Une conclusion pour The Watchful Eye (enfin, presque)

Salut les sériephiles,

Décidément, je ne vous lâche plus, mais ce n’est pas de ma faute. S’il y a bien un cliffhanger qui me hante et une annulation de série que je ne pardonne pas ces dernières années, c’est celle de The Watchful Eye. Et pour cause, la dernière réplique est tellement transcendante que je l’ai citée plus d’une fois depuis : we’re gonna need a shovel.

The Watchful Eye, sobrement renommée en France « The Nanny » (c’est incomprehensible), racontait l’histoire d’Elena Santos, une jeune femme engagée comme nounou dans un immeuble ultra-huppé de Manhattan.
Sauf que très vite, on comprend que ce job n’a rien d’anodin : Elena n’est pas là par hasard. Elle infiltre le cercle très fermé des résidents, tous riches, puissants et visiblement porteurs de secrets bien crades, pour se rapprocher d’un passé qui la hante et d’une organisation mystérieuse qui semble tirer les ficelles depuis des décennies. C’était grandiose, un vrai coup de cœur, et ça se termine sur une annulation sauvage, juste après un meurtre commis par Tory, une des boss d’Elena, interprétée par Amy Acker.

Retrouvez les critiques de tous les épisodes sur le blog :

Vous savez à quel point je suis fan d’Amy Acker si vous me connaissez un peu ou si vous lisez le blog (combien de fois en ai-je parlé ?). En début d’année, j’ai eu la chance (merci Aurélien) de la rencontrer (pour la deuxième fois) lors d’une convention Buffy et de lui parler de cette fin de série en queue de poisson. Elle m’a dit que je n’étais pas le seul à y penser encore et être frustré.

J’étais loin de me douter que ça signifiait qu’elle y pensait encore assez pour écrire elle-même un court-métrage concluant cette branche de l’intrigue. Et soyons honnêtes, c’est bien la seule branche dont je me souvenais encore, alors ce qu’elle a écrit, c’est LA conclusion que j’attendais à défaut d’avoir une suite.

Ce court-métrage, il a été posté sur YouTube dans la nuit. Merci infiniment à Pauline de l’avoir débusqué avant moi et de me l’avoir aussitôt envoyé, on a les amis qu’on mérite. Je relaie à mon tour parce qu’Amy Acker a eu la bonne idée d’écrire, mais aussi de jouer dans ce court-métrage, avec Mariel Molino, qui jouait Elena. Onze minutes de film durant lesquelles les actrices s’en donnent à cœur joie pour imaginer avec nous la fin de cette intrigue, mais sans jamais donner le nom de leur personnage ou des éléments qui pourraient confirmer que c’est bien la série. On évite les procès par ici… Mais bon, il n’y a aucun doute que cette histoire d’employée et patronne qui ont tué le mari de cette dernière et vont acheter une pelle fait référence directe à The Watchful Eye :

Si vous comprenez l’anglais, vous n’avez plus besoin de moi et pouvez savourer. Si vous avez besoin d’un bon gros résumé, sachez donc qu’on y voit les deux personnages sortir d’un immeuble pour aller acheter une pelle (!) et une scie, au milieu d’autres achats pour noyer le poisson.

De retour auprès du cadavre, il faut encore décider quoi en faire. C’est l’occasion d’un débat pour retrouver les deux personnages qu’on adore, et notamment les répliques cinglantes de Tory. Amy Acker est brillante dans sa manière de jouer cette riche qui paie pour qu’on lui fasse tout, même découper le cadavre de son mari.

Finalement, elles s’amusent bien à le découper et le foutre au frigo, avant d’aller l’éparpiller aux quatre coins de New-York, toujours en s’amusant bien apparemment. C’est un peu gros, mais plus c’est gros, plus ça passe et franchement, c’est kiffant. Bien sûr, ça minimise un peu l’utilité de la pelle, mais elles finissent par enterrer la tête de monsieur dans un sous-bois.

La scène finale les voit s’offrir des vacances méritées. Elena ne travaille plus pour Tory, et Tory lui prépare même un sandwich, enveloppé dans un papier Kraft, comme le cadavre. Et comme la conclusion est que tuer est plus simple qu’on ne le pense, Elena n’est pas tout à fait rassurée…

Bien évidemment, cette fin est ouverte mais elle est tellement plus satisfaisante que celle de la série que je me devais de la partager ici, surtout qu’elle est au niveau du côté de l’écriture et de l’acting. Je continue d’espérer un jour une reprise improbable de la série, dispo sur Disney + si elle vous tente, mais en attendant, merci Amy Acker pour ce joli cadeau de Noël inattendu !

Prep & Landing, ça plonge dans l’ambiance de Noël

Salut les sériephiles,

Pour ce 2 décembre, mon e-calendrier de l’Avent m’a conduit à découvrir un petit bijou que je ne connaissais pas : Prep and Landing. Ce court-métrage d’animation signé Disney, sorti en 2009, est une vraie surprise. À la fois drôle, inventif et très Noël, il m’a immédiatement plongé dans l’ambiance festive. Bref, une réussite de l’intelligence artificielle ce conseil...

On prépare Noël

Dans l’univers de Prep and Landing, les lutins du Père Noël ne se contentent pas de fabriquer des jouets. Wayne, le héros directement attachant, fait partie d’une unité d’élite chargée de préparer le terrain pour l’arrivée du gros bonhomme rouge. Son problème cette année ? Il en a marre de son job et est un rien grincheux.

Du repérage météo à l’éclairage de piste d’atterrissage, tout doit pourtant être parfait. Pas grave, il a demandé sa promotion pour enfin ne plus se farcir le sale boulot. Mais évidemment, les choses tournent mal… L’intrigue est simple, mais c’est justement ce qui la rend si efficace : on se laisse emporter par l’humour et les situations improbables.

Un magie de Noël moderne

Ce qui m’a vraiment marqué, c’est l’inventivité de cet univers : il n’y a rien d’incroyable, mais c’est efficace par sa simplicité. Les gadgets des lutins rappellent des films d’espionnage à la James Bond, et les nombreux jeux de mots et clins d’œil font sourire du début à la fin. C’est une vision moderne de la magie de Noël, avec un fonctionnement d’entreprise amusant et des bonnes idées pour qu’on ne s’ennuie pas pendant 20 minutes.

Et que dire de la musique ? Michael Giacchino, qu’on ne présente plus depuis LOST (mais eh, il a d’autres projets avant aussi), ajoute une couche qui fait toute la différence. Sa bande-son contribue grandement à rendre cet univers vivant et immersif, sans oublier une reprise d’un chant de Noël parce que sinon, ce ne serait pas un court-métrage de Noël.

Honnêtement, je suis surpris de ne jamais avoir entendu parler de Prep and Landing avant. Ce n’est peut-être pas le court-métrage le plus marquant de Disney, mais il a ce petit quelque chose qui le rend attachant. Et puis, surtout, j’aime que ce soit un tout nouvel univers et pas une énième itération du Noël de Mickey. Je ne dirais pas pour autant que c’est un classique instantané, mais c’est assurément un moment sympa à partager ou à savourer en solo avec un chocolat chaud. Idéal pour un calendrier de l’avent, donc.

Et ensuite ?

Ce court-métrage m’a donné envie de poursuivre avec ses suites. Le deuxième, Prep and Landing: Operation Secret Santa, dure seulement 9 minutes (bon…), mais promet un moment tout aussi léger et agréable. Le troisième, Prep and Landing: Naughty vs. Nice, semble également prometteur en revenant au format de 20 minutes.

Une bonne nouvelle (et une bonne découverte) n’arrivant jamais seule, j’ai découvert aussi en rédigeant cet article qu’un nouveau Prep & Landing est annoncé pour 2025, 14 ans après le dernier. Eh oui, ça a du bon Disney+, parce que clairement, ça ne revient pas là par hasard ! Je ne dois pas être le seul à fouiller le catalogue – même si là, c’est à l’intelligence artificielle et à mon calendrier de l’avent que je dois cette découverte.

Pas sûr de vous en dire des nouvelles ici, mais je sais que je vais les regarder d’ici Noël, chaque fois que l’ambiance me manquera… Parce que bon, les vacances ne sont que le 20 !