Wild Cards – S01E01 – The Infinity Thief – 12/20

Comme je m’y attendais, on est sur du déjà-vu mais ce n’est pas pour autant désagréable ou sans saveur. Les acteurs se débrouillent et sauvent une intrigue très banale (pour ne pas dire bancale). En gros, ça se regarde sans prise de tête, et on passe un moment sympa. C’est un pseudo cop show idéal pour se détendre, sans être la série sur laquelle se jeter non plus.

Spoilers 

Cole, un flic rétrogradé, doit faire équipe avec Max, une arnaqueuse, pour résoudre une série de cambriolages.

Hi, are you my ride ?

Cela commence si mal dès la première scène que j’ai décidé que j’allais tester une critique plus courte – du moins, je l’espérais. À quoi bon faire une critique scène après scène pour ce genre de séries bien trop prévisibles ? Après tout, elle est diffusée sur CW – sans même être produite par le network, ce qui en dit long. Bon, l’article est un peu moins détaillé que d’habitude, mais j’ai quand même plein de choses à dire. Vous me direz ce que vous en pensez !

Moi, je dois vous dire de ce premier épisode très franchement que… Ce n’est pas grandiose. Du tout. Mais on n’était pas là pour ça de toute manière. Je savais à quoi m’attendre quand je me suis dit que j’allais manger devant cet épisode. On commence avec Max, une arnaqueuse soi-disant de haut vol, qui se fait choper presque aussi vite qu’elle a volé la carte bancaire d’une riche femme en se faisant passer pour la remplaçante de sa femme de ménage. Un peu cliché, non ?

Si, vraiment beaucoup. Tout le montage du début d’épisode crie l’absence totale de crédibilité et de réalisme pour la série. Et en même temps, on sent que la série va reposer sur les épaules de Vanessa Morgan. À mes yeux, elle a tout ce qu’il faut pour ça : elle était à mourir de rire quand elle dansait dans la garde-robe de la femme et pour le reste de l’épisode.

Bref, elle est donc vite arrêtée, comme je le disais. Pas de bol, son vol de banque se produit le même jour qu’un match de volleyball entre flics et pompiers. Elle est donc escortée au commissariat par Cole, un flic grognon qui a été relégué à l’unité maritime de la ville – et ça ne lui plaît pas du tout de bosser là. Autant Vanessa Morgan porte l’épisode, autant j’ai trouvé que Giacomo Gianniotti n’était pas du tout au meilleur de sa forme. Après, c’est sûr que passer de Grey’s à un copshow tout simple comme ça, bon, je peux comprendre. Dans sa première scène, son partenaire principal de jeu est tout de même un chat. C’est marrant de voir cette série juste après avoir écrit qu’il n’y avait quasi jamais d’animaux dans les séries.

Max a donc un chat qui aime se promener sur les bateaux – on découvrira plus tard dans l’épisode qu’ils vivent sur un bateau, tout de même. Mais bon, on n’en est pas là encore, ça, ce sera pour les longueurs de l’épisode. Avant tout ça, Max et Cole arrivent donc au commissariat pile quand on présente à tout celui-ci le « voleur de l’infini », un gros cambrioleur qui se paie la tête des flics depuis un moment. En effet, il en est à son troisième cambriolage et laisse des pièces pour se payer leur tête à chaque cambriolage.

Seulement voilà, Max comprend vite qu’il se paie leur tête en laissant de la boue pour leur donner une fausse piste, quand la vraie piste, c’est justement les pièces. Grâce à cet indice de taille, elle comprend vite qu’elle tient une piste qui pourrait intéresser Cole, parce qu’elle voit bien que tout le monde se moque de ce flic et que bon, il pourrait lui être utile à la place de ça.

Partant là, Wildcards ne réinvente pas la roue, mais ça se laisse regarder : le duo est prévisible, mais fonctionne à merveille. Max utilise son coup de téléphone pour indiquer à Cole où aura lieu le prochain vol, elle a évidemment une intuition très juste qui leur permet de se faire remarquer par la hiérarchie de Cole. Cole et Max se retrouvent donc à enquêter ensemble sur le voleur de l’infini.

C’est là que je vais sacrément abréger la critique : les twists sont on ne peut plus prévisibles pour une série à enquête. Cole a des contacts dans le milieu qui vont lui être d’une aide précieuse, avant de se révéler encore plus précieux que prévu quand la criminelle à arrêter se trouve être la femme de l’un d’eux – et l’amante de l’autre ; sachant que les deux étaient frères. Simple comme bonjour d’être flic dans cette série !

L’intrigue se fait à base de bibliothèques, d’enchères caduques, de passages secrets et de retournements de situation, avec une petite dose de meurtre et surtout beaucoup d’humour. Vanessa Morgan est totalement convaincante dans son rôle et j’ai bien aimé ce que je regardais. C’est vraiment un cop show par excellence – ce n’est donc pas excellent.

Grosso modo, le meurtre est résolu, le voleur de l’infini était en fait un couple, et voilà, tout est bien qui finit à peu près bien. Reste à savoir ce qu’il adviendra de nos héros. Du côté de Cole, c’est assez prévisible : il se retrouve en période probatoire pour prouver qu’il peut de nouveau être un bon flic. En cours de route, on a appris qu’il a été rétrogradé quand de la cocaïne a été retrouvée dans sa voiture. Rassurez-vous, il reste du bon côté de la loi : c’est un flic qui s’est retrouvé embarqué dans une enquête trop ambitieuse et qui n’a pas lâché l’affaire quand il aurait dû.

Max ? Eh bien, elle a voulu voler un collier de diamants dans une banque, ça la fout mal pour la libérer tout de même. La série nous sort alors un dernier retournement de situation totalement ridicule : elle a en fait volé le passeport d’une femme réduite en esclavage par la riche propriétaire du début d’épisode. Le collier ? La propriétaire tentait une arnaque à l’assurance. Grâce à l’aide de Cole, Max a tout ce qu’il faut pour le prouver.

C’est improbable comme jamais, mais voilà, ça permet à Max d’être à peu près libre. Il reste le problème qu’elle a utilisé une fausse identité pour entrer dans le coffre de banque. La police décide donc de lui laisser deux mois de probation pour prouver qu’elle peut leur être utile et mettre ses talents à leur service. Ses talents ? Mais quels talents au juste ? Dans l’épisode, elle n’a pas vraiment démontré qu’elle était une arnaqueuse très utile.

Tout au plus, elle est une pickpocket et a des contacts. Cela dit, on n’a pas fini d’entendre parler de ses contacts, surtout quand l’un d’entre eux est son père, incarné par… Jason Priestley ! Il ne manquait plus que lui. Cet acteur, c’est dingue, il resurgit toujours dans les séries de manière totalement inattendue. Il joue donc désormais le père de Max, un homme en prison qui est pote avec ses gardiens et qui veille encore beaucoup sur sa fille – allant jusqu’à lui donner des informations sur Cole.

On se retrouve alors avec un cliffhanger qui change toute la donne (non) : Max s’introduit en fait dans le commissariat pour une bonne raison, qu’on ne connaîtra pas, et qui arrange aussi son père. J’imagine que le but sera de prouver son innocence du coup. Seulement, ça, ce sera pour plus tard. On termine l’épisode sur une bonne note – et en musique tant qu’à faire. Just the two of us est une bonne chanson pour tenter de nous convaincre de continuer les aventures de ce duo improbable.

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Wild Cards (S01)

Synopsis : Un détective procédurier s’associe à une arnaqueuse pour résoudre des crimes.

Pour commencer, je n’ai absolument aucune idée de ce que cette série est supposée raconter avant de la regarder. La grève des scénaristes est enfin terminée, j’ai vu passer une affiche toute pourrie avec Giacomo Gianniotti (je l’aimais beaucoup dans Grey’s et je me demandais vraiment ce qu’il devenait) et Vanessa Morgan (on peut donc avoir une vie professionnelle si peu de temps après la fin de Riverdale ?), il n’en a pas fallu plus pour me convaincre de regarder ce qui promet d’être un cop show médiocre. Je veux dire, l’affiche en disait long, le synopsis encore plus.

Il n’y a que deux épisodes pour le moment, c’est très bien pour ma première série inédite diffusée en 2024, non ? Tiens, c’est faux, la première, c’était le retour de Plus belle la vie. Va peut-être falloir que je me ressaisisse à un moment. En attendant, voici tout ce que j’ai pensé de ce premier épisode !

Note moyenne de la saison : 14/20

Wild Cards – S01E01 – The Infinity Thief – 12/20

Comme je m’y attendais, on est sur du déjà-vu mais ce n’est pas pour autant désagréable ou sans saveur. Les acteurs se débrouillent et sauvent une intrigue très banale (pour ne pas dire bancale). En gros, ça se regarde…

Wild Cards – S01E02 – Show me the murder – 13/20

Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour…

Wild Cards – S01E03 – Howl to Get Away with Murder – 15/20

C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des…

Wild Cards – S01E04 – Strangers on a Wave – 16/20

Voilà un épisode qui donne l’impression que les scénaristes lisent mes critiques, parce qu’ils ont travaillé exactement le point qu’il fallait pour améliorer le début de la série. C’est toujours un procédural, mais c’est un peu fun et ça…

Wild Cards – S01E06 – Dead of Night – 17/20

Je ne m’explique pas pourquoi j’étais autant à fond devant cet épisode, mais franchement, j’ai adoré. La série a parfaitement trouvé son équilibre dans l’humour, on connaît bien les personnages et la parodie proposée fonctionne, au point où les…

Wild Cards – S01E07 – Con with the Wind – 14/20

Est-ce qu’on est parti pour de la qualité au top une semaine sur deux, et sur de l’intrigue flemmarde l’autre semaine ? Peut-être. Franchement, cet épisode est vraiment un épisode tout classique de série procédurale. On a connu mieux, on…

Wild Cards – S01E09 – Inside (Con) Man – 12/20

J’ai bien aimé certains aspects de l’épisode, mais dans l’ensemble, je suis forcé d’admettre que mon impression première est qu’il est mal écrit – que le personnage de Max est mal écrit et pas du tout crédible. Le fait…

Severance – S01E05 – The Grim Barbarity of Optics and Design – 15/20

C’est étrange et ça continue de l’être de plus en plus à chaque minute. J’ai beau avoir la certitude que tout est maîtrisé dans la série et qu’ils savent très bien ce qu’ils racontent et où ils vont, j’avoue que cet épisode me laisse avec un goût amer – et l’impression que ce n’est pas le cas. C’est trop perché. On passe de l’hyper rationnel des premiers épisodes à du bon gros wtf, tout de même. Je me demande vraiment ce qu’ils veulent raconter.

Spoilers 

Helly tente de se suicider.

Have a productive day.

Lumon

Je n’avais pas compris la violence du suicide d’Helly en voyant la fin de l’épisode précédent. C’était pourtant évident : elle se suicide dans l’ascenseur pour être certaine que son outie comprenne ce qui est en train de se passer. Le réveil doit être violent pour elle. Nous l’observons se débattre le temps que l’ascenseur atteigne l’accueil. Le problème, c’est qu’une fois au rez-de-chaussée, personne ne l’accueille en bas. Terrible.

De son côté, Mark s’étonne que Dylan reste si longtemps au travail, ne se doutant pas qu’il est en train de lire son livre. Il cherche ensuite à s’en aller en utilisant l’ascenseur. Graner a beau courir à toute vitesse, il n’arrive pas à temps : les portes de l’ascenseur s’ouvrent et Mark est donc celui qui porte Helly pour tenter de l’aider à respirer. Elle est encore en vie, c’est déjà ça.

Je me pose tout de même la question des soi-disant capteurs d’écriture qui ne captent pas la tentative de suicide d’Helly avant qu’elle se produise. En tout cas, Mark est forcé de monter dans l’ascenseur, ce qui lui fait totalement oublier ce qu’il s’est passé avec une Helly. C’est horrible, tout simplement. Pour lui, il finit sa journée à 17h15, comme toujours.

Le lendemain, quand il sort de l’ascenseur, la première question de Mark vise à savoir si Helly est encore en vie. Il a tout un comité d’accueil, lui : Cobel et Milchick font durer le suspense avant de rassurer Mark. Helly est à l’hôpital et reviendra, même s’il pensait logiquement que ce ne serait pas le cas.

Cobel affirme pourtant qu’elle reviendra, avant d’accuser Mark d’être responsable de ce qu’il s’est passé. Bon.

Malgré le choc qu’il vient de subir, Mark prend encore le temps de lire le livre offert par son beau-frère ; sans savoir qui il est. Il y passe quelques jours si l’on croit le montage qui le fait monter et descendre de l’ascenseur quelques fois. Le livre ? Il est plein de phrases qui critiquent le système qui devrait être changé, si je résume grossièrement.

Cobel découvre qu’elle avait raison : la puce de Petey prouve le trafic de celle-ci. C’est indéniable : il avait récupéré ses souvenirs. Cela pose évidemment un problème de taille aux employés de Lumon, mais toujours moins que ce qu’il se passe avec Helly. Cobel demande ensuite à Graner de trouver qui est à l’origine d’un tel piratage, assurant qu’elle veut communiquer toutes les infos à ses supérieurs en même temps. Pourtant, elle n’a pas encore expliqué ce qui était arrivé à Helly, alors son honnêteté me pose question.

L’accouchement

Il n’y a pas que Lumon dans la vie, même si on a l’impression que si. Mark sort donc du bureau pour découvrir que sa sœur est en train d’accoucher. Ricken, son beau-frère, lui a laissé plein de messages pour le faire venir au plus vite dans le chalet dans lequel sa sœur a prévu d’accoucher. Mark se précipite pour mieux retomber sur la sage-femme de sa sœur – celle du rencard pourri – et pour apprendre que son beau-frère est vexé de ne pas avoir été remercié pour son livre.

Forcément. Mark n’a jamais reçu le livre, le pauvre. Ricken se retrouve à penser qu’il vit quelque chose de pire et plus douloureux que sa femme en train d’accoucher, sincèrement. Celle-ci décide donc d’aller se chercher du café. Du café en étant enceinte ? C’est nouveau ce délire. Bon, elle n’a pas de café dans son chalet, mais par chance, Devon (c’est le nom de la sœur) tombe sur un autre chalet occupé.

Il s’agit clairement d’un complexe de chalets pour que les femmes enceintes puissent accoucher – et c’est donc une femme enceinte qui lui offre du café. Bon. Je ne sais pas bien pourquoi la série se donne tant de mal à développer cette intrigue, mais je sens qu’on apprendra que tout est lié, d’une manière ou d’une autre. En attendant, la sœur rentre dans son chalet pour mieux entendre son frère lui confier qu’il a des doutes sur Lumon.

Une contraction les interrompt au moment où Mark allait parler de Petey, cependant. Dommage. Devon accouche en tout cas.

Helly

Helly revient donc au travail, bien malgré elle. C’est atroce. Elle a tenté de se suicider et se réveille une nouvelle fois dans l’ascenseur, où elle est accueillie à l’ouverture des portes par Mark. Il a beau tenter de lui faire les yeux doux, sur les conseils de Milchick, c’est une vraie vision de l’Enfer pour Helly. J’ai trop de peine. Son outie est une telle connasse, c’est terrible.

Mark est chargé de la réintégrer dans les bureaux, mais tout ce qu’il obtient d’elle, ce sont quelques éclats de rire. Bien sûr, Lumon n’est pas complètement déshumanisé : ils savent déjà qu’Helly n’arrêtera pas si vite sa dépression et ses tentatives de suicide. Ils envoient donc Miss Casey la surveiller. Miss Casey, c’est Dichen Lachman, et je l’adore toujours autant. Bien évidemment, il va de soi qu’Helly voit son arrivée d’un mauvais œil. Elle continue donc de déprimer.

L’épisode révèle que Miss Casey est en fait là pour tenter une nouvelle expérience sur Helly, à la demande de Cobel. Cela ressemble fort à du harcèlement pourtant : elle ne lâche Helly que quand elle va aux toilettes. Mark s’arrange donc pour éloigner Cobel d’Helly comme il peut : il renverse son café sur le carnet de notes de celle-ci, l’envoyant ainsi faire un aller-retour de huit minutes.

Il profite de ce moment pour proposer à Helly, qu’il est chargé de surveiller en attendant le retour de Casey, d’aller faire un tour. Décidément, il se rebelle dans cet épisode et ça change vraiment notre perspective du personnage. Son but est désormais de recommencer à créer la carte de Petey, mais Helly lui fait vite comprendre qu’elle n’est pas intéressée et ne souhaite pas devenir son nouveau Petey.

Pourtant, c’est totalement ce qui est en train de se passer. Ils se perdent sur le chemin du retour et finissent dans un couloir où des cris de chèvres retentissent. Oui, oui. Alors qu’Helly confie à Mark qu’elle va bien sûr mal et qu’elle ne souhaite qu’une chose, que son outie se réveille en découvrant qu’elle est en train d’être tuée par elle, ils entendent une chèvre. En suivant la piste, ils trouvent une pièce avec un homme chargé de biberonner des chèvres. C’est… du bon gros wtf, à ce stade. Que cherche donc à raconter la série ?

Helly se met à théoriser aussitôt lorsqu’ils en repartent : imaginant que les chiffres qu’ils éliminent pourraient être les chèvres. Finalement, ça lui permet de se réconcilier avec Mark. Elle lui promet de l’aider à dessiner la carte, avant qu’ils ne soient retrouvés par Miss Casey, rassurée de les savoir sain et saufs. Qu’elle est étrange ! Et le tout en étant surveillé par Cobel, évidemment ! De toute manière, elle a un plan précis, Cobel : leur faire croire qu’ils sont libres, alors que non.

O&D

De son côté, Irving a une nouvelle crise : il voit encore et toujours de l’encre noire (du pétrole ?) qui coule du toit et de partout. Il demande donc à Mark sa permission de se rendre auprès de Burt pour lui parler… mais doit d’abord faire une photocopie de sa carte pour la retrouver. Ce faisant, il photocopie en fait un tableau qui révèle que le coup d’état du service O&D (celui de Burt) sur le leur aurait vraiment eu lieu.

Le coup ? Il en était question dans l’épisode précédent et j’avais zappé une réplique de Dylan qui révélait que c’était suite à cela que Lumon avait décidé de réduire leur effectif. Par conséquent, les effectifs n’étant plus réduits comme l’a découvert Irving, ça change tout… Seulement voilà, Milchick a fait exprès de placer le tableau qu’Irving photocopie : Cobel nous indique que c’est un « 266 », une bonne manière de faire en sorte qu’il passe moins de temps avec Burt.

En théorie, en tout cas. En pratique, tout change quand Miss Casey révèle à Irving l’emplacement de Burt. Il n’en faut pas plus pour qu’Irving se rende auprès de lui. Le problème, c’est que Dylan entend la même chose qu’Irving : il débarque donc pour enfermer Burt dans la salle de conférence, avant de l’accuser de vouloir les tuer, comme tout le reste de l’O&D.

Irving demande aussitôt un manager, mais personne ne débarque – il ne trouve même pas Helly ou Mark, forcément. C’est problématique. Burt finit tout de même par parler avec Dylan et Irving, révélant que leur service est réputé pour avoir des poches ventrales contenant des larves. Oui, oui, on comprend bien que Lumon fait en sorte que tout le monde prenne bien soin d’ignorer tout le monde.

Pourtant, ça ne fonctionne pas. Du tout. Dylan et Irving sont donc emmenés par Burt jusqu’au service O&D où ils découvrent un autre tableau du massacre d’O&D. Le problème, c’est que le tableau est en fait une version légèrement différente : les badges des massacreurs ne sont pas ceux d’O&D, mais de leur service. Alors qu’ils se posent la question du pourquoi de ces deux tableaux, Burt propose finalement à Irving et Dylan de rencontrer ses collègues. Allons bon.

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Severance – S01E04 – The You You Are – 18/20

L’ambiance lente de la série ne me dérange plus tellement maintenant qu’il est question, justement, de créer une ambiance vraiment sympathique et mystérieuse. Je n’arrive pas à entrer pleinement dans le côté théorie qui devrait être là, mais je reste assez fasciné par ce que je regarde – sans tout comprendre pour le moment. Drôle de petit OVNI, tout de même, mais j’en reviens touours à l’ambiance.

Spoilers 

Helly découvre un nouvel niveau dans l’enfer de Lumon : la break room.

You’re such a hypocrite lecturing me about following the rules!

On sait que le temps passe beaucoup trop vite quand ça fait déjà une semaine que j’ai regardé l’épisode précédent de cette série. Ce n’est pas faute d’avoir eu envie de lancer la suite, mais bon, le temps passe vite, j’ai dit.

Break room

L’épisode reprend par cette pauvre Helly qui est complètement lobotomisée à devoir expliquer encore et toujours qu’elle est désolée et que c’est tout ce qu’elle peut être. Malgré la torture qui a duré longtemps, elle n’est, selon Milchick, toujours pas convaincue parce qu’elle dit. Comme il est 17h15, Milchick est finalement forcé de la laisser partir. Il lui promet toutefois de reprendre le matin suivant, ce qui nous confirme à quel point c’est l’Enfer pour elle.

En effet, elle n’a absolument pas le temps de s’en remettre : elle monte dans l’ascenseur, les portes se ferment et… elles se rouvrent aussitôt sur Milchick. Elle a beau savoir qu’elle a une vie en-dehors, ça n’empêche pas Helly de devoir subir en non-stop ce que Milchick veut lui faire. Bon, après, faut m’expliquer cette entreprise tout de même : elle perd forcément de l’argent si elle utilise son employée deux jours de suite à… lire un message à un autre ? En tout cas, on comprend bien pourquoi cette pièce est un lieu de torture que tous cherchent à éviter !

Le portable de Petey sonne dans le noir, et Mark se décide finalement à aller voir qui peut bien l’appeler. Ah. L’épisode ne recommence pas par le cliffhanger, mais il y revient comme si de rien n’était. Finalement, c’est un peu comme si on était nous même des employés de Lumon. Je ne sais pas comment l’expliquer : c’est comme si ce début d’épisode correspondait aux portes de l’ascenseur qui s’ouvrent pour Helly.

Bon, en tout cas, Mark décide de se rendre au travail tout de même. Une fois à Lumon, il retrouve la photo avec le plan dessiné par Petey. Pour autant, il ne dit rien à personne, y compris quand Irving débarque pour le faire chier avec Helly. Il veut tellement être chef à la place du chef – l’Enfer, c’est les autres. En parlant de ça, Dylan est évidemment flippé quand Burt débarque dans leur bureau. Son but ? Leur proposer une visite de son service à lui.

Bon. Burt cherche surtout à être ami avec Irving apparemment. Irving accepte immédiatement l’offre et se barre, sans même croiser Helly qui revient après avoir lu le message d’excuse plus de 1000 fois. C’est une torture comme une autre. Elle parle à Dylan et Mark à peu près aussitôt de ce qu’il s’est passé et de l’étrange voix qu’on entend dans cette pièce de torture. Pourtant, si elle entend un homme qui murmure des choses incompréhensibles, Dylan lui affirme avoir entendu plutôt un bébé qui pleure. Mark les interrompt à peu près aussitôt, parce qu’ils n’ont pas le droit de parler de la Break Room entre eux.

Mark n’ayant aucune autorité sur Helly ou sur Dylan, c’est peine perdue : il ne fait qu’attiser leur incompréhension alors que ce dernier raconte donc qu’il essaie de truquer la machine en pensant à d’autres situations pour lesquelles il pourrait être vraiment désolé. Soit. Mark s’est quant à lui officiellement remis au travail. Officiellement, oui, parce qu’en vrai, il est toujours perturbé par le dessin de Petey. Bref, personne ne bosse dans cette entreprise finalement !

Le truc, c’est qu’Helly le voit en train de regarder la carte et qu’elle se mêle vite de ce qui ne la regarde pas. J’aime beaucoup Helly et je comprends totalement sa réaction : elle est en train de se venger de la morale qu’il lui fait. Par contre, voler la carte, c’est une chose, la montrer à Dylan, c’en est une autre. Il est rapidement clair que la photographie n’a rien à faire ici, parce que le protocole interdit de… faire les plans de l’entreprise. Ah.

Comme il y a en plus des maisons à proximité du plan, il semble assez vite clair que le plan recèle plus de mystères qu’on ne pourrait le penser. Mark a beau s’en défendre et dire qu’il ne s’agit que de dessins de Petey, il est traité d’hypocrite par une Helly qui n’apprécie pas qu’on lui fasse la leçon sans respecter soi-même les protocoles ; et qui n’apprécie pas non plus que Mark se soucie si peu de son meilleur ami.

Mark finit donc par détruire la photographie, pour mieux être interrompu juste après par le retour d’Irving. Le but de cette destruction ? Prouver qu’il n’en a rien à faire de Petey, comme Helly le provoque…

Irving

Pendant ce temps, Irving tente de répondre à l’invitation de Burt. Malheureusement pour lui, ce n’est pas si simple de trouver les services de recherche de Lumon, apparemment. Il finit toutefois par trouver son chemin et trouve sur la même employée que dans l’épisode précédent – Felicia. J’avoue avoir un peu de mal à accrocher à Irving pour le moment. J’espérais que cette intrigue pourrait changer ça, mais ce n’est pas le cas : on le voit être un véritable fanboy du travail de Burt, qui est occupé à gérer les œuvres d’art qui arrivent à Lumon.

Difficile de savoir exactement ce qu’il en est de cette entreprise. Une chose est sûre, l’amitié entre Burt et Irving est plus que de l’amitié. Il se dessine en effet un rapprochement amoureux entre eux, dans la contemplation de l’art, mais aussi quand ils se tiennent la main. Irving, perturbé, repart aussitôt vers son bureau… mais il me semble assez évident qu’il est trop tard.

Sur le chemin du retour, Irving trouve un peu par accident sur un fauteuil le livre du beau-frère de Mark. Il met un petit temps à le regarder, avant de décider d’en parler à Mark, son supérieur – et à Dylan, parce que c’est un open space après tout. Helly n’en a rien à faire elle. Bien sûr, les protocoles sont clairs : ils n’ont pas le droit de garder le livre, ni de l’avoir à la base d’ailleurs.

Comme le livre est dédicacé pour Mark, ça perturbe grandement notre héros de tomber dessus. C’est sans trop de surprise qu’il décide donc de les garder en cachette, même s’il affirme à ses collègues qu’il va le remettre à Milchick. Trop de secrets dans cette entreprise, bordel !

Helly

Quand ils reviennent de ce petit détour, Helly n’est plus là. Elle a décidé de trouver un coupe-papier et de s’en servir. Helly profite donc du matériel de bureau pour tenter de faire du chantage à Cobel. Son idée est simple, elle veut la forcer à la filmer en train de donner sa démission. C’est assez fou comme procédé, mais c’est efficace : elle menace de se couper quelques doigts si on ne la laisse pas filmer un message de démission. Elle y voit une chance d’enfin quitter l’entreprise. Honnêtement, j’espère pour elle que ce sera le cas, mais j’ai comme un doute.

Pourtant, Mark est présent lorsqu’elle filme son message de démission. C’est finalement tout le bureau, de Cobel à Irving, qui l’accompagne à l’ascenseur. Elle monte dans celui-ci avec son DVD de démission, convaincue que ça suffira à convaincre son outie de la laisser vivre sa vie. Malheureusement pour elle, ce n’est pas le cas, loin de là. C’est complètement dingue : Helly voit les portes de l’ascenseur se rouvrir.

Elle tient alors un autre DVD, avec un message de l’outie. Cette dernière refuse la démission, lui explique qu’elle est en charge et qu’elle ne la considère pas comme une humaine. C’est absolument violent comme retournement de situation. Je voyais l’outie d’Helly comme quelqu’un de plutôt rationnel. Là, on lui fait carrément dire qu’elle n’en a rien à foutre de son autre personnalité – au point de décider qu’elle n’est pas une personne. Ce n’est pas rien.

Difficile de croire vraiment que ce soit Helly qui raconte ça. L’intelligence artificielle est-elle déjà au point à ce point ?

Petey

À l’extérieur de Lumon, Mark découvre que Petey est mort de cause inconnue. Il est relié à Lumon, ce qui pose clairement problème au personnel de gestion que nous connaissons. Arquette est vraiment une actrice incroyable pour ça : elle est la méchante de l’histoire, mais j’ai tout de même de la peine pour elle quand je la vois stresser du décès de Petey.

Elle est censée récupérer la puce dans son cerveau, ce qui ne semble pas chose aisée à faire, hein. Elle se rend toutefois à l’enterrement de Petey, en tant que Mrs Selvig. J’imagine qu’elle ne regrette pas son choix vestimentaire : elle y croise Mark. Le choc et la surprise semblent sincères. Mark improvise un mensonge efficace plutôt que de dire la vérité. C’est drôlement malin de sa part de continuer à garder le secret de sa rencontre avec Petey.

Tandis que Mrs Selvig se comporte comme une dingue avec la fille de Petey, Mark rencontre l’ex-femme du défunt. Celle-ci semble assez remontée contre Mark, parce qu’il représente Lumon. Pourtant, Mark parvient à gagner des points auprès de June quand il connaît son prénom – c’est la preuve que Severance n’est pas 100% efficace. June est contre la procédure cependant et elle ne se gêne pas pour le dire à Mark.

La cérémonie peut en tout cas commencer et offrir la possibilité à Mrs Selvig de se rendre auprès du cadavre pour récupérer la puce dans le cerveau du cadavre – dont le cercueil a été fermé. C’est complètement fou cette affaire. Qu’est-ce que c’est que cette intrigue encore ? Mark vit mal la cérémonie, avec une vidéo d’une chanson entre Petey et sa fille qui vire à l’obsession pour lui. Le montage est sacrément bien foutu pour nous mettre mal à l’aise.

Malheureusement, quand Mark retourne auprès du cercueil, il est déjà trop tard : Mrs Selvig a terminé de faire sa petite autopsie personnelle du cadavre. Elle peut donc réceptionner Mark et chercher à le questionner davantage sur ce qui le rend triste. À ce stade, ça devient une chance que Mark ne lui raconte rien – et je me dis qu’il y a une opportunité ratée tout de même. Petey aurait pu lui laisser un message ou lui dire.

Bien que Mrs Selvig ramène Mark chez lui, ce dernier décide de reprendre la route à peu près aussitôt, de nuit. Il ne rentre pas chez lui, mais se rend sur l’autoroute. Il n’est pas bien compliqué de comprendre que la mort de Petey le remue et qu’il souhaite se rendre à l’endroit où il a perdu sa famille. June lui a reproché de vivre dans le déni, en plus. Je le vois bien annoncer qu’il démissionne, à force.

Un retour au travail dramatique

De retour à Lumon, Cobel donne la puce de Petey à Milchick, afin qu’elle puisse être analysée. Elle a clairement le dessus sur lui, refusant même de lui expliquer ses intentions quand elle demande une session de bien-être pour Mark S. C’est une bonne idée, ma foi, il a besoin de calme. Entre sa journée à l’extérieur qui est on ne peut plus triste et sa journée à l’intérieur qui consiste à lire de manière illégale un livre, on n’est pas dans la merde. Oui, oui, il lit finalement le livre de son beau-frère. Dylan comprend bien vite ce que fait Mark. Il se débrouille donc pour trouver le livre à son tour quand Mark se rend à sa séance de bien-être.

La séance est toujours aussi cheloue que d’habitude, avec une balle de golf en pâte à modelé à remodeler comme il le souhaite. Il décide de former… un arbre. Comme quoi, malgré l’amnésie, il y a des traumas qui marquent – et qui font flipper Cobel depuis son bureau.

Pendant ce temps, Irving se débrouille pour retrouver Burt. Les deux admirent un tableau ensemble et… non, personne ne bosse, c’est clair à ce stade. J’aime bien les voir se mettre à sympathiser comme ça. En plus, l’air de rien, on en apprend plus sur Kier grâce à Burt : il a lu les premiers textes de leur maître spirituel. Burt explique même à Irving que Kier communique avec eux autrement, avant qu’ils ne se disent au revoir. Malheureusement pour lui, Irving fait demi-tour et découvre que les bureaux de Burt cachent un immense hangar avec plein d’autres employés.

Le plus dramatique reste toutefois ce qu’il se passe du côté d’Helly. Alors qu’elle semblait aller beaucoup mieux et que ça rassurait Mark, elle planifiait tout autre chose : son suicide. Bordel. On le voit venir à des kilomètres ce cliffhanger, mais il n’en reste pas moins traumatisant : Helly choisit de mettre fin à ses jours. On ne sait pas encore si c’est le cas, bien sûr, mais je ne le sens pas pour elle, franchement.

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