Blindspot – S03E14

S03E14 – Everlasting – 20/20
De très loin le meilleur épisode de la saison, si ce n’est de la série. Oh, bien sûr, il se centre sur l’un de mes personnages préférés ; il s’amuse de la numérotation (c’est le 3.14, coucou pi) et il reprend un motif vu et revu (c’est le cas de le dire) dans plein de séries ; mais c’est justement ce qui le rend passionnant. Plutôt que d’être dans le schéma classique du procédural, cet épisode brise la boucle (là aussi, c’est le cas de le dire) et c’est passionnant. Pourtant, je n’ai pas eu les réponses que j’attendais et la scène finale remet en question plein de choses…

> Saison 3

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Oh this was easy as… pi.

Cet épisode a une meilleure note sur TVtime, alors je me suis dit que je pouvais peut-être en faire un commentaire plus complet. Et comme l’épisode se centre majoritairement sur Patterson qui est dans absolument toutes les scènes du début d’épisode, j’ai rapidement compris la bonne note.

J’aime l’idée du début d’épisode qui est de la voir être draguée par le Dr Izenberg, un autre expert du FBI. La scène est amusante, et comme tout se fait devant Tasha, on se doute rapidement que ça aura un intérêt pour le reste de l’épisode où, effectivement, Tasha force le destin pour qu’ils travaillent ensemble. Il faut dire que ça tombe assez bien : une percée se fait dans les tatouages grâce à une multiplication par Pi.

Avec l’aide d’Izenberg, elle peut donc se servir d’une machine pour analyser les cendres de trois soldats, sauf que cette machine lui explose à la tronche. C’est flippant le temps que dure le générique, mais finalement, le réveil sonne après le générique et Patterson se réveille sans une égratignure. Dans l’ascenseur, elle retombe sur Izenberg, puis sur Tasha, puis Reade leur annonce qu’il est fiancé. Mais cette fois, Patterson comprend que son déjà vu est assez long et elle n’hésite pas à ruiner l’annonce de Reade qui est fiancé à sa copine. Dans les trucs qu’elle ne revit pas, il y a aussi une scène où l’on a appris que Nas a apporté des informations utiles sur Avery, mais Jane refuse d’en parler à sa fille. Ce n’est pas comme si elle lui parlait tout court en même temps.

En revanche, il y a bien tout le reste de la journée, qui était heureusement assez courte à vivre pour nous, mais assez longue pour Patterson qui finit par se retrouver à nouveau dans le laboratoire où la machine lui explose à la tronche.

Pour son second réveil, il est bien sûr révélé que Patterson est hospitalisée inconsciente. Cela dit, son rêve continue, et ce n’est pas plus mal. Quand elle entre pour la troisième fois dans l’ascenseur, elle tombe ainsi sur David. C’est une super idée de le ramener dans la série, parce que cette relation fonctionne depuis la saison 1 de toute manière et il n’y a pas de raison que ça change.

Patterson ruine ensuite l’annonce de Reade en avouant que Zapata est amoureuse de lui. C’est plutôt amusant à voir, et chouette de la voir ensuite tomber sur Stuart. La série se fait plaisir à ramener tout un tas d’acteurs qui ont quitté la série et qui étaient tous liés à Patterson. Après tout, elle a une vie de merde depuis trois saisons. Et ce n’est pas cet épisode qui va changer les choses, donc elle se prend encore une explosion dans la tronche, malgré son coma. Chacun sa torture, j’imagine.

Pour le quatrième jour, Patterson se retrouve alors dans l’ascenseur avec Roman nu. Ca ne vaut pas le retour de David, mais j’ai explosé de rire, ce qui est très rare face à cette série. Alors qu’elle allait craquer pour lui, Patterson est interrompue parce qu’elle entend Zapata, la vraie Zapata, parler du terrible accident qu’elle a eu.

Le rêve peut donc reprendre de plus en plus vite, avec Patterson qui modifie de plus en plus la réalité : cette fois, elle voit donc Reade et Zapata fiancés, puis Kurt avec les tatouages de Jane et finit dans une salle vide avec Borden. Dans la réalité, elle s’enfonce de plus en plus dans le coma et on en arrive donc à la 24e minute à la première scène de l’épisode sans Patterson.

Elle ne dure pas longtemps et on retourne alors vite dans le coma de celle-ci où elle a une psychothérapie menée par Borden, en présence d’Izenberg (qui s’appelle Jack) et David. C’est fou, mais ça marche drôlement bien comme humour, puisqu’elle veut s’enfuir jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle ne doit pas aller dans le labo et s’y retrouve aussitôt pour l’explosion.

Le délire suivant envoie Patterson dans une nouvelle répétition de la journée où elle se retrouve en classe avec le reste de la classe. C’est plutôt drôle à voir puisque tout le casting s’amuse à jouer les adolescents et que c’est efficace. Si Patterson réussit peu à peu à régler l’enquête, elle reste toutefois bloquée dans la boucle. Elle peut alors compter sur David pour l’aider comme il le fait à chaque fois et pour qu’elle puisse faire les maths dans sa tête.

Elle réussit donc à régler l’affaire une fois pour toute, en accusant le général d’être le traître. Malheureusement, ça ne la sort pas de la boucle car sa santé se dégrade bien trop pour ça. Elle reste donc coincée dans son coma alors que Jane et Kurt apprennent qu’elle risque d’y passer dans la réalité. Dans le coma, en revanche, la nouvelle journée qu’elle vit sert de métaphore pour voir Patterson se battre contre la mort. Eh oui, le coupable essaye de la traîner de force dans un ascenseur où l’attendent les hommes de sa vie, tous morts. Enfin, Borden aussi est en-dehors de l’ascenseur…

Bien sûr, Patterson réussit à s’en sortir, malgré un faux suspense assez long. A son réveil du coma, elle ne peut pas parler, mais ça ne l’empêche pas de révéler au reste de l’équipe, à son chevet, qu’elle connaît le coupable à interroger et faire arrêter ; et c’est un militaire en plus.

Deux jours plus tard, le Général est accusé comme il faut et il est temps de passer à la conclusion de l’épisode, qui est passé à toute vitesse. Patterson change donc d’avis concernant Jane et Avery, forçant Jane à dire tout ce qu’elle sait sur le père biologique. Tasha vient ensuite voir Patterson qui est convaincue qu’il faut qu’elle laisse une chance à Jack. Tasha ? Elle accepte d’être le témoin de Reade, ce qui est la pire des idées.

Pourtant, Patterson a les meilleurs mots possibles pour résumer la série : ils vivent tous dans une boucle dont ils ne sortent jamais, d’où les innombrables répétitions épisode après épisode, pas vrai ? Allez, un bon moyen d’en sortir est de révéler que, finalement, Borden n’est pas mort, exactement comme le pressentait Patterson dans son coma. C’est abusé comme tout, mais franchement, c’est une bonne révélation finale et cet épisode est très clairement le meilleur de la saison, voire de la série. J’étais scotché à mon écran tout du long.

> Saison 3

Blindspot – S03E08

Épisode 8 – City Folks Under Wrap 18/20
Bref, cette saison est comme les autres : un premier épisode réussi, une qualité qui se dégrade et une mi-saison qui repart à toute allure. Dommage que tous les épisodes ne puissent pas être au niveau de celui-ci qui a tout ce qu’il faut où il faut : le rythme, l’ambiance, les révélations, les dynamiques de personnages… Un épisode bon tous les sept épisodes, c’est un rythme comme un autre, on va dire.

> Saison 3

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Then we took Hirst down today.

Ben, franchement, voir tous les épisodes d’un coup, c’est beaucoup moins frustrant que de les voir à la semaine sur deux mois. Il ne m’a fallu que quelques heures pour voir l’ensemble de cette première moitié de saison et je suis content d’en arriver à nouveau à un épisode qui devrait valoir le détour. Il commence plutôt bien avec la révélation totalement prévisible qu’Hirst n’est pas la grande méchante de la saison : elle répond elle-même à un plus grand méchant, une menace que nous n’avons probablement pas fini de voir dans la série.

On retrouve ensuite le cliffhanger de l’épisode précédent : Edgar se débarrasse d’Hirst en continuant de jouer la carte de la loyauté envers elle, quitte à jeter le reste de l’équipe sous les roues de l’ennemie. Cela fonctionne bien, heureusement pour lui.

Cela dit, on sait déjà que la série va nous sortir le classique coup de la date limite. Je veux dire, ça fait huit épisodes qu’on nous sort des ultimatums débiles à base de « on a 90 minutes pour que ce virus ne me tue pas » ou « on a quatre minutes avant que tout soit contaminé ». Le coup de cet épisode ? ON A JUSQU’A CE SOIR POUR FAIRE TOMBER HIRST. Parce que sinon, Patterson est dans la merde.

Eh ouais, Hirst a fait en sorte d’accuser Patterson de meurtre, et du meurtre de Stuart en plus. Elle a été tellement chiante avec, c’est crédible. Aussitôt, une chasse à l’homme commence – enfin chasse à la femme – puisque tout le building du FBI se met à sa recherche. Cela me fait remarquer qu’ils n’ont pas encore été attaqué cette saison… mais bon, on a une méchante dans les murs, c’est déjà ça.

Pour s’échapper, Patterson peut compter sur l’aide de Rich, bien sûr, et ça fonctionne bien car leur duo est toujours marrant à suivre et que les stratégies de Rich n’ont absolument aucun sens ou aucune crédibilité. Et en parallèle, Jane prend la défense de Patterson, mais une fois de plus elle se mange un « you of all people » dans les dents de la part de Hirst.

Oui, parce que, voyez-vous, le problème de voir huit épisodes d’un coup, c’est qu’on voit à quel point le scénario est répétitif jusque dans ses répliques franchement, ou dans ses menaces vaines de la part de Roman qui explique à Kurt qu’il va tout balancer à sa Jane adorée.

Je critique, je critique, mais j’ai beaucoup aimé cet épisode qui gère très bien sa course poursuite et ses double-sens quand il était question de mener l’enquête pour retrouver Patterson. Ben oui, tout le monde l’aidait, y compris Reade qui continue de faire semblant d’être avec Hirst. Rapidement, donc, Rich se fait arrêter en aidant Patterson et est interrogé par Hirst et Reade, ce qui est drôle à voir.

Tout aussi rapidement, on voit Kurt se faire arrêter et Reade être obligé de mener l’enquête pour faire arrêter Patterson chez Kurt, alors que Tasha réussit à s’enfuir juste à temps. Heureusement, Jane réussit aussi à récupérer le téléphone de Hirst avant tout ça, et quand elle se fait arrêter, c’est trop tard pour Hirst : on entend clairement qu’elle a tué Stuart dans les micros du FBI. C’est problématique.

Bien sûr, la série continue de nous ramener l’intrigue Reade/Zapata aussi, mais franchement, ce n’était pas nécessaire. Autant je les aimais bien en saison 2, autant je les supporte de moins en moins cette saison. Ils sont insupportables à se tourner autour en permanence.

Hirst l’a bien remarquée, et elle s’en sert : elle s’est débrouillée pour faire capturer Tasha, ce qui n’a pas trop de sens parce qu’elle n’a aucun moyen de savoir où elle était. Il n’empêche que c’est fait et qu’elle a aussi des agents qui lui restent fidèles malgré tout. C’est gros comme tout.

De toute manière, c’est juste pour rajouter quelques minutes à l’épisode, parce que bien sûr, tout le monde s’en sort en vie très vite. Hirst se fait arrêter par Kurt qui refuse de la tuer, même si c’est que Roman lui demandait de faire et même si elle aurait préféré se faire tuer.

Rich se sent tout de même blessé de voir qu’il était laissé de côté par l’équipe, mais Patterson est fière de le voir rester fidèle au FBI plutôt que de craquer quand Hirst lui a dit qu’elle pouvait l’aider à retrouver son copain, Boston.

Pendant ce temps, Roman continue d’errer en permanence au même endroit parce que ça fait un joli point de vue pour la série. C’est rigolo comme tout, mais au moins, son intrigue continue de me plaire un peu plus que le reste. C’est que j’aime beaucoup sa nouvelle copine qui lui fait une confiance aveugle quand il n’est absolument pas discret dans sa manière de la manipuler.

Il réussit tout de même à le faire : Blake lui présente d’elle-même son père… et celui-ci s’avère être le grand méchant de la saison. Zéro surprise de ce côté-là, mais c’est sympa comme intrigue. La surprise vient encore du fait que Roman décide de ne pas se servir de ce qu’il sait qu’il s’est passé à Berlin pour casser le couple Kurt/Jane. En effet, il a encore besoin de Kurt pour d’autres choses, même s’il est clairement arrivé au bout de ce qu’il voulait faire avec Blake.

La toute fin d’épisode finit donc sur le bon cliffhanger habituel que je n’avais pas trop anticipé, je reconnais (pour une fois) : Kurt avoue à Jane qu’il a tué sa fille. Sympathique moment de couple !

> Saison 3

Blindspot (S03)

Synopsis : En fin de saison 2, Jane s’est mise à briller après un bond dans le temps d’un an et demi, et moi j’ai totalement lâché l’affaire. C’est mal, alors me revoilà.

Saison 2 Saison 3 Saison 4 Saison 5

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Pour commencer, c’est un peu honteux que j’entame ce #WESéries avec près de 24h de retard. Autant dire que c’est déjà mal barré pour moi. C’est bien pour ça que je choisis de reprendre mon visionnage de Blindspot : il me permet d’avancer sur mon Challenge Séries 2019 sans trop me prendre la tête non plus. En effet, j’ai décidé d’abandonner l’idée d’une critique complète par épisode.

Ainsi, comme pour The Rookie récemment, je vais partir du principe que cette série est trop procédurale pour capter mon attention en permanence. Si je commente le premier épisode à fond, je sais que le reste peut être vu en faisant autre chose, et ça tombe bien, parce que j’ai du boulot qui m’attend. Ce sera donc un moyen simple d’augmenter mon temps pour le compteur de ce week-end, tout en ne ratant pas ma vie à côté.

Après, j’espère juste que ça va être assez bien pour me garder quand même, j’étais très sceptique en fin de saison 2 ! Certains épisodes sont critiqués (cliquez sur les titres soulignés), d’autres simplement évoqués ici sans spoiler et avec la note.

Moyenne de la saison : 15/20

S03E01 – Back to the Grind – 17/20
Comme d’habitude, c’est un début de saison bien efficace qui donne envie de voir la suite, mais je ne me fais pas de faux espoirs avec cette série, la hype retombe toujours aussi vite qu’elle est arrivée à chaque épisode un peu spécial. Il n’empêche que cette nouvelle intrigue parvient à me convaincre pour le moment et que je suis curieux de voir comment ça va évoluer.
S03E02 – Enemy Bag of Tricks – 14/20
C’est parti pour un épisode plus « à la semaine », et sans surprise, ce qui m’a le plus intéressé est le côté personnel, avec les personnages qui se redécouvrent peu à peu. Ce n’est pas encore trop lent, heureusement. Du côté de l’enquête, Kurt j’ai bien aimé retrouver la partie « résolvons le tatouage », mais tout le reste manque sérieusement de crédibilité, comme d’habitude, et abuse du même flashback à l’infini, comme d’habitude. C’était prévisible dans l’ensemble, même si les cliffhangers me motivent à continuer. J’aime le méchant de cette saison, en plus, ça change !
S03E03 – Upside Down Craft – 16/20
Cet épisode fonctionne bien parce qu’il se consacre en grande partie aux personnages que j’aime bien, tout en ignorant certains autres. Les dynamiques entre personnages fonctionnent plutôt bien… en revanche, l’écriture est toujours aussi paresseuse et répétitive. Je veux dire : oui, cet épisode se concentre sur des personnages que j’aime, mais il le fait en les plaçant de manière peu originale dans la même situation de tension que celles des saisons précédentes. Ca en devient risible d’écrire la biographie de ces personnages, même si c’est bien joué et qu’après deux ans sans épisode, ça passe. L’intrigue fil rouge me laisse perplexe, en revanche.
S03E04 – Gunplay Ricochet – 13/20
Cet épisode a la bonne idée de mixer quelques scènes beaucoup plus légères et sympathiques à une intrigue bien peu passionnante, mais ça ne peut pas tout sauver. J’ai commencé à m’ennuyer plus sérieusement pendant cet épisode… jusqu’à sa fin qui relance un peu les choses pour le prochain épisode (en théorie). C’est bon, je retrouve la série telle que je m’en souvenais !
S03E05 – This Profound Legacy – 12/20
Toujours plus ! Je veux bien croire que plus c’est gros, plus ça passe ; mais là, on repart vraiment dans les pires défauts de la série je trouve. Elle se regarde, certes, mais les intrigues n’avancent pas assez vite, le cas de la semaine est soporifique et si le cliffhanger de l’épisode précédent était sympa, les éléments de résolution proposés ici ne sont pas géniaux : ça remet trop en cause le passé de la série. Et je ne parle pas du cliffhanger qui m’a donné envie d’enchaîner sur l’épisode suivant, mais qui est ridicule.
S03E06 – Adoring Suspect – 09/20
Bon, c’était l’épisode de trop pour cette session de visionnage, je crois, j’ai complétement décroché en cours de route, même s’il y a encore des personnages que j’aime bien pour me rappeler pourquoi je voulais la rattraper heureusement. En tout cas, c’était une bonne idée de lâcher les critiques détaillées (alors que sur les trois premiers, je me disais que j’allais regretter !). Oh, et quand même, un mot sur l’intrigue de Kurt… RIDICULE – un peu comme cette fin, d’ailleurs.
S03E07 – Fix My Present Havok – 14/20
Une fois de plus, on s’approche de la première grosse pause de la saison et c’est maintenant que le niveau qualitatif remonte. C’est frustrant cette construction de saison, mais bon, ça fait deux saisons que ça fonctionnait sur ce modèle, alors ça ne m’étonne pas plus que ça. L’intrigue de cet épisode est donc mieux parvenue à m’accrocher, probablement parce qu’elle était bien plus reliée que d’habitude au fil rouge. Et puis, y avait quelques bonnes émotions, aussi, ça joue toujours.
S03E08 – City Folks Under Wrap 18/20
Bref, cette saison est comme les autres : un premier épisode réussi, une qualité qui se dégrade et une mi-saison qui repart à toute allure. Dommage que tous les épisodes ne puissent pas être au niveau de celui-ci qui a tout ce qu’il faut où il faut : le rythme, l’ambiance, les révélations, les dynamiques de personnages… Un épisode bon tous les sept épisodes, c’est un rythme comme un autre, on va dire.
S03E09 – Hot Burning Flames – 14/20
On reprend avec un épisode qui met littéralement de côté le fil rouge afin de proposer une grosse enquête aux enjeux parfaitement improbables – enfin, s’ils sont probables, disons que leurs conséquences seraient toutes autres que celles proposées par la série, surtout quand il est question de « zéro témoin ». C’est dommage, parce que la série oscille entre ce genre de scènes totalement risibles et des intrigues vraiment bien écrites pour nous faire rester devant l’écran. Et puis, les scènes d’action restent impressionnantes à voir, même lorsqu’elles sont totalement improbables, oui, et on sent que l’équipe de production se fait plaisir avec les lieux de tournage de cette saison. Un dernier point sur le cliffhanger : je l’ai senti arriver dès le milieu de l’épisode (et avant ça, j’imaginais une culpabilité bidon). Bref, ça n’arrive jamais à me surprendre en-dehors des épisodes de début, milieu et fin de saison. Et encore.
S03E10 – Balance of Might – 14/20
Aussi routinier soit-il, cet épisode parvient à garder mon intention grâce au même personnage, encore et toujours ; et il s’agit bien sûr de celui qui n’a rien à voir avec l’équipe. Toute son intrigue, distillée dans l’ensemble des épisodes de la saison, est bien plus intéressante que le reste et je suis curieux de voir comment tout sera connecté. Le cliffhanger fonctionne bien dans ce sens-là, d’ailleurs. En revanche, les flashbacks sont vraiment une composante de la série dont j’aimerais qu’on puisse se débarrasser un jour. A noter aussi : les mouvements de caméra me gênent moins cette saison ; probablement parce que je fais d’autres choses en même temps.
S03E11 – Technology Wizards – 17/20
Il aurait peut-être fallu que je commente cet épisode plus longuement, parce qu’il a bien réussi à me captiver. Toutes les intrigues faisaient avancer la vie personnelle des personnages et j’ai beaucoup aimé la manière dont ça mettait en avant chacun des personnages. Certes, la saison est en train de me rendre insupportable un personnage que j’aimais beaucoup à l’origine, mais à part ça, cet épisode réussissait à donner son moment de gloire à chacun, tout en faisant avancer le fil rouge et en permettant des confrontations attendues depuis longtemps.
S03E12 – Two Legendary Chums – 13/20
Cette saison fait yoyo du côté de la qualité, c’est dingue. Ce n’était pas dingue du tout comme épisode et je me suis ennuyé pendant toute la première moitié de celui-ci. Du coup, difficile d’être bien concentré devant, mais ça s’est rattrapé en cours de route avec toujours l’intrigue secondaire, fil rouge de la saison, que j’aime beaucoup.
S03E13 – Warning Shot – 14/20
Aussitôt vu, aussitôt oublié, mais cet épisode a pour lui de ramener dans la série un personnage que j’aimais bien et qui manque beaucoup à la dynamique de cette saison. Cela faisait plaisir. Il y avait aussi une chouette guest-star et une histoire qui réussissait à être prenante, tout en réactivant quelques mystères totalement zappés du scénario depuis douze épisodes alors qu’on sait bien que ça finira par péter à la tronche d’un personnage. Il n’y a qu’à attendre la suite, encore !
S03E14 – Everlasting – 20/20
De très loin le meilleur épisode de la saison, si ce n’est de la série. Oh, bien sûr, il se centre sur l’un de mes personnages préférés ; il s’amuse de la numérotation (c’est le 3.14, coucou pi) et il reprend un motif vu et revu (c’est le cas de le dire) dans plein de séries ; mais c’est justement ce qui le rend passionnant. Plutôt que d’être dans le schéma classique du procédural, cet épisode brise la boucle (là aussi, c’est le cas de le dire) et c’est passionnant. Pourtant, je n’ai pas eu les réponses que j’attendais et la scène finale remet en question plein de choses…
S03E15 – Deductions – 13/20
La présence de Ron Rifkin dans l’épisode est chouette, mais malgré le quatorzième épisode qui promettait des changements dans la structure et l’attitude de certains agents, cet épisode repart sur les bases habituelles. Pff. Un épisode procédural donc, qui pourrait presque avoir été diffusé à la place du quatorze sans que ça ne pose de problèmes de continuité. C’est frustrant. En plus, il y a tout un pan de la série pour lequel je ne vois pas où ça veut en venir, c’est frustrant.
S03E16 – Artful Dodge – 17/20
Oh ? Je ne m’attendais pas à ce que cet épisode me plaise autant, et pourtant, voilà, au bout de six minutes, je me suis dit que j’étais assez dedans pour en faire une critique complète, à nouveau. Il était drôlement intéressant parce qu’il redéfinit quelques relations en résolvant enfin des mystères proposés dès le premier épisode de cette saison. J’ai beaucoup aimé cet épisode, donc, et plus j’avance dans la saison, plus je me dis que, quand même, cette série n’est pas aussi chiante que ce que je m’en souvenais. Enfin, pas à chaque épisode en tout cas.
S03E17 – Mum’s the Word – 16/20
Pour une fois la série ne fait pas la timide et gère bien les conséquences de l’épisode précédent. C’était totalement obligatoire cela dit, parce que ça va deux minutes les épisodes qui usent jusqu’à la moelle la formule procédurale, mais il ne faut pas oublier qu’on s’investit pour plusieurs heures avec ces personnages. Oui, je dis ça même si je m’avale la saison en deux journées, j’ai le droit, c’est comme ça. En plus, cet épisode parvient à être vraiment pas mal du tout dans sa manière de gérer les conséquences tout en avançant vraiment dans la saison avec une confrontation longuement attendue et un cliffhanger qui relance vraiment les perspectives !
S03E18 – Clamorous Night – 17/20
La construction de l’épisode était hyper prévisible après le cliffhanger de l’épisode précédent, mais j’ai beaucoup aimé celle-ci. Ca a l’avantage de nous changer un peu des formules trop habituelles. J’aime bien comment cette deuxième partie de saison essaye de changer un peu les choses, ça me remotive et c’était nécessaire vu que j’en suis à mon dix-huitième épisode de la série en 26h.
S03E19 – Galaxy of Minds – 15/20
Aaaah ! Cet épisode m’a fait croire que j’allais avoir une scène que j’attendais depuis le début de saison, mais en fait non. Bien qu’un peu tordu dans son idée de base, il s’en tire finalement plutôt bien côté tension dramatique. Décidément, cette deuxième partie de saison était beaucoup mieux et aurait mérité plus d’attention de ma part (enfin, elle l’a parfois eu, j’ai bossé plus lentement que prévu).
S03E20 – Let It Go – 15/20
On sent bien qu’on s’approche de la fin de saison, parce que même les intrigues sur la vie privée de chacun commencent à récupérer de l’importance. Il y a de bonnes idées dans l’épisode et la paralysie provoquée par le cliffhanger précédent est rapidement mise de côté, ce qui est judicieux. Moins judicieux est le côté hallucinatoire d’une partie de l’épisode, franchement, mais bon, on s’y fait.
S03E21 – Defection – 14/20
Defection ? Non, plutôt une grosse déception pour cet épisode qui ne m’a pas vraiment convaincu dans ces retours dont personne ne voulait et rebondissements à la mords-moi le nœud. Le pire, c’est encore la romance qui avance enfin, avec une bonne saison (au moins) de retard par rapport à ce que je voulais voir. Malgré tout, ça aboutit à un final intrigant pour le dernier épisode donc tout n’est pas raté.
S03E22 – In Memory – 18/20
J’ai trouvé décevante une grande partie de l’épisode, mais finalement, la manière dont tout se goupille en fin d’épisode est vraiment faite d’excellents rebondissements. Comme toujours, cet épisode final renouvelle bien les enjeux de la série. Et pour une fois, ils m’ont même m’arracher les cheveux avec leur dernier acte super perché. C’était un bel épisode de conclusion et je peux déjà l’annoncer : je regarderai la saison 4, c’est sûr, car cette fin me motive plus que la fin de saison 2… et parce que de toute manière, la saison 4 est déjà intégralement disponible !

Saison 2 Saison 3 Saison 4 Saison 5

 

Blindspot – S03E01

Épisode 1 – Back to the Grind – 17/20
Comme d’habitude, c’est un début de saison bien efficace qui donne envie de voir la suite, mais je ne me fais pas de faux espoirs avec cette série, la hype retombe toujours aussi vite qu’elle est arrivée à chaque épisode un peu spécial. Il n’empêche que cette nouvelle intrigue parvient à me convaincre pour le moment et que je suis curieux de voir comment ça va évoluer.

> Saison 3

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The best assassins are going to come at you.

Oula ! La saison commence tranquillement par le mariage de Jane et Kurt. C’est une manière originale de débuter une nouvelle saison, je ne m’y attendais pas spécialement. Le montage est toutefois très sympathique que ce soit le mariage ou l’aménagement dans la nouvelle maison. Cela part vite en vrille toutefois : on se croirait dans une sitcom plus que dans une série d’action.

Par chance, c’est un premier épisode donc ça ne dure pas : Jane reçoit un appel de Keaton et aussitôt la maison est envahie par des hommes voulant les tuer, alors qu’Allie dort tranquillement dans son berceau. Et hop, on est parti pour quelqu’un d’autre qui veut tuer Jane.

L’intrigue proposée est franchement bien trouvée après le bordel Sandstorm : Jane se retrouve avec un cinglé qui a mis sa tête à prix avant de se suicider. Il n’en faut pas plus pour que tous les meilleurs assassins du monde trouvent ça cool de l’attaquer… Comprenant que sa vie rêvée en famille n’est pas trop possible, Jane décide donc de se barrer.

Un an et demi plus tard, Kurt retourne à New-York où il vend l’appartement de Jane : il veut la retrouver et il n’a pas de piste, donc pour avoir de l’argent, il vend l’appartement. Logique. En même temps, il reçoit la visite du FBI qui lance cette saison 3. Reade, Zapata, Patterson ont tous été enlevés et le seul indice qu’a le FBI est une boîte au nom de Jane Doe avec des coordonnées pour le Népal. C’est original ça. Nous en revenons donc enfin au cliffhanger de la saison précédente, qui va permettre à Jane de briller, mais seulement si Jane et Kurt touchent en même temps la boîte.

On avance alors dans l’intrigue des nouveaux tatouages lumineux : elle a besoin d’une batterie pour les faire apparaître et elle soupçonne aussitôt que ces tatouages lui ont ajouté pendant qu’elle était inconsciente suite à un accident. En tout cas, l’épisode ne traîne pas trop : malgré sa fuite un an plus tôt, Jane est motivée à retrouver ses amis avec l’aide de Kurt.

L’idée est simple : ils reprennent les tatouages dans l’ordre où ils ont réussi à les résoudre, pour voir où ça les mène. Et ça les mène en Italie où ils se sont demandés en mariage, parce que le tatouage derrière l’oreille de Jane leur indique de faire ça. L’enquête n’est pas passionnante, mais j’aime beaucoup la manière dont on retrouve les personnages… cela fait moi-même une éternité que je n’ai pas vu d’épisode de la série, donc au moins je me remets peu à peu dans le bain.

Ce premier épisode est rythmé et est vraiment intéressant en plus : Jane et Kurt comprennent vite que leur nouvel ennemi n’est pas si nouveau que ça : il s’agit de Roman, évidemment. C’est une bonne manière de le ramener dans la série, et ça fonctionne mieux que le retour de Rich Dotcom, qui remplace Patterson au FBI.

Roman a tout un plan machiavélique pour Jane et Kurt, qui consiste à faire semblant de tuer Jane pour obtenir l’argent pour sa tête. Pourquoi pas. Ce qui est cool, c’est qu’une bonne partie de l’épisode se déroule en Italie, et ça fait de bien jolies images à regarder. Cela permet aussi une improbable course poursuite en bateau où Roman réussit à s’échapper en laissant Kurt à l’eau. Cela dit, Kurt récupère de manière improbable le portable de Roman, dont les informations ne servent pas à grand-chose.

Ainsi donc, Kurt et Jane n’ont pas le choix de suivre le plan de Roman et c’est sur un coup de tête que Jane s’injecte un virus qui la fait passer pour morte. C’est ridicule, d’autant plus qu’elle n’a que 90 minutes si elle veut vraiment survivre. Bref, c’est Blindspot, faut pas trop en demander, c’est tellement plus dramatique comme ça.

En plus, ça permet de remettre Jane dans un sac, comme en saison 1. Très rapidement, elle est donc considérée comme morte, puis Kurt parvient à la faire revenir à la vie grâce à une autre seringue, au milieu d’un groupe de types tous prêts à les tuer. Inutile de dire qu’ils s’en sortent en vie et obtiennent alors des informations sur le reste de l’équipe, que Roman a vendu à celui capable d’en donner le max de fric : le Venezuela. Bien.

En parallèle, on apprend que l’équipe s’est divisée pendant cette année et demi : Zapata bosse désormais pour la CIA et n’a pas parlé à Reade depuis un an. C’est con, parce qu’elle se retrouve justement enfermée dans une cage avec lui, puis avec Patterson. Ils ont un temps limité pour ouvrir un coffre-fort… ou préférer mourir.

Reade n’est pas trop partisan d’ouvrir ce coffre-fort malgré tout, parce que c’est contraire au protocole. Patterson est toujours la meilleure, et de loin : elle veut ouvrir le coffre, mais elle est surtout blasée de la relation de vieux couples de ses anciens partenaires qui passent leur temps à s’engueuler. Malgré ça, Patterson parvient à les faire s’entendre à nouveau – et rire ensemble !, tout en trouvant le temps d’ouvrir le coffre. Patterson, quoi, elle est trop géniale.

Ils retrouvent un vieil ordinateur de la CIA, et Patterson est embauchée pour le craquer. Elle a six heures pour le faire avant qu’ils ne tuent soit Reade, soit Zapata. Cela dit, on parle de Patterson : elle préfère trouver le moyen de créer une diversion en faisant exploser l’ordinateur avec le magnésium de son repas. Ridicule à la Blindspot, quoi !

C’était bien marrant et très rapidement le trio parvient à s’enfuir pour mieux tomber sur un char blindé contrôlé par Jane et Kurt. Et hop, tout le monde se retrouve bien vite en sécurité, parce qu’apparemment les méchants plus nombreux n’ont pas de véhicules plus rapides qu’un char. Ou juste capable de voler. Bref.

Il est alors temps de repartir aux États-Unis pour lancer la saison. Le nouveau but est donc de retrouver Roman, et pour ça, le FBI et la CIA vont coopérer… autrement dit, on récupère toute l’équipe d’origine, mais avec deux agences. Quant à Patterson, elle bossait à la Silicon Valley, alors quand elle découvre que son labo est dirigé par Rich et Stuart, son ancien assistant, elle décide de rester sur place.

Tout est mal qui finit bien, donc, et Jane accepte de récupérer sa bague de mariage alors que Reade n’est pas sûr de bien connaître son équipe. Tu m’étonnes : Jane planque de l’argent et des passeports dans son appartement finalement non vendu, Zapata cache déjà le lien de la CIA avec l’un des tatouages, Patterson et Rich ont très clairement couché ensemble pendant les deux dernières années et Roman recontacte Kurt, parce qu’il a moyen de faire pression sur lui suite à ce qu’il s’est passé à Berlin (?!). Pas mal du tout pour un lancement de saison, ma foi.