The Walking Dead – S09E11

Épisode 11 – Bounty – 15/20
Même s’il y a eu de longs moments d’ennuis dans cet épisode, je trouve que la série continue de prendre le parti de se renouveler. Elle n’y arrive pas toujours et ne réussit pas forcément à faire ce qu’elle souhaite, mais au moins l’intention y est, et ça, c’est très agréable à voir. Après neuf ans de routine, les voir recommencer à tester de nouvelles choses, à vraiment les tester, c’est plutôt cool !

Saison 9


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Bring me my daughter or there will be conflict.

Non, même la cérémonie des Césars n’arrête pas les morts de marcher : c’est ainsi qu’un nouvel épisode de la saison 9 a pu être diffusé hier soir. Et si je n’ai pas vraiment de temps devant moi, je l’ai regardé quand même, parce que c’est moi, et parce que j’ai assez de retard partout pour ne pas en prendre encore plus.

L’épisode reprend sur Ezekiel, Carol et Jerry, avec une bonne nouvelle pour ce dernier, qui s’apprête à devenir papa. Mouais, c’est jamais bon signe dans cette série ce genre de nouvelle. Seuelemnt, Carol a encore les cheveux courts, Jesus est encore en vie et nous sommes tout à fait dans le passé. Est-ce qu’on va enfin savoir ce qui est arrivé à Maggie ? Pas sûr, elle est « malade » et pas présente à ce grand meeting au cours duquel Tara annonce vouloir rester bosser avec Jesus. Mouais.

Le meeting dure à peine deux minutes mais il permet à Tara de donner le texte d’une nouvelle Constitution à partir de laquelle les trois groupes se sont construits en harmonie. C’est beau. Dans le présent, Ezekiel est un brin nostalgique de cette période, parce qu’il est à fond dans la contemplation de la Constitution.

Bon, c’est mal barré, il ne reste pas grand-monde que j’aime bien dans le Royaume, alors avoir une partie de l’épisode qui se concentre dessus, c’est non merci. Tout ça nous permet de se concentrer un peu plus sur le couple Carol/Ezekiel, et sur la volonté de ce dernier de ramener à la vie le cinéma, quitte à y laisser la vie parce qu’il faut rentrer dans un ciné plein de zombies. Jerry en est tout heureux, mais la série insiste tellement sur sa présence et sa joie que je ne donne pas cher de sa peau.

Franchement… FRANCHEMENT ! Je suis fan de séries et tout, mais de là à risquer ma vie pour un pauvre film, je sais pas quoi. Ils ne sont même pas certains de ce qu’ils vont y trouver en plus ; et puis, ça ne va que leur rappeler toute la civilisation qu’ils ont perdu. Bref, vous aurez donc compris que je ne suis pas particulièrement attaché aux personnages et que je trouve cette intrigue stupide, donc bon, j’étais un peu déconnecté de la situation de tension qu’ils voulaient présenter. J’ai quand même bien ri du zombie dans la machine à pop corn, OK.

Bon, tout ça mène à Jerry faisant tomber ce qu’il était venu chercher et à Carol finalement convaincue elle aussi de la nécessité d’avoir un cinéma dans la vie. Oh, les gars, le théâtre, c’est pas mal non plus sérieux ! Finalement, ils arrivent à récupérer ce dont ils avaient besoin pour le cinéma sans trop d’encombres, alors peut-être que j’avais tort. N’empêche, cette partie de l’intrigue n’a pas réussi à me convaincre, même si j’ai aimé l’ajout de musique sur le combat contre les zombies. Si les saisons précédentes avaient pu faire ça, ça occupe un peu et évite de trop s’ennuyer.

L’épisode se termine sur un baiser Carol/Ezekiel, et l’annonce d’une nouvelle menace bien évidemment.

Pendant ce temps, Alpha est toujours aux portes à réclamer sa fille. Daryl ne veut plus vraiment livrer Lydia et Alpha est déterminée, alors bon, les négociations tournent en boucle. Elle demande à parler au leader, mais comme il n’y en a plus, c’est Daryl qui finit par s’y coller. Faut bien s’occuper comme on peut dans ce genre de situation.

Franchement, ça passe plutôt bien, surtout que les enjeux sont là. Alpha a toujours deux otages, et d’ailleurs, Enid continue aussi de s’occuper du couple plus âgé pour mieux se distraire de la disparition de son mec, mais c’était pas bien intéressant. Mieux vaut se concentrer sur les négociations qui tournent en rond, donc, avec Alpha montrant qu’elle a deux otages – et ignorant apparemment la présence de la troisième, dans un champ juste à côté. Ce n’est pas le cas du prof de musique, heureusement, et il est attaché, mais pas assez pour l’empecher de la prévenir de l’arrivée de zombies.

Bien sûr, oui, l’arrivée de ce groupe (avec un bébé en plus !) signifie aussi l’arrivée de zombies. Le bébé ? Bof, la sélection naturelle fait qu’il ne peut pas survivre : sa mère décide de le sacrifier parce qu’il pleure et attire les zombies. Non mais quelle angoisse, coupe lui la langue au pire quoi.

Le plus drôle, c’est que si le groupe d’Alpha n’en a absolument rien à faire de la mort de ce bébé, nos héros sont terrifiés à l’idée de sacrifier une vie innocente. Forcément, le prof de musique envoie la sourde récupérer le bébé et ça semble ne pouvoir que mal finir.

La série réussit assez bien à provoquer une nouvelle forme d’angoisse avec la course poursuite qui se fait entre elle et les zombies, sans le moindre bruit. Cela change un peu du format classique, et c’est un handicap dont on constate l’horreur et l’angoisse dans un monde post-apocalyptique. Finalement, elle est secourue sans mourir grâce à Daryl et un petit groupe qui a réussi à sortir discrètement pour l’aider.

Pas mal. Cela n’aide absolument pas à faire avancer l’intrigue, mais pas mal. Cette saison parvient à proposer des scènes de ce genre que je trouve vraiment réussies cette année. C’est nouveau. Bon, et sinon, ils sont tous partis pour donner Lydia en pâture à Alpha, mais Henry n’est pas d’accord du tout : il décide donc de kidnapper Lydia à son tour, et c’est Enid et une des potes d’Henry qui viennent tenter de le convaincre de changer d’avis.

Cet abruti tourne le dos à Lydia le temps qu’Enid parvienne à le convaincre que la meilleure solution est de laisser partir Lydia, mais comme celle-ci n’en a absolument pas envie, il ne faisait aucun doute qu’elle en profiterait pour s’enfuir. Pourtant, elle se laisse convaincre par le discours d’Enid qui lui parle de ses parents et de Carl, et elle décide donc de retourner d’elle-même auprès de sa mère. Mouais.

Evidemment, avant tout, elle s’autorise un petit baiser à Henry, ce qui n’a absolument aucun sens : d’où elle sait qu’il faut embrasser les gens qu’on aime ?

Bref, l’échange peut avoir lieu, mais tant que ce n’est pas fait, le doute persiste. En plus, je voyais bien Alpha tuer sa fille pour le principe. Les retrouvailles se font avec un câlin sympathique pour tout le monde, mais pas pour Lydia qui se fait baffer par Alpha. Devant tout le monde. Qui s’en fout royalement. Bon, à part Henry, en gros, et ça finit par une petite discussion mentor/disciple avec Daryl qui confirme qu’ils ont fait ce qu’il fallait, même si c’est horrible. Et même si tout le monde semble avoir complétement zappé le meurtre de Jesus.

Et c’est tout ? Pour une fois qu’un tel échange se passe sans trop d’encombres, profitons-en. Mais Alpha est une méchante tellement réussie, on sait que ce n’est que le début pour elle. Vivement qu’elle revienne ! En attendant, tout le monde fait la fête ou l’amour ; et le couple de vieux récupère le bébé du groupe d’Alpha.

Tout le monde ? Non, pas Henry. Lui, il se barre pour retrouver Lydia. Daryl part aussitôt à la recherche du gamin qu’on lui a confié, avec son chien et… la muette qui dit ne pas pouvoir vivre avec la décision qu’ils ont prise de laisser Lydia à sa mère. Euh ? Mouais. Elle part sans personne de son groupe, sans au revoir, sans avertissement ? C’est gros, franchement !

Saison 9

J’aime bien… The Walking Dead ?!

Salut les sériephiles,

Il y a quelques mois, je vous parlais avec beaucoup d’ironie et d’amusement du bon gros troll que nous servait The Walking Dead avec l’annonce de trois films à venir. S’ils ne me disent toujours rien du tout – mais alors vraiment rien du tout – parce que je n’ai jamais été un grand fan du personnage d’Andrew Lincoln si je suis parfaitement honnête avec vous, ce que je suis toujours, n’est-ce pas ?

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Voir aussi : L’avenir de la franchise The Walking Dead

Si j’ai eu un peu de mal aussi avec la volonté de renouveau affichée dans Fear the Walking Dead dont la qualité est en yoyo, j’ai voulu aujourd’hui écrire un article sur un ton totalement différent pour dire que… je suis content du renouveau proposé par The Walking Dead.

Non, non, vous ne rêvez pas, c’est bien moi qui écris ça, promis, on ne m’a pas enlevé, malgré le titre de cet article ! C’est parfaitement inattendu pour moi aussi, mais il faut reconnaître que la saison 9 gère tout, par rapport aux précédentes (on notera que j’avais déjà apprécié un peu plus la 8). J’ai l’habitude de me plaindre de la série depuis sa saison 4 et de faire plein d’articles coups de gueule (pas que sur elle), parce que j’ai toujours plus à en dire dans les coups de gueule (Netflix, Disney, vous ne perdez rien pour attendre d’ailleurs, je ne vous oublie pas, je rumine !), mais c’est important de reconnaître aussi quand quelque chose va bien.

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Oh, tire pas la tronche, toi, c’est une bonne chose ce que je dis !

Ainsi donc, pour bien respecter mes résolutions 2019 de rester positif, je tiens à souligner que les départs successifs de Carl et Rick sont ce qui est arrivé de mieux à la série depuis un moment – et ça me rend presque impatient de voir le prochain départ annoncé. En voyant l’épisode d’hier, je me suis rendu compte que j’avais des réactions quasi-épidermique vis-à-vis de certains anciens personnages qui n’étaient pas présents dans l’épisode, tellement je ne pouvais plus me les encadrer. Franchement, Carol, on en a fait le tour il y a quelques saisons, non ? Elle n’a pas évolué depuis, quoi, la saison 5 ? Même dans cette nouvelle version où on lui colle une coupe de cheveux immonde qui ne rend même pas jaloux Legolas, elle n’a pas réussi à me passionner, quoi.

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Oui, mais mère-grand, j’veux plus de toi dans la famille.

L’épisode d’hier m’a fait prendre conscience que j’étais prêt à suivre des épisodes ne se centrant que sur les nouveaux. Je veux bien voir plus de Rosita et Siddiq aussi (mais par contre, Gabriel et Eugene, je ne peux plus me les voir en peinture non plus, déso pas déso). Enid gère bien aussi, et j’aime bien son mec, s’il a survécu. Et puis plus d’Aaron, ce n’est pas de refus, même s’il sera probablement une victime facile maintenant que Jesus y est passé (j’aurais aimé plus d’Aaron et Jesus, mais bon, ça se saurait si la série suivait ce genre d’intrigues). Dans ma longue liste de souhaits, je veux que Negan continue de me fasciner, mais c’est mal barré quand je vois ce qu’ils en ont fait la semaine dernière.

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Au-delà de tous ces souhaits, les départs sont ce qui est arrivé de mieux à la série parce que cela l’a forcée à se renouveler. C’en est ENFIN terminé de l’interminable marche de nos héros qui ne parvenait plus à convaincre depuis quelques saisons. Les voir confortablement installés dans une nouvelle vie bien pépère, c’est bien plus cohérent. Que la menace vienne de l’extérieur pour une fois, c’est une bonne chose ; surtout que cette violence prend vie de manière vraiment sympa.

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Et puis, attendez, est-ce que Daryl semble enfin évoluer un peu dans sa nouvelle relation à Henry ? Je n’y croyais tellement plus et pourtant, juré, dans l’épisode d’hier, j’ai trouvé Daryl cool alors que j’ai toujours été super sceptique face au succès de ce personnage, parce que lui aussi il tournait en rond depuis qu’il a perdu son frère (et ensuite Beth) il y a des siècles, putain !

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Je pensais qu’avec ce bond dans le temps, la série allait s’éloigner des comics, mais non, finalement, elle continue de s’en inspirer. Ce qui fonctionne drôlement bien, toutefois, c’est de se dire que sept ans ont passé : Lydia est une adolescente aujourd’hui, mais c’était une enfant au début de l’apocalypse. On commence donc à voir la génération suivante, celle qui a survécu contre toute espérance à l’émergence des zombies et qui n’a connu que ça de sa vie… Bref, extrêmement fan de cette intrigue !

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Tout arrive. TOUT !

C’est génial, parce que ça permet la création de personnages bien plus intéressants. Finalement, ce qu’il manquait à la série depuis quelques années, et c’est ironique quand on se souvient des premières saisons !, c’est un renouvellement de casting. Les personnages étaient tous ancrés dans les mêmes schémas et on avait l’impression de ne plus avancer dans l’intrigue. Puis, on savait que Rick et les autres principaux étaient quasi intouchables (Glen sous sa poubelle, je ne m’en suis JAMAIS remis).

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Y A DES LIMITES, PUTAIN.

Aujourd’hui, des personnages que l’on connaissait déjà ont un nouveau rôle (très fan de ce qu’ils font de Tara, par exemple) et la série sort de ses schémas trop connus. Je ne dis pas que la saison 9 réinvente l’eau chaude, parce qu’on est toujours sur des intrigues prévisibles par moment et que l’on a déjà vu assez d’épisodes pour savoir à quoi s’attendre ; je dis simplement que la qualité est de retour. Et ça me fait tellement plaisir que je voulais en faire un article, parce que ça fait deux semaines que je sors content de mon visionnage de la série. Je regardais la série par habitude plus que par envie ces dernières années, mais là, je retrouve l’envie de la regarder chaque semaine – j’ai presque la même sensation qu’avant un épisode de Fear !

Et c’est bon signe… Mais je reste vigilant !

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Pressé d’en découvrir plus sur cette cinglée d’Alpha !

The Walking Dead – S09E10

Épisode 10 – Omega – 18/20
Bien qu’un peu lent dans sa construction et manquant par moment d’un chouilla d’originalité, cet épisode confirme que cette saison a su renouveler avec brio la série. Les changements de casting de ces deux dernières années et ceux à venir ne m’inquiètent pas tellement s’ils continuent à mener la barque comme cela, parce que la série redevient vraiment intéressante. Je n’y croyais pourtant plus.

Saison 9


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Walking around in dead people’s skin is pretty messed up.

J’ai eu envie de voir tous mes inédits du jour toute la journée, mais en commençant à 23h, c’était mal barré. J’ai donc fait le choix de cette série, parce que c’est elle que je me fais le plus facilement spoilé habituellement, et parce que je suis curieux de voir ce qu’elle va donner. Et on recommence dans le passé, au 23e jour de l’épidémie. Lydia n’y était qu’une enfant terrifiée et consolée par sa mère, alors que son père était persuadé que le monde était fini.

Effectivement, c’est bien vu et sept ans plus tard, Lydia raconte sa vie à Henry et tente de récupérer des informations sur lui et sur le campement. L’intérêt de la scène ? Elle nous annonce une suite sanglante quand la prisonnière révèle que sa mère est un peu comme Carol, on ne cherche pas la merde avec elle. Fallait juste y penser avant de nous tuer Jésus en fait.

Je ne sais pas quoi penser des scènes entre les deux adolescents. Je trouve ça plutôt intéressant de les voir discuter, mais en même temps, c’était assez morne. Et côté flashbacks, c’est un brin frustrant de revenir au début de l’apocalypse. On sait ce qu’il s’est passé, et plutôt deux fois qu’une, et on sait que les scénaristes ont du mal à inventer de nouvelles histoires.

Sans trop de surprise, c’est effectivement le cas pour la famille de Lydia, qui est très similaire à celle de Carol. Le père est un violent colérique, la mère s’écrase devant lui et Lydia est Sophia, sauf qu’elle a su rester en vie, elle. Et elle est maligne, apprenant même l’existence du Royaume de la part d’un Henry qui baisse sa garde et qui en révèle bien trop avant que Daryl ne revienne.

J’espérais quand même qu’Henry était missionné par Daryl, mais non, et c’est con, parce qu’en plus d’être débile, il lui en veut de s’être servi de lui. C’est la base, allô. Bon, Daryl retourner interroger Lydia et ça devient un peu plus intéressant : contrairement à Carol, la mère de Lydia ne s’est pas rebellée contre son mari, mais contre un inconnu réfugié au même endroit qu’elle et faisant trop de bruit. Elle l’a tué pour sa propre sécurité, et pour celle de sa fille et de son mari… une semaine plus tôt, il voulait quitter le refuge, mais ce jour-là, il s’est transformé en celui qui était le plus faible du couple. C’était plutôt intéressant.

Bon, bien sûr, elle a tué un mec dans le refuge qu’ils avaient, donc ils ont rapidement compris que le virus s’était aussi propagé parmi eux : sa victime s’est réveillée au cours de la nuit et est devenu un zombie. Je n’ai pas bien compris pourquoi, mais la série nous a fait un faux suspense autour de Lydia s’approchant du zombie. On savait bien qu’elle y survivait de toute manière, mais sa fascination pour le mort, c’était un peu étrange. Bien sûr, tout ça sert à nous révéler que Lydia est surtout pleine de culpabilité, car elle est responsable, indirectement, de la mort de son père. On s’y attendait, tout de mme.

Sans trop de surprise, ce beau récit de vie de la part de Lydia finit par une agression de la prisonnière envers son geôlier, pour tenter de s’enfuir, même si on ne sait pas bien ce qu’elle espérait. Une chose est sûre, Daryl découvre qu’elle a des traces de coups sur les bras. Comme son père est mort, c’est donc que la mère la frappe, histoire qu’elle reste en vie, quoi. C’est une histoire pas terrible, mais ça renvoie à Carol, une fois de plus, et Henry le sait. Il confronte donc Daryl sur le sujet, comprenant qu’il a probablement été victime de coups lui aussi.

Henry est aussi un vrai optimiste étant donné le contexte, affirmant que Lydia est loin d’être une mauvaise personne, même si son groupe est mauvais. Il retourne donc voir Lydia dont il est déjà très clairement fou amoureux, et il décide de la libérer, pour quelques minutes. Celle-ci peut donc découvrir le campement avec lui, et prendre le temps de manger des vers de terre au passage, parce que c’est apparemment délicieux. Elle sait comment les trouver en tout cas, et elle n’hésite pas à en donner à Henry aussi. C’est beau l’amour adolescent, mais ça fait peur à Lydia de voir qu’un campement peut survivre pendant plus de six ans comme si de rien n’était au beau milieu de cette apocalypse.

Sa vie cauchemardesque n’est plus trop justifiée, c’est sûr. Alors qu’elle envisage de s’attaquer à Henry, elle entend un bébé pleurer et regagne subitement son humanité. Voilà un personnage qui a su rapidement gagner mon affection alors même qu’elle est assez chiante, tout de même. Le tout s’est fait sous la surveillance de Daryl, bien sûr, et finit par Lydia demandant à retourner dormir dans sa cage. C’est beau.

Le lendemain, elle affirme que sa mère ne viendra pas à sa recherche, mais il est difficile de lui faire entièrement confiance. Elle retourne vite sa veste en tout cas et finit par tout raconter à Daryl et Henry : le campement provisoire de ses camarades-zombies, la mort probable d’Alden et Luke, et le mensonge sur son passé. En fait, jamais son père ne s’est fait bouffer par un zombie. Il avait peur de partir du campement, et sa mère a décidé de le tuer. Bim.

Tout cela permet à Daryl de redevenir ami avec Henry, ce qui est sympathique… mais ne mène pas vraiment au cliffhanger de la semaine, qui est très bon. Pour cela, il faut juste se concentrer sur un autre petit bout d’épisode.

Ouep, en parallèle, Tara mène les nouveaux à la recherche d’Alden et Luke. Tout ce qu’ils en retrouvent, ce sont les chevaux, tués par couteaux avant d’être mangés par de vrais zombies. Cela signifie que le groupe comprend rapidement que Lydia leur a menti : il n’y a pas que sa mère qui fait semblant de ne pas être une humaine, et ça craint fort pour eux.

J’ai aimé les voir se comporter avec plus de prudence envers les zombies, cela dit. Cela ajoute du suspense à la série et ce sont de bonnes nouvelles dynamiques. En parlant de ça, les nouveaux prennent la décision de se barrer du beau refuge qu’on leur a offert, parce que… ben on ne sait pas trop. Ils ne vivent pas bien la séparation d’avec le prof de musique. Mouais. Ils finissent par tous se convaincre que le mieux est de ne pas rester là, et c’est con.

Le groupe reprend les recherches et finit par se dire que c’est trop risqué de continuer les recherches au beau milieu de la nuit lorsqu’un zombie les attaque. Les cons ! Faire demi-tour ? C’est le meilleur moyen d’emmener cette nouvelle horde de zombies tout droit vers la Colline. Les filles ont au moins la décence de parler en langue des signes, pendant un moment, mais la plus jeune finit par parler à voix haute, et il est évident à ce moment-là qu’on est bon pour une idiotie totale.

Le lendemain, deux des nouvelles reviennent donc sous l’œil vexé de Tara, qui leur apprend que de toute manière, elle les a vu partir il y a un bon moment. Le seul problème, c’est que si elle rapatrie tout le monde, la muette finit par être séparée de sa sœur par le groupe des Chuchoteurs. Ceux-ci sont donc menés par la mère de Lydia qui se présente sous le nom d’Alpha devant les grilles de la Colline. Ce qu’elle veut ? Sa fille, bien sûr. Et c’est un excellent cliffhanger, franchement, parce qu’il est peu probable que Lydia revienne avec joie dans le clan de sa mère…

Saison 9

The Walking Dead – S09E09

Épisode 9 – Adaptation – 16/20
Si je me serais bien passé d’un bon quart d’heure de l’épisode, l’intrigue de la saison est vraiment bonne et permet de relancer vraiment l’action, ce qui était nécessaire depuis trois ans au moins. Voir de nouvelles dynamiques établies, c’est chouette comme tout et ça fait plaisir dans une série qui vieillissait mal. Bref, cette saison est une lueur d’espoir inattendue du côté de la qualité !

Saison 9


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Language! I’m a kid, asshole!

Bon, ben, Jesus est mort et ça fait chier. Quant aux zombies, ils ne sont pas tous zombies, n’en déplaisent à nos survivants qui ne s’attendaient pas à devoir faire face à des humains. Michonne se fait sauver in extremis par une des nouvelles arrivées et les tentatives de contenir la meute ne sont pas très inefficace puisqu’un des Whisperers (appelons-les comme il se doit) ouvre le portail derrière lequel ils étaient enfermés.

C’est problématique, et ils se sentent donc recherchés et poursuivis ; mais c’est un ressenti normal. En plus, la tension est toujours là entre tous, mais ça n’empêche pas tout le monde de se mettre à travailler en équipe, voire même ça n’empêche pas Daryl et Michonne de se remercier l’un l’autre d’avoir toujours été là pour eux.

L’intrigue des Whisperers fonctionne en tout cas très bien : de nouvelles méthodes sont à mettre en place pour les repérer. L’idée est donc de se confronter à la meute de zombies en les blessant plutôt qu’en les tuant, pour faire réagir avec douleur les humains parmi eux. C’est très chouette et ça permet à nos héros de reprendre le dessus, mais aussi de se faire une prisonnière sans le moindre mal.

De son côté, Negan est donc enfin parvenu à s’échapper après six ans dans sa prison. Il était temps. Il découvre ce nouveau monde et mange avec plaisir une tomate, alors qu’il est à peu près évident qu’ils le nourrissaient déjà avec ça franchement. Sa première idée fixe en sortant de prison ? Prendre une pelle pour aller tabasser Michonne qui, heureusement, n’est pas là, toute occupée qu’elle est de se battre avec une meute de zombies.

Au petit matin, il essaye donc de s’échapper, mais c’est sans compter sur la surveillance accrue et vigilante de Judith. Celle-ci décide pourtant de le laisser s’échapper après une scène un peu longuette où il fait ce qu’il peut pour la convaincre et le fait tellement bien qu’elle le laisse s’enfuir avec sa propre boussole, qu’il a volé durant la nuit. Ben voyons.

Negan enchaîne avec une journée on ne peut plus normale : errance, zombies à tuer, bouteille d’eau percée et intoxication alimentaire en route. À cause de lui, l’épisode durait 51 minutes et possédait quelques parties franchement longues et peu intéressantes, comme ce moment où il s’est retrouvé dans un magasin parmi des mannequins (quelle angoisse de film d’horreur ; tout ça pour une veste en cuir franchement).

Plutôt qu’un zombie, il tombe ensuite sur trois chiens errants affamés eux aussi. Là encore, il s’en sort sans trop de mal, même s’il y a évidemment un zombie derrière la porte par laquelle il veut se barrer. Tout ça pour une veste en cuir. On a connu plus pertinent comme intrigue… on a aussi connu pire avec cette série cela dit. Franchement, ce n’est pas fou de suivre ce personnage tout seul, j’aurais presque préféré qu’il prenne Judith en otage, à ce stade, surtout qu’il décide de retourner au QG des Saviors quoi.

Pour y faire quoi exactement ? Rien du tout. Il déprime sur place, puis il tue ses anciens hommes qui ont pris un peu cher en six ans forcément. Tout ça ne lui prend que quelques secondes, mais il en garde quand même un en mort-vivant, pour le principe j’imagine ; parce qu’il était son plus fidèle. Après une petite hésitation, il décide finalement de le tuer, le tout après avoir déprimé un peu sur la boussole de Judith (qui a mes initiales, génial). C’est lourd.

On nous fait donc croire qu’il fait demi-tour et retombe sur Judith, seule sur la route, prête à lui tirer dessus alors qu’il est sur une moto ? Euh ? Franchement, ça sentait bon le rêve, surtout qu’il arrive à convaincre Judith de le laisser retourner à Alexandria… Pourtant, rien ne nous dit qu’il s’en agit d’un en fin d’épisode, alors je suis sceptique sur cette alliance étrange !

Sinon, la vie peut reprendre son cours normal à la Colline, mais les survivants restant commencent à s’inquiéter de ne pas voir revenir Michonne et les autres. Ils décident donc à leur tour de lancer une équipe en expédition, ce qui n’est pas forcément la meilleure des idées, surtout quand ils s’associent avec un autre des nouveaux.

Malheureusement, très rapidement nos groupes reviennent, avec une prisonnière et avec un cadavre. Rarement la série n’a pris autant le temps d’en faire sur la mort d’un de ses personnages, je trouve, puisque c’était un leader important, cette fois.

C’est désormais à Tara de le remplacer, et je trouve ça plutôt intéressant côté évolution du personnage. Malheureusement pour elle, avec Michonne dans les parages, ce n’est pas vraiment gagné. Pourtant, elles interrogent ensemble la prisonnière, qui n’est bonne qu’à sangloter. Pas facile d’apprendre grand-chose, donc, et Michonne décide de rentrer au plus vite chez elle.

Elle passe quand même la nuit à la Colline, histoire de parler rapidement avec Aaron, puis Daryl, de la situation compliquée dans laquelle ils sont à présent. Elle reste aussi pour la construction du cercueil de Jesus, et franchement, c’est bien la première fois qu’ils en font autant non ? Daryl est en tout cas tellement énervé qu’il décide de retourner interroger la pauvre prisonnière. Faut que j’arrête de compatir, parce qu’elle s’achète juste du temps pour rester en vie le temps que les autres la retrouvent quoi.

Elle a en tout cas une histoire sympa, je trouve, à nous raconter qu’elle n’a pas eu le choix de se mêler aux zombies, avec sa mère. Elle continue de mentir à Daryl, c’est évident, mais elle ne ment pas à son co-détenu, Henry, et n’hésite pas à lui dire qu’elle s’appelle Lydia. On avance.

Allez, dans tout ça, on a au moins des retrouvailles mignonnes entre Eugène et Rosita ; c’est déjà ça… Mais alors qu’Eugene est tout heureux de la retrouver, elle l’entend dire qu’elle est enceinte de Siddiq le médecin. Ah non mais là franchement, ils me perdent avec la vie de Rosita ! Elle est donc en couple avec Gabriel, enceinte de Siddiq ET Eugène est amoureux d’elle ? Franchement, ça fait beaucoup d’un coup (et beaucoup de raison de venir à bout du personnage pour s’assurer une séquence dramatique).

Pendant ce temps, le prof de musique sympathise avec le nouveau copain d’Enid dont je n’ai toujours pas retenu le nom alors que je l’aime bien sympathisent comme ils peuvent, toujours à la recherche de ceux qui sont rentrés depuis un moment. Quand ils se mettent à suivre la piste de flèches plantés dans des arbres, on comprend bien qu’ils sont dans un piège des Whisperers, et c’est effectivement ce que révèle le cliffhanger, qui les voit pris en otage, alors qu’Enid et Magna se rassurent comme elles peuvent de ne pas les voir revenir.

Saison 9