Station 19 – S04E10


Épisode 10 – Save Yourself – 17/20
C’est un épisode étonnant parce qu’il semble oublier légèrement une grosse partie de l’intrigue de la semaine dernière, mais si je mets ce détail de côté, c’était franchement très bon cette semaine encore. Je pense que je n’ai jamais autant aimé la série que ces dernières semaines : elle a un bon équilibre et elle a réussi à me raccrocher à une grande partie de ses personnages. Pas tous, il y en a pour qui ce sera toujours impossible… Mais elle y travaille, et ça, c’est cool.

Spoilers

La caserne organise une campagne de dépistage covid19, supervisée par Carina.


Yes, Robert is very tall.

Vous savez quoi ? Je me suis surpris à avoir le smile limite jusqu’aux oreilles dès la première scène de cet épisode. Cela n’a pas toujours été le cas avec cette série, mais là, on voit dès le départ Carina qui reprend son travail comme elle peut avec la fondation Catherine Fox qui nous organise une campagne de test anti-covid dans la caserne des pompiers. Soit.

Cela fournit une bonne intrigue à l’épisode, et ça m’a même rendu Ben sympathique, aussi insupportable soit-il. La série nous ramène une fois de plus la famille d’Andy au passage. Alors, on ne va pas se mentir, ça, ça m’a soulé ; mais en même temps, c’est important pour la série d’avoir un semblant de continuité. Il y a d’abord la cousine Michele qui vient à pied pour prévenir Andy, et pour tenter de rencontrer Robert, et pour draguer Maya, parce que oui, elle est amoureuse de Maya, évidemment.

C’était plutôt drôle comme situation, et ça me réconcilie presque avec cette intrigue. On apprend ainsi qu’Andy se rend au barbecue en famille chaque semaine… et je suis content de découvrir que la série nous épargne ça. Lorsqu’ils rencontrent finalement Sullivan, Robert réussit au moins à plaire à tout le monde en charmant un peu la tante et en étant très sympathique quand il comprend enfin de qui il est question pour ces tests covid.

Michele demande des nouvelles de Maya à nouveau, et c’est bien drôle, parce que Robert est vexé de voir quelle est décrite comme « l’autre big boss » de la caserne. Oups, Andy a oublié de préciser que Robert n’était plus le capitaine de la caserne pendant tous les barbecues familiaux. Ce n’est pas exactement le genre de détail qu’on oublie pourtant, en théorie.

De son côté, Carina est stressée par cette journée de tests à faire passer et elle balance son stress sous la forme de remarques hyper directives à tous les pompiers. Elle est clairement énervée et horrible avec tout le monde, y compris Maya. Cette dernière, en soutien parfait pour elle, la prend donc à part pour essayer de mieux comprendre ce qu’il se passe… Et Carina balance à Maya que son Visa est sur le point d’expirer. Aaah. Je n’aime pas ça du tout, du tout. Je déteste cette intrigue, je veux que Carina reste. Franchement.

Le président a bloqué les décisions sur l’immigration pendant le Covid (humph, connard de Trump) et elle ne peut pas renouveler son visa comme ça. Elle n’a plus qu’un mois pour rester aux États-Unis. C’est horrible comme intrigue, je veux qu’elle reste. Et bien sûr, plus tard dans l’épisode, Carina nous fait le point sur la situation en Italie en parlant avec Ben, histoire de nous montrer qu’il y a une certaine logique à la voir repartir, pour sa famille.

La pauvre Carina se retrouve malheureusement seule, parce que Maya et Ben sont appelés en intervention. L’avantage, c’est ainsi que Maya peut ainsi parler à Andy de la bombe que vient de lui envoyer Carina en pleine poire, mais Andy n’est pas franchement à l’écoute. Elle reste la pire des amies, comme toujours, à simplement lui dire que tout ira bien parce qu’elles ont déjà réussi à surmonter le décès d’Andrew.

Ce n’est pas exactement si simple la vie, Andy, et tu devrais le savoir parce que t’as fait de la merde avec ton mari. Ouep, Robert lui en veut évidemment de ses mensonges à sa belle-famille, mais ils n’ont pas le temps d’en parler : ils arrivent sur le lieu d’un accident assez moche, avec une voiture étant entrée dans un camion. Bien sûr, il ne s’agit pas de n’importe quelle voiture, mais de celle de jeunes mariés que l’on a vus précédemment dans l’épisode lorsqu’ils ont été testés par Robert. C’était évident qu’il finirait par être l’intervention du jour.

L’intervention est autrement compliquée par l’arrivée du Chef Gregory sur les lieux. Il n’est pas là pour rien : il va devenir un personnage que l’on reverra souvent puisqu’il est là pour vérifier que tout se passe bien – dit autrement, c’est une des conséquences de la mi-saison et du procès que veut intenter Miller. Cela fonctionne plutôt bien comme intrigue… mais j’ai un peu de mal avec le personnage de Gregory pour l’instant.

Plus tôt dans l’épisode, il a déjà pris la décision de débarquer à la caserne pour parler avec Miller et lui indiquer qu’il est en désaccord avec son choix, et ça… Bon. C’est abusé, honnêtement. Gregory ne se fait pas une amie avec Vic, une fois de plus. Comme lors de l’inspection, celle-ci n’hésite pas à souligner ses désaccords avec son chef.

Pour en revenir à l’intervention, c’est bien compliqué de sortir les deux jeunes mariés du camion dans lequel ils sont encastrés. Alors que la situation médicale du mari se dégrade rapidement, la femme qui va bien s’avère de plus en plus bitch. Elle commence par des blagues sur son mari qui risque d’être amputé et sur la vie pour laquelle elle vient de signer, avant de demander, dans la panique, à être sauvée en premier.

Il entend tout, et ce n’est pas génial pour lui d’entendre l’absence de soutien de sa nouvelle femme, franchement. Bon, bien sûr, ces deux patients finissent l’épisode en vie, et la jeune mariée est terrifiée de ce qu’elle a dit. On les retrouvera dans la série-mère, j’imagine. En attendant, Gregory décide de venir féliciter Sullivan pour son excellent travail. Le but est évidemment de se trouver un allié face à Miller.

Pour Gregory, Miller fait de la merde et il espère que Sullivan pourra l’aider à lui en faire prendre conscience. Oups, cela nous remet Robert dans une position de merde… et j’aurais pu me passer de ça. L’épisode commençait à peine à réussir à me le rendre sympathique, je suis dégoûté qu’on en arrive là, surtout que Gregory lui suggère en plus de redemander à devenir Lieutenant, et tant pis pour Andy. Oups.

Pas de chance pour Gregory, la police ne l’aide pas à pacifier les relations avec la caserne de pompiers : les flics décident de laisser une amende de stationnement à nos pompiers. L’abus est total, mais quand Gregory apprend ce qu’il se passe, il parle de « riposte » de la part des flics. Ben, on n’est pas dans la désescalade prônée en cas de conflit. Vic s’énerve donc contre Gregory qui n’apporte pas le bon soutien à son équipe et elle ne se gêne pas pour lui dire à nouveau. J’ai de plus en plus peur pour elle, franchement.

Si c’est plutôt drôle de la voir confiante comme ça, je n’ai pas envie qu’il y ait des conséquences sur sa carrière non plus. Quant à l’épisode précédent, il est totalement oublié entre Vic et Travis, qui n’en sont plus qu’à parler de courses et d’Emmett. C’est plutôt une bonne chose que cette amitié soit de retour, surtout que la famille d’Andy n’est pas la seule à débarquer à la caserne, il y a aussi les parents de Travis !

Le pauvre Travis est donc face à ses parents par surprise, et la surprise est d’autant plus mauvaise que son père est là car il est cas contact d’un de ses amis de golf, aka son plan-cul. Le problème, c’est que le pauvre Travis finit par vraiment me soûler à faire la morale à son père. Je veux dire, je comprends son positionnement vis-à-vis de sa mère et tout, mais il y a une partie de la morale qui n’a pas trop de sens à mes yeux.

En plus, ce n’est pas du tout qu’un plan-cul pour son père, qui finit par lui dire qu’il s’agit toujours du même ami qu’il voit… Bon, on va dire que la situation a évolué rapidement depuis les épisodes où il était sur une application de rencontres. Au moins, l’avantage, c’est que Carina se retrouve à se faire un nouvel ami quand Travis a besoin de briser le protocole des tests Covid pour ses parents. C’était bien rigolo à voir, parce que Carina accepte aussitôt qu’elle apprend un quart de la situation sur le père de Travis, en échange de tous les potins ensuite. On a rarement eu l’occasion de la voir comme cela, tout de même.

Elle s’énerve ensuite contre Jack, cependant. De son côté, Jack est confronté à nouveau à sa propre intrigue avec sa nouvelle famille. S’ils sortent d’un peu nulle part ceux-là, on n’arrête plus de les voir, et je trouve que ça fonctionne plutôt bien pour la série. Pour cette semaine, on repart une fois de plus sur les problèmes liés au covid et au tri des patients qui a lieu dans Grey’s Anatomy, même s’ils font tout pour l’éviter. Ainsi, le fils de Marsha a décidé de débrancher sa mère, et c’est l’équivalent d’un meurtre à ce stade. Un bon matricide. C’est la décision de la famille, peu importe ce que décide Jack.

Maya décide de lui faire un câlin quand elle l’apprend, et ça, malgré la présence des gens dans la caserne. Parmi ces gens, il y a la petite amie de Jack qui débarque. Bien sûr, le câlin est immédiatement remarqué par sa nouvelle copine, qui apprend ainsi de la pire des manières ce qu’il se passe.

Ils se retrouvent rapidement en visio avec l’hôpital au moment où Marsha est débranchée. Levi est des plus sympathiques avec eux, et il partage les bons mots de la vieille femme, mais le fils de Marsha… il se déconnecte aussitôt le respirateur arrêté. Sympathique.

Marcus n’est pas bête et comprend l’horreur qui est en train de se dérouler, ce qui l’énerve énormément. Inquiet pour lui et cherchant quelque chose à faire, Jack décide alors d’aller chercher des tests Covid pour eux aussi, histoire de se rassurer sur leur état de santé. Carina est en revanche contre le fait qu’il brise les protocoles, parce que c’est Jack, et qu’elle a déjà dit OK à Travis.

Par contre, Carina finit en larmes devant Jack à cause de cette journée de merde. Le problème, c’est qu’il la bat à plate couture sur la journée de merde et Carina lui conseille alors de vraiment être énervé, parce que c’est bon pour Marcus d’avoir cet exemple selon elle ; une figure paternelle combattante et énervée. La scène était étonnante entre ces deux-là, mais ça fonctionne vraiment bien. En plus, Jack emmène ensuite Marcus s’énerver contre un sac de boxe et pleurer un coup. La scène est clichée à souhait, mais elle passe bien.

J’en oublierais presque l’intrigue de Travis, dites ! Il ramène finalement ses parents à leur voiture, et il en profite pour parler de son coming-out, histoire de tendre une perche à son père. Je ne suis pas fan de cette intrigue, et franchement… où est Theo ? Après l’épisode de la semaine dernière, c’est frustrant de ne pas le retrouver. L’épisode finit sans vraie avancée, même si on voit que le père de Travis est en train de faire son bonhomme de chemin pour son coming-out. Et sa mère ? Elle est parfaitement inutile, plante verte exploitée pour sa cuisine dans tout l’épisode.

On arrive en fin d’épisode, Carina annonce alors à Maya qu’elle a pris sa décision et qu’elle doit retourner en Italie. Elle veut jeter les cendres de son frère dans l’océan et elle veut pouvoir aider ses concitoyens. Carina finit par emmener Maya voir Jack sans même attendre sa réponse, et c’est assez hallucinant franchement. En plus, Andy venait de lui donner le conseil de partir en Italie avec, au moins pour quelques jours pour l’aider.

Andy balance des conseils surprenants, franchement, et elle ferait mieux de surveiller ce qu’il se passe avec son mari. On se retrouve en effet face à une engueulade de couple lorsqu’il lui avoue qu’il a pour intention d’aider Gregory à travailler le « problème Miller ». Quelle mauvaise idée, honnêtement. Je n’en peux plus de Robert, et Andy aussi. Je ne comprends pas comment elle peut l’aimer, surtout quand il est hyper toxique à lui balancer qu’il ne veut pas qu’elle devienne un problème pour lui car elle est la seule bonne chose dans sa vie. Irk.

De son côté, Vic balance à Travis qu’elle a vu Emmett aller prendre sa douche, et selon elle, c’est prioritaire sur la situation avec les parents de Travis. OK. Bien sûr, Emmett lui demande à son tour comment ça s’est passé avec son père, mais ce n’est pas exactement pour ça que Travis est là : maintenant qu’il a fait la paix avec son passé, il aimerait bien recommencer à coucher avec Emmett. MOUAIS. Ce n’est vraiment pas un couple auquel j’accroche, alors j’étais content d’apprendre que, malheureusement pour Travis, Emmett a tourné la page maintenant. C’est un peu bien fait pour Travis quand même. J’adore le personnage de Travis, mais il a fait de la merde avec, honnêtement.

Et alors que l’épisode pourrait se terminer sur de bonnes choses positives comme ça, on en revient à l’intrigue Jack, et on sait que ce sera lourd. Oh, Jack y partage de bons souvenirs et tout le monde rit, mais c’est censé mal se terminer, avec la mort probable de Marsha, à un moment ou un autre. Et contre toute attente, Marsha se réveille. Elle devait pourtant mourir, mais ce n’est clairement pas encore son heure. L’épisode termine donc finalement bel et bien sur de bons feelings, et vraiment, c’était inattendu. Maya profite de la joie ambiante pour annoncer à Carina qu’elle est prête à partir avec elle, et… je veux un spin-off ?

Ou au moins un épisode bien cliché sur l’Italie, allez. Carina a toutefois annoncé un mois avant de devoir y retourner, sur un malentendu, ça peut durer jusqu’à la fin de la saison…

Ah, et un peu de peine pour Travis sur cette fin d’épisode, parce qu’il est légèrement tout seul sur ce coup-là. Bon, ce n’est pas le seul célibataire, il reste Dean qui, heureusement, ne semble plus avoir de sentiments pour Vic ; et Vic qui… mais où est Theo ?

 

The Rookie – S03E09

Épisode 9 – Amber – 17/20
Cet épisode est véritablement très haletant dès le début, même si on devine assez facilement vers quoi il se dirige. Une fois de plus, la série tente de changer un peu son format, mais contrairement au documentaire de la dernière fois, c’est efficace cette fois-ci et ça permet la mise en place de bonnes idées. Bref, un bon épisode comme ils devraient en faire plus souvent, surtout que ça marche aussi pour l’évolution des personnages.

Spoilers

Pour le dernier jour en tant que bleus de Lucy et West, c’est une Amber Alert qui occupe tout le commissariat.


Oh so we are in a relationship?

Lorsque cet épisode débute, on ne sait pas bien où il va, avec Lucy et West qui annoncent que ça y est, il s’agit enfin de leur dernier jour. Que fera la série une fois qu’ils seront pour de bon des flics ? Les scénaristes nous pondent un épisode qui risque plein d’émotions sans trop prévenir à l’avance, et ça, c’est plutôt une bonne chose, car ça donne de l’importance à l’épisode, histoire qu’on s’en souvienne. Une fois cette introduction passée, il est plus surprenant de découvrir une nouvelle direction pour l’épisode.

En effet, Nolan n’est pas près de finir sa période en tant que bleu, lui, et il prend doublement cher lorsqu’il apprend que sa prof va passer la journée avec lui et Nyla. Cela n’a pas trop de sens, mais en tant que civile, elle demande à passer une journée dans une voiture de police puisqu’elle écrit un livre sur la police. Quel meilleur choix que son élève pour ça ?

Si elle n’est pas ravie d’apprendre cette nouvelle, Nyla s’amuse toutefois de la situation une fois que la prof est là ; essayant de lui faire comprendre le danger dans lequel elle s’embarque. Et en le faisant, elle passe récupérer sa caméra et voilà où nous en sommes pour cet épisode qui nous annonce un format particulier, qui pourrait franchement être le leur bien souvent : nous allons suivre tout l’épisode à travers les caméras embarquées des différents personnages et des voitures.

D’ailleurs, on nous réexplique que les caméras filment en permanence et qu’elles enregistrent les deux minutes qui précèdent le moment où on les allume. Ah. Deux minutes avant ; voilà qui nous explique pourquoi ça a marché quand West a été agressé, c’est une information qu’il me manquait. Bien sûr, la prof enregistre aussi tout ça avec son propre smartphone. Je me demande quand même si ce n’est pas un moyen de faire des économies sur les équipes de tournage tout ça, parce que ben, le covid et la distanciation. En même temps, je ne suis pas naïf, il faut quand même un caméraman pour vérifier que tout soit bien cadré. Mystère.

La prof a beau expliquer qu’elle n’a pas de temps pour dormir et tout, j’ai du mal à la croire : franchement, elle passe sa vie avec Nolan depuis deux épisodes, elle ne fait que travailler. Sinon, nous, on apprend que les flics galèrent à trouver des toilettes. Soit. On apprend ensuite que Nyla suit la prof de psychologie sur ses réseaux sociaux. C’est assez fou et pas tellement raccord avec ce personnage, je trouve. Et tout ce paragraphe n’a pas tellement d’intérêt du point de vue de l’intrigue de l’épisode, alors ça y est, ça va encore être un article trop long.

Il y a donc quatre caméras dans les voitures de flics d’après ces scénaristes, et on nous les montre lorsque Lucy et Tim montent dedans et entament leur journée. Cela va être long avec Lucy qui veut absolument faire le tour de sa liste des étapes à suivre pour mettre fin à une relation. Tim ne met pas longtemps à la griller avec ses termes psychologiques. Il passe toutefois du déni à la colère, alors bon, Lucy considère qu’il progresse.

De son côté, West passe sa dernière journée avec Angela, et c’est une excellente chose je trouve. Je crains un peu cet épisode : cette idée de dernière journée en tant que bleu, ça sent la merde pour Lucy ou West, non ? Et voir West se retrouver avec une Angela enceinte, ça me stresse. L’intrigue commence alors avec une Amber alert, ce dont je me doutais vu le titre de l’épisode.

Toutes les voitures de police reçoivent l’alerte de la disparition d’un bébé dans un hôpital. Un hélicoptère se lance dans la recherche et nous, on entre dans une course haletante pour retrouver ce bébé. Une fois de plus cette saison, il est question de racisme, avec la prof qui souligne que le bébé recherché est blanc, et que si ça met autant de flics sur le sujet, c’est bien pour ça. Nyla a beau tenter de défendre la police, on la voit peu sûre d’elle sur le sujet. Une fois de plus, je trouve que la série fait bien de parler de ce sujet, mais qu’elle le fait vraiment à la manière d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je suis pour un changement des mentalités ; je ne suis pas sûr que le faire comme ça finisse par avoir un impact sur du long terme. Ils prêchent les convaincus à ce stade.

Malgré les recherches, Nolan et Nyla continuent de papoter avec leur invitée du jour, jusqu’à ce qu’ils repèrent la voiture. Bien sûr, Tim profite également de cette situation pour souligner que Lucy préférerait que la solution trouvée pour éviter ce kidnapping par le père de l’enfant soit psychologique. Et c’est bien vu… mais pas vraiment la question quand la course poursuite avec la voiture du père commence.

La technique utilisée est vraiment intéressante : les flics suivent les routes parallèles pour éviter d’être repéré par le père, alors que les voitures encerclent progressivement celle du suspect. Les blocages sont des pièges mortels, apparemment. Nyla et Nolan perdent malheureusement le visuel de la voiture à cause d’un camion UPS et personne ne le retrouve, pas même Lucy et Tim l’ayant vu passer juste avant… jusqu’à ce que l’hélicoptère s’en mêle.

Si la voiture est retrouvée, le conducteur semble toutefois avoir perdu le contrôle du véhicule et finit dans un poteau. Tout le monde stresse bien sûr, mais ça ne mène nulle part. Il n’y a pas de bébé dans la voiture, juste de la drogue et un flingue. Oups. Le bébé n’a donc pas été enlevé par le père, et nous avons le reste de l’épisode pour retrouver ce bébé, ce qui stresse énormément les flics : ils n’ont plus de piste, ça craint.

Si West reste optimiste sur le sujet, Angela s’avère super détachée pour une femme enceinte, soulignant qu’ils ne sont pas sûrs de retrouver le bébé. Elle me fait de la peine à voir le monde comme ça, mais je la comprends, elle n’est pas sur un boulot très charmant pour devenir mère. Je dois toutefois dire que j’ai adoré la revoir avec West dans sa voiture, surtout qu’elle laisse West conduire. Lui qui stressait de passer sa dernière journée au guichet, ça change tout quand même.

Les deux personnages en viennent à parler de la grossesse d’Angela et de ce que ça signifie pour son boulot, et j’aime le fait qu’Angela contacte Nyla pour lui demander comment faire. Lorsqu’elle reçoit l’appel d’Angela indiquant de passer sur une chaîne privée, Nyla demande évidemment à la prof de couper sa caméra… avant d’apprendre ce dont il est question et de parler des douleurs de l’accouchement.

Nolan fait en sorte qu’elle change de discours et c’était marrant à voir, cette conversation sur la grossesse. Lucy écoute tout aussi… jusqu’à ce qu’il soit question des femmes enceintes qui en accouchant finissent le plus souvent par déféquer sur elle-même au passage. Lorsqu’un supérieur (Gray ?) les rappelle à l’ordre Nyla raccroche donc de cette conversation étonnante. Enfin, étonnante. Cela n’a rien d’étonnant entre collègues et amis, mais c’est surtout pour la série que ça l’est car c’est la première fois qu’on la voit à ce point-là. Nous avons une conversation parfaitement décomplexée des policiers alors qu’ils sont tous sur le qui-vive.

Si West est trop mignon à assurer à Angela qu’il surveillera lui-même son bébé tant qu’elle sera à l’hôpital, Lucy, elle, perd son calme face au temps qu’ils perdent. Moi, je ne m’en remets pas de ce moment de discussion informelle sur la grossesse à une heure de grande écoute sur ABC, surtout présenté de cette manière. La série trouve toujours des moyens de me surprendre.

D’ailleurs, Tim en est quand même à dire que Lucy a eu de la chance pour l’instant dans ce job, alors qu’on sait bien que non. J’ai beaucoup aimé les voir stressés de trouver un bébé mort pour leur dernière journée ensemble, de même que j’ai aimé cette intrigue de la liste des choses à faire pour se dire au revoir. Je craignais le pire en début d’épisode, mais ça marche super bien avec ces deux personnages.

Tim en arrive à reprocher à Lucy d’être trop sensible et trop attachée aux gens ; assurant que c’est ce qui la perdra si elle veut vraiment être une flic sous couverture. Il trouve qu’elle n’a pas l’instinct assez froid pour ça, préférant être trop honnête avec tout le monde. J’ai aimé voir Lucy le prendre à la fois mal et bien : elle sait qu’il a un argument solide après tout.

Lucy étant Lucy, c’est sans surprise qu’elle finit par balancer à Tim qu’elle a des sentiments pour lui, et ça n’a aucun sens. Pourtant, Tim mord à l’hameçon de ce poisson d’avril. C’est beaucoup trop (comme les nombreuses pubs FedEx dans l’épisode, alors que UPS est le méchant camion), surtout que Lucy en arrive même à espérer que Tim soit amoureux d’elle aussi, et que maintenant qu’elle ne sera plus sa bleue, elle espère le voir franchir une ligne.

La série n’a jamais pris cette direction sur les trois dernières années, alors je n’y crois pas. Tim trouve même les bons mots pour la rejeter sans l’envoyer paître et… Lucy finit par être morte de rire. Le but est évidemment de lui faire prendre conscience qu’elle a tout ce qu’il faut pour être une bonne flic sous couverture : elle a réussit à lui faire croire son mensonge, et c’est important. L’honnêteté, c’est une chose, mais ça ne l’empêche pas de mentir et d’avoir un instinct froid. Jusqu’à ce qu’elle culpabilise.

Pendant ce temps, dans la voiture de Nolan et Nyla, la prof continue de proposer ses solutions pour rétablir un meilleur équilibre dans le système de la police corrompu et pas au point selon elle. Ils sont interrompus alors que Nyla approuve certaines des options proposées par la prof : un opérateur leur indique de se rendre à une adresse où un homme a appelé le 9-1-1 pour indiquer que sa femme est celle qui a kidnappé le bébé. Elle a perdu elle-même son bébé le matin même, un bébé de deux mois. L’acteur est excellent franchement dans la peau de ce jeune père qui vient de perdre son bébé et est paniqué de voir sa femme en enlever un autre.

Le problème, c’est que l’on en arrive à Nyla expliquant qu’il faut à présent considérer la maison comme une scène de crime. Les bébés qui meurent dans leur sommeil, c’est parfois – souvent – un accident meurtrier. L’homme peut s’effondrer dans la rue et tenter de s’assurer qu’on ne blessera pas sa femme, mais l’affaire prend une nouvelle tournure avec cette nouvelle suspecte.

Angela reçoit la modification de l’alerte… et se rend compte que cette affaire est le summum de toutes ses angoisses : un bébé kidnappé, un qui meurt dans son sommeil, c’est vrai que ça fait beaucoup. Comme le nombre de camions FedEx qu’ils foutent dans le décor, sérieusement !

En parallèle, la prof s’inquiète de voir que le mari n’est pas amené avec eux pour convaincre sa femme de se rendre sans faire de mal au bébé, mais les flics lui font prendre conscience que ça pourrait être dangereux. J’ai aimé cette partie de l’épisode, surtout que Lucy est consultée par Nolan puisqu’elle a fait de la psychologie et qu’il espère mieux comprendre Rita, la femme qu’ils cherchent, grâce à elle. Lucy est capable de dresser un profil rapide de Rita, et ce n’est pas bon signe du tout : elle est tout à fait capable de se blesser, ou de blesser le bébé vu son état de dépression suite à la mort de son bébé.

La voiture est localisée par Lucy en plein milieu de cette analyse, et ça ne s’annonce pas bon du tout non plus pour la suite de cet épisode : la voiture est abandonnée depuis moins de cinq minutes, mais ça craint.

Maintenant que la femme a disparu, il faut la retrouver vite, et on peut de nouveau compter sur l’hélicoptère pour la localiser, quand Angela et West trouvent une fausse piste. La prof continue d’essayer de comprendre le fonctionnement des flics, et elle est surprise de découvrir que toute la responsabilité leur incombe dans une situation comme celle-ci. Nolan et Nyla sont les premiers sur les lieux, mais ils ne sont pas les seuls, la presse étant là aussi.

Nyla décide d’envoyer Nolan parler à Rita. Forcément. Elle est consciente que Nolan est le plus psychologue sur les lieux. Le problème, c’est que Rita ne veut pas mettre son bébé au chaud quand Nolan tente le coup pour la faire revenir à la raison – ou alors, le problème, c’est que ce n’est pas son bébé, au choix. Angela et West arrivent aussi, et Nyla essaie de garder la presse au loin.

Angela s’impatiente de voir Nolan échouer et finit par s’en mêler aussi, surtout que les secours pour éviter que Rita ne se jette d’un pont sont encore loin. Ah, oui, Rita est au-dessus de rails sur un pont, alors ça craint tout ça. Quant à Angela, c’est la femme enceinte après tout, alors elle doit se dire que ça peut aider. Elle essaie de sympathiser avec la femme grâce à sa grossesse, et c’est plutôt une bonne chose, mais c’est une sacrée responsabilité à prendre tout de même. Il faut bien dire ce qui est : si elle se plante sur ce cas, ce sera violent psychologiquement pour elle. Le stress finit par prendre dans l’épisode, même si je n’ai jamais imaginé que ça finisse vraiment mal vu la situation.

Bon, si, au début peut-être, mais plus à ce moment-là. Angela fait prendre conscience à Rita qu’elle ne tient pas sa fille dans ses bras et récupère le bébé dans un coup de poker un peu problématique, parce que Rita aurait pu jeter aussi le bébé en voyant que ce n’était pas sa fille… Nolan peut alors prendre en charge Rita pour éviter qu’elle ne se suicide, et sa dépression fonctionne vraiment bien à l’écran. L’intrigue est forte, avec Angela qui ramène ce bébé avec elle. Pfiou.

De retour au commissariat, les flics peuvent donc éteindre les caméras, et Nyla en profite pour demander à la prof si le livre est déjà écrit. C’est effectivement le cas, et elle ne semble avoir fait tout ça que pour le fun, n’ayant pas vraiment de bons arguments pour s’expliquer. La prof est toutefois sûre d’elle et sûre du fait que la police ne changera pas comme ça.

Elle finit par changer d’avis grâce à Nolan et Nyla, et accepte de voir Gray à un autre moment pour en reparler avec lui : certains flics sont prêts à changer le système, c’est cool d’être dans une série. Nolan en profite pour tenter de se venger de Gray, et c’était plutôt marrant, surtout le coup du carnet dans lequel il a écrit la réplique de Gray dans le premier épisode pour lui prouver qu’il avait tort. Soit, mais… il n’a pas changé de carnet depuis ??

Bien sûr, l’épisode arrivant à son terme, nous voyons la fin de trois saisons d’intrigues pour West et Lucy. Ils ne sont plus des bleus, enfin. Et ça se fait comme si de rien n’était, franchement. Angela félicite West, alors que Tim lui, a recommencé à écrire son rapport à l’avance. Tim a la meilleure des enveloppes pour Lucy cette fois, affirmant qu’elle l’aura surpris positivement dans chacune de ses décisions du jour.

Et ce fut le cas ! En retour, Tim a aussi un cadeau de remerciement de la part de Lucy… qui prend évidemment la peine de reculer au moment de lui offrir. Il s’agit d’un colis qui envoie plein de farine sur la tronche de Tim. C’était prévisible. Elle lui fait la meilleure des blagues, et il n’est pas vraiment malin sur ce coup-là.

Lucy peut alors retrouver West pour rentrer chez eux et fêter la fin de leur année de galère, même s’ils bossent encore le lendemain. Quant à Nyla, elle se rend bien compte que son bleu a besoin de support ; alors elle l’invite à dîner chez elle, mais seulement il paie. C’est un geste vraiment sympathique de la part de Nyla, et ça permet une jolie fin à cet épisode. Bref, la saison peut continuer pour les derniers mois de Nolan en tant que bleu. Facile.

Grey’s Anatomy – S17E10

Épisode 10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…

Spoilers

Meredith est toujours incapable de respirer seule, mais les médecins reprennent espoir pour elle. Par contre, ils ne peuvent la débrancher trop vite, car le spectre du tri des patients planent sur le Grey Sloan Memorial Hospital.



– So you two were together?
– On your beach, seems like we are.

Ce simple titre d’épisode est suffisant pour que je ne sois pas bien d’avance, parce que je suis effrayé de ce que va donner cet épisode. En fait, j’ai peur de ne pas aimer. Oh, ça aide d’avoir eu un excellent épisode de Station 19 avant, mais avec ce titre, la série a beau nous faire du suspense, on sait qu’il va être question du retour de Lexie, puisque c’est la chanson chantée par Chyler Leigh en saison 7. Une autre vie, je sais. J’étais si content de la retrouver sur la plage avec Meredith – je n’y croyais plus depuis le temps ! Bien sûr, j’avais été spoilé il y a deux semaines de son retour, et ça participait pour beaucoup à ma crainte de voir cet épisode : et si c’était raté ?

L’épisode commence certes par Lexie, mais aussi et surtout par un montage pour nous remettre en place tout le monde après un épisode centré sur Teddy la semaine dernière. Je ne me suis pas encore remis de la médiocrité de celui-ci, honnêtement, alors je n’en ai rien à foutre de savoir qu’elle est toujours déprimée chez Owen. Je n’étais pas super ravi non plus de la voir débarquer auprès d’Amelia.

La maison de Meredith s’est transformée en garderie et ça me fait beaucoup trop rire de voir tous ces gamins autour d’Amelia et Teddy. Je n’arrive même plus à savoir qui est à qui dans l’affaire, mais ça marche bien d’avoir cette garderie. Par contre, Amelia qui est heureuse de passer du temps avec Teddy, faudrait voir à ne pas trop en faire, hein. Les scènes entre elles fonctionnent étrangement bien, à parler deuil et ressemblance des enfants.

Vous aurez compris bien sûr que si elles sont toutes les deux ensembles, c’est que Linc a repris le boulot. Il était peut-être temps, on manque de médecins dans cet hôpital après tout. S’il est heureux de reprendre au boulot, ça ne l’empêche pas de parler tout le temps de couches de bébé qui explosent, hein. Ah, les jeunes parents, quelle horrible période de la vie – qui est aussi la plus merveilleuse. Bon, par contre, l’opération qu’il mène pour son retour fait face à une complication imprévue qui va mettre Richard sur les nerfs en compliquant sérieusement la situation de l’hôpital.

Heureusement pour nous, le nouveau copain de Maggie est parfait et ça atténue une part du stress de l’épisode. De manière surprenante, il s’arrange vraiment pour marquer tous les bons points auprès de moi – que ce soit dans sa relation à Jackson il y a quelques épisodes ou dans son envie de vouloir partager sa playlist tel un ado avec Maggie. Je n’aimais plus trop Maggie depuis un moment, mais cette saison, il parvient vraiment à la compléter et la canaliser au point d’en faire un personnage attachant à nouveau. Il a une aura de dingue, quoi, et leur couple est vraiment mignon à profiter autant qu’ils le peuvent des temps de pause qu’ils ont.

Malheureusement pour elle, Maggie est rapidement bipée auprès d’une nouvelle patiente atteinte du covid. Si celle-ci est à l’hôpital avec de quoi respirer mieux, sa fille est malade aussi. Elle a le même covid, s’étouffe à chaque fois qu’elle parle et ça pose un gros problème aux médecins, parce que la réunion matinale leur apprend qu’ils ne peuvent plus vraiment intuber les patients : ils n’ont plus de ventilateurs de réanimation. Autrement dit, s’ils débranchent Meredith, ils n’auront pas forcément de quoi la rebrancher ensuite si elle n’est plus capable de respirer ; et ça pose problème pour tous les autres patients aussi.

Bien sûr, c’est ensuite sans surprise qu’on apprend que Veronica, la fille de Marcella, est admise à son tour à l’hôpital. C’est intéressant à voir parce que bien sûr Maggie appelle la fille pour l’apprendre, et elle tombe sur Jackson. Quelle horreur. Le problème, c’est que la mère veut absolument que sa fille soit sauvée coûte que coûte, et aussi que sa fille va avoir besoin à son tour de respirer à l’aide d’une machine, mais il n’y a plus de ventilateur dispo car sa mère en a un. Au secours.

Cet épisode est horrible en temps de pandémie, parce qu’il nous touche tous, franchement. J’avais oublié l’existence des internes mère et fille, mais elles font un bon retour dans cet épisode avec cette intrigue qui nous montre une fille culpabilisant d’avoir probablement contaminé sa mère en lui faisant un câlin le jour de son anniversaire, sans masque, après avoir pris plein de précautions. Comme quoi, il faut rester précautionneux.

Bon, la fille est malade, la mère est malade, mais elles ne peuvent pas se voir malgré tout. Il n’y a rien de pire que ces familles qui se retrouvent à l’hôpital en même temps, je crois. C’est horrible à vivre pour ces patients, et la série nous le montre aussi avec la fille qui veut aller voir sa mère, au point de finir par faire un malaise et avoir besoin d’un ventilateur. Le truc, c’est qu’au même moment sombre aussi et se rend sur sa propre plage, probablement. Levi prend alors la décision de donner de l’oxygène à la mère, mais il n’a pas le matériel nécessaire pour ça… sauf qu’il ne le sait pas encore. Il prend une décision dans la précipitation car elle ne va pas bien et il l’intube.

C’était beaucoup trop rapide : ils n’ont plus du tout ce qu’il faut pour Marcella qui ne peut avoir accès à un ventilateur. Cela mène Maggie et Jackson face à un choix impossible, le fameux tri des patients qui nous fait tous si peur : sauver la fille ou sauver la mère. Maggie décide donc de sauver Veronica, la fille, parce qu’elle est la plus jeune et que c’est le choix logique. Levi se retrouve donc à devoir assurer à lui tout seul l’oxygénation permanente de la patiente : une fois intubée, il n’est plus question de faire demi-tour, sinon elle mourra.

La tension, l’horreur, franchement, surtout que Levi a bien accroché à Marcella qui lui parlait régulièrement de sa fille aussi. L’épisode nous montre l’horreur du tri des patients, et ça tombe au mauvais moment pour un visionnage en France où la peur se profile à nouveau à l’aube d’un nouveau reconfinement (pour la postérité, il s’agit du troisième, qui vient de commencer). En tout cas, Maggie et Winston dépriment des décisions médicales qu’ils sont en train de prendre. Maggie en arrive à demander à son copain de ne pas retourner à Boston et de démissionner tous les deux, parce que ce n’est pas ce qu’elle envisageait comme carrière dans la médecine.

Comme son copain lui laisse à nouveau ses écouteurs, elle comprend que s’ils peuvent partager des écouteurs, ils peuvent possiblement partager aussi les ventilateurs. Deux personnes sur la même machine, c’est une sorte de première dans la série, mais l’idée fonctionne grâce à un peu de pensée magique comme on le dit si bien dans notre gouvernement.

C’est une suffisamment bonne nouvelle pour faire danser Richard, imaginez ! Maggie obtient même une augmentation grâce à sa bonne idée. Si Richard danse et que tout le monde est heureux, il n’empêche que Levi continue de s’inquiéter beaucoup trop et que les internes mère et fille se retrouvent dans une position intenable à voir cette mère et cette fille toutes les deux raccrochées de peu à la vie.

En parallèle de tout ça, Cormac débarque en pleine consultation menée par Jo, et ça commence à être lourd de voir ces deux-là bosser ensemble. Jo ne le supporte plus, parce qu’il lui coupe tout le temps la parole, et franchement, je n’aime pas trop ce personnage non plus. Je n’ai pas trop compris tout de suite qu’il avait un lien avec la patiente, en plus.

La patiente a des calculs dans les reins, si mon anglais n’est pas trop rouillé parce que je n’avais pas de sous-titres, comme toujours, mais avec le problème d’une sclérose en plaque en plus. Franchement, je n’ai pas accroché plus que ça à cette partie de l’intrigue, et le personnage de Cormac reste trop inconnu encore. Je veux dire, il est bien question de Meredith et du fait qu’il est son dernier love interest, mais bon, ça ne suffit pas à me le rendre sympathique, même si on nous développe aussi sa famille dans cet épisode.

Malheureusement, il ne marque aucun bon point à mes yeux en plus parce qu’il nous ramène Catherine dans l’épisode pour qu’elle opère – et elle est toujours aussi sûre d’elle et sûre d’être une sorte de déesse là. La patiente a bien sûr des complications une fois sur la table, mais ça sauve au moins Jo qui était à mentir à Catherine lui demandant si elle avait déjà envisagé de changer de spécialité, pour la sienne. La complication est une catastrophe à cause des antécédents médicaux de la patiente, et ça fait péter un câble à Cormac.

Jo retourne alors auprès de Catherine pour apprendre qu’elle est en train de tenter une auto-greffe de rein sur la patiente, rien que ça. Ce n’est pas rien comme procédure, tout de même. L’épisode n’a pas trop le temps de la développer de toute manière, et la patiente survit alors tout va bien. Elle tente quand même de nous mettre Cormac et Jo ensemble, et non, hein.

Pour en revenir à la plage, Lexie est toujours magnifique, même si cette perruque n’est pas dingue franchement. Par contre, autant j’avais été spoilé il y a deux semaines du retour de Lexie, autant je ne m’attendais pas du tout à voir débarquer Mark à son tour – je m’en suis décroché la mâchoire. C’est bien logique d’avoir les deux qui reviennent ensemble, mais la plage n’avait encore jamais fonctionné comme ça et je suis ravi qu’elle le fasse. Cela fait tellement plaisir de les voir ensemble sur cette plage, tous les deux avec Meredith. Ils en profitent aussi pour jouer au bord de l’eau, et je peux comprendre que Mer veuille rester sur la plage.

Cela fait du bien de retrouver Mark dans l’épisode, surtout qu’il nous ramène tout le passé de la série avec Sofia, Callie et Arizona. C’était un peu étrange de le voir faire jouer Meredith dans un parc de jeu, par contre. Les balançoires pour Lexie et Meredith, en revanche, c’était bien trop naturel, et j’ai aimé le discours de Lexie sur l’importance de profiter de la vie malgré les nombreux décès de la pandémie, parce qu’après tout, elle a bien raison : si on ne profite pas de la vie, il n’y a plus aucune raison de vivre face à toutes ces morts.

C’est horrible comme réflexion, et en même temps, c’est super vrai. Lexie, même morte, tu restes mon personnage préféré de cette série, avec toujours les meilleures répliques. Elle est géniale, tout simplement, et je reste bien trop déçu de savoir que les scénaristes ont voulu la tuer. Elle aurait été d’une aide si précieuse à Meredith toutes ces années…

Lexie est celle qui a les meilleurs mots, tout le temps : elle rappelle que la vie change tout le temps et qu’on peut toujours se raccrocher à quelque chose. La scène où Mer, elle et Mark sont allongés dans les fleurs est l’une de mes préférées pour cette série, déjà. La profondeur du deuil est une conséquence de la profondeur de l’amour, et il est important de les vivre l’une et l’autre tant qu’on le peut.

D’après l’un des couples phares de la série, il ne faut pas perdre son temps, alors qu’ils n’ont fait que ça tout au long des saisons sept et huit, et ça ne sert à rien de se battre face au changement. Il faut oublier la douleur, avancer et ne pas perdre son temps à ressasser et se rappeler nos deuils – hum, c’était une constante de la soirée de vendredi sur ABC apparemment. Lexie et Mark rappellent alors qu’ils n’ont jamais quitté Meredith, et qu’elle ne devrait pas gâcher une seule minute de sa vie, comme ils lui crient souvent dans les oreilles même si elle ne les entend pas. Aaaah. Ce regard final plein d’amour et de tendresse entre Lexie et Mark ? C’était horrible, mais c’était ce qu’il avait toujours manqué aux morts qu’ils nous ont fait vivre coup sur coup en fin de saison 8 et début de saison 9. C’était dans une autre vie, mais j’ai eu tant de mal à le digérer pendant si longtemps ! Je suis apaisé par l’existence de cette scène.

L’alchimie entre Lexie et Mark est encore parfaite, la relation avec Meredith marche encore, les messages passés aux fans sont toujours bons aussi. Avoir ces plans de Lexie et Mark regrettant d’avoir perdu du temps, avoir ces sourires de Lexie, avoir ces conseils de ces deux personnages, j’ai presque l’impression que Shonda Rhimes cherche enfin à s’excuser de ce qu’elle nous a fait – surtout que juste après on a un plan où l’on voit le nom de l’hôpital, Grey Sloan Hospital. Aaah. Run, run, like a river.

Teddy étant en arrêt, c’est Owen qui s’occupe à présent de Meredith, mais elle est aussi veillée par Tommy qui se remet vraiment bien de son covid. Bizarrement, je déteste le personnage, mais ça me fait plaisir de voir qu’il va bien. Dans les bonnes touches de l’épisode, il y a bien sûr Cristina, aussi. Oh, elle n’est pas sur la plage, il ne faut pas rêver : elle est toujours à l’étranger, mais il est hors de question pour elle de laisser tomber Meredith. Elle envoie donc plein de SMS à Owen pour s’assurer qu’elle est toujours en vie, et j’aime beaucoup ces échanges qui nous rappellent tout à fait le caractère borné et obstiné de la chirurgienne. Cela fait plaisir de la retrouver, même sans la retrouver.

Sinon, comme Maggie a eu une bonne idée pour doubler le nombre de personnes intubées, Owen et Richard prennent finalement la décision de retirer le tube qui permet à Meredith de respirer. Ils espèrent bien sûr qu’elle est à présent capable de respirer elle-même. Certes.

Et bien sûr, Richard peut recommencer à danser, parce que Meredith respire seule. Tous ces médecins qui dansent… pff. Imaginez après les journées qu’ils passent, franchement. Et ça fait du bien après un tel épisode de les voir pouvoir être enfin heureux, au moins un peu. C’était chouette de voir Winston et Maggie ensemble aussi, et surtout, ça vire à un moment auquel je ne m’attendais pas du tout après dix épisodes de relation à distance (enfin, sept techniquement, mais bon).

Toujours aussi parfait, Winston veut faire écouter quelque chose à Maggie plutôt que de l’écouter lui demander de rester auprès d’elle. Et c’est ainsi qu’en ouvrant sa boîte d’écouteurs, elle peut apercevoir une bague. Oui, oui, Winston la demande en mariage au beau milieu de la cour de l’hôpital, et ça n’a aucun sens et en même temps tant de sens. Ils vivent des choses horribles, ils sont poussés dans les extrêmes, ça accentue les sentiments. Et puis, on avait besoin d’une bonne nouvelle pour conclure cet épisode.

Maggie finit donc fiancée avec le type le plus parfait au monde pour elle, et je ne l’avais pas vu venir du tout, et la joie fonctionne vraiment énormément bien grâce à ça. Et ça fonctionnait aussi de voir Jo et Jackson qui continuent de coucher ensemble, d’ailleurs, ils ressemblent de plus en plus à un couple. La fin de l’épisode est en revanche réservée au cas de Meredith. Owen se rend ainsi chez elle pour parler à Zola et lui annoncer que Meredith peut enfin respirer par elle-même.

Quelle joie et quel bonheur de savoir que la série retrouve un peu d’espoir. Amelia peut enfin apprendre que Meredith respire, elle aussi, et elle se précipite aussitôt vers Linc tout en remerciant Owen, parce que les gestes barrières sont là. J’ai trouvé le geste à la fois anodin et parfait : sa première réaction est d’aller vers Linc, la page Owen est bien tournée et j’espère qu’elle le restera. Bon, Owen insiste pour dire que tout le mérite revient à Teddy et ça m’a fait lever les yeux au ciel, mais qu’Amelia fasse juste un câlin à Linc, c’est parfait. Tout simplement parfait, comme ce retour de Lexie et Mark parfaitement écrit.

Station 19 – S04E09


Épisode 9 – No One Is Alone – 20/20
La série confirme que son meilleur duo est capable de choses grandioses dans une intrigue qui est déprimante à souhait, pleine d’espoir en même temps, et parfaitement maîtrisée de bout en bout. Je ne pouvais espérer meilleur épisode que celui-ci pour commencer à régler le cliffhanger de la semaine dernière, ô combien problématique pour la continuité de la série.

Spoilers

Travis a surpris Theo et Vic en plein câlin, et il faut maintenant qu’il digère cette relation inattendue.


Will you marry me ? Yes.

Oula, c’est sans le moindre résumé ni avertissement qu’on se relance dans le cliffhanger de la semaine dernière, lorsque Travis découvrait que Theo et Vic étaient ensemble. Sans trop de surprise, il s’enfuit sans rien demander à qui que ce soit, mais Vic le poursuit pour tenter de lui expliquer la situation. Pas de chance pour elle, Travis refuse catégoriquement le dialogue.

En 2009, Theo et Travis étaient pourtant de bons amis qui entraînaient Michael ensemble. La nature de leur relation n’est pas bien claire toutefois, je pense que Travis et Michael en étaient encore à flirter en tant que recrues. D’ailleurs, c’est confirmé ensuite quand, en 2010, ils s’embrassent assez discrètement… mais que Theo, alors colocataire de Michael leur confirme qu’il entend tout et est bien au courant pour leur couple – très mignon, d’ailleurs ce couple. Tellement mignon qu’ils se font une demande en mariage en même temps et aaaaah ! C’était si chou, si cute, si parfait comme scène.

J’avais l’impression que je n’avais pas aimé Michael la dernière fois qu’on l’avait vu, mais l’avait-on déjà vu ? Je ne sais plus, en tout cas, c’était une bonne surprise ces scènes, avec Theo présent tout au long de cette relation. Et après six mois en tant que lieutenant, lorsque Theo apprend une promotion express venant de Ripley lui-même (aaaaah), le couple est tout heureux de célébrer cette victoire pour leur meilleur ami.

Travis et Theo ont vraiment une chouette relation aussi, avec Travis lui parlant de son père décédé et tout. C’est fou, ces trois amis sont trop cool, je veux un spin-off sur eux aussi. Ou une comédie sur le couple Travis/Michael, ça doit pouvoir marcher aussi, il y a juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants en tant que maris. Travis et Michael me font rire avec leur filtre à eau, mais bon, il faut que j’aille changer le mien, maintenant. C’est compliqué cette affaire quand on ne s’en sert pas tous les jours ; mais sachez que moi, c’est censé être chaque mois qu’on change mes filtres. M’enfin bon.

Ce qui est important, c’est que même si Travis est proche de Theo, il stresse de savoir que Theo est désormais son capitaine. Nous sommes alors en 2016, quelques mois avant le décès de Michael. Travis lui fait alors la promesse de ne jamais le remplacer, mais il s’agit surtout d’un moment d’humour. Qui précède de peu sa mort, donc.

Quand elle survient de manière brutale, Theo vient réconforter Travis… mais avant de lui avouer la vérité sur son erreur. Il a mal calculé l’orientation du vent, et il a demandé à Michael de faire une opération qui lui a coûté la vie. Oh quelle horreur ce genre de mauvais calcul avec une vie en jeu, surtout quand c’est celle de ton meilleur pote. Travis le vire de chez lui, et il ne lui reparle plus jamais – ou en tout cas, s’ils ont eu l’occasion de se croiser, on n’est pas au courant pour le moment.

De retour dans le présent, on découvre que Travis refuse franchement de parler à Vic, mais plusieurs jours d’affilée. Ils vivent ensemble, mais la série ne prend pas la peine de nous proposer la moindre scène dans cet appartement dont on ne sait rien, la caserne étant apparemment suffisante pour nous faire comprendre ce qu’il se passe. Ou plutôt ce qu’il ne se passe. Toute la caserne prend pourtant toujours son petit déjeuner ensemble, Travis n’est pas super subtil dans sa manière d’éviter Travis, mais personne ne voir rien.

En plus, le problème, c’est que Vic et Travis sont censés être meilleurs amis et vont vraiment bien ensemble, alors Maya continue de les faire travailler ensemble – car oui, Maya a repris le boulot apparemment. Il fallait bien que ça arrive un jour. Accessoirement, ils vivent ensemble aussi, mais Vic et Travis continuent de ne pas se parler pendant trois jours.

Dans les vestiaires, Vic tente désespérément d’en parler avec Travis, mais celui-ci n’a pas du tout envie de revenir encore sur le sujet. En fait, il lui explique que pour guérir plus vite et ne pas avoir de cicatrice persistante, il ne faut pas toucher à la cicatrice ; et il a bien envie de faire pareil avec le sujet sensible de Theo et Michael.

Pas de bol pour lui, le destin s’acharne toutefois en lui ramenant à nouveau dans les pattes le type qui avait fait une overdose trois jours plus tôt, dans sa voiture. De retour chez lui, il a promis d’arrêter la drogue, mais bien sûr, c’était sans compter sur sa meilleure amie qui lui donne une dernière dose, pour la route. Charlie, le type met un certain temps à se réveiller et sa pote, Libby, est assez insupportable avec Travis et Vic, leur assurant que c’était la dernière fois de Charlie avant qu’il n’aille en centre de désintox. Quel enfer.

Le problème, c’est que Travis n’arrête pas d’être insupportable avec Libby tout en soignant Charlie, et franchement, c’est non seulement désagréable, mais à la limite de l’erreur professionnelle : les pompiers ne sont pas là pour juger ce qu’il se passe. Vic fait ce qu’elle peut pour limiter les déclarations problématiques de Travis, ce qui n’est pas si simple, et le duo de pompier peut amener Charlie de toute urgence à l’hôpital.

Bien sûr, dans le camion, Charlie se réveille histoire d’enfoncer son cas en confirmant qu’il n’en est pas à sa première overdose (c’est même la troisième, apprend-on quand il arrive à l’hôpital) et d’apprendre que Travis s’est occupé de lui. Quand il le prend pour le pompier dont il a écrasé le pied, Travis répond que ce n’est pas lui, mais le copain de sa partenaire.

C’est l’occasion pour Vic d’enfin lui expliquer tout ce qu’il s’est passé ; en s’expliquant avec le patient. Heureusement, ils se débarrassent de ce patient pour enfin avoir une vraie conversation – qui tourne à l’engueulade, mais l’important c’est que ça sorte et qu’ils parlent du problème.

Pas de bol pour eux, Libby fait ensuite une overdose alors qu’ils n’avaient pas vraiment atteint une conclusion à leur problème. Cela me paraissait une bien mauvaise idée de la laisser seule dans l’appartement. Celle-ci parvient heureusement à se réveiller quand Vic et Travis arrivent la sauver,et on comprend ainsi que la série veut juste revenir sur la nature de meilleurs amis de Vic et Travis à travers celle de Charlie et Libby.

En la déposant à l’hôpital, ils tombent sur Emmett qui, bien que toujours ami avec Travis, prend clairement la défense de Vic. Et il a bien raison, parce que j’admire Vic qui s’empêche de revoir Théo juste pour un meilleur ami qui continue de lui faire la gueule pendant trois jours sans chercher à la comprendre ou à savoir ce qu’il se passe. Je n’ai bien sûr jamais été dans cette situation, c’est donc facile pour moi de juger, je ne sais pas du tout ce que je ferais, hein, mais j’espère que je serais un peu plus ouvert que ne l’est Travis.

Heureusement, Emmett fait remarquer à Travis qu’il n’a pas l’air très humain sur ce coup-là. Il est temps de laisser aller certaines choses, et ça fait plaisir de voir Emmett si mature sur la question quand ce n’est pas la maturité qui l’étouffait la dernière fois. Quand ils repartent de l’hôpital, Vic tente alors un nouveau sujet de conversation, puisque Travis ne veut pas parler de Theo. Seulement voilà, parler du crush de Travis pour Emmett, ce n’est pas idéal non plus.

Les voilà donc tous les deux partis pour une engueulade à couper le souffle, vraiment, et c’est pour cela que j’ai mis un 20 à l’épisode, parce que j’adore ces deux acteurs, ces deux personnages, et vraiment, je ne pensais être autant investis dans une engueulade, mais je buvais leurs paroles et les gestes insensés de Travis pour se débarrasser de sa colère.

En plus les choses qui sont balancées d’un côté comme de l’autre sont violentes, avec Vic accusant Travis d’être accro à sa rage et de n’avoir jamais quitté la phase de colère dans le deuil de son mari. Travis lui reproche alors d’avoir oublié trop vite son fiancé. Eh ! Pas touche à Ripley ! En quatre ans, il n’a toujours pas réussi à oublier Michael – ce qui est un peu gros parce qu’on l’a vu l’oublier parfois, mais parfois non – et il considère bien ça normal, même si Vic lui explique qu’elle cherche juste à retrouver quelqu’un dont elle pourra être aussi proche que Ripley. Oh.

Au moins, ils en arrivent enfin au vrai sujet de conversation qu’il faut avoir : le deuil de Michael qui continue encore et encore, alors que Vic a réussi progressivement à avancer vers autre chose. C’est joliment écrit parce que ça titille toutes les cordes sensibles qu’il faut pour ces deux personnages. Les scénaristes ont eu une belle idée sur ce coup-là. Je trouvais gros que Vic ne connaisse pas le nom de Theo, mais comme de toute évidence Travis n’a plus jamais parlé à Theo, ou de Theo, c’est bien logique.

Et puis, une fois de plus, Vic est tellement parfaite, à souligner qu’elle a pensé immédiatement à Travis en apprenant qui était Theo ! C’est triste de voir que Travis n’est pas capable de penser à elle de la même manière… Si au milieu de cette rue, personne n’interrompt ces pompiers qui s’engueulent, bon, il y a heureusement une alerte médicale qui les détourne de cette dispute en pleine impasse. Cette nouvelle alerte est assez flippante puisqu’il s’agit de Libby, et elle est décédée dans un parc. Euh ? Comment a-t-elle pu quitter l’hôpital si vite ?

L’avantage, c’est qu’après tout ça, Travis reconnaît enfin auprès de Vic qu’elle a raison et qu’il est accro à la rage et la furie qu’il a dans son deuil. Et il s’excuse même d’avoir parlé de Ripley, ce qui est un bon début, ma foi. Enfin, il ne s’excuse pas vraiment, il dit juste qu’il n’aurait pas dû en parler. C’est déjà ça. Après une dispute à couper le souffle, Travis et Vic en arrivent donc enfin à un stade où ils peuvent parler… mais ils sont interrompus par une nouvelle alerte.

Il s’agit à nouveau de Charlie qui, après avoir découvert la mort de Libby, est dans un sale état. Pour une fois, il ne fait pas une overdose cependant. Cela permet aux deux pompiers de lui expliquer qu’il est vraiment important de faire son adieu à Libby, en lui téléphonant comme ils le faisaient à chaque fois qu’ils envisageaient une détox ensemble.

Bien sûr, en parallèle et en trois jours, Theo a commencé à prendre ses habitudes dans la caserne. Il parle ainsi pas mal avec Jack, qui n’a aucune idée d’être en train de sympathiser avec l’ennemi. Il a d’autres problèmes à gérer, avec Marcus qui stresse pour Jack chaque fois qu’il voit un camion de pompiers dans la rue. Jack finit toutefois par découvrir la vérité quand Theo lui balance tout de manière un brin brutale.

Je le comprends en même temps, Jack est lourd avec lui sur la relation qu’il pense qu’il entretient avec Vic, franchement. N’empêche cette caserne est bien à la ramasse s’ils ne se sont rendus compte de rien. Une fois que la vérité est sortie, les deux hommes peuvent aborder le sujet pendant un petit entraînement et je trouve ça surprenant de voir Jack si sympathique avec Theo.

Ce dernier peut même le conseiller pour Marcus et l’aider à le rassurer avec une vidéo, ce qui permet d’avancer un peu sur l’intrigue Jack, même si ce n’est pas l’idée de base de l’épisode. L’idée de base, c’est de faire en sorte de révéler ensuite que Jack est celui qui a tué Vasquez l’an dernier – et bien sûr, Theo et Vasquez étaient potes eux aussi. Theo est toutefois capable de ne pas en vouloir à Jack pour ça, il est bien placé pour connaître ce boulot…

Theo tombe alors sur Vic qui sort de la douche, et il lui souligne que ça y est, il a compris qui elle était par rapport à Ripley. Vic découvre alors que Theo connaissait Ripley, ce qui était bien logique comme c’était leur boss à tous. Theo fait un petit éloge de Ripley, en plus, histoire d’être encore plus craquant : c’est Ripley qui a fait en sorte de le promouvoir rapidement, puis qui a tenté de le convaincre de ne pas rétrograder malgré l’accident arrivé avec Michael. Bien sûr, ils sont à nouveau interrompus par l’arrivée de Travis. Au moins, cette fois, ils ne sont pas en train de se faire un câlin.

Travis en profite alors pour raconter le passé horrible à Vic, et la relation que Michael avait avec Theo. Les deux meilleurs amis que sont Vic et Travis sont alors capables de se retrouver autour d’une bonne blague, et c’est déjà ça de pris. Leur rire faisait du bien. Le flashback avec l’arrivée de Vic pour la toute première fois à la caserne est très sympathique également pour nous montrer l’étendue de cette relation, d’où elle vient et où elle en est. J’espère qu’ils réussiront à se retrouver vraiment comme avant, et que Travis pardonnera à Theo.

D’ailleurs, la fin d’épisode est alors parfaitement atroce : comme Charlie plus tôt avec Libby, Travis décide de dire au revoir à Michael en lui passant un coup de fil. L’acteur est suffisamment exceptionnel pour que ça passe à merveille comme scène. Un excellent épisode, donc.