Dream Productions – S01E02 – Out of Body – 16/20

L’effet de surprise étant passé concernant l’univers de cet animé, la qualité semble retomber un peu, mais franchement, en peu de temps, il se passe plein de choses, c’est captivant et ça a réussi à me convaincre. C’est très sympa à regarder et je suis pris dans les enjeux de cette histoire dont j’ai hâte de connaître le dénouement. Basique, mais efficace.

Spoilers

Paula commence à comprendre qu’elle est un peu trop dépassée par la croissance de Riley.

Age up my dreams, huh ? Well, watch this.

Paula est dépitée, mais bon, elle ne perd pas sa bonne humeur malgré tout : elle affirme que la veille n’était pas le pire des cauchemars alors que si. Elle décide de prendre cet échec et d’apprendre une leçon : elle a besoin d’un assistant de production, sinon c’est un peu la catastrophe. Pas de quoi s’inquiéter selon elle, même si Jean l’a reléguée au pire bureau possible, un placard finalement, et lui flanque un nouvel assistant après lui avoir reproché l’utilisation de la licorne.

On confie comme assistant à Paula le neveu de Jean, Xeni, tout simplement : il est le cliché des millenials blasés et il est possible que quelqu’un à la production de ce dessin animé cherche à prendre une revanche sur sa vie. Collé à son portable avec une vision artistique bien particulière et bien à lui, il est tout simplement cauchemar de Paula. Il critique tout ce que Paula fait, à commencer par ses happy ends et ses scripts.

Xeni lui fait du chantage en lui rappelant que c’est sa tante qui l’envoie et qu’elle n’a pas vraiment le choix de l’embaucher, même si elle déteste ses méthodes. Il faut dire que sa méthode, c’est l’improvisation.

Le bal de promo continue d’être le sujet principal de cette mini-série : Riley apprend que le bal approche et qu’elle n’a rien à se mettre. C’est la panique au QG et Riley en parle à sa mère, pour se voir confier une robe immonde et « vintage ». Oh, la mère de Riley est si sûre de lui faire plaisir alors que non, quoi. En tout cas, il est rapidement évident que ça va être le sujet des rêves du soir.

Pour le préparer, Paula passe voir la licorne qui est encore blessée de son tournage de la veille. Xeni lui déconseille de lui rendre visite, mais Paula insiste. Ce n’est pas grandiose, mais ça permet quelques gags sur les caprices d’acteurs. Par contre, Paula commence à me taper sur les nerfs à présenter tout comme positif alors que ce n’est clairement pas le cas.

La journée de tournage – enfin la nuit – va bientôt pouvoir commencer. Paula introduit Xeni au reste de l’équipe et il insiste pour leur expliquer à quel point ils font mal leur boulot. Paula essaie de lui expliquer comment tout ça fonctionne désormais et insiste pour qu’il l’observe au travail… mais lui, il a juste envie de prendre la caméra et tout détruire.

Autant dire que ça ne passe pas auprès de Paula qui le force à ne rien faire pendant le rêve suivant. Si elle est fière de sa vision plus mature, Xeni fait rapidement remarquer à Paula qu’elle ne fait que recycler un de ses anciens succès, en en retirant les couleurs. Autant dire que ça ne plaît pas du tout à Riley qui trouve ça bizarre avant même que les paillettes n’explosent dans tous les sens.

Bref, le lendemain, le bureau de Paula est déménagé dans les toilettes parce que son rêve bizarre a perturbé le sommeil de Riley. Dur de ne pas rire. Cela explique bien les conneries qui arrivent quand on rêve, en tout cas. Les premières critiques tombent aussi sur ce rêve, à la manière des critiques de film. C’est bien simple : la vision de Paula n’a convaincu absolument personne, elle est juste dégommée de toute part.

La licorne arrive d’ailleurs dans ce bureau de Paula et fait un nouveau caprice, lui reprochant les critiques très mauvaises de la presse la concernant. C’est une star brisée, finalement, et c’est triste de savoir qu’elle finira dans l’oubli. Paula lui court après, pour rien. Elle reprend vite son entrain habituel, cependant, et assure qu’elle n’a pas besoin de la licorne.

Ensuite, Paula retourne à son bureau pour virer Xeni, mais celui-ci finit par démissionner, en fait : il reproche à Paula de vouloir se trouver un meilleur ami qui soutiendrait tout ce qu’elle fait quand elle fait de la merde (pas autant que Jeff, d’après le dessin-animé cela dit), parce qu’elle a trop connu ça par le passé. Effectivement, Janelle soutenait tout ce qu’elle faisait, sans la remettre en question.

Dans ses affaires, Paula retrouve une VHS de souvenirs de son équipe avec Janelle. C’était le bon vieux temps, qu’elle se décide à ressusciter au plus vite pour reprendre du poil de la bête. Seulement voilà, Janelle est très satisfaite de son nouvel emploi et déborde d’idées qui ne correspondent pas à la vision enfantine du fun selon Paula. Bien sûr, Janelle est un peu débordée par son job. Jean vient prendre de ses nouvelles, mais se barre aussitôt que Janelle est surmenée. Ainsi, Janelle se retrouve à crouler sous les demandes de toute son équipe. Paula décide aussitôt de reprendre

Janelle se rebelle enfin quand elle comprend que Paula veut prendre sa place : c’est excellent à voir, même si c’est la catastrophe pour Paula. Le rêve de Janelle ? Il est réellement plus mature, lui, au moins. Paula passe son temps à tout critiquer et dire que Riley va tout détester, mais en fait, c’est loin d’être le cas. La vision de Janelle est étrange, mais filmer dans un miroir lui permet finalement de faire léviter Riley vers un double d’elle-même portant la robe étrange de sa mère… avant que la robe ne se transforme par magie.

Cela donne le courage à Riley de dire à sa mère qu’elle ne portera pas la robe au bal… et sa mère s’en fiche royalement. Bref, c’est un énorme succès critique. Paula doit digérer l’information, et les choses empirent le lendemain quand Jean lui fait comprendre qu’il y a maintenant un producteur de trop et qu’il va falloir virer quelqu’un bientôt… Oh, le cliffhanger est bon.

Dream Productions – S01E01 – The Dream Team – 18/20

Je suis complètement convaincu par ce premier épisode qui me fait regretter qu’on ne nous ponde pas 20 épisodes comme ça, déjà. Le rythme est intense, il se passe mille choses dans l’épisode et je n’étais pas prêt avec mon petit-déj pour écrire la critique en même temps, hein. Ce dessin-animé s’annonce mémorable pour plein de raisons, mais la principale, c’est qu’on retrouve toute la magie du film : c’est drôle parce que plein de gags et terriblement déprimant à la fois, parce que la vie, ce n’est pas rose tous les jours. Bref, un hit.

Spoilers

Riley grandit et oublie de plus en plus ses rêves... Il faut donc en trouver un mémorable !

We make Magic

Pourquoi le premier rêve de Riley dans cet dessin-animé me fait tellement penser à Harry Potter ? On y voit Riley qui comprend qu’elle doit dire au revoir à sa tétine préférée et s’en confie à ses parents. C’est un bon début pour la série : on nous met rapidement le contexte du rêve dirigé par une productrice, comme dans le film. D’ailleurs, on nous fait comprendre que c’est un rêve avec un petit ronflement de Riley et hop, on passe à autre chose : Riley jette sa tétine et n’en a plus besoin. C’est donc comme ça que l’on se débarrasse de nos mauvaises habitudes ? Grâce à un rêve idiot ?

Ma foi, la licorne sirène emmène la tétine à bord d’un train qui permet à Riley de jeter sa tétine, la productrice est fière de son succès et espère que la gamine ne changera jamais et on sait déjà que c’est impossible. Bim, la série enchaîne avec un « 9 ans plus tard » pour nous le confirmer.

Le générique est un peu décevant par contre avec son style vieillot des années 80. C’est clairement un dessin-animé pour les adultes en fait ?

Après ça, on a droit à un Mockumentary dans la tête de Riley. C’est évidemment Joy qui est au contrôle et nous fait découvrir l’entièreté de ce qui se passe dans le QG. Joy gère les souvenirs et en envoie plein dans la mémoire à long terme, mais elle en envoie certains aussi à la production des rêves. C’est comme ça qu’on passe d’un univers que l’on connaît bien, le QG, à celui des studios de production.

Là, on nous introduit Paula, la réalisatrice et productrice de la première scène. La journée de Paula semble folle. Le rythme est sacrément rapide, mais ça fait un bon dessin-animé, je trouve. On découvre tout un studio de production, avec des acteurs et des filtres pour qu’ils paraissent être leur personnage. Franchement, les scénaristes s’amusent bien et ça se sent. Paula est une vraie productrice américaine, qui n’écoute rien de ce qu’on lui dit et s’enferme dans la certitude de son succès. Oh. On sent tout de suite vers quoi on se dirige quand elle n’écoute pas son assistante…

Joy nous explique donc que les rêves ont changé son monde : c’est grâce aux rêves que Riley s’est débarrassée de sa tétine, et ce n’est pas rien. Paula n’est toutefois pas la seule à diriger des films : il y a toute une équipe, ce qui justifie aussi l’existence des cauchemars parfois.  

Par contre, pendant l’interview, Paula se rend compte que tous les rêves les plus marquants de Riley ont commencé à disparaître : ils sont moins vifs, il y a moins de couleur dorée pour indiquer que Riley y repense. Bref, Riley a neuf ans et ses rêves ont moins d’importance. C’est si triste déjà : Paula veut créer un nouveau rêve mémorable pour Riley, mais on sait déjà comment ça finira ? Je veux dire, des rêves dont on se souvient encore à l’âge adulte, il n’y en a pas des tonnes. J’ai bien un cauchemar d’enfance pour me hanter encore, mais à part ça, bon…

Le but est donc de trouver le prochain hit pour Riley qui a grandit et est maintenant adolescente. Le problème, c’est que Paula cherche parmi les souvenirs de Riley en allant chercher dans son enfance. Paula n’écoute pas son assistante, malheureusement, alors qu’elle semble mieux cerner ce qu’est une adolescente. Paula reste sûre d’elle : Riley a retrouvé récemment son jouet licorne-sirène, et ça sera le clou du spectacle de son rêve.

D’ailleurs, à l’école, Riley se fait moquer d’elle parce qu’elle a ramené cette licorne qui fait même de la musique. C’est donc une très mauvaise idée de s’obstiner à l’utiliser en rêves. Oh. Paula est donc complètement à la ramasse et refuse de vieillir en même temps que Riley, hein ? Voilà, je savais qu’il fallait se méfier de Vice Versa. Je ne vais pas mentir : c’est très drôle de voir la réaction de Paula et son obstination. C’est assez similaire à ce que Joie peut faire parfois… mais… c’est tellement triste quand on l’applique à notre propre vie.

Tandis que Paula passe sa journée à prévoir son prochain hit dans les rêves, Riley décide de jeter la licorne à la poubelle après un long cours à rêvasser. J’adore que les scénaristes pensent à inclure des producteurs de rêves de jour, parce que c’est tellement ça qui nous arrive tout le temps. La manière dont le rêve est interrompu sans raison pour Riley, mais parce que Paula passe devant la caméra… Eh, j’adore, ça explique bien des choses. En tout cas, on croise ici Xeni, un jeune producteur hipster qui ne fait pas les rêves de nuit. Je ne serais pas surpris qu’il ait son importance plus tard dans la série.

Une réunion de tous les producteurs permet ensuite de mettre à jour tous les problèmes rencontrés désormais : Riley vieillit et oublie ses rêves, même les hits des autres producteurs. Jean, à la direction du studio, décide donc de quelques changements : elle en vire certains, elle demande à Paula d’assurer le premier rêve du soir et… Un nouveau directeur est également ajouté pour la suite de la nuit : Janelle, l’assistante de Paula, obtient une promotion.

Elle n’a jamais pu dire à Paula qu’elle allait avoir ce job, parce que Paula ne l’écoute pas. Oh, Paula. Tu vas attirer toute ma sympathie. Elle se rend compte qu’elle est dépassée par la situation, surtout quand Jean lui demande de faire son meilleur rêve le soir-même. C’est d’autant plus triste que Paula a perdu Janelle, qui était celle qui avait encore les bonnes idées pour produire des rêves d’importance…

Paula essaie de se convaincre qu’elle n’a pas besoin de Janelle et que Janelle rencontrera de grands échecs… mais tout le monde pense l’inverse. L’équipe de production autour de Paula est inquiète, mais les choses s’empirent quand ils comprennent que Riley va s’endormir bien plus tôt que prévu. Elle est devant La petite maison dans la prairie (sort of), sur le canapé, avec un plaid. C’est la panique, mais Paula est une professionnelle qui sait travailler dans l’urgence.

Paula doit donc se débrouiller pour improviser le rêve d’ouverture le plus mémorable qui soit. Il est question du bal de promo, mais le public va être dur à convaincre, je suppose. Le rêve commence plutôt bien : Riley serait la star du bal de promo, avec une super robe et une danse qui parvient à faire que tous ses camarades de classe l’acclament. Franchement, ça a de la gueule et tout le monde aime ce qu’il se passe, même dans le QG où ni dégoût, ni colère ne se font connaître pour dire que c’est nul.

Malheureusement, c’est le moment que choisi Paula pour sortir la licorne sirène. Elle insiste même quand toute l’équipe lui dit que c’est une mauvaise idée et qu’ils ont déjà un hit. Et si le texte de tout le monde dans le rêve insiste pour dire que c’est génial, la sirène-licorne ne plaît pas du tout dans le QG. Riley est dépitée de la revoir, et ça vire à la catastrophe quand, en plus, dans le studio de production, la licorne tombe soudaine.

C’est la catastrophe car Janelle n’a pas dit stop pour arrêter de la faire descendre. Son absence quand elle était un élément-clé de la production provoque le drame qu’il ne devait surtout pas y avoir. Bref, le rêve se transforme en cauchemar où la licorne poursuit puis écrase Riley. Un sacré cliffhanger ce cauchemar.

Le générique de fin est sympa, je trouve, comme souvent avec Disney +.

Une conclusion pour The Watchful Eye (enfin, presque)

Salut les sériephiles,

Décidément, je ne vous lâche plus, mais ce n’est pas de ma faute. S’il y a bien un cliffhanger qui me hante et une annulation de série que je ne pardonne pas ces dernières années, c’est celle de The Watchful Eye. Et pour cause, la dernière réplique est tellement transcendante que je l’ai citée plus d’une fois depuis : we’re gonna need a shovel.

The Watchful Eye, sobrement renommée en France « The Nanny » (c’est incomprehensible), racontait l’histoire d’Elena Santos, une jeune femme engagée comme nounou dans un immeuble ultra-huppé de Manhattan.
Sauf que très vite, on comprend que ce job n’a rien d’anodin : Elena n’est pas là par hasard. Elle infiltre le cercle très fermé des résidents, tous riches, puissants et visiblement porteurs de secrets bien crades, pour se rapprocher d’un passé qui la hante et d’une organisation mystérieuse qui semble tirer les ficelles depuis des décennies. C’était grandiose, un vrai coup de cœur, et ça se termine sur une annulation sauvage, juste après un meurtre commis par Tory, une des boss d’Elena, interprétée par Amy Acker.

Retrouvez les critiques de tous les épisodes sur le blog :

Vous savez à quel point je suis fan d’Amy Acker si vous me connaissez un peu ou si vous lisez le blog (combien de fois en ai-je parlé ?). En début d’année, j’ai eu la chance (merci Aurélien) de la rencontrer (pour la deuxième fois) lors d’une convention Buffy et de lui parler de cette fin de série en queue de poisson. Elle m’a dit que je n’étais pas le seul à y penser encore et être frustré.

J’étais loin de me douter que ça signifiait qu’elle y pensait encore assez pour écrire elle-même un court-métrage concluant cette branche de l’intrigue. Et soyons honnêtes, c’est bien la seule branche dont je me souvenais encore, alors ce qu’elle a écrit, c’est LA conclusion que j’attendais à défaut d’avoir une suite.

Ce court-métrage, il a été posté sur YouTube dans la nuit. Merci infiniment à Pauline de l’avoir débusqué avant moi et de me l’avoir aussitôt envoyé, on a les amis qu’on mérite. Je relaie à mon tour parce qu’Amy Acker a eu la bonne idée d’écrire, mais aussi de jouer dans ce court-métrage, avec Mariel Molino, qui jouait Elena. Onze minutes de film durant lesquelles les actrices s’en donnent à cœur joie pour imaginer avec nous la fin de cette intrigue, mais sans jamais donner le nom de leur personnage ou des éléments qui pourraient confirmer que c’est bien la série. On évite les procès par ici… Mais bon, il n’y a aucun doute que cette histoire d’employée et patronne qui ont tué le mari de cette dernière et vont acheter une pelle fait référence directe à The Watchful Eye :

Si vous comprenez l’anglais, vous n’avez plus besoin de moi et pouvez savourer. Si vous avez besoin d’un bon gros résumé, sachez donc qu’on y voit les deux personnages sortir d’un immeuble pour aller acheter une pelle (!) et une scie, au milieu d’autres achats pour noyer le poisson.

De retour auprès du cadavre, il faut encore décider quoi en faire. C’est l’occasion d’un débat pour retrouver les deux personnages qu’on adore, et notamment les répliques cinglantes de Tory. Amy Acker est brillante dans sa manière de jouer cette riche qui paie pour qu’on lui fasse tout, même découper le cadavre de son mari.

Finalement, elles s’amusent bien à le découper et le foutre au frigo, avant d’aller l’éparpiller aux quatre coins de New-York, toujours en s’amusant bien apparemment. C’est un peu gros, mais plus c’est gros, plus ça passe et franchement, c’est kiffant. Bien sûr, ça minimise un peu l’utilité de la pelle, mais elles finissent par enterrer la tête de monsieur dans un sous-bois.

La scène finale les voit s’offrir des vacances méritées. Elena ne travaille plus pour Tory, et Tory lui prépare même un sandwich, enveloppé dans un papier Kraft, comme le cadavre. Et comme la conclusion est que tuer est plus simple qu’on ne le pense, Elena n’est pas tout à fait rassurée…

Bien évidemment, cette fin est ouverte mais elle est tellement plus satisfaisante que celle de la série que je me devais de la partager ici, surtout qu’elle est au niveau du côté de l’écriture et de l’acting. Je continue d’espérer un jour une reprise improbable de la série, dispo sur Disney + si elle vous tente, mais en attendant, merci Amy Acker pour ce joli cadeau de Noël inattendu !

Percy Jackson and the Olympians – S02E04 – Clarisse Blows Up Everything – 13/20

Je n’y arrive définitivement pas avec cette série. Elle continue de me donner l’impression qu’il faut avoir lu les livres pour la comprendre, l’adaptation échoue vraiment à donner toutes les pièces du puzzle et c’est très étrange comme sensation, surtout quand, comme moi, on n’a aucun souvenir de lecture. Au-delà du fait que ce soit étrange, c’est frustrant, parce que j’ai envie d’accrocher et parce qu’il y a de vrais bons moments… mais ça ne fait pas tout.

Spoilers 

Clarisse retrouve bien vite Percy, Tyson et Annabeth : amie ou ennemie ?

We are not friends

C’est chouette de sortir un épisode un jour de réveillon de Noël, mais ça fait que j’ai privilégié la cuisine et le repas à préparer plutôt que cette série. Il faut dire aussi que ce n’est pas la série de la décennie, et certainement pas celle que j’attends le plus chaque semaine. Pourtant, me revoilà pour critiquer l’épisode 4. Joyeux Noël à tous, et hop, enchaînons.

L’épisode débute par Annabeth qui dévisse une grille dans les égouts. Qu’est-ce qu’elle foutl à ? Aucune idée. En tout cas, elle voit un bracelet que je suppose appartenir à Thalia et qui la met bien mal. Un flashback nous révèle ce qu’il en est : elle est déjà passée par ici avec Luke, qui lui a révélé, quand elle était bien plus jeune, que c’était une cachette que lui et Thalia utilisaient. Soit. Le bracelet vient d’un jeu de société et lui a été offert par Luke alors qu’ils étaient poursuivis par des cyclopes.

D’après Luke, ce bracelet était un charme de protection. Soit ? On découvre ensuite Thalia dans l’épisode, enfin. Elle débarque dans les égouts pour dire qu’ils ont été retrouvés par des ennemis, mais il s’agit en fait de Grover qui vient protéger Thalia. Et pardon, mais j’ai l’impression que Thalia est d’un coup une grande sœur pour Annabeth, plus qu’une meilleure amie comme je le pensais depuis le départ… Et vraiment, je n’ai aucun souvenir d’avoir lu tout ça quand j’étais petit. J’ai du mal avec le rythme de la série, c’est dingue.

On a des flashbacks pendant otut l’épisode, histoire de voir un peu plus Grover cette saison. C’est lui qui a convaincu Thalia de se rendre à la colonie avec Annabeth et Luke. C’était le seul moyen d’être protégé de tous les monstres qui les pourchassaient inévitablement, parce qu’ils font un bon capital de demi-dieux, tout de même. Grover ne parvient pas à les convaincre, malheureusement, et Luke insiste pour partir plus vite.

Annabeth, elle, perd son bracelet et en est triste. Le problème, c’est qu’elle n’est plus protégée. Ainsi, quand elle s’aventure seule au petit matin pour le retrouver, elle est rattrapée bien vite par des cyclopes. Bien que kidnappée par les cyclopes, elle s’en sort finalement grâce à Thalia qui affronte le danger pour la retrouver et tuer des cyclopes. Vraiment, c’est une grande sœur et je n’aime pas trop comment c’est présenté.

En tout cas, c’est comme cela que Thalia a été menée à sa perte : elle a pris Annabeth dans sa famille et a décidé de se rendre à la Colonie pour la protéger, même si cela ne lui plaisait pas. Malheureusement, c’est en chemin vers la Colonie que Thalia a été confrontée aux furies et a été transformée en arbres.

De retour dans le présent, on voit Tyson et Percy partager une scène. C’est bien de les voir communiquer un peu : ils parlent avant tout de prophétie, parce qu’il est important pour Percy d’apprendre à Tyson que les prophéties ne disent pas toujours ce qu’on pense qu’elles disent. Bon, que cette scène sympa finisse par les personnages qui se rotent dessus, en revanche, je n’étais pas prêt. C’est plutôt une chance car ça fait qu’ils s’éloignent du bateau pile à temps : Clarisse débarque avec ses hommes et n’hésite pas à faire exploser leur bateau. Elle est excellente et j’adore ce personnage : elle est badass comme il faut, je trouve. Son seul but est d’obtenir les coordonnées de la Mer des Monstres que Percy détient – et elle l’a retrouvé grâce à Arès. Bon, c’est un peu simple comme Arès est la solution à tous les problèmes pour Clarisse.

Puisqu’elle refuse de prendre Percy, Tyson et Annabeth dans son équipage, Percy défie en duel Clarisse, avec des règles simples : si elle gagne, il lui donne les coordonnées. Dans le cas contraire, il prend son bateau et l’abandonne à terre avec son équipage. MOUAIS. Personne ne prend le temps de discuter de ce qu’il se passe et ça commence tout de suite à se bastonner. Ugh. Percy n’est pas le plus malin, hein.

Annabeth voit les choses différemment : elle tue une partie de l’équipage de Clarisse. Elle est maligne Annabeth : elle tue des gens déjà morts, les libérant de la dette qu’ils ont, pour pouvoir prendre leur place. Et elle ne tue pas n’importe qui : seulement ceux que Clarisse a désigné comme ingénieur (une place pour Tyson) ou connaisseur de la Mer des Monstres (histoire de gagner sa place quoi). Ainsi, Clarisse n’a plus le choix que d’embaucher ce nouvel équipage : Annabeth, Percy et Tyson. Ses hommes auraient bien envie de la tuer, mais bon, c’est comme ça.

Ainsi, notre trio monte à bord du bateau de Clarisse bien vite. Si elle est la capitaine, en théorie, Percy a du mal à lui faire confiance. Il préfère s’en tenir aux avis d’Annabeth, notamment quand Clarisse lui explique qu’ils n’ont pas le choix de passer soit par Scylla, soit par Charybde, pour atteindre la Mer des Monstres. Et oui, on est dans une saison qui nous promet de faire face à tout l’Odyssée. Si Annabeth confirme les dires de Clarisse, elle propose aussi de passer par Scylla, comme Ulysse, en rappelant qu’il a perdu six hommes, un par tentacule. Percy trouve le plan d’Annabeth brillant, évidemment : l’équipage de Clarisse est déjà mort.

Le problème, c’est que Clarisse a promis à son équipage une place sur les Champs-Elysées. C’est une promesse qu’elle ne peut pas tenir, en vrai, mais elle compte sur son père pour le faire. Comme elle reste capitaine, c’est encore à elle de choisir s’ils affronteront Charybde ou Scylla. Percy trouve ça con : il est sûr que le plan d’Annabeth est forcément le meilleur.

Elle est perturbée par tout ça, mais décide de prendre le temps de monter sur le pont pour se débarrasser du bracelet retrouvé le matin. Pardon, mais pourquoi ? Le charme peut tenir, tout de même. De toute manière, la mer a d’autres projets pour Annabeth : le bracelet revient vite. Un peu plus loin sur le pont, Tyson et Percy partagent à nouveau une petite conversation. C’est l’occasion d’apprendre que Tyson n’était jamais monté sur un bateau avant ou que Percy a des talents innés d’explorateur maritime. Grâce à son père, il sait précisément la vitesse et la direction du bateau.

Tyson trouve que ça va vite et se dirige alors vers la salle des machines, sauf qu’en chemin, il tombe sur le bracelet d’Annabeth. Celle-ci comprend qu’elle ne doit peut-être s’en débarrasser – mais elle le récupère trop vite à mon goût. Elle le jette à nouveau pourtant (à un moment donné, y a pas à s’obstiner comme ça !), avant de dire à Percy qu’elle pense qu’ils vont perdre face aux monstres. Ben super. Elle est déprimée car ramenée à son histoire avec Thalia.

Elle la raconte à Percy qui trouve le moyen de la réconforter et de la remotiver. En parallèle, Clarisse présente à son équipage les périls qui les attendent – Charybde, Scylla, les sirènes, Polyphème. Ils restent tout de même motivés à la suivre où elle voudra, se portant tous volontaires pour être les six courageux qui vont mourir.

Une fois de plus, la série a été trop vite en besogne : l’équipage est devenu si fidèle si vite à Clarisse, c’est abusé. Bien sûr, le commandement est pesant pour Clarisse. Contre toute attente, c’est à Percy qu’elle s’en confie (je dis contre toute attente, mais évidemment qu’elle se confie au héros de la série, hein, c’est juste pas si logique vu la relation entre eux). J’aime vraiment beaucoup Clarisse et j’ai de la peine pour la prophétie de l’Oracle qu’elle cherche à déjouer désormais, parce qu’on lui dit de rester seule et sans amis. Tu m’étonnes qu’elle dise à Percy qu’ils ne sont pas amis après ça !

Cela dit, ils arrivent tout de même à destination : la Mer des Monstres. Elle est prévenue par son équipage, qu’elle remotive comme elle peut. L’attente commence alors : six d’entre eux restent sur le pont pour faire face à Scylla. Le plan est que six hommes occupent les six tentacules du monstre, mais le monstre décide de les prendre un par un. J’ai de la peine pour les hommes de Clarisse : elle n’a pas présenté si clairement que ça le choix.

Quand elle perd son troisième homme, qu’elle aimait bien, Clarisse change totalement d’avis. Elle vire de bord et décide d’aller affronter Charybde, parce que les héros tuent les monstres. Moui. T’as déjà perdu la moitié de tes sacrifices, elle en perd un autre alors qu’elle s’éloigne de Scylla. Finalement, elle met juste tout le monde en danger alors que le sacrifice était déjà fait.

C’est complètement con : on voit plusieurs hommes tomber à l’eau alors qu’elle se bat contre Charybde. Dit autrement, pour sauver trois vies, elle sacrifie tout le reste de l’équipage. Par chance, elle a Percy à bord : celui-ci maîtrise assez le courant pour faire en sorte de s’en sortir. Elle a aussi Tyson à bord, qui fait ce qu’il peut pour que le bateau aille bien plus vite. Elle a son fusil pour tirer contre les monstres qu’elle veut tuer. Et puis, elle a Annabeth qui retrouve à temps le thermos avec les vents pour mener à bien le plan de Percy qui a besoin de ces vents.

Malheureusement, Annabeth est déséquilibrée : elle tombe et passe par-dessus bord. Elle est sauvée de justesse par Clarisse, seulement, le thermos, lui, s’ouvre dans la cale du bateau. Tous les vents sont libérés du côté de la salle des machines où se trouvait Tyson. C’est l’entièreté du bateau qui se désintègre alors face aux vents. Et c’est un bon cliffhanger, mais bon, en soit, il n’y a pas tellement moyen de survivre à ça. Seront-ils en Enfer, comme Ulysse, dès le prochain épisode ? Ou vont-ils s’échouer sur un rivage ? On verra bien mercredi – sauf si les préparatifs du réveillon sont plus intéressants et auquel cas, on verra en 2026. Suspense.

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