The Stand – S01E01

Épisode 1 – The End – 08/20
Je vais finir par croire que Stephen King est vraiment un mauvais auteur. Comment des romans sympas comme les siens peuvent-ils tous finir aussi mal adaptés à l’écran ? Je pense que la version série (ou film) permet de voir davantage de défauts que la version écrite – avec les pensées des personnages en plus – n’en offre. En tout cas, pour en revenir à cet épisode, les acteurs sont mal dirigés, les figurants sont mauvais et l’ensemble est plutôt mauvais, avec une construction pas bien linéaire. On verra si je reviens pour l’épisode 2, mais ce n’est pas gagné, même si j’aime bien deux acteurs.

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Spoilers

You’re telling me they’re all dead?

58 minutes d’épisode et un titre ironique ? Ca commence un peu mal pour cet épisode qui nous plonge immédiatement dans son ambiance avec une voix off affirmant qu’un Dark Man (homme sombre ? Pfiou, je préfère la VO, sorry) prend des forces et viendra bientôt détruire ceux qui sont contre lui. La voix off affirme que Dieu veut de nous qu’on aille à l’Ouest pour marquer notre avis. Bien.

La série ne perd pas de temps, petit générique efficace et ambiance glauque dans une église pleine de mouches et surtout de cadavres. Des hommes viennent observer tout ça, et l’un d’eux ne semble pas prêt : il finit par sortir en courant pour retirer son masque et vomir. Charmant début. J’ai déjà du mal, par contre, avec un autre soldat, plus gradé, qui vient rassurer ce bleu et lui dire que c’est normal de vomir quand sept bilions de gens sont donc morts d’une mystérieuse épidémie.

Ils sont donc dans la Zone, le Colorado, infecté et plein de cadavres. Le gradé fait un petit discours le soir-même, histoire de savoir qui est prêt à revenir le lendemain. Tout le monde ne l’est pas.

Cinq mois plus tôt, dans le Maine, tout allait bien. On était loin d’une épidémie… mais un père de famille crachait ses poumons en faisant du jardinage. Humph. C’est vraiment la bonne année pour sortir cette série, dis donc. Le père contamine clairement sa fille rapidement, alors que celle-ci voulait juste lui demander quelque chose sans savoir qu’elle était surveillé par un type de l’autre côté de la clôture.

Pas de quoi s’inquiéter, le type est repéré. Il s’appelle Lauder, et il est connu par un autre lycéen qui sait bien qu’il a été exclu du lycée à cause d’un manifeste appelant à tuer tout le monde. Merveilleux. Rapidement, un combat s’engage entre eux et Lauder s’enfuit en vélo. Dans la course poursuite qui s’ensuit, il tombe misérablement de son vélo à cause d’un rat mort bouffé par un oiseau. Charmant.

Ses assaillants le filment à terre pour se foutre de lui et pour lui assurer qu’il ne doit surtout pas revenir dans ce quartier. On enchaîne alors sur des plans très moyens de fête foraine où tout le monde est malade en ville. Je disais en intro de la série que les acteurs avaient une assez bonne réputation pour que ce ne soit pas trop mal joué… C’était sans compter sur les figurants qui ne savent pas éternuer ou tousser.

Après, il y a du bon, dans le manque d’inquiétude de la ville face à une épidémie de grippe arrivant en avance. Bref, Lauder rentre chez lui où l’on découvre que son vrai nom est Harold. En chemin, tous les ados se foutent de lui, et à la maison, ses deux parents et sa sœur sont malades. Il entend finalement à la radio qu’une ville du Texas, Arnette, est placée en quarantaine par l’armée.

C’est embêtant. La scène suivante nous emmène au Texas avec enfin de bons acteurs – mais un mauvais humour sur le port du masque. On rencontre un homme en quarantaine qui apprend qu’il n’a pas choppé de virus puisqu’il est capable de respirer à côté de cochons d’inde sans développer de symptôme.

C’est par lui et son médecin que l’on va avoir les vraies infos sur ce qu’il s’est passé. Alors qu’il passait une soirée sympa dans le PMU du coin de la ville d’Arnette, lui et ses potes ont vu un homme débarquer en voiture et conduire comme une merde. Il finit par se prendre un lampadaire et tout le monde vient s’occuper de lui. L’homme au volant s’appelle Campion, et il est clairement de l’armée.

Notre héros – celui en quarantaine – est celui qui s’occupe le plus de lui, mais bizarrement, il ne tombe pas malade. Sa ville, celle d’Arnette, est mise en quarantaine, mais lorsque le héros apprend la mort de tout un tas de gens dans la ville, il ne semble pas plus affecté que ça. Je ne comprends pas. Que la conversation doive continuer, OK, mais… une absence de réaction n’est absolument pas crédible. Puis la scène se termine sur son infirmière qui tousse, on sait ce que ça veut dire…

Le lendemain (ou pas ?), on retrouve dans le Colorado le personnage d’Harold Lauder (mystère résolu : prénom et nom), dont le vélo est réparé. Cela lui permet de retourner dans le quartier où il n’a plus le droit d’aller, mais toute la route est désormais déserte, à la rigueur jonchée d’un ou deux cadavres. Ouais, apparemment l’épidémie a fait bien des ravages en quelques heures et tout le monde est mort. On n’est peut-être pas le lendemain, mais on n’est pas beaucoup plus tard non plus, puisqu’Harold a encore un pansement au visage suite à sa chute de vélo.

Ce creep est ravi de voir que Frannie, la fille qu’il observait en début d’épisode, est toujours en vie, en train d’enterrer son père. Ah, ben, super. Tout le monde meurt, sauf ces deux-là. Creep d’excellence, il fait alors mine de rien, revient en arrière et appelle pour savoir si quelqu’un est encore en vie. Ben voyons. Pas étonnant que Fran hésite à lui répondre.

Elle le fait finalement, cela dit, et les deux se retrouvent, entamant une conversation entre survivants d’une épidémie très mortelle. Harold fait un peu d’humour au passage. Mais. Mais. C’est tellement mal joué ? Internet n’est plus, bien sûr, tout le monde est mort, y compris toute leur famille, et eux ils sont là à papoter comme si de rien n’était, sur la tombe du père de Frannie ?? Pour ne rien arrnager, elle est son ancienne baby-sitter. Tellement de vibes creepy…

Comment une série peut-elle être si mal jouée ? Les acteurs pourraient au moins avoir les yeux rouges. Là, clairement, on sent que la direction d’acteur est mauvaise. Frannie doit enterrer son père, mais avant, elle prend le temps de lui mettre ses médailles, sans verser une larme. On apprend aussi que son frère est mort, bien sûr, et on peut le voir sur une photo de famille, clairement prise devant un fond vert pas convaincant du tout.

Ca va devenir embêtant pour sauver la série, tout ça. Frannie ne parvient pas à déplacer le corps de son père, en tout cas. Harold, lui, récupère un flingue dans une voiture accidentée. Il semble fasciné par l’arme à feu… mais même ça, il le joue mal.

Dans la scène suivante, Frannie révèle une force surhumaine en déplaçant le corps de de son père jusque dans sa tombe, qu’elle a creusé. Elle est trop forte, elle ! Bref. Elle écoute aussi un discours du président, toussotant, assurant que le gouvernement n’est pas responsable de l’épidémie. Dans un Stephen King ? Bien sûr, oui.

D’ailleurs, comme on est dans un Stephen King, Frannie finit par faire un cauchemar un peu horrifique dans un champ de maïs labyrinthique avec une étrange petite fille, une poupée vaudou et Abagail – une vieille femme qui n’est autre que Whoopi – affirmant que Fran doit lui rendre visite dans le Colorado. Soit. Une petite part de mysticisme, ça manquait.

Le lendemain, Harold se refait une petite beauté en entendant un présentateur radio se suicider (je crois ?), puis il se prépare à aller voir Fran pour la convaincre de partir avec lui, puisqu’ils sont les derniers survivants de la ville. Effectivement, comme il le souligne, quelles sont les chances que ces deux-là soient les derniers vivants ?

Oh, bien sûr, quand il retourne la voir, c’est pour mieux se rendre compte qu’elle a fait une tentative de suicide. Il parvient à la sauver sans mal et de manière super optimiste lui fait remarquer qu’ils sont les derniers survivants de la ville. Ainsi, selon lui, ils sont le futur de l’humanité et ils devraient se rendre au CDC à Atlanta.

Là-bas, il espère pouvoir aider à mettre au point un vaccin. Bon. Soit. Par contre, le rapprochement qui s’opère avec son ancienne baby-sitter à qui il dit ne plus être un petit enfant ? C’est un grand non. Ils prennent tout de même la route ensuite, à moto, laissant derrière eux des tags pour être suivis. C’est si gênant à regarder ! Harold est heureux de se retrouver en pleine pandémie avec Fran, d’accord, mais il a tellement une tête de creep ! Et il en a rien à faire du reste du monde, lui aussi, pourquoi ?? C’est tellement un psychopathe.

Dans le Texas, les choses dérapent encore plus. L’enfant de l’infirmière du futur héros de la série, M. Redman, vient d’être testé positif à cette maladie nommée « Captain Trips ». La quarantaine d’Arnette vient donc d’être étendue à l’ensemble du Texas et l’homme n’a plus d’autre choix que d’être exfiltré par son médecin/psy, qui n’est pas infecté non plus.

Il lui présente le Sergent Cobb, puis l’ensemble monte dans une voiture qui les emmène vers une base secrète du gouvernement. Et pour que ça reste secret, M. Redman doit mettre une cagoule. Une fois là-bas, il rejoint une cellule toute sympathique où il est filmé en permanence et où il se rend compte que son nouveau pote médecin et psy est lui aussi malade, puisqu’il tousse. C’est très malhabile tout ça.

Durant la nuit, M. Redman fait à son tour un cauchemar dans le champ de maïs. Il y entend un bébé pleurer et y voit un loup aux yeux rouges. La vraie horreur est toutefois à son réveil, quand il apprend que son médecin est bien infecté, de même que Cobb. Il est sacrément zen dis-donc. Il apprend la mort de l’ensemble du monde, ou presque, sans ciller.

Déjà quand il s’agissait de sa ville, c’était gros, mais là… Y a zéro retour possible pour lui, c’est pire que le covid19. De toute manière, le coronavirus, personne ne connaît dans la série. Le plus gros virus, c’est encore Ebola. Forcément. Alors que le médecin envisage son suicide, ils sont interrompus par Cobb qui n’hésite pas à tuer le docteur et à se faire tuer par Redman.

On ne comprendra jamais vraiment ses vraies intentions, mais en tout cas, un type observant Redman depuis une salle de contrôle lui demande finalement de suivre les lumières et le chemin qu’il lui trace. Et sans flingue, en plus. Humph. Redman s’exécute et il finit ainsi dans une salle de contrôle d’où il peut observer, sur divers écrans, des scènes de panique et de pandémie ans le monde entier. Charmant.

Les épidémies, ça circule vite, on le sait bien désormais. Dans la salle, il ne reste qu’un homme, clairement en charge de la base. Bon, attendez. Comment avec d’aussi bons acteurs dans le casting, les « ados » embauchés sont-ils si mauvais ? Comment la série se plante-t-elle autant ? Parce que franchement, ça se plante, là, non ?

Bref. L’homme révèle que Cobb devait tuer Redman parce qu’il en savait trop – et tant pis si ce qu’il sait n’a plus aucun intérêt dans un monde ravagé par la maladie. Il lui dit aussi qu’il est libre de partir s’il le veut, mais également que sa propre fille est morte… Et là, Redman semble en avoir à peu près quelque chose à faire, bizarrement.

Il est à peu près clair que le Général envisage le suicide, mais avant ça, il explique à Redman que le gouvernement avait déjà plus ou moins prévu l’apocalypse, puis il lui lit de la poésie. Pourquoi pas ? Le Général n’est même pas encore tellement malade. À quoi bon se suicider si tôt ? Redman quitte finalement la ville, en plein centre-ville.

Des mois plus tard, on retrouve Harold, qui se fait désormais appeler Hawk, en train de sauver la vie d’un autre homme sur le point de tomber dans une fausse d’infectés. Il est désormais un des hommes vus en début d’épisode et il a pour pote un cinglé qui collectionne les DVDs en attendant de pouvoir rouvrir son cinéma. Bien sûr. Le pire ? On l’entend en voix off en train d’écrire sur une machine à écrire en fin d’épisode, et il croise lui aussi la route d’un étrange cauchemar avec un loup qui hurle et un spot de lumière braqué sur lui… Et moi, tout ce que je pensais, c’était… Mon dieu, on dirait presque du Riverdale. On lui tend finalement une drôle de pilule, un brin électrique parce qu’on n’est pas dans Matrix, et… Il se réveille. L’épisode n’est toutefois toujours pas terminé.

Avant ça, il faut en effet qu’on nous révèle qu’Harold vit désormais dans une communauté qui se reconstruit entre survivants. Là, il croise Fran, enceinte de… Redman. Et Harold a évidemment pour plan ultime de les tuer. Pitié. Je suis sûr que ça rend bien en roman, pourquoi c’est si mauvais à l’écran ?

La fin d’épisode révèle un flashback sur Campion, le soldat par qui l’épidémie a commencé. Il était dans une base militaire, évidemment, et il a vite compris que les choses dérapaient dans le labo de la base.. S’il engendre lui-même le protocole de confinement, il décide finalement de s’échapper quand il pense à sa femme. Il peut le faire grâce à quelqu’un de bien mystérieux qui a une chaussure capable d’arrêter une porte en métal. Ce faisant, il est celui qui tue sa femme et son gosse, tout de même, mais en s’échappant, il croise sur la route l’homme qui l’a sauvé. Il ne le prend pas en stop… mais l’homme est tout de même en train de lui sourire sur la banquette arrière dans le rétroviseur quelques instants plus tard.

Humph. Je ne comprends rien au cliffhanger, mais l’homme étant joué par Alexander Skarsgard, ça donne enfin une raison de revenir. Il aurait fallu commencer par là. En fait, la chronologie est pétée et pas exceptionnelle, et tout cet épisode sur le début de l’épidémie laisse largement de marbre.

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The Stand (S01)

Synopsis : Le monde est décimé par la peste et une lutte entre le bien et le mal. Le sort de l’humanité repose désormais sur une poignée de survivants.

100

Pour commencer, je ne sais pas trop dans quoi je m’embarque avec cette série. Il s’agit de l’adaptation du roman du même nom (enfin, Le Fléau en français) de Stephen King et les adaptations de Stephen King en série, ben… Disons que je n’ai pas un bon passif avec. Je suis encore traumatisé par The Mist… Et j’ai eu des retours négatifs pour le premier épisode de cette série.

Pourtant, l’intrigue de départ me plaît bien et je n’ai que de très, très, vagues souvenirs du livre, alors j’ai envie de la regarder. La bande-annonce avait réussi à m’accrocher, même s’il faut bien dire que le casting est alléchant et que ça suffit à donner envie d’y jeter au moins un œil : Whoopi Goldberg ou James Marsden sont ainsi embauchés dans cette série, de même qu’Amber Head. Je suis loin d’être un fan absolu de ces acteurs, mais ils ont une certaine réputation et ça devrait déjà sauver la série d’un jeu trop mauvais, non ?

Je la commence donc plein d’incertitude, avec une envie mêlée de peur de la déception. On va vite savoir ce que ça donne, de toute manière… Est-ce que CBS pourra être à l’origine d’une bonne adaptation de Stephen King ? Rien n’est moins sûr.

S01E01 – The End – 08/20
Je vais finir par croire que Stephen King est vraiment un mauvais auteur. Comment des romans sympas comme les siens peuvent-ils tous finir aussi mal adaptés à l’écran ? Je pense que la version série (ou film) permet de voir davantage de défauts que la version écrite – avec les pensées des personnages en plus – n’en offre. En tout cas, pour en revenir à cet épisode, les acteurs sont mal dirigés, les figurants sont mauvais et l’ensemble est plutôt mauvais, avec une construction pas bien linéaire. On verra si je reviens pour l’épisode 2, mais ce n’est pas gagné, même si j’aime bien deux acteurs.
S01E02 – Pocket Savior – 13/20
Ah, c’était beaucoup mieux pour ce second épisode, qui ressemble davantage à ce que j’attendais de la série – comme quoi, ça vaut parfois la peine de persister. Ce n’est toujours pas exceptionnel avec une chronologie sans dessus dessous, des pistes ouvertes dans le premier épisode pour mieux être oubliées ici, un rythme trop lent et des personnages inégalement intéressants vivant des situations… romanesques ? Vraiment, ce qui passe bien en roman passe moins à l’écran que sur le papier, et ça donne des moments quelque peu perchés ou manquant sérieusement de crédibilité.
S01E03 – Blank Page – 09/20
La chronologie éclatée de la série continue de tout complexifier sans la moindre raison, ni le moindre vrai intérêt d’ailleurs. C’est dommage, parce qu’il y a des histoires qui pourraient être prenantes, mais à force d’essayer de reconstruire le puzzle, on perd l’intérêt. Ce n’est pas si compliqué pourtant… C’est juste que c’est lent et qu’il est facile de décrocher. Disons-le, ça m’est arrivé à plusieurs reprises au cours de cet épisode. Ma foi, ce n’est pas mal pour le dimanche soir, finalement, ça aide à dormir.

God Friended Me – S02E14

Épisode 14 – Raspberry – 15/20
Cet épisode est là pour faire transition avec la suite, et ça se voit. Plusieurs éléments sont donc ajoutés plus ou moins subtilement pour venir servir le fil rouge en temps voulu, et il est bien dommage que le temps voulu ne soit pas immédiatement, parce que ça ne ferait pas de mal à la série. Je suis impatient, je sais, mais ce n’est pas nouveau que quand les intrigues traînent trop, je me retrouve à l’être. Non ?

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Spoilers

214

Kid’s got game.

Les semaines passent vite, on est déjà lundi ! Et pendant la semaine, Rakesh a bien bossé hors écran, figurez-vous : il a retrouvé la trace du hacker porté disparu, dont le véritable nom était finalement Zi Yen. Du moins, c’est le véritable nom utilisé sur le bail de son appartement, mais Zi Yen, c’est un gentil monsieur qui n’a rien demandé. Malgré tout, le trio Rakesh/Cara/Miles décide de continuer à appeler leur hacker Zi.

C’est plutôt chouette comme prénom, ça ira vite pour la critique et c’est facile à retenir. De toute manière, on part vite sur une autre affaire : Miles reçoit en effet une nouvelle suggestion d’amis pour… lui-même. C’est techniquement impossible sur Facebook, mais ni lui, ni ses amis n’arrivent à y penser avant qu’ils ne se rendent compte qu’Ali n’est pas très douée non plus.

Elle a en effet donné de l’argent dans une cagnotte en ligne proposée par Miles… sans se rendre compte qu’elle n’était pas vraiment sur le profil de son frère, cloné par un hackeur un peu plus doué que Rakesh. Rapidement, le trio et Ali comprennent que la suggestion d’amis de Miles n’est pas une simple erreur : il doit aider le hackeur, Zach Waller.

Il s’agit d’un simple adolescent de 16 ans, qui est un jeune prodige capable d’être recruté par le gouvernement. Pas si simple, donc. Il est assez malin pour couvrir ses arrières au point de mettre Rakesh et Miles mal à l’aise face à lui, parce qu’ils n’ont aucun moyen de pression sur lui. Pourtant, il y a pas de mal de moyen de pression sur un ado en général.

Miles le découvre par lui-même en décidant de contacter ses parents, particulièrement quand il découvre qu’il y a 10 000$ en jeu. Oui, il n’y a pas que Miles dont il clone le profil, mais tout un tas de gens. Le père de Zach est complètement débordé par la situation, clairement… mais il n’a pas l’air si surpris que ça que son fils soit capable de monter une opération d’une telle envergure.

Au moins, il sait pourquoi il le fait : sa mère était une soldat jusqu’au jour où elle s’est barrée de l’armée et s’est fait tuer la même nuit. Du coup, pas de remboursement de la part de l’Etat. C’est triste, tout ça. Par contre, le père qui demande à Miles de ne rien dire à la personne, je veux bien, mais ça n’empêche qu’il n’est pas le seul compte arnaqué… donc pas le seul qui risque de contacter la police, en théorie.

Contrairement à la théorie du père, en plus, Zach n’a pas du tout besoin de l’argent pour embaucher un avocat : Rakesh pirate son compte Paypal (parce que c’est si simple à faire) et découvre qu’il a acheté avec l’argent un Raspberry P-I, un ordinateur surpuissant capable de rentrer dans des réseaux très sécurisés… comme ceux du gouvernement où justement Zach travaille. Il souhaite ainsi pirater le site du gouvernement, ça se tient.

Malgré ses tentatives malignes, il n’arrive pas à se débarrasser de Miles et Cara en prétextant être Rakesh. Le duo n’a donc aucun mal à récupérer le Raspberry Pi et l’empêcher de faire une bêtise en promettant de lui venir en aide. Franchement, ça n’a pas trop de sens que l’ado accepte ni qu’ils se donnent tant de mal, aussi altruistes soient-ils.

Miles recontacte donc Freemont, le soldat à qui il est venu en aide il y a une dizaine d’épisodes, de manière à ce qu’il utilise ses contacts pour avoir des informations. Bien sûr, Miles fait beaucoup trop confiance à Zach dans tout ça, et il se fait donc avoir comme un bleu : je m’en doutais un peu, mais Miles confond un disque dur avec un ordinateur surpuisssant, quand même.

Heureusement, Rakesh s’en mêle assez rapidement en essayant de couper son VPN, ce qu’il ne parvient pas à faire parce que Zach est trop doué. Heureusement bis, Miles, Cara et le père de Zach débarquent à temps pour stopper les conneries de Zach qui est en train d’essayer de hacker le site du gouvernement. L’avantage, c’est qu’avec un hacker dans leurs amis, le trio pourra plus facilement retrouver Zi. Enfin, j’espère.

Dans leurs amis ? Il n’est pas content de se voir empêcher de pirater le gouvernement, mais il est heureux de savoir que Miles tient sa promesse. Grâce à Freemont, ils peuvent tous rencontrer un certain Martinez qui leur révèle la « vérité » sur ce qui est arrivé à la mère de Zach. Malheureusement pour eux, il s’avère que la mère avait bien pris la fuite de l’armée… une réponse que Zach n’est pas prêt à entendre, évidemment ! Il n’a pas le temps de s’en remettre qu’il est arrêté par le gouvernement ayant la preuve de ses actions.

La preuve, oui, mais pas de manière assez évidente : Rakesh a supprimé les traces du hacking, malin, malin. En revanche, Zach se fait quand même virer et ne pourra être admis à l’université. Pourtant, l’histoire ne s’arrête pas là. Miles récupère le Raspberry Pi pour le vendre et redonner de l’argent à tous les gens qui se sont faire avoir par le piège de Zach.

Au passage, Rakesh découvre ainsi le profil de Raina Abass qui n’a rien à faire là. Il s’agit d’une femme sauvée par la mère de Zach, en-dehors de ses missions officielles. Elle peut ainsi tout raconter à Zach, dont l’avenir est aussi sauvé par Rakesh qui le prend comme stagiaire avant de s’arranger pour qu’il passe par MIT. Bien sûr.

À Catapult, Cara reçoit la visite d’Adam qui est juste là pour se la péter, mais qui va finalement l’aider pour ses recherches. En effet, Cara est motivée à retrouver Zi, et pour ça, elle a besoin d’enquêter sur une liste très particulière de joueurs de poker en ligne. Comme par hasard, Adam a fait un papier sur le sujet.

Bien sûr, comme Adam est très présent dans les recherches pour Zi, Rakesh trouve étonnant qu’il passe tant de temps auprès de Cara. Celle-ci finit par lui demander pourquoi il est si gentil avec elle et surtout pourquoi il vient la voir à chaque fois avec des réponses… La réponse est évidente : il veut juste un rencard avec elle. Si elle ne se dit pas prête pour l’instant, ça sent mauvais pour la suite.

D’ailleurs, quand Miles se retrouve à devoir aller voir Zach avec Raina, Cara est forcée de mener l’enquête avec Adam concernant la partie de poker secrète… Pour y accéder, il faut utiliser une carte de dame de cœur. La suite au prochain épisode, donc, parce que Cara n’a pas ce qu’il faut pour entrer, la carte étant chez Miles.

En parallèle, Ali en a marre qu’on lui demande comment elle va, mais cela fait deux semaines qu’elle a commencé à prendre en main sa fertilité. D’ailleurs, on la suit se rendre à un rendez-vous médical dans cet épisode, tout ça pour mieux la voir se faire draguer lourdement par une certaine Emily, plutôt canon, plutôt dans le flirt lourd… Tout ce qu’il faut pour Ali, ma foi. En plus, elle est prof, ça colle tellement avec le profil d’Emily !

Autrement, elle n’a plus qu’une semaine à attendre pour venir à bout de son traitement concernant la fertilité. Le lendemain de ce rendez-vous, Emily débarque au bar pour draguer Ali et lui demander un rencard, sauf qu’Ali n’est pas prête du tout pour cela. Apparemment, elle veut se concentrer uniquement sur son cancer et ne pas prendre le risque de se lancer dans une relation amoureuse à ce moment de sa vie.

Alors… Je comprends l’idée et ça part d’une bonne intention, mais en vrai, je trouve que c’est un peu stupide. Pour faire face à un cancer, mieux vaut avoir des raisons de vivre aussi. Elle ferait mieux d’avouer la vérité sur son état de santé à Emily plutôt que de lui mettre un rateau. C’est à peu près ce que lui dit son père quand elle lui en parle, et c’est ce qui mène Ali à dire toute la vérité quand elle recroise Emily dans la salle d’attente de l’hôpital.

Avec toute la vérité en tête, Emily demande tout de même à Ali de sortir avec elle pour un rencard le lendemain. Si c’est pas choupi ça !

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God Friended Me – S02E13

Episode 13 – The Princess and the Hacker – 14/20
Si j’aime beaucoup l’idée de base de l’intrigue de cet épisode, je ne suis pas vraiment fan de l’exécution de celui-ci. On retrouve la simplicité d’écriture habituelle de ces épisodes, mais là, le sujet fait que j’ai du mal à trouver plausible la situation présentée, et ça m’a sorti de l’intrigue à plusieurs reprises tellement je trouvais ça drôle. Il y avait du bon tout de même et des avancées, mais pas vraiment celles que j’espérais non plus.

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Spoilers

213

Your soul mate is my friend suggestion.

Difficile de m’arrêter une fois lancé dans le visionnage de cette deuxième partie de saison, parce que malgré l’absence de vrai cliffhanger dans l’épisode précédent, j’ai vraiment envie de savoir comment tout ça va évoluer. Et puis, ça ne fait pas de mal d’avancer un peu dans une saison, non ?

Rakesh donne rendez-vous à tous ses amis dans cet épisode, après la lune de miel de Trish et d’Arthur. Il est temps pour Ali d’annoncer sa mauvaise nouvelle à son père et sa nouvelle belle-mère. Avant ça, on retrouve toutefois Rakesh qui a enfin fini son application sur laquelle on n’a jamais vu qu’il prenait le temps de bosser. Il donne rendez-vous à tous ses amis – mais pas à Joy, pourquoi hein ? – pour vérifier s’il est bien l’âme sœur de Jaya… Mais son âme sœur est Lulu Achebe. Voilà qui promet, surtout quand elle est la nouvelle suggestion de Miles.

Rakesh refuse d’en entendre parler comme de son âme sœur, mais commence malgré tout à se renseigner sur elle pour Miles. Cela lui permet de tout de suite la reconnaître quand il tombe totalement par hasard sur elle dans la file d’attente interminable d’un foodtruck. Ce n’est jamais si long dans les séries, donc on voit que les scénaristes font tout pour faire en sorte qu’ils se parlent assez longtemps.

J’aime le prétexte qui est que Rakesh en parle à Miles et Cara sur une appli et oublie d’avancer dans la file. C’est débile, mais c’est simple et ça fonctionne, de même que ça fonctionne de découvrir que Lulu est fan de Catapult. Le courant passe super bien entre eux, par contre, il est clair pour nous que Lulu a un secret quand elle cherche à fuir un homme.

Cet homme s’appelle Mohammed et est son garde du corps. Ouep, elle a utilisé un pseudo, elle s’appelle en fait Louella et est la fille du roi d’un pays imaginaire. Le roi Omari est en plus sur le point de venir en ville et Lulu finit par demander à Rakesh un second rencard… mais en présence de Cara. Bien, elle a clairement des idées en tête. Si elle est un match parfait pour Rakesh, il ne faut pas oublier que son application s’est basée sur un profil incomplet, ce qui prouve déjà un gros défaut dans l’application de Rakesh.

Bon, la princesse est très cool et très geek, mais je ne la vois pas rester dans la série, même si tout se passe bien entre elle et Rakesh. Il est capable de lui venir en aide hyper rapidement, en plus, puisqu’elle a besoin de faire censurer un article de Catapult publié par Erin, une collègue de Cara. Elle accepte la censure en échange de la première interview de la future reine, parce qu’elle est persuadée qu’elle le deviendra.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce qu’elle découvre que son père vient en ville pour un discours à l’ONU qu’il refile finalement à Zain, son frère. Oups. C’est donc lui le futur roi, mais vous pouvez compter sur Miles pour changer ça, à tous les coups. En plus, il est évident qu’il n’a pas l’air si ravi de sa décision en voyant le regard qu’il jette à sa fille avant de monter dans sa voiture.

Face à sa sœur, Zain est tout gentil et lui dit qu’il vient juste d’apprendre la nouvelle. Il est tout aussi surpris qu’elle soi-disant… mais Rakesh comprend bien qu’il y a plus derrière cette décision. En effet, quand il se rend auprès de Cara pour lui raconter tout ça – alors qu’il est censé garder le secret de cette histoire géopolitique de grande importance dans laquelle il se retrouve embarqué – il tombe sur Erin, qui est au courant que Lulu ne va pas devenir reine.

Rakesh et Cara comprennent donc que Zain est la source d’Erin qui fait en sorte de faire tomber sa sœur – et réussit en plus. Tout ça est fortement compliqué à démêler en théorie, mais en pratique, ils préviennent Lulu et l’accompagnent quand elle va confronter son frère, qui reconnaît tout sans essayer de nier, lui expliquant que ses vues progressistes ne sont pas bonnes pour le pays. Sympa.

Pas de bol pour lui, par contre, Lulu est aidée par le compte de Dieu qui envoie une nouvelle notification à Miles se retrouvant avec plein de magazines people du vingtième siècle. Dedans, Lulu, qui tape de plus en plus dans l’œil de Rakesh, découvre une photo de ses parents lorsqu’ils étaient étudiants à Colombia et luttait pour le droit des femmes… C’est exactement ce qu’elle souhaite faire aussi si elle devient reine, ça tombe bien.

Il n’y a plus qu’à rappeler à son père ses origines, donc, mais ils n’ont pas beaucoup de temps pour le faire. L’épisode se termine donc à l’ONU avec Louella confrontant son père et lui demandant de devenir la reine qu’elle peut être. Elle sait que son pays est prêt pour une reine progressiste et se défend plutôt bien, y compris lorsqu’il est question de menace de mort.

Finalement, Lulu obtient gain de cause : son père la laisse faire le discours à l’ONU et devenir reine. Elle le fait avec tout de même un dernier regard pour Rakesh, dont la romance est trop rapide là, hein. On ne peut y croire. En tout cas, il a droit tout de même à un joli baiser de la part de Lulu qui lui permet soi-disant d’oublier Jaya et lui fait prendre conscience qu’il peut avoir un futur sans elle. Un futur où son application est adorée par son patron et où il a une âme sœur à l’autre bout du monde en train de diriger un pays. Mouais.

Cette affaire d’âme sœur arrange bien Miles : il n’est plus en couple avec Cara, mais s’il est son âme sœur, alors ils pourront rester pour la vie ensemble. Et ça, ça l’arrange bien, vous voyez.

Le retour de lune de miel de Trish et Arthur ? Eh bien, ça se fait avec des photos mal photoshoppées et la mauvaise nouvelle d’Ali qui est reçue comme ils le peuvent. Eh, ça marche à peu près bien, je trouve. Arthur et Trish ont droit à une scène à part pour parler de tout ça et du choc que ça représente pour Arthur, avant qu’on enchaîne avec Ali en rendez-vous médical, avec Miles.

Là, elle décide d’annoncer qu’elle veut attendre avant de commencer son traitement. En effet, elle a peur que la chimio affecte ses chances de devenir maman et elle souhaite faire des démarches pour pouvoir l’être malgré tout. Son cancer a été découvert tôt et elle pense avoir le temps de le faire, mais son médecin n’est pas franchement de son avis, lui demandant de bien réfléchir à la situation.

Ali parle malgré tout de son envie à son père lors d’un repas de famille et celui-ci fait aussitôt de l’ingérence. Il refuse de voir sa fille perdre un mois avant la chimio, mais là, c’est violent pour elle : elle n’a ni le soutien de son père, ni celui de son frère. C’est plutôt bien joué de la part de l’actrice dont on lit très bien le visage par rapport à tout ça, avant de voir quoique ce soit sur le sujet.

On finit par avoir droit aux reproches de la sœur à son frère lorsqu’elle lui demande pourquoi il ne l’a pas davantage soutenu face à leur père, mais ça mène surtout à de bonnes scènes où elle peut se confier à Trish et avoir son soutien. Elle prend finalement la décision que je comprends, mais que je n’approuve pas, de voir un spécialiste en fertilité, repoussant du même coup son traitement pour le cancer. Ne fais pas ça, Ali, on veut que tu restes en vie et vos jolis discours sur l’espoir ne sont que des mots mince. « Vos » ? Ben oui, outre le soutien de Trish, elle finit par avoir celui de Miles, se souvenant de l’espoir qu’avait sa mère grâce à ses enfants… Et tout ça achève de convaincre Arthur que sa fille prend peut-être une bonne décision.

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