Grey’s Anatomy – S21E018 – How Do I live? – 16/20

C’est une fin de saison à l’image des autres épisodes de cette année, une fois de plus. C’est paresseux, pas du tout révolutionnaire mais tout de même efficace. Les derniers instants nous ramènent à ce que la série sait faire de mieux, et en attendant, on a un très bon épisode qui parvient à toucher la corde sensible et jouer avec nos émotions tout du long. Que demander de plus ? Probablement un peu plus de surprises et de réalisme. Mais bon, au point où on en est, on reviendra pour une saison de plus sans faire les fines bouches, non ?

Spoilers

La mère de Dylan est de plus en plus désespérée face à l’état de sa fille.


It’s Amelia. She can handle it.

Simone se réveille avec pire qu’une gueule de bois : un mec dans son lit, un petit-déj à assumer face à Kwan et une dernière journée d’internat à vivre. C’est top.

Jo et Lincoln sont en phase de lune de miel, au point de s’embrasser avec passion dans l’ascenseur. Tant pis si elle est enceinte jusqu’au cou. Ils sont un peu insupportables à être heureux pendant tout l’épisode, alors qu’il se passe plein de choses catastrophiques un peu partout dans l’hôpital, mais bon, c’est bien d’avoir un peu de joie de temps à autres. Ils m’ont fait rire quand ils ont rouvert la porte pour constater le chaos, aussi. On en reparlera. En attendant, concluons sur eux avec une fin de saison qui annonce l’arrivée de jumelles pour eux. Chouette scène de joie. Dans un épisode de fin de saison ? Eh, on voit où sera le cliffhanger !

Les scénaristes sont hyper inspirés en ce qui concerne Ndugu et Jules. Pour les rapprocher à nouveau, ils décident que Jules va se renverser un jus de fruit sur sa blouse dès le début de l’épisode et d’aller se changer dans une des salles de repos où, comme par hasard, Ndugu est déjà à moitié à poil. Et elle ne le voit pas avant d’avoir retiré son t-shirt. Évidemment. Allez, foutez les en couple, c’est tout ce qu’on veut voir, non ?

Non, d’accord, y a d’autres choses plus importantes. Tous les internes ont droit à une opération pour leur dernier jour d’internat. Bailey leur amène des nouvelles blouses pour la seconde année et tout le monde est très heureux – sauf Ben. Il apprend que c’est peut-être sa dernière journée dans cet hôpital. Ben super.

Lucas est toujours sur le cas de Dylan dans cet épisode. Il n’y a absolument aucun changement dans sa situation, ce qui rend tout ça vraiment difficile pour Amelia, Lucas, Beltran (de retour, oui) et Simone. Et dire que Simone continue de bouder Lucas ! Amelia se rend compte de la problématique et en parle avec Simone, mais elles sont interrompues par la mère de Dylan.

J’adore Piper Perabo et évidemment elle est embauchée pour une bonne raison : dans cet épisode, elle décide de nous refaire le coup de la bombe. Elle parvient à entrer avec une énorme bombonne de gaz dans l’hôpital et à la traîner jusqu’au bloc opératoire. Je ne vois pas trop comment c’est envisageable dans la vie un truc comme ça, mais admettons. La pression fonctionne : elle demande à Amelia d’opérer et sauver Dylan immédiatement, sans attendre plus. Si elle ne le fait pas, elle fera sauter la moitié de l’hôpital. Ah, Piper Perabo !

Opérer, ça demande toutefois du matériel et des gens. Amelia est forcée de faire appel à Lucas pour ça. Elle espère qu’il restera en-dehors du bloc, mais non : il n’écoute pas les ordres et est pris en otage à son tour, se rendant compte que Simone est prise en otage. Il ne sait pas encore qu’elle l’a trompé, en plus, c’est top. La peur de mourir, en revanche, c’est efficace pour lui donner envie de coucher à nouveau avec. Par chance, Beltran arrive à son tour et se rend compte de ce qu’il se passe.

Meredith a raté le mariage de Jo, mais elle semble s’en foutre. En fait, elle semble se foutre de pas mal de choses : elle prend rendez-vous avec Catherine pour vendre ses parts de l’hôpital. Cela sort d’absolument nulle part : ses résultats de recherches sur les souris femelles sont plutôt bons, alors elle a besoin de davantage de financement. Et voilà pourquoi elle fait un trait sur dix ans de boulot ? C’est tellement abusé.

Après, ce n’est pas la seule chose abusée dans le comportement de Mer, franchement. Ainsi, Richard essaie de la faire changer d’avis quand il apprend de Beltran la prise d’otage en cours. Sur Amelia. Sa sœur. Et Mer reste là avec un petit air de contentement.

Bon, elle panique un peu par la suite et décide de rester quand elle se rend compte que sa famille est dans ce bloc. La police s’installe vite, tout l’étage du bloc est évacué, mais bon, nos médecins (et Boki !) sont pris en otage, tout de même. Catherine est énervée, bien sûr. Par chance, la mère de Dylan finit par décrocher le téléphone pour expliquer quel gaz elle utilise et confirmer que tout le monde va bien.

C’est un peu un euphémisme, puisqu’elle force Amelia à opérer le cerveau de sa fille sans l’aide de support numérique et vidéo. Pourtant, Meredith est sûre qu’Amelia peut le faire – Richard aussi. C’est toutefois bien amusant de voir Mer donner des ordres à la police. C’était déjà drôle à voir, mais ça devient si ridicule quand Mer débarque dans le bloc opératoire sans crier gare avec le produit dont Amelia a besoin pile au moment où tout est sur le point de partir en vrille. La mère s’énerve de voir sa fille en danger quand elle a une hémorragie ; elle s’en prend verbalement à Amelia, le ton monte, Lucas se jette sur elle… Quelle mauvaise idée.

Meredith, malgré ses trois enfants et sa vie, décide donc de se rendre dans un bloc-opératoire pris en otage. ENCORE. Elle y passera donc sa vie ? Tout est bien qui finit bien, cela dit : Amelia parvient à terminer l’opération en laissant la gamine en vie. Et en la soignant. N’est-ce pas merveilleux ? La mère révèle alors que la bombonne de gaz était vide depuis le départ. Je m’en doutais tellement. En même temps, qui irait vérifier ?

La prise d’otage se termine donc sur les larmes de Piper Perabo. C’était si beau et bien joué pour un scénario si mal écrit. Dès qu’il en a l’occasion, Lucas se jette dans les bras de Simone pour l’embrasser et lui dire qu’il ne pouvait que penser au fait qu’il voulait être avec elle pendant toute la prise d’otage. On s’en fout du reste lui dit-il. Partant de là, Simone se dit que ça ne sert à rien de lui dire qu’elle l’a trompé, je suppose. Pourtant, il le faudra bien parce Ô SURPRISE KWA COMEN ? Le type avec qui elle a couché est l’un des nouveaux internes. Ben oui, les internes passent en deuxième année alors bim, une nouvelle classe arrive.

Nora a peut-être une chance de survie grâce au traitement magique et inédit de Teddy. Cette dernière met de côté ce qu’elle a vu après le mariage et vend le projet à Nora dès le lendemain. Une fois que c’est fait, elle s’en prend à Owen, pour lui demander si c’est sa petite-amie ou s’il est amoureux d’elle. Lol. Le bâtard contourne la question, comme si elle n’allait pas s’en rendre compte !

Il retourne ensuite auprès de Nora et franchement, même si j’aime l’actrice, l’intrigue est si naze.

L’opération commence évidemment, et ça pose problème : c’est dans le bloc à côté de celui pris en otage avec un explosif. Bien sûr, Owen débarque pour leur dire d’évacuer au plus vite, mais évacuer suppose de tuer Nora. Les médecins ont donc droit de faire un choix : continuer de sauver une vie au péril de la leur, ou se barrer avec la culpabilité. Owen les abandonne, parce qu’il n’est pas chirurgien sur le cas, mais Teddy, Kwan, Ndugu et Jules décident de rester.

Cela ne dure qu’un temps. Dès qu’ils peuvent s’en débarrasser, Teddy et Ndugu prennent la décision de les laisser rejoindre la sécurité. Tant pis si les internes ne voient pas la fin d’une opération révolutionnaire à laquelle ils ont participé jusqu’à l’avant-dernière étape. Teddy prend encore le temps de tout revérifier une dernière fois.

Et bien sûr, là aussi, tout est bien qui finit bien. Owen peut même déclarer à nouveau sa flamme à Teddy. Su-per. Ils sont si insupportables. Je n’arrive plus à accrocher à ce couple, surtout quand Teddy ose dire qu’elle n’est plus sûre de vouloir rester avec Owen parce qu’elle se choisit elle. Putain, fallait le faire il y a cinq saisons au moins. Là, je sens qu’on va encore rester bloqué sur la même situation.

Bon, autrement, il y a une autre intrigue un peu répétitive pour la série qui se déroule en parallèle de tout ça. Ben se retrouve avec un patient qui a besoin d’être opéré, mais les blocs opératoires ne sont pas accessibles pendant la prise d’otage. Tant pis : il décide de commencer l’opération tout seul dans une des salles des urgences. Au diable les protocoles sanitaires !

Quand elle le surprend, Miranda décide de le rejoindre dans l’opération. Cela permet de sauver le patient et tout est bien qui finit bien, a priori. En vrai, j’ai juste envie qu’on les vire tous les deux. Mais bon. Cela n’arrivera probablement pas, il y a une nouvelle saison de commandée après tout.

Il faut la préparer d’ailleurs : Meredith a demandé à vendre ses parts de l’hôpital. Avant de le faire, elle négocie encore avec Richard et Catherine un deal improbable : elle veut passer ses vacances d’été à Seattle. Elle récupère donc un poste à l’hôpital pour l’été.

Pas de bol, l’été va être explosif : Lucas et Amélia découvrent en parlant avec le père de Dylan que la bombonne ne pouvait pas être vide, car il ne transporte pas de bombonne vide dans son camion. C’est gênant comme tout : Lucas a beau courir vite, il n’est pas assez rapide pour empêcher le pire d’arriver. Une énorme explosion a donc lieu alors que Meredith quitte l’hôpital. Ben se précipite pour aller aider – et probablement trouver sa femme. Nous, il faudra attendre quelques mois pour qu’on se précipite sur l’épisode. On sait juste que Lincoln est dans le bloc où la plupart du gaz devait se trouver, mais aussi que Jules et Beltran voulait aller opérer…

En bref

Je sais déjà que je ne vais pas retenir grand-chose de cette saison 21… C’est souvent le cas avec la série, mais là, vraiment, à part le départ de Levi et la storyline de Mika, il y a déjà rien qui ne me revienne. Le mariage de Jo et Lincoln va vraiment vite être zappé aussi, je crois, même si l’explosion finale dans l’hôpital fonctionne. D’ailleurs, elle fonctionne à peu près, mais je n’arrive pas à voir qui est réellement en danger, donc je ne sais pas quoi en penser.

Le début de saison se permettait d’aller vite comme les départs des acteurs était programmé et le justifiait. En revanche, la deuxième partie de saison ne savait pas où elle allait, je crois : qu’est-ce qu’on s’est ennuyé avec Teddy et Owen, le roulement des acteurs et les intrigues qui se suivent sans grande cohérence – petite palme pour Jules qui passe du deuil de sa relation avec Mika à un flirt avec le plan-cul actuel de sa boss, mais après être passé « je couche avec l’ex-femme de cette même boss ». En trois épisodes. On se fout un peu de nous, cette année, non ?

J’espère que la série saura retrouver une formule plus efficace comme elle avait pu le faire en saison 19 !

Grey’s Anatomy – S21E017 – Love You Like a Love Song – 15/20

C’est amusant comme l’épisode précédent ressemblait davantage à un épisode préparant une fin de saison que celui-ci. Ce n’est pas que les intrigues proposées dans celui-ci ne m’intéressent pas trop, c’est juste que ça manque de vraies surprises. Tout est hyper convenu. C’est efficace, bien sûr, mais pas démentiel. Finalement, c’est à l’image de la saison : on ne se prend pas la tête à marquer les esprits ou proposer des vraies nouveautés, juste on suit la routine et on voit ce que ça donne. Pourtant, il y aurait pu avoir quelques twists supplémentaires.

Spoilers

Jo et Lincoln sont prêts à se marier.


We work in pyjamas.

Bien sûr que j’ai gardé de côté cet épisode pour pouvoir enchaîner les deux derniers d’un coup. Pour qui me prenez vous au juste ? Pour la fin de saison 21, on a donc droit à un épisode qui se concentre sur le mariage de Jo et Lincoln. Jo ne va donc pas travailler, elle reste chez elle pour attendre Levi qui est donc invité au mariage – alors que je me disais que l’acteur ne serait probablement pas là.

À la place, Jo est ravie, vraiment, d’accueillir sa belle-mère qui se tape l’incruste pour l’aider dans les préparatifs du mariage. Bien sûr. Pourtant, dans la scène suivante, Levi est de retour. Je suis si heureux de le revoir ! Il débarque à temps pour aider Jo à faire face à l’enthousiasme peu communicatif de sa belle-mère : elle lui fait un make-up très discutable et lui propose de porter un voile qui était sûrement très beau à l’époque où il a servi la première fois.

Après tout ça est l’occasion de découvrir que Levi a la plus jolie des vies depuis qu’il a déménagé. Il sympathise avec la belle-mère en parlant du chien qu’il va adopter avec son mec, et Jo est… dépassée. Sous les conseils de Levi, elle finit par dire la vérité à sa belle-mère, mais le fait en lui hurlant dessus. Ce n’est pas la meilleure des idées.

En parallèle, Linc va au boulot, lui, parce qu’il n’est pas si stressé par le mariage. Après tout, les préparatifs sont faits par d’autres et il n’y a pas grand-chose à gérer. Le problème, c’est qu’il oublie totalement une partie cruciale : ses vœux. Il pense pouvoir les improviser, jusqu’à ce que Bailey lui foute une pression totalement conne et inutile. À partir de là, il ne parvient plus à écrire quoique ce soit.

Bailey lui propose donc de rédiger ses vœux comme un rapport post-opératoire, ce qui donne une idée merdique de vœux. À ce stade de l’évolution de l’humanité, je suis surpris que Lincoln ne se serve pas de ChatGPT, hein. C’est anti-romantique au possible, mais bon…

Teddy et Owen sont de retour, et merde. Ils reviennent d’Hawaii pour apprendre que Nora est de retour dans l’hôpital. C’est con. Après deux semaines de thérapie, ils allaient mieux en tant que couple paraît-il, au point que Teddy voit maintenant Nora comme une simple patiente normale. Mais bon. Qui y croit ?

Owen. Il est assez con pour se dire que sa femme est OK avec l’idée de traiter la maîtresse de son mari. Et quand bien même elle le serait parce que la relation est terminée, c’est complètement con quand Owen vient en plus au chevet de Nora. Elle a pris cher Floriana Lima sur ce coup-là, la maladie ne lui va pas au teint. Ils font du bon boulot en make-up.

En parallèle, les chirurgiens aussi font du bon boulot : l’infection de Nora empire, alors ils envisagent une procédure quasi infaisable. Evidemment. Teddy assure que tout va bien se passer, mais je ne lui ferais pas confiance à la place de Nora. De son côté, Owen est tout perdu face à ce qui arrive, au point de s’en confier à Amelia. Son ex-femme. Quelle belle idée !

Bon, l’opération se déroule mal : il est impossible d’opérer Nora finalement. Chaque fois que Teddy essaie de l’aider, elle se taperait une crise cardiaque – et bon, ils l’ont ramenée une fois, mais rien ne peut garantir une deuxième fois. L’idée de mourir sur la table d’opération n’est pas terrible. De toute manière, elle est condamnée maintenant. Ben super. Elle en profite pour dire à Owen qu’elle est amoureuse de lui – et ce bâtard lui répond que lui aussi. Ben super.

Il reste trois jours aux internes pour être des internes, c’est donc maintenant ou jamais pour faire des énormes conneries. Ils semblent le savoir : Jules est énervée qu’Helm lui dise qu’elle n’est toujours pas de retour dans le service de Ndugu, Simone et Lucas sont toujours en froid.

Le cliffhanger de l’épisode précédent est ainsi rapidement remis en avant : Amelia culpabilise bien sûr de se rendre compte que la gamine qu’elle a opérée ne peut plus désormais communiquer qu’en clignant des yeux. Cette pauvre Dylan a certes Lucas pour s’occuper d’elle bien souvent et danser avec, mais bon, ça ne fait pas une belle vie, ça. En plus, Lucas est trop optimiste au goût de sa tante : il entretient l’espoir des parents que leur gamine pourra récupérer quoiqu’il arrive ses capacités. Le problème, c’est qu’Amelia n’est pas convaincue du tout.

Et elle a raison : les choses empirent encore quand soudainement elle n’arrive plus à cligner des yeux. Voilà qui n’arrange pas les affaires de nos médecins : Simone aussi trouve que Lucas est trop optimiste avec elle, alors qu’il faudrait absolument être réaliste à un moment. Le couple passe donc l’épisode à se disputer, parce qu’ils ne sont pas d’accord sur la manière de voir le monde. Lucas est un éternel optimiste, Simone ne l’est pas : elle préfère être réaliste, et tant pis si réaliste est synonyme de pessimiste, à ce stade.

Lucas prend donc la décision de rompre avec Simone, et elle semble le prendre assez au sérieux pour coucher avec le premier venu qu’elle croise dans un bar – et pas un bar, LE bar. Une chance sur une que ce beau type qui la drague finisse par être un médecin, non ? À croire que personne n’apprend jamais rien dans cette série !

Autrement, Jules se retrouve à bosser avec Richard sur un cas plutôt amusant d’une femme avec le colon irrité lors d’un premier rendez-vous amoureux. Elle fait croire à son rencard du jour qu’elle a une crise cardiaque quand elle a juste une forte envie d’aller aux toilettes. La patiente se retrouve avec une infection contagieuse peu ragoûtante, que Jules se voit autorisée à opérer. Tout se déroule bien et le rencard du mec vient même après l’opération. Jules, elle, se rend compte que finalement, elle pourrait aimer d’autres spécialités que la cardio. Elle s’en confie à Ndugu, et voilà.

L’épisode peut mener à un dernier acte consacré au mariage de Jo, au moins. Tout le monde s’y rend, même si comme d’hab, une partie du casting reste à l’hôpital. Je suis surpris de voir que le mec de Levi est là aussi. Que le personnage y soit, c’est logique, que l’acteur soit réembauché, franchement, c’est une surprise. Déjà le retour de Levi si peu de temps après son départ est surprenant, mais là, eh, ils font vraiment des efforts pour un mariage logique.

Avant le mariage, Jo a le temps de s’excuser auprès de sa belle-mère, puis de craquer un peu parce qu’elle est triste de ne pas avoir ses parents présents. C’est donc Levi qui prend son bras pour la faire remonter l’allée. Quel plaisir de voir que les scénaristes se souviennent des liens entre eux. On a eu trop peu de scènes entre eux ces dernières saisons, finalement. Pourtant, on en est à Levi qui officie le mariage.

Les vœux de Lincoln ? C’est finalement une chanson, très sympa et un peu catchy. C’est pas le tube du siècle, mais bon, ça fonctionne toujours de parler de ses sentiments en chantant, pas vrai ? La cérémonie qui suit est apparemment parfaite : le beau-père de Jo est heureux du mariage, Levi et son copain dansent ensemble et Teddy réfléchit au cas de Nora. Elle trouve une solution miracle avec Ndugu. Elle retourne donc à l’hôpital pour mieux se rendre compte qu’Owen est dans les bras de Nora. Et ils sont un vrai couple malgré les portes transparentes de l’hôpital ces abrutis.

Et c’est ainsi qu’un des couples iconiques de ces dernières années se marie dans une indifférence quasi-générale ? Je m’attendais à un mariage plus marquant que ça tout de même, mais bon, ils doivent en avoir marre d’organiser des grands mariages ces scénaristes ?

The Last of us – S02E06 – The Price – 07/20

Je me suis franchement ennuyé sur les trois quarts de l’épisode qui ne nous apporte (presque) rien de nouveau – et qui le fait finalement en révélant des énormes mensonges par omission qui modifient bien trop la perception qu’on aurait pu avoir des épisodes précédents sans que cela ne soit véritable utile ou justifié. Franchement, à ce stade, je pense que ne pas le voir ne changerait probablement rien à la « saison ». Et oui, la saison se voit octroyer des guillemets parce que j’ai découvert que le prochain épisode était déjà le dernier… Autant faire un film, en fait.

Spoilers

Qu’est-ce qui justifie qu’Ellie ne parlait plus à Joel ? Rien qui ne vaille la peine de se taper une heure d’épisode, en fait.

You swore.

Si j’étais prêt pour un épisode flashback, je ne m’attendais pas à ce que l’on recommence si loin en arrière, avec un Joel adolescent protégeant son petit frère d’un père flic alcoolique à Austin. Désolé, mais je trouve ça d’un soporifique redoutable : j’ai l’impression d’avoir déjà vu quinze fois au moins une scène similaire – tous les films et séries nous la sortent un jour ou l’autre. Le père flic violent et de préférence alcoolique, on connaît quoi.

Du coup, j’ai décroché. Après, il faut bien reconnaître que dès le départ, je ne m’attendais pas à accrocher à cet épisode. Je l’ai procrastiné toute la semaine, parce que j’avais un million de choses à faire – désolé pas désolé, j’ai préféré voir le dernier Mission Impossible ou Lilo & Stitch en vrai – mais aussi et surtout parce que je sentais l’épisode flashback et que je déteste ça en général. C’était super et brillant à l’époque de LOST, mais c’est devenu avec le temps le pire truc du monde : on a compris que vous racontiez les histoires comme ça et que vous trouviez ça génial, mais en vrai, on n’est pas con, on sati repérer les épisodes et les scènes qui ne servent qu’à combler du temps.

J’aime bien le développement psychologique des personnages, je ne dis pas. M’enfin, tout de même, par pitié : à quoi bon revenir sur l’adolescence d’un personnage qui de toute manière est déjà mort. J’ai l’impression qu’on me fait perdre mon temps. Même après le générique, c’était insupportable : on voit Joel bien en vie dans un bar qui papote avec le barman, puis qui rentre réparer sa guitare et… Je m’en fous en fait ? Déjà en début de saison 2, ça aurait été longuet et peu intéressant, mais maintenant qu’il est mort, c’est vraiment un flashback pour le bien d’en faire un.

Je ne dis pas, c’est plaisant de retrouver Joel et d’avoir un épisode qui se centre sur sa relation avec Ellie (pardon, Eli, si on en croit son cadeau d’anniversaire), mais sincèrement, vraiment, c’est ce que j’aurais voulu en premier épisode de saison à la rigueur. Franchement, la mort de Joel est arrivée à un moment où la partie émotions était sacrément réduite comme on ne l’avait pas vu depuis deux ans. Là, découvrir plusieurs semaines après sa mort que, oui, il a eu un temps à Jackson où il était un super papa qui fait des cadeaux et chante à merveille à la guitare, c’est… en trop ?

Je ne sais pas. Je ne suis pas triste même s’il va mourir, car je ne suis pas assez investi dans la série. Je ne suis pas intrigué de savoir ce qu’il va se passer parce que je le sais déjà. Je n’ai pas l’impression que la scène serve : elle ne m’apprend rien de neuf, elle est sympathique, mais elle ralentit le rythme de l’histoire pour peu de choses. C’est ironique : je milite pour le retour des saisons de 22 épisodes et donc pour les épisodes avec ce genre de scènes qui ne servent « à rien » d’autre que de passer du temps avec des personnages qu’on aime et en parallèle je dis ça ? Je pense que je préfère encore les scènes où l’on voit Ellie et Dina parler sans fin, par exemple, parce que c’est le présent, parce qu’on ne sait pas ce qu’il se passera par la suite, parce qu’on apprend à connaître des personnages pour une vraie raison.

Là, juste voir Joel se surpasser pour les anniversaires d’Ellie, c’est… Je ne sais pas. Je n’ai pas envie de dire inutile car ça ne l’est jamais tout à fait, mais en même temps, j’ai vraiment le sentiment de perdre une partie de mon dimanche là. C’est chouette de voir Ellie escalader un dinosaure et s’intéresser à un museum de SVT, je suppose. J’aurais juste aimé être plus investi dans l’histoire en ne sachant pas déjà vers quoi on se dirige – outre la mort de Joel, la dispute quand elle découvrira ce qu’il s’est passé à l’hôpital. Clairement, l’actrice s’éclate avec cet épisode, en tout cas.

Contre toute attente, la dispute entre Joel et Ellie n’a pas pour point de départ la tuerie de l’hôpital : Joel rentre à la maison avec un gâteau d’anniversaire pour mieux surprendre Ellie en train de passer du bon temps avec une nana qui lui tatoue le bras. Cela ne lui plaît pas, les tensions commencent, Ellie envisage d’aller vivre dans le garage et Joel commence à envisager une thérapie avec sa psy.

Deux ans après l’installation à Jackson, Ellie a toute une liste de questions à poser à Joel. Ils sont toujours en bons termes, mais elle se pose plein de questions sur l’hôpital. Elle les liste réellement sur papier, sans oser les poser pour autant. Joel lui propose ensuite une virée dans la forêt, une fois de plus. C’est bien sûr dangereux, mais le danger tombe sur un autre : il y a donc un homme qui se fait mordre et est prêt à être transformé en zombie. Il survit toutefois assez longtemps pour tomber sur le duo. S’il est contaminé, l’homme espère tout de même pouvoir revoir sa femme avant de mourir : il s’agit d’Eugène, le mari de la psy.

Ellie est sûre qu’ils ont le temps de le ramener auprès de Gaelle grâce aux chevaux. Malheureusement, Joel n’est pas trop de cet avis. Si bien sûr il fait la promesse à Ellie de garder en vie l’homme le temps qu’elle aille chercher les chevaux, il ne prend finalement aucun risque et l’exécute en attendant Ellie. C’est plutôt bien écrit, on comprend le point de vue de Joel autant que celui d’Ellie, mais on voit surtout que Joel est incapable de tenir la promesse qu’il fait à Ellie.

Ils ramènent donc le cadavre à la psy, dépitée de voir son mari mort mais remerciant Joel de lui confirmer qu’il est mort en héros. Ellie intervient alors pour souligner que Joel lui ment et qu’il a tué Eugene alors qu’il aurait pu avoir le temps de la revoir. Le risque aurait été hyper grand et je comprends la décision de Joel, alors Ellie me paraît un peu chiante sur le coup. Ce qu’elle dit est vrai, elle a raison d’en vouloir à Joel, mais je ne la trouve pas si humaine de tout révéler à la psy qui aurait pu autrement garder une meilleure image de son mari – un décès, c’est suffisamment douloureux comme ça. Arf, je suis partagé.

Dans tous les cas, tout ça n’avait absolument rien de surprenant puisqu’on nous l’avait déjà annoncé au détour de répliques dans les épisodes précédents. La haine de la psy apparaît plus justifiée que prévue : bien sûr qu’elle déteste Joel d’avoir tué son mari car il a fait le choix de les empêcher de se dire adieu. Je comprenais déjà qu’elle puisse détester Joel quand il avait simplement tué son mari condamné, mais là… Là, je me demande pourquoi la saison est montée dans ce sens. Quitte à nous montrer tout ça, pourquoi ne pas l’avoir fait dans le putain d’ordre où c’est arrivé ?

Tout ça nous ramène alors à la soirée du Nouvel An. Pff. J’espérais encore naïvement qu’on nous proposerait une scène vraiment dans le présent, mais non. Continuons avec un flashback d’une scène qu’on a DÉJÀ vu. Le foutage de gueule est total. Bon, bref, on découvre que pendant qu’Ellie dansait avec Dina, Joel parlait à sa belle-sœur. Et là, vous pourrez me dire ce que vous voulez, il n’y avait AUCUN intérêt à avoir cette scène car la perspective de Joel n’apporte rien de plus.

On finit par découvrir qu’Ellie a en fait pris le temps de parler de Joel en rentrant de la fête. Là, c’est pire : il y a bien un intérêt, mais on nous prend pour des débiles. Il y a genre un mois on nous a dit qu’elle rentrait car elle lui faisait la gueule, pourquoi changer ça maintenant ? En plus, le fait qu’ils arrivent à se parler, ça change même la perspective de la mort de Joel : ils ont eu d’autres derniers mots que ceux que l’on pensait.

Ellie prend conscience que Joel veut toujours la protéger, quoiqu’il arrive. Elle lui pose donc la question qui fâche sur l’hôpital et découvre toute la vérité. La veille de la mort de Joel, donc. Elle devrait donc comprendre le point de vue d’Abby plutôt que de s’obstiner à la pourchasser comme elle fait. Et, bon, je sais que cette scène est la dernière du jeu. Les scénaristes ont fait le choix de nous la cacher comme dans le jeu, soit. La place si tôt après en revanche ? Je ne comprends pas. Cela casse la surprise ; j’imagine que l’impact est plus fort en dernière scène : elle promet d’essayer de lui pardonner sans savoir si elle réussira. En dernière scène, on sait davantage ce qu’il en est et ça ouvre surtout la question de savoir s’il faut le pardonner et si on le peut nous-mêmes. À l’inverse, en avant-dernière scène de cet épisode, ça manque sacrément d’enjeu : on retire une grosse portée de l’impact de cette scène en enchaînant sur la vengeance d’Ellie. C’est un peu comme si cette scène où elle marche sous la pluie en direction d’Abby nous disait : « eh, elle l’a pardonné, regardez ce qu’elle fait maintenant ». Décevant.

The Last of us – S02E05 – Feel Her Love – 14/20

Je ne suis pas convaincu par la structure de la saison, parce que cet épisode semble vouloir présenter les choses d’une manière que je n’aime pas (voir en toute fin d’article). Avant même le cliffhanger, il y a une surprise qui pour moi manque de crédibilité et ça donne un ensemble qui est bon, mais pas pleinement convaincant. Et puis, bordel, je sais bien que ça se passe de nuit et que la lumière attire les champignons, mais franchement, j’aimerais bien pouvoir VOIR ce qu’il se passe. C’est absolument insupportable d’avoir la moitié de l’épisode où ce que je regarde, c’est plus mon reflet dans l’écran de ma télévision que les personnages…

Spoilers

Ellie et Dina mettent à exécution leur plan.

Haunted but empty.

C’est reparti pour un épisode qui débute par une étrange minute silencieuse où l’on suit une femme qu’on ne connaît pas, il me semble, débarquer dans un centre où elle interroge une autre femme qu’elle accuse d’avoir tué une partie de ses hommes. C’est un peu longuet comme on ne sait pas encore de qui il s’agit, mais je suppose que le but de la série est de continuer de nous balancer des personnages nouveaux à chaque épisode pour donner un peu de consistance à leur univers.

Il est donc question d’un certain Leone qui a été tué, parce que dans une liaison radio il avait du mal à respirer et a dit à sa supérieure « it’s in here ». Mouais. L’entretien se termine à merveille pour la sergente Park – qui se trouve a priori être la mère du fameux Leone – puisqu’elle est vue en héroïne qui a sauvé sa colonie d’une infestation plus large et grave… mais il n’empêche que son fils est mort et que tout ça ne vend pas du rêve.

Oui, je sais, ma critique manque de précision, mais c’est pas grave, je pars du principe que vous êtes plus là pour un avis général qu’un résumé, et mon avis général sur ce début, c’est « mouais ? J’accroche pas assez ».

Après le générique, nous découvrons le deuxième jour à Seattle du nouveau couple le plus cute de la télévision américaine (ou pas). Dina essaie de faire de la triangulation pour trouver un moyen de rejoindre l’hôpital. Je n’ai pas trouvé ça dingue ou passionnant : comme souvent, je me fais des films sur les scènes rajoutées ou non par rapport au jeu, et celle-là me donne vraiment la vibe « il faut occuper un perso secondaire pendant que le perso joué par le joueur part faire autre chose seul dans son coin ».

C’est donc ce que fait Ellie : elle part explorer la ville de Seattle un peu toute seule. Après s’être débrouillée pour remettre l’électricité dans l’immeuble qu’elles occupent, Ellie trouve finalement une scène de concert avec (comme par hasard) des guitares, toujours en bon état elles aussi. Dans l’épisode précédent, ça donnait l’impression que c’était rare de trouver une guitare dans ce monde post apo, faudrait savoir.

Bon, cette fois, elle ne parvient pas à chanter : on sent bien que la guitare est liée à son deuil de Joel, tout de même. Elle s’interrompt en cours de chanson et ça tombe bien : Dina a justement terminé sa triangulation. Grosso modo, elle parvient à savoir exactement où sont ses ennemis parce qu’ils communiquent tout par radio, sans se méfier du fait qu’ils pourraient être écoutés.

En les écoutant, Dina comprend où ils sont, mais aussi ce en quoi ils semblent croire. Ils sont religieux, ce qui est un avantage d’après Ellie car ils ont une confiance divine un peu conne. En revanche, tout n’est pas gagné, loin de là : pour aller là où elles veulent, elles doivent donc tout simplement traverser un énorme bâtiment que leurs ennemis semblent ignorer en permanence. Elles comprennent qu’il est probablement infesté, mais eh, qui ne tente rien n’a rien.

Les voilà donc qui tentent : nous les voyons traverser Seattle et tomber une nouvelle fois sur un étrange autel à une pseudo divinité (feel her love). Les offrandes ? Eh, les fidèles de cette femme, tués, avec la mention « feel this bitch ». C’était plutôt rigolo en vrai. Après, ça commence à me souler d’avoir Ellie qui regrette d’embarquer Dina dans ses aventures parce qu’elle est enceinte, mais continuer de le faire tout de même. A un moment : décide-toi. Soit tu veux qu’elle soit là, soit non.

En chemin, les filles s’arrêtent plein de fois, mais il faut dire que Dina en profite pour raconter sa vie, son passé douloureux et sa justification des actions d’Ellie : elle aussi elle chercherait à se venger à la place d’Ellie.

Malgré tout, elle propose à Ellie de faire demi-tour : elle a beau dire que ce ne sera pas la faute d’Ellie s’il lui arrive quelque chose et que sa mort sera 100% sa propre faute, elle lui demande quand même ce qu’elle doit faire. Ellie lui demande de continuer avec elle… donc la culpabilité sera là : elle aurait facilement pu dire à Dina de ne pas rester avec elle. Et cela aurait sûrement été mieux. Ellie ne peut pas être infectée après tout.

Une fois arrivée sur place, Ellie s’en souvient subitement et refuse à nouveau que Dina prenne des risques pour jeter un œil à l’intérieur du grand bâtiment à traverser. Pourtant, il va bien falloir le traverser : comme il a l’air vide, elles y pénètrent finalement toutes les deux. Avant ça, évidemment, Dina insiste pour faire promettre à Ellie de ne pas tirer à l’arme à feu à tout va : elle connaît bien Ellie, elle l’aime pour son impulsivité, mais elle n’a pas envie de mourir parce qu’Ellie aura attiré une horde d’infestés sur elles.

En vrai, j’ai ri, mais tout ce qu’en a retenue Ellie, c’est que Dina était amoureuse d’elle. Bordel, une vraie adolescente sur ce coup-là. Elles entrent donc dans le bâtiment et découvrent assez rapidement qu’il est infesté. Le problème, c’est qu’elles retombent, et c’est bien logique, sur une infestée intelligente et maligne. Une du genre à se cacher. Et malheureusement, il n’y en a pas qu’une.

Il n’en faut pas plus pour qu’Ellie et Dina se mettent à flipper énormément. Il y a de quoi : Ellie révèle seulement maintenant à Dina qu’elle s’était fait mordre en début de saison face à une infestée intelligente. Moi, je regrette un peu que cet épisode fasse le choix de laisser les filles dans le noir pendant toute cette scène d’action.

On ne voit pas exactement ce qu’il se passe quand Ellie demande à Dina d’aller s’enfermer dans une cage pour éviter au maximum les infestés. C’est Dina qui finit par tirer les premiers coups de feu et malgré la cage, la situation semble perdue d’avance avec une Ellie assaillie de toutes parts par les infestés et une Dina qui ne peut rien faire pour l’aider.

C’est alors que Jesse sort d’absolument nulle part et tue les quelques infestés qui s’en prenaient à Ellie. Euh ? Pardon, mais pourquoi les infestés ne l’attaquent pas lui non plus ? D’où sort-il ? Il explique après coup qu’il les a suivis avec Tommy la nuit après elles : il a pu les suivre à la trace, jusque-là grâce à la carte laissée dans le théâtre. J’ai tellement eu envie de rire : Dina et Ellie critiquent leurs ennemis car ils communiquent par radio, mais elles laissent une carte avec leur future position bien en vue dans un bâtiment « abandonné » sur leur territoire ? Ce n’est pas bien malin.

Jesse les sauve en tout cas, grand bien lui fasse. Ils parviennent tous les trois à semer les infestés, mais le bruit de la fusillade a bien sûr prévenu les ennemis qu’ils cherchaient à éviter de leur présence. Ils découvrent peu à peu le territoire ennemi en tout cas, avec des cris d’oiseaux et des gens qui en pendent d’autres en les vidant aussi de leurs tripes au passage. J’imagine qu’un bon rebondissement serait de finalement nous apprendre qu’ils sont les gentils, mais j’en doute.

Pas le temps de se poser des questions de toute manière : Dina reçoit une flèche dans la jambe alors qu’un nouveau cri d’oiseau semble indiquer qu’il y a un trio d’intrus à les épier. Leur système semble plutôt bien rôdé. Bon, après, faut bien reconnaître qu’on ne voit rien du tout à la suite de l’épisode. J’ai éteint les lumières, y a un orage dehors, la luminosité est vraiment au plus bas qu’elle puisse être et… on ne voit rien putain. La lumière a beau être plus naturelle comme ça, il serait temps d’en revenir aux luminosités des années 90 où on voyait au moins ce qu’il se passait.

Ellie décide de se séparer de Jesse et Dina pour leur laisser une chance : ils ont pour point de rendez-vous le fameux théâtre du début d’épisode, elle tire dans tous les sens pour attirer l’attention sur elle et voilà. En vrai, son plan est qu’ils retraversent le bâtiment avec les infestés ? Cela me paraît quelque peu ambitieux.

On ne sait pas ce qui arrive à Dina et Jesse (ou alors, je n’ai pas vu ?), mais en tout cas, Ellie parvient à semer tout le monde et à s’infiltrer dans le bâtiment en passant par une fissure – une brèche ? Ce qui compte, c’est que dans le bâitment, elle parvient contre toute attente à tomber sur… Nora. Nora ? J’ai une forte envie de l’appeler Marienne (ou Gaia, tiens, ça fait longtemps). C’est le retour d’une actrice que j’aime bien en tout cas.

Ellie la reconnaît immédiatement : elle était là quand Joel était mort et elle compte bien le venger. Elle souhaite toutefois se servir de Nora pour apprendre où se trouve Abby. C’est un échec : Nora refuse de dire quoique ce soit et elle parvient à détourner suffisamment l’attention d’Ellie pour s’enfuir. Je ne m’attendais pas à ce qu’Ellie se laisse avoir si facilement, bordel.

En tout cas, Nora peut donner l’alerte, tandis qu’Ellie la pourchasse et tente cette fois de la buter. En vain. Il faut dire qu’elle est plutôt increvable Nora : elle tombe dans une cage d’ascenseur mais survit encore. En la pourchassant, Ellie finit par tomber sur une cave où il y a plein de champignons. On comprend que c’est lié au début d’épisode : il y a des infestés dans la base et tout était scellé. Nora a fui au mauvais endroit, la pauvre.

Comme elle n’est pas immunisée, elle s’étouffe rapidement : les infestés présents sont plein de champignons et de spores. Nora est sur le point de mourir. N’ayant plus grand-chose à perdre, elle ne dit toujours pas où est Abby, mais elle révèle à Ellie le grand secret de Joel : il a tué le seul médecin qui pouvait créer un remède efficace et tous les gens dans l’hôpital.

La réponse d’Ellie ? « Je sais ». Mouais. Elle devait s’en douter, mais la confirmation devrait être un peu plus violente que ça. Après, Ellie a un avantage en gardant son calme : elle peut tranquillement torturer Nora pour savoir où est Abby.

Calme ? Tranquillement ? D’accord, ce n’est pas le cas. Ellie s’énerve soudainement et frappe à plusieurs reprises Nora, en attendant qu’elle lui révèle où est Abby.

Cela faisait une bonne fin, mais on nous rajoute un cliffhanger qui cherche juste à faire traîner les choses : on voit Joel venir réveiller Ellie quand ils s’entendaient encore et étaient chez eux. Je suppose qu’on va nous révéler pourquoi Ellie le détestait tant en début de saison – et donc peut-être le moment où elle a su qu’il avait tué tout le monde ? C’est un peu frustrant si c’est le cas : la construction en flashback perd grandement en intensité, on a tourné cette page à la mort de Joel, non ? Je ne sais pas. C’est soit trop tard, soit trop tôt après sa mort, mais je ne suis pas sûr de vouloir voir ça tout de suite.

Vous me direz, le prochain épisode est la semaine prochaine de toute manière.