Citadel – S01E05 – Time Renders Us Enemies – 14/20

À vrai dire, je suis plutôt déçu. Les ellipses et les raccourcis rendent difficile d’apprécier tous les personnages, parce qu’on n’a pas le temps de s’attacher à eux, réduisant aussi l’impact des révélations les concernant. En plus, il est surprenant de se retrouver avec une série qui semble à la fois faire du surplace dans son intrigue présente et avancer beaucoup trop vite dans ses intrigues en flashbacks.

Spoilers

Nadia cache un secret, mais est-ce que ça fait d’elle la taupe que tout le monde veut qu’elle soit pour autant ?


What if it is real ? What if it’s not from Bernard ?

Il est largement l’heure d’aller me coucher au moment où je lance cet épisode, mais après quatre fins de saison en 24h, je me suis dit qu’une pause Citadel me ferait du bien. Le cerveau posé, j’étais prêt à me replonger dans cette histoire qui est fière d’elle et est sûre d’être plus intelligente que nous quand, en fait, elle est écrite avec des ellipses énormes et des raccourcis qui ne permettent pas d’apprécier tous les personnages. Ce n’est jamais que mon avis, mais vous venez sur mon blog pour lire un avis, non ?

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Neuf ans plus tôt

La série nous amène cette fois-ci, caméra à l’envers et format 16:9 à Athènes où Nadia et Mason passent du bon temps ensemble dans un hôtel. Il est cette fois question de la recherche de la clé cryptée, qui semble intéresser grandement Nadia. Celle-ci essaie aussi de prendre des nouvelles de Céleste, mais Mason lui rappelle qu’ils n’ont pas le droit de la contacter, car ce serait contraire au protocole.

Ils sont aussi en mission, à prétendre jouer les couples mariés pour s’attaquer aux yakuzas. Jour les couples mariés ? Cela dépend pour qui : Mason demande en fait Nadia en mariage. Comme beaucoup d’autres choses avec cette série, c’est bien trop précipité et soudain par rapport à ce que l’on connaît de ces personnages. En fait, on en est plutôt au stade où Mason devrait se méfier de Nadia, pas vouloir se marier avec.

Et pourtant ! Les voilà qui envisagent de se marier, juste avant que Nadia ne prenne conscience de la manipulation dont elle est victime. Elle reçoit un message lui apprenant que Celeste a été Backstoppée avec l’accord de Bernard. Celui-ci craque bien vite sous la pression de Nadia cassant son clavier (par contre, il résiste à la torture de Dahlia sans mal) et lui révèle donc que Mason est derrière ce plan de merde.

Nadia peut alors confronter Mason sur cette décision de merde, et c’est l’occasion pour lui d’enfin apprendre la vérité sur la clé Oz. Nadia reconnaît l’avoir volée, mais elle l’a fait parce que cette clé donnait trop de pouvoir à son détenteur : elle souhaitait donc la détruire et elle la fait, voilà tout. Mouais. Ce n’est pas bien convaincant, mais eh, les acteurs sont à fond pour tenter de nous vendre ça au moins.

Il s’agit après tout d’une rupture amoureuse violente : Nadia en veut à Mason et découvre qu’il a juste tué Céleste, en fait, puisqu’il a effacé ses souvenirs ; Mason en veut à Nadia qui a toujours cherché une raison de fuir leur relation, comme elle a toujours cherché à se cacher d’elle-même en devenant espionne. On part dans de la psychologie à deux balles un vendredi après minuit là ? Voilà qui ne peut pas me convaincre à fond.

Non, vraiment, la série a du budget et d’excellents acteurs, mais côté scénario, on n’est vraiment pas sur de l’exceptionnel. Tout est tout le temps convenu – même cette rupture où Nadia rend sa bague à Mason pouvait difficilement être plus clichée. Et non, le look de dingue de l’actrice et la caméra qui s’amuse une nouvelle fois à vouloir nous retourner le cerveau ne suffisent pas à casser ce côté cliché.

Après cette rupture, Nadia contacte un certain Rahi qui lui donne des papiers espagnols et lui conseille d’en finir au plus vite avec Citadel. C’est donc bien elle qui tourne le dos à Citadel et semble les trahir… mais ça me paraît encore trop tôt dans la série pour que ce soit le cas.

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Maroc

L’épisode de cette semaine commence au Maroc, exactement là où nous en étions la semaine dernière. Rien n’a avancé en ce qui concerne le présent, finalement : Carter accuse Nadia de trahison et de travailler avec Manticore et avec Rahi, un terroriste notoire. Ah. C’est tout de même un comble de faire du surplace comme ça alors que la saison avance trop vite sur plein d’autres intrigues.

Maintenant que Carter a dit tout ce qu’il avait à dire, on peut toutefois bouger un peu. Nadia et Mason se barrent donc, et on apprend plus tard qu’ils le font avec Carter justement. Les trois espions peuvent s’éloigner vite de la base en voiture, puis s’arrêter à proximité d’un barrage pour régler leurs petites affaires. Nadia en profite pour reprocher à Carter ce qui est arrivé à Celeste, ce qu’il n’apprécie pas, car il savait que c’était Nadia l’agent double déjà à cette époque.

Bien sûr, Nadia nie les faits, même quand Carter explique qu’il savait que Nadia bossait avec Rahi et qu’elle menait une mission contre Citadel. La théorie de Carter est rapidement mise à mal cependant : Nadia explique qu’elle a eu besoin de disparaître à Valence il y a neuf ans car elle était enceinte. Elle a eu une petite fille qui se trouve donc en Espagne où Rahi s’est occupé de la protéger.

D’accord, mais pourquoi un terroriste pour venir en aide à Nadia quand elle tombe enceinte ? S’agit-il aussi de la fille de Mason ?

Probablement. Nadia finit par le confirmer, expliquant qu’il n’était pas au courant parce qu’il ne le méritait et tout en rappelant qu’elle n’a pas pu voir sa fille depuis huit ans, alors qu’elle n’avait que six mois la dernière fois qu’elle a pu la voir. Bon. C’est bien beau tout ça, mais ça ne nous dit pas qui est le traître de Citadel ni pourquoi il y avait un traître d’ailleurs.

L’association improbable de Nadia et Rahi ? Eh bien, Rahi est le père de Nadia, voyons. La petite est donc avec son grand-père depuis le départ. Quant à la scène du train en Italie, elle se terminait donc par Nadia voulant avouer à Mason qu’il était papa. C’est pour cela qu’elle a accepté la mission de Citadel et a décidé de laisser sa fille, Asha, avec son grand-père. On nous révèle ça à grands renforts de cliffhangers, avant que le trio ne soit finalement encerclé – enfin en-demi-cerclés – par quelques SUV.

L’homme qui sort de l’un d’entre eux explique à Mason qu’il doit lui remettre une oreillette avec une ligne sécurisée pour parler avec.. Dahlia.

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Bernard

Il y a deux semaines, la série nous laissait avec Bernard annonçant à Anders que Brielle était encore en vie. Cette semaine, on quitte ce surplace pour voir Anders céder à la proposition de Bernard. C’était une jolie idée de sa part de vouloir corrompre Anders comme ça, mais c’est finalement assez inefficace : Dahlia revient surveiller comment se passe la torture et n’hésite pas à tirer une balle dans la tête d’Anders.

Celui-ci parvient tout de même à se montrer menaçant avec elle, avant de s’effondrer à pied. Cela ne semble pas affecter Dahlia plus que ça et moi, je me dis que c’est tout de même hautement improbable de nous laisser deux semaines sur un cliffhanger pour l’ignorer comme ça si vite. Sinon, on continue de se demander la menace que Citadel représente exactement pour Dahlia, mais elle assure que Citadel est plus dangereuse qu’une bombe atomique.

Bernard essaie encore de manipuler son ennemie, même si ça a échoué avec Anders : il lui explique ainsi qu’un certain Thomas doit être déçu d’elle. Pour autant, Dahlia ne se laisse pas démonter et rappelle à Bernard que c’est un agent de Citadelle qui les a tous trahis à la base. Elle perd toutefois patience et demande à Bernard une fois de plus les codes nucléaires dont elle a besoin. Face à la menace de voir sa famille être éradiquée, Bernard finit par craquer et donner les codes.

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Le plan de Dahlia

Pourtant, et c’est prévisible, Dahlia donne tout de même l’ordre de détruire la base où se trouvent Abby, Hendrix, Joe et je n’ai pas retenu les noms de tout le monde j’avoue. Bernard s’énerve et hurle, mais c’est trop tard de toute manière. Le ménage doit être fait et, selon Dahlia, ce n’est jamais qu’œil pour œil cette affaire. J’imagine que c’est lié à son Thomas dont les scénaristes ont oublié de nous parler pour le moment.

Alors que la base souterraine dans le Wyoming est avertie à temps de l’existence des missiles et se met à l’abri, Dahlia passe un coup de fil avec Davik, pour lui annoncer que maintenant qu’elle a les codes nucléaires, elle a besoin de Mason. J’aimerais bien savoir pourquoi exactement. Elle l’informe aussi que Nadia est toujours en contact avec Rahi, ce que l’on a vu aussi il y a deux épisodes, et, accessoirement, qu’Anders est mort.

Ma foi, c’est une manière comme une autre d’annoncer le décès de son frère jumeau à Davik, j’imagine. Bien sûr, elle accuse Bernard d’être responsable de cette mort – il l’aurait ainsi tué en essayant de s’échapper. C’est crédible.

Après tout ça, Dahlia peut se rendre auprès d’une représentante des familles pour qui elle bosse et apprendre que tout est prêt pour couler les sous-marins russes. Tout ? Pas exactement : il faut encore l’empreinte biométrique de Mason pour réussir à faire quelque chose des codes obtenus de Bernard. Ce n’est pas un problème pour Dahlia : elle a repéré la localisation de Mason, Carter et Nadia et elle termine l’épisode au téléphone avec Mason pour lui demander de lui rendre service.

Pourquoi ferait-il ça ? Eh bien, parce qu’elle a kidnappé sa fille, tout simplement. Elle le prouve avec le bracelet laissé par Nadia à sa fille, justement. Oups. Comment a-t-elle su ? Mystère pour le moment, mais aucun secret ne semble rester secret bien longtemps dans cette série de toute manière !

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

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Citadel – S01E04 – Tell Her Everything – 13/20

La fin d’épisode arrive dix bonnes minutes trop tôt, je n’ai pas du tout eu les réponses que j’espérais avoir dans cet épisode. Bon, ce n’est pas si grave, la série reste une dose de vitamines concentrées et d’action. Cela fait du bien de temps en temps. Elle mériterait tout de même de proposer une saison beaucoup plus longue, car là, je sens que ça tente de proposer un truc ambitieux et large du côté des intrigues, mais que ça va nous laisser sur notre faim ! De leur côté, ils pensent pourtant nous rassasier. Faites plus d’épisodes et moins d’implicite.

Spoilers

Il est temps d’apprendre à connaître Brielle.


That was an assault on one of our own.

Ben oui, je sais que j’ai d’autres séries à rattraper, notamment du côté de Grey’s Anatomy, mais voilà, je n’avais le temps que pour un épisode ce soir, alors mon choix s’est assez logiquement porté sur Citadel. Après une semaine de taf, rien de tel que de poser son cerveau devant une série qui nous demande de le faire pour la savourer. Un peu d’action et d’espion, ça ne fait jamais de mal !

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

Finding Carter (mais pas la série)

Comme d’habitude, cet épisode commence caméra à l’envers alors que nous suivons une voiture au Maroc se dirigeant droit vers un lieu où Manticore a établi résidence depuis un moment. Dans la voiture, nous avons évidemment Mason et Nadia, qui sont là pour tuer quelques méchants et peut-être libérer Carter.

Comme d’habitude, les scènes d’action s’avèrent assez efficaces grâce à de bons mouvements de caméra. On voit qu’il y a du budget lors de ces scènes qui ont parfois un vrai feeling jeux vidéos. Par contre, sérieusement, les effets spéciaux font parfois faux et ça me surprend énormément. Les étincelles des armes à feu, la fumée, les giclées de sang… Tout semble être numérique, et si ça le semble, ça veut dire aussi que la série vieillira mal, non ? On n’est pas censé voir déjà que c’est fait en effet spécial.

Non, vraiment, les giclées de sang et la fumée numérique, ça m’a perturbé et un peu détourné de la chorégraphie exceptionnelle proposée. Nadia se retrouve avec un peu de sang sur le visage, mais à part ça, elle est sacrément impressionnante à éviter tous les ennemis. Elle en tue quelques-uns tout de même, et en fait, tout un paquet. Mason, lui, reste planqué en attendant que la tornade passe concrètement.

Ce n’est pas grave, ça n’empêche pas la scène d’action d’être réussie et de mener le duo à Carter. Je pensais que la série ferait plus dans la finesse que ça, mais non, nous y sommes déjà : Mason et Nadia retrouvent Carter dans sa cellule au Maroc. Le problème, c’est que Carter n’est pas ravi de revoir Mason, qu’il accuse d’être responsable de « tout ça ». Tout quoi ? Suspense, générique, flashback dix ans en arrière.

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

Celeste

Si je me doutais que la série allait garder sa structure en flashbacks, je ne m’attendais pas à ce que l’on en revienne à la nuit d’amour de Nadia et Mason à Paris. Enfin, nuit, c’est vite dit parce qu’ils font ça de jour tant qu’à faire. Et si ce n’était pas clair avec la caméra renversée de la semaine dernière, les deux personnages nous le confirment : leurs ébats sont magiques, top 5 au moins. La conversation dérive toutefois assez vite, Nadia finissant par parler boulot tout en continuant de bouffer des yeux (et d’autres choses probablement) son Mason.

Elle parle boulot pour lui indiquer qu’elle a fait approuver une de ses amies pour leur prochaine mission. Elle s’appelle Celeste et la série nous l’introduit bien vite au QG de Citadel. J’avoue que la mission m’est passée un peu à côté : on a bien compris qu’elles ne seraient que des prétextes pour quelques scènes d’action. Si seulement on avait 22 épisodes ! Cela me manque les longues saisons à la Alias.

Bref, me revoilà à comparer la série à d’autres et à oublier de faire la critique de l’épisode. C’est pourtant intéressant, parce que Mason explique à Celeste que pour être une bonne espionne, elle doit être capable non pas de mentir, mais de croire vraiment ce qu’elle dit. Elle doit se voir dans le miroir et ne pas se reconnaître : ainsi, elle ne mentira pas. Elle dira la vérité. C’est comme cela qu’en à peine quelques jours, Celeste devient Brielle pour draguer Anders.

Mon problème avec toute cette scène, mis à part que ça aurait déjà pu valoir un épisode complet de série de nous montrer la mission en infiltration de Brielle, histoire qu’on puisse apprendre à l’apprécier à la fois en tant que Celeste et en tant que Brielle nous aussi, c’est que Mason insiste beaucoup trop sur la nécessité de dire la vérité quand on est sous couverture. Je ne sais pas si c’est volontaire, mais moi, ça me fait perdre toute confiance en Mason. C’est bien simple, je me dis que « Kyle » n’a peut-être jamais perdu la mémoire finalement… Nous verrons ce qu’il en est plus tard, mais je le note là, parce qu’une fois qu’on a une idée en tête, c’est dur de faire sans.

Toujours est-il que pendant que je me fais toutes ces réflexions, Brielle suit les conseils de Mason et tombe vraiment amoureuse d’Anders. Cela arrange bien notre duo d’espion, car ils finissent par glaner des informations essentielles sur leur ennemi. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est de continuer à faire l’amour en attendant des nouvelles de Brielle.

Et vraiment, moi, je me dis qu’on passe totalement à côté de l’impact émotionnel que Brielle est censé avoir sur Anders, et peut-être même sur la réciproque. Vraiment, la série va trop vite en besogne et part du principe que la relation entre eux est suffisamment évidente pour qu’Anders envisage dix ans plus tard (dix !!) de trahir sa boss pour une ex avec qui il est resté trois mois (mois !!)… et à peine trente secondes pour nous spectateurs. Humph. Faut sortir de la théorie les gars : en théorie, le scénario fonctionne, mais en pratique, son exécution est très brouillonne là.

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

La taupe

Seulement voilà, ils n’en ont pas ! Au bout de trois mois, Mason commence à réellement s’inquiéter de ce qu’il se passe. Contre l’avis de Nadia, qui juge que c’est encore trop tôt, il décide ainsi d’envoyer une équipe d’intervention sur place pour savoir ce qu’elle devient. Mouais. Je ne sais pas trop pourquoi Nadia fait tant confiance à Celeste – moi j’en étais à me dire que ça faisait encore une agente de Citadelle ayant survécu à la disparition de celle-ci.

Celeste n’est pas si forte comme espionne en plus ! Elle se fait surprendre par le frère jumeau d’Anders, Davik, qui s’attaque à elle dans les toilettes, où elle venait juste de cacher la « clé Oz », un truc très important pour Citadel, évidemment. L’équipe d’assaut de Mason arrive trop tard : elle réussit par elle-même à se débarrasser du jumeau avant de s’échapper, avec la clé… mais celle-ci est en fait une fausse. Bon, il y a un tour de passe-passe qui a dû se faire à un moment ou un autre.

C’est problématique pour l’espionne en tout cas, parce que Mason est persuadé qu’il y a une taupe à débusquer pour expliquer ce qu’il s’est passé exactement. Elle assure qu’elle avait enfermé Davik et qu’elle était sûre d’avoir la clé, mais bon, personne ne retrouve Davik et la clé est fausse. Anders, lui, est fait prisonnier par Citadel. Pourtant dix ans plus tard, il sera libre de ses mouvements.

Mason décide d’interroger lui-même Celeste. Nadia n’en est pas capable, c’est très clair. Céleste ? Elle s’énerve d’être du mauvais côté de la table, accuse une Nadia qu’elle sait d’être derrière la vitre et nous, on est plongé au milieu de tout ça sans trop savoir pourquoi. Nadia a une compétence totale en Celeste parce qu’elle lui a sauvé la vie quand elles bossaient ensemble dans les Forces Spéciales. Ce n’est pas exactement un argument recevable dans un monde d’espion.

C’est intéressant le passé, je ne dis pas, mais je préfère largement ce qu’il se passe dans le présent, bordel. Comment Celeste s’est-elle retrouvée à jouer la femme de Mason bordel ? Bon. Revenons-en au passé où Celeste est interrogée par un Mason que je continue de ne pas apprécier du tout. Il est toujours arrogant et insupportable, allant jusqu’à menacer de tuer le frère de Celeste devant elle pour la faire parler. Nadia ne supporte évidemment pas cette méthode et n’approuve pas la théorie de Mason qui est que Celeste aurait trahi Citadel pour venir en aide à son frère.

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

Backstop

Nadia décide donc de protéger son amie comme elle peut de la folie de son collègue, mais lui, il propose plutôt de se méfier de Celeste en lui effaçant la mémoire. Grace, sa boss, n’est pas tout à fait convaincu car le projet Backstop n’est pas encore tout à fait en place – il n’est même pas encore validé. Grace finit par céder aux arguments de Mason, mais il faut encore s’assurer la docilité de Celeste.

Bien sûr, elle est contre, parce qu’elle continue de clamer son innocence. Elle n’est pas une taupe, contrairement à ce qu’ils pensent – à ce que Mason pense. Je ne sais pas trop pourquoi tout le monde semble croire Mason alors que très clairement Nadia n’a pas tort : les apparences sont contre Celeste, mais ce ne sont jamais que des apparences. Finalement, Celeste accepte de se faire retirer sa puce Citadel quand Mason lui explique qu’elle est beaucoup trop menacée car son identité est connue des jumeaux. En fait, Mason propose carrément à l’espionne de changer de cornée et d’empreinte, une sorte de protection des témoins, en plus invasif finalement. Bon, c’est quand même oublier la reconnaissance faciale, tout ça, parce que même y a dix ans, c’était déjà au point. Mason est horrible, en tout cas, il ment ouvertement à Celeste, ce qui n’est pas surprenant et la balade totalement.

Il refuse tout de même que Nadia soit au courant de ce qu’il s’est passé. Nadia se retrouve ainsi à remercier Grace d’avoir fait tout ce qu’il fallait pour protéger Celeste… alors qu’elle a juste approuvé sa lobotomie, finalement. Vous vous en doutez, Bernard est au courant de tout ce qu’il se passe : Mason vient même le voir pour demander de briser la fiole de souvenirs de Celeste. Mais enfin ? Bâtard un peu !

Il est sûr et certain que Celeste est une taupe et il faut protéger Citadel quoi qu’il en coûte, comme dirait l’autre. Bon, on est pas loin de parler d’un meurtre après, je ne vois pas trop l’intérêt de la garder en vie si c’est juste pour la supprimer comme ça. Concrètement, on dirait un truc fait juste pour s’innocenter du pire alors que bon… Bernard le souligne bien : chaque espion peut avoir de multiples identités, mais il n’a qu’une âme.

Celeste subit cependant la procédure et ses souvenirs sont détruits par Mason, qui accepte pourtant d’être remercié par Nadia, persuadé que sa pote a juste été protégée et mise dans l’Oregon. La fameuse maison de Kyle, hein ? Et Mason assure qu’il a bien envie d’une vie pépère comme ça lui aussi ? Je ne le sens pas du tout !

En attendant, il reste un petit retournement de cerveau à effectuer. On apprend ainsi de Carter que, surprise !, c’est peut-être Nadia la taupe. Il a pour rôle d’écouter toutes les transmissions radios de Citadel et il sait ainsi que ce n’est pas Celeste qui a pris la clé qu’ils cherchent tous désormais. Il ne pense pas non plus que ça pourrait être le frère d’Anders introuvable. En fait, la seule explication rationnelle pour lui, c’est Nadia. Et ça expliquerait pourquoi elle protège Celeste aussi, parce qu’elle la sait 100% innocente.

Mon problème, c’est que tout ça se passe deux ans avant la scène dans le train et que ça me paraît long deux ans à soupçonner Nadia d’être une taupe. On en saura peut-être plus la semaine prochaine, mais la série se contente pour le moment de raccourcis et de sous-entendus à expliciter nous-mêmes.

Quant aux soupçons de Carter, c’est ce qui explique que dans le présent, il soit en train d’accuser non pas Mason, mais Nadia. Paie ton cliffhanger pourri !

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

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Citadel – S01E03 – Infinite Shadows – 15/20

Pour une série à énorme budget, c’est quand même hyper convenu pendant une bonne partie de l’épisode – et les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions du scénario, même si les scènes d’action sont vraiment le plus de cette série. La série parvient toutefois à retomber sur ses pattes à chaque fois et à proposer des twists qui fonctionnent : j’ai de nouveau hâte d’en voir plus et suis pressé d’être vendredi prochain, ce qui n’était pas gagné à un moment de l’épisode.

Spoilers

Bernard est torturé, Nadia et Mason apprennent à se connaître.


I couldn’t remember anything. Except you.

J’avais prévu de lire ce soir et de faire autre chose que de regarder cet épisode que je voulais me garder pour le week-end. Finalement, je me suis tapé juste avant le pire épisode de mon année 2023 jusqu’à présent et j’avais besoin de continuer ma soirée avec une note positive. Citadel s’est imposée comme un choix évident, parce qu’elle est cool et pas prise de tête, en théorie. Pas besoin de réfléchir, mais de la qualité à portée de main. Bref, l’attente était haute en lançant cet épisode faisant à peine quarante minutes, bonus compris.

Le refuge | Dix ans plus tôt | La torture de Bernard | Espagne | Brielle

Le refuge

La série emprunte directement un double raccourci : Nadia ayant retrouvé ses souvenirs, elle désactive le traqueur GPS de la Mallette X (mais pourquoi alors Bernard n’a-t-il pas pensé à le faire ?) et embarque Mason vers une maison bien planquée en Espagne. Il s’agit d’une maison appartenant à Citadel, avec tout le matériel dont ils ont besoin pour se planquer – et pour se soigner.

Nadia a ainsi les connaissances médicales pour soigner Mason de sa blessure par balles. Ce qu’elle n’a pas comme connaissances, c’est la nouvelle vie de Mason en tant que Kyle. Elle lui demande donc quelques infos, mais il se contente de dire qu’il a une fille, comme si les scénaristes n’avaient pas pris le temps de développer le personnage au-delà de cette information superficielle.

À l’inverse, Mason essaie d’en apprendre plus sur qui il était auparavant. Heureusement, ça, les scénaristes ont pris le temps de le développer. Nadia semble un peu forcée de lui avouer finalement qu’ils ont été brièvement en couple, parce que Mason insiste lourdement et longuement sur le fait qu’il ne se souvenait que de Nadia, et de rien d’autre. Ainsi, oui, ils ont été ensemble, brièvement…

Le refuge | Dix ans plus tôt | La torture de Bernard | Espagne | Brielle

Dix ans plus tôt

On nous introduit un flashback en nous précisant qu’il date d’il y a dix ans… puis on nous précise que c’est avant la chute de Citadelle. On nous prend pour des idiots ? Je veux dire, ils viennent juste de rappeler dans la scène d’avant que la chute était huit ans avant. Ca me fascine comment tout est pensé pour nous simplifier au maximum l’information. Vraiment, autant laisser son cerveau bien loin de nous plutôt qu’à côté.

Bon, bref, ça nous permet d’enfin en découvrir plus sur Citadel : l’organisation a donc un QG magnifique dans lequel les réunions commencent en retard de plus de cinq minutes. Quand Mason arrive, après Bernard déjà installé, il se révèle impatient et veut tout savoir de sa nouvelle mission… mais ça ne fait qu’augmenter mon antipathie pour ce personnage. On le connaît peu, mais il semble avoir tout du connard ordinaire, en vrai. Genre, pourquoi ne pas attendre les autres ? Pourquoi se plaindre du retard alors qu’il l’est lui-même ? Et pourquoi, alors que Bernard cède et lui donne les infos, ne pas jouer le jeu de la surprise quand ça prend dix secondes d’attendre que leur boss, nommée Grace, le fasse ?

On s’en fiche, il ne faut pas s’attarder sur les détails. C’est une série de divertissement, je vais la laisser me divertir, hein. On suit donc Mason partir en mission pour voler un virus mortel en Iran, virus capable de provoquer une épidémie pire que tout ce que le monde a connu jusque-là. Boring. Bon, il est supposé être aidé par une bleue aussi, on imagine déjà que ce sera Nadia.

Mais là aussi, il faut que je laisse la série me divertir sans essayer de trop deviner à l’avance. Une fois dans les montagnes enneigées de l’Iran, Mason n’a aucun mal à récupérer le virus dans un bâtiment dont on ne verra que l’extérieur, puisqu’il en sort à travers la brèche d’une explosion. Le cahier des charges de la série est clair : on veut de l’action, on est là pour de jolis plans et des effets spéciaux.

Il n’y a rien à redire de ce côté-là : la réalisation est ambitieuse, parfois un tout petit peu trop pour les effets spéciaux numériques (on voit que c’est du travail par ordi, le coup du parachute ou la neige quand Mason tombe), et c’est hyper fluide. La scène d’action est prenante et nous plonge immédiatement dans ce qu’il se passe : Mason cherche à s’enfuir, son complice doit s’approcher de lui pour le récupérer en vaisseau, mais ce n’est pas aisé quand toute une base ennemie essaie de le tuer.

Il a toutefois de la chance Mason : il a des bons réflexes, une caméra qui le suit dans de jolis plans saccadés permettant de vivre le stress de sa mission et des collègues au QG qui le suivent par ordinateur sans aucun souci. Vraiment, la scène est belle et ambitieuse : l’homme tué en parachute qui s’éclate contre une tour et dont Mason se sert comme « ascenseur » (d’après le sous-titre VF, mais j’aime bien) ? C’est marquant.

Les « Skiboots », des bottes se transformant en ski et permettant à Mason de continuer à s’enfuir alors que d’autres ennemis en ski le mitraillent ? C’est d’abord ridicule et à mourir de rire, avant de se transformer en une scène d’action elle aussi bien foutue. On se demande juste pourquoi les quads qui suivent ensuite ne savent à ce point pas viser pour rater leur cible à chaque fois lors de multiples tirs.

Toujours est-il que l’aide aérienne est la bienvenue et que Mason parvient à s’échapper petit à petit. Il est tout de même pas mal blessé et les choses ne font qu’empirer, même lorsqu’il est encerclé et qu’il reçoit enfin l’aide de Nadia. En trois minutes, il semble ainsi survivre à quatre grosses chutes, dont deux provoquées par des explosions.

Nadia ? Elle n’est pas l’aide aérienne, mais une agente infiltrée, comme promis. Elle fait donc partie des stormtroopers iraniens qui pourchassent Mason et elle n’hésite pas à griller sa couverture en faisant exploser un quad pour leur permettre de mieux s’en sortir. C’est l’amour fou au premier regard, comme on pouvait s’en douter. Les deux personnages se sauvent la vie mutuellement et finissent par fuir ensemble vers leur point d’extraction en prenant un autre quad.

L’extraction par hélicoptère faisait mal aux yeux côté effets spéciaux, par contre. Avant de continuer, je tiens à souligner aussi que j’ai adoré le personnage de Carter. Il est bien plus intéressant que Bernard comme agent de liaison, étant excellent à communiquer. Bref, continuons : Nadia sauve de justesse Mason de sa mission, comme cela avait toujours été prévu, et ce n’est qu’une fois qu’il a pu voir des médecins et qu’il est à peu près soigné qu’elle prend la peine de venir se présenter.

Bien sûr, la tension sexuelle entre eux est extrêmement forte dès le départ, avec un brin de nudité des deux côtés et une hostilité fausse qui ne fait que cacher du désir. On les voit se rapprocher et s’envoyer quelques vannes – Nadia a une mère espion, Mason n’en a pas, ah ah, c’est rigolo – avant d’entrer encore plus dans le jeu de séduction. Un pansement n’a jamais été aussi sexy ! Nadia essaie bien de garder le contrôle et de provoquer le désir en s’éloignant, mais bon, on a tous compris vers quoi ça se dirigeait.

Cela dit, nous ne les retrouvons que deux semaines plus tard à Paris en train de faire l’amour. Il fallait que ce soit Paris et il fallait que la caméra s’amuse à proposer un mouvement ample de rotation. C’est une jolie esthétique qui brouille certains repaires de manière sympathique, mais ça n’en reste pas moins une scène de cul quoi. Les deux personnages finissent nus l’un sur l’autre à se demander s’ils peuvent se faire confiance, un parallèle grossier avec la scène du début d’épisode et voilà. Vraiment, posons nos cerveaux.

Le refuge | Dix ans plus tôt | La torture de Bernard | Espagne | Brielle

La torture de Bernard

Ce n’est pas bien glorieux ce début d’épisode, et je le relègue dans la critique seulement ici parce que l’intrigue n’est développée qu’à ce moment. Côté réalisation, on se tape un petit kiff avec la caméra à l’envers, mais sans rien pour le justifier – contrairement à l’excellente saison 4 de Channel Zero par exemple. Je recommence directement à tout comparer à d’autres séries, pardon, je ne sais pas d’où vient cette habitude pour cette série. En fait, la caméra reprend progressivement son sens normal, en pivotant, pour mieux nous amener à un Bernard torturé. Rien de nouveau avant le générique, donc.

Bien après le générique, Dahlia explique à Bernard ce qu’elle a récupéré de Citadel huit ans plus tôt : elle aimerait retrouver la Mallette X, mais en attendant, elle a tout de même une balise GPS capable de traquer les mouvements de l’uranium tout autour de la planète, en temps réel. Il y a toutefois un mot de passe de 19 caractères qui pose problème : elle n’a jamais réussi à le craquer. Elle compte donc sur Bernard, le créateur de cette balise pour l’aider à enfin accéder à ce qu’elle souhaite.

Pas de chance pour elle, Bernard n’a pas l’intention de lui donner, même si on le menace d’une balle dans la tête (logique). Pas de chance pour lui, Dahlia sait comment faire pression, en menaçant de tuer sa femme et sa fille qui sont dans le Wyoming avec celle de Mason. Comment peut-elle bien le savoir ?

Facile, Abby, la femme de Mason est très très très clairement une agente infiltrée. On ne nous le dit pas encore cependant : on propose une scène où elle explique comment elle a rencontré Mason, après un accident traumatique lui faisant suivre une thérapie pour retrouver la mémoire, thérapie aussi suivie par Kyle à ce moment précis. Et comme par hasard, Dahlia a des infos précises sur le QG de Bernard ? On nous prend pour des jambons.

Oh, bien sûr, Dahlia explique ce qu’elle sait par un accès à tous les ordinateurs et caméra de surveillance permettant de retracer le voyage effectué par Bernard. Je préfère largement ma théorie. En attendant, Dahlia menace la famille de Bernard, puis recommence à le torturer lui. On ne sait pas bien pourquoi, ni quel est l’intérêt : soit tu t’attaques à lui, soit tu t’attaques à la famille, mais il faut se décider, non ?

Apparemment, ça l’a fait rire de torturer Bernard, et ça l’a fait rire aussi de lui apprendre, en lui montrant son bras brûlé, qu’elle a déjà obtenu des réponses d’un autre agent de Citadel : Carter. Dommage de sous-entendre qu’il est mort alors que je venais de l’apprécier dans le flashback ! Bon, ceci dit, Dahlia n’est pas maligne : elle ne surveille pas Anders quand il est chargé de torturer Bernard, après un autre médecin qui lui a retiré des dents.

Anders commence ainsi le travail mais s’interrompt dès que Bernard lui promet que Brielle, la femme qu’il aime, est encore en vie.

Le refuge | Dix ans plus tôt | La torture de Bernard | Espagne | Brielle

Espagne

Si le flashback s’interrompt sur la scène à Paris, qui s’est donc bien déroulé à Paris juste parce que c’est la ville de l’amour, ce n’est pas la dernière scène de Nadia et Mason. De retour en Espagne et dix ans plus tard, nous suivons Nadia utiliser un ordinateur pour prendre des nouvelles de ce qu’il se passe à Citadel. Elle utilise un message codé qui lui permet notamment de se renseigner sur un paquet qui, apparemment l’attend. Bon, Nadia a clairement un secret, mais la musique dramatique ne nous permet pas de savoir de quoi il s’agit.

De son côté, Mason appelle Abby, sa femme, pour la rassurer et lui donner des nouvelles. Elle a beau pleurer d’inquiétude, je n’ai aucune confiance en elle, mais alors vraiment aucune. En vrai, elle ne fait que demander des informations sur sa localisation, qu’il ne donne pas vraiment, et poser des questions sur Nadia. Certes, c’est ce que ferait une femme inquiète pour son mari, mais je ne peux m’empêcher d’y voir une espionne inquiète de savoir où est sa cible. Nous verrons bien.

En attendant, Nadia essaie de se débarrasser de Mason dès qu’elle en a l’occasion, avec un billet d’avion et de l’argent en cash. Lui n’en a pas envie : apparemment la vie d’espion lui plaît. À sa place, j’aurais plutôt envie de me barrer et de reprendre ma vie de famille, mais lui, il sait trouver les mots pour piquer la curiosité de Nadia : il lui explique qu’ils sont les deux lumières dans un océan de rouge.

Nadia comprend bien vite qu’il parle de la mallette X et que l’océan de rouge n’est qu’une représentation de messages de détresse envoyés par d’autres agents de Citadel. Finalement, elle ne visionne que des messages de Carter. Elle ne met pas longtemps à remonter sa trace, avec un dernier message au Maroc.

En fait, même si dans son message Carter s’inquiète de Manticore se rapprochant de lui, Nadia comprend qu’il a été retrouvé et torturé. C’est lui qui a donné la localisation de la mallette X – et c’est effectivement une explication plausible et logique, contrairement à la suite. Dès qu’elle le comprend, Nadia décide de mener une expédition au Maroc pour aller interroger un homme gérant une branche mafieuse qui pourrait les mener à Carter. Elle ne peut toutefois pas l’interroger elle-même : il était pote avec Mason, il est donc logique que ce soit lui qui se rende interroger l’homme.

Sur place, Mason assure plutôt pas mal. A distance, Nadia, dans son oreille, télécharge tout le contenu du portable de l’homme grâce à un briquet remis à Mason. Comme la semaine dernière, on ne peut pas faire plus cliché pour une série d’espionnage, mais c’est rigolo et prenant comme intrigue.

En plus, il y a tout de même un problème : la mission est un succès pour Mason, mais il apprend aussi avec certitude qu’il était bien en couple avec Nadia. Outre ce petit détail qui n’a pas trop d’importance tant c’est évident quand on sent la tension sexuelle entre eux, il apprend aussi que Nadia serait responsable de la chute de Citadel : c’est elle l’agent infiltrée de Manticore ayant fourni les informations à l’agence ennemie. C’est plausible, mais ce sera sûrement plus compliqué que ça.

Mason a un peu de mal à faire face à l’info, et surtout à faire face aux moqueries du fils de l’homme qu’il est venu interroger. Il finit par s’en tirer plutôt bien, menaçant de son flingue le fils pour enfin pouvoir se barrer. La scène manquait d’action, là, pour le coup.

Ce n’est pas si grave, toutefois : ça permettait une jolie conclusion d’épisode avec Mason confrontant Nadia dans la voiture. Celle-ci a toujours réponse à tout et conserve la confiance de Mason, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

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Brielle

Non, ça ne va pas plus loin, et pour que l’épisode puisse finir par un cliffhanger, il fallait un rebondissement vraiment intéressant. La série en trouve un du côté de Bernard : il nous révèle que Brielle, la femme dont Anders est amoureux, n’est autre qu’Abby, la femme de Mason. Ah putain. SI je savais qu’Abby ne pouvait qu’être une espionne, je ne m’attendais pas à ce que Bernard soit déjà au courant. Cela suppose aussi qu’il avait possiblement retrouvé Mason plus tôt que ce qu’il disait s’il est déjà si renseigné sur Abby.

En tout cas, il promet à Anders que tout ce qu’il croit savoir est un mensonge, et on comprend par là que nous aussi. De là à retourner la caméra comme on essaie de nous retourner le cerveau, il n’y a qu’un pas qui est évidemment franchi. Pas sûr d’aimer ces retournements de caméra quand ils n’apportent rien à la série. Curieux d’en savoir plus, cependant, le cliffhanger est efficace, et croyez-moi, c’était nécessaire à la série !

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Citadel – S01E02 – Spies Appear in Night Time – 17/20

L’épisode est plus court que ce à quoi je m’attendais, mais il se passe tellement de choses pendant celui-ci que j’ai quand même l’impression d’en avoir eu pour mon argent. Je confirme que j’aime bien la série, elle me fait penser à plein d’autres. Il ne faut clairement pas en attendre trop d’elle, mais elle fait son travail de divertissement avec efficacité. Content de retrouver un peu d’espionnage basique dans ma vie, ça me donne envie de surnoter !

Spoilers

Bernard et Mason partent à New-York pour récupérer la mallette X.


I’m exceedingly untrustworthy, I’m a spy.

Si je ne poste cet article qu’en ce samedi soir, c’est parce que j’ai pris mon temps avant de lancer le deuxième épisode. En fait, j’ai attendu 24h. Concrètement, ça veut dire que malgré l’envie d’enchaîner, je n’étais pas totalement accro. C’est dommage quand on voit le budget de la série. Et en même temps, j’y reviens dès le lendemain, parce que j’ai bien envie de voir la suite… Tout n’est donc pas raté. Je suis content de ne pas avoir eu trop d’attentes avant de la regarder, en tout cas.

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Huit ans plus tôt

Bon, cet épisode 2 commence par un résumé extrêmement long de ce qu’il s’est passé jusqu’ici avant d’enchaîner exactement là où le cliffhanger de l’épisode précédent nous avait lâchement abandonné. Nadia survit donc à l’accident de train pour mieux être dévastée par tout ce qu’il se passe.

Il y a de quoi : elle a perdu Mason dans l’accident et dans ses oreilles, Bernard lui annonce qu’il n’a pas d’autres choix que de lancer le « backstop ». Ah. On ne sait pas exactement ce que c’est, mais le nom ne dit rien qui vaille. En plus, ça nous remet en question la survie de Nadia : Bernard avait dit avoir été brièvement en contact avec elle pendant l’accident. C’est peut-être juste ça.

En tout cas, avec la menace du backstop, Nadia comprend qu’elle n’a d’autres choix que de se mettre en mouvement. Elle parvient ainsi à arrêter une voiture et à tomber dans les bras d’un italien, après avoir réclamé d’être emmenée à l’hôpital. Curieux comme introduction. En tout cas, je commence à aimer le générique : je ne comprends pas cette mode de les zapper, ça nous met vraiment dans l’ambiance d’une série. Par contre, vraiment, ils annoncent trop peu d’épisodes dans la saison, je trouve. Je ne suis même pas sûr que ce soit renouvelé quand on voit les critiques.

Bon, on verra. La pub massive va peut-être fonctionner. En attendant, Nadia se réveille finalement menottée chez l’italien à qui elle avait demandé de l’aide. Celui-ci a pris le temps de la changer (creepy) et la surveille, fusil à la main (méga creepy). Au moins, il a eu la sympathie de retirer la balle qu’elle avait prise dans l’épisode précédent et de la soigner.

Nadia demande une fois de plus l’hôpital, en vain, mais elle assure qu’elle le demande pour lui. Niveau réalisation, il n’y a rien à redire : le petit zoom sur les yeux des acteurs en mode western est sympathique. Que l’actrice soit motivée pour faire elle-même la plus grande partie de ses cascades est également un excellent choix, parce que les chorégraphies de combat permettent ainsi beaucoup plus de fluidité. Bref, c’est un régal à regarder dès qu’il y a un peu d’action dans l’épisode.

Pourquoi j’en parle maintenant ? Parce que Nadia prend la décision de balancer un verre d’eau dans la gueule du type, avant de se lever du lit et de réussir à nous le mettre KO. Il n’est toutefois pas aisé de parvenir à le mettre à terre, parce qu’il doit faire deux fois son poids, qu’il a un fusil et qu’il est bien motivé à lui éclater la tronche. On ne sait pas bien pourquoi, en revanche : franchement, il lui sauve la vie, ça mériterait bien un peu plus de dialogues.

La série ne prend pas le temps de nous expliquer plus de choses que ça. Nadia parvient à tuer le type avec difficultés et le fait juste à temps. En effet, une puce en elle s’active au niveau de son cou. C’est le fameux système Backstop… dont le but est d’effacer la mémoire des agents. Ah. C’est violent comme concept, mais c’est bien pratique pour que la torture soit inutile sur les agents de Citadelle. J’imagine que ça explique pourquoi elle ne voulait pas rester menottée sur le lit de l’italien !

Nadia prend toutefois le temps d’écrire sur son bras qu’il faut aller à Valence pour contacter Asha. C’est un peu maigre tout ça pour la pauvre Nadia qui se réveille trente secondes plus tard sans le moindre souvenir et qui découvre le message sur son bras juste avant le cadavre à ses côtés. Son passeport lui indique en plus qu’elle s’appelle Charlotte… Vraiment, c’est maigre pour savoir quoi faire exactement. J’imagine que nous aurons d’autres flashbacks dans les épisodes suivants.

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Récupérer la mallette X

Huit ans plus tard, dans le Wyoming, nous retrouvons un Bernard en proie aux doutes, souhaitant avouer quelque chose à Mason. Toutefois, Joe, son ex-femme donc, lui déconseille fortement. Il refuse qu’elle soit au courant (Abby, la femme de Mason… ou Nadia, dont ils sauraient qu’elle est en vie sans qu’on ne nous le confirme pour le moment ?), avant de préciser qu’elle dirait ce qu’il a fait. Le backstop ? Autre chose ? Mystère.

De son côté, Mason explique à Abby qu’il était un espion, qu’il en est convaincu parce que c’est totalement logique – même s’il ne sait pas baisser la lunette des toilettes (wtf ce détail ? Y a des gens payés à écrire ça quand même) – et que c’est pour ça qu’il va partir à New-York faire ce que Bernard attend de lui. Je ne peux qu’être du côté d’Abby, mais je continue de me méfier d’elle. Les femmes innocentes dans les séries d’espionnage, on sait ce que ça donne.

Bref, la mission ? Elle intervient rapidement dans l’épisode, et ce n’est pas plus mal. Mason et Bernard se rendent donc à New-York pour partir à l’assaut d’une tour. En haut de celle-ci, il y a un bureau secret de Manticore où se trouvera prochainement la mallette. J’ai beaucoup aimé l’ambiance musicale jazzy mise en place pour présenter cette mission – c’était la musique de la bande-annonce de Much Ado about nothing en même temps – et pour nous la montrer.

Concrètement, ce n’est pas compliqué : Bernard a déjà fait les trois quarts du travail en hackant l’entreprise : les données biométriques de Mason sont intégrées à la sécurité de celle-ci, il peut donc entrer sans problème dans le bâtiment. Il reste toutefois un peu de prises de risque à faire. L’action est peu présente pour cette scène : c’est surtout une grande partie de cache-cache téléguidée par Bernard depuis sa voiture.

Le peu de suspense de la scène vient du fait que Bernard est dérangé par un garde qui lui demande de bouger sa voiture au plus vite, pile au moment où Mason est justement repéré par un garde. Il sait toutefois vachement bien se battre, et avec quelques conseils dans son oreille, il se débarrasse vite fait du type. À nouveau, la chorégraphie de combat est vraiment sympathique. On sent bien qu’il y a du budget dans ce genre de scènes, et ce n’est pas habituel d’avoir des séries si qualitatives…

Du moins, ça ne l’était pas il y a encore cinq ans – dix, peut-être, si je pense à Netflix et toutes les séries Marvel… Aujourd’hui, c’est beaucoup plus classique d’avoir des saisons diminuées en nombre d’épisodes pour se permettre ça. Et puis, Agents of S.H.I.E.L.D proposait aussi régulièrement de belles scènes d’action. Bref, il faut que j’arrête de tout comparer, mais disons que la scène a beau être fluide, j’ai l’impression qu’il y a de l’argent jeté par les fenêtres… ce qui est une réflexion bizarre devant une série !

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Un trajet en voiture mouvementé

L’essentiel, c’est que Mason parvient à sortir du bâtiment avec la mallette, mais après s’être fait repérer par un des méchants jumeaux du premier épisode. Ce dernier appelle rapidement Dahlia, qui est en Virginie, pour la mettre au courant de ce qu’il se passe : il nomme Mason par son nom et explique que la mallette est traquée par un dispositif GPS. Franchement, on pourrait penser que le premier réflexe de Bernard serait de chercher ce genre de dispositif.

Ce n’est pas le cas. On notera que la télévision que regardait Dahlia insistait beaucoup sur les attentats, ce qui semble être une volonté de la série. L’autre information importante de la scène est que Dahlia n’est qu’un visage de Manticore, mais qu’elle ne dirige pas exactement les opérations : elle rend des comptes à plusieurs familles dirigeant Manticore. Hâte d’en savoir plus sur ces méchants.

En attendant, Mason découvre qu’il ne peut pas retourner dans le Wyoming, finalement. Bernard lui explique en effet que tous les agents de Manticore sont désormais à sa recherche car il est entré à visage découvert dans leur bureau. Ben super, ça valait le coup de faire confiance à Bernard. J’aime bien l’idée, néanmoins. La mallette X ? Elle n’était qu’une étape selon Bernard : elle permet de repérer tous les agents de Citadelle encore en vie – donc officiellement de les localiser eux deux et c’est tout.

Elle possède un autre atout : il y a des sérums au nom de chaque agent (ils ne sont pas nombreux, donc) qui permettent de leur rendre leur mémoire en cas d’activation du protocole Backstop. Le problème, c’est que Mason ne fait pas tellement confiance à Bernard et n’ose pas s’insérer la seringue assez vite dans le cou. Ils sont toujours poursuivis par Manticore, inévitablement, et les jumeaux n’hésitent pas à faire usage de la force par surprise. Ils nous tirent donc dans le dos de Bernard, provoquant aussitôt un accident de voiture.

Bernard inconscient, cela force Mason à se débrouiller par lui-même. Il referme la mallette, qui ne s’est ouverte que grâce à lui, notons-le, et réussit à s’en tirer. C’est plus qu’improbable, mais ce n’est pas trop mal mis en scène cette scène de fusillade. On le voit être obligé d’abandonner Bernard – qui tombe donc aux mains des jumeaux, c’est con, il avait pas mal de réponses aussi mauvais soit-il comme espion – derrière lui et passer de l’autre côté de l’autoroute.

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Direction Valence

Mason vole donc une voiture et se tire avant l’arrivée de la police, ce qui est une bonne chose. En revanche, il a toujours la mallette, donc il reste facile à tracer. C’est à se demander comment il a pu réussir pour monter dans un avion sans qu’aucun agent de Manticore ne l’interrompe. Oups, je vais un peu vite en besogne, pardon : il prend l’avion parce que sans surprise, la mallette finit par localiser Nadia comme étant en vie, en Espagne.

Cela ne semble pas déstabiliser des masses Mason : il décide de prendre l’avion pour Valence à peu près aussitôt, tout en prenant le soin de contacter sa femme, s’occupant toujours de leur fille… pour mieux continuer de lui cacher l’existence de Nadia. On t’entend, à utiliser des pronoms neutres, Mason !

Notons aussi que le seul sérum qui contenait tous les souvenirs de Mason a été détruit dans l’accident de voiture. Ce n’est absolument pas une surprise, vu comment Bernard introduisait le truc, ça ne pouvait qu’arriver, mais ça complique un peu les choses pour lui. Il va rester Kyle plus que Mason… jusqu’à ce qu’on nous annonce un sérum de secours, j’imagine.

En attendant, il parvient à se rendre à Valence, qui est en plein feu d’artifice. Ah bah ça va être pratique de débarquer en pleine fête des Fallas pour retrouver au plus vite Nadia… même avec un traqueur GPS. Et puis, Nadia est amnésique en théorie, puisque son sérum est toujours dans la mallette.

Ce n’est pas un problème : Mason débarque dans le restaurant où elle travaille et la heurte par accident. Le hasard (et le GPS qu’il ne consulte plus, d’accord) fait bien les choses tout de même !

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Le restaurant

Nadia essaie de se débarrasser de lui, mais quand il lui parle de l’Italie, elle n’a pas trop d’autres choix que de le prendre à part et de l’écouter. Avant de l’écouter, elle confesse toutefois un meurtre. C’est original, comme manière de se protéger.

Bon, j’ai adoré la scène qui suit, par contre. Mason doit lui expliquer comme il peut qu’elle est une espionne, parce qu’il est déçu de la voir amnésique. Il espère qu’elle pourra tout simplement lui dire comment se débarrasser de Manticore et protéger sa famille, mais tout ce qu’il fait, c’est la mettre elle en danger. La pauvre. J’ai adoré surtout le moment où il lui jette le couteau comme Bernard l’a fait avec lui, sans pour autant qu’elle ne l’attrape, puis la manière de lui faire ouvrir la mallette. C’était simple et efficace pour que la Mallette elle-même révèle qui elle était.

Et puis, toute la scène se déroule dans la cuisine d’un restaurant, vidée juste avant… Faut bien que j’avoue que ça avait un petit côté Dollhouse plaisant. Je recommence à comparer la série à plein d’autres – un enfer pour la mise en page ! Bref, Mason explique à Nadia – qui se pense encore Charlotte – qu’elle peut retrouver rapidement ses souvenirs. Elle n’a toutefois pas le temps de les récupérer : ils n’entendent pas les coups de feu dans le restaurant, qu’un jumeau utilise pour faire fuir les clients, mais entendent celui de l’homme qui les vise directement dans la cuisine.

Mason se fait tirer dessus, ce qui ne promet rien de bon pour nos deux super espions. Bordel, il est temps que Nadia récupère ses souvenirs. C’est sans eux qu’elle prend la décision de planter un couteau dans le dos du jumeau… C’est un mauvais plan : il a besoin de Mason en vie (mais pourquoi ?), mais pas d’elle. Il n’hésite donc pas à s’acharner sur elle, regrettant quelle ne se batte pas plus et mieux que ça.

C’est un peu abusé, parce qu’il s’acharne sur deux agents totalement amnésiques, en vrai. Par chance, Mason refuse de voir Nadia se faire éclater sans réagir. Il prend donc sa défense, juste assez longtemps pour qu’elle s’injecte le sérum. Partant de là, le jumeau n’a plus aucune chance de s’en tirer, parce qu’il est sûr d’avoir le dessus sur Mason. Ce n’est toutefois pas le cas. Nadia n’a aucun mal à se débarrasser de lui, sachant qu’elle avait déjà ce qu’il fallait avant même d’avoir des souvenirs.

Une fois le jumeau à terre, Nadia peut s’occuper de Mason, et on nous vend une fois de plus toute l’alchimie sexuelle incroyable entre eux. Mason est clairement jaloux de voir qu’elle se souvient, et qu’elle se souvient de tout. Bon, elle se souvient d’une jolie relation de couple avec lui, pleine de secrets… Elle se souvient aussi du secret qu’elle ne voulait surtout pas qu’il sache.

La police arrivant, ils sont obligés de fuir, ne prenant pas le temps pour autant de nettoyer derrière eux. C’est abusé de ne pas au moins garder la fiole avec l’ADN de Nadia !

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Et pour le prochain épisode…

Bref, c’est pas grave, ils se barrent, le jumeau se réveille avant la police aussi et peut donc faire un rapport à Dahlia. Celle-ci est énervée de savoir Nadia en vie, mais elle a toutefois reçu un cadeau appréciable de la part des jumeaux : Bernard.

Elle lui affirme qu’elle est forte pour convertir les agents de Citadelle à sa cause et elle a clairement envie de lui soutirer un maximum d’information. C’est un autre bon cliffhanger, j’ai déjà hâte d’être vendredi prochain pour l’épisode 3 ! J’ai bien sûr zappé la bande-annonce finale, mais pas le générique de fin.

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