Station 19 – S04E12


Épisode 12 – Get Up, Stand Up – 20/20
C’est un épisode important à voir (et revoir, je pense), même s’il a probablement quelques défauts et qu’il ne peut pas tout dire en 42 minutes, parce qu’il traite d’un sujet qui nous concerne tous. Je n’ai pas grand-chose à en dire et je suis mal placé pour une critique, alors c’était un exercice délicat d’écrire l’article. Regardez l’épisode, même si vous ne regardez pas la série. Vraiment.

Spoilers

La caserne est confrontée à la mort de George Floyd, comme le reste de la société américaine


A lot of people are waking up now.

Après le final de la semaine dernière, je ne voulais pas me précipiter sur cet épisode et prendre le temps d’avoir vraiment le temps (oui, oui) pour le regarder. Je sais qu’il va être lourd à regarder, et qu’il est important ; surtout cette semaine. Je veux dire, le procès du meurtre de George Floyd vient d’avoir lieu et de reconnaître son meurtrier comme… ben comme un meurtrier, justement ; alors l’intrigue qui va traiter tout ça va être importante aussi.

Et même si le début d’épisode nous montre les pompiers en train de combattre un incendie, on en arrive très vite à George Floyd. Je suis surpris, d’ailleurs, parce que je pensais franchement que l’idée était d’aborder un événement fictif similaire, étant donné le calendrier où les personnages en sont pour certaines séries à se faire vacciner et pour celle-ci à gérer plutôt bien les protocoles et déconfinement… mais finalement non, nous sommes bien au début de l’épidémie dans la série.

Nous en revoilà donc à l’an dernier lorsque le monde a découvert ce qu’il s’était passé avec George Floyd – des flics le tuant en l’empêchant de respirer pendant plusieurs minutes. Bien sûr, tout le monde a été bouleversé par la révélation qui fut une goutte de sang faisant déborder un vase plein depuis bien trop longtemps, et c’est le cas aussi pour nos personnages.

Maya fait donc le choix d’appeler la psy de la caserne, Diane, comme lorsque la caserne est confrontée à un décès. Elle prend la décision de traiter l’événement comme une tragédie personnelle pour tous les pompiers, et je trouve que c’est une excellente idée, parce que beaucoup de personnes auraient eu besoin d’un psy à l’époque où cela est arrivé. Je n’aime pas trop les épisodes très bavards du genre, surtout dans cette série, mais c’est une excellente idée, c’est tout.

Je ne peux pas trop le dire autrement. On repart donc sur le même schéma que lors de la dernière visite de cette psy, et elle tombe bien pour que les scénaristes nous rappellent qu’ils ont déjà commencé à nous faire faire ce travail avant George Floyd. C’est important de le souligner, après tout, ils sont sur une grande chaîne à une heure de grande écoute et ils nous mettaient en garde sur les dérapages policiers depuis un moment, notamment à travers les intrigues concernant Ben et Miranda.

C’est assez efficace de nous le rappeler par touche comme ils le font, avant d’avoir Ben qui se confie sur sa peur – et notamment la peur qu’il a vis-à-vis de ce qui pourrait arriver à ses adolescents à la maison ou à sa femme. Vraiment, c’est efficace.

Diane est là pour l’aider, heureusement. Elle est aussi là pour Maya, parce qu’elle sent bien que Maya a quelque chose à lui raconter. Malgré le soutien parfait de Carina, Maya est en plein deuil aussi : sa caserne est confrontée aux mêmes problèmes que le reste de la société après tout. C’est très prenant… mais clairement pas autant que Travis.

Il n’a pas envie de parler à Diane, mais celle-ci le force à parler malgré tout. Il lui assure vouloir laisser les pompiers noirs lui parler avant, mais comme personne n’attend devant son bureau, il est bien normal pour la psy de le faire parler un peu. Et Travis a énormément de rancœur et de haine en lui aussi, parce qu’il est métis avec des racines asiatiques et que les asiatiques aussi sont agressés en permanence dans une société raciste.

Le truc, c’est que c’est totalement invisibilisé dans la société, absolument partout, et ça l’est encore malgré le covid ayant fait tomber bien des masques chez des gens refusant pourtant de le porter. La scène est si importante qu’elle mérite d’être revue et passée en boucle un peu partout, je crois. On voit la mère de Travis réagir par une crise de larmes après des insultes, et ce n’est pas le plus prenant. Les mots sont excellents dans cette scène et Diane rappelle justement que tout ça n’est pas un concours de la communauté la plus attaquée, la plus légitime à se plaindre. Ce qu’il se passe est horrible et ne permet pas assez de cohabiter. On nous l’avait déjà fait sentir lors des scènes de train de Carina et Andrew il y a quelques épisodes… Il est temps de prendre conscience de tout ça et s’améliorer, collectivement, mais aussi individuellement.

C’est ensuite au tour d’Andy de se rendre voir Diane, et j’ai adoré sa demande d’aller marcher quelques minutes avec la psy pour traiter vraiment de ce qu’elle a sur le cœur – et qui se résume finalement au fait qu’elle soit white passing et culpabilise d’avoir mis tant de temps à voir l’évidence, d’avoir eu besoin d’un mari noir pour prendre conscience de beaucoup de choses.

Après ça, Vic se rend également voir Diane avec une question étonnante : elle veut savoir comment on devient psy au cas où il lui arriverait quelque chose en intervention – ou au cas où elle irait manifester et se ferait virer. Oui, en parallèle, Travis s’interroge sur leur nécessité de se rendre ou non en manifestation à Seattle avec les autres… mais ce n’est pas trop recommandé pour les pompiers. En service, c’est impossible ; en-dehors du service, cela reste des manifestations anti-policières et ils font partie du même système que les policiers officiellement.

Pourtant, en tant qu’individus, ils ont bien envie de manifester, surtout quand ils voient Dixon en faire des caisses en s’agenouillant à la télévision, pour faire bien, devant des flics noirs qui restent bien gentiment debout derrière, en plus. Pas étonnant que Sullivan s’énerve en cachette dans le début de cet épisode… et pas étonnant que Vic envisage sérieusement de balancer une brique sur la porte en verre d’un commissariat.

Vic est clairement un excellent personnage encore dans cet épisode, elle nous rappelle l’importance de parler de tout ça, encore et encore. Et elle explique bien le problème de l’hypocrisie derrière la culpabilité de ses amis blancs. Tout comme Diane l’a souligné à Andy, notre confort – en tant que blanc – est passé avant bien trop de choses et a empêché des prises de conscience bien plus tôt, alors il faut le laisser tomber.

C’est intéressant de revenir sur ce sujet ensuite avec le personnage de Jack. On le voit très bien grâce à lui qui a peur de parler à Dean, ou à n’importe qui d’ailleurs, par peur de dire les mauvaises choses, ce qu’il fait immédiatement avec Diane. Elle le remet à sa place, lui rappelle ses privilèges malgré son passé difficile – parce qu’il a fait face à un passé difficile avec malgré tout plus de privilèges que les amis noirs qu’il avait dans ce passé. C’est aussi l’occasion d’un discours bien senti sur la société américaine et tout ce qui déconne dans le système judiciaire américain.

Alors, Jack a peur de parler ? Il n’a qu’à écouter, ça lui évitera des faux pas. C’est fou quand même, il y a eu une prise de conscience en France, mais elle n’a pas atteint l’impact que l’on voit sur la société américaine et que l’on voit particulièrement dans les séries en ce qui me concerne, puisque je suis fan de série. Forcément.

Sullivan est particulièrement affecté lui aussi, et il évacue sa rage dans des coups, comme il peut. Il envoie balader Andy un certain nombre de fois, avant de se laisser convaincre par un père dépassé qu’il est important pour ses enfants, noirs, de voir que des gens en uniforme peuvent être noirs, et peuvent être des gens bien, aussi. Ils sont terrifiés après tout – et c’est bien pour eux de voir Sullivan, Dean et Ben dans la caserne.

Dean entend tout ça et il décroche de loin la palme de la scène la plus horrible à regarder de l’épisode, et ce n’est pas rien dans un épisode si intense. Bon, ce n’est pas un concours, mais sa scène avec Diane ? Pas un mot échangé pendant un long moment, un long silence, des larmes, un merci. Le silence est plus pesant que les mots, c’est tout. Et encore une fois, je vois tout ça en étant bien en-dehors des vrais sentiments que ressentent ces personnages, parce que je n’ai jamais connu tout ça. Il est important d’écouter, mais en définitive, mais que peut-on dire face à tout ça ?

Ben est bien silencieux aussi avec les enfants et la tante, mais c’est parce qu’il a peur aussi, toujours, et parce que ses enfants veulent aller manifester eux aussi. Difficile choix, franchement. Sullivan résume bien la situation aussi quand il est face à Diane, à rappeler ce qui a rendu différent le meurtre de George Floyd – sa longueur – par rapport à tant d’autres meurtres ayant eu lieu aussi. Et pour une fois, j’ai aimé son personnage confiant à Andy qu’il se sent bête d’avoir voulu à l’encontre du procès lancé par Dean, pour une fois que quelque chose est fait. Il n’est jamais trop tard pour grandir.

Et c’est aussi la conclusion à laquelle arrive Maya, parce qu’elle sent bien qu’elle veut aller manifester elle aussi, et qu’elle veut que sa caserne puisse le faire indépendamment de ce qu’en penserait la police. Elle finit ainsi par leur donner l’autorisation de le faire et la fin d’épisode est très prenante, avec l’ensemble du casting – y compris les enfants de Ben – allant manifester ensemble, comme une grande famille.

C’était sacrément efficace, et suivi d’un message nous informant que la paie de scénariste de cet épisode était allée à « Color of Change Education Fund » alors que l’épisode avait été lui-même enrichi par les expériences des acteurs et du reste de l’équipe de tournage. Terrible.

 

 

The Rookie – S03E11

Épisode 11 – New Blood – 19/20
Je ne sais pas ce que j’avais pour ce lundi, mais j’ai vraiment passé une excellente soirée devant mes séries et je n’ai que peu à redire sur les épisodes vus. Pour celui-ci, vraiment, il m’a pris par surprise parce qu’il est tout classique dans son écriture, mais je me suis laissé embarquer parce qu’il proposait, avec même une part de stress qui m’a scotché à l’écran. Je deviens trop bon public, définitivement.

Spoilers

De nouvelles recrues arrivent au commissariat alors que la prof de John reçoit des menaces et demande l’aide de la police.


Come teach this bitch a lesson.

Greg Grunberg ! La série nous introduit de nouveaux bleus, c’est trop génial ! Bon, nos bleus d’origine ont la bonne idée d’accueillir les nouveaux en se présentant, mais les nouveaux ne donnent pas leur nom. On a donc un Larry Macer et une Katy Barnes (Katy M O’Brian, qui enchaînent les petits rôles dans plein de séries aussi). Soit. Ils se présentent à peine lors d’une réunion matinale que Larry est directement viré du programme malheureusement. J’aurais bien aimé voir l’acteur rester, mais en bon gaffeur, le voilà qui utilise par accident son flingue en pleine réunion matinale et se fait virer aussitôt. Une légende ce type.

Barnes, elle, se retrouve à devoir être formée par Tim. Yep, ça simplifie la vie pour les scénaristes, il n’y a plus qu’un tuteur disponible après tout. Tim ne change pas trop sa manière d’enseigner et nous refait la même scène qu’avec Lucy. Par contre, sa nouvelle élève est hyper confiante et experte en arme… Et pour cause, c’est une ancienne militaire, ce qu’il ne tarde pas à déduire par lui-même.

Comme Barnes l’appelle en permanence « Sir » et paraît très stressée, Tim décide de la déstabiliser en l’emmenant boire un café. Il se rend donc au food truck, comme toujours, et Lucy l’y aperçoit en train de lui faire de jolies faveurs : il paie le café et la laisse conduire par exemple. Après un an à se plaindre, Lucy est heureuse de voir Tim s’acharner sur quelqu’un d’autre, et j’ai aimé voir West la remettre à sa place.

Cela dit, elle n’a pas tort Lucy quand elle souligne qu’il est trop gentil avec Barnes avant de se retourner brutalement contre elle bientôt. En attendant, Barnes est très confiante en elle et est sûre qu’elle pourra vite s’ajuster à devenir policière. Pour le déterminer, il faut toutefois la voir en action, même s’il est chouette de voir qu’elle connaît toutes ses leçons par cœur, comme tous les bleus.

Il est toutefois compliqué pour elle de se montrer pro-active et de prendre des décisions, mais elle ne fait pas d’erreur. En fait, elle est même plutôt impressionnante avec un tir en ricochet pour arrêter un suspect et des connaissances médicales qui sont efficaces.

Par contre, Lucy qui est aussi sur le lieu de l’intervention, toujours avec West, continue d’être jalouse. Je n’arrive pas à savoir si j’aime cette Barnes pour l’instant, mais ça fait un changement intéressant pour Tim et pour la série d’avoir ce duo. Elle reste avant tout une militaire qui a besoin d’un réajustement. Tim l’emmène donc dans un parc pour la ramener à la réalité.

C’est une très jolie scène pour traiter d’un possible PTSD, avec Tim la forçant à prendre conscience qu’elle est de retour à la maison et plus dans un pays hostile. Elle doit arrêter de voir les menaces partout et Tim se montre tout calme avec elle, c’est mignon. J’ai aimé le voir lui donner le conseil de respirer et profiter de l’instant pour devenir une bonne policière.

Même si elle est jalouse de Barnes et du traitement de faveur que Tim lui donne, Lucy a aussi d’autres problèmes dans l’épisode. Elle prend soin de Tamara, comme d’habitude, et j’aime vraiment bien cette relation qui s’est créée entre elle. Cela fonctionne vraiment bien, je trouve, que ce soit quand elles prennent un café avec West en début d’épisode, ou quand elles s’appellent le soir parce que Tamara a besoin que Lucy vienne la chercher chez son cousin la virant de chez elle.

Il n’en faut pas plus pour que Tamara devienne la troisième colocataire de l’appartement de Lucy et Tim en attendant d’avoir son propre lieu d’habitation d’ici deux mois. La saison sera terminée à ce stade, mais j’ai aimé voir Lucy être mi-flic, mi-vie perso dans cet épisode, ça montre bien sa progression, je trouve. Par contre, on nous proposait vraiment ces scènes histoire de combler l’épisode.

Ce n’est pas pire que ce qui est donné à Nyla dans cet épisode : elle se retrouve draguée par James, le fameux type qui cherche à sauver son quartier de tous les maux et le fait mieux que les flics. Celui-ci apprécie l’aide de Nyla pour des cours du soir de self-defense, sauf qu’il n’est pas bien doué face à elle. Déjà, il se trompe de date sur ses flyers et ensuite, il ne fait pas le poids face à une flic surentraînée, forcée d’être là par John qui l’a carrément mise face au fait accompli.

Cette mini-intrigue se termine par James demandant un rencard à Nyla, avec l’aide de l’adolescent sur le spectre de l’autisme qui l’aide vraiment bien à la convaincre qu’elle peut lui accorder ce rencard même si elle voit déjà le père d’un enfant de l’école de la musique. Je suis un peu déçu parce que j’aimais bien le couple qu’elle pourrait former avec, et là, je ne vois pas l’intérêt de multiplier les ships pour elle. On va dire que ça colle un peu à la réalité, mais bon.

Pour évacuer enfin la dernière intrigue secondaire, il faut revenir sur Angela qui n’a plus rien d’une flic dans cet épisode, puisqu’on ne se concentre que sur sa vie perso. Pourquoi pas. Patrice est donc la mère de Wesley, je n’avais pas capté ça comme ça ! On continue donc sur la préparation du mariage et c’est n’importe quoi cette intrigue, mais elle est bien drôle. Patrice veut tout gérer du mariage, y compris l’emplacement du mariage. Ils ne savent pas comment la contredire alors ils font appel à Tim pour être un arbitre neutre.

Il est ravi d’être là et de faire le messager entre Angela et sa belle-mère. Finalement, ces deux-là trouvent un terrain d’entente entre elles, simplement en parlant et en se mettant d’accord sur le fait qu’il s’agit du mariage d’Angela. La belle-mère voulait aider, pas être trop envahissante. OK, tout ça pour ça, c’était bizarre. Je suis pour les intrigues personnelles pour ces personnages car je n’aime pas quand c’est trop procédural… mais là, ça tombait comme un cheveu sur la soupe ? Clairement, c’était sympa, mais je n’ai pas compris ce que ça faisait là. Non, je ne suis jamais content. Et alors ?

La dernière intrigue de l’épisode est aussi la plus envahissante, et la plus prenante : Fiona, la prof de John, débarque au commissariat une fois de plus, pour parler directement à Gray. J’ai trouvé ça un peu abusé qu’elle ne passe pas par le guichet, mais bon, soit. Elle lui explique rapidement qu’elle reçoit de nombreuses menaces depuis quelques jours, à cause de son livre et du fait qu’elle soit une voix importante pour le changement du système policier.

Elle a plein d’ennemis, donc, mais il ne s’agit finalement que d’un simple stalker que John et Nyla ne mettent pas longtemps à trouver. Il est un ancien élève de Fiona, persuadé qu’elle est amoureuse de lui parce qu’elle lui a mis un F pour attirer son attention. Aha. L’idée était marrante, par contre, le coup de James et Fiona qui empêchent John et Nyla de regarder l’appareil photo de l’étudiant tant qu’ils n’ont pas un mandat, c’était lourd.

Bien sûr, il y a des lois et des règles, mais en vrai, si je n’ai rien à me reprocher, je préfère encore confier mon appareil photo et rentrer chez moi plutôt que finir au commissariat, hein. Après, rien n’empêchait Andy, l’étudiant, de le faire, je sais. En tout cas, il n’y a pas de vraie menace contre la prof, donc il est libéré avec un avertissement donné par John.

Malheureusement, la vie de Fiona ne va pas rester calme pour autant. Le soir même, à la fin de son cours, elle se rend compte que son adresse, sa plaque d’immatriculation et son numéro de téléphone ont été mis en ligne avec un message appelant à venir lui donner une leçon. Flippant, surtout pour une prof qui faisait en sorte de bien garder confidentielles ces différentes informations.

Cela inquiète particulièrement John qui la raccompagne à sa voiture, puis lui propose carrément de la conduire chez elle. Elle refuse, mais bien sûr, Nolan se pointe donc à son adresse, pour faire une planque où il découvre qu’en plus, sa prof invite dans un live Instagram à venir s’attaquer à elle. Euh… Dire qu’on n’a pas peur, à la rigueur, OK, mais le reste ? Trop bizarre comme attitude.

Toujours inquiet, et à raison, John se présente donc à la porte de chez sa prof. Elle est blasée de le voir se présenter chez elle comme ça et elle le renvoie donc chez lui, assez sèchement. Ce n’est pas exactement comme ça qu’il décide de faire les choses : il reste donc devant chez elle comme un bon stalker… et elle finit par venir s’excuser de son comportement, parce qu’elle est stressée, et lui offrir du café. Ben oui, bien sûr.

Fiona demande alors à Nolan de lui raconter sa vie, et notamment sa relation avec son fils, sentant bien qu’il a un conflit en lui. C’est effectivement le cas puisqu’Henry est en ville, mais réside à l’hôtel avec sa fiancée, un hôtel payé par sa boîte. Ce n’était pas exactement le futur que John envisageait pour son fils, et Fiona lui donne donc le conseil de simplement laisser les choses se faire parce que son fils a tout de même un bon job et qu’il pourra toujours passer un diplôme plus tard.

C’est simple dis-donc. Fiona et John passent en tout cas un bon moment dans cette voiture, et je suis à deux doigts d’appeler ça un rencard. De toute manière, il est encore chez sa prof le lendemain matin, et cette fois carrément à l’intérieur de la maison, ça en dit long. Bien sûr, le personnage de Fiona a un passé compliqué et relié à l’histoire du racisme systémique aux Etats-Unis, avec une bavure policière dont je n’avais ma foi jamais entendu parler – et qui n’est probablement pas reconnue comme telle. J’ai trouvé ça intéressant comme manière d’en apprendre plus sur cet événement, même si une fois de plus, la série ne fait pas dans la subtilité.

Fiona peut alors commencer sa journée de travail, avec John la suivant encore, malgré son absence de sommeil. Il se rend alors compte que deux voitures d’un groupe extrémiste raciste se place entre sa voiture et celle de Fiona. Il la prévient, prévient le central et intervient lorsqu’il en a l’occasion à un feu rouge en rentrant dans une voiture, avec la sienne. Arf, l’assurance, j’ai mal pour lui et sa voiture qui prend cher en permanence.

Tout ça tourne à l’énorme fusillade quand il arrête un homme, le menotte à la voiture et se rend dans l’habitacle pour récupérer son arme, juste à temps. Lucy et West arrivent à leur tour et protègent les arrières de Nolan alors que Fiona essaie de s’enfuir. Pas de bol, un troisième pick-up lui barre la route et des hommes armés lui demandent de sortir – avant d’être surpris par Lucy et West.

Fiona a la présence d’esprit de se cacher sous sa voiture dès qu’elle en a l’occasion, heureusement, parce que les hommes ne lâchent rien. Elle s’enfuit à pied, et un homme la poursuit sur plusieurs mètres et rues, tout de même. Heureusement, Barnes a la bonne idée de contourner la fusillade pour prendre à revers ses « ennemis », qui sont juste des suspects, pourtant. Elle a du mal à ajuster sa vision des choses… et moi j’ai trouvé ça un peu abusé.

Ben oui, il n’empêche que Fiona est toujours en train de courir pour sa vie et eux ils attendent juste derrière une benne à ordures pour faire tomber son agresseur, ayant possiblement l’intention de la tuer. Heureusement qu’elle est sportive, parce que ça aurait pu vite mal tourner d’attendre comme ça. Fiona finit donc en vie, mais elle ne va vraiment pas bien de voir qu’on a essayé de la tuer. Je voulais le préciser, parce que Nolan lui demande si elle va bien.

Allez, embrassez-vous, c’est bon on a compris. Il finit par lui donner des conseils pour gérer son trauma et elle continue de lui faire de l’humour sur leur prochain rendez-vous en classe lorsqu’elle monte finalement dans une voiture avec des gardes du corps pour la protéger. Elle aussi elle doit s’ajuster à sa nouvelle vie, comme Barnes.

À ce sujet, Tim est excellent à expliquer à Lucy comment il enseigne différemment selon les recrues. Lucy avait besoin de voir le danger dans le monde, alors que Barnes est plutôt du genre à avoir besoin de douceur. Il termine par un petit compliment qui satisfait beaucoup trop Lucy. Elle m’a fait tellement rire, j’aime vraiment ce personnage… par contre, Barnes, je n’aurai pas à savoir quoi en penser finalement : elle annonce à Tim qu’elle ne veut plus être flic.

Je dois dire que je m’y attendais depuis la scène où elle a la bonne idée de contourner la fusillade : on voit que les chiens qui aboient et les bruits de fusillade la perturbent. Elle veut réapprendre à vivre sans penser que tout peut être un danger, et c’est bien compréhensible. Tim insiste tout de même pour lui laisser la porte ouverte, puisque son diplôme de l’académie est valable trois ans.

La fin d’épisode revient aussi sur la vie perso de John. Il explique à son fils qu’il n’était pas trop heureux de le voir quitter l’université à l’origine, mais qu’il s’y est fait. Henry a alors un malaise parfaitement inattendu qui sert de cliffhanger à cet épisode, et clairement, ça pue un peu pour son avenir professionnel, ça.

Grey’s Anatomy – S17E12

Épisode 12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.

Spoilers

En plus de l’épidémie de coronavirus, les médecins de l’hôpital voient affluer aux urgences des patients blessés lors de manifestations du mouvement Black Lives Matter.


Cette épisode fait suite au cliffhanger de son spin-off :

Station 19 – S04E11

Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très…


What would Meredith Grey do?

Après le choc du cliffhanger de Station 19, j’ai fait une petite pause dans les séries. Je reprends bien sûr avec Grey’s anatomy qui aborde à son tour le problème de George Floyd, sous la forme de la fiction. Seattle s’embrase donc après ce qu’il vient d’arriver à Minneapolis : un homme s’est fait tuer par des policiers, qui l’ont étouffé jusqu’à ce qu’il meure.

Il y a des protestations qui éclatent dans tout le pays, et en ville aussi, comme Jackson le voit en faisant son jogging, alors qu’un couvre-feu est installé à Seattle. Richard, qui vit mal tout ce qu’il se passe, décide ainsi d’envoyer un mail aux médecins pour qu’ils prennent le temps de s’en remettre si besoin avant de lui-même aller en ville pour manifester.

Si Jackson met son masque pour faire un jogging, il ne le met pas sur le parking de l’hôpital avec sa mère. Allez comprendre. Il est arrêté en chemin par Cormac et ses garçons, parce que Cormac est blessé au crâne. Il est allé protester avec ses fils en ville, et ça a mal tourné lorsqu’une contre-protestation est arrivée de la part de nazis (c’est en tout cas le mot employé par Cormac, et il est difficile de lui en vouloir).

Jackson le soigne, sans se douter qu’il s’agit du premier patient d’une longue série. Richard arrive à son tour du centre-ville avec une patiente. Elle a été blessée par un flic, elle, si j’ai bien suivi, et c’est d’autant plus choquant qu’il s’agit d’une femme d’un âge assez avancé. Jackson et Richard s’en occupent ensemble, et c’est donc l’occasion pour eux de parler de tout ce qu’il se passe en ville et de cette patiente qui semble retrouver sa jeunesse grâce à cette manifestation.

Jackson en profite pour avouer qu’il n’a jamais été participer à la moindre manifestation, parce qu’il avait toujours une raison de ne pas y aller et parce que signer un chèque était bien plus pratique que d’aller manifester. Et plus rapide aussi.

La patiente finit donc par être sauvée par nos médecins, avant d’assurer qu’elle en a vu d’autres, cicatrices à l’appui. Richard, qui se révèle être un habitué des manifestations dans cet épisode après 17 ans parce que pourquoi pas ?, essaie d’entrer en compétition avec elle, mais il est difficile d’entrer en compétition avec une femme qui était là lors d’une manifestation de Martin Luther King.

Tout cela finit par énerver Jackson qui décide d’aller confronter sa mère pour savoir pourquoi eux n’ont pas de cicatrice. Il a l’impression que la fondation a beau faire du bien, elle ne change pas grand-chose au monde. Mouais. Quand même, le monde a changé, et ça se voit rien qu’entre le pilot et cet épisode, alors Jackson paraît juste être en pleine crise de la quarantaine, et ça ne lui va pas si bien que ça, franchement. Je n’ai pas trop accroché au personnage de Jackson dans cette scène.

Sa colère est une bonne chose, mais je la trouve mal placée. Pourquoi s’en prendre à sa mère ? Il finit par lui demander si c’est vraiment une mauvaise chose de ressembler à son père, avant de vouloir quitter l’hôpital à pied en plein couvre-feu. Ce n’est pas la meilleure des idées, mais le cliffhanger le voit monter dans sa voiture pour onze heures de route. J’imagine qu’il retourne donc voir son père ? Humph.

Maggie stresse énormément dans cet épisode, mais elle a de bonnes raisons pour une fois : Winston est en train de traverser le pays en voiture pour elle, au beau milieu d’une pandémie et d’une révolution menée par le mouvement Black Lives Matter. Je peux comprendre sa peur, pour une fois. Elle envisage donc de prendre un appartement avec lui, et elle n’est pas heureuse d’apprendre qu’il en accepte un sans son avis, juste pour ne pas finir à l’hôtel.

Ces soucis s’envolent rapidement toutefois lorsque Winston est confronté à un contrôle de police. Une voiture de police lui demande en effet de se garer pour ce contrôle, et ça les fait stresser tous les deux. Difficile de ne pas être terrifié dans ces conditions, surtout quand elle n’entend plus rien (pourquoi a-t-il coupé le micro ?) et que le policier demande à Winston d’arrêter l’appel, sans la moindre raison. Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix face à deux flics et un chien. Les pauvres, franchement.

Maggie passe vraiment une journée de merde, avec un patient qui est en arrêt cardiaque à ce moment. Elle doit prioriser le patient, mais laisse tout de même son téléphone à une interne pour que les flics sachent bien que quelqu’un s’inquiète vraiment pour lui, même s’il est seul dans sa voiture. Sa crise d’angoisse n’est pas près de s’arrêter : elle passe vingt minutes à continuer de l’appeler en vain, tout en sauvant la vie du patient.

Quand elle l’appelle en renfort, Richard accepte de prendre son téléphone pour continuer de vérifier si Winston va bien en l’appelant en boucle ; alors que Maggie doit continuer de sauver la vie de son patient. Et quand Richard parvient enfin à joindre Winston, il lui passe aussitôt Maggie. Winston lui confie qu’il ne va pas bien, et je le comprends : les flics l’ont forcé à descendre de la voiture et ont tout inspecté de ses affaires, le forçant à tout déballer au bord de la route, sans rien remettre en ordre ensuite, c’est évident.

Maggie fait ce qu’elle peut pour le réconforter, mais que voulez-vous dire ou faire à distance face à une telle injustice ? Déjà que j’adorais Winston, cet épisode en rajoute une couche, honnêtement. Le vrai problème, c’est que je suis sûr que ce genre de choses a pu vraiment arriver au cours du printemps dernier quand tout s’est embrasé, et ce genre de situation, c’est vraiment ce qui donne envie que tout s’embrase.

Et ce qui paraissait être le plus fou, à savoir que toutes les personnes blessées sont pressées de retourner manifester, paraît soudainement être la seule chose à faire. Les fils de Cormac veulent donc y retourner pour être une partie du changement, et ça choque un peu Jo de voir que le père interdit à ses enfants de manifester… même si elle comprend bien son point de vue. Il est carrément stressant et flippant d’aller manifester devant les flics, et en pleine pandémie, en plus, et avec des gaz lacrymogènes qui font tousser tout le monde.

Et pourtant, après cet épisode, Cormac n’interdit plus à ses fils d’aller manifester ; mais il veut être avec eux chaque fois qu’ils iront. Ce n’est pas suffisant pour leur assurer une sécurité complète, seulement, il faut bien tenter de faire quelque chose…

Pendant ce temps, Meredith n’est toujours pas réveillée, mais Teddy et Bailey font tout ce qu’elles peuvent pour la soigner. C’est Levi qui se retrouve à s’occuper d’elle, qu’il considère comme une patiente VIP, et à l’emmener dans la fameuse machine qui ne s’ouvre plus une fois qu’on est dedans. Malheureusement pour lui, la machine est également squattée par un nouvel interne et son patient. Ils peuvent bien la partager, en théorie.

En pratique, l’interne est hyper chiant à demander confirmation sur la réputation de Meredith et à être incapable de prévenir une complication médicale rare sur son patient, alors même que Levi la voyait arriver : les intestins de l’homme perforent soudainement son ventre et sortent de son corps. Glamour. Heureusement, Levi entend la voix de Meredith dans sa tête et, tout en continuant de s’assurer que sa boss va bien, il peut donc prendre en charge ce second patient. Sans l’aide de personne, comme le héros qu’il est. Elle est loin l’époque où on l’appelait Glasses.

En fin d’épisode, il peut alors parler à Jo qui change bien de spécialité et redescend dans l’échelle hiérarchique, tout en prenant le temps de féliciter son ami pour ce qu’il a fait. Par contre, si on entend bien la voix de Meredith pour aider et guider Levi dans ses décisions, Ellen Pompeo continue de dormir pendant tout l’épisode. Vivement qu’elle aille mieux.

Bailey, quant à elle, enchaîne dans sa journée avec un bon bâtard de patient qui pense que le covid n’existe pas. Il refuse donc de se faire tester alors qu’il a pas mal de symptômes qui y correspondraient. Et il balance ça au beau milieu des urgences, à deux chirurgiennes vivant l’enfer depuis plusieurs mois. Merveilleux. Et bien sûr, cet imbécile a le covid, ça va de soi.

Il y a de quoi péter un câble, parce que malgré ça, il refuse toujours de croire qu’il a le covid, il ne met pas son masque et il continue d’affirmer à Bailey que ce virus n’existe pas. Il s’enferme dans sa bêtise au point d’ignorer une chirurgienne qui lui affirme qu’il est en danger de mort. L’homme signe donc une décharge et fait un arrêt cardiaque en sortant de l’hôpital.

Ma foi, c’est la sélection naturelle à ce stade. Je sais que la série fait là de la prévention, mais c’est un peu tard dans la saison – les sceptiques du covid ne doivent plus la regarder depuis longtemps. L’avantage de cette intrigue, c’est toutefois que Teddy apparaît plus sympathique parce qu’elle est celle qui essaie de remonter le moral de Bailey carrément hors d’elle face à ce patient et sa stupidité. Tu m’étonnes.

Station 19 – S04E11


Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20
Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très prenant. Qu’on ne vienne pas me dire que les séries devraient éviter le covid et les sujets d’actualité, parce que la qualité des intrigues qui le font cette année est glaçante. Et nécessaire.

Spoilers

Les pompiers sont appelés en intervention dans une patinoire où une machine en feu glisse sans fin d’un bout à l’autre de la glace.


They took more time ending that man life than we did saving one.

Ah, mais je suis à l’ouest ! C’est la mère de Dean que j’avais pris pour une avocate il y a deux ou trois épisodes. Je suis mort de rire. Elle paraît si jeune, en même temps, je suis sûr que vous pouvez comprendre ma confusion. En parallèle, on découvre que Marsha est rentrée chez elle, avec Jack et sa copine qui s’occupent d’elle avant de devoir partir au boulot. Carina est hyper angoissée et n’arrive pas à trouver la bonne tenue pour sa journée de travail, où elle a prévu de démissionner pour partir en Italie.

Tout aussi stressée que Carina, Andy ne trouve pas ses clés. Vic et Travis aussi sont sur le point de quitter l’appartement, et pour Vic, le problème vient de l’absence de son chargeur, mis de côté par Travis. Au moment de partir, ils tombent sur Emmett qui vient les prévenir, avec des gâteaux, qu’un visiteur impromptu s’apprête à passer à la caserne.

Effectivement, Ben arrive au travail juste avant que Dixon ne débarque ; et également juste avant Maya. Dixon souligne bien le « retard » qu’aurait Maya, et il est toujours aussi insupportable. Bien évidemment, il est incapable de garder son masque. Il s’amuse bien de la situation, et n’hésite pas également à se foutre de la gueule de Sullivan, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par Vic criant qu’il est sur le point d’arriver. C’était marrant, Travis et Vic arrivent donc trop tard pour prévenir toute la caserne, mais pas trop tard pour parler des potins ensuite dans le vestiaire.

Les potins, c’est surtout Vic qui les récupère avec Travis lui racontant que s’il est de nouveau attiré par Emmett, ce dernier insiste bien trop pour parler d’amitié entre eux. Bon. L’alarme de la caserne retentit alors. Vic et Travis abandonnant derrière eux les gâteaux d’Emmett, Andy se sert, et ça nous fait de l’humour avec Ben qui ne peut plus que récupérer ceux à la pomme. Je ne l’ai pas trop senti sur le moment, j’imaginais déjà des space cake, mais non, c’est juste de l’humour.

Andy part alors en intervention avec Dean. C’est l’occasion pour eux d’avoir une scène amicale, ce qui est toujours étonnant car leur duo est loin d’être le plus utilisé… Andy y fait une fois de plus, preuve d’un égoïsme hallucinant en se comparant à Pru pour rassurer Dean angoissé d’avoir laissé sa fille auprès de sa mère. Honnêtement, Andy est chiante, c’est tout. Même si la comparaison n’est pas entièrement déconnante, personne ne fait ça. Non ?

La première intervention de la semaine est impressionnante, en tout cas, avec un véhicule en flammes sur une patinoire. Le problème, c’est qu’il y a un homme aussi sur la patinoire, le mari de la femme ayant appelé les pompiers. Il faut que les pompiers aillent le chercher au milieu de la patinoire, et ce n’est pas chose aisée, surtout avec la machine en feu avançant rapidement d’un bout à l’autre de la patinoire, constituant soudainement une cage pour l’engin qui brûle.

Travis s’éclate bien sûr les fesses en dix secondes, et c’était bien drôle à voir. Les pompiers n’arrêtent pas de glisser sur la glace, et j’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée cette intervention, à la fois humoristique et stressante. L’homme est rapidement isolé loin de l’incendie, mais franchement, quelle intervention stressante.

Maya accueille ensuite les flics qui sont prévenus par le central et sont bien forcés de venir faire leur boulot avec la caserne 19, même s’ils ne les aiment pas beaucoup – d’ailleurs, c’est en partie pour ça que Dixon est passé voir Maya le matin. Sullivan voyant les flics vient aussitôt voir Maya pour savoir ce qu’il se passe. Maya est assez énervée de voir que Sullivan est insupportable : il n’écoute pas ses ordres et il se place bien sûr pour tenter de récupérer l’interim de Maya quand elle sera en Italie.

Il est assez ironique, comme le souligne Vic, de voir les pompiers passer le reste de l’épisode à attendre que la machine soit à portée de main pour l’arroser avec du gaz inflammable. Ben oui, la machine fonctionnant à l’électricité, ils ne peuvent risquer le canon à eau. Forcément. Là encore, tout ça nous mène à un duo inattendu, avec Vic se confiant à Jack. Cela faisait bien longtemps que ça n’était pas arrivé, et c’est plutôt drôle de les voir se demander s’il vaut mieux avoir un père comme Dixon, ou ne pas en avoir.

Dans le même genre, on a ensuite le duo Travis et Sullivan. C’était bien marrant, parce que c’est la première fois que Travis se retrouve avec le nouveau bleu, et il est coincé : il n’a aucune idée de comment se comporter avec son ancien boss. Ce dernier a toutefois une idée qui va tous leur faire gagner du temps : utiliser les patins à glace pour aller éteindre cet incendie. Il est peu probable que cela arrive en vrai, mais la scène était vraiment marrante à voir.

Après cette intervention qui est un succès, Jack et Vic se rendent acheter de la bouffe pour toute la caserne, et c’est sans surprise qu’ils retombent sur Theo. Ben oui, Vic se rend dans le restaurant de son père, où elle était déjà tombée sur Theo il y a quelques épisodes. Je suis content de voir que les scénaristes n’ont pas encore oublié cette intrigue, et que Theo échange aussi un regard avec Travis.

Vic se fait inviter à dîner par son père, et ça sent l’intrigue qui aura un impact plus tard, franchement. Le père doit s’inquiéter du futur de sa fille, j’imagine ? Pour l’instant, elle rentre à la caserne, un brin frustrée de devoir à nouveau faire le travail d’oublier Theo alors que Travis veut lui piquer sa bouffe. Non, vraiment, s’il reste des non-dits, ça ne va pas le faire.

Pendant que toute l’équipe est en intervention, Ben reste à la caserne, et il peut donc accueillir Carina qui venait voir Maya pour du réconfort après avoir démissionné de l’hôpital. Je suis trop triste de cette démission, parce que ça veut dire qu’il n’y a plus personne de cette famille dans cet hôpital. Pauvre Bailey !

Carina est en tout cas heureuse de tomber sur Ben, parce qu’il est une bonne épaule pour pleurer et une bonne oreille pour écouter ce qu’il passe en Italie. Les deux peuvent ainsi parler de la situation catastrophique dans chacun des deux pays dont ils viennent. J’aime bien cette amitié, ça me fait apprécier à nouveau le personnage de Ben, ce n’était pas arrivé depuis bine longtemps.

En tout cas, elle a vraiment bien fait de passer par là Carina, parce qu’une femme enceinte qui vient de perdre les eaux débarquent à la caserne. Elle était simplement en train de marcher, et elle se retrouve à accoucher au milieu du garage de la caserne. L’avantage pour elle, c’est qu’elle tombe à la caserne au moment où Ben, expert des accouchements improvisés au milieu du salon de Meredith, la gardait, avec Carina, obstétricienne experte dans son domaine. C’est plutôt un bon timing, même si son bébé n’est pas dans la bonne position pour sortir de son ventre.

Carina peut s’en occuper et tout semble alors aller mieux… sauf que le père de l’enfant s’évanouit et fait un arrêt cardiaque. C’est vachement le moment, gars ! En plus, en pleine pandémie, il est compliqué d’ensuite trouver de la place dans un hôpital. C’est perturbant comme tout – mais ça me rassure que la série aborde ce sujet parce que Carina n’arrête pas de dire que la situation est atroce en Italie, mais purée, elle l’était aussi aux USA avant les vaccins. Depuis, ils ont rattrapé leur retard.

Carina continue comme d’habitude d’envoyer tout le monde paitre ailleurs quand les pompiers arrivent à la caserne et tombent sur un accouchement. C’était excellent à voir, j’adore ce personnage. Je ne sais pas trop pourquoi elle avait besoin de Maya et pas des autres par contre, mais ça marche bien malgré tout avec un accouchement qui se termine sur la naissance d’une petite fille en bonne santé.

A l’hôpital, les choses se passent moins bien par contre : le père du bébé reste en arrêt cardiaque pendant plus de six minutes et aucun lit n’est disponible pour lui. Il est clairement censé mourir, mais comme nous sommes dans une série, il finit par respirer par lui-même au moment même où l’hôpital lui trouve un lit.

A la caserne, Nancy, la mère, se rend compte de la chance qu’elle a eu de tomber le meilleur jour possible à la caserne et tout se termine donc bien pour cette intrigue. Dans les vestiaires, en revanche, Maya confie à Carina qu’elle ne se voit pas partir en Italie finalement. La situation est trop désespérée aux États-Unis pour qu’elle se le permette, surtout que pour une fois qu’une femme est au pouvoir, elle ne veut pas décevoir. Pff. J’étais content d’imaginer Maya là-bas, mais maintenant, j’ai peur que Carina ne revienne pas !

Travis, lui, essaie d’envoyer un SMS à Emmett pour le remercier des gâteaux du matin et pour le draguer un coup. Il est assez bête pour le faire à voix haute, ce qui fait que Ben est désormais au courant de ce crush. Je ne le sens pas du tout.

Dans la cuisine, Vic se retrouve une nouvelle fois avec Jack. Ils en profitent pour faire la cuisine ensemble, jusqu’ici c’est logique, mais aussi pour parler un peu de la famille Hughes. On sent bien que cette intrigue n’est pas là par hasard, et je suis sûr que ça rejoindra la romance avortée de Vic avec Travis.

Malheureusement, cela attendra encore un peu car les scénaristes ont d’autres plans avec ces personnages. En effet, Richard appelle alors Sullivan qui est en plein entraînement pour lui parler de Minneapolis et d’un grand problème qui s’y déroule. Oh. On sent que la série va nous lâcher sur un cliffhanger encore bien horrible, surtout que Ben reçoit aussi une alerte sur son portable. Tout semble pourtant bien se dérouler à la caserne pour une fois. Tout le monde est réconcilié, l’épisode était pas mal drôle, tout allait bien… et voilà donc que les scénaristes décident de nous sortir une version fictive de George Floyd.

C’était hyper prenant comme scène, et horrible à voir. Cela nous ramène tous au choc qu’on a eu en 2020. Je pensais que les personnages l’avaient peut-être déjà eu, vu tout ce qu’il se passe cette saison, mais non. La série ose aborder un sujet beaucoup trop compliqué cette fois-ci, et ça fait que j’ai fini l’épisode avec un gros sentiment de malaise. La fiction rejoint la réalité, et si c’est désagréable, c’est important car ça va permettre d’en parler. Il ne faut surtout pas arrêter d’en parler !