitter l’appartement, et pour Vic, le problème vient de l’absence de son chargeur, mis de côté par Travis. Au moment de partir, ils tombent sur Emmett qui vient les prévenir, avec des gâteaux, qu’un visiteur impromptu s’apprête à passer à la caserne.

Effectivement, Ben arrive au travail juste avant que Dixon ne débarque ; et également juste avant Maya. Dixon souligne bien le « retard » qu’aurait Maya, et il est toujours aussi insupportable. Bien évidemment, il est incapable de garder son masque. Il s’amuse bien de la situation, et n’hésite pas également à se foutre de la gueule de Sullivan, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par Vic criant qu’il est sur le point d’arriver. C’était marrant, Travis et Vic arrivent donc trop tard pour prévenir toute la caserne, mais pas trop tard pour parler des potins ensuite dans le vestiaire.

Les potins, c’est surtout Vic qui les récupère avec Travis lui racontant que s’il est de nouveau attiré par Emmett, ce dernier insiste bien trop pour parler d’amitié entre eux. Bon. L’alarme de la caserne retentit alors. Vic et Travis abandonnant derrière eux les gâteaux d’Emmett, Andy se sert, et ça nous fait de l’humour avec Ben qui ne peut plus que récupérer ceux à la pomme. Je ne l’ai pas trop senti sur le moment, j’imaginais déjà des space cake, mais non, c’est juste de l’humour.

Andy part alors en intervention avec Dean. C’est l’occasion pour eux d’avoir une scène amicale, ce qui est toujours étonnant car leur duo est loin d’être le plus utilisé… Andy y fait une fois de plus, preuve d’un égoïsme hallucinant en se comparant à Pru pour rassurer Dean angoissé d’avoir laissé sa fille auprès de sa mère. Honnêtement, Andy est chiante, c’est tout. Même si la comparaison n’est pas entièrement déconnante, personne ne fait ça. Non ?

La première intervention de la semaine est impressionnante, en tout cas, avec un véhicule en flammes sur une patinoire. Le problème, c’est qu’il y a un homme aussi sur la patinoire, le mari de la femme ayant appelé les pompiers. Il faut que les pompiers aillent le chercher au milieu de la patinoire, et ce n’est pas chose aisée, surtout avec la machine en feu avançant rapidement d’un bout à l’autre de la patinoire, constituant soudainement une cage pour l’engin qui brûle.

Travis s’éclate bien sûr les fesses en dix secondes, et c’était bien drôle à voir. Les pompiers n’arrêtent pas de glisser sur la glace, et j’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée cette intervention, à la fois humoristique et stressante. L’homme est rapidement isolé loin de l’incendie, mais franchement, quelle intervention stressante.

Maya accueille ensuite les flics qui sont prévenus par le central et sont bien forcés de venir faire leur boulot avec la caserne 19, même s’ils ne les aiment pas beaucoup – d’ailleurs, c’est en partie pour ça que Dixon est passé voir Maya le matin. Sullivan voyant les flics vient aussitôt voir Maya pour savoir ce qu’il se passe. Maya est assez énervée de voir que Sullivan est insupportable : il n’écoute pas ses ordres et il se place bien sûr pour tenter de récupérer l’interim de Maya quand elle sera en Italie.

Il est assez ironique, comme le souligne Vic, de voir les pompiers passer le reste de l’épisode à attendre que la machine soit à portée de main pour l’arroser avec du gaz inflammable. Ben oui, la machine fonctionnant à l’électricité, ils ne peuvent risquer le canon à eau. Forcément. Là encore, tout ça nous mène à un duo inattendu, avec Vic se confiant à Jack. Cela faisait bien longtemps que ça n’était pas arrivé, et c’est plutôt drôle de les voir se demander s’il vaut mieux avoir un père comme Dixon, ou ne pas en avoir.

Dans le même genre, on a ensuite le duo Travis et Sullivan. C’était bien marrant, parce que c’est la première fois que Travis se retrouve avec le nouveau bleu, et il est coincé : il n’a aucune idée de comment se comporter avec son ancien boss. Ce dernier a toutefois une idée qui va tous leur faire gagner du temps : utiliser les patins à glace pour aller éteindre cet incendie. Il est peu probable que cela arrive en vrai, mais la scène était vraiment marrante à voir.

Après cette intervention qui est un succès, Jack et Vic se rendent acheter de la bouffe pour toute la caserne, et c’est sans surprise qu’ils retombent sur Theo. Ben oui, Vic se rend dans le restaurant de son père, où elle était déjà tombée sur Theo il y a quelques épisodes. Je suis content de voir que les scénaristes n’ont pas encore oublié cette intrigue, et que Theo échange aussi un regard avec Travis.

Vic se fait inviter à dîner par son père, et ça sent l’intrigue qui aura un impact plus tard, franchement. Le père doit s’inquiéter du futur de sa fille, j’imagine ? Pour l’instant, elle rentre à la caserne, un brin frustrée de devoir à nouveau faire le travail d’oublier Theo alors que Travis veut lui piquer sa bouffe. Non, vraiment, s’il reste des non-dits, ça ne va pas le faire.

Pendant que toute l’équipe est en intervention, Ben reste à la caserne, et il peut donc accueillir Carina qui venait voir Maya pour du réconfort après avoir démissionné de l’hôpital. Je suis trop triste de cette démission, parce que ça veut dire qu’il n’y a plus personne de cette famille dans cet hôpital. Pauvre Bailey !

Carina est en tout cas heureuse de tomber sur Ben, parce qu’il est une bonne épaule pour pleurer et une bonne oreille pour écouter ce qu’il passe en Italie. Les deux peuvent ainsi parler de la situation catastrophique dans chacun des deux pays dont ils viennent. J’aime bien cette amitié, ça me fait apprécier à nouveau le personnage de Ben, ce n’était pas arrivé depuis bine longtemps.

En tout cas, elle a vraiment bien fait de passer par là Carina, parce qu’une femme enceinte qui vient de perdre les eaux débarquent à la caserne. Elle était simplement en train de marcher, et elle se retrouve à accoucher au milieu du garage de la caserne. L’avantage pour elle, c’est qu’elle tombe à la caserne au moment où Ben, expert des accouchements improvisés au milieu du salon de Meredith, la gardait, avec Carina, obstétricienne experte dans son domaine. C’est plutôt un bon timing, même si son bébé n’est pas dans la bonne position pour sortir de son ventre.

Carina peut s’en occuper et tout semble alors aller mieux… sauf que le père de l’enfant s’évanouit et fait un arrêt cardiaque. C’est vachement le moment, gars ! En plus, en pleine pandémie, il est compliqué d’ensuite trouver de la place dans un hôpital. C’est perturbant comme tout – mais ça me rassure que la série aborde ce sujet parce que Carina n’arrête pas de dire que la situation est atroce en Italie, mais purée, elle l’était aussi aux USA avant les vaccins. Depuis, ils ont rattrapé leur retard.

Carina continue comme d’habitude d’envoyer tout le monde paitre ailleurs quand les pompiers arrivent à la caserne et tombent sur un accouchement. C’était excellent à voir, j’adore ce personnage. Je ne sais pas trop pourquoi elle avait besoin de Maya et pas des autres par contre, mais ça marche bien malgré tout avec un accouchement qui se termine sur la naissance d’une petite fille en bonne santé.

A l’hôpital, les choses se passent moins bien par contre : le père du bébé reste en arrêt cardiaque pendant plus de six minutes et aucun lit n’est disponible pour lui. Il est clairement censé mourir, mais comme nous sommes dans une série, il finit par respirer par lui-même au moment même où l’hôpital lui trouve un lit.

A la caserne, Nancy, la mère, se rend compte de la chance qu’elle a eu de tomber le meilleur jour possible à la caserne et tout se termine donc bien pour cette intrigue. Dans les vestiaires, en revanche, Maya confie à Carina qu’elle ne se voit pas partir en Italie finalement. La situation est trop désespérée aux États-Unis pour qu’elle se le permette, surtout que pour une fois qu’une femme est au pouvoir, elle ne veut pas décevoir. Pff. J’étais content d’imaginer Maya là-bas, mais maintenant, j’ai peur que Carina ne revienne pas !

Travis, lui, essaie d’envoyer un SMS à Emmett pour le remercier des gâteaux du matin et pour le draguer un coup. Il est assez bête pour le faire à voix haute, ce qui fait que Ben est désormais au courant de ce crush. Je ne le sens pas du tout.

Dans la cuisine, Vic se retrouve une nouvelle fois avec Jack. Ils en profitent pour faire la cuisine ensemble, jusqu’ici c’est logique, mais aussi pour parler un peu de la famille Hughes. On sent bien que cette intrigue n’est pas là par hasard, et je suis sûr que ça rejoindra la romance avortée de Vic avec Travis.

Malheureusement, cela attendra encore un peu car les scénaristes ont d’autres plans avec ces personnages. En effet, Richard appelle alors Sullivan qui est en plein entraînement pour lui parler de Minneapolis et d’un grand problème qui s’y déroule. Oh. On sent que la série va nous lâcher sur un cliffhanger encore bien horrible, surtout que Ben reçoit aussi une alerte sur son portable. Tout semble pourtant bien se dérouler à la caserne pour une fois. Tout le monde est réconcilié, l’épisode était pas mal drôle, tout allait bien… et voilà donc que les scénaristes décident de nous sortir une version fictive de George Floyd.

C’était hyper prenant comme scène, et horrible à voir. Cela nous ramène tous au choc qu’on a eu en 2020. Je pensais que les personnages l’avaient peut-être déjà eu, vu tout ce qu’il se passe cette saison, mais non. La série ose aborder un sujet beaucoup trop compliqué cette fois-ci, et ça fait que j’ai fini l’épisode avec un gros sentiment de malaise. La fiction rejoint la réalité, et si c’est désagréable, c’est important car ça va permettre d’en parler. Il ne faut surtout pas arrêter d’en parler !

 

The Rookie – S03E10

Épisode 10 – Man of Honor – 15/20
La crédibilité et cohérence globale de l’épisode sont à remettre totalement en question, mais ça n’empêche pas cet épisode d’être un divertissement accrocheur et plutôt bien réussi. On a de l’humour, on a du drama et on a des personnages qui évoluent de manière sympathique d’épisode en épisode. Difficile d’en attendre plus d’une série procédurale à ce stade de sa saison, j’imagine.

Spoilers

C’est le premier jour d’une deuxième année en tant que flics pour Lucy et West qui ne sont donc plus des bleus. John, lui, l’est encore et est renvoyé au pilot de la série dans son intervention de la semaine.


You are risking your life for a thankless job.

Il faut dire que cet épisode commence mal avec beaucoup d’a priori négatif pour lui : il est tard quand je le commence, trop en fait, et j’étais prêt à aller me coucher… mais après un Fear the Walking Dead inattendu, je me suis dit que ça me ferait du bien de changer d’air. C’est le cas avec les premières scènes de cet épisode, sauf que je me suis aussi focalisé sur le titre de l’épisode qui est à la lettre près le même titre que l’épisode de Riverdale que j’ai vu quelques jours avant. Et ça, ce n’est pas bon signe.

Ce mauvais signe est vite oublié, promis, avec un début d’épisode qui est une vidéo de souvenirs filmée par Nolan tout au long de l’entraînement des bleus à l’académie de police.

Il a été vite ami avec Lucy et West, ce qui fait qu’on a des scènes très sympathiques et un truc triste avec un souvenir de la capitaine décédée en saison 1. J’étais content de la revoir, mais les flics sont loin d’être émus quand il regarde tout ça. Evidemment, John a monté une super vidéo pour eux trois, mais maintenant, il n’y en a que deux qui sont flics, c’est bête.

Pour fêter ça, Ben leur rend visite et… j’ai oublié qui c’était, merde. C’est le meilleur ami de John, qui lui raconte plein de choses, notamment le fait qu’Henry a un job désormais. Et qu’il ferait mieux d’en parler avec lui s’il n’est pas au courant. Et effectivement durant la réunion du lendemain matin, John a un appel de son fils pour lui expliquer qu’il a décidé de quitter la fac et commencer son job. Ah ben super. J’espère juste qu’il ne va pas devenir flic lui aussi, parce que ce serait abusé. Après, faut bien renouveler les bleus de la série, parce qu’il y en a deux qui ne le sont plus.

Bien sûr, Lucy et West s’imaginent qu’ils vont vivre une merveilleuse première journée, sauf que… non. Gray s’amuse de les voir espérer une récompense quelconque pour leur première journée, mais il les laisse tout de même rouler ensemble toute la journée. C’est plutôt cool pour une première journée, surtout qu’ils peuvent mettre la clim et la musique quand ils veulent.

Ils vont vite redescendre de leur petit nuage quand le boss d’Angela leur demande ensuite de s’occuper de… surveiller les preuves possibles d’un crime : une barre de chocolat laissée en plein soleil qui ne doit vraiment pas fondre, coûte que coûte. Enfin, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus considérée comme une preuve parce que l’assassin a été trouvé et a avoué ce qu’il avait fait. Voilà qui est fait.

De plus, Tim n’a plus à s’occuper de Lucy, alors il s’énerve… après son chien. C’était marrant à voir, jusqu’à ce qu’il soit appelé en urgence par Angela et que ça soit un brin stressant. Elle est enceinte après tout. Finalement, tout va bien : Angela est déprimée par ses essayages de robes de mariée, parce que les demoiselles d’honneur ont assuré qu’elle devait absolument cacher son ventre pour le mariage. Sympathique.

C’est une excellente scène, j’ai tout simplement adoré Tim qui balançait des phrases très justes en lui disant qu’elle n’a pas à cacher son ventre puis qu’elle est fière de son bébé. Et tout ça termine par deux mariées en train de se battre, forçant les flics à intervenir. Et devinez qui est appelé sur cette affaire pour se prendre du champagne dans la tronche et des plumes de robes de mariée sur l’uniforme en étant filmé par Tim ?

Oui, évidemment, Lucy et West. Ce n’est pourtant pas le pire moment de la journée de Lucy : le soir, elle invite ses parents à dîner pour fêter la fin de sa première année, sauf que… ça se termine bien mal. La mère ne soutient pas du tout ce projet de carrière qui consiste à risquer sa vie pour n’avoir jamais le moindre remerciement. Effectivement. Son père ? Il ne se pointe même pas. Eh ben.

Lucy passe une soirée horrible, et ça empire le lendemain matin quand West lui raconte sa super soirée et lui montre le beau cadeau qu’il a reçu. Arf, pas cool de sa part, mai sil ne peut pas savoir à quel point tout ça tourne mal pour Lucy. De toute manière, elle peut se mettre à fond dans son job pour une deuxième journée qui promet d’être riche en rebondissements.

En parallèle de tout ça, John a du mal à se faire à l’idée que son fils arrête ses études pour bosser avec son meilleur ami, mais le meilleur ami est horrible avec John : il lui balance carrément qu’il est envieux de son fils qui réussit où il a échoué dans la vie. Sympathique ce meilleur ami, dis donc. Tout comme Lucy a West, il a heureusement une super collègue en Nyla.

Celle-ci a ses propres problèmes de vie perso, et j’ai aimé la continuité de la saison sur le sujet : on apprend ainsi qu’elle n’a jamais eu de rencard avec le père de l’école de musique, parce qu’elle a dû annuler un premier rencard et lui le second. Dans la soirée, après avoir emprunté du matériel de camping à Nolan, elle découvre en fait qu’Alonso, le type en question, lui a demandé un troisième rencard auquel elle n’est pas venue. C’est con.

Bref, les deux personnages boivent des coups en surveillant des gamines en camping, et tout se termine bien pour eux. Evidemment. Ils ont même un rencard le lendemain soir, après une journée de boulot épuisante. John, lui, se rend chez son meilleur ami pour s’excuser auprès de Ben de l’avoir viré de chez lui la veille. C’était pourtant une chose logique à faire vu le discours qu’il avait envers lui, mais bon.

Ce qui compte, c’est qu’Henry a passé un excellent entretien d’embauche et est en train de réussir sa vie, alors tout va bien. Quant aux scénaristes, ils insistent à nouveau pour nous dire que la prof de John est cool et sexy, mais cette fois-ci de la bouche de Ben. Tout est dit, quoi. Cela dit, c’est faire fi des deux meilleures intrigues de l’épisode.

Dans la première, nous suivons Angela proposer à Tim d’être son « men of honor », aka l’équivalent masculin de la demoiselle d’honneur, parce qu’il a géré à l’essayage des robes. C’est une belle amitié qui se développe pour ces deux-là, peut-être même plus que ce que nous avions vu jusqu’ici dans la série, et ça marche bien. Je suis un peu frustré que ça laisse Nyla de côté, mais il y avait un côté très marrant à voir Tim être forcé de renvoyer Gretchen, la meilleure amie d’Angela, de son rôle de demoiselle d’honneur/planificatrice de mariage.

En revanche, le voir brûler tous les magazines et le classeur sur le mariage en compagnie d’Angela. Ouais, OK, c’est cool à voir et tout, mais un peu de sérieux, un mariage, ça s’organise et c’est hyper complexe à faire sans une base. Je comprends le geste, mais il aurait pu se garder quelques articles ou lignes directrices, ça lui aurait fait du bien. En tout cas, c’était une belle intrigue.

Enfin, reste l’intrigue policière du jour qui fonctionne bien : en ville, la situation dérape super vite pour John et Nyla quand ils sont envoyés en intervention et tombe en plein braquage de banque. Je ne la sentais pas cette intervention, ça remuait trop de choses pour John, qui est évidemment le premier sur le lieu et qui est celui qui intervient et doit garder son sang-froid, comme au premier jour.

John engage ainsi la conversation avec Cooper, un homme qui braque la banque mais semble peu sûr de ce qu’il fait comme criminel. John trouve évidemment les mots justes pour rassurer Cooper et le faire libérer une otage qu’il visait avec son flingue. Quand Cooper est sur le point de se rendre, il se fait toutefois tuer par le garde de sécurité de la banque, assurant que Cooper allait le tuer.

Pff. Connard. Cooper avait en plus un chargeur vide, ce qui rend le tout encore plus terrible pour Nolan. Il veut vraiment passer son temps à bosser sur cette enquête, mais Nyla n’est pas tellement pour : elle considère qu’ils ont fini leur service et qu’il faut en profiter. Si elle a raison, c’est mal connaître Nolan : pendant qu’elle passe la soirée à flirter avec Alonso, lui dégage son meilleur ami de chez lui et fait quelques recherches nocturnes puis matinales sur l’affaire Cooper.

Il contredit un ordre de Nyla, mais celle-ci ne dit trop rien le lendemain matin quand il lui propose d’aller vérifier au travail de la femme de Cooper si elle y est, surtout qu’elle bosse en bijouterie. S’il ne lâche rien comme ça, c’est parce que la veille, Nyla et John étaient chargés d’aller apprendre ce qu’il s’était passé à la famille de Cooper, mais tout ce qu’ils avaient trouvé, c’était une glace fondue et un portable dont l’alarme sonnait non-stop depuis sept heures du matin (sacrée batterie).

Assez clairement, il y a un problème, donc, et ça irrite Nolan de ne pas savoir quoi. Par chance, quand il arrive au travail de la femme de Cooper, il remarque un camion à pizza qui se gare à proximité de là. Rien de bien suspect, en soi, sauf que le même camion était là la veille pour le braquage de la banque. Et c’est ainsi que l’on découvre que Cooper était forcé de braquer la banque, de même que sa femme va maintenant être forcée d’aller voler son travail.

Par chance, elle tombe donc sur Nolan qui l’empêche d’aller faire n’importe quoi à l’étage et qui se renseigne sur l’état de santé de sa fille : elle est prise en otage elle aussi, et un homme est prêt à la tuer. Reste à savoir où elle est exactement : grâce aux indications hyper précieuses et précises de la mère, ce sont Lucy et West (de nouveau coéquipier pour la journée, ce n’est pas très crédible à ce stade pour des ex-bleus) qui sont chargés de retrouver la piste de la petite, pendant que Nyla gagne du temps en bloquant les ravisseurs : elle met une amende à une autre voiture, juste devant eux.

Fort heureusement, Lucy et West font de très bons coéquipiers et ils parviennent contre toute attente à retrouver la petite fille en une dizaine de minutes à peine. Je trouve que l’intrigue commençait vraiment bien, mais la crédibilité générale du truc est quand même pas mal entamée ensuite. Bon, ça fait une fin sympathique à l’hôpital d’avoir Lucy et West heureux d’avoir réunies la mère et la fille après ces journées d’épouvante. En plus, West chouchoute vachement bien sa colocataire et coéquipière en comprenant que sa mère a été infecte avec elle, donc c’était une belle fin d’épisode, qui voyait aussi Nolan heureux de cette avancée dans l’enquête, permise grâce à lui. Du bon boulot de flic, donc.

Grey’s Anatomy – S17E11

Épisode 11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.

Spoilers

Meredith ne se réveille toujours pas, mais la vie de l’hôpital continue autour d’elle.


On retrouve dans cet épisode la suite d’une intrigue entamée dans…

Station 19 – S04E10

Épisode 10 – Save Yourself – 17/20C’est un épisode étonnant parce qu’il semble oublier légèrement une grosse partie de l’intrigue de la semaine dernière, mais si je mets ce détail de côté, c’était franchement très bon cette semaine encore. Je pense que je n’ai jamais autant aimé la série que ces dernières semaines : elle a…


Great news doesn’t matter if she’s too weak to stay awake

La Fondation Catherine Fox a plein de frics à dépenser apparemment. Après les tests gratuits de la caserne de pompiers, on en arrive à ceux de l’hôpital, supervisés par Jackson, qui récupère les internes pour cela. Les scènes sur les tests sont plutôt intéressantes : on sent que la série essaie de convaincre qu’il est important et indolore de se faire tester en pleine pandémie, et aussi que ça se passe plutôt rapidement désormais.

Il n’empêche qu’il reste des situations dangereuses à vivre au quotidien pour les personnes trop pauvres pour avoir une bonne distance sociale chez elles et vivant avec des personnes à risques maintenant qu’elles sont positives. Un jeune adolescent a ainsi besoin d’un endroit où rester loin de ses proches à risques, et Jackson décide carrément de lui offrir une chambre d’hôtel, en passant par Levi. Ah oui, tout de même, la générosité des médecins de cette série, c’est quelque chose.

C’est en revanche un problème pour l’une des internes qui apprend la nouvelle non pas par son boss, mais par l’association dont elle fait partie. C’est une association qui loue des chambres d’hôtel pour ceux n’ayant pas les moyens de s’isoler lorsqu’ils sont positifs, mais elle négocie les tarifs contrairement à Jackson. Le problème est donc que les hôtels en profitent pour virer les plus pauvres en laissant les patients de Jackson s’installer.

Jackson fait tout ce qu’il faut pour arranger la situation, mais ça ne suffit toujours pas à l’interne – la maman – qui trouve que sa solution n’est toujours pas idéale pour réparer le système. En fait, elle est en pleine crise face à la pandémie, et ça fait bien réfléchir Jackson, qui se retrouve dans une étrange situation de white savior alors qu’il n’est pas blanc. Cette partie-là est vraiment cool pour la série, mais ça n’empêche qu’il ne réfléchit pas vraiment à la bonne échelle, je trouve. Je ne sais pas, il a des réactions trop impulsives, j’imagine.

Il finit par faire les choses correctement en fin d’épisode, demandant à l’interne de lui expliquer ses idées et de lui montrer ce qui pourrait fonctionner : elle a de grandes idées, il a un grand compte en banque ; tout le monde est heureux. C’est beau cette générosité.

De son côté, Teddy continue de s’inquiéter pour Meredith, et elle pose un milliard de questions à Richard depuis son canapé. Il lui reste encore deux jours de congés, et elle va bien mieux. Un peu comme Meredith, même si Meredith n’arrive pas à se réveiller. L’IRM prouve pourtant bien qu’elle va mieux, ce qui réjouit Helm, mais Richard ne peut que s’inquiéter de ce coma prolongé, forcément.

En parallèle, on retrouve Jo toujours fan de Luna, et elle embarque Bailey avec elle dans son adoration. Pas de quoi s’inquiéter pour le rendement de l’hôpital, Cormac est là pour empêcher d’avoir Jo qui passe trop de bon temps. La pauvre a encore pas mal de choses à gérer de toute manière, notamment son stress d’annoncer à Meredith, sa mentor, son choix de changer de spécialité. La pauvre. Heureusement, elle a Levi pour l’aider – c’est une relation amicale trop souvent négligée, je trouve alors qu’elle fonctionne vraiment bien.

Cormac a aussi un nouveau patient, et il le gère avec un des internes qu’il n’a pas l’air d’aimer beaucoup. C’était assez insupportable. En fait, Cormac coupe la parole à tout le monde, sauf à ses patients ? J’ai vraiment du mal avec son personnage cette saison, et de manière générale en fait. Il a des bons points pour lui, mais… nope, je n’y arrive pas, et je n’ai donc pas accroché à toute l’intrigue qui tournait autour de lui.

En plus, il nous ramène Maggie dans l’épisode et elle, si elle n’est pas avec Winston, j’ai toujours du mal. La pauvre ne peut pas faire grand-chose pour le patient, en plus. Cormac veut lui faire une nouvelle greffe, deux semaines après la précédente, et ce ne serait que prolonger sa peine et ses douleurs. Cormac refuse d’entendre l’option de l’abandon, même quand Maggie la présente comme une avancée pour tourner la page.

De son côté, Amelia finit par péter un câble en tant que ménagère. Elle est entassée sous le linge sale de tous les enfants et vraiment, ça me fait de la peine cette saison où elle ne va même pas faire une seule chirurgie si ça continue. Franchement, elle n’est pas faite pour rester à la maison comme ça, et ça m’énerve d’autant plus que c’est possiblement la dernière saison de la série.

Les parents de Lincoln débarquent alors, après deux semaines de quarantaine, et sont hyper bizarres d’être là, comme ça, sans prévenir. Moi, ça me provoquerait des crises d’angoisse, et ça semble en provoquer aussi à Amelia sur le moment. Ils marquent toutefois de bons points auprès d’Amelia en proposant de prendre tous les enfants avec eux pour une journée de randonnée.

Ils appellent aussi Amelia sa belle-fille, et c’est génial à voir, parce que la mère est insupportable avec son fils, mais c’est bien drôle. Oh, les parents prenant les enfants sont une bonne chose pour eux, mais cette graine du mariage plantée avec le « belle-fille », tout est dit. Alors qu’ils envisagent de faire l’amour, ce n’est pas de bol pour Lincoln, il retrouve Amelia en pleine crises de larmes… Et il est persuadé qu’elle veut une demande en mariage.

Elle lui hurle que non, et c’était plutôt drôle à voir, jusqu’à ce qu’on en revienne à la scène et la catastrophe qu’elle représente : Amelia est juste à bout de nerfs, et elle a besoin de pleurer. La pauvre. Forcément, ils n’ont pas le choix d’évoquer à nouveau le mariage juste après cette scène, autour d’une bonne tasse de thé. Alors qu’ils envisagent l’option plus ou moins sérieusement, Amelia balance qu’elle est de toute manière programmée pour l’auto-destruction et que ce n’est probablement pas une bonne idée de se marier.

Amelia déclare alors qu’elle a très envie de se droguer ou de boire depuis bien des jours, à la fois en se couchant et au réveil. Oups, c’est quelque chose qu’on n’avait pas vu arriver. En tout cas, moi. Cela explique peut-être aussi pourquoi elle était si chiante vis-à-vis de la bouteille cachée la dernière fois… Linc en arrive à apprendre davantage comment fonctionne le programme de désintoxication et il la réconforte en lui disant qu’il a toujours envie de se marier avec elle, parce qu’elle n’est pas du tout dans une démarche d’autodestruction : bien au contraire, elle lutte contre son addiction et ça la rend plus forte et plus cool.

Oh, vraiment, j’adore ce couple et j’ai l’impression que c’est la première fois depuis… euh, toujours ? qu’Amelia se retrouve en couple avec la bonne personne. Lincoln a vraiment bien construit sa demande en mariage… mais elle ne va toujours pas convenir à une Amelia qui est plutôt sur le mode de la confession que sur le mode de la demande en mariage. C’était un bon moment d’ajouter de l’humour à tout ça, mais franchement, la demande aurait pu se faire, ça aurait fait de jolies fiançailles.

De toute manière, il n’y a pas vraiment besoin de demande de mariage pour qu’ils en parlent tout le reste de la journée. Ils ne sont toujours pas sûrs d’eux et de leur décision, en plus. Ils se font une petite soirée sympa au coin du feu avec de la malbouffe

Et au moment d’enfin coucher ensemble, devinez qui revient ? Aha, c’était prévisible : les enfants !

Bien sûr, on retrouve assez rapidement les jeunes mariés de l’épisode de Station 19 qui arrivent à l’hôpital. Sacrée journée pour eux. Ils se sont mariés le matin, sont passés se faire tester à la caserne et ont fini dans un accident, avec la voiture encastrée dans un camion.

J’ai eu bien du mal avec ces personnages, qui m’avaient déjà tapé sur le système dans l’épisode précédent ; mais j’ai trouvé sympa la scène entre Miranda et son mari, pour une fois. Jo se retrouve quant à elle tiraillée entre les deux patients, puisque le mari refuse que sa femme sache quelque chose. On comprend rapidement que Bailey n’apprécie pas trop de voir son patient, qu’elle vient de sauver, envisager de continuer de faire la gueule à sa femme. Je pensais vraiment que la femme allait y passer du coup, puisque la confidentialité médicale obligeait Jo à ne rien dire.

Ce n’est pas la direction prise par l’épisode, avec Bailey qui insiste pour faire comprendre à l’homme que les gens ne changent pas et que s’il était amoureux le matin, il pourra de nouveau l’être malgré la décision de sa femme, dans la panique, de vouloir être sauvée en première. Bailey permet en plus à Owen de prendre conscience qu’il est toujours amoureux de Teddy. Il fallait bien qu’on en arrive là, surtout après l’opération où elle était très chiante à poser un tas de questions sur la vie personnelle d’Owen. Nosy boss.

La fin d’épisode est beaucoup trop drôle, puisque le mari ne veut finalement pas rester marié avec sa femme. Il la largue par tablette interposée, lui faisant remarquer qu’elle est hyper égoïste… Il aurait été bon de communiquer avant de vous marier les gars, mais merci pour le fou rire. J’ai beaucoup moins aimé voir Owen débarquer chez Teddy pour s’excuser. Je veux dire… Oui, il a été horrible avec elle et tout, hein, mais Teddy aussi ? Elle a menti pendant des années, elle a été atroce pendant toute la saison précédente et elle va s’en sortir comme ça ? Pff.

Owen lui propose simplement de rester son ami. C’est déjà beaucoup pour Teddy qui lui fait du thé, mais ça m’a énervé de la voir s’en sortir comme ça, avec les scénaristes la dédouanant une nouvelle fois. J’ai raté quelque chose dans son évolution apparemment. J’espère au moins que ça nous permettra de retrouver le personnage que j’aimais bien d’ici la fin de saison – série ? Aïe.

Dans une scène inattendue après tout ça, Jo finit par aller se confier de tout ce qui lui arrive à une Meredith refusant toujours de se réveiller. C’est une scène assez intéressante, parce que ça permet d’approfondir plus les pensées de Jo. L’épisode était pas mal centré sur elle, franchement, entre ça et son amitié avec Levi. Elle est aussi celle qui a l’idée de génie qui peut sauver le patient de Cormac : elle lui parle de son passé douloureux devant Luna, et une métaphore foireuse sur son cœur donne une idée merveilleuse à Cormac.

Il la vend rapidement à Maggie et les deux se retrouvent à envisager de retirer des bouts du cœur du gamin pour le sauver. C’est assez fou, mais avec cette série, est-on vraiment surpris ? Les petits ralentis et tout faisaient de bons moments de drama, en plus. Ul y avait même un bon suspense au moment de vérifier si son cœur allait repartir tout seul ou non.

Et c’est finalement ce qu’il se passe, permettant à Maggie d’être bien heureuse à nouveau d’avoir sauvé un patient. Malgré les sujets autour du covid bien déprimant, le choix est fait d’apporter de l’espoir cette saison. C’est le bon équilibre, même si ça fait drôlement patriotique et très « les américains sont les meilleurs »… comme d’habitude, quoi.

D’ailleurs du côté de l’espoir, Meredith se réveille et découvre que Richard est à son chevet. Elle s’excuse aussitôt d’avoir dû lui imposer de la mettre sous respirateur. Et avant même d’évoquer Andrew, Meredith demande à parler de Jo… C’est un peu abusé, même après la très bonne scène où Jo lui a confié son plan.

Richard décide finalement d’aller confronter Jo sur ce choix, et exactement comme Jackson avec l’interne, il le fait en ayant un ton un peu courroucé qui fait peur à Levi. Je trouve ça vraiment abusé comme modèle de relation boss/employé parce qu’il est bien sûr content d’annoncer son soutien à Jo, à qui il reproche simplement de n’avoir pas dit la vérité avant. Ben… Remets-toi en question aussi, peut-être qu’il faut laisser une chance de dire les choses à ses employés aussi ? Et ne pas débarquer les voir en étant faussement furieux ?

En ce qui me concerne, j’étais frustré parce que celle-ci n’arrive pas encore à faire 1+1 apparemment : elle ne comprend pas que Meredith s’est réveillée, alors que j’aurais vraiment aimé qu’elle le sache comme ça. Richard est dans l’abus de ne pas lui dire, tout de même ? Et même Maggie et Amelia ne semblent pas le savoir en fin d’épisode ? C’est bien étrange, tout de même.

Bon, elle s’est rendormie, d’accord, mais c’est déjà bon signe de savoir qu’elle peut se réveiller et parler. Quelle saison pour Pompeo, n’empêche, elle passe son temps à dormir ou être sur une plage, quoi ; le tout en étant l’actrice la mieux payée du petit écran. Sacrée carrière ! Nous sommes en tout cas à cinq épisodes de la fin de la saison/série, et on se profile vers une fin avec deux mariages (Amelia/Maggie) et une Meredith heureuse d’être en vie… Non ?