Culte – S02E02 – Pro Bono – 15/20

S’il y a de l’idée et que c’est clairement une série de qualité, je suis complètement perturbé par le rythme saccadé et la chronologie bien confuse. J’ai l’impression que les scénaristes ne peuvent pas raconter tout ce qu’ils auraient envie d’aborder, et qu’ils font donc avec les moyens du bord. C’est dommage car ça gâche une partie du potentiel de la série. Et aussi, quitte à inventer autant, autant proposer un boys band complètement fictif, quoi.

Spoilers

Salomé se laisse convaincre par l’idée d’un boysband français.


Le job, c’est d’essayer de faire de toi un artiste.

Moi qui voulais voir la série en une seule session de visionnage, j’ai l’air malin à revenir deux jours plus tard. L’épisode 2 commence par un premier anachronisme étrange pour une série qui semblait mettre du soin en saison 1 à ne rien laisser passer. Cela fait plaisir d’entendre Starlight dans une série, mais ce n’est pas la bonne période.

Allez, bon, passons : l’épisode commence surtout par Adel qui se rend voir Salomé pour ce qu’il pense être un entretien d’embauche plutôt conventionnel. Il est rapidement détrompé par une Salomé qui veut le mettre au sommet du Hit Machine. J’ai du mal à comprendre exactement comment tout ça fonctionne sur ce coup-là : ce n’est pas comme ça que le groupe a été monté, si ? J’ai du mal avec le fait que Salomé n’existe pas réellement, comme je le disais dans la critique du premier épisode.

Ainsi, là, dans le bureau de Salomé, il est question de monter le premier boys band français et c’est Adel qui lui propose l’effet pom-pom girl, en effectuant en plus la comparaison avec les boys band déjà connus. L’idée semble convaincre Salomé, même si elle paraît sceptique : elle a vu Adel danser, elle sait qu’il y a quelque chose à tenter. Ce n’est pas gagné quand même. Elle rappelle sa pote du premier épisode qui l’aide à fouiller dans toutes les cassettes de sa boîte pour trouver le hit de demain.

Si Adel est si désespéré qu’il accepte l’entretien avec Salomé et qu’il propose de monter un trio avec ses potes, c’est aussi et surtout parce qu’il a arrêté les cours et perdu sa bourse. Les petits jobs, ça ne permet de se remplir les poches. Il convainc apparemment sans problème Frank et Filip de le suivre. Franchement… Je suis sceptique. Le cliffhanger précédent nous présentait une agression homophobe violente qui est totalement éclipsée ici : Frank n’a même pas un petit bleu sur le visage pour nous rappeler ce qu’il s’est passé.

La chronologie n’est pas claire, en fait. On voit en tout cas le trio se rendre dans un appartement (celui de la pote de Salomé ?) où on leur fait entendre leur future chanson, sans paroles bien sûr. Le but est d’entendre ce qu’ils peuvent faire vocalement et disons que ce n’est pas gagné. Pour convaincre leur nouvelle coach vocal de continuer de bosser avec eux, les garçons proposent de bosser pro bono pour le mois à venir – même s’ils ne savent pas tous ce que ça veut dire. C’est triste.

Ils finissent par se mettre d’accord au resto – et on nous propose une petite scène comique avec Filip qui s’entraîne à être beau gosse dans les toilettes. C’était juste assez amusant, en vrai. Pourtant, Filip se rend vite compte qu’être star, c’est un job difficile : le lendemain, il doit en effet s’entraîner à la danse avec ses deux potes et la coach, qui fait donc aussi coach sportive et chorégraphe. Tout semble être monté tellement à l’arrache !

Filip est clairement le moins bon des trois, il est décidé de le laisser en arrière du groupe pour que ça se passe mieux pour lui. Il décide alors de retourner voir Michel : il lui raconte tout ce qui lui est arrivé avec la maison de disque, puis lui demande son aide. Rien que ça. Malheureusement pour lui, Michel ne semble pas trop disposé à l’écouter. Filip est obligé de lui confier son rêve de faire Bercy et de lui faire un petit discours sur la vie en banlieue qui n’est pas si simple. Ce qui est intéressant, c’est que Filip finit par s’énerver et que c’est ça qui plait à Michel : la rage lui permet d’être bien plus intéressant. Il y a clairement un jeu de séduction entre eux et Filip en est clairement ravi, parce que c’est lui qui le met en place. Michel finit par accepter de le revoir, lui proposant ses conseils, des livres et des citations pour l’élever, en échange de dialogue sur ses sentiments. Une vision de la jeunesse éternelle bien à lui.

Filip est clairement dépassé par contre : il se fait inviter à des dîners mondains plein de culture et où il a son rival bien à lui, peu ravi de voir Filip débarquer dans la vie de Michel. On sent la jalousie face à la beauté qui attire tant Michel et tous les autres invités. Michel sauce complètement Filip, et ça finit par mettre aussi mal à l’aise que les zooms trop fréquents sur le torse de Filip. Ce dernier se retrouve même avec une chambre à Paris !

Même si Filip est clairement le héros de la série, cette dernière se concentre enfin sur Frank dans cet épisode : on le découvre blessé au genou et boxeur. De son côté, Adel voit ses frères débarquer à son petit boulot. Tout ça est présenté à la va-vite, mais le sujet principal reste le boys band : on les voit s’entraîner des heures durant pour la danse, en parallèle de petits jobs, de dîners au restaurant, de soirées mondaines pour Filip (qui assure à ses potes que ce n’est pas que Michel et lui), de trajets en RER, etc. La vie semble beaucoup trop cool pour eux. Ils ne sont pas encore des stars, mais bossent pour le devenir.

Il reste un problème dans tout ça : ils n’ont pas encore de chanson. Salomé se démène tant qu’elle peut pour trouver un parolier, mais ce n’est pas si simple. Elle doit tout de même proposer son idée à Yann, celui qui menace de la virer. Il n’est pas convaincu du tout à l’idée de créer un boys band français, parce qu’il n’y a pas de marché. Voyant que tout est perdu, Salomé affirme que Daho est en train d’écrire des textes pour son boysband.

Si ça marche pour Yann, le problème, c’est que c’est un mensonge. Salomé s’en confie à Candice (tiens, elles vivent ensemble en fait ? Je n’ai rien capté), à qui elle demande aussi des textes. Le problème, c’est que Candice n’a pas envie, parce qu’elle a encore les boules que ses chansons et son album ne soient pas produits. Tout ça se termine par une réunion avec les garçons, où il est question de tout arrêter.

Adel tente bien de proposer ses paroles misérables, mais ça ne fonctionne pas. Le ton monte, parce que le trio n’est pas ravi d’être baladé pour rien depuis un mois et Filip nous improvise un petit « Partir un jour » qui commence déjà à fonctionner. C’est suffisamment bien pour que ça inspire des paroles à Salomé et Candice.

En parallèle, la vie continue à la cité : Adel apprend ainsi que son père fait une rechute (mais de quoi est-il question ?), tandis que d’autres dans les voisins s’inquiètent de ce que devient Filip habitant chez un monsieur. Tout est présenté trop vite, je trouve, parce que le focus est mis sur le boysband uniquement. Il faudrait comme pour la saison 1 une vingtaine d’épisodes pour que ce soit complet. C’est étrange : les scénaristes semblent vouloir nous raconter la vie du trio, mais n’en a pas le temps.

Au lieu de ça, on se consacre sur la chanson, donc. Candice finit par trouver les paroles qui sont un futur hit, très clairement.

Il reste à convaincre Yann, et ce n’est pas gagné. Il est très réfractaire à l’idée, ce qui pousse Salomé à le prendre en otage, littéralement, en l’empêchant de prendre son avion. Elle fait venir le trio à la maison de disque seulement une fois qu’elle a la clé de Yann dans la culotte (ils sont en roue libre les scénaristes !), et… ça se passe mal. Yann les reçoit mal, forcément, et n’est pas convaincu par ce qui semble être une audition désastreuse. Étrange construction encore pour cet épisode qui s’arrête de manière un peu abrupte, là-dessus.

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Grey’s Anatomy – S22E03 – Between Two Lungs – 14/20

Cette semaine encore, la série propose un beau patchwork de plusieurs petites intrigues. On ne sait pas trop vers quoi on se dirige, mais la série continue d’avancer à sa vitesse de croisière. Tout ne me convainc pas, plusieurs personnages me saoulent, mais grosso modo, il y a du côté des nouveaux encore de quoi me motiver pour la suite. Et heureusement !

Spoilers

Une double greffe sur un patient de six ans : qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?


Stop talking.

D’accord, j’avais plus envie de commencer la saison 2 de Culte hier, mais ce n’est plus le cas désormais, j’ai envie de savoir ce que nous réserve Grey’s cette semaine. Bon, après, quand l’épisode commence par les problèmes de Mer avec son pré-ado (bordel, déjà ?) et par Ben qui danse parce qu’il est content de sa promotion… autant vous dire que j’ai failli arrêter, hein ! Cela dit, j’ai bien aimé voir Bailey remettre Ben et Richard à leur juste place : elle a fait les jobs dont ils sont si fiers.

Voir Ben déjà obtenir une promotion, ça me soule et c’est nul franchement. Il est heureux comme tout, mais se rend compte que ça demande de faire quand même beaucoup de paperasse… Soit. Ce n’est pas du tout dans l’ADN du personnage, mais faisons comme si.

Mer passe quant à elle tout l’épisode à essayer de comprendre ce que Bailey, son fils, a bien pu confier à Nick qu’il ne veut pas lui dire, en revanche. Elle espère que son fils trouve son premier amour, s’inquiète qu’il se soit battu, etc. Elle devient presque insupportable, alors que Nick assure qu’il ne trahira pas la confiance de Bailey. Meredith finit par trouver ça bien que son fils lui fasse assez confiance pour lui confier un secret, cependant.

À l’hôpital, le grand sujet du jour est une double transplantation de poumons – c’est même le titre de l’épisode. Tous les internes espèrent pouvoir en être, tous les résidents aussi (même si Kwan dit le contraire). Comme son nouvel interne veut déjà avoir des faveurs de son plan cul, Jules comprend vite que Simone a couché avec un nouvel interne, et elle me fait délirer. Il faut dire que Simone n’est plus des malignes à lui proposer un pacte sans sexe et sans relation pour un an. Lol.

On nous présente comme toujours l’intrigue par le biais des patients. On a donc deux papas gays qui veulent sauver leur enfant et donnent chacun un bout de poumon pour lui faire une greffe. Une sacrée situation, encore, toute la famille sur le billard avec des risques importants pour leur santé. Tellement de risques, en fait, que Winston n’est pas convaincu du tout par l’idée de Nick qui est derrière cette opération révolutionnaire.

Il insiste pour vérifier que les pères sont bien au courant des risques qu’ils prennent, risques à vie. Mer lui sert d’excuse pour sonder les papas, qui sont des vrais papas et ne reculent pas pour si peu. Winston accepte donc de faire l’opération sur l’enfant, et il peut compter pour ça sur Jules qui le soutient – qu’elle est loin du pacte voulu par Simone en début d’épisode.

Si tout se passe bien pour lui, ce n’est pas le cas pour Nick : son patient s’avère avoir une infection et ne peut pas être opéré. Partant de là, Nick essaie d’annuler toutes les opérations, seulement, voilà, Winston a déjà commencé et l’enfant ne survivra pas à un décalage de quelques jours. Meredith propose alors de diviser en deux le bout de poumon du papa sain ; ce qui n’est pas si évident en théorie. En pratique, ils le font sur des reins. Winston se retrouve donc à improviser toute une procédure et à faire des tests. Sur un gamin de six ans. Tout va bien.

Il reste à annoncer tout ça aux patients désormais. Le papa qui voulait le plus donner son poumon se réveille avec une petite infection et la bonne nouvelle que son fils ira bien quand même.

Bien sûr, Lucas a du mal à se faire à la présence de Bryant, le nouvel interne qui a couché avec Simone. Il est tellement agacé par lui qu’il finit par lui révéler ce qu’il s’est passé. Malgré ses essais pour s’en débarrasser auprès de Bailey, Lucas apprend vite qu’il doit enseigner à tout le monde, comme il peut.

Il est désespéré, mais supporte la situation comme il peut. En plus, ils s’occupent d’une patiente plutôt bavarde alors qu’avec Bryant (Wes, c’est son prénom), il est hyper silencieux. Bordel, c’était mieux quand Jules couchait avec Lincoln avant son premier jour, hein. Là, Simone et Lucas sont à la limite du harcèlement avec Bryant, c’est terriblement mal écrit.

Heureusement, Bailey est là pour se rendre compte qu’il y a un souci et observer les techniques pédagogiques de Lucas. C’est une bonne chose cependant : Bailey le remet à sa place. Les scénaristes lui donnent encore un peu trop raison, je trouve, puisqu’il trouve une tumeur sur l’organe qu’il est en train d’opérer – le cancer de la patiente s’étend malgré la chimio. Il se comporte un peu mieux quand même avec Bryant par la suite, ainsi qu’avec la patiente à qui il redonne de l’espoir quand il n’y a plus trop si l’on en croit la tête de Bailey. Elle a eu de meilleures poker faces par le passé, mais ça doit être terrible d’annoncer à une femme de 27 ans qu’elle va mourir d’un cancer, je suppose.

Jo et Teddy continuent d’être très amies cette saison. C’est un duo que je n’aime pas trop et que les scénaristes me paraissent forcer depuis la saison précédente. Elles arrivent et partent toujours en même temps de l’hôpital, j’ai l’impression. Ce n’est peut-être qu’une impression. Bon, peu importe, l’intérêt de la scène est que Jo observe une interaction gênante entre Cass et Teddy. Oui, Cass est de retour pour draguer Teddy dans l’ascenseur. Qu’est-ce que j’aime cette actrice, mais qu’est-ce que ça fait bizarre quand même ce flirt digne d’adolescentes !

Toute cette partie de l’intrigue m’a déprimé, honnêtement. Jo emmène Teddy acheter une voiture. Et elle est enceinte. Et elle veut tester une voiture. Et il n’y a même pas d’accident ? C’est nul. Jo a besoin de Teddy, apparemment, pour négocier avec le vendeur, parce qu’elle est trop optimiste et joyeuse et qu’elle compte sur la sans cœur qu’est Teddy pour ne faire qu’une bouchée du vendeur. Pourtant, Teddy s’effondre quand le vendeur se met à parler d’enfants qui vivront toute une vie dans leur voiture… C’est si nul ?

Elle pleure parce qu’ils ne feront jamais de roadtrip en famille avec Owen ? C’est si nul ! Je comprends l’écriture du perso et la volonté de faire une intrigue sur ce regret, mais putain, ils ont passé des entre-saisons à s’enfuir à l’autre bout du pays parce qu’ils étaient des criminels, alors peut-elle vraiment regretter cette relation de merde avec Owen et d’hypothétiques roadtrips familiaux ? Et puis, côté écriture, merci la crédibilité de les foutre dans une voiture à vendre après avoir fui en plein milieu d’une négociation pour acheter une voiture !

J’ai toutefois bien aimé la morale qui est qu’il est important de se passer en premier parfois et de retrouver sa joie de vivre – ou au moins un petit quelque chose qui rend heureux. Pour Teddy, c’est la négociation qui la rend heureuse. C’est mal écrit, avec des techniques de négociation auxquelles on ne peut pas croire, mais on va faire avec, surtout que ça lui donne ensuite le courage de recontacter Cass pour un petit rencard. Ben voyons.

De son côté, Kwan se met à dos la nouvelle chirurgienne plastique de l’hôpital en la prenant pour une interne. Il est odieux avec elle, lui parle mal en pensant que c’est sa subalterne, avant de découvrir que Mohanty, la nouvelle, est sa supérieure. C’est plutôt amusant comme première rencontre et très Grey’s dans l’esprit. En plus, ils passent la journée à bosser ensemble sur le même patient, qui fait un peu les mêmes erreurs que Kwan en pensant qu’elle n’est pas la chirurgienne…

Kwan fait aussi l’erreur de donner à manger à ce patient, sûr que ça ne posera pas de problème puisque sa chirurgie est terminée. Seulement voilà, il y a une complication et il doit retourner se faire opérer – ce qui pose problème maintenant que Kwan lui a dit de manger. Franchement, après 20 ans de Grey’s, je savais déjà que ça allait lui arriver, mais en vrai, ça fait longtemps qu’on n’a plus vu ce genre de petites conneries dans la série et ça passe toujours.

Kwan essaie donc de se rattraper le soir et demande comment il pourra impressionner Mohanty par la suite. Qu’est-ce que j’ai aimé sa réponse : tais-toi, Kwan. Tais-toi.

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Culte – S02E01 – L’Effet Pom-pom Girl – 15/20

Tout le problème est, une fois n’est pas coutume, que j’ai un peu trop d’attentes en commençant cette nouvelle saison. C’est un bon premier épisode, mais il ne répond pas à toutes les questions que j’aurais sur la naissance des 2be3, en commençant déjà après le stade que j’imaginais comme point de départ pour la série. Tant pis, ça n’empêche pas la production d’être incroyable et la série d’être vraiment de qualité.

Spoilers

Filip rêve de participer au concours télévisé du Plus bel homme de France. Il peut compter sur le soutien de ses amis Adel et Frank.


T’es dans la vraie vie ici, hein, t’es pas dans ta télé.

J’ai tellement hâte de commencer cette saison ! Cela faisait longtemps qu’une série n’avait pas eu cet effet sur moi, mais ça signifie aussi que la barre de mes attentes est trop haute pour le bien de la série. Ce premier épisode débute par un petit plan sur une salle de concert pleine à craquer alors que les 2be3, à moitié nus comme il se doit, sont en loge à stresser. Filip est à ça de se droguer avec des médicaments, Adel et Frank s’inquiètent pour lui et s’assurent que tout ira bien. Cela commence si bien. On a un point de chute pour la fin de cette saison, avec ce premier gros concert qui révèle déjà que l’apogée de leur gloire ne sera pas si positif que ça. On enchaîne sur ce qui ressemble à un bon gros teaser de la saison, avec des répliques à venir, un concert sur le point de commencer et… on repart en arrière, évidemment.

C’est bon, ils m’ont déjà bien vendu la série, mais ils en rajoutent encore avec une excellente bande-son chargée de nous ramener en 1995. On découvre la vie de tous les jours de nos trois jeunes héros en devenir : Adel est un étudiant qui se dévalorise un peu trop auprès de ses profs et pas heureux en amour, Frank a besoin de thunes et fait un petit job peu cool à déplacer des cartons en enquillant les heures sup, Filip fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de sport. Son envie dans la vie ? Être une star. Il a le physique pour, en vrai, mais son père ne voit pas les choses comme lui. Il a un fils qui s’est fait virer de son équipe de gym et passe sa journée devant la télévision.

Bref, la vie de Filip ne fait pas trop rêver : il y a de quoi déprimer… mais celle de ses futurs camarades aussi n’est pas idéale. La plongée dans les années 90 est une pure réussite. Ce ne peut que l’être : ils avaient géré en saison 1, ils gèrent toujours en saison 2. Eh, ça donne envie de retourner un peu en arrière, parfois.

Et parfois, non. On suit ensuite nos héros dans une boîte de nuit, et ça, non, ça ne me donne pas envie de revenir en arrière. Les trois héros de la série se connaissent donc déjà : ils sont voisins, habitent Longjumeau, sont tous potes et vont en boîte ensemble. Là-bas, il y a une battle de danse pour Filip qui cherche malgré lui des noises à un autre type, ça vire en baston générale. Bon.

Première déception : je pensais qu’on verrait la rencontre entre les trois. C’est aussi parce que je ne savais pas qu’ils se connaissaient avant d’être les 2Be3 que je pensais ça, donc la série m’apprend déjà quelque chose. En tout cas, ce premier épisode tourne déjà autour d’une idée fixe de la part de Filip : il veut être élu Plus bel homme de France. Il participe pour ça à un concours d’où il est recalé à trois reprises. Cela dit, on sait, nous, que les choses vont s’améliorer pour lui, même si ce n’est pas gagné quand on le voit finir dans une baston générale en boîte de nuit – baston dans laquelle il n’y a même pas de vrais blessés, hein.

La série enchaîne donc sur la sortie de boîte de notre trio, et ils donnent envie d’être potes avec eux limite. Ils se font draguer par une bande de filles qu’ils croisent et voilà donc Filip qui a l’idée du siècle : ensemble, ils sont comme les pom-pom girls, ils ont un succès monstre. Fort de cette idée, il décide d’utiliser ses potes dès le lendemain pour avoir du succès : vexé d’être recalé du casting, il s’arrange pour rencontrer directement le producteur de l’émission du Plus bel homme de France.

Filip demande ainsi à Adel de se faire passer pour un producteur serbe. Une conversation téléphonique plus tard, Adel obtient une information qui est le Graal pour Filip : le producteur de l’émission est au Banana. Il n’y a plus qu’à savoir ce qu’est le Banana. Tout paraît si simple dans cette future success story !

Il y a tout de même un problème à régler : le Banana, ils ne savent pas ce que c’est. Une recherche dans le bottin plus tard (je suis mort), ils savent qu’ils doivent aller à Paris. Adel n’est pas ravi, parce qu’il a exam le lendemain, mais bon, il se laisse entraîner par ses potes. Là, les scénaristes se font plaisir sur l’époque également : en 1995, la Coupe du monde n’a pas été remportée par la France, alors, on en profite pour un petit commentaire sur la France qui n’est pas encore la France Black-blanc-beur (une époque qui fait rêver sur le papier pour sa tolérance considérée comme normale) et pour la première utilisation du « 2be3, trois teubés »… On ne saura pas exactement d’où ça vient ? C’est décevant. C’est un « vieux blaze de 6e ». Soit.

Nos trois héros prennent ensuite le RER C et j’ai eu envie de pleurer : les rames sont les mêmes aujourd’hui qu’en 1995. Et bon, la série a fait des efforts pour en dénicher une qui soit bien propre et tout, mais vraiment, quel enfer ces rames de RER ! Puis, peut-on évoquer la lenteur du RER C ? Ils ne sont pas sur la bonne ligne pour une ascension fulgurante à Paris, je vous le dis, moi !

Qu’importe, parce que la saison ne comporte que six épisodes. Ce sera donc fulgurant pour eux : les trois persos se décident à doubler pour entrer plus vite en boîte, tombent sur une vague connaissance en faisant face au videur et les esprits s’échauffent vite. Malick, le videur, ne veut pas les faire entrer et compte sur une entente avec Adel qu’il appelle « cousin », en vain. Par chance, un certain Michel Andreev décide de les faire entrer. Il place en fait sa carte avec son numéro auprès de Filip. C’est malin de sa part. Filip a beau voir que Michel connaît du beau monde (l’acteur de Premier baiser, je pleure, quelle réf improbable), il ne semble pas capter qu’il a déjà un numéro important.

Seulement, voilà, lui il ne pense qu’à Jean-Pierre qui a eu l’audace de le recaler de son émission. Une fois dans la boîte, Filip le cherche donc partout, jusqu’à ce qu’on lui indique que Jean-Pierre est un drag tranquillement posé sur un canapé. A priori pas effrayé par le milieu très gay du bar dans lequel il se trouve, Filip se faufile jusqu’à lui et se fait connaître comme il peut. Pour avoir toute l’attention de Jean-Pierre, il n’hésite pas non plus à l’embrasser. OK. Décomplexées, les années 90.

Le baiser lui décroche exactement ce qu’il espérait : Jean-Pierre lui explique que ses photos sont à mourir de rire, mais qu’il valide ses essais filmés. Hop, tout est réglé pour Filip qui vole une bouteille puis entraîne ses potes dans une soirée de folie au son d’Anastacia (le plaisir !). Après, pour une série qui revient sur l’origin story des 2be3, je trouve ça un peu abusé qu’on nous les présente déjà comme trois potes qui se foutent à poil en boîte avant même le succès. Et ils sont des losers en amour ? Comment c’est possible, même, avec ce physique ? Si encore, ils étaient cons… mais on nous vend des persos plutôt malins.

Frank est clairement sous-développé à ce stade, ce que je trouve dommage. Le lendemain, Adel passe ses examens avec difficulté tandis que Filip cherche encore (en vain) la validation de son père qui est plus que blasé et déçu par les choix de son fils. Soit. Ce n’est pas grave pour Filip qui décide de tenter sa chance aussi auprès de Michel.

Arrivé chez lui pour « prendre un thé », Filip découvre derrière la porte un jeune homme qui a une bonne vibe homosexuel aussi et ne semble pas apprécier de voir Filip débarquer. Eh, ça sent la concurrence malvenue. Qu’importe. Michel est ravi de voir que Filip est venu chez lui. C’est un critique littéraire et il tente vite sa chance auprès de Filip, qui le recale. Est-ce qu’il sait déjà ce qui le tente dans sa vie amoureuse ? Probablement. Il sait en tout cas qu’il veut être connu dans la vie en général, qu’il veut qu’on se souvienne de son nom. Michel n’apprécie pas d’être repoussé quand il veut l’embrasser, alors il vire Filip de chez lui.

Le soir, Adel rentre chez lui et voit ses frères se foutre de sa gueule : d’une manière ou d’une autre, ils ont appris que Filip avait embrassé Jean-Pierre et l’homophobie étant ce qu’elle est, il est taxé de gay par tout Longjumeau. Frank s’inquiète aussitôt pour Filip quand il l’apprend, craignant que son père ne le tue… Allez, hop, vacciné, les années 90 ne me vendent plus du rêve.

En parallèle, nous suivons aussi deux autres nouveaux personnages : il y a un producteur de maison de disque et son employée, Salomé. Et Salomé, ce n’est pas n’importe qui : c’est à elle que l’on doit la carrière d’Etienne Daho qu’elle a réussi à dénicher. J’avoue, j’ai aussitôt fait pause pour voir de qui il s’agissait et je suis déçu que la série ajoute un personnage fictif qui va avoir une importance de taille dans la carrière du trio. Non, Salomé n’existe pas dans la réalité.

Je sais bien que ce n’est pas un documentaire, je sais bien qu’on avait aussi un personnage fictif fou amoureux de Loana et lançant toute sa célébrité en saison 1, mais on avait aussi un avatar parfait d’Alexia Laroche-Joubert et ça ne semblait pas réinventer aussi grossièrement la réalité. Là, on nous change grandement la réalité avec ce personnage dont le job est de trouver les talents de demain – et donc les 2Be3.

En plus, elle a une nouvelle mission claire : trouver un nouveau succès au plus vite, car elle se fera virer un mois plus tard si elle n’y parvient pas. Purée, il va lui falloir trouver vite son idée révolutionnaire.

Elle essaie de récupérer la thune qu’elle a dépensé en cadeau pour une artiste qui semble se foutre d’elle, enchaîne les clopes et se fait inviter par une pote (eh, on découvrira en fait que c’est sa copine, mais tout est suggéré ?) au Plus bel homme de France. Décidément. Elle s’y rend et c’est là qu’elle va rencontrer nos héros. Filip participe dans un magnifique slip argenté (non), comme tous les autres candidats. À la différence des autres, il est accompagné par ses potes. Quand Adel se met à faire le pitre pour se foutre de son huile sur le ventre, Salomé le repère et se met à lui parler.

On a droit à quelques bonnes vannes et frappes incisives, Salomé lui explique qu’elle est fauchée et risque de se faire virer. Elle est intéressée par Adel, surtout parce qu’elle le voit comme un objet marketing potentiel. Ce n’est pas la seule à voir les choses comme ça : on est sur un tournage pour le Plus bel homme de France après tout. L’entente entre Salomé et Adel n’est pas évidente. En fait, ça se passe mal plutôt mal entre eux.

Le tournage commence tout de même, avec la présentation de tous les candidats, les uns après les autres. Ils ont plus ou moins des talents à dévoiler, plus ou moins de l’humour et le tournage se passe plutôt bien pour Filip en vrai. Il termine ainsi Plus bel homme de France 1996. C’est son rêve d’enfance qui devient réalité.

Le problème, c’est que les rêves ne sont pas toujours ce qu’on pense qu’ils seront. Le lendemain, il regarde donc la VHS de son passage à la télévision et semble déprimé. Il reçoit tout de même un coup de fil de Salomé : elle souhaite avoir le numéro d’Adel, tout simplement. Il faut croire qu’elle enchaîne un peu trop les clopes aussi, parce que Filip la recale en lui disant qu’elle fait mal la voix de femme. J’ai ri.

La scène qui suit me rappelle la belle époque de Brothers & Sisters, avec des appels mis en attente pour s’appeler les uns les autres. Le trio est donc rapidement mis au courant que Salomé s’intéresse à Adel et veut lui proposer un devoir. Tout ce que souhaite Adel, c’est de repasser son examen foiré. Il a beau demander l’aide de son professeur qui lui faisait plein d’éloges en début d’épisode, il se retrouve à redoubler son année. Le prof paraît sacrément con, hein, à le faire redoubler parce qu’il sentait la vodka. OK. Je sais, Adel a déconné, mais si vraiment il le voyait comme un bon élève capable de beaucoup, je ne vois pas l’intérêt de le faire redoubler toute une année. Bref, ce n’est jamais qu’un cliffhanger.

Un autre cliffhanger voit Filip se faire virer de chez lui parce que son père a découvert sa participation au Plus bel homme de France et surtout parce qu’on lui demande dans la rue si son fils est PD. Je ne savais pas du tout que ça avait commencé comme ça pour lui la célébrité. Je trouve ça triste. Quant à Frank, il veut aussitôt défendre Filip en s’adressant directement aux mecs qui propagent les rumeurs sur lui, mais c’est en vain. Frank se bat donc, et il finit par être tabassé par les homophobes à qui il s’en prenait. Wow. C’est une fin tendue, tout s’est accéléré d’un seul coup. Je ne m’y attendais pas forcément.

PS : bon, par contre, je pensais tout voir le jour de la sortie et c’est un échec complet. Je ne sais pas du tout quand je verrai la suite. Revenez sur le blog de temps en temps ?

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Culte – S01E06 – Les Insiders – 20/20

Un dernier épisode qui surprend en poussant le vice parfois un peu loin dans la fiction et les choix faits comme marqueurs pour la fin… mais en même temps, pourquoi ne pas profiter un peu plus longtemps du succès ? Je ne sais pas si la série deviendra culte, mais elle retranscrit parfaitement l’époque et le culte que fut le Loft. Un vrai régal.

Spoilers

C’est la finale, mais en vrai, tout le monde s’en fout pas mal de savoir si Loana va gagner ou non. La vraie question, c’est de savoir si l’émission de la finale pourra être diffusée.


Il y aura un avant et un après Loft Story, crois-moi.

Drôle de début d’épisode qui se veut un peu meta avec un cauchemar d’Isabelle qui s’imagine passer au confessionnal. Elle a bien besoin de repos et Elena le lui dit. Isabelle se laisse convaincre de rentrer chez elle et tente de contacter Guillermo pour le retrouver – mais lui n’a plus envie de faire ce genre d’effort avec elle.

On retrouve bien sûr Karim au peepshow où il s’imagine voir Loana danser pour lui. Il fait de la peine ce personnage, à répéter les questions du confessionnal à une strip-teaseuse qui ne peut pas l’entendre. Il s’enferme dans son mensonge quand Isabelle vient chez lui pour le rencontrer et le convaincre d’appeler un psy : il y a un truc spécial entre lui et Loana, il le sait. Isabelle voit qu’il va trop loin et ne reste pas pour le coup de fil, alors bien sûr, Karim n’appelle pas évidemment.

Il part de plus en plus loin, se convaincant de Loana parle de lui à la télé quand elle dit qu’une personne lui manque à l’extérieur. Pas de bol, il est plus probable qu’elle parle de sa fille. Et ça se termine mal : quand il la croise enfin après une intrusion dans les studios au moment de la finale, elle lui signe un autographe sans même le calculer. Merveilleux.

De son côté, Raphaël recontacte le producteur de Big Brother dans l’espoir d’avoir une autre émission à vendre à la télévision. Malheureusement, ce n’est pas le cas : Liam n’est pas trop content des dramas successifs en France. Il propose donc à Raphaël de trouver un moyen de vendre toutes ses émissions ou aucune. Huit émissions d’un coup, c’est beaucoup. Raphaël tente tout de même de vendre ça à M6, en vain – on lui dit que la réponse sera apportée après la finale, si finale il y a.

Ce n’est pas gagné, cette affaire. Et ça l’est d’autant moins que lors de l’audience au CSA, Raphaël se retrouve seul. Philippe ne vient pas, le patron d’M6 non plus, le numéro deux non plus. C’est terrible. Et ça l’est d’autant plus quand Philippe est au bout du couloir et refuse de venir tout de même. Il l’abandonne, parce qu’il est dépassé par ce qu’ils ont produit et parce que selon lui, il n’y a plus besoin qu’il soit là. Raphaël s’en sortira tout seul. C’est effectivement ce qu’il se passe : plutôt que de se défendre vraiment, il demande au CSA pourquoi ils voudraient interdire le Loft alors que ça fait 80% d’audience chez les jeunes, hein ?

Isabelle essaie bien sûr de rentrer à nouveau en contact avec son père, ce qui est compliqué parce que sa mère lui refuse l’accès. Pourtant quand elle le voit, c’est pour mieux apprendre qu’il s’est en fait battu pour défendre sa fille plutôt que de se faire défoncer à cause d’elle. Cela change tout et quand Raphaël appelle Isabelle pour lui dire que le CSA accepte la diffusion, elle rapplique donc au studio avec plaisir et soutien de ses parents.

C’est une manière simple de conclure cette intrigue, mais il n’y a que six épisodes donc bon, on n’a pas trop le choix non plus. Il faut aller vite pour conclure le reste : Loana et Christophe (dont on n’a pas entendu parler avant dans la série hein) gagnent donc, face à la France entière – sauf la tour TF1 parce que le patron demande que ce soit coupé ; mais même face aux policiers venus arrêter Karim. Isabelle prend le temps d’appeler la mère de Karim pour le prévenir, et va vite le regretter. Elle se fait recevoir comme il se doit : la mère de Karim lui reproche ce qu’est devenu son fils. C’est un sacré raccourci, en vrai, mais je comprends aussi ce que ça veut dire pour sa mère.

Et il est temps qu’on fasse un petit check de réalité pour Isabelle. Elle en a un deuxième quand elle se sent trahie par Raphaël. Ah, c’est une belle soirée de victoire la fin du Loft pour elle, dis donc. On se met à l’appeler Blanche Neige, parce que les rumeurs sur la cocaïne commencent à être connue, et elle est mise de côté par Raphaël sur le contrat à venir pour les huit émissions de Liam parce qu’elle n’est pas un nom qu’il veut voir associer à ses émissions.

Je pensais que la série s’arrêterait là, à la fin du Loft, mais ce n’est finalement pas le cas. Le deal avec M6 ne tient finalement plus, alors Raphaël est dans la merde. Il décide donc retourner voir le patron de TF1. Ce dernier était prêt à enterrer PPP, mais il se laisse finalement convaincre de la rentabilité incroyable du loft – 1h en direct avec du vide, ça fait 47% d’audience. Forcément, ça fait rêver pour le fric. Il débourse donc une somme incroyable pour s’assurer l’exclusivité des prochaines émissions de télé-réalité en France. Et c’est comme ça que M6 a apporté la télé-réalité en France et l’a perdue aussitôt dans la bataille avec l’arrivée de la Star Ac et de tellement d’autres… sur TF1.

De son côté, Loana est la grande gagnante de l’émission, mais tout n’est pas si rose non plus. On lui présente un avocat qui lui fait un check de réalité : elle a perdu son intimité, attaquer ne dissuadera plus personne, c’est assez fini pour elle. Elle s’énerve, le dégage et la spirale se met en place. On ne la verra pas, mais on la connaît, malheureusement.

Reste à Isabelle une dernière carte à jouer pour se placer : elle accuse Elena d’avoir couvert Karim (le culot). Raphaël la croit suffisamment pour choisir de lui faire confiance pour la suite de ses émissions. Il continue de bosser avec elle, et tant pis si Elena sacrifie Karim et Elena. De toute manière, ce qui compte, c’est qu’on croit à son histoire… La série s’achève alors sur le meilleur choix musical possible, et le plus wtf en même temps : les Rois du monde.

EN BREF – Le projet me paraissait ambitieux et bien casse-gueule sur si peu d’épisodes, et effectivement, je vais tourner en boucle sur mon argument habituel : c’est trop court. Qu’est-ce que j’aurais aimé avoir 22 épisodes sur la mise en place du Loft et toutes les décisions prises, les petits secrets des coulisses et tout. À la place, le parti pris est de se concentrer principalement sur Loana pour avoir une candidate, tandis que tout le reste ne se concentre que sur la production et les enjeux financiers.

C’est fictionnalisé et ça en devient quasiment romanesque, mais en même temps, qu’est-ce que c’est bon et bien foutu ! La série vaut vraiment le détour, la production française est en forme et ça fait plaisir. Les choix faits fonctionnent, le casting est top et, vraiment, j’ai passé un excellent moment devant cette série : on est plongé au début des années 2000 sans aucun mal. Plutôt que de nous raconter les coulisses de l’émission, on nous présente vraiment les coulisses de la boîte de prod. Et ça fonctionne très bien.

La saison 2 annoncée fait de la série une anthologie et je peux comprendre pourquoi. J’ai adoré les représentations dans cette série, surtout pour les figures qu’on reconnaît, mais ça ne tiendrait pas tellement sur une saison 2 pour ce qui concerne les personnages plus fictifs. Il faudra donc changer d’univers pour partir un jour avec les 2be3. Et j’avoue que je ne vois pas en quoi il y a moyen de tenir une saison complète sur le boys band, mais ça a été un tel phénomène de masse que j’ai déjà hâte de voir ce que ça donnera !

Culte (S02)

De quoi ça parle ? Après le Loft, il est temps de revenir sur un autre phénomène culte : les boysbands, et plus particulièrement les 2Be3. Plongeons donc en 1995… Saison 1 | Saison 2 Ce que j’en attends Je sors de la piscine, mais j’attends de cette série qu’elle me donne envie de retourner au sport.…

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