The 100 – S06E07

Épisode 7 – Nevermind – 20/20
C’est le genre de concept qui aurait pu totalement leur exploser à la tronche et faire de cet épisode un véritable échec, mais à la place, c’est passionnant et ça apporte plein de réponses, au milieu de clins d’œil pour les fans. J’adore tout simplement cette saison et son écriture ; comme d’habitude, la série parvient à me surprendre et à proposer de très bonnes intrigues, à partir d’éléments du passé. J’en veux plus et je suis bien content de déjà savoir qu’on aura une saison 7.

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Spoilers

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This body is not big enough for the both of us.

Je ne ferai pas deux fois la même erreur : je veux voir cet épisode avant d’être trop fatigué, franchement. Je me suis donc lancé dès que je pouvais, et c’était une merveilleuse idée, avec un début d’épisode qui nous renvoie dès le départ dans le passé de la série. Clarke se réveille en effet dans une cellule semblable à celle qu’elle avait sur l’arc, pleine de dessins représentant son passé. Tout est bon pour avoir un flashback de Lexa et des répliques cultes de la série (ou pas) en fond sonore.

C’est finalement son père qu’elle finit par retrouver dans un décor de la saison 5 : sa « maison » avec Madi. C’est là qu’elle comprend qu’elle est morte, choupette. Elle s’en fiche pas mal, elle est avec son père, mais bon, elle n’a pas dit au revoir non plus, alors elle est triste quand même. Elle se rend rapidement compte qu’elle est en vie et son père l’envoie en quête pour retrouver la vérité. Voilà qui promet une intrigue un peu longue, mais bien foutue. Et plein de retours, surtout !

Parmi les retours, on notera les looks de Clarke, mais aussi Alie. Forcément. Comme prévu, c’est notre intelligence artificielle préférée qui explique à Clarke comment sortir de l’état dans lequel elle est : Raven et Abby ont eu la puce retirée, c’est donc qu’il est possible de le faire. Alie propose donc à Clarke de faire de même.

Par chance, celle-ci est curieuse et plutôt perspicace : Clarke repère donc une porte qui ne devrait pas être là et l’ouvre. Derri7re elle se trouve Josephine et je dois absolument le dire quelque part : j’adore Josephine !! L’actrice fait du super boulot pour le coup, elle est totalement bitchy et je trouve ça bien trop drôle à voir. Elle explique en tout cas à Clarke ce qu’il se passe, parce qu’évidemment, c’est une habituée : elles ont un espace du cerveau dédié à l’esprit, un espace qui aurait dû être détruit par la puce perfectionnée par Gabriel… Si Clarke n’avait pas déjà eu une puce, et Alie pour empêcher Russell de lui effacer totalement la mémoire. Merci Alie, même si je n’ai pas tout compris à la « science » derrière tout ça, hein !

Cela confirme une théorie déjà évoquée dans les commentaires des critiques précédentes : Josephine a déjà été dans le corps d’un bébé de six mois et d’une ado de 15 ans, menant les deux fois à la mort du corps. Ainsi donc, ce genre de transfert de concert ne peut se faire qu’à partir d’un certain âge, ce qui explique l’intrigue du rituel pour les Premiers.

En tout cas, Josephine a beau être surprise de la persistance de Clarke, elle ne se laisse pas démonter ; au contraire. Elle choisit donc de parcourir un peu les souvenirs de Clarke, ne lui en déplaise, et de découvrir que notre héroïne lui cache un souvenir qui pourrait permettre de la détruire. Les deux filles en viennent rapidement à se battre, avec Clarke prenant le dessus et tuant Josephine…

C’est beaucoup trop simple pour être efficace, et effectivement, il est révélé que Josephine a une sauvegarde dans la puce : Clarke ne peut la tuer, mais la réciproque n’est probablement pas vraie. Clarke se retrouve ainsi forcée de fuir et de se retrouver dans le bunker de Bloodreina. Oh c’est chouette de retrouver Octavia comme ça, mais j’aurais préféré la retrouver plus jeune, à l’époque du « We’re back, bitches ! ». On notera d’ailleurs que les scénaristes s’éclatent dans le scénario de cet épisode, avec Josephine qui vole la réplique culte d’Octavia.

Bien sûr, Bloodreina refuse d’aider Clarke, qui comprend soudainement que son petit paradis peut vite virer au cauchemar : Octavia refuse de l’aider, forçant Clarke à fuir encore plus loin et se retrouver… dans la quarantaine de Mount Weather. Ah, nous sommes dans ce genre d’épisode, j’adore : on se balade dans le passé de manière efficace. Cela nous ramène Maya dans la série – et ça, je m’en serais peut-être passé.

Elle est toujours aussi chiante en tout cas : elle explique à Clarke qu’elle ne vaut pas mieux que les Premiers, à toujours vouloir sauver son peuple plutôt que les autres. Toujours aussi sympa Maya, mais elle finit par donner une idée à Clarke qui se sert d’elle pour contrôler son espace comme elle l’entend : elle cache la puce dont elle a besoin pour survivre, puis propose à Josephine de se rendre dans une caverne où elle l’aurait caché, par l’intermédiaire de Maya. Comme Josephine ne se méfie pas, c’est efficace : Maya parvient à lui mettre un collier qui arrive à bout de cette deuxième version de Josephine.

Cela dit, elle est increvable et même si Clarke parvient à la tuer toute la nuit, et toutes les nuits suivantes, elle aura toujours le problème que cette cohabitation des deux esprits dans le même corps est problématique et les tue toutes les deux, à petit feu. Gênant, quoi. Josephine revient donc dans l’espace de Clarke, en emmenant avec elle son père, qu’elle a créé dans le sien.

Et cette fois, Josephine réfléchit différemment pour piéger Clarke : elle trouve donc rapidement où est cachée la puce. Il suffit de passer le sas de l’arche pour tomber sur une forêt avec un coffre et le couteau qui a permis de tuer Finn, dans une autre vie, vraiment. C’est tellement loin. Rapidement, Josephine arrive aussi à convaincre Clarke que la meilleure chose à faire est de se sacrifier. Ben oui, maintenant que Bellamy a passé un marché avec son père, tuer Josephine serait le meilleur moyen de mener au génocide de son peuple.

C’est osé, c’est odieux, mais ça fonctionne drôlement bien, je trouve. Le raisonnement de Josephine est logique et j’ai adoré voir Clarke finalement céder et prendre la décision de se sacrifier pour les autres. Il serait temps. Josephine récupère donc le souvenir que Clarke voulait lui cacher et notre héroïne retourne chez elle et Madi pour dessiner un coup. C’est là que Monty débarque pour lui dire que ce n’est pas faire mieux que se sacrifier. Oooh, chouchou ! Il lui explique tranquillement qu’elle ne peut abandonner Madi comme ça, pas plus qu’elle ne peut abandonner sa vie.

J’adore Monty, hein, mais j’ai du mal à croire que Clarke le fasse venir lui plutôt que Lexa dans ce qu’elle pense être ses derniers moments, même si Monty est totalement un effet de son subconscient. Il lui propose donc d’entrer dans l’espace de Josephine : tout ce qu’elle peut y faire de pire est… de tuer Clarke. Or, c’est déjà ce qu’elle veut faire à son réveil. Clarke se retrouve rapidement dans la Bibliothèque de Josephine, sacrément organisée après 230 ans de vie. Monty lui sert de guide dans les différentes allées, et je trouve ça plutôt cool comme idée d’avoir Josephine fan de livres pour compiler ses souvenirs plutôt que les dessins de Clarke. Pourtant, Josephine aussi sait dessiner et aime l’art.

Qu’importe, Clarke farfouille les livres de Josephine, qui sont autant de souvenirs de celle-ci. Parmi ceux-là, Clarke découvre donc le passé de Josephine, plein de meurtres et de trahisons. Ainsi, elle a toujours eu une tendance à tuer tout le monde, particulièrement ceux qui n’étaient pas d’accord avec elle.

C’est pour cette raison que Kaylee avait décidé de tuer Josephine : elle n’était pas d’accord avec la manière dont sa meilleure amie n’hésitait pas à massacrer tous ceux qui pouvaient compromettre la lignée de sang noir. Et effectivement, dans le souvenir précédent, Josephine n’y va pas de main morte, offrant des bébés à la nature en espérant obtenir ainsi un nouveau sang noir. Pas de bol pour elle, Isaac, un sang normal, prenait alors grand soin de récupérer les bébés pour les confier à Gabriel – ce qui nous donne une pièce de plus du puzzle. Sans trop de surprise, Josephine tue Isaac et laisse le bébé mourir, ce qui mène donc à Kaylee décidant de la tuer.

Voir tous ces souvenirs achève de convaincre Clarke qu’il faut empêcher Josephine de garder le contrôle de son corps, parce qu’elle ne doit surtout pas gagner. C’est facile comme tout de comprendre qu’elle suit donc Monty dans un autre souvenir de Josephine qui lui permet de reprendre le contrôle de son corps. Pour la première fois depuis bien longtemps, la série se retrouve donc sur la Terre avant l’Apocalypse, pour retrouver Josephine en train d’étudier dans un café.

C’est la période de Noël, juste avant la fin du monde, avec des magazines à l’effigie de Becca et parlant de cette terroriste de Diyoza. Josephine était déjà une garce à cette époque, sinon, flirtant avec un type dont elle n’avait rien à faire… et le poussant, un peu malgré elle tout de même, au suicide, en public et devant elle. C’est son pire souvenir, celui qu’elle ne veut pas affronter, et c’est un peu simple comme construction de personnage, je trouve. Pire, ça me fait aimer Josephine, parce que ce n’est pas de sa faute à elle si cet idiot ne supporte pas l’effet qu’elle lui fait et que c’est parce que c’est pour ça qu’elle décide d’accompagner ses parents dans l’espace (alors qu’elle n’en avait pas l’intention, ça aurait changé tout le cours de cette saison dis donc !).

En tout cas, Clarke énerve sacrément Josephine à assister à ce souvenir douloureux. Cette dernière débarque donc – mais pas avant que Monty ne réussisse à se cacher – et demande gentiment et doucement (non) à Clarke de dégager. Le combat entre les deux filles reprend…

Malheureusement, Josephine se réveille avant la fin de celui-ci. Enfin, c’est plutôt heureux, parce que Clarke était en train de perdre. Bien sûr, Josephine est persuadée d’avoir gagné quand elle se réveille et qu’elle se rend auprès de son père et Bellamy, qui sont en train de négocier. Pas de bol pour elle, Bellamy est beaucoup trop malin de remarquer alors le doigt agacé de Joséphine… qui est en fait en train d’envoyer un message en morse. C’est gros que Bellamy s’en rende compte, mais pourquoi pas : ce message est en fait un signal envoyé par Monty et Clarke depuis le souvenir douloureux de Josephine, sans que celle-ci, éveillée, ne s’en rende compte.

En sortant des négociations où il accepte tout, Bellamy est donc persuadé que Clarke est en vie, ce qu’il confie à Miller. Alors, oui, mais il ne va pas falloir traîner non plus, parce que Josephine a le souvenir qui permet de tuer Clarke tout de même…

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In the Dark – S01E11

Épisode 11 – I Woke Up Like This – 13/20
La tension retombe brutalement dans cet épisode qui sert surtout de transition pour la suite. Si l’impact émotionnel voulu est plutôt compréhensible et bien amené, il n’a pas réussi à me convaincre. Peut-être que j’en attendais trop de cet épisode après les excellents rebondissements précédents, mais là, j’ai surtout eu l’impression que la série revenait en arrière plutôt que d’avancer. Bref, pas convaincu.

Saison 1


Spoilers

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You ask me to throw my entire life away.

Si je n’ai pas vu cet épisode plus tôt, c’est parce que j’avais plein de choses à faire aujourd’hui et que je n’avais pas beaucoup repensé à la série ces derniers jours. En revanche, dès que j’ai repensé au cliffhanger de l’épisode précédent, je me suis précipité pour savoir ce que nous réservaient les scénaristes cette semaine, parce que purée, ce stress !

Murphy se réveille au petit matin dans sa barque, grâce à Pretzel qui comprend qu’ils ont touché la côte. C’est violent comme intrigue : il fait jour, mais elle ne voit rien, et il fait surtout froid vu la masse de neige. Elle se retrouve perdue au beau milieu d’une forêt enneigée, et en plus, elle a une chaussure de moins, parce que la vie est mal faite et qu’elle ne sait où mettre les pieds.

C’est super triste comme intrigue : elle se retrouve seule à parler à son chien, sans savoir où aller. Elle en arrive à manger de la neige, parce qu’elle a beau hurler pour avoir de l’aide, personne ne l’entend. Ce n’est pas son idée la plus brillante : elle a toujours un tueur qui peut potentiellement être à sa recherche. Elle n’y pense pas tout de suite, heureusement, mais elle y repense quand elle se retrouve sans le savoir au beau milieu d’une zone de chasse et qu’on lui tire dessus car elle n’a pas de gilet orange.

Finalement, dans la panique, elle parvient à s’en sortir, et Pretzel aussi. J’ai eu peur pour lui, mais non, ils rejoignent la route et sont récupérés par un bus religieux. C’était plutôt rigolo d’avoir Murphy sauvée comme ça. Elle se rend au plus vite à Guiding Hope où Jess soigne Pretzel et où Felix est dans son propre pétrin cette fois.

Sa mère a envoyé un « espion » vérifier qu’il n’avait pas fait une erreur en volant au secours du centre et pour observer une journée de travail. Felix a beau prévenir Murphy et Jess, elles font leur vie. Bon, elles ont une bonne raison puisqu’il a eu Max au téléphone, ce qui confirme qu’il est encore en vie, mais ça n’aide vraiment pas Felix. Il a même la joie de recevoir la visite du détective Barnes, à la recherche de Max.

Le pauvre Felix est donc débordé par ce qu’il se passe, et ce n’est que le début : Jess et Murphy volent une voiture et leurs collègues parlent de « l’incident » ayant eu lieu la veille entre Jess et Felix, parce que oui, elle l’a raconté. Toujours plus. Ce pauvre Felix, il prend si cher tout le temps : comme il n’a pas de camionnettes, il ne peut mener à bien la transaction professionnelle qu’il voulait. Tout ça est censé apporter de l’humour, mais je trouve surtout ça triste pour lui.

Il perd donc l’opportunité d’acheter le centre, parce que sa mère lui coupe les vivres et appelle Murphy pour l’engueuler, ce qui est le minimum. Pendant ce temps, Jess et Murphy sont à la recherche de Max qui est bien en vie : il a dormi chez Jenny la veille, une de ses ex. C’est plutôt marrant, parce qu’elle a le même caractère de garce que Murphy et qu’elle trouve ça drôle de voir que Max a vraiment un type – pour les addicts.

La bonne nouvelle, c’est quand même que Max est bien en vie, mais Jenny affirme qu’il ne reviendra probablement pas. Elle envoie donc bouler les filles, leur demandant d’aller attendre dans un bar où elle enverra Max si elle le voit revenir vers elle. C’est donc ce qu’elle fait, ce qui permet à Murphy de retrouver Max. C’est chouette : il passe un moment dans la voiture avec elle, lui expliquant qu’il ne veut pas se rendre à la police. Oui, ça permettrait de garder Nia en prison, mais ça risquerait aussi de le tuer si la police n’est pas en mesure de le protéger.

Il explique donc à Murphy qu’il préfère fuir et il le fait quand… la police débarque pour arrêter non pas Max, mais Murphy. En effet, Felix a porté plainte pour le vol du véhicule. Max peut donc se barrer alors que Murphy et Jessica sont arrêtées par la police. Et c’est la goutte d’eau pour Jessica qui décide donc d’expliquer à Murphy qu’elle est bien addict : pas à l’alcool ou à la drogue, non, à l’enquête sur la mort de Tyson. C’est trop pour Jess qui décide alors de prendre ses distances avec Murphy.

Elle perd donc son mec et sa meilleure amie en l’espace d’un épisode, mais je trouve ça plutôt logique. Disons qu’elle aurait pu le voir venir en étant moins égocentrée. Finalement, c’est sans surprise que Felix demande à ce que les charges contre les filles ne soient pas maintenues. Jessica peut donc revenir auprès de Felix et passer la nuit chez lui, toujours aussi déprimée.

Tout aussi déprimée est Murphy qui rentre à l’appartement, sans sa meilleure amie, et qui continue malgré tout ses recherches sur le cas de Tyson plutôt que de lâcher l’affaire. Elle est sûre que Darnell n’est pas le coupable, et elle veut le prouver. En attendant, il n’y a pas assez d’éléments à charge pour maintenir Nia en prison, et elle est donc libérée dès le lendemain matin.

De son côté, Jules apprend qu’elle n’est pas virée, mais assignée à du travail de bureau. Le vrai problème, c’est qu’en apprenant que Darnell va vraiment être arrêté pour meurtre, elle décide d’expliquer à Dean qu’elle est son alibi parce qu’ils sont ensemble. Et elle le connaît depuis qu’il a quatorze ans.

Dean découvre donc qu’elle a arrêté volontairement Darnell pour lui éviter une lourde peine, et plutôt que de la dénoncer, il prend le parti de la couvrir et d’être à son tour un complice de Darnell. C’est n’importe quoi. Jules veut toutefois prouver l’innocence de son mec et avoir l’aide de Dean l’aide bien, parce qu’elle ne peut pas vraiment compter sur Barnes sur ce coup-là.

Elle prend donc des risques idiots et contacte des amis de Darnell, ce qui lui permet de comprendre que Wesley n’est finalement pas coupable du meurtre de Tyson : il a retrouvé l’arme du crime dans une poubelle APRES le crime. C’est problématique.

Saison 1

The 100 – S06E06

Épisode 6 – Memento Mori – 18/20
La fluidité de l’écriture de cette saison est une vraie bonne chose, et je trouve que cet épisode aurait été un meilleur pour proposer une pause : il s’agit assez clairement d’un épisode de mi-saison (déjà !) dans ses enjeux. L’intrigue avance et se renverse peu à peu ; chaque nouveau chapitre est un vrai plaisir à découvrir.

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Spoilers

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We’re all the hero of our own story, John.

Allez, mieux vaut tard que jamais, même si personne n’a cru que ce ne serait jamais : me voici enfin devant la suite de la série, après une semaine de pause et une journée à privilégier ma vie sociale et mon sommeil. Un peu comme Murphy en début d’épisode, oui, mais c’est une pure coïncidence cette transition : Murphy s’endort quand Josephine, elle, n’arrive pas à dormir car elle vient juste d’intégrer le corps de Clarke et c’est comme ça que ça marche.

Admettons. Sans trop de surprise, Murphy fait donc ce qu’il faut pour survivre, et il n’hésite pas à donner toutes les informations qu’il a à Josephine pour qu’elle puisse au mieux prendre le rôle de Clarke par la suite. C’était son but : éviter de se griller trop rapidement auprès des autres.

Josephine décide donc de s’occuper de Madi comme une maman lorsqu’elle fait des cauchemars des Commandeurs précédents, et ça ne plaît pas à Gaia qui commence à avoir des soupçons. Le vrai problème, c’est que si Josephine faisait à cet instant une Clarke plutôt crédible, Gaia a raison : réveiller Madi en plein cauchemar ne semble pas avoir été une bonne idée. Maintenant, elle voit le méchant commandeur dans les miroirs… Vous savez ce à quoi je pense, moi ? Avec un peu de volonté, elle pourrait voir Lexa dans les miroirs, merde ! Non, je ne lâcherai jamais l’affaire.

Cela dit, Gaia lui demande plutôt de faire le rituel de séparation… et ça nous envoie Madi dans un petit voyage de l’esprit où elle rencontre le fameux Dark Commander. Celui-ci décide de la mettre en garde contre Gaia qui l’enchaînera avant de la tuer. Ce n’est pas très crédible… jusqu’à ce que Madi se réveille et découvre qu’elle est enchaînée, sans que Clarke ne soit au courant. On voit clairement dans le regard de cette nouvelle Heda qu’elle n’est pas fan de ce revirement de situation et qu’elle n’hésitera pas à passer du mauvais côté de la force en cas de besoin… J’y reviendrai dans la suite de la critique !

Raven, Echo et Emori arrivent au petit matin dans la taverne, et c’est un bon test pour Josephine qui confirme que Murphy est bien de son côté puisqu’il ne dit rien à ses amies. Au contraire, il laisse Josephine prendre le rôle de Clarke et endormir les soupçons de tout le monde, ce qui est plus ou moins simple. Echo est la plus suspicieuse, forcément, d’autant qu’elle ne comprend pas pourquoi Bellamy serait parti en expédition seul. Raven non plus n’est pas facile à convaincre : elle n’a pas du tout envie de faire semblant de quoique ce soit.

Elle est forcée de faire des choses qu’elle n’aime pas par cette Clarke qui lui impose de faire profil bas et de continuer à agir comme s’ils ne savaient pas ce qu’il en était des Premiers. Le truc, c’est que si tout le monde est habitué à mentir et faire des choses dont ils ne sont pas trop fiers dans cette série,  c’est une première pour Raven. Elle doit carrément continuer de fréquenter Ryker pour obtenir plus d’informations, en plus, ce n’est pas rien… En théorie.

En pratique, celui-ci n’hésite pas à donner toutes les infos nécessaires alors que Raven est incapable de faire ce qu’on lui demande : elle révèle donc à Ryker, malgré la surveillance inutile d’Emori, qu’elle est parfaitement au courant de son changement de corps. C’est brillant de voir Ryker et Raven s’engueuler pour s’expliquer sur leurs différences de points de vue. Ryker a beau se défendre de n’avoir été qu’un enfant la première fois qu’il est mort, il a désormais plus de 206 ans, donc ça ne passe pas auprès de Raven qui ne voit en lui qu’un meurtrier.

En parallèle, Murphy s’inquiète donc pour Bellamy maintenant que Josephine a clairement menti à Echo en lui disant qu’il était en expédition. Murphy découvre qu’il est en vie et, mieux que ça, que Josephine lui laisse une journée pour le convaincre de changer de camp, ou elle devra le tuer car Echo, partie le chercher, sera de retour les mains vides.

Pour se faire, Murphy décide d’aller jouer les prisonniers au côté de Bellamy. C’est un classique, mais ce n’est pas gagné : Bellamy est désormais de nouveau du côté des pro-guerres. Il veut tuer tout le monde à Sanctum pour prendre leur place. J’ai bien ri de la réponse de Murphy qui trahit bien ses pensées, en revanche : où est la Reine Rouge quand on a besoin d’elle, hein ?

Bellamy ne met pas longtemps à comprendre que Murphy a une mission bien précise. Il n’aime pas beaucoup découvrir la vérité, alors que pourtant, je trouve que Murphy n’a pas tout à fait tort. Oh, je suis dégoûté pour Clarke, évidemment, mais si on part du principe que la ramener est impossible, alors coopérer pour avoir son propre campement est une bonne chose, la seule chose à faire.

De son côté, Josephine prend la décision de travailler Abby pour la faire rallier son camp. L’angle d’attaque est simple : convaincre Abby qu’il suffit de créer du sang noir pour que les Premiers leur expliquent comment ramener Marcus à la vie éternelle. Rien que ça, c’est osé comme grand écart à faire croire à Abby.

Josephine est d’ailleurs moins douée que dans l’épisode précédent tout de même. Elle a toutes les infos, mais elle continue d’appeler Marcus « Kane » et d’avoir quelques lapsus malvenus. L’actrice est géniale en tout cas, car on la voit passer très clairement d’un rôle à l’autre… mais j’ai du mal à croire qu’Abby ne comprenne pas, et l’actrice me fait douter là aussi. Paige Turco s’en tire bien à montrer qu’elle est suspicieuse, tout en gardant un visage ouvert. J’imagine déjà le moment où l’on apprendra qu’Abby a seulement fait semblant d’accepter le marché proposé par « Clarke » : travailler à créer du sang noir pour ramener Marcus à la vie.

Une fois qu’Abby est convaincue, Josephine s’attaque à sa mère, Simone, et parvient à la convaincre d’effacer les sauvegardes de la famille Lee, puisqu’aucun d’entre eux n’est encore en vie en ce moment. Oula, c’est violent, elles tuent quatre immortels comme si de rien n’était simplement pour avoir elles-mêmes l’assurance de la vie éternelle. Les quatre sauvegardes libérées permettront donc d’aider Murphy et trois autres à avoir à leur tour la vie éternelle : cela libère des puces, dont le nombre est évidemment limité, sinon ce ne serait pas drôle.

Murphy est toujours aussi malin en tout cas : voyant qu’il n’a pas réussi à convaincre Bellamy, il a pris la décision de se tourner vers Russell. C’est ce dernier qui finit par convaincre Bellamy : il s’excuse auprès de lui pour le meurtre de Clarke et ça ne marche que moyennement… seulement quand Josephine offre à Bellamy l’occasion de tuer Russell, celui-ci comprend que ça ne sert à rien, puisqu’il est immortel et que Josephine lui fait entendre, surtout, qu’en tuant son père, il rétablit l’équilibre : Russel a tué Clarke, donc une personne, Bellamy n’a qu’à tuer une personne, et hop.

Cette fois, Bellamy change donc d’avis, un revirement un peu trop soudain à mon goût, même si ça fonctionne plutôt bien. Et comme Bellamy accepte de coopérer avec Russell et Joséphine, Murphy obtient donc de quoi avoir la vie éternelle, parce qu’il a tenu sa part du marché. Pas mal du tout, mais ça ne règle pas tous les problèmes.

En effet, Echo n’en fait qu’à sa tête et c’est tant mieux : elle part dans la forêt à la recherche de Bellamy. Ce n’est pas lui qu’elle retrouve, mais un homme pris au piège de racines qui lui demande sa pitié. Alors qu’elle s’apprête à le tuer, elle est interrompue par Jade, la garde du corps de Josephine.

Echo comprend qu’elle est suivie et fait semblant d’obéir aux ordres de Jade pour mieux se rebeller et l’assommer dès qu’elle en a l’occasion ; l’occasion étant rapide puisqu’il s’agit d’Echo. Elle n’hésite ensuite pas à tuer l’homme dans les racines, et elle torture ensuite Jade pour avoir les informations dont elle a besoin. Elle sait que Bellamy n’est pas là où Clarke lui a dit qu’elle était et elle ne met pas longtemps à comprendre que celle-ci s’est fait remplacer par les Premiers.

Enfin quelqu’un de malin ! Elle comprend que Clarke n’est plus Clarke, puis que Bellamy n’a que quelques heures à vivre. Elle rentre au plus vite pour mieux le retrouver libéré et apprendre que Clarke est bien morte. Si elle a envie de passer à l’attaque, ce n’est pas le cas de Bellamy. Il a déjà pris la décision de faire ce que Clarke ferait : survivre. Si Echo l’entend, comme Emori d’ailleurs, ce n’est pas le cas de Madi qui prend très mal la nouvelle. Elle décide de sombrer du mauvais côté, c’était obligé, et d’écouter les conseils du Mauvais Commandeur. C’est problématique parce qu’il lui demande de tuer Gaia.

Madi ne cède pas tout de suite : elle bannit Gaia et prend la décision de demander l’aide du Mauvais Commandeur pour… Tous les tuer. De mieux en mieux. J’imagine qu’elle parle plutôt des gens de Sanctum que de Bellamy, même si Bellamy et les autres restent une possibilité maintenant qu’ils se la sont mise à dos.

Oh, et sinon, le cliffhanger est un brin prévisible : Josephine prend enfin le temps d’aller dormir, ce n’est qu’elle n’avait pas fait depuis qu’elle était dans le corps de Clarke. Bien sûr, on découvre donc que Clarke est encore là : elle s’est réfugiée dans un souvenir de l’arche où se trouve aussi les dessins de tous ses amis, ce qui comprend aussi bien Bellamy que Lexa. Ehe, forcément.

Enfin, reste une dernière intrigue pour l’instant totalement déconnectée des autres, mais je doute que ça dure encore longtemps. Dans la forêt, Octavia est toujours avec Diyoza, mais elle souffre énormément de ce qui est arrivé à sa main et qui se répand. Son nouveau (et encore futur à ce stade) love interest lui donne 3h à vivre, max. J’aimerais bien qu’on nous redonne son nom dans un épisode quand même.

Diyoza l’accompagne en tout cas sur les lieux de l’accident temporel qui a eu lieu car c’est là que se trouverait, selon lui, un remède. Et en effet, il existe et ça change tout : il s’agit de la sève d’arbre touché par l’anomalie qui est capable de sauver les blessés. Ainsi, la coupure sur le bras de Diyoza est complétement guérie par la sève.

Qu’est-ce que c’est encore que ce délire, me direz-vous ? Le début d’un grosse intrigue encore bien WTF pour le moment, mais j’accroche, parce que la série nous a vendu des énormités par le passé en retombant toujours sur ses pieds. Bon, en revanche, même avec la sève, Octavia n’est pas sauvée, parce qu’elle n’a un effet que limité, ralentissant la progression de la « maladie » qui est qu’Octavia vieillit de plus en plus.

Alors qu’on l’annonce condamnée à deux ou trois jours, Octavia est prête à se faire couper la main, mais comme sa main bouge toute seule, son nouvel allié lui propose de tenir une pierre… qui lui permet de dessiner une spirale. L’allié leur révèle qu’il s’agit du logo de l’anomalie et qu’il s’agit là d’un appel de celle-ci. Une anomalie qui appelle ? Cela n’a pas trop de sens, mais en tout cas, le type a un tatouage avec la même spirale et Diyoza révèle qu’elle a dessiné dans son carnet de croquis la même spirale. C’est embêtant. J’imagine qu’ils vont aller chercher des informations auprès de Gabriel après tout ça (j’espère en tout cas), parce que bon, ça fait quelques épisodes qu’on nous en parle et que je me demande ce qu’il est devenu.

Ce sera probablement le seul à pouvoir arrêter la soif de vie éternelle de Josephine, en plus, et à convaincre Russell de tenir son marché pour Diyoza. Oui, bon, je lui accorde beaucoup trop d’importance pour un vieillard probablement déjà mort.

In the Dark – S01E10

Épisode 10 – Bait and Switch – 18/20
Je ne comprends pas pourquoi cette série ne rencontre pas plus de succès alors qu’elle s’améliore de semaine en semaine. Que ce soit dans la construction des personnages ou de l’intrigue, cet épisode était génial ; même si ça manquait parfois un peu de cohérence dans le plan suivi… précisément parce qu’il n’y avait pas de plan. J’ai bien accroché en tout cas, je suis curieux de voir ce que donnera la suite, encore et toujours.

Saison 1


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Jess, go. You’re gonna start depressing the dog.

Lorsqu’on retrouve Jess et Murphy dans cet épisode, elles sont en pleine soirée vin pour discuter de leurs ruptures respectives. Jess est déprimée et Murphy décide d’ignorer les choses autant que possible. Elle se retrouve donc à draguer un mec au pif dans le bar, sur les conseils d’un couple gay pas très utiles. Elle le ramène à l’appartement où Jessica est finalement celle qui décide de rompre avec Vanessa : elle veut plus qu’une relation fun, et elle en a conscience. C’est triste comme tout, mais pas si mal écrit finalement. J’aurais juste préféré que Jess ne trompe pas Vanessa au passage franchement.

Cette pauvre Jess découvre cependant dès le lendemain que Vanessa est de retour sur les applications de rencontre quand elle apparaît dans la liste des profils que Felix regarde. C’est si triste. Il se sent forcé de la renvoyer chez elle tellement il a de la peine pour elle.

Et il prend aussi soin d’elle en se rendant chez elle pour lui apporter le déjeuner qu’elle aura forcément oublié. C’est tout mignon… mais à force de s’occuper d’elle comme ça, il finit par se retrouver à la séduire presque malgré lui. Oh, il ne dit pas non quand elle se met à l’embrasser et qu’elle le déshabille. C’est totalement fou comme scène et j’ai trouvé ça vraiment bien géré, de la demande insistante de Felix pour avoir son consentement jusqu’au moment où Jess réalise qu’elle se retrouve face à un pénis alors qu’elle est totalement lesbienne.

C’est une amitié bizarre qui s’établit entre eux à cet instant, parce qu’ils s’aiment mais ne peuvent coucher ensemble, ce qui ne fait malgré tout pas fuir Felix. Il passe de ce qui semblait être un nice guy avec tous les défauts possibles dans le premier épisode à un vraiment chic type dans celui-ci. Belle construction de personnage et relation la plus bizarre de l’année je crois.

Tout ça ne peut me faire oublier le vrai fil rouge de la série et de l’épisode cependant. Certes, Darnell finit derrière les barreaux à cause de Jules, mais il comprend que Max est la taupe, et ça craint complètement. Il ne met pas longtemps à trouver un moyen d’envoyer un message à Nia, en passant par son gardien. Celle-ci met tout autant de temps à envoyer son homme de main après Max. Bien sûr, celui-ci se pointe au moment où Murphy est enfin assez mature pour aller rendre ses affaires à son ex, ce qui fait qu’il est forcé de l’emmener avec lui en cavale.

La flic s’en servant comme indic’ lui a pourtant dit de ne surtout pas quitter la ville, et il balance son téléphone, ainsi que celui de Murphy. Il n’a bien sûr aucun plan de fuite, ce qui fait qu’ils se retrouvent aux abords d’un lac enneigé. Pour échapper à leur poursuivant, Max leur fait prendre un bateau, s’explosant au passage l’épaule, ce qui force Murphy à ramer. Et franchement, elle s’en sort beaucoup trop bien pour une première fois, parce que NON, ce n’est pas aussi simple que ce que Max dit.

Les scénaristes profitent quand même bien de cette cavale : une fois qu’ils sont isolés dans une cabane dans laquelle ils entrent sans effraction grâce aux clés très mal cachées pour leur faire parler un peu de leur couple. Max est toujours amoureux, évidement, alors que Murphy continue de lui faire la tronche. Cela dit, il est évident qu’elle aussi est amoureuse.

Elle finit par lui reprocher de l’avoir forcée à sortir avec lui, alors que lui aurait tellement plus à lui reprocher. Cependant, elle finit par affirmer qu’elle aurait préféré que leur rencontre ne se produise jamais. Pas crédible, mais juste assez pour l’énerver ma foi. Je ne comprends toutefois pas tellement le plan de Max sur le long terme là, ni même sur le court terme. Quelle est la logique de rester dans une cabane de l’autre côté d’un lac où on les a très probablement suivis ?

Et en plus avec celle qui est son ex et dont il est clairement encore amoureux ? Allons savoir. Être exilé dans une cabane sans fringue et en étant blessé à l’épaule ne le freine pas plus que ça et lui donne malgré tout envie de prendre une douche, que Murphy espionne en se touchant… jusqu’à ce qu’elle soit surprise par Max à la recherche de savon.

Tout ça mène à du sexe tout plein de haine et à un beau gaspillage d’eau, mais elle affirme qu’elle s’est simplement servie de son corps pour se masturber. Mouais. Va falloir revoir la définition de ce verbe, hein. Elle n’en a pas le temps cependant : ils sont retrouvés par l’homme de main de Nia qui n’est franchement pas très discret, leur laissant le temps de s’enfuir. Il se rapproche néanmoins beaucoup trop d’eux et Max prend la décision de remettre Murphy sur le bateau pour qu’elle puisse s’enfuir en ramant, comme il le lui a appris.

Elle n’est que moyennement convaincue par cette idée, mais elle le fait quand même, ce qui la mène à se retrouver au beau milieu du lac sans sous-vêtement quand elle entend… Deux coups de feu qui sont tirés dans le noi. Et on n’en saura pas plus. Ma foi, la série porte bien son nom sur ce coup-là, c’est un cliffhanger terrible ; j’ai tellement hâte de voir le prochain épisode !

Et sinon, la position de Jules au commissariat aussi craint plutôt pas mal dans son genre : elle a arrêté Darnell toute seule et fait passer ça pour un indic lui ayant indiqué qu’il savait qu’il allait être piégé. C’est débile et ça ne tient pas, exactement comme les charges pour lesquelles elle l’a arrêté… Oui, sauf que Dean et elle finissent par retrouver la voiture de Tyson, dans laquelle il a été abattu et dans laquelle ils retrouvent… l’ADN de Darnell. C’est con.

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